🔴 Interdiction du voile, présidentielles, prix des carburants : Manuel Bompard, invité de LCI !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à tous, bienvenue dans cette interview matinale LCI Manuel Bompard. Bonjour à vous. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation.
Vous êtes coordinateur national de la France insoumise, député des Bouches du Rôe. Pour nos téléspectateurs, je rappelle le QR code qui s'affiche en bas de leur écran. Vous scannez, vous flashz, vous posez toutes vos questions à Manuel Bompart.
Elles vous seront bien sûr fidèlement relayées dans quelques instants. Peut-on débattre du voile Manuel Bonpard ? Le RN donc ça échappé à personne remet la question dans le dans le domaine du débat.
Bah justement Jordan Bardella dit il y aura un débat de société, il faut l'avoir après tout. Parlons-en. Non parce que cette proposition c'est une proposition qui est indigne, qui est discriminatoire, qui est stigmatisante et qui va à l'encontre des principes qui sont les principes élémentaires de la République française et notamment du principe de laïcité qui garantit la liberté de culte, qui garantit donc le droit d'avoir et de pratiquer ou non une religion.
Et parce que vous connaissez l'histoire comme moi, madame Carer, vous savez peut-être que depuis 120 ans, depuis la loi de 1905, jamais la France, la République française n'a mis en place une loi qui cible une religion en particulier. La seule fois où ça a été fait, c'était sous le régime de Vichi avec le statut des juifs. C'est la dernière fois en France qu'il y a eu des lois qui ciblaient une religion en particulier.
Et donc, d'un certain point de vue, pour le Rassemblement national, c'est un retour aux sources. C'est une proposition extrêmement dangereuse qui fracture la République française et elle doit être combattue de toutes nos forces. On a le droit d'avoir notre propre point de vue, un point de vue individuel sur le port du voile, mais venir sur une sur une une loi qui interdit euh le le le le port du voile dans l'espace public, c'est absolument la question du référendum, le Rassemblement national, mais le référendum sur la table sur ce sujet, demander l'avis aux français.
Demander la vie aux Français. Mais d'abord, les Français, donneront évidemment leur avis dans la campagne présidentielle en 2027. Ils voteront entre les différents programmes qui sont sur la table.
Et je dois le dire, si le Rassemblement national maintient cette proposition dans son programme, je crois qu'une majorité des Français feront en sorte de de le battre parce que je crois qu'une majorité des Français ne veut pas introduire en France une police du vêtement, faire en sorte que les policiers aillent dans la rue pour contrôler la longueur du voile, la taille de la barbe. Peut-être demain, je crois que les Français ne veulent pas vivre dans cette société. Et puis je remarque, puisque vous m'interrogez sur le référendum, que déjà depuis dimanche, on a eu trois versions du Rassemblement national, c'est-à-dire que ça allait être mis en place tout de suite, que non, finalement ça ne serait pas mis en place.
Et maintenant, on nous dit qu'il y a un référendum et monsieur Bardella nous dit loin dans le mandat, je recommande au Rassemblement national s'il veut exercer le pouvoir de savoir sur la base de quel programme et pas de changer trois fois de version de journée. Sur sur le voile, est-ce que pour vous le voile islamique est un symbole de soumission de la femme ? C'est ce que disait Sébastien Chenu exactement à votre place à la même heure hier matin.
Mais quand une femme décide librement de porter un voile, c'est plutôt un signe de soumission à Dieu. Dans chaque religion, il y a des pratiques qui sont des pratiques relatives à une religion. Je crois difficile pour monsieur Chenu, comme tous ceux qui s'expriment sur les plateaux, de parler à la place d'une femme qui décide librement de porter un voile et je trouve ça absolument inacceptable de considérer que ce serait de l'ordre ou de la responsabilité des responsables politiques très masculins d'ailleurs qui s'expriment sur ce sujet de parler à la place des femmes pour savoir ce qu'elles ont envie de faire ou non.
Quand j'entends dire que certains veulent faire ça, je me dis est-ce que finalement c'est pas le miroir de ce qu'on reproche ailleurs ? On reproche et on a raison au régime iranien d'obliger les femmes à porter un voile et maintenant on voudrait leur obliger à ne pas en porter un. Moi je défend la liberté et je pense que la France doit être un pays de liberté tout simplement.
