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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 18 octobre 2026 46 minAutoproduitFond programmatiqueLogementSolidarités & familleSanté

L’habitat pour faire Nouvelle France et bien vieillir | #Amfis2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:18non_speechChiffre
    « 1/3 voire 43 % des logements sont des bouilloirs thermiques »
  • 4:02non_speechChiffre
    « 10 % des plus riches détiennent 62 % du patrimoine »
  • 4:46non_speechChiffre
    « Un/4 aujourd'hui des familles sont des familles monoparentales »
  • 6:33Alexia La ForgeChiffre
    « 92 % des Français souhaitent vieillir chez eux »
  • 18:13Djang TraoréChiffre
    « En 2024, 3 millions de demandeurs de logement »
  • 18:58Djang TraoréChiffre
    « 350000 personnes sans domicile fixe, hébergé ou à la rue »
  • 34:44Léonor SchmidtChiffre
    « 750 à 1000 demandes par annonce pour un studio ou un T2 »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

Bienvenue pour cette conférence qui est la conférence essentielle des amphies à savoir puisqu'elle va concerner tout le monde et toucher un sujet sensible. Comment loger la Nouvelle-Fance ? Et la question commence ici à Châtonu sur Iser où beaucoup de gens ont eu une galère pour trouver un hébergement afin de venir aux anfis. Je suis sûr qu'on pourrait demander des expériences personnelles ici ou là. Mais plus sérieusement, le but c'est de savoir comment on va faire dans les prochaines années face aux nouveaux défis que connaît la France, aux mutations qu'on met derrière le concept de Nouvelle-France pour loger le peuple, j'ai envie de dire.

Et pour ça, je suis très bien accompagné avec Alexia La Forge ici présente qui est coordinatrice du GT Grand Âge, du groupe de travail grand âge. Vous pouvez l'applaudir. Psychologue en EPAD. et notre candidate pour être sénatrice dans les ROS. Bon courage Alexia. Bravo.

1:02
Non speech

[applaudissements]

1:05
Locuteur

À sa gauche Ééonore Schmidt chargé de mobilisation à la fondation pour le logement. Très heureux aussi de t'accueillir honor. [applaudissements] Et avant cela, tu étais syndicaliste, étudiante également donc quelqu'un qui était dans les luttes. Et en parlant de lutte, il y en a une autre qui est réputée pour ça aussi. Elle est à ma gauche. Djang Traoré qui a longtemps été militante pour le droit au logement notamment sur la question de l'enue de la rénovation urbaine tu en parlera Diangou et sur les habitants des quartiers populaires et qui aujourd'hui est adjointe à la municipalité de Saint dans l'équipe de Balioko et en charge de la vie associative et des contrats de ville. Exactement.

Donc si vous êtes si vous avez une association à Sadni, vous avez la personne qu'il vous faut même si elle est déjà submergée de travail. En tout cas, je suis très heureux et honoré de de faire cette conférence avec vous. Je vais introduire un petit peu par quelques angles d'actualité la les questions qui nous concernent et chacune interviendra sur la question des aînés, sur la question des je de la jeunesse, des quartiers populaires mais aussi des grandes mutations auxquelles nous avons à faire face. Alors, je vous fais une petite, on va dire des brèves de presse que j'ai entendu ces derniers jours, mais qui me semble assez révélatrice.

Soit d'idées reçus qu'on doit combattre, soit d'enjeux auxquels on doit faire face et sur lesquels on doit avoir des réponses. Je commence par cette phrase de alors vous allez essayer de deviner qui l'a dit. On va faire un jeu. Sans l'immigration de masse, il n'y aurait pas de pénurie de logement. Alors, quelqu'un a une idée ? Bon, c'est gagné. Il y a il y en a qui suivent Mario Maréchal Le Pen de près sur les réseaux sociaux, mais je je dénoncerai pas la personne. Je passe à une autre brève de presse. 1/3 voire 43 % des logements sont des bouilloirs thermiques et cet été en juillet, il y a eu un excès de mortalité de 7300 personnes qui sont mortes.

Ce qui nous ramène justement à la nécessité de devoir réfléchir le logement à travers la rénovation thermique. En 2050, autre sujet, 65 à 70 millions d'habitants seront en France et parmi eux, un tiers aura plus de 60 ans. Un/ers des habitants aura plus de 60 ans et 1 million de personnes auront plus de 80 ans selon les estimations. Autre brève de presse, une société d'héritiers dit la philosophe Mélanie Plouvier que nous avons nous avions accueilli l'année dernière aux Amphi qui a fait un livre sur l'héritage, une société d'héritiers où l'héritage pèse plus que le travail dans la constitution du patrimoine. Les Français aujourd'hui héritent plus vieux ou alors ils n'héritent pas.

Ce qui fait que l'accession au patrimoine immobilier se fait de manière beaucoup plus contrainte qu'avant et bas en brèche le mythe notamment de l'accession à la propriété pour les ménages jeunes, on va dire. Et un autre chiffre intéressant, 10 % des plus riches détiennent 62 % du patrimoine. Autre brève de presse, un propriétaire reçoit en moyenne lors de la rentrée étudiante 750 à 1000 demandes par annonce pour un studio ou un T2. C'est lu l'association UFC que choisir qui nous le révèle dans une étude par juillet.

60 73 % de ces annonces ne respectent pas le diagnostic de performance énergétique et 95 % de ces annonces ne respectent pas la mesure d'encadrement des loyers dans les 69 villes où cela est mis en place. Et je finis avec une autre donnée. Un/4 aujourd'hui des familles sont des familles monoparentales. On en compte 2,8 millions de ménages qui sont dans ce cas et on estime qu'en 2040 en 2050 pardon, ce sera 3,4 millions de ménages qui seront concernés. Dès lors, ça nous pose aussi la question à travers nos aînés, à travers la jeunesse, à travers les mutations sociétales qui sont les nôtres, des modes de cohabitation et des modes d'habiter et de vivre qui vont se poser à l'avenir.

