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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 5 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesJusticeSolidarités & famille

Mathilde Panot, présidente LFI Assemblée

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteÉludée

    Est-ce que c'est un premier pas que vous saluez ?

  • 1:20RelanceRéponse directe

    1 500 postes supplémentaires, mais juste une précision...

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Vous appelez clairement ce matin les lycéens à poursuivre le mouvement.

  • 3:48OuverteRéponse directe

    LFI est accusé de surfer sur la colère des lycéens. Est-ce que c'est le cas ?

  • 4:19RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous voulez profiter par des voix, par des résultats électoraux de ce mouvement ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la place d'un élu de se retrouver au milieu des lycéens à attiser la colère ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Je crois que surtout c'est basé sur un mensonge. Monsieur Lecornu a mis une lettre qu'il adresse à cinq de ses ministres dans lequel il explique que le budget de l'éducation nationale va augmenter l'année prochaine de 1,2 milliard d'euros. »
  • 0:58Invité politiqueChiffre
    « Donc de nouveau, ils coupent. Et dans ce budget, figurez-vous qu'il y a même la suppression de 1 588 postes de professeurs supplémentaires. »
  • 1:52Invité politiqueChiffre
    « que 10 ans de Macronie ont supprimé 10 000 postes de professeurs »
  • 2:00Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire 20,2 millions d'heures qui sont perdues chaque année pour les élèves. »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « Et il s'appelle Emmanuel Macron. »
  • 4:59Invité politiqueChiffre
    « Rendez-vous compte que dans la septième puissance économique au monde, il reste un médecin scolaire pour 13 000 élèves. »
  • 5:05Invité politiqueChiffre
    « Il reste une infirmière pour 1 500 élèves. »
  • 7:20Invité politiqueFait
    « Nous sommes le seul pays en Europe où des jeunes qui manifestent pour avoir des professeurs en cours perdent des yeux. »
  • 18:04Invité politiqueFait
    « Nous faisons depuis 10 ans chaque année un contre-budget. »
  • 19:12Invité politiquePromesse
    « La taxe Zuckman pour les ultra-riches pour qu'ils payent en moyenne pareil que le reste de la population française. »
  • 19:20Invité politiqueChiffre
    « l'autre taxe Zuckman, celle sur la taxe sur les bénéfices des multinationales pour que les multinationales payent réellement selon les bénéfices réalisés en France. Ça, ça rapporterait 26 milliards d'euros par an. »
  • 21:00Invité politiqueFait
    « un parent sur trois se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. »

Temps de parole

  • Mathilde Panot64 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 214 %
  • ?6 %

≈ 10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Mathilde Panot. Bonjour.

0:02
Locuteur

Bonjour

0:02
Présentateur

Mathilde Panot. Merci d'être avec nous. Le Premier ministre Sébastien Lecornu tente donc de répondre à la colère des lycéens en promettant des premières annonces pour la fin du mois sur les remplacements des professeurs absents, sur l'amélioration des locaux et des emplois du temps, sur Parcoursup aussi. Il promet que ces annonces seront issues du dialogue direct avec les lycéens via notamment les conseils de la vie lycéenne. On sait que les lycéens se plaignent beaucoup de ne pas être écoutés. Est-ce que c'est un premier pas que vous saluez ?

0:30
Mathilde Panot

Je crois que surtout c'est basé sur un mensonge. Monsieur Lecornu a mis une lettre qu'il adresse à cinq de ses ministres dans lequel il explique que le budget de l'éducation nationale va augmenter l'année prochaine de 1,2 milliard d'euros. Or, si on rapporte cette augmentation à l'inflation, ce qu'il faut faire pour voir réellement comment vont évoluer les moiliens, eh bien il y a une baisse pour les collèges et les lycées de 560 millions d'euros. Donc on est très très loin de ce qu'il promet et quand on regarde les universités, c'est moins 830 millions d'euros. Donc de nouveau, ils coupent.

Et dans ce budget, figurez-vous qu'il y a même la suppression de 1 588 postes de professeurs supplémentaires. Or, vous le savez, la jeunesse manifeste notamment pour avoir des professeurs de maths, de SVT, de philo en phase 2. Et donc, on est d'abord face à un mensonge et à des annonces qui sont en fait un peu des gesticulations. 1 500

1:19
Locuteur

postes

1:20
Présentateur

supplémentaires, Mathilde Panot, mais juste une précision quand même parce qu'à la rentrée

1:22
Locuteur

de 1027... En moins, si c'était supplémentaire, ça serait mieux.

