L'avenir français - Discours de Briançon.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Chiffre
« Pendant 7 ans, le taux moyen de notre dette a été de 1,1 %. Il est aujourd'hui à plus de 4,5 % et si nous ne prenons pas les décisions nécessaires, il dépassera les 5 % dans les prochaines semaines. »
- 8:58Chiffre
« Au lieu du rétablissement des comptes publics, nous avons eu le chaos politique et 300 milliards d'euros de dette plus en 2 ans, sans Covid, sans inflation, sans début de la guerre en Ukraine. »
- 11:07Chiffre
« Le prix du litre de diesel aussi entre Lyon et Brillançon entre 2,40 € et 2,5 € le litre de diesel. »
- 11:50Promesse
« Je propose donc la suppression immédiate et totale des certificats d'économie d'énergie, soit une économie pour tout le monde de 15 centimes immédiats par litre de carburant. »
- 13:59Promesse
« Si vous voulez véritablement stopper l'hémorragie financière, nous n'avons pas d'autre choix que de désindexer les pensions de retraite de un point, de supprimer l'abattement de 10 %, de geler les recrutements, tous les recrutements dans la fonction publique, de geler les avancements, de geler les prestations sociales. »
- 14:43Promesse
« Je propose que nous maintenions la surtaxe à l'impôt sur les sociétés. »
- 14:43Promesse
« Je propose en européen convaincu que je suis de demander un rabis sur la contribution de la France à l'Union européenne. »
- 16:56Fait
« J'ai la conviction qu'il faut garder un âge légal de départ à la retraite parce que c'est une borne qui est claire, qui est lisible pour tout le monde. J'ai proposé que ce soit 65 ans alors que la plupart de nos pays voisins sont à 67. »
- 18:22Promesse
« Je propose que l'État providence soit remplacé par un état puissance qui soutiendra les plus faibles mais qui s'occupera ensuite de ce doit s'occuper l'État : la santé, l'éducation, votre sécurité et rien d'autre. »
- 19:06Fait
« Je refuse que nous privions nos enfants ou nos parents des traitements de pointe contre le cancer. »
- 19:50Fait
« Le RSA sans travail, ça n'est pas un soutien, c'est une injustice. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Merci monsieur le maire de Brillanchon, cher Arnaud, monsieur le maire de Manoche, cher Camille, madame la maire, monsieur le maire honoraire. J'avais un ami que j'ai servi pendant très longtemps qui disait "C'est loin mais c'est beau." [rires] Je dirais qu'ici c'est très loin mais c'est très beau. Et donc je suis particulièrement heureux de vous retrouver ici à Brillançon pour vous parler de quelque chose qui nous tient tous à cœur qui est l'avenir français.
Alors pourquoi me direz-vous le faire à Brillançon ? D'abord parce que tu l'as rappelé Char Arnaud Briançon elle est une ville d'histoire. C'est une ville qui est mentionnée par l'historien romain Strabon. Je tiens beaucoup à notre histoire romaine. Ces citoyens ont bénéficié depuis le moyen-âge d'un statut particulier qui ne l'aura été retiré que la nuit du 4 août 1789. Il paraît que Abriançon ne payait pas ses impôts. Je pense que toutes les villes et tous les toutes les villes rêveraient du même statut aujourd'hui. Vous étiez libre de toute contrainte. Briançon a accueilli le pape Pisis en
1799, bien avant que Paris n'accueille aujourd'hui le pape Léon X. Brillançon est surplombé par la route Napoléon que nous venons de sillonner avec Benjamin et Robin. Elle est protégée par des fortifications de vaubanc parmi les plus belles de France. Brillançon, tu l'as rappelé, a été une ville de résistance à l'ennemi, une ville frontière. une ville garnison, un pyon rocheux à la frontière des Alpes. Et je n'oublie pas que Fouet, surintendant des finances de Louis XIV a fini ses jours dans la sinistre forteresse de Pignorol à quelques kilomètres à vol d'oiseau.