Et c'est à ces questions qu'on va essayer de donner des pistes de réponses en vous laissant la parole à l'une à l'une, l'autre et encore l'une. et après on vous proposera un temps d'échange si vous avez des questions ou des remarques pour qu'on puisse réfléchir à ce sujet tous ensemble. Voilà, je vais laisser la parole Alexia d'abord. Vive la Nouvelle-Fance et vive le logement pour tous. Bonjour. Euh donc François, tu l'as bien dit pour mesurer quand même l'enjeu du grand âge et du vieillissement de la population. En 2050, ce sera 1/3 de la population française qui aura euh plus de 60 ans. Donc il va forcément y avoir des enjeux d'adaptation dans plein de domaines de notre vie au quotidien.

Et donc là aujourd'hui, on va s s'intéresser particulièrement à l'habitat. Donc je vais vous poser une question aussi. Quand vous pensez vous penserez à vos vieux jours, dans quel lieu vous imaginez-vous vivre ? chez vous. Ouais. Bah, vous confirmez bien une enquête qui a eu lieu où 92 % des Français souhaitent vieillir chez eux et vivre chez eux. Donc, on a une grande responsabilité à promouvoir le maintien à domicile et à permettre que ça se fasse, que les personnes qui souhaitent vieillir et vivre chez elles puissent le faire le plus longtemps qu'elles le souhaitent et que cela est possible.

Donc pour répondre à à cet enjeu-là, la France insoumise propose de renforcer la politique de maintien à domicile à domicile qui suppose plusieurs choses. Donc adapter les logements, forcément, on a beaucoup de retard sur ce plan-là, lutter contre l'isolement des personnes âgées et développer un véritable service d'aide et de soins à domicile.

Donc concernant le logement et la lutte contre l'isolement, je vais vous partager quelques données issues d'un recueil de parole réalisé par l'association des petits frères des pauvres qui est une association qui lutte contre l'isolement des personnes âgées et qui ont fait un recueil de parole intitulé parole de vieux de banlieu donc en fait c'était 137 personnes âgées de 52 à 100 ans habitants en France métropolitaine en Guadeloupe et en Martinique qui ont participé à ce projet. Juste quelques infos, c'était 66 % de femmes, 93 % de locataires, 81 % qui habitaient en habitat social et 70 % en QPV en quartier prioritaire de la ville, pardon.

Donc ce recueil montre sans surprise que de nombreuses personnes âgées souhaitent rester chez elles dans un environnement familier avec leurs habitudes en préservant au mieux parfois au prix de grosses difficultés leur autonomie. On note un attachement fort à son quartier pour celles et ceux qui y sont depuis longtemps. Vivre en rez-de-chaussée ou dans un logement adapté au vieillissement et à la perte d'autonomie sont des éléments systématiquement cités comme un critère de satisfaction, tout comme le fait de pouvoir vivre de manière autonome. Les problématiques auxquelles sont confrontées les personnes âgées restent malheureusement nombreuses.

Donc, on peut retrouver une mauvaise isolation, le mal logement, l'inadaptation du logement à la perte d'autonomie et des problèmes récurrents de panne d'ascenseur. Le recueil montre également que pour de nombreuses personnes âgées vivant dans des quartiers populaires, le logement peut aussi progressivement devenir une prison. Et pas parce qu'elles ne veulent plus sortir, mais parce que leur environnement ne leur permet plus de le faire. Donc je vais vous donner un petit témoignage. On a par exemple Denise 86 ans, qui peut bouger dans son appartement avec son déambulateur sans trop de problème mais qui ne peut pas sortir seul à cause d'une marche à la porte d'entrée extérieure.

On a aussi Louise 94 ans, qui soulligne que dans son quartier, il manque des magasins, des médecins, des lieux de promenade. Et en fait, tous ces témoignages parmi les autres du recueil montrent que le matin à domicile ne peut pas être pensé uniquement à l'échelle du logement. Ça suppose aussi un environnement qui est accessible avec des commerces, des services de proximité, des professionnels de santé et des espaces publics qui permettent de continuer à sortir et à rencontrer du monde. Donc adapter le domicile est un impératif, ça c'est une certitude, mais ce sera pas suffisant. Il faut aussi penser à adapter le quartier et euh les services.

Donc concernant les services, donc euh je détaillerai pas mais je pourrais répondre à des questions s'il y en a. Euh une des propositions phare de la France insoumise ce sera de développer un service public d'aide et de soins à domicile euh pour euh pouvoir avoir des interventions euh de qualité au domicile et surtout des interventions continues parce que c'est un secteur en précarité. Donc c'est très compliqué dans beaucoup d'endroits d'avoir assez de monde. Concernant l'entrée en institution, généralement celle-ci intervient quand la perte d'autonomie devient trop importante.

Donc souvent, c'est lié à une majoration des troubles cognitifs, à des chutes euh ou des difficultés dans les aes de la vie quotidienne tout simplement. Et euh souvent c'est une accumulation de fragilité qui peut être aggravée par un logement inadapté, un isolement ou un épuisement des proches. Donc on a aussi en solution d'habitat les épades qui restent nécessaires quand vraiment le maintien à domicile n'est plus possible. Donc bien sûr, on sait que pour les épades, on a besoin de moyens supplémentaires. Ça c'est une certitude et on fera tout le nécessaire pour.