Et c'est contre cette liberté que le Rassemblement national propose de légiférer aujourd'hui. On voit les réactions notamment de Jean-Luc Mélenchon depuis hier du côté de LFI et de dire que tout ça c'est la preuve que le Rassemblement national n'a pas changé, que Marine Le Pen n'a pas changé. Pour vous c'est la preuve que le parti n'a pas changé, que Marine Le Pen n'a pas changé.
Évidemment, évidemment. C'est la preuve que toujours au cœur de son programme, il y a des politiques qui sont des politiques qui visent à discriminer les Français ici en fonction de leur religion, ici en fonction de leur couleur de peau ou de leur origine. On voit par exemple Manuel Mourpar qui est quand même beaucoup moins à l'aise que Marienne Le Pen avec cette mesure.
Ça fait un moment que ça dure. Manuel Bard, voulait dire Jordan Bardella. Jordan Bardella beaucoup moins à l'aise avec cette mesure.
Je pourrais franchement pas de raison. Euh si si mais c'est pas de votre faute, allez-y. Il y a pas de il y a pas de malice dans tout ça.
Il est beaucoup moins à l'aise, on le voit. Il juge que c'est pas facilement applicable, il appelait plutôt à rétropédaler. Bref, est-ce que lui il est plus, on va dire fréquentable ou acceptable ?
Évidemment, pas plus fréquentable et plus acceptable, mais le fait que lui-même soit mal à l'aise avec cette proposition en dit long sur son caractère absolument insupportable et inacceptable. Et vous savez, ça fait partie de ces mesures qui sont cachées par le Rassemblement national et qui toujours arrivent au moment des campagnes électorales et qui éclate au visage de tout le monde et de tous ceux qui nous ont fait des longs serments sur la dédiabolisation du Rassemblement national. Monsieur Barbie avait raison de faire référence à cette proposition.
D'ailleurs, ça serait intéressant de savoir si c'est encore dans le programme du Rassemblement national d'interdire l'exercice de certains emplois à des Français parce qu'ils auraient une double nationalité. Voilà ce type de proposition. Elles sont inacceptables et elles vont à l'encontre des principes de la République J'entendais hier voilà Marine Le Pen contre le voile.
C'est de nature à rétablir le Front républicain. Bah je sais pas moi ce ces termes-là front républicain tout ça ils sont très connotés aujourd'hui. Mais je pense en effet que une majorité des Français quel que soit leur point de vue politique ne peuvent pas être d'accord avec cette proposition.
Et là où vous avez raison c'est qu'il y a des débats. C'est normal qu'on ait des débats dans une campagne présidentielle sur les questions sociales économiques, sur sur les politiques à mettre en œuvre. Mais je crois qu'il y a des sujets qui doivent rassembler très largement le peuple français et notamment la défense des valeurs républicaines que le Rassemblement national veut bafouer aujourd'hui.
À quel point dans votre esprit est-ce d'ailleurs toujours tout sauf le rassemblement national ? Voilà, je vais poser une question très concrète. Êtes-vous prêt à voter pour Gabriel Atal, Édouard Philippe, Bruno Rota ou Raphaël Gluxman pour éviter Marine Le Pen au pouvoir que les choses soient claires, ma volonté c'est de battre le rassemblement national si possible en faisant en sorte de d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France que ça c'est et donc de le faire y compris dès le premier tour mais moi j'ai toujours été très clair Jean-Luc Mélenchon aussi et l'ensemble des représentants de la France à soumise l'ont toujours été au second tour d'une élection jamais jamais un seul de notre bulletin de vote n'ira un candidat du Rassemblement national jamais.
Voilà, quel que soit le candidat en face, vous seriez prêt. Mais oui, mais ça c'est mettre un but hein. Est-ce que vous êtes prêt à voter pour l'un de ces villages, une de ces personnalités pour faire barrage à Il faut tout faire pour battre le Rassemblement national.