1:25
Présentateur

1 500, 1 600 postes en moins dans le budget, mais 180 000 élèves de moins attendus après une baisse de 160 000 cette année. Et le gouvernement met en avant un volume 1 600 postes qui est bien inférieur aux 9 000 qu'il devrait supprimer si jamais il se basait sur l'évolution

1:44
Locuteur

démographique. Alors,

1:45
Mathilde Panot

j'ai entendu ces arguments de la part du gouvernement. Le problème de ce gouvernement, c'est qu'ils ont déjà supprimé 4 000 postes de professeurs l'année dernière, que 10 ans de Macronie ont supprimé 10 000 postes de professeurs, et qu'on se retrouve avec 10% des heures qui ne sont pas assurées parce qu'il n'y a pas un professeur remplacé. Ça veut dire 20,2 millions d'heures qui sont perdues chaque année pour les élèves. Et ça veut dire des jeunes...

2:06
Locuteur

En

2:07
Présentateur

surveillance d'examen, c'est 7% des heures de

2:09
Locuteur

cours. Qui vont

2:09
Mathilde Panot

passer le bac sans avoir, par exemple, leurs cours de maths qui sont dispensés, sans avoir leurs cours de SVT qui sont dispensés. Donc, ce qu'il faudrait faire, c'est au contraire, augmenter le nombre de professeurs pour pouvoir réduire le nombre d'élèves par classe, et

2:21
Locuteur

faire en sorte qu

2:22
Mathilde Panot

'il y

2:23
Locuteur

ait

2:23
Mathilde Panot

des remplaçants qui puissent être là, effectivement.

2:27
Présentateur

Donc, sur la réponse du gouvernement, vous dites

2:30
Locuteur

ce matin, elle n'est pas à la hauteur, et donc vous

2:31
Présentateur

appelez clairement, le Premier ministre dit aussi, il faut que les cours reprennent partout, la sécurité et l'état des locaux le permettent. Vous appelez clairement ce matin les lycéens à poursuivre le mouvement.

2:40
Locuteur

Mais

2:41
Mathilde Panot

nous, nous serons à leur côté demain, d'ailleurs, avec une convergence inédite, puisqu'il y aura à la fois les lycéens et les lycéennes, mais aussi les étudiants qui les rejoignent, une inter-syndicale de l'éducation qui sera là, des syndicats de salariés qui se joindront à eux, et j'ai même vu, par exemple, la Confédération Paysanne, qui viendra en soutien aux revendications. Vous savez, moi, j'ai été sur des blocus. Et tout le monde dit qu'il ne fait pas le blocus par plaisir. Ces jeunes ont, pour la plupart, le bac à la fin de l'année prochaine. Donc, ils savent l'enjeu que cela représente pour leur propre avenir.

Donc, s'ils font un blocus et s'ils réclament des choses, c'est parce qu'ils se retrouvent dans des situations d'inégalité et qu'ils sont en train de dénoncer un système à deux vitesses dans l'éducation qui est insupportable, notamment pour les quartiers populaires et la ruralité.

3:26
Présentateur

Et on reviendra tout à l'heure un peu plus longuement sur les revendications précises des lycéens, mais vous parliez de cette journée de mobilisation demain avec, effectivement, les syndicats étudiants et enseignants. Jean-Luc Mélenchon considère que ce sera un point de bascule, un point de départ, dit-il, qui ouvrira une série à coup sûr. Et il espère que ça débouchera sur des votes en votre faveur en 2027. LFI est accusé de surfer, justement, sur la colère des lycéens. Est-ce que c'est le cas ?

3:52
Mathilde Panot

Mais nous, nous sommes en appui des revendications des lycéens. Mais si vous voulez chercher, vous n'avez pas besoin d'une note blanche des renseignements pour savoir qui est responsable de ce mouvement. Le responsable

4:01
Locuteur

a un nom, il a une adresse.

4:03
Mathilde Panot

Exactement. Et il s'appelle Emmanuel Macron. Parce que s'il n'y avait pas eu 10 ans de casse de l'éducation nationale, comme tous les services publics dans ce pays, nous n'en serions pas là.

4:13
Locuteur

Est

4:13
Présentateur

-ce que vous voulez profiter par des voix, par des

4:18
Locuteur

résultats électoraux de

4:19
Présentateur

ce mouvement ?

4:19
Mathilde Panot

Nous, nous sommes des responsables politiques. Et donc, nous voulons offrir une issue politique et un débouché politique à ce mouvement. notamment en disant qu'il faut réinvestir dans les services publics. Mais juste, je rappelle que contrairement à ce qui est dit régulièrement sur les plateaux,

4:33
Locuteur

les

4:33
Mathilde Panot

lycéens, comme d'ailleurs les enseignants et la communauté éducative, ont essayé à maintes reprises de manifester pacifiquement, de redire par des pétitions, de redire par des mobilisations, par des rendez-vous avec les rectorats, les DAZEN, les revendications qui portaient. Le résultat, c'est qu'à la rentrée 2026, il y avait la moitié des établissements dans lesquels il manquait au moins un professeur et deux tiers des établissements dans lesquels il manquait au moins un membre de la communauté éducative. Rendez-vous compte que dans la septième puissance économique au monde, il reste un médecin scolaire pour 13 000 élèves. Il reste une infirmière pour 1 500 élèves.