Mais il faut aussi penser à au modèle de nos épades et [grognement] euh quel type de lieu on veut pour y vivre en fait vraiment et pas seulement être pris en charge. Donc pour comprendre concrètement ce que ça signifie, je vais distinguer quatre types de modèles d'ÉPAD. Donc bien sûr c'est pas chaque ÉPAD a son modèle précis. Généralement c'est un petit peu tous les ÉPADS qui ont un peu de tout. Mais ça nous donne quand même une grille de lecture euh de ce qu'il faut un petit peu moins et ce sur quoi on on veut tendre. Donc il y a un premier modèle euh on va parler d'un épat de prison. Donc dans cette logique, la priorité est donnée à la sécurité.

Donc les personnes sont considérées avant tout comme vulnérables et potentiellement dangereuses pour elles-mêmes. Donc on va tout faire pour qu'elles soi en sécurité au prix même parfois de leur liberté de choix et de circulation. Donc on va chercher à prévenir tous les risques et en fait elles deviennent avant tout des personnes, des résidents à surveiller et à protéger mais au prix qu'elles ne vivent pas forcément et n'habitent pas forcément leur leur lieu. On va avoir aussi le modèle plus hospitalier. Donc là c'est la priorité aux soins. Donc les personnes sont considérées avant tout comme des patients.

Donc l'organisation de la journée, elle est largement structurée autour des actes médicaux et des soins. Un épad ne doit pas servir seulement à être pris en charge, à être soigné. Donc c'est nécessaire mais on ne vit pas dans un hôpital, on y est généralement temporairement hospitalisé et après on rentre chez soi. On a aussi le modèle plutôt hôtelier. Donc cette fois tout est organisé pour la personne. On lui propose des services, des bons repas, des animations sélectionnées pour rendre son quotidien agréable. Mais là la personne encore une fois est dans une position plutôt d'un client ou d'un invité. on organise sa vie pour elle.

Or, dans un hôtel, là aussi on n'y vit pas, on y séjourne, mais après on rentre chez soi. Et on a un 4è modèle qui est celui plutôt de la maison au sein d'une communauté. Donc dans cette logique, la personne reste avant tout un habitant, une habitante. Elle conserve chaque fois que cela est possible la liberté de de choix, la possibilité de faire des choix, de participer aux décisions qui concernent sa vie quotidienne et de contribuer à la vie collective. Donc là, l'établissement n'est plus seulement un lieu où on reçoit des soins et des prestations, mais ça va être un lieu que l'on habite avec les autres.

Donc c'est ce 4e modèle que nous proposons de développer à la France à soumise pour nos épades. Même si là je vais faire une petite parenthèse, il faudra bien repenser l'accompagnement à au niveau de la vie sociale parce qu'aujourd'hui dans la partie dépendance on accompagne surtout la perte d'autonomie physique. Par contre pour la perte d'autonomie cognitive ou la capacité de se mettre en lien avec les autres ou à faire des choses du quotidien, on n pas de personnel dédié. c'est un petit peu les aides soignantes. Souvent, c'est refilé à l'animatrice qui est seule pour une soixantaine de résidents ou plus, donc qui n'arrive pas à répondre à tous les besoins de de tous les résidents.

Donc il faudra vraiment repenser cette place là de comment faire, comment mettre les moyens pour accompagner aussi les personnes à pouvoir préserver une vie sociale et des activités autres que s'habiller, se laver et se soigner. Donc ce changement de modèle, il existe déjà dans certains endroits en France. On a par exemple des villages Alzheimers euh donc on en a un par exemple dans les Landes et qui s'inspire surtout des des modèles des Pays-Bas où ça existe déjà. Et l'idée c'est de permettre d'avoir des lieux où les personnes peuvent continuer à vivre une vie ordinaire le le plus possible malgré la maladie et les difficultés que qu'elles peuvent entraîner.

Donc pour donner l'exemple des landes, le village accueille 120 personnes dans de petites maisonnées au sein d'un environnement sécurisé. On y trouve une épicerie, une brasserie, un salon de coiffure, une médiathèque, un auditorium et un centre de santé. Et les habitants peuvent circuler dans le village, sortir de leur maisonné et participer à la vie quotidienne. Et surtout l'accompagnement cherche aussi à s'adapter au rythme et aux capacités de chacun. Et le le principe est de faire avec les personnes plutôt que faire systématiquement à leur place.

On serait pas non plus dans une vision binaire où on serait forcément sur soit le domicile, le chez soi, soit les pades ou les villages Alzheimer. On peut aussi avoir des solutions d'habitat intermédiaire. Je pense notamment au aux habitats intergénérationnels. Donc ça va être une possibilité qu'on peut avoir entre le domicile et les épades. Donc il y a plusieurs initiatives qui existent déjà et qu'on aimerait nous aussi renforcer. Euh donc on a par exemple des des résidences où on va avoir des personnes âgées qui y vivent et des étudiants qui peuvent y vivre aussi. Des familles dans un même espace.

Donc chacun quand même son lieu privatif, mais on a les espaces communs et la volonté de de recréer du lien social et de partager des moments de vie ensemble et de s'entraider. Donc on a par exemple Habitat Humanisme qui a développé près de 60 maisons intergénérationnelles en France. Et on a un autre exemple aussi à Saint-Disier dans la haute Marne où des étudiants vivent au sein d'une résidence autonomie avec des personnes âgées et où ils ont un loyer réduit en contrepartie de de l'engagement aussi qu'ils vont avoir pas simplement vivre en tant que voisin des personnes âgées mais de de pouvoir s'entraider d'être là pour elles aussi.

Donc ça, ce sont des expériences qui montrent qu'on a quand même des choses à faire pour l'habitat des personnes âgées, pour lutter contre l'isolement aussi parce que même une fois que le logement est bien adapté et correct, bah il y a aussi cet enjeu de de l'isolement et d'avoir des lieux où l'on peut vivre donc dans dans les lieux collectifs et pas seulement être pris en charge et avoir une perte totale de de son quotidien. dans dans les institutions. Voilà. Merci. Merci Alexia. Et je vais laisser la parole désormais à Django Traoré. Ouais, celui-là c'est [soupir] Bonjour à tous. Je sais pas si on m'entend où je dois porter un petit peu la voix. C'est bien. OK.