Après là, vous m'interrogez sur un certain nombre de personnalités qui parfois malheureusement par leur politique contribuent à banaliser le programme du Rassemblement national. Quand vous me citez monsieur Retaillot, comprenez que pour moi, entre monsieur Retaillot qui scandit dans un meeting à balvoile et euh madame Le Pen et monsieur Bardella qui veulent interdire euh l'exer le le port du voile dans l'espace public, comprenez que là on est de l'ordre de la nuance et c'est la raison pour laquelle il me semble indispensable que le peuple français se mobilise massivement parce que le seul candidat aujourd'hui en mesure non seulement de battre le Rassemblement national mais ça ne peut pas être que le seul objectif mais d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire de notre pays. Je pense que c'est Jean-Luc Mélenchon.
Il faut le qualifier au second tour de l'élection présidentielle et ensuite au second tour, il faut se rassembler autour de sa candidature. Vous préférez être face à à l'un de ses visage ou face à Marine Le Pen au second tour ? Mais ça c'est pas moi qui veux le choisir Amélie Car vous vous dans votre stratégie dans votre batt quel qu'il soit on les battra quel qu'il soit et je pense que tout le monde a l'air de faire comme si madame Le Pen avait une place garantie au second tour de l'élection présidentielle.
Moi je dis aux gens qui nous écoutent, si vous vous mobilisez massivement, non seulement on peut la battre au second tour, mais on peut la battre dès le premier tour. Il a manqué que quelques centaines de milliers de voix en 2022 pour battre Madame Le Pen dès le premier tour. Manuel Bompard, euh Sébastien Chenu, encore une fois à votre place hier matin, confirmé que le RN avait des difficultés pour financer sa campagne.
Il y a aucune banque qui accepte pour le moment de de se de se lancer à au côté du parti. Est-ce qu'il faut aider le Rassemblement national ? Est-ce qu'il faut être solidaire du RN ?
Est-ce que le RN doit avoir les moyens de financer sa campagne ? Alors, aider et être solidaire du RN, non, ça fait pas partie de mes intentions. Ensuite, on peut avoir une vision du processus démocratique qui est que un candidat, quel qu'il soit, à partir du moment où il respecte un certain nombre de règles, en France, c'est la règle des 500 parrainages qui pour moi pose d'ailleurs un certain nombre de difficultés, il faudrait la remettre en cause, doit pouvoir avoir accès à des financements.
Et moi, j'ai toujours dit que le Rassemblement national, même si c'est un parti dangereux, il fallait le battre par les urnes, par les bulletins de vote. Notre meilleure arme de résistance contre le Rassemblement national, c'est de s'inscrire sur les listes électorales. Il faut le faire pour pouvoir voter en 2027.
Et c'est d'aller voter, c'est d'en parler autour de soi. C'est de dire aux gens autour de soi qu'il faut aller voter. Voilà comment on bat le Rassemblement national et comment on renvoie ces idées dans les poubelles de l'histoire desquelles elle n'aurait jamais dû sortir.
Je voudrais qu'on parle maintenant du séminaire gouvernemental et de budget. Sébastien Lecnu a réuni ses ministres avec au menu le casset du budget 2027. Les Français, Emmanuel Bonpard, sont en faveur d'un projet de loi, même s'il inclut des mesures difficiles.
J'imagine que vous avez lu les pages du Parisien aujourd'hui. L'OP a a s'est vu commander un sondage par le gouvernement. Euh Sébastien Lecorn l'a dévoilé hier. 77 % des sondés prétendent préférer des mesures ciblées et difficiles maintenant plutôt que des décisions brutales plus tard.
Vous vous voulez censurer, vous l'avez déjà annoncé. pas que c'est une manière de poser la question un peu particulière quand même vous les censurez même si c'est pas ce que veulent profondément les Français. Ben alors en fait le d'abord je crois pas que les Français je veux dire quand vous leur posez la question est-ce que vous préférez des mesures ciblées et difficiles plutôt que des mesures brutales demain ?
Bon je oui moi aussi je préfère des mesures ciblées et difficiles. La question c'est difficile pour qui ? Ça la question qui nous est posée.
Est-ce qu'on considère que dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui, ceux qui doivent payer, ceux qui doivent être mis davantage à contribution, c'est les malades en augmentant par exemple les franchises médicales ou le plafond des franchises médicales. Est-ce qu'on considère que c'est les retraités en indexant en indexant pas leur portion de retraite ? Est-ce qu'on considère que c'est les salariés qui voient leur salaire stagné voir baisser si on tient compte de l'inflation ?
