La campagne de l'Ademe sur la sobriété "ne sera pas retirée", affirme Christophe Béchu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, vous avez validé cette campagne, allez-vous maintenant la retirer ?
- 0:44FerméeRéponse partielle
La première ministre, Elisabeth Borne, ne vous a pas demandé de la retirer ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Alors qu'est-ce que vous leur dites aux auditeurs pour le Black Friday ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez un peu seul dans ce gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueChiffre
« une journée normale comme aujourd'hui, il y a 20 000 spots télé qui sont diffusés sur nos ondes. »
- 0:27Invité politiqueChiffre
« 53 spots sur les 20 000 de la journée d'aujourd'hui, c'est la campagne que vous décrivez, 0,2%. »
- 0:56Invité politiqueFait
« On aurait dû cibler avec le même message plutôt les plateformes de vente en ligne que les commerces physiques. »
- 3:44Invité politiqueChiffre
« Le textile made in France, c'est 3% »
- 3:57Invité politiqueChiffre
« le nombre de vêtements en moyenne que chaque Français achète a augmenté de 30% ? »
Temps de parole
- Christophe Béchu54 %
- Locuteur non identifié23 %
- Locuteur non identifié 223 %
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Bonjour Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. Merci d'être avec nous dans ce 13-14. Vous avez validé cette campagne, allez-vous maintenant la retirer ? J'ai validé cette campagne, je l'ai vue et
je l'assume et elle ne sera pas retirée.
Aucun des spots ne sera retiré ?
Aucun des spots ne sera retiré. Il faut comprendre une chose,
dans
une journée normale comme aujourd'hui, il y a 20 000 spots télé qui sont diffusés sur nos ondes.
53
spots sur les 20 000 de la journée d'aujourd'hui, c'est la campagne que vous décrivez, 0
,2%. Que 0,2% du temps d
'antennes publicitaires soit consacré à se demander si tous les achats sont utiles, franchement, vu les enjeux de transition écologique, ça ne me semble pas déraisonnable.
La première ministre, Elisabeth Borne, ne vous a pas demandé de la retirer, aucun des spots ? Il
y a une chose exprimée ce matin par Bruno Le Maire, vous faites
parler une conseillère. Il dit lui c'est maladroit. Je
concède une maladresse. On aurait dû cibler avec le même message plutôt les plateformes de vente en ligne que les commerces physiques. Parce que le fait est que le souci qu'on a aujourd'hui avec la surconsommation, c'est Chine, bien plus que la boutique qui est au pied de chez vous ou au pied de chez moi. qu'il y a
clairement… peut aussi vendre des articles qui viennent du bout du monde.
Oui, sauf que quand vous avez une enseigne
qui
vend des polos à 5 euros, qui a doublé son chiffre d'affaires en un an et qui repose sur un modèle où il n'y a pas de place, ni pour la planète, ni pour la durabilité, il y a un sujet. Cette campagne, on prend un spot, mais c'est quoi la philosophie
? La
philosophie, c'est de rappeler que nous devons, dans ce que nous consommons, faire attention. Il y une loi portée par Elisabeth Borne, la loi AGEC, qui dit, il faut mettre le paquet sur le réemploi, sur le recyclage, sur la réparation, sur le reconditionnement. Et les autres spots dont vous ne parlez pas, ils anglent là-dessus. On a un spot qui, effectivement, dit, posez-vous la question de, est-ce que vous en avez besoin ? 0,2% d'antenne sur le sujet, ça n'est pas déraisonnable. Et
il n'y a pas une crise, une difficulté, une cacophonie. Nous sommes le gouvernement qui dit l'économie... On a deux ministres qui ne disent pas la même chose. Qui ne disent pas la même chose sur un sujet sur lequel... Et une première ministre dont ses conseillers nous disent que ça nous gêne et elle souhaite que la campagne soit retirée. Jérôme Cadet, nous n'opposons pas l 'écologie à l'économie. Nous disons qu'il faut réindustrialiser le pays. C'est le sens de la loi portée avec Bruno Le Maire sur l'industrie vert. Nous disons qu'il faut soutenir la filière textile, c'est le sens du bonus réparation.
Mais que pendant quelques jours, on ait 0,2% du temps publicitaire qui puisse être utilisé pour faire passer d'autres messages. Pas n'importe quand. La semaine du Black Friday qui est devenue une espèce de symbole de cette hyper-consommation. Alors qu'est-ce que vous leur dites, Christophe Béchut, aux auditeurs pour le Black Friday ? N'achetez pas, faites recoudre, regardez dans vos placards ? D'abord, je veux dire que j'aime les commerçants.
Avant ça, parce que quand j'entends le président Douai, ce n pas contre les commerçants. Encore une fois, vous avez 99,8% des autres spots qui vont dire acheter. Je dis, on a besoin d'être capable de faire passer des messages qui consistent à se dire non pas acheter, c'est mal, mais
est
-ce que j'ai besoin ?
Si j 'ai besoin d'où
vient le produit, et ça c'est ce que je dis aux auditeurs, est-ce qu'il est réparable si c'est un produit électroménager ? Est-ce que je peux me poser la question de la façon dont il a été construit, de l'endroit où il a été fabriqué, de son bilan carbone
? Je reprends l'exemple de la campagne, Christophe Béchut. Je veux racheter un polo, est que je peux me dire ? Celui-là, il va, il est un peu froissé, on voit un peu moins les couleurs, mais ce n pas très grave. Est-ce que c'est ça qu'il faut faire ?
Il faut qu'on retrouve une forme de sagesse qui existait il y encore deux générations où avant de se poser la question de jeter pour remplacer, on commençait par se poser la question
très
simplement de la réparation. C'est le sens du bonus réparation qu'on a lancé. Il faut se poser la question de comment on fabrique les produits, de l'incorporation. Le textile made in
France, c'est 3% Mais la conséquence, c'est forcément moins de consommation. Si tout le monde se pose cette question, est-ce que j'ai vraiment besoin de cet article ? Parfois la réponse est non. C'est la différence entre la sobriété et la décroissance.-ce que vous savez que depuis 10 ans, le
nombre de vêtements en moyenne que chaque Français achète
a augmenté de 30% ?
On n'est donc pas sur une pente qui est une pente de baisse. En revanche, on est sur un modèle où des commerces physiques sont aujourd'hui concurrencés par
des plateformes en ligne, avec des politiques
marketing ultra agressives et avec des bilans carbone qui sont désastreux.
Christophe Béchut, vous ai entendu ici même la semaine dernière dire que prolonger le glyphosate pour 10 ans, ça c'était la décision de la Commission européenne, c'était une dinguerie. Au même moment, le ministre de l'Agriculture, Marc Fénault, lui justifiait ce choix. Est-ce que vous vous sentez un peu seul dans ce gouvernement ?
Non, parce qu'en l'espèce, et je suis ravi que vous me permettiez de revenir sur ces propos, la Commission européenne, elle dit, il faut autoriser tous les types d'usages. Le choix qu'a fait la France sous l'impulsion du président de la République et de la Première Ministre, c'est de dire, on interdit tous les usages non agricoles, et pour les usages agricoles, on fait en sorte, partout où il a des alternatives, de les éviter. C'est la ligne sur laquelle nous sommes. Ce sont des lignes de compromis, c'est tellement facile d'être radical et sur des postures.
Ce gouvernement s'efforce d 'avancer avec l'ambition de la transition écologique et le souci de la fin du mois, pas seulement de la fin du monde.
Merci Christophe Béchut, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Christophe Béchu