Et nous avons dans la septième puissance économique au monde, des jeunes qui sont obligés de manifester parce que les plafonds leur tombent sur la tête, parce qu'il y a de l'amiante dans leurs écoles, parce qu'il y a des rats, parce qu'il pleut dans le réfectoire, comme c'est le cas à Darius Miliot au Kremlin Bicêtre. C'est une honte absolue.

5:23
Locuteur

Bien

5:23
Présentateur

sûr, et il y a aussi un lycée qui venait d'être rénové et qui était un modèle de rénovation écologique et qui a été incendié. Donc là, on essaye de prendre les différents problèmes. Et il y a des élus LFI qui se font filmer, parfois à côté de débordements, même s'ils n'y participent pas. Est-ce que c'est la place d'un élu de se retrouver au milieu des lycéens à attiser la colère, à appeler à manifester, à filmer, à poster sur les réseaux sociaux pour faire des millions de vues ?

5:49
Locuteur

Oui,

5:49
Mathilde Panot

c'est la place des élus. Et d'ailleurs, je me demande où sont les autres élus, parce que la place des élus, comme de toute la société, c'est de pouvoir protéger la jeunesse et les enfants de ce pays, c'est de pouvoir garantir un droit qui est un droit reconnu à l'international, le droit à l'éducation pour chaque enfant. Et donc, moi, je demande où sont les autres élus, où sont les

6:09
Locuteur

autres adultes ? En fait, ils

6:09
Présentateur

devraient tous

6:10
Locuteur

venir

6:10
Mathilde Panot

avec nous. Bien sûr, pour protéger la jeunesse face à des revendications qui sont des revendications légitimes. Il y a votre

6:15
Locuteur

présence,

6:16
Présentateur

et il

6:16
Locuteur

y

6:16
Présentateur

a aussi des propos, Mathilde Panot, notamment Jean-Luc Mélenchon, mardi dernier, qui appelle ses troupes à s'interposer face à la sauvagerie policière. À ce moment-là, il mentionnait la sauvagerie policière seulement, et d'ajouter, il n'y aura ni oubli, ni pardon pour personne. Comment ça doit être interprété ? Bien,

6:32
Mathilde Panot

nous, nous ferons des commissions Vérité et Justice quand nous arriverons au pouvoir, et nous n'acceptons pas l'impunité policière. C'est

6:39
Locuteur

quoi

6:39
Mathilde Panot

des commissions Vérité et Justice ? C'est ce qui permet que ceux qui donnent des ordres rendent des comptes, parce que ce sont d'abord eux les responsables. Je rappelle que Nunez a dit qu'il n'y avait aucune consigne de retenue, ce qui est complètement irresponsable de la part d'un ministre de l'Intérieur, et que Nunez a même dit que les forces de l'ordre pouvaient utiliser toutes les armes.

6:58
Locuteur

Le gouvernement a

6:59
Présentateur

aussi dit que pour les forces de l'ordre, c'était très difficile de maintenir l'ordre avec des mineurs, et qu'au contraire, il fallait

7:03
Locuteur

être particulièrement prudent. Non, non, je vous cite exactement ce

7:05
Mathilde Panot

qu'il a dit, il n'y a aucune consigne de retenue, c'est absolument irresponsable de dire ça. Il

7:09
Locuteur

parle aussi de violences urbaines.

7:10
Mathilde Panot

Nous voulons que ceux qui donnent des consignes rendent des comptes, mais ceux aussi, notamment ceux qui ont tiré les LBD, qui ont fait que d'ores et déjà, deux jeunes ont perdu un oeil. Nous sommes le seul pays en Europe où des jeunes qui manifestent pour avoir des professeurs en cours perdent des yeux. Je ne sais pas si vous réalisez la gravité. Celui qui a lancé une grenade qui fait qu'un lycéen a perdu toutes ses dents supérieures et obligé de manger avec une paille ne pourra pas parler pendant six semaines. Lui aussi devra rendre des comptes.

7:39
Locuteur

Voilà ce que nous disons, parce que l'impunité policière

7:42
Mathilde Panot

détruit la République.

7:43
Présentateur

Mathilde Panot, si, comme certains, notamment le gouvernement, vous le reproche, vous attisez la colère des lycéens, est

7:52
Locuteur

-ce

7:52
Présentateur

que vous les mettez en danger en les incitant à affronter les forces de l'ordre ? Vous venez de dire, je reprends vos propos, les enseignants, les élèves ont essayé de se mobiliser pacifiquement.

