L'ancien Premier ministre, François Bayrou réagit aux différentes crises qui frappent la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Où va notre climat politique ? Comment qualifiez-vous ce climat ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Comment vous qualifiez un tel climat ?
- 1:26RelanceRéponse directe
Entre forces politiques, comment expliquez-vous cette radicalité ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous qu'on veuille faire taire l'autre ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Qui va commander le bateau ? Où sont les voix fortes du bloc central ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Il est minuit moins une : y croyez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:35François BayrouFait
« On est menacé par ce que j'ai appelé la tenaille du pire. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et c'est un climat politique inédit, rendez-vous compte à 6 mois quasiment 5 mois et demi et demi de la présidentielle, des insultes échangées, des responsabilités rejetées sur les uns et les autres notamment après l'attentat horrible de Trappes, le tout dans un contexte de colère sociale qui ne faiblit pas au contraire. Alors où va notre ? On en parle avec vous. Bonsoir monsieur Premier ministre François Bayrou, merci d'être Bonsoir. avec nous jusqu'où le climat politique va-t-il se dégrader dans notre ? J'ai noté que même certains élus demandent à ce que d'autres et en particulier Rassemblement National et plus à droite encore ne puisse plus prendre la parole dans les médias. Depuis toujours même si vous combattez les idées du Rassemblement National, vous êtes battu
pour qu'il puisse s'exprimer. Comment vous qualifiez un tel climat ? [grognement] C'est une démocratie malade parce que ceux qui en sont les [raclement de gorge] responsables et les acteurs ont l'air d'oublier tous les principes qui nous font vivre ensemble. Alors c'est vrai dans la politique, c'est pas vrai seulement dans la politique, c'est vrai dans vous avez les images dans dans tous les affrontements qui sont nourris à chaque instant. Et c'est tellement facile d'être dans dans cette violence, dans cette radicalité comme on dit c'est-à-dire C'est de la haine. Entre forces politiques ?
C'est c'est la haine qui sert de de moteur qui sert de vecteur à des intérêts électoraux. Or vous noterez vous savez bien parce que au fond c'est ici que ça se passe ou ou chez vos confrères on considère que la ce qui est le plus excessif est le mieux. Que la radicalité comme on dit c'est un mot compliqué, ça veut dire de cette excès sur les positions que la radicalité c'est mieux que la mesure. Moi je pense exactement le contraire. Je pense que la société dans laquelle nous sommes a besoin
d'équilibre, de recherche de nuances. Je sais très bien que je suis à contre-courant de tout ce qu'on voit sur les plateaux parce que évidemment euh il arrive que la nuance se fasse de de moins bons scores d'audience que pas. Euh et moi je crois le contraire euh et on peut le vérifier. Mais comment vous expliquez vous dites démocratie malade. Comment vous expliquez qu'on en arrive, quels que soient les idées des uns et des autres, à faire en sorte qu'on puisse qu'on veuille faire taire ? L'autre qui parfois représente à tort ou à raison des millions de voix et des millions de Français. Euh cela me beaucoup c'est bien parce que vous vous vous plaidez vous vous énoncez euh des choses que j'ai
défendues depuis très longtemps. Je vais essayer de de vous dire pourquoi. [raclement de gorge] On a l'impression que un pays, notre pays, c'est un champ clos où s'affrontent les uns et les autres. C'est une stupidité. Ça peut-être été comme ça autrefois. Mais aujourd'hui la vérité est que ça n'est pas l'image d'un champ clos ou d'un ring de boxe qu'il faut. Nous sommes sur le même bateau. Notre pays c'est notre bateau. Et donc les affrontements systématiquement entretenus, on va en reparler, la recherche perpétuelle de bouc émissaire qui consiste à dire euh