Donc ravi d'être présente parmi vous et ravi d'être ici en tant que maère adjointe à la vie associative et contradile de la ville de Saint- Pierfit parce qu'on oublie Pfit mais Saint-Denis a fusionné avec Pirfic donc ça devient la deuxème ville la plus grande ville d'Île-de-Fance. Donc aujourd'hui, je suis là pour répondre à une question toute simple pendant pour les amphi, c'est répondre quels sont les besoins pour répondre au logement public euh sans abri et logement cher. Donc déjà, on va revenir sur euh sur les chiffres. Donc on a eu en 2024 3 millions de demandeurs de logement.

En 2023, on a 393000 attributions et d'après la fondation euh Abéierre, il y a 350000 personnes sans domicile fixe, hébergé ou à la rue. Et je reviens aussi sur le collectif le collectif mort de la rue qui a recensé 102 personnes bah qui sont décédées sans chez soi ou dans la rue. Donc je reviens avec ces chiffres là pour dire que il faut une politique cohérente au niveau du logement, il faut une politique près des habitants. Moi je pense qu'aujourd'hui les personnes qui sont à même de savoir ce qu'ils veulent pour eux, ce sont les personnes qui qui sont en demande de logement et ou qui habitent ces logements là.

Donc voilà pourquoi il faut une orientation politique claire où il faut une construction de logements. Je vais revenir sur les piliers des propositions et les développer. Donc le premier pilier c'est construire des logements massivement. Pourquoi construire des logements massivement ? Aujourd'hui, nous avons plus de 3 millions de demandeurs de logement. On sait que face à ces 3 millions de demandeurs de logement, on a un rouleau compresseur qui s'appelle l'enrue qui lui au lieu de construire détruit.

Donc à partir de là, la France insoumise he le dit dans son programme hein, il nous faut une construction de logement massif, du logement public accessible pour les habitants qui va avec leurs revenus, leurs moyens et qui est complètement réhabilité dans des qualités dans des qualités indispensables. la relance de la construction surtout surtout parce que la demande elle est forte, le renforcement accordé aussi aux bailleurs sociaux. On voit qu' aussi les bailleurs sociaux malgré que parfois je vais en guerre contre eux parce qu'ils ne respectent pas les locataires, ben eux aussi ils ont des pertes. Ils ont des pertes, ils ont des pertes de budget.

Donc il faut que l'État aussi renforce euh les moyens pour que les bailleurs sociaux puissent réhabiliter correctement les appartement. Euh aujourd'hui, je vais vous prendre un exemple tout simple. La ville de Saint-Denis Pierfit, il y a plus de 45000 demandeurs de logement. Avec l'enrue qui est passé sur sur la ville, il y a eu une destruction massive de logement. On a pu récupérer la ville en de là là cette année en 2000 2026 là nous on est en négociation on est en négociation avec l'État. Pourquoi on est en négociation avec l'État ? Parce que les logements qui ont été reconstruits, ce ne sont pas des PLAI.

Les PLAI, c'est des logements les moindres, les moins chers pour les pour les habitants des quartiers populaires. L'ancienne mandature a préféré construire de l'intermédiaire. On sait tous que l'intermédiaire et ben c'est très difficile pour des personnes qui habitent dans les quartiers populaires. L'intermédiaire sont pour des un peu plus des cadres sup et encore les cadres sup s'ils veulent bien habiter dans les quartiers où c'est construit. Donc nous, on est en négociation avec la la sous-préfecture et l'État pour que ces logements intermédiaires là et ben soient transformé en PLAI et ce PLAI pourra être réserbé par les demandeurs de logement.

Ça c'est des petites des petites failles dans lesquelles où on peut y aller et récupérer ce logement pour les personnes qui sont en demande. Et bien sûr dans le programme, il est dit plus de réhabilitation. Donc on sait tous que la réhabilitation intérieure des logements est importante. Quand on parle de réhabilitation antérieure, on parle du sol, on parle de la salle de bain, on parle de la douche pour les personnes qui sont en situation d'handicap, on parle de mettre aux normes l'électricité. Il y a énormément de logements dans nos quartiers qui ne sont pas aux normes où l'électricité n'est pas du tout aux normes.

Donc c'est refaire l'électricité, refaire même tout simplement la porte d'entrée et les ascenseurs. L'ascenseur aujourd'hui est le premier transporteur devant les avions. L'ascenseur n'est est dans un état désastreux. Donc voilà pourquoi il nous faut une réhabilitation de qualité, de masse intérieure et extérieure. Extérieur qui nous permettra aussi de faire des économies sur euh les charges locatives. Mais ça, j'arrive dans le 2e pilier, dans le 3è pilier, excusez-moi. Donc là, dans le dans le 2è pilier, on va parler du loyer. Alors, il nous faut l'encadrement l'encadrement renforcé des loyers. On a certains bailleurs qui dépassent le cadre.

On voit que dans les quartiers prioritaires de la ville, nous avons des normes, des normes où les bailleurs doivent respecter le cadre de au niveau du loyer et de et doit doit payer doit non, excusez-moi où les locataires doit payer ce loyer là. Et parfois le cadre n'est pas respecté. Le bailleur se permet bah de de ben d'augmenter hein. Je vais pas dire qu'il vole mais qui je peux avec votre accord je peux le dire. [rires] Le bailleur se permet de voler les locataires en ne respectant pas le l'encadrement des loyers. Donc c'est pour ça qu'il y a une priorité et cette priorité c'est de renforcer l'encadrement des loyers. Deuxième chose, la maîtrise des charges locatives.

