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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 23 septembre 2023 35 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileEnvironnement & énergieEurope & internationalSolidarités & famille

Marseille, Méditerranée, migrants: le discours du pape Français au palais du Pharo

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  • 2:12PrésentateurFait
    « Marseille est une ville à la fois plurielle et singulière, car c'est sa pluralité, fruit de sa rencontre avec le monde, qui rend son histoire singulière. »
  • 3:29PrésentateurFait
    « La Mare Nostrum est un espace de rencontre entre les religions abramiques, entre les pensées grecques, latines et arabes, entre la science, la philosophie et les droits. »
  • 9:27PrésentateurFait
    « Marseille, c'est la capitale de l'intégration des peuples. »
  • 22:45PrésentateurFait
    « La foi vient de la mer, comme l'évoque la suggestive tradition marseillaise de la chandeleur. »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Présentateur 215 %

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Présentateur

10h29 en direct, le pape François qui s'exprime pour clore les rencontres méditerranéennes, c'est en direct du Palais du Faroui. Merci de participer à ces rencontres. Merci de votre travail. Merci pour les réflexions précieuses que vous avez partagées. Après Paris et Florence, le chemin au service des peuples méditerranéens s'est poursuit. Les responsables ecclésiastiques et civils sont encore ici réunis, non pas pour traiter d'intérêt mutuel, mais animés par le désir de s'occuper de l'homme. Merci parce que vous le faites avec les jeunes qui sont les présents et l'avenir de l'Église et de la société.

La ville de Marseille est très ancienne, fondée par des navigateurs grecs venus d'Asie mineure. Le mythe la fait remonter à une histoire d'amour entre un marin émigré et une Française locale. Elle présente dès ses origines un caractère composite et cosmopolite. Elle accueille les richesses de la mer et donne une patrie à ceux qui n'en ont plus. Marseille nous dit que, malgré les difficultés, la convivialité est possible et qu'elle est source de joie. Sur la carte, entre Nice et Montpellier, elle semble presque dessiner un sourire et j'aime la considérer ainsi. Marseille, c'est le sourire de la Méditerranée.

Je voudrais donc vous proposer quelques réflexions autour de trois réalités qui caractérisent Marseille, la mer, le port et le phare. Trois symboles. La mer, une marée de peuple, a fait de cette ville une mosaïque d'espérance, avec sa grande tradition multiethnique et multiculturelle, représentée par plus de 60 consulats présents sur son territoire. Marseille est une ville à la fois plurielle et singulière, car c'est sa pluralité, fruit de sa rencontre avec le monde, qui rend son histoire singulière. On entend souvent répéter aujourd'hui que l'histoire de la Méditerranée est un entrelacement des conflits entre différentes civilisations, religions et visions.

Nous n'ignorons pas les problèmes, Diana, mais ne soyons pas dupes. Les échanges entre les peuples ont fait de la Méditerranée un berceau de civilisation. Une mer qui régorge de trésors, au point que, comme l'écrivait un grand historien français, elle n'est pas un paysage, mais d'innombrables paysages. Ce n'est pas une mer, mais une succession de mers. Depuis des millénaires, tout s'est engouffré, compliquant et enrichissant son histoire. La Mare Nostrum est un espace de rencontre entre les religions abramiques, entre les pensées grecques, latines et arabes, entre la science, la philosophie et les droits, et entre bien d'autres réalités.

Elle a diffusé dans le monde la haute valeur de l'être humain, dotée de liberté, ouverte à la vérité, et un mal de salut, qui voit le monde comme une merveille à découvrir et un jardin à habiter sous les signes d'un Dieu qui fait des alliances avec les hommes. Un grand-mère voyait dans la Méditerranée non pas une question conflictuelle, mais une réponse de paix. Mieux encore, le commencement et le fondement de la paix entre toutes les nations du monde.

