Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé sur la mobilisation lycéenne depuis le Puy-de-Dôme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:27OuverteÉludée
Est-ce qu'Emmanuel Macron doit recevoir les organisations lycéennes, selon vous ?
- 7:09RelanceRéponse partielle
À la place vous, Président. Parce qu'il faut bien répartir les élèves.
- 8:25OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est ce genre de deal quand vous parlez de réouvrir les négociations avec la Russie ?
- 10:26OuverteRéponse partielle
Le premier tour de la primaire socialiste, vous regardez ça avec attention ou désintérêt ?
- 12:39OuverteRéponse directe
Sur le 17 octobre en pleine crise des lycéens, est-ce que vous pensez que ça peut encore un palier supplémentaire ?
- 14:44OuverteRéponse directe
Vous y serez mardi à la mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueFait
« il y a des blessés graves, mutilés, éborgné. »
- 1:43Invité politiqueFait
« C'est le plus ample depuis 50 ans. Même mai 68 était moins enraciné dans le terrain de la jeunesse. »
- 3:10Invité politiqueFait
« 700... Bon, bref. Ça, c'est la vieille comédie. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Parcours Plus, c'est le foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne. »
- 4:26Invité politiqueFait
« Les 3000 remplacements ce n'est pas suffisant, il n'y aura pas de changement structurel avant la présidentielle. »
- 5:05Invité politiqueFait
« l'enseignement public a été traité est un plan délibéré. C'est-à-dire que dans ce domaine comme dans les autres, il s'agissait de créer le marché du savoir. »
- 6:27Invité politiquePromesse
« Moi je supprime Parcoursup en arrivant. »
- 7:46Invité politiqueFait
« On peut utiliser les gens qui en sont à Bac plus 3. Il y a eu un temps, on recrutait à Bac plus 3. »
- 8:25Invité politiqueFait
« La mentalité des dirigeants européens est pourrie d'atlantisme. »
- 9:05Invité politiqueFait
« Le monde d'avant est mort, avec les droits de douane, la concurrence libre et non faussée, le néolibéralisme. »
- 9:50Invité politiqueFait
« c'est nous qui devrions faire le tampon, ouvrir les discussions avec Poutine, amener Zelensky. »
- 11:10Invité politiqueChiffre
« on a plus d'inscrits que n'importe quel autre candidat. »
- 11:55Invité politiqueChiffre
« 408 000, c'est pas la moitié de 240 000. »
- 17:23Invité politiqueChiffre
« ils ont transféré une partie des recettes de la sécurité sociale sur le budget de l'État, en exemptant de cotisations sociale jusqu'à trois fois le SMIC, je crois. Donc ça représente 80 milliards. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Priorité au direct, Jean-Luc Pélenchon s'exprime sur le sujet. La tranquillité publique, ce sont les bacs, les commissariats du Coir, police secours, c'est pas leur boulot quoi. police secours, c'est pas leur boulot quoi. Donc ils ne savent pas le faire et ils font beaucoup d'erreurs, ils ne maîtrisent pas leurs nerfs, ils n'obéissent pas à leur chef, comme ici cette bataille. Nous l'avons vu, nous en avons d innombrables témoignages. Vanier nous a raconté comment ayant discuté avec le commissaire de police pour faire reculer tout le monde, pour éviter le choc, les tirs avaient eu lieu et que le commissaire était totalement désabusé, ne contrôlait plus la situation. Pour nous c'est le...
je sais pas si vous avez observé mais on a commencé dans une formule dire on soutient le mouvement d'une manière un peu classique et puis on a compris que le Le pire danger, c'était la violence policière. Et que nous, par-dessus tout, on est attaché à ce que ça se finisse pas mal, qu'il n'y ait pas un mort, déjà il y a des blessés graves, mutilés, éborgné. Pour nous, c'est la préoccupation essentielle aujourd'hui. Alors on a été, je crois, entendu, beaucoup de gens se sont mobilisés pour protéger les manifestations lycéennes. Voilà ce que je peux. Après, le mouvement, il s'appartient à lui-même.