8:03
Locuteur

Ils

8:03
Présentateur

ont essayé et ils n'ont pas obtenu gain de cause. Ça veut dire que, si je vous entends bien, la violence était le seul moyen désormais de se faire entendre ? Non,

8:10
Mathilde Panot

le blocus.

8:13
Locuteur

Je n'ai jamais dit... On peut faire un

8:14
Présentateur

blocus pacifique.

8:15
Mathilde Panot

Vous savez, personne n'appelle à la violence. Nous, nous tenons à l'existence des jeunes et à l'existence des gens. Nous prenons nos existences au sérieux. Et la raison pour laquelle les jeunes se mobilisent, j'avais vu un jeune qui avait eu cette pancarte que j'ai beaucoup aimée, qui disait, désolé du dérangement, mais nous sommes en train d'essayer de sauver notre avenir. Donc, tout le monde comprend que ce qui est en train de se jouer pour eux, c'est derrière toute leur vie qui va être concernée par ça, à la fois par le bac, à la fois par Parcoursup, avec l'année dernière 125 000 élèves sans affectation.

8:43
Présentateur

Sur la question du rôle de LFI, puisque vous avez fait l'objet d'accusations graves, donc on vous donne l'occasion d'y répondre, notamment après les propos du maire de Saint-Denis, votre collègue Bali Bagayoko, qu'on a reçu d'ailleurs ici sur France Info et qui a pu s'en expliquer.

8:56
Locuteur

Il

8:56
Présentateur

a dit, je maintiens ses propos, quand il a dit, oui, la violence peut être légitime, mais quand on peut l'éviter, c'est mieux. Ensuite,

9:03
Locuteur

Jean-Luc

9:03
Présentateur

Mélenchon, et il a eu l'occasion de s'en expliquer encore une fois sur France Info. Jean-Luc Mélenchon, votre coordinateur Manuel Bompard, ont précisé dans les heures qui ont suivi, non, non, la méthode d'action de LFI, c'est la non-violence, toujours. Est-ce que vous avez eu des propos ambigus ?

9:19
Locuteur

Non, on n'a pas eu

9:20
Mathilde Panot

de... notamment de violence contre les personnels et les personnes, parce que c'est le moyen de massifier le mouvement. Ça, c'est la méthode qu'utilise la France Insoumise. Mais je vais aller sur ce qu'a dit Balibagayoko, sur la violence peut être légitime, même si, dès qu'on le peut, il faut l'éviter. Je ne sais plus exactement la

9:41
Locuteur

fin de la phrase. Si on peut l'éviter, c'est mieux.

9:42
Mathilde Panot

Si on peut l'éviter, c'est mieux. Mais le gouvernement lui-même l'admet. Rappelez-vous, au moment où les agriculteurs manifestaient, il y a eu l'explosion d'un bâtiment public, l'Adréal. Il y a eu des incendies de préfecture.

9:53
Locuteur

Il

9:53
Mathilde Panot

y a eu un attaque du centre des impôts. Et là, aucun des journalistes, aucun des politiques ne parlait de violence. Et y compris

9:59
Locuteur

le ministre

10:00
Mathilde Panot

de l'Intérieur de l'époque disait quoi ? On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS. Et

10:04
Locuteur

il y a des coups de sang légitimes. Je vais vous dire pourquoi... Il y a un deux poids de mesure qu'avec les jeunes, on

10:08
Mathilde Panot

est

10:08
Locuteur

intréptable. Pourquoi il y a un deux poids de mesure

10:11
Mathilde Panot

? Parce que d'un côté, vous aviez des agriculteurs de la FNSEA, parce que ce n

10:14
Locuteur

'est

10:14
Mathilde Panot

pas la même chose quand c'est la Confédération Paysanne. Mais d'un côté, vous aviez des agriculteurs de la FNSEA qui prenaient moins de normes, une dérégulation. Ce qui allait dans le sens de la politique du gouvernement. Et de l'autre côté, vous avez une jeunesse qui pointe la responsabilité de la Macronie dans le mouvement qui est en train de se faire pour dire « nous voulons

10:29
Locuteur

des

10:30
Présentateur

moyens ». Vous dénoncez des violences policières et vos mots sont très durs. Jean-Luc Mélenchon parle de sauvagerie policière, de ce qui tabasse nos enfants, de ce qui frappe, ce qui insulte, ce qui laisse libre cours à leur racisme. Voilà comment Jean-Luc Mélenchon dépeint la police. Votre indignation, est-ce que c'est la même quand un lycée est incendié, quand des professeurs sont agressés ?