D'ici, je constate qu'on a beau les accuser de tous les mots comme tu les rappelais, on traite mieux aujourd'hui les anciens ministres des finances. Vous connaissez ma conviction profonde. Nous ne reconstruirons l'avenir de la France que sur la base de son histoire. Car notre histoire n'est pas une honte, c'est une fierté. Ça n'est pas du passé. Notre histoire vit encore au présent et je crois profondément qu'elle éclaire le futur. Notre histoire ne doit pas être un sujet de querelle. Elle doit être un facteur d'unité de la nation. Et puis enfin, j'ai choisi Brillançon
parce que Arnaud Murgia. Arnaud n'est pas seulement le maire solide et efficace que vous connaissez, que vous avez réélu triomphalement au printemps dernier dans un contexte politique pourtant difficile. Arnaud est un homme de terrain. Arnaud est un homme de projet et plus que tout, Arnaud est un homme de cœur. Alors au moment où pour la première fois depuis 2 ans, je reprends la parole à un pupitre dans un débat politique, j'ai tout simplement voulu venir chez un ami qui ne m'a jamais manqué comme ceux qui sont présents aussi aujourd'hui. Tu étais là au moment de la primaire, cher
Arnaud, dans les premiers éléments victorieux comme dans la défaite. Tu étais présent dans la foule quand je dirigeais Bercy et que nous distribuions des aides face au Covid et qu'il n'y en avait jamais assez. Mais tu étais là aussi quand la même foule s'est retournée pour dénoncer les aides qu'elles avaient réclamé quelques mois plus tôt. Arnaud Murgia n'est ni le vent ni la girouette. Il est la base de granite. Il ne tourne pas, il tient. Il ne suit pas ses intérêts, il défend ses convictions. Alors ici sur les hauteurs de Brillançon, cher Arnaud, je veux te dire et à travers toi à tous les parlementaires, tous les élus locaux,
tous les maires, tous les conseillers, tous les amis qui ont continué contre vents et maré à me soutenir, un seul mot, merci. Ici à Brillançon, tout recommence toujours. La tempête, vous la voyez toutes et tous arriver en France avec angoisse et avec colère. Et je voudrais que chacun comprenne bien le moment que nous vivons aujourd'hui et ce qui est en train de se passer. Nous sommes en fait en train d'assister à deux masses d'air qui entrent en collision avec une puissance redoutable. La première masse d'air est internationale. Elle est le produit de la double folie
de Donald Trump et de Vladimir Poutine. Le premier à déclencher en Iran une guerre dont les conséquences sur le commerce international, sur la stabilité dans le golf et sur les prix du pétrole sont incalculables et imétrisables. Le second Vladimir Poutine a déclenché un conflit inutile, barbare et sans aucune issue contre l'Ukraine. Donald Trump menace notre pouvoir d'achat en faisant flamber les prix du carburant à la pompe, en brandissant les tarifs douigners comme un cowboy son pistolet et en jouant avec l'indépendance de la banque centrale américaine, donc en faisant monter les
taux d'intérêt semaine après semaine. Vladimir Poutine, lui menace notre sécurité et je le dis pour tous ceux qui seraient tentés de donner leur voix à un parti, le Rassemblant national qui est si proche de Vladimir Poutine, si proche de ceux qui attaquent nos intérêts. Ne pactisez pas avec ceux qui menacent directement et dès maintenant la France. La seconde masse d'air est nationale. Elle est le produit de notre inconséquence financière et des illusions qui ont été vendu aux Français depuis 40 ans par des responsables politiques qui préfèrent leurs rêve à la
réalité. Et ces illusions, je les ai toujours dénoncé. Non, on ne peut pas distribuer les richesses qu'on ne produit pas. Non, on ne peut pas travailler moins et gagner plus. Non, la France ne peut pas être la terre d'asile de tous les opprimés de la planète. Non, la France ne peut pas dicter loi en Europe sans respecter ses règles élémentaires, en particulier l'obligation d'être sous les 3 % de déficit public. Alors, vous me direz parce que j'entends cette objection depuis des mois et des mois, mais qui est-il pour nous dire cela ? Lui qui a dirigé les finances de la France pendant 7 ans ? Alors, permettez-moi d'utiliser cette prise de parole pour remettre les
points sur les i. Pendant 7 ans, le taux moyen de notre dette a été de 1,1 %. Il est aujourd'hui à plus de 4,5 % et si nous ne prenons pas les décisions nécessaires, il dépassera les 5 % dans les prochaines semaines. Pendant 7 ans de 2017 à 2024, les écarts de taux entre l'Allemagne et la France n'ont jamais dépassé 30 points. Ils dépassent 100 points aujourd'hui. En 2023, la croissance a frôé les 2 %. En 2027, nous ne serons pas loin de la récession. Et quand j'ai quitté Bery, le taux de chômage était à 7,6 %. Il est à