En fait, il disait, la réponse est possible si l'on considère la vocation historique commune et pour ainsi dire permanente que la Providence a assignée dans le passé, a signé dans le présent et, dans un certain sens, a signé dans l'avenir aux peuples et aux nations qui vivent sur les rives de ce mystérieux lac de Tibéria d'élargie qu'est la Méditerranée. L'ac de Tibéria d'Obero, l'ac de Tibéria d'Obero, la mer de Galilée, un lieu où, à l'époque du Christ, s'est concentrée une grande variété de peuples, de cultes, de traditions. C'est justement là, dans la Galilée des Chantilles, traversée par la route de la mer, que c'est déroule la plus grande partie de la vie publique de Jésus.

Un contexte multiforme et, à bien des égards, instable, fut le lieu de la proclamation universelle de béatitude. Au nom d'un Dieu, Père de tous, qui fait lever son soleil sur les méchants et sur le bon. Il fait plévoir sur les justes et sur les injustes. C'était aussi une invitation à élargir les frontières du cœur en dépassant les barrières ethniques et culturelles. Voici donc la réponse qui vient de la Méditerranée. Cette mer pérenne de Galilée invite à opposer la convivialité des différences à la division des conflits. La marée Nostrum, au carrefour du nord et du sud de l'est et de l'ouest, concentre les défis du monde entier comme un témoigne.

Ces cinq rives sur lesquelles vous avez réfléchi, l'Afrique du Nord, le Proche-Orient, la mer Noire, Égée, les Balkans et l'Europe latine. Elle est à l'avant-poste des défis qui concernent tout le monde. Nous pensons aux défis climatiques, la Méditerranée représentant un autre spot où les changements se font sentir plus rapidement. ce qu'il est important de sauvegarder les maquilles méditerranéennes et créer un unique de biodiversité. Bref, cette mer, environnement qui offre une approche unique de la complexité, est un miroir du monde et elle porte en elle une vocation mondiale à la fraternité. Une vocation unique, seule voie pour prévenir et surmonter les conflits.

Frères et sœurs, sur la mer actuelle des conflits, nous sommes ici pour valoriser la contribution de la Méditerranée afin qu'elle redevienne un laboratoire de paix. Car telle est sa vocation, être un lieu où des pays et des réalités différentes se rencontrent sur la base de l'humanité que nous partageons tous et non d'idéologies qui opposent. Oui, la Méditerranée exprime une pensée qui n'est pas uniforme ni idéologique, mais polyédrique et adhérente à la réalité. Une pensée vitale, ouverte et conciliante. Une pensée communautaire. Voilà le mot.

comme nous avons besoin de cela dans les circonstances actuelles où des nationalismes archaïques et belliqueux veulent faire disparaître les rêves de la communauté des nations. Mais, rappelons-le, avec les armes, on fait la guerre, non la paix. Et avec l'avidité du pouvoir, on revient toujours au passé et on ne construit pas l'avenir. Par où donc commencer pour enraciner la paix ? Sur les rives de la mer de Galilée, Jésus commença par donner de l'espérance aux pauvres, les proclamant bienheureux. Il écouta leurs besoins, il soigna leurs blessures et il leur annonça avant tout la bonne nouvelle du royaume.

C'est de là qu'il faut repartir du cri souvent silencieux des derniers et non des premiers de la classe qui élèvent la voix même s'ils sont bien lotis. Répartons l'église et la communauté civile de l'écoute des pauvres qui sont embrassés et n'ont pas à compter car ils sont des visages et non des numéros. Les changements de cap de nos communautés consistent à les traiter comme des frères dont nous devons connaître l'histoire et non pas comme des problèmes gênants et les renvoyant chez eux. Il consiste à les accueillir non les gâcher à les intégrer et non à s'enbarrasser à leur donner de la dignité et comme je répète Marseille c'est la capitale de l'intégration des peuples.

Aujourd'hui la mer de la coexistence humaine est polluée par la précarité qui blesse même la splantie de Marseille et là où il y a précarité il y a criminalité là où il y a la pauvreté matérielle éducative professionnelle culturelle et religieuse les terrains des mafias et des trafics illicites libres. L'engagement des seules institutions ne suffit pas il faut un sursaut de conscience pour dire non non à l'illégalité et oui à la solidarité ce qui n'est pas une goutte dans la mer mais c'est l'élément indispensable pour purifier les eaux.