Alors, la maîtrise des charges locatives, ça ça passe en tout cas, moi je le dis pour San et pour plusieurs villes et je pense qu'il est il est dans le programme aussi. Euh ça passe par une régie publique de l'eau. Pourquoi je parle de régie publique de l'eau ? Parce que la maîtrise des charges locatives passe par l'eau. On voit que dans les quittances de loyer, bah l'eau chaude, l'eau froide coûte extrêmement cher. Je vois nous l'eau elle est la plus chère sur toute l'Île-de-Fance. Donc les premiers cubes d'eau gratuites, ce sera une nécessité pour les locataires et ça sera mis dans la maîtrise des charges locatives.

On va passer au point 3, pilier 3, lutter contre le mal logement et le sans-abri. Euh oui, le s et contre le sansabrisme. Alors là, il nous faut développer des solutions d'hébergement. On voit que les tout ce qui est hébergement 115 centre d'hébergement est complètement saturé. Quand je dis saturer, c'est que on va appeler le 115 pendant des heures, on n'arrive pas à les avoir au téléphone. Donc il nous faut construire des centres d'hébergement, voir une autre vision avec plus de d'hébergement pour ces personnes qui sont qui sont à la rue.

Donc pourquoi pas prendre le logement d'abord, c'est-à-dire mettre des places d'hébergement pour accompagner les personnes qui sont à la rue et les mettre dans un centre, les accompagner socialement, médicalement et aussi administrativement. Pour les centres d'hébergement, je vais faire un point dessus. Les centres d'hébergement, pourquoi je dis que c'est essentiel ? Un coup dans un coup un coup dans la vie peut arriver vraiment à tout le monde. On peut avoir un emploi aujourd'hui et demain le perdre et tout bascule. C'est-à-dire on perd son emploi, on perd sa famille, on perd son logement et on se retrouve du jour au lendemain sans abri. Il y a juste à discuter avec les sans-abris hein.

Parfois quand tu discutes avec eux, ils te disent carrément qu'ils étaient ingénieurs, ils avaient tous un travail. C'est un coup de un une malchance qui leur est arrivée. Ils se retrouvent euh sans abri. Voilà pourquoi l'accompagnement social est important. Outre, il y a l'hébergement, centre d'hébergement, l'accompagnement social, médical parce qu'il faut des psychologues et aussi administratif parce que ces personnes perdent tout au final. Il te perd, il perd tout ce qui est même au niveau des papiers, au niveau de la sécurité sociale, il perd de tout. Voilà pourquoi il faut un volet d'accompagnement, pas juste un centre d'hébergement.

Non, c'est un volet d'accompagnement pour accompagner euh ces euh ces personnes-là. Alors là, je passe pour le je passe au 4e pilier. Renforcer le droit des locataires. Ça renforcer le droit des locataires, c'est lutter contre les expulsions liées au conflit euh aux difficultés financières. On sait que chez les locataires, quand il y a des difficultés financières, c'est très difficile d'aller voir le bailleur et d'expliquer que voilà, il y a une difficulté financière, on n'arrive pas à s'en sortir.

Le bailleur devrait mettre et ça c'est ce qu'on va tester à Saint-Denis, c'est que une fois que le locataire 2è loyer n'est pas payé, il y a une alerte qui est envoyée systématiquement au locataire et lui demandant de venir directement à l'agence et de mettre un plan d'apurement. C'est un plan d'accompagnement pour éviter l'expulsion.

Le but et ça c'est ça c'est ça aussi la France assumise la France humaine on accompagne les locataires, on ne les expulse pas dès queil y a le coup dur on va vers le locataire on va pas chercher à savoir qu'est-ce qui s'est passé il y a un coup dur d'apurement pour essayer vraiment de l'accompagner et même prendre en charge le la dette de loyer via le fond FSL he parce qu'il y a un fond de de solidarité qui mis en place pour aider les locataires qu'ils ont les coups durs, le mettre en place pour épurer les dettes, la dette de loyer, mettre vraiment systématiquement un plan d'apurement.

Donc pour en conclure avec tous ces ces piliers là, c'est vraiment de d'accompagner les locataires, de construire massivement du logement public pour les habitants des quartiers populaires. Et je vais faire un petit euh un petit un petit focus sur l'enrue. Aujourd'hui, moi je suis là c'est je vais pas dire c'est grâce à l'enue et je vais pas dire c'est à cause de l'enue mais moi j'ai été militante à cause de l'enue grâce à je pas dire grâce à l'enue parce que je le déteste l'enue l'agence nationale de rénovation urbaine. J'aime la rénovation urbaine quand il y a la réhabilitation intérieure et extérieure et quand elle respecte les habitants.

Mais quand il y a la destruction, je suis favorablement contre. Et aujourd'hui, ce qui m'a amené en politique, c'est l'en rue. Pourquoi ? Parce que dans mon quartier, ils ont voulu vraiment détruire leers de mon quartier, plus de 500 logements sur 2000 logements. Et détruire sans informer les locataires, sans même consulter les locataires, c'était vraiment la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Nous avons pu sauver quelques halls, mais h on n pas pu tout sauver. Et ça ça a été quelque chose qui a été euh très brutal. Mais on a pu faire des référendums, tester une forme de référendum et demander la vie aux habitants. Demander aux habitants s'ils veulent rester.

Demander aux habitants s'ils veulent la destruction de leur logement. Demander s'ils veulent un hall qui soit détruit. S'ils veulent deux halls qui soient détruits, s'il v s'il faut trois hôll soient détruits. Aujourd'hui, on vote pour un maire, on vote pour les sénatoriales, on vote pour les présidentiels. Pourquoi nous voterons pas pour l'en rue ? Pourquoi nous voterons pas massivement pour une construction de logement ? Pourquoi nous demandent pas notre avis ? Voilà ce qui m'a amené aujourd'hui à être ici, à combattre et à mener cette lutte là. On a réussi à sauver quelques halls mais pas assez.