Est-ce qu'on considère que les économies à faire c'est dans le budget de l'éducation nationale ? Étivement pour les Français interrogés la moitié des personnes interrogées se montre favorables au déremboursement de certains médicaments par exemple. Oui, mais ça c'est pareil, il faut faudrait rentrer un petit peu dans les précisions.
Madame, moi je propose au Parisiens s'il veut compléter ou à au gouvernement, puisque c'est le gouvernement qui a demandé ce sondage, de demander si les Français sont favorables par exemple à rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune et vous verrez leçon de leur demander s'ils sont favorables à instaurer une taxe Zucman pour que les milliardaires en France payent les impôts qu'ils doivent payer pour contribuer à la solidarité nationale. Et vous verrez, ils le sont les Français favorables à ces mesures. Mais là, bizarrement, le gouvernement n'a pas posé ces questions.
Vous avez remarqué mais quoi vous dites que le sondage est orienté que le gouvernement devrait passer le sondage gouvern que le gouvernement pose les questions qui l'intéressent pour essayer de justifier une politique qui non seulement est une politique pardon qui va faire souffrir les gens mais qui en plus est absolument inefficace d'un point de vue économique madame Carwer parce que l'année dernière on nous a vendu la même chose. Il faut faire des économies parce que sinon on va pas s'en sortir et c'est comme ça qu'on va baisser le déficit. C'est quoi le conséquences de cette politique économique ?
C'est que le déficit va être plus important que l'année dernière. qu'on est en récession économique, c'estàdire qu'il y a pas eu de croissance ce trimestre et que le chômage repart à la hausse, que le pouvoir d'achat des Français apa donc si c'est ça qu'on veut faire, si c'est ça qu'on veut continuer, oui, il faut laisser faire le gouvernement mais moi je veux pas faire ça. Donc je vais censurer le gouvernement, je vous conf elles sont dans le viseur du gouvernement et des Français en tout cas interrogé dans ce dans ce sondage.
Je voudrais qu'on regarde un autre cif. On voit la volonté des Français de durcir les arrêts de travail 73 % et de mieux cibler les allocations familiales. On est à 84 %.
Mais n'est-ce pas là dans les dépenses sociales que se trouvent en effet la marge quand les comptes dérapent ceux de la SQ ? Que il y a le vieillissement de la population 2026 le budget le déficit de la SQ milliards d'euros de dépassement. Madame tout ça est est une écriture comptable.
La vérité, c'est qu'aujourd'hui le système de la sécurité sociale en France, s'il n'avait pas été pillé par les politiques qui ont été mises en place ces dernières années où on a fait en sorte de supprimer des financements de la sécurité sociale notamment en faisant ce qu'on appelle la politique de l'offre, c'est-à-dire des politiques de baisse de cotisation sociale, c'est moins de revenus pour la sécurité sociale et on les a pas compensé. Et donc maintenant, on nous dit "Ah bah vous voyez, on a appauvri la sécurité sociale et donc la sécurité sociale, elle est plus à l'équilibre. Donc maintenant, il faut baisser les remboursements.
Ben moi, je pense qu'il faut faire absolument l'inverse parce que la sécurité sociale, c'est une richesse de notre pays. Il faut la défendre. Donc il faut rétablir les financement de la sécurité sociale que les différents gouvernements macronistes ont tout petit à petit détourné en instaurant une forme de TVA sociale cachée.
C'est contre ça qu'il faut se mobiliser. On a compris, vous allez donc euh censurer, vous le dites, vous le martelez, vous l'argumentez. Est-ce que vous discutez avec d'autres groupes de gauche concernant cette censure et notamment avec le PS malgré l'élection présidentielle ? discuter discuter non, j'ai l'impression que le Parti socialiste a un débat sur ce sujet.
Je je veux pas parler à leur place. Je crois qu'ils sont dans un forme de congrès primaire là et que dans ce congrès primaire, j'ai l'impression que les différents candidats ne disent pas tout à fait la même chose sur l'ascensure donc qui règlent en quelque sorte leur désaccord. Ensuite, ils prendront leur position.