ça n'est pas de votre faute, vous qui m'écoutez, c'est la faute des autres et on va savoir de quel bouc émissaire il s'agit. Tout ça c'est une manière en réalité d'affaiblir notre pays. Bien. Mais la question c'est qui va commander le bateau puisque c'est le même bateau. Et pour l'instant, il y a deux forces qui s'apprêteraient à le commander à en croire les sondages, monsieur Bayrou. Et ce sont pas les les les forces de la nuance en tout les cas ni dans leurs propos ni dans leurs programmes. La France insoumise et le Rassemblement national. Mais alors dites-moi entre les deux, elles sont où les voix fortes du bloc ? Vous les ? Vous les entendez fortes, puissantes, prégnantes dans le débat ? Si vous m'invitez, c'est parce que je prétends qu'il y a un chemin pour
trouver les voix fortes, mais que jusqu'à maintenant ce chemin est totalement fermé, occulté. il est minuit moins une. Il est minuit moins une. Quelquefois on peut se dire que c'est dans l'urgence que les choses vont bouger. Vous y croyez ? Oui, j'y crois et je vais vous dire euh très très simplement et sincèrement, je crois que ça bouge. Je crois que dans un certain nombre d'esprits, euh des personnalités qui méritent euh d'être entendues, un grand nombre commence à se dire tout ça n'est pas raisonnable. La manière dont est euh dont est organisée euh une compétition qui ne dit pas son
nom, euh une primaire euh obscure, euh la manière dont c'est organisé, vous voyez bien, ça part d'un principe, tout le monde dit il faut se réunir, Mais personne ne le veut. Et chacun ajoute il faut se réunir derrière moi. monsieur, comment euh quelle est l'antidote à la bataille des ? Quelle est l'antidote quand chacun se pense l'homme ? Ben c'est que les citoyens qui eux ne sont pas dans la bataille des égos euh décident, manifestent euh affirment et obligent les postulants à oublier un peu leur intérêt personnel
et à accepter qu'on regarde la situation comme elle est. Et vous avez tout à l'heure dit, je vais je vais le reprendre en une formule, en une phrase. Euh vous avez tout à l'heure dit on est menacé par ce que j'ai appelé la tenaille du pire. J'ai repris vos propos, oui. Euh et euh et on est menacé par ? Parce que si l'un de ces deux blocs gagnait la bataille présidentielle, Alors, ma conviction, Oui. c'est que c'est la France qui au bout du compte va vivre le pire des cauchemars de son histoire. Monsieur Bayrou, ? Je Non Non, mais je vais expliquer pourquoi. Mais permettez juste une question et vous expliquez pourquoi. Vous ne pensez pas que nous sommes déjà en train de
vivre le le pire des ? Oui, c'est pas terrible. c'est Alors, comment Comment l'argument de dire "Essayez de convaincre ce soir." Comment dire aux Français "Euh Monsieur Mélenchon, Madame Le Pen, c'est le chaos." Mais certains vont vous dire "Mais on le vit déjà." Oui, euh vous vivez des difficultés qui sont importantes et un désordre dans les esprits qui est très grand. Ça, c'est vrai. Et donc cette revendication euh à la fois de vérité et de clarté est une revendication essentielle. Mais dans les situations humaines, même quand c'est difficile, ça peut être pire. Moi, je vous dis que Je sais pas si ça donne envie comme ça, hein. Mais oui. eh bien, excusez-moi, c'est pas que que
ça donne envie. Pardonnez-moi, hein, de qualifier ainsi la peste et le choléra, c'est le pire ou le moins pire, en fait. Non, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit que les deux euh euh mâchoires de la tenaille du pire, toutes les deux représentent un danger mortel pour le pays. Je je dis des choses assez simples. Vous savez les crises qu'on est en train de vivre, elles seront accentuées et tout le monde le sait, tout le monde le dit. Le Pen arrive au pouvoir et si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir, le même risque pour ne suffira pas. Non, j'ai pas dit le même risque. Je dis des risques d'une égale gravité. Euh de d'une égale toxicité.