10:50
Locuteur

Oui,

10:51
Présentateur

mais vous

10:51
Mathilde Panot

comprenez que derrière, il y a des ordres, il y a une différence entre des responsabilités individuelles dans lesquelles la justice va se saisir. Il y aura, vous avez vu qu'il y

11:00
Locuteur

a

11:00
Mathilde Panot

eu 5000 interpellations et rien que le jeudi 1er octobre,

11:03
Locuteur

il

11:03
Mathilde Panot

y a eu 2000 interpellations,

11:04
Locuteur

c

11:04
Mathilde Panot

'est-à-dire plus qu'au plus fort du mouvement des Gilets jaunes. Donc une répression jamais vue, au point que le syndicat de la magistrature s'en est ému en disant qu'il faut arrêter de criminaliser et de tenter de faire taire la jeunesse. Mais

11:16
Présentateur

il y

11:17
Locuteur

a

11:17
Présentateur

eu des émeutes urbaines des ministres de l'Intérieur. Est-ce que vous entendez aussi, vous avez vu les images de jeunes cagoulés, les feux de poubelle, les agressions ? Ça, ça n'existe pas pour vous ? Ça

11:26
Mathilde Panot

peut exister, mais la question, c'est les ordres politiques qui sont donnés et la réponse qui est donnée. Aujourd'hui, il n'y a qu'une réponse policière. Il n'y a pas de réponse politique aux revendications légitimes qui sont données. Or, ceux qui sont responsables de cette situation, c'est Emmanuel Macron et le gouvernement. Donc,

11:42
Locuteur

c

11:42
Mathilde Panot

'est à eux de répondre. Qu'il y ait des jeunes qui puissent utiliser des feux d'artifice ou je ne sais quoi. Oui, ça existe. Je ne dis pas que ça n'existe pas. Mais l'immense majorité des jeunes qui perdent des jours de cours, parce que ce n'est pas par plaisir, encore une fois, qu'ils bloquent, c'est pour exiger des réponses politiques. Et moi, j'aimerais qu

11:59
Locuteur

'on

11:59
Mathilde Panot

parle de violences dont on n'a pas beaucoup parlé. Parce qu'il y a eu les trois lycéens mutilés dont je parlais juste avant, le nombre de gardes à vue qui est impressionnant. Mais moi, j'aimerais vous lire, par exemple, ce que donnent comme témoignage vos collègues de Mediapart sur ceux qui ont été en garde à vue pendant 48 heures. Je cite un jeune de 15 ans à qui on a diagnostiqué, on a donné 7 jours d'ITT. Un policier m'a demandé de me déshabiller. J'ai refusé d'enlever mon bas. Il m'a baissé mon pantalon et mon caleçon de force. Deux policiers me raccompagnent dans ma cellule. Dedans, l'un m'attrape par le col et me plaque contre le lit en béton.

L'autre me met des patates derrière la tête en me disant « T'es seule maintenant, ton avocate,

12:32
Locuteur

elle

12:32
Mathilde Panot

est partie, petite salope. » D'autres racontent qu'ils se sont fait traiter de salles petits arabes, etc. C'est inadmissible. C'est inadmissible.

12:39
Locuteur

Les policiers doivent être exemplaires.

12:43
Présentateur

Il y a trois enquêtes qui sont ouvertes par la police des polices actuellement. Pour vous, ça ne suffit pas. On laisse libre cours à ces violences

12:51
Locuteur

?

12:51
Mathilde Panot

En tout cas, j'observe que ce qui a été fait pendant les Gilets jaunes, quand je vous disais que c'était plus d'interpellations qu'aux plus forts des Gilets jaunes, vous savez combien de gardes à vue des Gilets jaunes ont donné lieu à un non-lieu ? C'est-à-dire qu'on a retenu les gens pour rien. Combien

13:04
Locuteur

? Dites

13:05
Présentateur

-le nous.

13:06
Mathilde Panot

Quasiment 50% et même si on prend juste le rappel à la loi, 70%. Donc en fait, c'est juste une manière d'intimider cette jeunesse. Et ça suffit. Il faut répondre politiquement à ce qu'ils demandent.

13:17
Présentateur

Et les policiers, encore une fois, sont souvent, et on l'a vu sur des images, victimes également de violences et vous en avez parlé, ça existe aussi.