Mais tant que je serai en municipalité, tant que je serai en lutte permanence, il y aura des constructions de logements massifs, il y aura plus de PLAI, il y aura plus de logements publics et il y aura si on continue jusqu'au bout une régie publique d'eau avec plus de mètres [grognement] de cube d'eau gratuite pour les personnes qui sont dans le dans les zones QPV. Donc la crise du logement, elle peut être combattue par une publique, une politique publique ambitieuse et construite avec les habitants et près du peuple. Voilà ma conclusion. Merci beaucoup Diangou et je donne la parole maintenant à Léonor Schmit pour la fondation pour le logement. C'est ça.

Donc fondation anciennement à Bépierre comme comme vous l'avez vous l'avez compris. Donc à la fondation pour le logement mais aussi à la France insoumise j'imagine. On pense que gouverner c'est d'abord loger son peuple et loger son peuple donc ça commence par loger les plus défavorisés. C'est le le cœur de notre action à la fondation et c'est pourquoi selon nous, il y a un vrai enjeu à à porter des positions fortes pour loger dignement notre jeunesse. Parce que dans la France de Macron, vous le savez, on a une jeunesse qui est extrêmement précarisée. On a une précarité étudiante qui est explosive.

On a des emplois qui sont euh très précaires, très peu rémunérateurs et donc on a une jeunesse qui est plus que fragilisée sur le marché du logement avec des prix qui comme vous le savez n'ont fait qu'augmenter de façon continue ces dernières années. Et comme si ça ne suffisait pas, Emmanuel Macron, il a mené des politiques de casse sociale ces dernières années qui ont eu des conséquences très concrètes sur le logement des jeunes qui les ont subis de plein fouet.

euh c'est par exemple la coupe dans les APL des 2017, euh la réforme aussi de contemporinisation des APL, la récente suppression raciste de ces APL euh pour les étudiants euh étrangers euh mais aussi euh par exemple la loi euh Casbarian berger ou encore la loi narcotrafic qui vise uniquement à euh expulser davantage et tout ça vise à donc faire des coupes budgétaires sur le dos des jeunes mais aussi amener une offensive répressive qui est loin d'être d'être terminée. Et même lorsque Macron a annoncé des choses pour le logement et le logement des jeunes, et ben vous le savez, c'est comme toutes ces promesses, il les a jamais tenu.

Par exemple, en 2018, il avait promis un plan de 60000 logements à destination des étudiants. Aujourd'hui, il y a même pas la moitié qui ont été qui ont été construits dans le cadre de ce de ce planl. Donc voilà, si vous demandez aux étudiants si on a vu un jour la couleur de ces 60000 logements, bah la réponse sera très clairement que non. Euh quand on parle donc de la jeunesse, ce qui la caractérise et ce qui permet d'englober, on va dire, un peu ces différentes parties, ces différentes formes, que ce soit donc les étudiants, les jeunes travailleurs, les jeunes qui sont ni en emploi ni en formation, que ce soit des jeunes dans les quartiers populaires, les jeunes en zone rurale et cetera.

Ce qui caractérise cette jeunesse, c'est l'aspiration à l'autonomie. Or aujourd'hui, l'accès à un logement autonome, il se heurte à de nombreuses de nombreux obstacles du fait justement de cette de cette précarité dont je viens de de parler. Si on s'intéresse un petit peu à comment est-ce que les jeunes sont logés aujourd'hui, ce qu'on peut constater, c'est que les jeunes locataires occupent souvent des petites surfaces, des logements mal isolés, parfois dégradés. C'est entre 6 et 8 jeunes sur 10 qui sont victimes de précarité énergétique et donc qui doivent choisir entre eux se nourrir et se chauffer en hiver.

Il y a 36 % qui témoignent de nuisance sonore, 21 % qui témoignent d'un logement en mauvais état ou un logement insalubre. Et ces chiffres-là, ils sont évidemment encore plus élevés si on on regarde le parc social. Euh côté étudiant, pour faire un petit focus, il y a la dernière enquête de l'Union étudiante par exemple qui révélait que sep étudiants sur 10 témoignait justement souffrir de nuisance de leur logement donc tel que le bruit. Donc on voit que c'est encore plus fort aussi du côté des étudiants. Et un étudiant sur 10 qui témoignait de la préence de nuisible, donc de cafard, de rat et cetera dans dans son logement.

Euh et donc François l'a dit en introduction pour donner aussi un peu une idée du marché immobilier aujourd'hui. Donc effectivement sur les les T1 et les T2, c'est entre 750 donc et 1000 demandes qui sont reçues par les par les propriétaires à cause justement de l'organisation de la rareté en matière de logement qui touche tout le monde mais qui touche en particulier les jeunes. Cette organisation de la rareté donc elle s'accompagne donc d'une augmentation des prix. Euh si on regarde du coup les studios, euh c'est des euh des prix qui peuvent aller jusqu'à 700 € euh voire 900 € 950 quand on est on est en agglomération euh parisienne.

Euh et ce même du coup dans des villes qui sont censées faire respecter l'encadrement des loyers euh donc comme Paris ou comme Bordeaux par exemple, c'est vraiment des prix qui sont extrêmement extrêmement chers et donc tout ça fait que les dépenses liées au logement, elles écrasent littéralement les les jeunes. Il y en a plus d'un sur deux qui est que ces dépenses, elles sont trop importantes et en particulier ce pour qui c'est le plus difficile, ça va être pour les femmes, pour les étudiants et pour les jeunes chômeurs. Ce qui va évidemment participer aussi là à renforcer des inégalités de genre, des inégalités sociales et voilà donc à à pardon à renforcer la précarité de de ces personnes.

au-delà de l'aspect économique, il y a également un traitement inégalitaire qui est particulièrement fort du côté des jeunes. Il y a plus d'un jeune sur de qui déclare avoir subi donc un traitement inégalitaire dans sa recherche de logement principalement en raison de de l'âge, de l'apparence, mais aussi de l'origine. Donc l'accès au logement, donc vous l'aurez compris, il peut se révéler très difficile pour pour les jeunes avec donc une pénurie générale qui donc touche de plein fouet la jeunesse.