La vue complotiste sur les mouvements, c'est aussi vieux que le rapport entre un mouvement populaire et un pouvoir, le pouvoir dit toujours qu'il y a des agitateurs secrets. Voilà, mais ce n'est pas le cas. – Gabriel Attal justement vous accuse de manipuler cette jeunesse. – Oui, mais je ne suis pas obligé de répondre parce que si je vois pourquoi moi je devrais répondre à un truc pareil alors que moi je Je pourrais leur dire mais vous, vous avez l'intention de les massacrer. La démonstration que veut faire le pouvoir, c'est je vais vous faire tellement peur que vous n'oserez pas revenir. C'est ce qu'ils se sont dit au début.
Après ils ont compris que c'est plus compliqué parce que le malaise dont il est question, la racine de la révolte, elle est extrêmement ample et la racine du mal est très profonde. C'est pour ça que ce mouvement ne ressemble à aucun autre. C'est le plus ample depuis 50 ans. Même mai 68 était moins enraciné dans le terrain de la jeunesse en mai 68. Bon, moi, je n'avais que 16 ans à l'époque, mais ça n'a rien à voir avec ce qui se passe aujourd aujourd'hui, qui s'est diffusé à l'inverse de toutes les géographies des mouvements jusque-là. C'est-à-dire que c'est partir de la banlieue. D'habitude, ça part du centre-ville, les mouvements de lycéens.
Et puis ça a contaminé des les lycéens vers les étudiants. Les autres fois, c'était les étudiants d'abord, les lycéens après. Ensuite, quoi encore ? La jonction avec le syndicalisme des salariés quasi instantané. Ça n'a pas de précédent, une chose pareille. Ensuite, tous les syndicats de l'éducation, tous mobilisés en même temps autour d'eux. Donc il y a tellement de caractéristiques nouvelles que la première question à se poser, c'est pas de recommencer le vieux sketch combien il y a de poubelles qui brûlent, des chiffres invraisemblables de policiers et gendarmes blessés. Enfin, ça tient pas debout. Ils ont dû se blesser avec un trombone. C'est pas possible. 700... Bon, bref.
Ça, c'est la vieille comédie. Mais à la question du présent, c'est à celle-là qu'il faut répondre. Comment ils comprennent en face ce qui se passe. Et ce qui se passe, c'est leur enfant. Parcours Plus, c'est eux qui l'ont inventé. Le non-remplacement des... Bah écoutez, c'est M. Attal. C'est lui le rapporteur de la loi, c'est pas moi. Parce qu'on me colle ça sur le dos, mais c'est quand même... Et ça, c'est le fond de l'affaire. Parcours Plus, c'est le foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne. Vous arrivez au lycée, vous savez que vous allez tomber dans les pattes de Parcours Sup. Et puis, on vous dit qu'il faut faire des bons résultats pour avoir la fac que t'as choisie.
À supposer que ce soit vrai, c'est très angoissant. Si t'as pas ton prof, si t'as pas... C'est-à-dire la réalité que tu vis est C'est une réponse négative à la question qui t'es posée au départ, est-ce que tu vas pouvoir bien apprendre à en faire plus ? Les 3000 remplacements ce n'est pas suffisant, il n'y aura pas de changement structurel avant la présidentielle, on ne va pas réformer tout parcours sup ou rebâtir tous les bâtiments dans les 6 mois Ben on peut faire beaucoup de choses peut-être, non ? Quand même. Parce que si c'est comme ça, on ne fait jamais rien. Alors on dit « Ah ben c'est ça les moyens que vous avez choisis ».
Ben oui, c'est les moyens qu'ils ont choisi et ça a été assez efficace. Ils ont déjà gagné 3000 remplaçants. Et à chaque étape, des problèmes énormes sont soulevés. D'où sortent ces 3 000 remplaçants ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Il y avait donc 3 000 remplaçants qu'on n'avait pas affectés. Et quand on lui pose la question, il fait une réponse qui est tout à fait étrange. On n'avait pas le bon logiciel. Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc on sent, moi j'en suis convaincu, la manière avec laquelle l'enseignement public a été traité est un plan délibéré. C'est-à-dire que dans ce domaine comme dans les autres, il s'agissait de créer le marché du savoir.