13:27
Locuteur

Le

13:27
Présentateur

8.30 France Info, Agathe Lambret, Simon Le Baron.

13:32
Locuteur

Avec

13:32
Présentateur

Mathilde Panot, députée et présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, conséquence de ce mouvement, notamment lycéen, des dégâts en France. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, déplore le saccage de ses lycées, 7 millions d'euros partis en fumée, selon elle, autant d'argent qui ne sera pas mis dans la rénovation des lycées, déplore le ministre de l'Éducation. L'exécutif veut donc engager la responsabilité civile et financière des parents de casseurs mineurs pour rembourser ces frais. Est-ce que c'est légitime ? D'abord,

14:04
Mathilde Panot

Mme Pécresse devrait faire profil bas. Je rappelle que c'est elle qui est en charge avec la région, notamment de la question des locaux et de la dignité des locaux dans lesquels les jeunes étudient et qu'on voit ici un plafond qui est tombé sur la tête. À d'autres endroits, des états de vétusté tels que, par exemple, les jeunes qui sont sur les bloquies se battent, par exemple, pour avoir du savon, du PQ et une porte aux toilettes des garçons. C'est ce

14:29
Locuteur

genre de choses. C'est vrai dans certains pays,

14:30
Présentateur

Mathilde Panot, mais d'autres ont été rénovés. Par exemple,

14:32
Locuteur

le

14:33
Présentateur

lycée Paul-Éloire, 45 millions d'euros selon la présidence

14:36
Locuteur

de la région. En tout cas, elle devrait faire profil bas parce que vu

14:39
Mathilde Panot

depuis le temps où elle est là, elle devrait faire profil bas et elle devrait même se tourner vers le gouvernement parce que le gouvernement, dans ce nouveau budget, va encore supprimer des dotations aux collectivités qui vont encore aggraver le

14:50
Locuteur

problème. Donc là,

14:50
Présentateur

c'est encore pire, Mathilde Panot. Qui va payer ces dégâts ? Est-ce que c'est aux impôts des Français de payer alors qu

14:55
Locuteur

'il

14:55
Présentateur

y avait déjà des sommes qui étaient fléchées pour rénover certains lycées ? Là, il va falloir réparer. Qui doit payer ? Qui

15:00
Locuteur

doit

15:01
Mathilde Panot

réparer ? Ceux qui ont cassé le service public de l'éducation, c'est-à-dire la Macronie. Je rappelle que...

15:06
Locuteur

Mais donc, nos impôts

15:06
Mathilde Panot

? Oui,

15:08
Locuteur

je

15:08
Mathilde Panot

rappelle que, par exemple, sur les agriculteurs, lorsqu'on parle de l'explosion d'un bâtiment public, personne n'a demandé qui allait payer. Personne n

15:14
Locuteur

'a

15:14
Mathilde Panot

demandé aux agriculteurs d'aller payer cela. Vous faites le parallèle entre les lycéères et les

15:18
Locuteur

agriculteurs. Et par ailleurs, s'il y a des

15:19
Présentateur

agriculteurs qui sont condamnés en justice pour des actes de vandalisme, ils payent.

15:23
Mathilde Panot

Oui, donc en fait, ça existe déjà. En fait, la question de casseur-payeur, c'est-à-dire de la responsabilité individuelle, existe déjà. Pourquoi cette loi, elle est grave, qu'ils veulent faire ? Cette loi est grave, déjà, parce qu'ils trouvent que la principale réponse à faire au mouvement lycéen, c'est non pas, par exemple, de faire en sorte qu'il

15:42
Locuteur

y ait

15:42
Mathilde Panot

un plan d'urgence pour embaucher massivement des professeurs, de faire un corps de fonctionnaire pour les accompagnantes d'élèves en situation de handicap, alors que je rappelle que 50 000 enfants en situation de handicap sont mal scolarisés ou déscolarisés parce qu'ils n'ont pas d'accompagnantes d'élèves en situation de handicap qui sont payés 900 euros par mois.

15:59
Locuteur

Et vous

15:59
Présentateur

avez raison, mais avec

15:59
Locuteur

quel

16:00
Mathilde Panot

argent vous faites tout ça, Mathilde Panot ? Attendez, je vais vous répondre là-dessus, mais d'abord, je réponds juste sur casseur-payeur. Pourquoi cette loi est grave ? Ça existe déjà, vous avez raison, lorsque vous passez devant un tribunal, vous pouvez être condamné à des amendes, à des travaux d'intérêt général, etc.

16:11
Présentateur

Là, il s'agit de faire en sorte

16:11
Locuteur

que si vous avez participé à

16:14
Présentateur

des violences, même si vous n'avez pas commis les

16:16
Locuteur

dégradations

16:16
Présentateur

directement, vous pouvez être condamné.

16:18
Locuteur

Exactement. C'est-à-dire

16:19
Mathilde Panot

que, du coup, c'est une arme de répression massive contre toutes les manifestations. Et donc, vous devrez prouver que ce n'est pas vous qui avez cassé, c'est une inversion totale par rapport à l'État de droit et je crois que c'est anticonstitutionnel.

16:31
Présentateur

Juste sur les rénovations, je reprends ce que disait Agathe, votre collègue de maire de Saint-Denis, Nibali Bagayoko s'est rendu parmi beaucoup d'autres élus LFI qui étaient sur d'autres lycées. Lui, il est allé presque tous les jours de

16:43
Locuteur

la

16:43
Présentateur

semaine dernière au lycée Paul-Éluard de sa ville de Saint-Denis. Valérie Pécresse dit ce lycée est en train d'être rénové, il

16:49
Locuteur

y a

16:49
Présentateur

un plan de 45 millions d'euros. Lui, quand on lui a posé la question sur France Info la semaine dernière, dit j'étais pas au courant. Est-ce que c'est normal ?