Donc dans le parc privé social mais aussi dans le parcours où il y a donc 16 étudiants pour un logement en moyenne et ça peut monter jusqu'à 70 étudiants pour un logement donc dans le dans le parc dans le parc Cru. Euh et pourtant c'est pas nouveau le fait que notamment l'enseignement supérieur s'est massifié, il y a de plus en plus d'étudiants, mais finalement on dirait un petit peu que chaque année, on le découvre, on découvre qu'on a pas assez de logement pour loger les étudiants, qu'on a pas assez de logement pour loger les jeunes alors que tout cela est plutôt chiffré et que c'était c'est un phénomène quand même qu'on a pu qu'on a pu prévoir.

Malheureusement, du coup, cette pénurie, elle nourrit le mal logement des jeunes. Donc, j'ai cité quelques chiffres qui montrent l'état justement de de précarité dans lequel un grand nombre de jeunes peuvent peuvent vivre. Euh et donc c'est des jeunes qui sont donc euh mis en compétition sur un marché immobilier qui est de plus en plus vorace, qui euh pour tout le monde euh mais donc également pour les jeunes euh fonctionne un peu comme une centrifugeuse, c'est-à-dire qui va expulser euh du marché euh les personnes les plus précaires, les jeunes.

Et donc ces jeunes qui aspirent à une à une certaine autonomie, aspirent quand même à pouvoir loger, avoir un logement autonome, et ben ils vont être contraints pour obtenir finalement ce logement là de d'accepter des conditions de vie qui peuvent être donc très dégradées. Et donc on a souvent un petit peu l'idée justement que quand on est jeune, on se dit "Bon, c'est une courte période de ma vie donc OK pour habiter dans un logement qui va justement être insalubre pendant une année, pendant 2 années, bon à la fin de mes études, ce sera terminé.

Euh sauf qu'en vérité c'est pas des conditions qu'on est censé accepter et on doit pas accepter justement qu'aujourd'hui il y ait toute une partie de la jeunesse qui soit logée de façon complètement indigne. Euh qui dit jeunesse ne doit pas dire sacrifice dans dans le logement. Et donc si la jeunesse justement aspire à cette autonomie euh et ben malheureusement c'est pas ça peut c'est pas quelque chose qui est possible pour tout le monde. On a aujourd'hui quatre jeunes sur 10 qui résident encore dans leur dans leur famille.

Euh c'était d'ailleurs du coup le cas euh enfin c'était d'ailleurs l'objet d'une étude en 2024 de la la fondation pour le logement autour de donc ce qu'on appelle les tanguis euh qui restent donc chez leurs parents de plus en plus longtemps euh et qui sont de plus en plus nombreux à y être contraints. C'est-à-dire que vivre chez ses parents, c'est pas forcément toujours quelque chose de de positif. Euh et donc on comptait 5 millions de tangis en 2024 et parmi ces tangis donc majoritairement des étudiants et majoritairement des hommes.

Ça peut être donc il y a des personnes qui restent chez leurs parents jusqu'à assez tard, mais c'est aussi des jeunes qui vont être connaître un logement autonome puis revenir chez leurs parents puis reconnaître un logement autonome selon ce qui se passe dans leur vie, selon les études, selon aussi des des ruptures amicales ou amoureuses qui font que par exemple ils doivent à un moment changer de de logement. Et donc euh voilà, on a une situation d'instabilité quand même qui est assez forte du côté du logement des jeunes. Euh donc par exemple ce ce cas-là d'alternance un petit peu ça ça va être le cas euh d'un jeune d'un jeune sur 10.

Donc vous l'aurez compris, le logement c'est à la fois un enjeu d'émancipation pour les jeunes, mais c'est aussi un révélateur et même ça renforce les inégalités économiques et sociales qui traversent la jeunesse. Donc moi, je j'ai beaucoup parlé de de l'accès au logement, des conditions de logement, mais aussi juste pour vous donner un peu un chiffre puisque tout le monde n'a pas accès au logement aujourd'hui. Un chiffre du coup à retenir, c'est qu'environ 20 % des places dans l'hébergement d'urgence sont occupées par des jeunes de 15 à 25 ans.

Donc quand on parle du logement des jeunes, bah c'est avant tout aussi le cas des jeunes du coup qui n'ont pas la chance, l'opportunité de pouvoir accéder à à un logement aujourd'hui et qui sont malheureusement de plus en plus nombreux avec voilà tout ce que tout ce que Diango a dit sur justement la situation aujourd'hui du manque de logement, du manque de logements sociaux et et même aussi du manque de de place en hébergement d'urgence parce que du coup là c'est sur le nombre de places en hébergement d'urgence mais parmi les personnes sans abris, il y a également de plus en plus de de jeunes.

Donc face à ça, la fondation pour le logement, elle défend justement une politique du logement en faveur des jeunes qui puissent garantir pleinement leur autonomie et leur permettre de s'émanciper. Euh tout d'abord euh là-dessus euh vous le savez euh très certainement, mais en France, on a enfin le jeûne en fait n'est pas considéré comme adulte socialement avant ses 25 ans. Euh c'est-à-dire qu'en fait euh les jeunes, il y a une familialisation euh des politiques publiques qui fait que euh 50 % des aides à destination des 18 24 ans, elles transitent euh par leurs parents. Et donc ça, ça va créer une situation de dépendance, une situation d'insécurité sociale.