Ça je vais l'expliquer au meeting un peu en détail. Je ne vais pas vous prendre dans le détail, mais ça a été fait de manière délibérée. Et quand vous écoutez M. Attal, ils comptent continuer. Comment ça marche ? Un marché, vous mettez les gens en opposition les uns avec les autres, vous mettez les établissements en compétition entre eux et puis vous mettez une haie comme la muraille là. En cours de route, il faut la passer pour la étape suivante. Que dit M. Attal ? Il va rétablir le certificat d'études, ce qui prouve qu'il ne sait même pas comment marchait le certificat d'études à l'époque.
Il va mettre le certificat d'études entre le primaire et le collège, puis entre le collège et le lycée c'est le BEPC, qui deviendront des clapets de blocage. Mais tout ça renvoie à... Tout est utilisé par eux pour créer, voilà, ça. C'est-à-dire que vous n'êtes pas content de ne pas avoir votre fac à Parcoursup ? Ben, allez dans une fac privée. Vous empruntez des sous et vous payez. Et vous commencez votre vie avec une dette. Ça, c'est le système américain. Mais nous, les Français, on ne peut pas se payer ça. On a besoin de tout le monde. Et pourquoi c'est aussi violent, le choc ?
Parce que ça a été 20 ans à essayer de préparer une scolarisation de masse pour avoir une population en masse à l'université. C'était ça le plan. Je me rappelle avoir participé à des discussions sur est-ce que l'objectif, c'était 50 % d'une classe d'âge en licence ? Donc le but, c'était ça. Et tout d'un coup il retourne le système non pas question il faut que ce soit faut pas que l'enseignement public prenne l'engagement de prendre tout le monde il faut que les gens donc s'offrent leurs leurs études — Est-ce qu'Emmanuel Macron doit recevoir les organisations lycéennes, selon vous ? — Bah le... François Mitterrand l'avait fait.
Je sais pas à quoi ça servirait, puisque vous venez de me dire que rien ne sert à rien. Mais bon — Bah si, bah... J'en sais rien. Mais il y a des dégâts. Moi je sais pas. C'est pas moi qui suis à sa place. Moi je sais ce que je ferais. Mais lui... Bah moi je supprime Parcoursup en arrivant. — À la place vous, Président. Parce qu'il faut bien répartir les élèves. — Ah bon — Il faut bien leur trouver une affectation après le bac. — Non, il faut savoir ce qu'ils veulent. Vous demandez aux gens ce qu'ils veulent. Et puis vous adaptez... C'est les deux techniques. Si vous faites le contraire, ça porte un nom, ça s appelle numerus clausus. Ils ont fait ça en médecine, c'est grandiose.
Ça s'est terminé par un désert médical généralisé. — Vous créez des places dans les facs notamment ? — Bah vous... On crée des places... Alors c'est pas les bâtiments qui vont quoi pour... Si vous voulez qu'on réquisitionne en région parisienne, je vous les trouve, moi. Et puis après, il faut trouver les gens à mettre devant les élèves. Bon. Là, c'est un certain niveau. Pour la fac, ça va être des doctorants. Pour les lycées, on peut utiliser les gens qui en sont à Bac plus 3. Il y a eu un temps, on recrutait à Bac plus 3. Des profs de lycée, j'ai même connu une période où on recrutait au bac avec... Bon. Donc c'est bon, quoi. Alors il ne faut pas recruter au bac. On a élevé le niveau.
Mais voilà ce qu'il y a à faire. Où est la complication là-dedans les gens sont là. Vous avez des milliers de jeunes gens qui sont en maîtrise ou qui sont en... Ou qui sont en licence. Licence, qu'est-ce que ça veut dire ? Licence d'enseigner. C'est ça que ça veut dire. Donc des gens qui sont en licence, qui ne demandent pas mieux que de... Alors évidemment, il faudrait en même temps qu'ils aient un temps où ils se préparent. Vous ne les mettrez pas à 100 % devant des classes. Il faut en même temps qu'ils apprennent un peu comment on enseigne. Mais tout ça aujourd'hui est subclaquant. Ils le font pas non plus. Non, c'est... J'ai lu... Attal, il dit on n'est pas dans Astérix et Cléopâtre.