16:55
Locuteur

Je

16:55
Mathilde Panot

ne

16:55
Locuteur

crois

16:55
Mathilde Panot

pas qu'il ait dit qu'il n'était pas au courant. Je crois qu'il a dit, si j'ai bien entendu ce que disait Nibali Bagayoko, mais vous lui reposerez la question, c'était une question sur la manière dont les travaux étaient menés. Donc je ne crois pas qu'il ait dit qu'il n

17:05
Locuteur

'ait

17:05
Mathilde Panot

pas été au courant. Il a dit qu'il n'avait pas de rendez-vous personnel avec Valérie Pécresse. C'est quand même autre chose. Donc ça, je mets ça de côté. Mais sur la question de la rénovation collège, lycée et école, nous sommes complètement en retard. Vous avez beaucoup de jeunes qui se retrouvent avec 8 degrés en glace l'hiver et 40

17:27
Locuteur

degrés en glace l'été. Juste,

17:29
Présentateur

et c'est insupportable, notamment l'été. Ça peut être difficile aussi l'hiver.

17:32
Locuteur

Oui, mais par exemple, le fait diviser

17:34
Mathilde Panot

par 5 le fonds vert, ce qu'ils annoncent en juin de revenir dessus en septembre, ce qui aide, donc pour que tout le monde comprenne, les communes à rénover les écoles primaires notamment, eh bien c'est un scandale absolu.

17:46
Présentateur

Dans un contexte où le gouvernement cherche de l'argent et que la situation économique de la France se dégrade. La France qui emprunte à près de 4,8% à 10 ans, c'est du jamais vu depuis 20 ans. Il faut faire des économies. Vous vous dites avec nous, il y aura plus de profs, des lycées flambordneufs. Vous avez budgété le plan de la France insoumise pour l'école ?

18:04
Mathilde Panot

Alors on le budgette chaque année. Nous faisons depuis 10 ans chaque année un contre-budget. Cette année sera un peu spécifique puisque nous sommes en année présidentielle et donc nous allons budgéter directement notre programme. Donc vous allez avoir l'ensemble des nouveaux calculs qui ont été faits avec l'ensemble des propositions proposées par la France insoumise. Donc ça va arriver, mais nous le faisons chaque année. Et à tous ceux qui veulent faire croire qu'il n'y a pas d'argent en France, nous sommes la septième puissance économique au monde. Le problème principal, c'est qu'on a laissé s'enrichir une poignée de gens au détriment du peuple de France.

Je vous donne des chiffres qui sont très concrets, je crois, pour comprendre ça. En 1996, les 500 plus grandes fortunes détenaient 80 milliards d'euros et donc c'était l'équivalent de 6% du PIB de l'époque. En 2026, il possède 1080 milliards d'euros et c'est l'équivalent de 35%.

18:58
Locuteur

Ça veut dire que s'il dépensait tout, juste pour qu'on comprenne,

19:01
Mathilde Panot

s'il dépensait tout, il pourrait acheter

19:02
Locuteur

un

19:03
Mathilde Panot

tiers de la production annuelle de la France. C'est énorme. Mais comment vous faites pour les mettre à contribution, Mathilde Penaud ? On a proposé plein de choses. La taxe

19:12
Locuteur

Zuckman pour

19:12
Mathilde Panot

les ultra-riches pour qu'ils payent en moyenne pareil que le reste de la

19:15
Locuteur

population française. Justement, la taxe Zuckman,

19:16
Présentateur

c'est 15 milliards. Est-ce que c'est comme ça que vous

19:18
Locuteur

résolvez l'actrice de la dette ? il avait

19:19
Mathilde Panot

l'autre taxe Zuckman,

19:20
Locuteur

celle

19:20
Mathilde Panot

sur la taxe sur les bénéfices des multinationales pour que les multinationales payent réellement selon les bénéfices réalisés en France. Ça, ça rapporterait 26 milliards d'euros par an. Et je crois que tout le monde comprend que c'est une mesure normale que de payer les impôts la priorité de ce budget-là, de geler les prestations familiales, de geler les APL, de s'attaquer au déremboursement de médicaments, etc. Tout ça ne fait pas disparaître les besoins sociaux. Ça les tourne juste vers le privé, ce qui coûte plus cher aux gens. Nous, nous proposons au contraire d'augmenter les salaires, de relancer la consommation populaire et de recréer des emplois.

Et ça, ça évite de faire ce que fait ce budget actuel, c'est-à-dire de mettre la France au bord de la récession.