Mais je crois que les insoumis, les communistes, je crois les députés communistes, je pense les écologistes à mon sens au moins censureront ensemble le le gouvernement. Parce que quand on a défendu ensemble un programme comme celui que nous avons défendu en 2024 au moment des élections législatives, ce programme, il doit conduire à la censure de ce gouvernement qui veut faire exactement l'inverse. Je crois pas vous avoir entendu déjà sur la déclaration de candidature d'Olivier Fort à la primaire socialiste.
C'était dimanche sur le plateau de TF1. Vous lui souhaitez la bienvenue dans cette campagne à Olivier Fort. Ah bah c'est-à-dire qu'il rejoint pas tout à fait la campagne.
Pour l'instant, il rejoint la primaire. Donc c'est leurs affaires en fait. Ils sont plusieurs à vouloir être eux.
On vous voit ça vous fait doucement sourire en fait. Non, ça me fait pas ça me fait pas sourire madame Carer. Pas du tout, mais c'est juste qu'on fait pas la même chose en fait.
Nous nous sommes candidats à l'élection présidentielle. Nous voulons convaincre une majorité des Français d'un programme programme que Jean-Luc Mélenchon défend dans cette élection. Monsieur Fort et en compétition avec monsieur Gluxman, madame royal, monsieur Brun, monsieur G pour voir qui va être en quelque sorte le prochain dirigeant du Parti socialiste.
C'est pas le même sujet tout simplement. Vous pensez que certains d'entre eux vont finir dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon ? Je vous pose cette question parce que Raphaël Gluxman a dénoncé ceux qui je cite sont dans des négociations d'appareils qui pensent qu'on a déjà perdu la présidentielle et qui finiront dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce qu'effectivement certains vont finir dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon ? D'abord, je crois pas. Et deuxièmement, je je pense qu'il faut éviter d'être d'utiliser des formules comme ça méprisantes les uns envers les autres.
Moi, j'aspire à ce que cette campagne présidentielle, elle permette d'avoir un débat de fond entre des projets de société différents. Si monsieur Gluxman a des divergences avec monsieur Fort, qu'il les exprime. Mais moi, j'utiliserai pas ce type de mot et ce type de qualificatif.
Sinon, je pourrais dire que monsieur Gluxman en maintenant sa candidature veut paver le l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Vous voyez, je peux aussi avoir des formules de cette nature parce qu'aujourd'hui, il est très largement distancé par la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Donc il faut éviter de parler comme ça et permettre aux Français de trancher entre les différentes positions politiques sont sur la table.
C'est ça la démocratie. Une fois la primaire passée, la primaire du PS, est-ce que vous appelez à un nouveau euh nouveau front populaire autour de vous principalement ? La proposition qu'on a déjà formulé, que j'ai formulé d'ailleurs moi-même au mois d'avril dernier après les élections municipales, j'ai appelé à la Constitution de ce qu'on a appelé une nouvelle alliance populaire et on s'est adressé aux communistes, on s'est adressé aux écologistes, on s'est adressé à toutes celles et ceux qui d'un certain point de vue étaient resté fidèle au mandat que les électrices et les électeurs nous avaient donné en 2024 de défendre le programme du Nouveau Front populaire.
Je leur ai dit, "Venons, faisons ensemble la campagne présidentielle qui vient parce que cette campagne, elle va être sans doute la plus décisive de ces dernières années." Voilà, aujourd'hui cette idée, elle est là, elle est sur la table, elle chemine, je crois, parce que je crois savoir qu'il y a par exemple chez les écologistes aujourd'hui des débats sur ce sujet. Donc voilà, moi je les laisse trancher.
Ceux qui souhaitent venir nous aider dans cette campagne sont les bienvenus. Vous pensez va finir par vous rejoindre ? Je je je ne sais pas.
Et d'abord, je pense que je je dis à Marine Tonelier comme à tous les écologistes, je leur dis aujourd'hui, on est face à une élection présidentielle qui est décisive. D'abord parce que les risques politiques de cette élection sont là, mais surtout parce que le monde a tellement changé qu'on est face à des ruptures qui sont indispensables. On parle de l'écologie par exemple, quand on a connu l'été qu'on a connu, tout le monde voit que si on n pas des ruptures politiques, économiques, en matière de politique d'adaptation au changement climatique, on va être à côté de la plaque.