Euh et ? En Il y a une première raison, c'est que euh aucune de de ce de ces deux forces qui cherchent perpétuellement des boucs émissaires n'est capable de conduire le pays sur la voie de son redressement parce que si vous cherchez des boucs émissaires, ça veut dire que vous mentez au peuple que vous avez en face de vous. Alors, vous les connaissez les boucs émissaires, d'un côté les immigrés, de l'autre les riches ou je ne sais quoi. En tout cas, c'est jamais pour dire au pays la vérité sur sa situation. Et j'ajoute et c'est très important et je crois que personne ne le dit ou ne s'en rend compte assez si cette situation se produit, alors il
y a des conséquences immédiates et les premières des conséquences, c'est une chute de l'Europe et de la capacité de l'Europe et l'Europe. La France et l'Europe. Monsieur Bayrou, expliquez en en quelques mots et on entend votre votre alerte ce soir. Certains disent "On a donné les commandes du bateau ou de l'avion à quelqu'un qui a craché ce ce cet avion ou qui a fait couler le bateau. Et aujourd'hui, on nous dit dans le bloc central qui est pour beaucoup certains en tout cas sont des héritiers de ce même pilote. Ah bah, on va lui redonner les ?" Mais euh il faut il faut essayer de voir la gradation du risque. Euh dans le monde comme il est qui est un
monde de de guerre sauvage. On disait de compétition sauvage, on n'est même plus à la compétition. On est au-delà de la compétition, on est dans la dans la volonté d'écraser et de soumettre euh les pays ou les nations qui ne sont pas à la botte de ceux qui veulent commander. On a vécu l'attaque de Poutine euh contre l'Ukraine qui est pour nous une terrible menace. du bloc central tel qu'on l'a ? Et bien écoutez, vous Reprenons la dernière phrase où vous dites "D'accord." La dernière phrase, c'est l'Ukraine.
Les deux forces là, en l'occurrence, annoncent qu'ils vont mettre fin euh à l'aide à l'Ukraine. Autrement dit, les deux forces Le Pen et et et Mélenchon, ils sont les instruments de Poutine et de Alors, j'ai pas l'habitude de simplifier les choses, mais là, c'est absolument la situation que nous avons sous les yeux. il y a rassemblé à ces deux une grande partie des Français qui regardaient dans la rue autour de nous, monsieur Bayrou, ils veulent se chauffer, ils veulent rouler, ils veulent faire vivre un peu mieux leurs enfants que même même si c'est très difficile. Alors, certainement qu'ils ont l'Ukraine en tête, mais ils ont aussi leurs propres préoccupations. Non, non.
Ça c'est ce sont les gens qui sont de bonne foi et que vous décrivez qui sont derrière vous, mais les deux forces en question, ils ont pas l'Ukraine en tête. Ah non, je parlais des Je parlais des des préoccupations quotidiennes des Français. décidé, annoncé qu'ils abandonneraient l'Ukraine et que donc ils font le jeu de Poutine et donc le jeu de Trump. Et parlons de l'abandon de la France. Comment vous expliquez, euh monsieur le Premier ministre, qu'il a fallu 3 semaines, 3 semaines pour des premières réponses à une crise lycéenne qui est devenue une crise ? Est-ce que c'est le jeu du pourrissement ou est-ce que c'est la sidération totale au point qu'on ne sache plus écouter, dialoguer et
recevoir qu'il faille attendre 1 mois avec des blessés de tout ? ? Euh alors, d'abord, les manifestations, c'est pas uniquement les lycéens, hein. Oui, crise protéiforme. Euh les lycéens, les étudiants, Euh et et encore euh des difficultés très grandes que les Français rencontrent sont pas encore exprimées, par exemple, les agriculteurs. Le le le la crise agricole au moment où nous sommes avec le la terrible sécheresse qui nous a frappé comme comme en 76. Et pour l'instant, il va falloir trouver, articuler euh les les réponses réponses à cette crise. Il y a bien d'autres crises. La crise financière qui vient, c'est une crise aussi d'une d'une très grande ampleur.
Euh mais euh comment on peut t'expliquer ? Euh parce que l'art du gouvernement euh qui devrait être de prévoir les crises à l'avance, il se heurte au fait que il y a que le court terme qui intéresse très souvent les partis politiques. Je prends un seul exemple. Je prends un seul exemple, pardon, il vous concerne. Il y a un an précisément, j'ai engagé la vie du gouvernement pour qu'on puisse ensemble se rendre compte de la menace que euh l'accumulation de dettes faisait peser sur le pays. Qu'est-ce qui s'est ? Les oppositions Bien sûr.