20:03
Présentateur

Sébastien Lecornu, le Premier ministre, dit que tout le monde, et il vise les oppositions en particulier, est en train de se cogner au mur du réel. On est avec des économistes, par exemple, ici jeudi dernier, qui disent, et qui n'ont pas forcément d'ailleurs la même approche sur ces questions, mais tous les deux disent que la situation, en effet, est grave. Est-ce que vous niez le réel ?

20:23
Mathilde Panot

Non, je ne nie pas le réel, mais ceux qui nous ont mis dans cette situation sont ceux qu'on appelait les Mozart de la finance, c'est-à-dire Emmanuel Macron et ses gouvernements

20:31
Locuteur

successifs. C'est la responsabilité, mais les économistes disent aussi qu

20:35
Mathilde Panot

'ils ont proposé.

20:36
Locuteur

La

20:36
Présentateur

situation va, le prochain président ou la prochaine présidente va en hériter, au moins pour les cinq ans à venir. Vous êtes prêts à

20:45
Locuteur

faire face à cette situation si vous dites qu'il n'y a pas de problème aujourd'hui en France ? Après ceux qui ont

20:49
Mathilde Panot

tout détruit, y compris qui ont détruit le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, c'est-à-dire les services publics, qui ont détruit la consommation populaire, qui ont fait qu'un parent sur trois se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. Donc oui, il y a urgence à changer radicalement de méthode. Et je voudrais juste vous dire que là, on parle de 54 milliards de coupes. C'est les mêmes recettes qu'on nous sert à chaque fois en nous expliquant que ça aura des effets différents. Ça n'aura pas d'effets différents.

La grande différence entre ce que nous proposons et ce que les macronistes font année après année en passant en force par 49,3, c'est qu'ils refusent constamment d'aller chercher des recettes nouvelles. Ils ont enlevé 62 milliards de recettes par an chaque année à l'État. Donc ils ont pratiqué une politique de la caisse vide. Il faut remettre de l'argent dans les caisses et vous verrez que nous avons de quoi répondre aux besoins de l'ensemble des gens.

21:38
Présentateur

Un vote solennel est prévu à l'Assemblée le 13 octobre sur la loi contre les violences sexistes et sexuelles. Une manifestation est organisée aujourd'hui à l'appel de la Fondation des Femmes et d'une coalition d'associations en faveur de cette loi. Mais la France Insoumise s'oppose à cette loi.

21:55
Mathilde Panot

Pourquoi ? Alors déjà, vous avez mal regardé, je crois, ce qui s'est passé en commission puisque là, vous avez raison, cette loi est en hémicycle. En commission, nous avons voté pour et notamment parce que nous avions obtenu beaucoup d'avancées. Par exemple, le fait que les crimes sexuels soient enlevés

22:08
Locuteur

des cours criminelles départementales, qu'il y ait plus de

22:11
Mathilde Panot

prévention, etc. Moi, d'abord, je veux saluer les associations féministes et enfantistes sur le fait qu'elles disent qu'il faut effectivement une loi intégrale pour pouvoir véritablement lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

22:25
Locuteur

Et on le voit en Espagne, quand il y a une loi avec du

22:28
Mathilde Panot

budget, eh bien, ça diminue par deux les féminicides. Nous,

22:32
Locuteur

on dit

22:32
Mathilde Panot

loi intégrale, budget intégral et c'est là que le bas blesse.

22:35
Locuteur

Donc 3 milliards d'euros ? Normalement,

22:37
Mathilde Panot

c'est que pour les femmes et vous avez vu qu'il n

22:39
Locuteur

'y

22:39
Mathilde Panot

a que 1,5 milliard d'euros dans le budget actuel.

22:43
Locuteur

Donc, ça nous pose problème.

22:44
Mathilde Panot

Si

22:44
Présentateur

le budget va jusqu'à 3 milliards, vous la voterez

22:46
Locuteur

?

22:47
Mathilde Panot

On verra. selon comment vont se passer les discussions cette semaine, vous comprendrez. Mais en tout cas, on a voté pour en commission parce qu'on s'est battu et on va se battre en hémicycle.

22:54
Présentateur

Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Merci

22:59
Locuteur

beaucoup. le

22:59
Mathilde Panot

6 octobre et le 10 octobre pour la Palestine, évidemment, après 3 ans de génocide.

23:03
Présentateur

Merci d'avoir été l'invité de France Info ce matin. Agathe,

23:06
Locuteur

je

23:06
Présentateur

vous dis à demain et merci à

23:08
Locuteur

vous de nous avoir suivis. la petite

23:08
Mathilde Panot

Panot.

23:09
Locuteur

Sous

23:09
Mathilde Panot

-titrage

23:09
Locuteur

ST' 501