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Podcast / conversationMizane TV· 19 mai 2026 7 minAutoproduitPortrait personnelSécuritéJusticeSolidarités & famille

BD : On a retrouvé Félix le "Maghrébin" de Ruffin !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 40 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Je m'appelle Félix et je suis l'arabe dans la bande dessinée de François Ruffin. »
  • 0:10Invité politiqueFait
    « Le 13 juin 2024, je rentre de Crayille, je prends le train, François Ruffin est dans le train, il se passe quelque chose. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « Je suis juste à côté et euh j'accepte pas qu'il lui parle comme ça. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « François Ruffin lui, ne se mêle pas des choses sauf que le train ne repart toujours pas et que du coup bah il revient, il dit "Bon, c'est bon messieur, calmez-vous." »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « On a même discuté un peu de politique. Il y avait les élections euh euh la dissolution de l'Assemblée et tout et tout ça. »
  • 5:09Invité politiqueFait
    « À la fin, j'ai une attitude de soumission où je suis dans la bande dessinée, je suis dessiné comme ça, un peu plié devant lui comme si voilà le le bon blanc politique qui règle le problème. »
  • 5:44Invité politiqueFait
    « Il y a pas de position de de bons politiques qui règlent le problème et de gens lambda, de citoyens qui savent pas qui savent pas faire. »
  • 6:27Invité politiqueFait
    « Dans une version, c'est le héros blanc qui intervient pour régler un conflit entre des policiers blancs et des racisés, un arabe et une noire. »

Temps de parole

  • François Ruffin99 %

≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Ruffin

Je m'appelle Félix et je suis l'arabe dans la bande dessinée de François Ruffin.

0:06
Non speech

[musique]

0:10
François Ruffin

Le 13 juin 2024, je rentre de Crayille, je prends le train, François Ruffin est dans le train, il se passe quelque chose. Il a donné sa version dans la bande dessinée qu'il a sorti. Moi, je vais vous donner la mienne. Dans ce train, il y a une équipe de la SNCF qui monte la SNCF sur Té, je crois quelque chose comme ça, et qui interpelle une dame parce qu'elle a un billet en fait où il y a marqué une gare qui n'est pas la bonne, une gare de départ. Donc il l'interpelle, il l'interpelle de manière musclée, il s'adresse à elle de manière musclée en la tutoyant.

Il se trouve qu'elle est noire, elle est étrangère, elle est anglaise donc elle comprend pas très bien ce qui se passe et ils sont vraiment pas poli avec elle. Je suis juste à côté et euh j'accepte pas qu'il lui parle comme ça. Donc j'interviens, je les je leur parle et ça se passe pas bien. Ça se passe pas bien. Le tonte euh et le train repart pas. Clairement, ils sont quatre voire cinq euh autour de cette dame là. Euh on a l'habitude de voir ce genre de scène. Je sais pas s'il y a quelque chose de raciste derrière mais en tout cas c'est vraiment pas correct. Et donc le ton monde ça chauffe un peu surtout que c'est pour des histoires de quelques euros.

Comme le train repart pas, François Ruffin qui était dans le train, personne ne le savait apparaît pour demander qu'est-ce qui se passe, pourquoi on pourquoi on repart pas. Lui il est il est pressé clairement, il a un truc à faire. On lui explique l'affaire et là il dit "Bon, attendez, moi je vais payer." Sauf qu'au moment de taper son code, en fait il s'en souvient plus. Il se souvient plus de son code. Et donc en fait le problème n'est pas réglé. Et donc j'interviens en disant bah OK, moi je vais payer. Et il me dit "Non, non mais non." Il me dit "Si si bah on avance, je vais payer. Ça c'est pas raconté dans la bande dessinée.

Et il propose de me faire un chèque pour me rembourser ensuite ce que j'accepte. Donc il me fait un chèque et ça voilà, j'ai j'ai le chèque encore de François Ruffin que j'ai encaissé d'ailleurs. Encore une fois, ça c'est pas raconté dans la bande dessinée parce que dans la bande dessinée, je passe pour juste le mec qui m'énerve, qui ensuite le remercie d'être intervenu. Alors c'est jamais de la vie je l'ai remercié d'être intervenu en fait au moment où donc on paye l'amende. Je paye l'amende. Au final, les contrôleurs ou les policiers, je sais même pas si c'était des des forces de de l'ordre ou pas.

Donc disent à la dame "Voilà, on a payé pour vous." Et le reçu du ticket de l'amende, il lui balance dessus, mais vraiment il lui lance dessus comme si c'était un chien. Donc là, moi je me lève, François Ruffin est là, moi je me lève et je dis "Non mais comment ça se fait que vous agissez comme ça ?" Je je je les interpelle à nouveau et là le ton monte encore et ils se mettent à me dire "Qu'est-ce que vous avez monsieur ? Il ils disent voilà on peut on va vous interpeller et cetera." Je m'étais juste levé pour contester en fait cette manière de faire.