On peut pas créer des facs comme ça. Mais si, on peut. On peut. Il y a de la place partout en France. Des bâtiments vides, il y en a de tous les côtés. C'est pas un sujet. Monsieur Mélenchon, ce matin Donald Trump a signé un accord avec Vladimir Poutine pour fournir du diesel aux marchés internationaux. Est-ce que c'est ce genre de deal quand vous parlez de réouvrir les négociations avec la Russie ? C'est ce genre de deal que vous soutenez ? C'est comme ça qu'il faut faire Non, ça prouve, mais rentrez-vous tous bien ça dans le crâne. Parce que la mentalité des dirigeants européens est pourrie d'atlantisme. Donc ils continuent à penser que le monde d avant continue.
Le monde d'avant est mort, avec les droits de douane, la concurrence libre et non faussée, le néolibéralisme qui a occupé toute la fin du XXe siècle et le début du XXIe, tout ça est fini. Avec Trump, on ne discute que d'une chose, business. C'est un impérialisme pur et c'est la ligne qu'ont choisi les États-Unis d'Amérique. Et ne croyez pas que ce soit Trump parce qu'il est violent et grossier. Biden avait la même stratégie politique, de remettre une forteresse Nord-États-Unis pour que à l'abri des droits de douane repousse une industrie américaine.
Là ce qu'il vient de faire c'est les Européens doivent se manger les Parce que c'est nous les Européens qui avons porté tout le poids des sanctions, mais c'est la même chose qu'avec Iran, ils avaient déjà fait le même coup les Américains, donc ils s'en foutent, ils mettent des sanctions, ils les enlaient suivant ce qui les arrange, et là ils vont faire du commerce. Voilà pourquoi la stratégie de... c'est pas la stratégie de Trump, c'est la stratégie européenne qui est lamentable, c'est pas comme ça qu'il faut faire à l'évidence.
Là on est embarqué dans une guerre alors qu'on devrait être d'embarquer, c'est nous qui devrions faire le tampon, ouvrir les discussions avec Poutine, amener Zelensky, bon on fera peut-être un jour aussi qu'il y a des élections en Ukraine, celles qu'il y a en Russie ne sont pas fameuses, bon voilà, mais c'est c'est nous qui devrions faire ça, parce que c'est l'Europe qui paye le plus cher cette affaire. – Autre grosse actualité ce week-end, la première socialiste, le premier tour, vous regardez ça avec attention ou désintérêt ? – Non, bon j'attends que ça se passe.
Une fois que le candidat socialiste sera désigné, bon, le tableau sera un peu plus stabilisé, mais pas tout à fait de leur côté, pas tout à fait. Il y a un candidat qui sera un adversaire plus intéressant pour vous qu'un autre ? Non, ça n'a pas de sens, parce que comme on ne sait pas lequel c'est, ni que, ni quoi, bon alors tout ça est très flou, quoi. On attend que ça se stabilise, que les gens disent des choses claires, qu'on comprenne ce qu'ils veulent. Bon tout d'un coup on voit apparaître un clivage qu'on ne connaissait pas entre ceux qui sont pour s'allier avec elle et fille, enfin ils sont bien mignons mais... Vous retrouvez des Alliés ?
Ben attendez, ils continuent à penser que c'est eux qui disposent, qui choisissent le repas, les couverts, la nappe, la table et ça c'est le passé tout ça. La dernière étape c était en 67, ça ne met pas en situation de décider autant de choses pour eux. Enfin j'en sais rien, on verra bien. Vous n'avez pas hacké la plateforme ? Non, non, non, non, à mon avis je ne sais pas mais bon dès qu'il y a 10 personnes qui appuient sur le bouton, ça bloque tout, c'est pas prévu je suppose. Je dis ça mais c'est méchant parce qu'en réalité la même chose nous est arrivée. Non, il n'y a qu'un truc qui me fait rigoler, on a plus d'inscrits que n'importe quel autre candidat.
