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InterviewLePIGETV· 30 septembre 2026 5 minComplaisantFond programmatiqueOutre-merÉconomie & entreprises

#LePIGETV - #EntreNous : Entretien avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer 🏝️🇫🇷

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « J'en ai assez qu'on parle des outresemè uniquement par le biais des difficultés. C'est vrai qu'il y a des urgences, mais je voudrais aussi qu'on puisse parler de potentiel et d'avenir. »
  • 0:30Fait
    « Mes parents viennent du Maroc, j'ai grandi dans une famille nombreuse, plutôt modeste et même très modeste. »
  • 1:05Fait
    « Quand j'ai un collègue ministre qui va préparer projet de loi, une décision, je lui demande systématiquement est-ce que tu es sûr que cette règle est-ce qu'elle s'adapte à la Martinique ? »
  • 1:36Fait
    « On dit souvent quelle est la place des outresemères dans la République ? »
  • 2:08Fait
    « Je pense que c'est probablement le ministère où vous changez de sujet le plus de fois dans la journée. »
  • 2:44Fait
    « La Guyane et Mayotte sont les territoires les plus jeunes de la République. Vous avez une poussée de la natalité très forte. »
  • 3:17Fait
    « Le fil conducteur, c'est l'activité économique, c'est le sujet économique parce que c'est à la base de tout. »
  • 3:50Fait
    « J'en ai assez qu'on parle des outremères uniquement par le biais des difficultés. C'est vrai qu'il y a des urgences, mais je voudrais aussi qu'on puisse parler de potentiel et d'avenir. »
  • 4:20Promesse
    « L'idée de Chout Tremar, c'est faire en sorte que tout ça puisse donner ensuite lieu à de vrais projets qui verront le jour sur les territoires. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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J'en ai assez qu'on parle des outresemè uniquement par le biais des difficultés. C'est vrai qu'il y a des urgences, mais je voudrais aussi qu'on puisse parler de potentiel et d'avenir. Il y a des filières très stratégiques partout dans les territoire dont on parle pas assez. Le spatial en Guyane, les Antill pourraient demain être une grande plateforme maritime extraordinaire dans la région. Mayotte a des atouts et des potentiels en terme de filière agricole. La Réunion aussi un développement économique qui est un exemple du genre. Je voudrais qu'on puisse parler aussi positivement de ce [musique] que créent ces territoires. Bonjour Naï Mamoutchu, ministre des outresem. Je suis née, j'ai grandi dans la banlieue parisienne dans le très beau département du Valdoise.

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Mes parents viennent du Maroc, j'ai grandi dans une famille nombreuse, plutôt modeste et même très modeste. Je pense que assez tôt, j'ai compris que il fallait pas attendre qu'on vienne vous donner votre place et qu'il fallait aller les chercher cette place par le travail. J'ai fait des études de droit, je suis devenue avocate, j'ai défendu dans des prêtoires, dans les tribunaux et aujourd'hui comme ministre des outresemes, je continue de défendre. Ça, je défends les les territoires, les outreemers, les ultramarins. C'est des choses très concrètes. Quand j'ai un collègue ministre qui va préparer projet de loi, une décision, je lui demande systématiquement est-ce que tu es sûr que cette règle est-ce qu'elle s'adapte à la Martinique ? Est-ce que c'est conforme aux réalités de Mayotte, de la

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Guadeloupe et cetera ? Quand c'est pas le cas et ben j'essaie de corriger. C'est donc mon obsession faire en sorte que les décisions qui soient prises à Paris elles aient une réalité dans les territoir qu'elle réponde à un besoin parce qu'il y a des particularités et il faut qu'on s'en saisississe c'est ce que je fais tous les jours. Je suis très attaché au territoire ultramarin pour une raison simple. Je m'y retrouve par mon histoire, par mon parcours. Il y a ce sujet de distance qui nous lit. Les territoires ultramarins sont très loin géographiquement et on dit aussi qu'il y a une distance qui s'est installée par rapport à l'hexagone et par rapport à Paris. Je peux comprendre ça. Mes parents sont immigrés marocains et quelque part nous aussi on vient de

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loin. Donc il y a des questionnements sur la place qui est la nôtre. On dit souvent quelle est la place des outresemères dans la République ? Parce que je suis issu de l'immigration, c'est aussi un sujet voilà dans lequel je m'identifie et je pense que c'est important parce que ce questionnement de la place des outresemères dans la nation, il est totalement transversal à tous les sujets que je peux aborder. Quand on est ministre des outresemères, il y a quelque chose de très particulier. Je pense que c'est probablement le ministère où vous changez de sujet le plus de fois dans la journée. Vous allez commencer le matin par évoquer la crise de l'eau à Mayotte. Ensuite, vous allez échanger avec les élus calédoniens sur l'avenir institutionnelle du territoire. Ensuite,