Nous vous avions posé des questions à ce sujet. Oui et vous vous souvenez Voilà, vous souvenez les réponses que j'avais ? Nous y sommes. Et qu'est-ce qui s'est ? Et bien, le Rassemblement National, allié avec LFI, allié avec le PS, a préféré renverser [grognement] le gouvernement qu'avoir le courage de regarder les choses en face. Je Je Je présentais Je l'ai fait devant vous. Alors, je présentais un constat qui était un constat absolument précis en particulier sur la marée que les intérêts de la dette étaient en train de monter. Peut-être qui nous écoutent, vous tirez la sonnette d'alarme depuis très longtemps. Mais aujourd'hui, nous sommes toujours avec cette crise-là et d'autres
crises. Est-ce que nous sommes dans face à un pouvoir en fin de ? Vous avez été au cœur du réacteur. Qui aujourd'hui ne peut plus et ne tient ? Quand on dit que l'État a failli, cette phrase, est-ce que vous pensiez-vous, du haut de votre expérience, l'entendre un ? L'État a failli. Oh ben, ça fait à peu près 50 ans qu'on dit ça tous les tout le temps, hein. Oui, mais qu'on le reconnaisse directement, c'est différent. Mais le le Bon, euh euh il y a rien de plus difficile que les sociétés dans lesquelles nous vivons, hein. Parce que c'est euh une euh [raclement de gorge] une interconnexion dans le monde. Ce qui se passe au détroit d'Ormuz a des conséquences directes chez nous à la pompe, c'était pas le cas autrefois, c'était pas comme ça.
Et puis deuxièmement, les repères avec lesquels nous vivions sont des repères qui se sont écroulés. Par exemple, nous estimions que nous appartenions à l'alliance des pays libres. ? Et euh euh au cœur des pays libres, il y avait les États-Unis. Et au cœur des États-Unis, il y avait les présidents des États-Unis. Renversement des valeurs. Et là, mais renversement des valeurs parce que Mais on ne parle pas du président du monde, je vous parle du président de la France. Oui, mais j'y viens. Oui, non, mais je sais bien. Vous voulez enregistrer la focale, mais oui. Mais vous ne pouvez pas ignorer cette complexité qui vient de qui s'est installée en particulier ces
derniers mois, à partir du moment où le président des États-Unis attaque ses alliés. Bayrou, moi si je me mets dans la peau de certains Français, ils se disent "Mais regardez notre pays, on dirait qu'il est On dirait qu'il est déclassé sur l'échelle de la planète et à l'intérieur, on vit pour certains un déclassement économique, social." Donc c'est peut-être complexe, mais comment on fait si on n'apporte pas de ? Il reste 6 mois. On peut tenir comme ? Mais on va on J'imagine, vous en êtes une des actrices, hein, que en effet la demande de réponse est nécessaire et moi je suis prêt à y participer avec vous autant que vous le voudrez. Mais vous ne vous ne pouvez pas penser que nous sommes les seuls à ce point.
Peut-être vous avez Il y a quelque chose qui vous a échappé. Et qui est extrêmement frappant pour moi. Ces manifestations en France ont provoqué des manifestations dans tous les pays du monde. et cetera. Bien. En Non, en Europe, en Italie, ailleurs, en Amérique du Sud tout à fait. Et partout les gens disaient faut faire comme en France. Qu'est-ce que ça veut dire cette ? Alors il il il faut essayer. Je risque une explication. Euh je pense que dans tous les pays du monde la situation de de de croissance des inégalités
euh paraît invincible. C'est une une partie de ce qui se passe aux États-Unis et que le modèle de société que nous avons est né c'est doit être réinventé. à bout de souffle. en France à bout à bout de souffle. Donc là vous appelez à une forme de de à tout changer, c'est une forme de révolution. Je je j'appelle à tout reconstruire Mais que n'avez-vous fait ? Ben excusez-moi de de au moins vous pourrez dire que non seulement j'ai l'ai essayé mais je suis allé au bout de la logique pour que tout le monde comprenne. Je vous rappelle ce que nous disions la contrepartie de la dette c'est le fait qu'on produit pas assez Ça c'est un programme présidentiel