Ah non, moi c'est 408 000, c'est pas la moitié de 240 000. Enfin bon c'est tout ça, c'est un peu... Non, je sais pas comment, cette procédure est invraisemblable. Disons que ça ne m'a pas réconcilié avec l'idée des primaires, parce qu'ils se sont entre eux détruits, et tout ça à la fin pour faire voter 140 000 hypothétiques personne. Alors qu'est-ce qui donne de la légitimité dans une situation pareille ? Mais j'en dis pas plus parce que réellement il faudrait, je n'y ai pas réfléchi plus que ça, on regarde, on va voir si ça donne quelque chose, je m'étonnerais.
Sur le 17 octobre en pleine crise des lycéens, est-ce que vous pensez que le 17 octobre ça peut encore un palier supplémentaire qui peut être franchi en termes de contestation potentiellement de convergence des luttes ? Le 17 octobre... Le 17 octobre, ce qui est certain, ce qui nous paraît le plus probable c'est qu'il y a un trajet qui fait mardi prochain puis le 17 octobre. Alors d'abord il fallait savoir si mardi prochain était confirmé, c'est confirmé par les syndicats lycéens et étudiants et il y a l'appui des confédérations salariées.
Pour nous c'est vital cette histoire, c'est à dire que nous les insoumis on peut faire plein de choses, on peut aider s'interposer et tout mais à partir d'une certaine masse c'est fini il faut être il faut qu'il y ait une protection qui viennent de la société elle-même ce qui est le cas lorsque les fédérations de parents d'élèves et les confédérations s'y mettent donc ce dispositif là il faut qu'il reste comme ça pour le 17 octobre vraiment j'insiste il Il faut que le 17 octobre, les syndicats de salariés et tous ceux qui vont participer à la mobilisation du 17 octobre se concertent, s'organisent pour que les choses se passent dans les calendriers du mouvement et un calendrier politique qui était déjà pas simple, le vote du budget.
Et ils ont réussi à faire en sorte, en traînant le temps qu'ils ont traîné, que les deux calendriers marchent maintenant, en se renvoyant l'un à l'autre. Je veux dire, s'il y a un accord signé à propos de l'état des lycées, on le verra tout de suite puisque ce sera le vote du budget. Donc je pense qu'il faut prendre au sérieux cette situation comme une crise politique globale. Et pas attendre que les choses se démontent par petits bouts parce qu'on n'aurait rien à y gagner, à la pagaille ou à des choses qui ne seraient plus maîtrisées. Donc je profite du fait que vos micros sont là pour redire aux lycéens et aux étudiants que je leur recommande des stratégies non violentes.
Et en particulier, de bien comprendre que mettre le feu à des poubelles ne fait pas avancer la course d'un par contre ça donne des images qui nous desservent, je crois que tout le monde le comprend donc faut pas le faire. Vous y serez mardi à la mobilisation ? Ouais ouais parce que c'est un appel général. Oui vous avez vu j'en reste pas longtemps parce que c'est... mais le temps de montrer du soutien quoi voilà. La discussion budgétaire peut être une réponse vous venez de le dire donc il est important pour que la France ait un budget cette année ? Bah s'il est bon oui sinon non. Ça veut dire quoi ?
Bah qu'on y trouve dedans ce qu'on est en droit d'y attendre c'est ça voilà parce que le cinéma il faut que la France ait un budget pas à moi quoi. Le voisin espagnol il vote pas de budget depuis trois ans et ils ont le taux de croissance le plus fort d'Europe alors non c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est est ce qu'ils se maintiennent dans une stratégie mais de toute façon tout le monde va être au pied du mur en quelques jours là vu que moi on m'accuse de toutes sortes de choses mais quand monsieur Lescure va raconter des bêtises à Londres et qu'à lui tout seul il fait monter les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne au détriment des Français alors là personne n'a rien à dire.