Et et justement, je sais pas si vous avez vu l'alerte qu'a lancé l'Union étudiante à ce sujet-là, mais il y a il y a une proposition de réforme qui a été portée dans un rapport gouvernemental qui vise en fait à changer le calcul des APL pour faire en sorte que l'APL du coup qui est la seule aide qui est aujourd'hui calculée sur les ressources propres de l'étudiant, elle soit désormais calculée sur les revenus des parents. Et donc ça ferait que très concrètement c'est 200000 étudiants qui en cas de cette réforme là perdraient tout simplement les APL et 150000 qui verrait leurs appels baisser. Et donc nous justement on pense que c'est pas du tout vers ça qui faut aller.

Au contraire c'est important justement de pouvoir reconnaître le jeûne comme euh enfin comme un adulte à part entière et donc on puisse aussi avoir que que ces appels puissent être calculés sur sur leurs ressources leurs ressources propres. Et donc euh voilà, ne surtout pas aller vers une réforme comme celle-ci qui pourrait euh véritablement mettre en en danger euh renforcer la précarité euh d'énormément de de jeunes de jeunes.

Aujourd'hui, en terme de proposition, il faut donc évidemment relancer la la production de de logements sociaux, donc en particulier à destination des jeunes avec aussi du logement accompagné pour celles et ceux qui ont besoin d'un accompagnement social adapté et à destination des étudiants donc avec au moins 15000 logements étudiants supplémentaires chaque année.

Il faut également comme Diong vousou l'a dit encadrer les loyers et renforcer aujourd'hui le dispositif qu'on connaît puisque on sait que dans l'encadrement des loyers c'est souvent les jeunes qui sont les plus victimes des propriétaires voyou puisque c'est les jeunes qui vivent donc dans des petites surfaces où donc François l'a dit tout à l'heure c'est 95 % des annonces qui respectent pas l'encadrement des loyers. Euh et surtout euh pourquoi est-ce que les jeunes ils sont davantage victimes de cela ?

C'est aussi parce que les jeunes vivent souvent par exemple dans des locations meublées vu que c'est on se dit bon c'est sur une courte période et cetera, c'est plus des locations meublées qui sont qui sont prises d'assaut on va dire par les jeunes et les locations meublées qui sont une niche fiscale pour les propriétaires et donc qui vont chercher justement à s'enrichir à voilà dans une logique de rente immobilière et donc c'est des propriétaires qui souvent ne vont pas respecter l'encadrement des loyers derrière ou qui vont aussi passer par des beau précaires comme par exemple le bail civil qui est en plein essort qui permet justement de ne pas respecter cet encadrement desloyer.

Autre mesure pour justement garantir ce droit au logement aussi pour les jeunes et c'est la garantie universelle des loyers puisque du coup quand on est jeune, on doit souvent montrer justement que on a des garanties, qu'on est solvable, que voilà, il y a il y aura pas de de souci avec nous si on nous loue notre un logement. Et donc nous, on porte l'idée d'une donc d'une garantie universelle des loyers, donc pour offrir une véritable protection à la jeunesse et lutter aussi contre ces inégalités parce que euh parmi les jeunes, il y en a évidemment qui ont euh des aides de leurs parents par exemple pour pouvoir accéder à un logement et d'autres qui n'ont pas cette pas cette opportunité-là.

Et donc cette garantie universelle des loyers permettrait de protéger toutes et tous. Et puis enfin, il faut développer aussi une poétique d'accès au droit envers les jeunes du coup qui souvent qui souvent n'ont pas forcément accès à toutes toutes les information savent forcément à quel droit est-ce qu' est-ce qu'ils ont droit. Et donc ça passe par une sensibilisation, un accompagnement, mais aussi un gueret unique à la fois pour l'accès aux droits sociaux comme les appellent, mais aussi l'accès au logement euh pour pouvoir être redirigé vers les différentes possibilités qu'il y a pour se loger.

Donc voilà un peu quelques pistes de travail donc pour pouvoir loger la jeunesse, garantir son autonomie pour faire en sorte que la jeunesse cesse d'être une période où le travail, le logement, les études soient précaires. Et surtout ce qu'il faut retenir, c'est qu'on a besoin aujourd'hui d'avoir un gouvernement qui mette au cœur de sa polétique le droit au logement et le droit au logement pour tous et toutes. Voilà. Merci beaucoup.

44:46
Non speech

[applaudissements]

44:49
Locuteur

Merci Éléonor Alexia Diangou. On va passer le micro maintenant si vous avez des questions ou des remarques. Oh là là. Euh mais avant ça, j'aimerais vous dire que si vous voulez travailler sur les questions du logement, il y a un groupe de travail logement avec Cassandre Bliot que j'ai vu qui est euh Cassandre, où es-tu ? Cassandre est partie. Bon mais vous inquiétez pas, elle est très présente d'habitude mais là elle est partie. Mais j'aimerais aussi saluer ma collègue Sandrine Nosb qui est là je crois. Euh non, c'est c'est pas vous, c'est elle là-bas. C'est pas la peine de me faire des fintes. C'est je la connais bien Sandrine.

On est en commission affaires économique et on va être chef de fil notamment puisqu'il y a un projet de loi logement euh de monsieur Casbarian Bis qui est monsieur Chambrin. Voilà, je les confonds, désolé mais ils ont été nombreux à passer. Et j'aimerais aussi saluer Amina Tapouiller qui est là qui est notre candidate pour la Gironde pour les sénatoriales. Elsa Bougard conseillère municipal. à et bien sûr mes amis de Nice qui subissent la politique de logement de monsieur Éric Sioti et qui ont bien du courage de militer à Nice étant donné les circonstances.