Bon et je lui dis dans ce contexte là, je pense qu'il y a aujourd'hui une proximité politique entre les votes des insoumis, des écologistes à l'Assemblée nationale. On a voté à 90 % des cas la la même chose qui à mon avis devrait nous permettre de cheminer ensemble. Voilà tout simplement.
On regarde les questions de français. Allez allez c'est parti. Elle s'affiche ici.
On va les découvrir ensemble Manuel Bonpard. Il y en a pas mal qui sont tombés pendant l'interview là. Pour le moment je vois toujours le visage de Marine Tondelier.
Voilà au lendemain du second tour quel sera le mot d'ordre à vos militants si Marine Le Pen arrive au pouvoir ? C'est Lionel à LS qui vous pose la question. Bah le mot d'ordre, ça sera évidemment de se mobiliser, de se mobiliser parce qu'on sera dans ce cas-là dans l'opposition et dans l'opposition on exprime des oppositions aux politiques qui sont mises en place.
Alors, je vois bien à quoi fait référence cette question, c'est que certains en quelque sorte voudraient jeter une forme de soupçon sur la France insoumise comme si nous avions l'intention de ne pas respecter le résultat des urnes. Je rappelle que les seuls qui n'ont pas respecté le résultat des urnes ces dernières années, c'est les macronistes après les élections législatives de 2024. Donc évidemment la France assoumise, elle respecte le résultat d'urnes.
Mais par contre respecter le résultat des urnes, ça ne veut pas dire ne pas avoir le droit de continuer à se mobiliser contre les mauvaises politique. Et c'est ce que nous ferons évidemment. Vous savez que Marine, elle a appelé à pas elle a pas appelé, elle a dit que elle pourrait euh mener des actes de désobéissance.
Vous vous le feriez également. Ben évidemment les actes deelle, mais les actes de désobéissance civile, ça a longtemps existé dans l'histoire de France. C'est le fait que si euh des lois, des décisions qui sont prises vont à l'encontre des principes fondamentaux qui sont les nôtres, alors le devoir des citoyens c'est désobéir.
C'est ça le principe de la désobéissance. des exemples très concrets. Bah des exemples très concrets.
Si madame Le Pen ou sa majorité décide d'imposer une forme de discrimination dans l'accès à l'emploi, par exemple en fonction de la couleur de peau ou de la religion, oui par exemple, on peut décider de désobéir à ce type de décision parce que la France c'est pas ça. Et la France, c'est l'égalité des citoyens, quel que soit leur couleur de peau, leurs religions. C'est les principes fondamentaux de la France et on laissera pas le Rassemblement national les attaquer comme ça.
Évidemment, et ça sera notre devoir dans ce cas-là d'y résister par les moyens légaux nécessaires. On prend une autre question. Allez, on la découvre également.
C'est celle de Nicolas qui est à Lille. Quelle mesure allez-vous mettre en œuvre pour attirer les investisseurs ? [grognement] Alors, quels investisseurs ?
Est-ce que aujourd'hui le sujet de la France c'est des investisseurs au sens large ? Moi, je pense que notre volonté, c'est plutôt de relancer, de réintroduire en France par exemple un certain nombre d'industries qui ont été détruites et qui ont été délocalisés. Et ça, ça peut passer par des investisseurs français évidemment, mais ça peut passer aussi par un rôle de la puissance publique pour avoir une forme de planification, de bifurcation et de relocalisation industrielle.
Donc je je voudrais il faudrait que Nicolas précise sa question d'un certain d'un certain point de vue parce que vous viendrez Nicolas avec plaisir parce que si vous voulez s'il s'agit de dérouler le tapis rouge comme le fait monsieur Macron à des investisseurs américains euh Qatari qui viennent s'emparer de de d'industries qui sont vitales pour l'économie française pour les délocaliser euh ou pour les supprimer dans quelques années. Je crois qu'on aura pas fait avancer la France. Regardez ce qui se passe pour Harcelor Mital.