Bon vous avez vu la discussion qui a commencé mais j'en était sûr il va falloir parler de la dette mais pas à leur manière parce que je vous ferai remarquer qu'aucun d'entre eux ne dit comment ils comptent la régler. Ils ne vous répondent qu'à une question c'est comment devenir crédible pour que on leur prête moins cher. Mais la réponse qu'ils apportent n'est pas du tout crédible. Il y a déjà des gens qui ont parié sur l'effondrement de la France. C'est peut-être le moment qu'ils pèsent leur mot et qu'ils choisissent ce qu'ils vont faire. La Banque Centrale Européenne sera obligée d intervenir. Et le banquier français ferait bien d'apprendre son histoire.
Je sais qu'il vient pas de ce milieu et que sa seule vertu est d'avoir été un collaborateur de M. Macron, mais il n'a pas l'air de savoir que la Banque Centrale Européenne est déjà intervenue à plusieurs reprises pour faire une digue par rapport à des états qui étaient en crise. Non, avec un parapluie, ça le fait moins. Tu vois ? Non, regarde, ça y est, ça passe. Juste une question avant de se prendre l'appui sur les retraites. Je ne sais pas si vous avez regardé l'heure de vérité avec Edouard Philippe cette semaine.
Il est revenu là-dessus et en défendant sa réforme, avec l'âge de départ à 65, il vous a lancé un petit taquet en disant 60 ans, ce n'est pas réaliste, ça mettrait en danger le système de retraite, vous vous maintenez cette proposition ? Évidemment, mais je ne suis pas fou, c'est... Ils ont créé, c'est ça l'habileté des libéraux, parce qu'on les dit libéraux, mais c'est eux qui creusent les dettes. C'est quand même terrible, quand vous voyez les gouvernements de droite, c'est eux qui font les trous les plus importants. Pourquoi ? Parce qu'ils arrivent juste après en disant « Ah ben vous voyez, il n'y a plus de sous ».
Là, ils ont transféré une partie des recettes de la sécurité sociale sur le budget de l'État, en exemptant de cotisations sociale jusqu'à trois fois le SMIC, je crois. Donc ça représente 80 milliards qui sont passés dans le budget de l'État. Mais ils n'ont rien à faire là. Normalement c'était les cotisations qui payaient tout ça. Si c'était encore des cotisations, on pourrait par exemple imaginer de les augmenter d'un quart tous les ans. Un quart de point, c'est pas beaucoup. Et puis avec ça, ça couvre.
Mais si vous commencez à dire que vous allez transférer 82 milliards du budget de l'État sur la caisse de la Sécurité sociale, c'est-à-dire sur des cotisations dans les entreprises, on va faire tomber la bête à genoux. Donc c'est pas possible. Alors quand il dit « c'est pas réaliste », il pourrait commencer déjà par dire « ce qui n'a pas été réaliste, c'est de transférer ça dans le budget de l'État ». Parce que maintenant, c'est le budget de l'État qui doit payer à la place des cotisations sociales. Mais j'ai remarqué que... Alors donc un, déjà, il pourrait commencer par battre sa coulpe. Parce que c'est quand même lui qui a participé à faire ça avec tous les autres.
Et puis après, il suffit de faire des calculs combien il faut. Et une fois qu'on a regardé combien il faut, on sait combien il faut prendre. Et on sait à qui. Parce que l'accumulation qui s'est faite autour des milliardaires, des les millionnaires, la flat tax, le crédit impôt recherche, tout ça, c'est un multiple de la somme dont on a besoin. Donc il faut bien s'organiser. Moi, dans mon esprit, pour faire simple et avoir un petit tableau facile à comprendre, vous avez d'un côté la collecte qu'il faut faire pour satisfaire les besoins. Alors payer des profs et des infirmiers, et ainsi de suite. Bon, c'est pas toujours les mêmes budgets, mais peu importe.