François Ruffin lui, ne se mêle pas des choses sauf que le train ne repart toujours pas et que du coup bah il revient, il dit "Bon, c'est bon messieur, calmez-vous. Nous tout le monde, tout le train envie que tous les passagers ont envie que le train reparte. les contrôleurs finissent par par partir et le train par repartir. Mais dans la bande dessinée, on a l'impression que c'est lui qui règle la situation. Alors, il est intervenu mais pas du tout face à une situation qui pouvait le choquer, mais en fait parce qu'il a envie de repartir. On a on a l'impression dans la bande dessinée que c'est un arabe qui intervient pour défendre une noire.

En fait, c'est juste une situation de racisme ordinaire visiblement ou en tout cas de d'abus d'autorité ordinaire et une révolte d'un passager. Et là-dedans, en plus dans la bande dessinée, à la fin, je m'excuse et je dis à monsieur Ruffin, "Pardon, je me suis énervé, merci d'être intervenu sinon on aurait terminé au poste." Pas du tout. En fait, il y a pas eu d'excuses et il y a pas eu de menace d'être d'être au poste. J'ai pas eu peur d'être emmené au poste quoi que ce soit. on a fait ce qu'on avait à faire. Euh et euh lui il est il est intervenu mais déjà il c'est pas lui au final sur le moment qui a payé. Donc euh je me suis pas juste énervé en fait.

J'ai cherché une solution on va dire citoyenne aussi. J'ai euh j'ai payé et ensuite on s'est arrangé lui et moi. Il y a eu un dialogue, il y a eu un discours dans la bande dessinée. Je suis juste en train de m'énerver puis de m'excuser. Alors qu'on a discuté ensuite, on a même discuté un peu de politique. Il y avait les élections euh euh la dissolution de l'Assemblée et tout et tout ça. Donc c'était beaucoup plus complexe que ce qu'il raconte. Et ouais, c'est une caricature. C'est une caricature. C'est pas très grave mais c'est pas la réalité.

Alors moi, ça m'énerve un peu que euh on se serve de quelque chose, qu'on le transforme euh pour faire passer le message de euh voilà, les Français sont tendus, il y a euh une guerre un peu entre les Français, surtout entre les Français avec des couleurs de peau et les autres. Alors que la réalité, c'est qu'il y a des gens qui subissent des abus et qui se défendent, c'est tout. Moi, j'ai lu la polémique autour de ce passage dans la bande dessinée. Euh et il y a une chose qui est qui est soulevée, c'est qu'à la fin, j'ai une attitude de soumission où je suis dans la bande dessinée, je suis dessiné comme ça, un peu plié devant lui comme si voilà le le bon blanc politique qui règle le problème.

Alors déjà, une chose, c'est que ça n'a pas existé. C'està-dire qu'il y a pas eu ce côté merci d'être là. En fait, on avait on avait pas besoin de lui en fait. C'est-à-dire que il était là, il voulait que ça aille vite. Il a proposé une solution, il a participé à la solution mais en fait on était en train de régler le problème et la femme qui était interpellée, elle était pas en train de s'énerver outre mesure. Elle comprenait pas, c'est pas sa langue, elle galérait à comprendre le français. Donc il y avait une explication qui est nécessaire, ce que les contrôleurs étaient pas capables de faire.

Il y a pas de position de de bons politiques qui règlent le problème et de gens lambda, de citoyens qui savent pas qui savent pas faire. C'est pas du tout ce qui s'est passé. Ouais, c'est pas c'est pas les les Arabes et les Noirs contre la police blanche. Ce qui est montré dans la bande dessinée. En fait, c'est pas du tout le cas puisque je ne suis pas arabe, je suis blanc, je suis né en France, mes parents sont nés en France, je suis un français de souche en fait, j'ai une barbe, c'est tout. La question que je me pose, c'est pourquoi il me représente comme ça ? Quel est l'intérêt de me représenter comme ça ? Et quelle est la visée derrière ?

Et c'est pour ça que ça m'intéresse de témoigner, c'est quel est l'intérêt pour cet homme politique là et pour les politiques en général de déformer la réalité ? Elle est claire la déformation. Vous avez qu'à regarder la bande dessinée, regarder ma tête et la version que je donne et sa version. Dans une version, c'est le héros blanc qui intervient pour régler un conflit entre des policiers blancs et des racisés, un arabe et une noire. Dans ma version, c'est un français qui aide une dame noire effectivement qui ne parle pas bien français face à un abut d'autorité et un politique qui se trouve être là et qui essaie de mettre son grain de sel dedans. Donc pourquoi pourquoi cette déformation ?

Voilà, c'est moi c'est la question que je me pose.

7:05
Non speech

[musique]