monsieur Bayrou. Ben oui, tous les programmes sont présidentiels. Ah ben alors si vous le présentez ce soir on rajoute un candidat au bloc central. [rires] Vous risquez pas de m'entraîner là. Mais vous vous rendez compte euh et [raclement de gorge] la crise de l'éducation euh les les les années et années que j'ai passées à essayer que nous avons passé à essayer de défendre une vision de du système éducatif. Vous vous souviendrez par exemple que dans mon discours de politique générale j'ai dit que il allait falloir changer Parcoursup que c'était pas possible. J'allais vous le citer. Et c'est et c'est exactement ce qu'on est en train de vivre. Mais le tableau de cette société-là
qu'on voit en partie. Les plus jeunes se sentent délaissés. Les anciens pour lesquels on a beaucoup de respect, les retraités ne veulent pas être les vaches à lait du gouvernement ni les boucs émissaires. Donc les deux piliers de notre société, les jeunes et les retraités, qu'est-ce qu'on leur ? Bah écoutez braves gens, on n'a pas de réponse. Attendez 6 mois, on va voir. de consacrer un livre, vous m'avez invité pour ça il y a il y a peu, qui s'appelle Alerte sur la France qui vient et qui dont l'alerte c'est la guerre des générations. Ce qui vient, si on fait rien, c'est la guerre des générations. le ? ? À qui le ? Faut-il le dire au président qui doit encore présider 6 mois ou c'est déjà ? Mais bon, c'est la situation d'un président qui peut pas se représenter
dans aucun pays du monde c'est facile, hein. Aux États-Unis, il y a même, vous savez, des thèses et des thèses et des proverbes entiers sur le fait que Vous voulez pas me dire comment se terminera cette fin de règne selon vous. J'espère qu'elle se terminera par le dessein qu'on dessinera euh euh la [raclement de gorge] le changement de société dont nous avons besoin. Alors c'est un changement de société très exigeant parce que toutes ces manifestations là, pour moi, elles portent une crise du sens des choses. À quoi ça sert tout ? Euh le le pensent-ils, disent les lycéens en particulier. Les lycéens,
qu'est-ce que qu'est-ce qui est ? Euh qu'est-ce qu'ils reprochent à ? Ouais. Que ça se joue très tôt à l'époque où aucun enfant oui oui. que à l'époque où aucun enfant on est prêt à savoir ce qu'il va faire demain et vous à 15 ans, vous le saviez pas et moi à 15 ans, je ne le savais pas. Euh et et Oui, il y a plus de chance. Peut-être que vous rêviez d'être président. Non, pas du tout, pas du tout à cet âge-là. Non, je Bien. Je Je rêvais d'être le porte-voix de des miens, hein, de ceux qui m'entouraient. Ça c'est vrai. Pas d'être président. Et ensuite, deuxièmement, euh il y en a qui savent parce que leur famille sait et il y en a qui savent pas parce que leur famille ne sait pas parce qu'ils ont pas les relations,
parce qu'ils ont pas les codes. Or, c'est vrai que la promesse de 2017 c'était on va donner à chacun sa chance. Sa première chance et puis si ça suffit pas une deuxième chance et puis une troisième chance. Et c'est un rendez-vous qui est devant nous aujourd'hui. et donc une crise de sens et vous appelez à tout reconstruire et vous appelez aussi les candidats dont on entend peu les voix puissantes et fortes à se rassembler. Pour l'instant, on va voir les réponses. Ben c'est c'est c'est il y a pas le choix. Il y a pas le choix, on verra. le monde va s'en apercevoir et je vous disais ils sont je crois que les esprits sont en train d'évoluer. pour nous dire quand ça sera organisé la ?
Ben j'espère bien. En tout cas, je vois beaucoup de gens qui commencent à se dire mais au fond, on va pas supporter cette situation pendant longtemps. Merci. on est en train de nous conduire à un accident. Il faut chercher le chemin qui permet d'y échapper. Ce chemin existe, c'est celui d'une confrontation loyale et saine pour notre démocratie. dont sortira une légitimité. Et un homme ou une femme. Oui. pour le bloc central, c'est pour l'instant que des candidats. Merci Monsieur Bayrou. Merci d'avoir été notre
François Bayrou