En effet le véritable mal social ce n'est pas dans l'augmentation des problèmes que le déclin de la prise en charge qui aujourd'hui est proche des jeunes livrés à eux-mêmes proie facile de la délinquance et de la prostitution qui s'en fait charge qui est proche des personnes rendues esclaves par un travail qui devrait les rendre plus libres qui s'occupe des familles effrayées et qui ont peur de l'avenir et d'émettre au monde des nouvelles créatures qui écoutent les gémissements des personnes âgées seules isolées qui au lieu d'être valorisées sont parquées dans la perspective faussement digne d'une mort douce qui est en réalité plus salée que les eaux de la mer qui pensent aux enfants jamais nés rejetés au nom d'un faux droit au progrès qui est au contraire une régression des besoins de l'individu aujourd'hui nous avons le drame de confondre les enfants avec des petits chiens et mon secrétaire me disait qu'en passant par la place Saint-Pierre il avait vu des personnes qui portaient dans la poussette des enfants et en fait ce n'était pas des enfants c'était des petits chiens et ça ça n'annonce pas quelque chose de bon qui regarde avec compassion au-delà de ses frontières pour entendre les cris des douleurs qui montent d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient combien des personnes vivent plongées dans la violence et souffrent des situations d'injustice et de persécution je pense à tant des chrétiens souvent contraints de quitter leur terre ou d'y vivre sans que leur droit soit reconnu sans qu'ils juissent d'une citoyenneté à part entière s'il vous plaît frères et sœurs engageons-nous pour que ceux qui font partie de la société puissent en devenir les citoyens de plein droit et puis il y a un cri de douleur qui résonne à plus que tout autre et qui transforme la maré nostrum en maré mortum la Méditerranée est berceau de la civilisation devient tombeau de la dignité c'est les cris étouffés des frères et sœurs à migrants auxquels je voudrais consacrer mon attention en réfléchissant sur la deuxième image que Marseille nous offre celle de son port la mer d'abord le port le port de Marseille est depuis des siècles une porte grande ouverte sur la mer sur la France sur l'Europe c'est d'ici que beaucoup sont partis chercher du travail un avenir à l'étranger c'est d'ici que beaucoup ont franchi la porte du continent avec des bagages chargés d'espérance Marseille a un grand port et tel une grande porte qui ne peut pas être fermée plusieurs ports méditerranéens en revanche se sont fermés et deux mots ont résonné alimentant la peur des gens invasion et urgence et on ferme les ports mais ceux qui risquent la vie en mer n'envahissent pas ils cherchent de l'hospitalité de la vie quant à l'urgence le phénomène migratoire n'est pas tant une urgence momentanée toujours bonne susciter une propagande alarmiste mais c'est un fait de notre temps un processus qui concerne autour de la Méditerranée trois continents et qui doit être géré avec une sage prévoyance avec une responsabilité européenne capable de faire face aux difficultés objectifs je regarde ici sur la carte les ports les ports privilégiés pour les migrants Chypre, la Grèce Malte l'Italie l'Espagne c'est le pourtour méditerranéen et ils accueillent des migrants le Marénostrom crie justice avec ses rivages où d'un côté règne l'opulence le consumérisme le gaspillage et de l'autre la pauvreté la précarité là encore la Méditerranée est un reflet du monde le sud se tourne vers le nord avec beaucoup de pays en développement en proie à l'instabilité au régime aux guerres et la désertification qui regarde les plus aissés dans un monde globalisé où nous sommes tous connectés mais où les fossés n'ont jamais été aussi profonds pourtant cette situation n'est pas une nouvelle de ces dernières années ce n'est pas ce pape venu de l'autre bout du monde le premier à la percevoir avec urgence et préoccupation ben non ça fait plus de 50 ans que l'église en parle de manière pressante le concile Vatican II venant de se conclure Saint Paul VI dans l'encyclique Populorum Progressio écrivait les peuples de la fin interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence l'église pressaille devant ce cri d'angoisse et appelle chacun à répondre avec amour à l'appel de son frère le pape Montigny est numéro 3 devoir des nations les plus développées racinées dans la fraternité humaine et surnaturelle le devoir de solidarité c'est-à-dire l'aide que les nations riches doivent apporter aux pays en voie de développement le devoir de justice sociale c'est-à-dire les redressements des relations commerciales défectueuses entre peuples forts et peuples faibles et les devoirs de charité universelle c'est-à-dire la promotion d'un monde plus humain pour tous partagé où nous tous nous aurons quelque chose à donner et à recevoir sans que les progrès des uns soient un obstacle au développement des autres à la lumière de l'évangile et de ces considérations Paul VI en 1967 soulignait le devoir de l'accueil sur lequel il écrivait ainsi nous ne saurions trop insister et 15 années auparavant la famille de Nazareth en écrivant la famille de Nazareth en exil Jésus-Marie et Joseph émigrés en Égypte sont les modèles l'exemple et le soutien de tous les émigrés et pèlerins de tous les temps de tous les pays de tous les réfugiés de toutes conditions qui poussées par la persécution ou par le besoin se voient contraints d'abandonner leur patrie abandonner les personnes qui leur sont chères et se rendre en terre étrangère Certes nous voyons tous les difficultés d'accueil les migrants doivent être accueillis protégés ou accompagnés promus et intégrés si on n'arrive pas jusqu'au bout le migrant reste à la marge de la société accueilli accompagnés promus et intégrés Voilà donc le style attendu Il est vrai que ce n'est pas facile de suivre ces styles ou d'intégrer des personnes qui ne sont pas attendues mais les critères principaux ne peuvent pas être les maintiens de son propre bien-être mais la sauvegarde de la dignité humaine Ceux qui se réfugient chez nous ne doivent pas être considérés comme un fardeau à porter Si nous les considérons comme des frères ils nous apparaîtront surtout comme des dons Demain, la journée mondiale du migrant et du réfugié sera célébrée Laissons-nous toucher par l'histoire de tant de nos frères et soeurs en difficulté qui ont le droit tant d'émigrer que de ne pas émigrer et ne nous enfermons pas dans l'indifférence L'histoire nous appelle un sursaut de conscience pour prévenir un naufrage des civilisations L'avenir en effet ne sera pas dans la fermeture qui est un retour au passé une inversion de marche sur le chemin de l'histoire Contre les terribles fléaux de l'exploitation des êtres humains la solution n'est pas de refouler mais d'assurer selon les possibilités de chacun un grand nombre d'entrées légales et régulières possibles grâce à un accueil équitable de la part du continent européen dans le cadre d'une collaboration avec les pays d'origine dire ça suffit c'est au contraire fermer les yeux tenter maintenant de se sauver se transformera en tragédie demain quand les générations futures nous remercieront pour avoir su créer les conditions d'une intégration incontournable alors qu'elles nous accuseront pour n'avoir favorisé que des assimilations stériles l'intégration est pénible mais clairvoyante elle prépare à l'avenir qui qu'on le veuille ou non se fera ensemble ou ne se fera pas sera ensemble ou ne se fera pas l'assimilation qui ne tient pas compte des différences et reste rigide dans ces paradigmes fait prévaloir à l'idée sur la réalité et compromett l'avenir en augmentant les distances et en créant gattisation provoquant hostilité intolérance souffrance nous avons besoin de la fraternité comme du pain le mot même frère dans sa dérivation indo-européenne révèle une racine liée à la nutrition et à la subsistance nous ne nous soutiendrons qu'un nourrissant d'espérance les plus faibles en les accueillant comme des frères n'oubliez pas l'hospitalité disent l'écriture et de l'ancien testament on répète la veuve l'orphelin et l'étranger les trois devoirs de la charité assister la veuve assister l'orphelin assister l'étranger le migrant à cet égard le port de Marseille est aussi une