C'est laururgie française. Ça a été acheté par des investisseurs. Aujourd'hui, ils sont en train de détruire tous les emplois alors qu'on a besoin de sidérurgie.
D'ailleurs, je rappelle qu'à l'Assemblée nationale, il y a une loi qui a été votée pour la nationalisation d'Arselor Mital et c'est quelque chose que nous mettrons en œuvre si nous arrivons au pouvoir. Ben voilà, elle vous a inspiré malgré tout la question de Nicolas. Question sur la dette me dit-on.
On la regarde ensemble, je l'ai découvre avec vous. Confirmez-vous que vous brûlerez la dette de la France et Marc est à Bordeaux. Non, alors je confirme pas la formule telle que Marc la la précise parce que ça ne correspond pas à notre proposition.
Notre proposition, c'est difficile en quelques instants de la résumer, mais je vais essayer de le faire, c'est qu'il y a une part aujourd'hui ce que Marc doit comprendre, une part de la dette française comme de la dette des autres pays européens qui est dans les coffres de ce qu'on appelle la Banque centrale européenne et même la banque de France qui est rattachée à la Banque centrale européenne. C'est une dette qui nous appartient à nous-même. Et Jean-Luc Mélenchon a fait cette proposition.
Il a dit mettre au feu, congeler, c'est de faire en sorte que cette dette-là, puisqu'elle nous appartient à nous-même, on pourrait faire en sorte en quelque sorte de la sortir euh pour nous libérer euh des capacités d'investissement. Parce qu'on est face à un mur d'investissement aujourd'hui. Si on veut faire face à la au problème par exemple de la bifurcation écologique dont je parlais tout à l'heure, il va falloir des centaines de milliards d'euros d'investissement.
Et donc pour ça, on a besoin d'alléger le poids de la dette. Et la dette qui nous appartient à nous-même, c'est pas très compliqué de le faire. Dernière question très politique, celle-ci, regardez.
Quel compromis LFI serait-elle prête à faire pour gouverner avec les autres forces de gauche pour 2027 ? Antoine qui est anime. Bah je veux dire Antoine la France insoumise elle a déjà fait des compromis évidemment toujours prête à en en faire à partir du moment où ça dénature pas le cœur de nos propositions.
Mais on a porté en 2022 avec le programme de la NUPES puis en 2024 avec le programme du Nouveau Front Populaire, on apporté un programme qui était déjà une forme de programme de compromis. Donc ma réponse elle est simple. Nous, on s'inscrit dans la continuité de ce programme.
On n pas de problème à faire un compromis sur ce programme. Ce programme, il nous convient, il nous va et on peut le défendre ensemble dans les élections présidentielles qui viennent. Souhaitons la bienvenue à Nicolas Dose.
Bonjour Nicolas. On va parler de carburant maintenant. C'est franchement la mauvaise nouvelle hein pour les Français d'ailleurs pour tout le monde audé ça.
Mais oui, puis en plus il y a eu la reprise des hostilités entre les Américains et les Iraniens hier. Est-ce qu'il va encore corser la situation ? Nicolas.
Le gouvernement a donc décidé de prolonger les aides sectorielles qui ont été décidées à la fois pour des secteurs d'activité et puis les aides pour les grands rouleurs qui devaient s'arrêter le 31 août. Ça va continuer, la moitié ne l'a pas encore demandé. Qu'est-ce que vous envisagez comme réponse aux Français qui souffrent maintenant depuis plusieurs mois des prix des carburants très élevés ?
Bah très simplement, comme on l'a défendu à plusieurs reprises, nous on est favorable à une mesure qui est une mesure de blocage des prix. Il suffit de faire un décret, c'est prévu par le code du commerce dans des situations exceptionnelles de manière temporaire des mesures de blocage des prix, ça peut être sur plusieurs mois évidemment. Bah évidemment, c'est ce que permet le le code du commerce.
Pourquoi je vous je vous parle de ça ? Parce que les mesures dont vous me parlez du gouvernant, d'abord elles touchent une toute petite partie de de des personnes qui subissent aujourd'hui les conséquences de l'augmentation des prix des carburants sur les plus exposés, on va dire d'un certain point de vue, mais 3 millions de français. Oui, mais vous savez très bien que tout le monde les demande pas parce qu'en plus c'est compliqué.