Donc ça, c'est avec la la collecte de ressources supplémentaires. Ensuite, deuxiaux, où va-t-on prendre des sous pour rembourser la dette ? Mais je suis le seul qui parle de rembourser la dette. Qui parle de la rembourser ? Vous avez tous oublié quand M. le maire impérial m'avait dit « M. Mélenchon vous voulez convertir la dette en dette perpétuelle » et il m'a dit « impérial muselé M. Mélenchon, on ne la rembourse jamais, on emprunte ». Donc leur seul problème à eux, c'est qu'ils ont créé une rente pour le capital, ceux qui prête. Mais ça n'existait pas, ça, avant, les amis. Avant, la France faisait pas ça. Elle allait pas chercher ses sous sur le marché financier.
Elle les prenait à domicile avec les dépôts. En fait, c'est toute une technique. On appelle Ça, le circuit du trésor. De quoi il parle ? Alors il dit quoi ? C'est pas réaliste. Depuis quand il est réaliste, lui ? Depuis quand ? La dernière fois, c'était quand ?
Il vous a dit une fois, tiens, je vais améliorer le budget de la santé en faisant reculer le diabète ou le cancer pas du tout il lève la main lui et tous ses camarades pour foutre des pesticides partout qui vont augmenter là qu'ils vont augmenter le cancer donc je trouve qu'il ya une forme d'arrogance mais bon souvent les puissants ont cet air tranquille ils vous disent des trucs invraisemblables qui tiennent pas de bout mais comme c'est dit avec aplomb on se dira bah quand même alors on va demander à mélenchon si c'est vrai ou pas quoi pardon pardon 60 ans c'est raisonnable oui ça s'organise alors je vous dis pas c'est pas le lendemain du jour on est élu en ça non mais ça va un mandat ces cinq ans il ya largement le temps mais avant ils vont nous avant ils vont nous faire une guerre, les marchés financiers.
Ils vont peut-être la commencer avec M. Macron, normalement. Dès cette année... Donc on va voir qui répond et comment. Mais qu'est-ce que vous croyez qu'il n'y aura que la France qui va être mal. Tout le monde est à 4%. Nous, on est plus un. Maintenant, ils sont tous en train de dire qu'on va être à 7%. Mais en attendant, tout le monde est à 4, là. Tout le monde, toute l'Europe. Il y a 5 pays qui sont au-delà de 100 % d 'endettement par rapport au PIB. Et ces 5 pays représentent 50 % du PIB de l'Europe. Alors ? Alors quoi ? Vous allez vous en prendre aux Français ? c'est moi, vous allez tomber sur un os, parce que je ne me laisserai pas faire. Et je sais comment faire.
Mais là, il faut mieux que tout le monde soit raisonnable, fasse des choses raisonnables. Donc parier sur une difficulté de la France, c'est s'exposer à de grands ennuis avec moi si c'est moi qui préside. Si c'est quelqu'un d'autre, peut-être qu'il sera plus accommodant. Mais moi, ça ne sera pas le cas. Et je vous dis ça, bon, un peu... Je monte les épaules. Mais vous savez, avant que nous ne sois vraiment en difficulté, il y aura déjà les Américains parce que 40 000 milliards de dettes, même en appuyant sur le bouton tous les 5 minutes pour imprimer des dollars, ça commence à devenir chaud pour eux aussi. Le monde entier va entrer dans une crise financière, tout le monde le sait.
Tout le monde le sait. Donc... Et qu'est-ce qu'on fait ? Rien ! On attend que la foudre tombe. Bon. Moi, j'ai pris le temps, avec mes amis, d'y réfléchir un peu. Je ne vous dis pas qu'on ait des solutions définitives. Ne demandez pas à moi de réorganiser le capitalisme international. Ce n'est pas mon affaire. Mais à la faveur ! Il y a une chose qu'il faut qu'ils comprennent bien. La crise n'est pas une opportunité que pour les spéculateurs. Elle est aussi une opportunité pour des gens qui veulent changer le système. Parce que quand leur système ne marche plus, il faut mettre autre chose en place. En fait, moi, confiance en a des idées. Bon, on arrête là. Je vais m'épuiser.
Je vous raconte tout mon meeting. Vous n'allez pas le suivre après. Si, on va voir ce que dit la bêtise que va dire M. Attal.
Jean-Luc Mélenchon