porte de la foi selon la tradition les saints Marthe Marie et Lazare ont débarqué ici et ont sémé l'évangile sur cette terre la foi vient de la mer comme l'évoque la suggestive tradition marseillaise de la chandeleur avec la procession maritime Lazare dans l'évangile et l'ami de Jésus mais c'est aussi le nom du protagoniste d'une parabole très actuelle qui ouvre les yeux sur l'inégalité qui ronge la fraternité et nous parle de la prédilection du Seigneur pour les pauvres et bien nous les chrétiens qui croyons au Dieu fait homme homme unique inimitable qui sur les rives de la Méditerranée s'est dit chemin vérité et vie nous ne pouvons pas accepter que les voies de la rencontre soient fermées ne fermons pas les voies de la rencontre s'il vous plaît nous ne pouvons pas accepter que la vérité du Dieu argent l'importe sur la dignité de l'homme que la vie se transforme en mort l'Église en confessant que Dieu en Jésus-Christ s'est uni à tout homme en quelque sorte croit avec Saint Jean Paul II que son chemin est l'homme l'Église adore Dieu et sert le plus fragile adore Dieu et sert le plus fragile qui sont ses trésors adorer Dieu et servir son prochain voilà ce qui compte non pas à l'importance sociale ou la richesse un chiffre mais la fidélité au Seigneur et à l'homme ce témoignage chrétien j'ai presque terminé excusez-moi c'est pour vous soulager ce témoignage chrétien est même héroïque parfois je pense par exemple à Saint Charles de Foucault le frère universel au martyr de l'Algérie mais aussi à tant d'opérateurs de la charité d'aujourd'hui dans ce style de vie scandaleusement évangélique l'Église retrouve le port sûr auquel accoster et d'où repartir pour tisser des liens avec les personnes de tous les peuples en recherchant partout les traces de l'esprit et à nos frances qu'elle a reçues par la grâce voilà la réalité la plus pure de l'Église voilà écrivait Bernano l'Église des saints ajoutant que tous ces grands appareils de sagesse de force de souple de discipline de magnificence et de majesté n'en est rien en soi si la charité ne l'a n'est pas j'aime exalter cette perspicacité française génie croyant et créatif qui a affirmé ces vérités à travers une multitude de gestes et d'écrits sans ces serres d'art le disait si tu as la charité tu as Dieu si tu as Dieu que ne possèdes-tu pas Pascal reconnaissait que l'unique objet de l'écriture est la charité et que la vérité hors de la charité n'est pas Dieu elle est son image et une idole qu'il ne faut point aimer ni adorer et Saint Jean Cassien qui est mort ici écrivait que tout ou même ce qu'on estime utile et nécessaire vaut moins que ce bien qu'est la paix et la charité il est bon donc que les chrétiens ne soient derrière personne en matière de charité et que l'évangile de la charité soit la manière carta de la pastorale nous ne sommes pas appelés à regretter les temps passés ou à redéfinir une importance ecclésiale nous sommes appelés au témoignage non pas broder l'évangile de parole mais lui donner de la chair non pas mesurer la visibilité mais nous dépenser dans la gratuité en croyant que la mesure de Jésus est l'amour sans mesure Saint Paul l'apôtre des nations qui passa une bonne partie de sa vie à traverser la Méditerranée d'un port à l'autre enseigner que pour accomplir la loi du Christ il faut porter mutuellement les fardeaux les uns des autres chers frères évêques ne chargeons pas les personnes de fardeau s'il vous plaît ne chargeons pas les personnes de fardeau mais soulageons leur effort au nom de Dieu de l'évangile de la miséricorde pour distribuer avec joie le soulagement de Jésus à une humanité fatiguée et blessée que l'église ne soit pas une série de prescriptions que l'église soit un port d'expérience pour les personnes découragées ouvrez le coeur s'il vous plaît que l'église soit un port de ravitaillement où les personnes se sentent encouragées à prendre les larges dans la vie avec la force incomparable de la joie du Christ que l'église ne soit pas à douane rappelez les seigneurs tout le monde tout le monde est invité et j'en viens à la dernière image celle du phare le phare illumine la mer et