Non, c'est pas qu'une liberté de chacun, c'est aussi la difficulté de savoir que le dispositif existe, de comment on le demande et cetera. Mais disons vous vous conviendrez avec moi qu'il y a des gens qui sont impactés par cette hausse des prix des carburants qui ne sont pas aidés dans cette situation. Or, premier problème, deuxième problème deuxème problème c'est qu'on parle de dispositifs qui reposent absolument et exclusivement sur de l'argent public.
Alors qu'une mesure de blocage des prix, attendez, une mesure de blocage des prix, ça met à contribution bah les géants du pétrole qui sont obligés de contenir leur prix et ça met à contribution une part l'État qui ne gagne pas de taxe supplémentaire sur cette augmentation des prix. La propion la plus blocage des prix sur un produit que vous importez à 100 %, il faut bien le payer ce produit. Bien sûr, qui le paye dans ces cas-là avec un prix bloqué ?
Sinon, il y a un moment vous n'êtes plus livré si vousz pas. Mais mais ça alors ça c'est souvent évidemment l'argument qui est qui est qui est ué. Il a été observé par le passé aux États-Unis notamment.
Vous savez monsieur pardonnez-moi mais par le passé on a déjà mis en place en France des mesures de blocage des prix et des carburants. Ah non c'est pas vrai. Ça n'a pas produit de pénurie.
Je sais ce que vous allez dire parce que c'est souvent l'argument qui est employé. Ce n'est pas vrai quand on a mis en place un blocage des prix du carburant en 1900 au début des années 90 après la première guerre du golf. Il n'y a pas eu de pénurie.
Est-ce que vous savez qu'une mesure de fixation du prix chaque mois par le préfet existe aujourd'hui déjà dans les départements et territoires d'outreem ? Dans les départements et territoires d'outremer aujourd'hui en France, on contrôle le prix des carburants, il y a pas de pénurie. Les gens arrivent à remplir euh leur voiture.
Est-ce que vous savez que pendant la crise sanitaire, on a bloqué le prix des du gel hydroalcoolique ? Il y a pas eu de pénurie. Donc ne dites pas que tout de suite ça produirait une pénurie.
Ce n'est pas vrai. Ça dépend comment vous faites les choses intelligemment. simplement qu'on peut pas bloquer les prix pendant des mois sur quelque chose qui est 100 % apporté.
Il y a un moment, on n'est plus livré. Mais ça c'est parce que vous considérez que vous allez avoir des géant du pétrole qui pour se faire un petit peu moins d'argent pendant quelques mois vont décider de s'asseoir définitivement sur le marché français avec des dizaines de millions de consommateurs. Je ne le crois absolument pas.
Voilà, je crois que ces géants du pétrole privilégeront privilégieront le fait de gagner un petit peu moins de profit parce qu'il continueront à gagner des profits pendant cette période là plutôt que de se passer de ce marché qui leur apporte beaucoup d'argent. Donc voilà, si vous voulez on en mais moi ce que je vous dis c'est que l'histoire a montré au contraire que ces mesuresl elles sont tout à fait possibles et que là elles permettrait d'alléger le poids pour les Français et c'est un acte de confiance sur le blocage des prix. C'est pas c'est pas un acte de confiance monsieur.
Pardonnez-moi. Ça ça c'est un peu résumé ma position. Est-ce que oui ou non le blocage des prix existe aujourd'hui à la Réunion par exemple ?
Mais le blocage des prix, mais vous connaissez les prix pratiqués dans c dans les îles d' allez-y ditesle moi. C'est à peu près Ah non, c'est c'est on est aujourd'hui à date là, j'ai pas les chiffres mais il y a 2 3 mois quand j'ai regardé les chiffres sur le prix du carburant, on était à peu près 20 30 centimes de moins que dans l'hexagone. Donc non, c'était moins cher, moins cher qu'ici.
Ça marche ces mesuresl on vous réinvitera avec grand plaisir et à nouveau Nicolas sera là avec monsieur avec plaisir sans fin. Merci beaucoup Nicolas. Merci beaucoup à vous Manuel Bompard d'avoir accepté l'invitation.
Merci à vous bien sûr de nous
Manuel Bompard