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vous allez vous plonger dans le plan lutte contre le narcotrafic dans les Antilles. Puis ensuite viennent les sujets de logement, de transition écologique, d'avenir de la jeunesse, d'emploi et cetera et cetera. Faites vous toucher du doigt toutes les politiques publiques. C'est le réflexe outreem. Installer à Paris le réflexe outreem. être sûr qu'à chaque fois qu'on imagine, qu'on crée, qu'on innove dans les décisions que ça corresponde aux besoins aussi dans les outresemes. On veut pouvoir donner les moyens à tous les outresemes de se développer et pour ça, il faut regarder territoire par territoire parce que les réponses ne sont pas les mêmes. Les problématiques ne sont pas les mêmes. Prenez le sujet de la démographie. La Guyane et Mayotte sont les territoires les plus jeunes de

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la République. Vous avez une poussée de la natalité très forte. C'est pas le cas dans les Antilles où on sait qu'on a justement une une démographie qui décline. Donc vous pouvez pas apporter les mêmes réponses. Guyan et Mayotte et ben on va voir des politiques de jeunesse différentes de ce qu'on fera dans les Antilles. Donc c'est important de faire ce travail de dentelle au plus proche en proximité des défis qui se présentent. Depuis que je suis arrivée au ministère, mon objectif il est le même, produire des résultats concrets. À chaque fois que je me déplace, je vais à la rencontre des porteurs de projet, je voir les associations, je voir les organisations qui existent et on échange et je vois ce que on peut contribuer à faire. J'étais en Martinique il y a

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quelques semaines, une association qui permet le retour des jeunes dans le territoire. Il faut les aider aussi à pouvoir revenir, à s'installer et à créer aussi de l'activité chez eux. C'est ça en fait que j'appelle des résultats très concrets. Donc c'est ce que je ferai moi ici jusqu'au dernier quart d'heure. Il reste encore de nombreux chantiers. Le fil conducteur, c'est l'activité économique, c'est le sujet économique parce que c'est à la base de tout. Le sujet économique, c'est la meilleure politique sociale qu'on peut imaginer pour les territoires. Si on crée de l'emploi, si on donne la perspective, si on crée de la richesse, on donne les moyens à ces territoires et bien de pouvoir engager l'avenir. Pourquoi d'ailleurs j'ai créé cet événement du 1er octobre, le choose

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autre mè qu'on change de regarde. J'en ai assez qu'on parle des outremères uniquement par le biais des difficultés. C'est vrai qu'il y a des urgences, mais je voudrais aussi qu'on puisse parler de potentiel et d'avenir. Il y a des atouts partout. Il y a des filières très stratégiques partout dans les territoires dont on parle pas assez. Le spatial en Guyan. Les Antilles pourraient demain être une grande plateforme maritime extraordinaire dans la région. Mayotte a des atouts et des potentiels en terme de filière agricole. La Réunion aussi un développement économique qui est un exemple du genre. Je voudrais qu'on puisse parler aussi positivement de ce que créent ces territoires. À l'occasion de cette grande journée, on va faire se rencontrer des investisseurs, des

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demandeurs d'emploi, des porteurs de projet, des banques, des institutions, des décideurs publics pour créer la dynamique économique. L'idée de Chout Tremar, c'est faire en sorte que tout ça puisse donner ensuite lieu à de vrais projets qui verront le jour sur les territoires et et donc il y aura aussi un vrai suivi après cette journée. dire à tous les jeunes dans les outresemes que non seulement ils font partie de la République, ça c'est une évidence, mais qu'ils sont un élément fort de la République et que s'il y avait pas cette identité des outresemes, la Nation Française ne serait pas ce qu'elle est. Elle perdrait une partie d'elle-même. Ça ça se valorise. Donc je veux aussi qu'on parle des outresemères de cette manière. Soyons fiers de ça collectivement.

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Soyons fiers cette expérience de ministre des outresemères, c'est une aventure humaine particulièrement enrichissante. La France, elle est pas qu'européenne. C'est la rencontre avec des cultures, c'est la rencontre avec des éléments de richesse qui qui peuvent pas vous laisser indifférent. ministre des outremè, c'est d'abord une fierté immense. Je suis très fière de ça. Ça restera probablement une des grandes expériences de ma vie aussi, une des grandes leçons d'humilité. Quand je vois parfois la résilience de ces gens que je rencontre, je suis vraiment bluffée. Je retiendrai, c'est toutes ces images, toutes ces rencontres, tous ses regards, toute cette énergie et on doit être au rendez-vous justement à la hauteur pour toutes ces personnes.