fait voir le port illumine la mer et fait voir le port quelles traces lumineuses peuvent orienter les capes des églises méditerranées en pensant à la mer qui unit tant de communautés croyantes différentes je pense que l'on peut réfléchir sur des parcours plus synergiques peut-être en évaluant aussi l'opportunité d'une conférence des évêques de la méditerranée ecclésiale comme le cardinal a dit pour des échanges qui donneraient une plus grande représentativité ecclésiale à la région en pensant au port et au thème migratoire il pourrait être fructueux de travailler à une pastorale spécifique encore plus reliée afin que les diocèses les plus exposés puissent assurer une meilleure assistance spirituelle et humaine et assister donc les sœurs et frères qui arrivent dans les besoins le phare dans ces prestigieux palais qui importent le nom me fait enfin penser surtout aux jeunes ce sont eux la lumière qui indiquent la route de l'avenir Marseille est une grande ville universitaire qui abrite quatre campus 35 000 étudiants qui les fréquentent 5 000 sont étrangers alors par où commencer à tisser des liens entre les cultures sinon par l'université là les jeunes ne sont pas fascinés par les séductions du pouvoir mais par le rêve de construire l'avenir il ne faut pas anéantir ce rêve les universités méditerranéennes sont des laboratoires des rêves des chantiers d'avenir où les jeunes grandissent en se rencontrant en se connaissant et en découvrant des cultures et des contextes on n'a pas ainsi les préjugés on guérit les blessures on conjure des rhétoriques fondamentalistes faites attention à tous ces fondamentalistes qui sont prêchés qui sont très à la mode des jeunes bien formés et orientés à fraterniser pourront ouvrir des portes inespérées de dialogue si nous voulons qu'ils se consacrent à l'évangile et au service de la politique il faut avant tout que nous soyons crédibles oubliant nous-mêmes libérés de l'autoréférentialité prêts à nous dépenser sans cesse pour les autres mais les défis prioritaires de l'éducation concernent tous les âges de la formation dès l'enfance assez mixant avec les autres on peut surmonter beaucoup de barrières et de préjugés en développant sa propre identité dans les contextes d'un enrichissement mutuel l'église l'église peut bien y contribuer en mettant en disposition ses réseaux de formation et animant une créativité de la fraternité frères et sœurs le défi est aussi celui d'une théologie méditerranéenne la théologie doit s'enraciner dans la vie une théologie de laboratoire ne marche pas donc une théologie méditerranéenne qui développe une pensée qui adhère au réel maison de l'humain et pas seulement des données techniques à mesure d'unir les générations reliées en mémoire et avenir et promouvoir avec originalité les chemins écuméniques entre chrétiens et les dialogues entre croyants de religions différentes il est beau de s'aventurer dans une recherche philosophique et théologique qui en puissant aux sources culturelles méditerranéennes redonne espérance à l'homme mystère de liberté en mal de Dieu et de l'autre pour donner un sens à son existence et il est également nécessaire de réfléchir sur le mystère de Dieu que personne ne peut prétendre posséder ou maîtriser et qui au contraire doit être surstrait à tout usage violent et instrumental conscient que la confession de sa grandeur présuppose à nous l'humilité des chercheurs chers frères et sœurs je suis content d'être ici à Marseille une fois monsieur le président m'avait invité à visiter la France et m'a dit il est important que vous veniez à Marseille je vous remercie je vous remercie de votre patience de votre écoute patiente et de votre engagement allez de l'avant courageux soyez une mère de bien pour faire face aux pauvretés d'aujourd'hui avec une synergie solidaire soyez un port accueillant pour embrasser ceux qui cherchent un avenir meilleur soyez un phare de paix pour anéantir à travers la culture de la rencontre les abîmes ténébreux de la violence et de la guerre merci beaucoup d'aujourd'hui

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Locuteur

merci à vous merci à vous