près de 9 % aujourd'hui. Nous croyons en avoir fini avec le spectre du chômage de masse. Il est en train de revenir. Pendant 7 ans, je me suis battu sur les comptes publics. J'ai gagné des combats et je reconnais bien volontiers que j'en ai perdu et je prends toute ma responsabilité dans ces échecs. Je rappelle simplement que lorsqu'au printemps 2024, j'ai dit "Nous devons adopter un plan de rétablissement de nos comptes publics, la réponse a été dissolution. bilan des courses. Au lieu du rétablissement des comptes publics, nous avons eu le chaos politique et 300
milliards d'euros de dette plus en 2 ans, sans Covid, sans inflation, sans début de la guerre en Ukraine. 300 milliards d'euros de dette en plus depuis mon départ de Bercy pour rien. La dette n'est donc pas un problème de personne. Tu l'as parfaitement rappelé cher Arnaud. C'est un problème de modèle et je le dis avec gravité parce que je pense que chacune et chacun d'entre vous ici le ressent. Notre modèle éconodique et social est caduc. Il est obsolète. Il ne donne aucun des résultats que vous êtes en droit d'attendre. Il faut donc
en inventer un nouveau. Et demain, si nous ne prenons pas la juste mesure de la pente dangereuse dans laquelle nous sommes désormais, ce fameux rêve français risque de tourner au cauchemar. Nous aurons des taux d'intérêt qui seront au-dessus des 5 %. La charge de la dette absorbera toutes nos marges de manœuvre financière à un moment où nous devrions investir contre le réchauffement climatique, pour l'adaptation, pour l'innovation, pour l'intelligence artificielle, pour notre défense bien sûr, pour nous protéger. Et la Banque centrale européenne un jour nous imposera un traitement de choc pour palier notre manque de courage collectif.
Déjà, regardez la situation, le produit de l'impôt sur le revenu dépasse le financement des intérêts de la dette. Cela veut dire que tout ce que nous prélevons sur l'impôt, sur le revenu passe dans le financement des intérêts de la dette. Je croyais qu'on levait l'impôt pour financer les hôpitaux, les crèches, les collèges, les écoles et les services publics. Aujourd'hui, nous levons l'impôt pour payer notre inconséquence financière. Alors que faire puisque je suis ici pour vous parler d'avenir ? Décider, décider vite et décider fort. Le contexte, je l'ai rappelé, tout le monde le connaît, les prix à la pompe flambe. J'étais sur la route il y a
quelques instants. Je regardais les panneaux aux entrées de station service. Le prix du litre de diesel aussi entre Lyon et Brillançon entre 2,40 € et 2,5 € le litre de diesel. Le contexte géopolitique ne permet de voir aucune amélioration de ces prix à court terme. Cette situation est intenable pour des millions de nos compatriotes qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler ou d'utiliser du carburant pour leurs activités professionnelles. Je pense en particulier aux agriculteurs. Un nouveau chèque ne suffira pas. Un guichet non plus. Je propose donc la
suppression immédiate et totale des certificats d'économie d'énergie, soit une économie pour tout le monde de 15 centimes immédiats par litre de carburant. Dans le même temps, les deux sont complémentaires, il faut mettre tout de suite en place un plan complet, puissant et immédiat pour reprendre le contrôle de nos finances publiques et pour garder notre souveraineté. Et je vous le dire avec beaucoup de fermeté, attendre n'est pas une option. Chaque jour qui passe nous expose davantage au risque d'un accident financier. Aucune habileté de circonstan remplacera le courage. C'est dès maintenant, dès le budget 2027 qui est en train
d'être débattu au Parlement, que nous devons réaliser des économies massives. Ne pensez pas une seconde que nous pouvons encore mettre la poussière sous le tapis. Ne pensez pas une seconde que nous pouvons attendre les prochaines élections présidentielles et que les marchés ou nos partenaires européens nous laisseront le temps nécessaire pour nous redresser. Nous dévissons. Quand nous dévissons, il faut stopper la chute et prendre les mesures qui s'imposent. Le premier ministre Sébastien Lecornu vient d'annoncer 50 milliards d'euros d'économie. Tant mieux. Et chaque responsable politique qui veut mériter son nom de
responsable devrait soutenir le Premier ministre dans sa démarche. J'appelle à un consensus minimum entre toutes les formations politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat pour trouver un accord sur ce budget 2027 et pour adopter les économies nécessaires pour sauver la souveraineté de la France. Reste à savoir maintenant où exactement, quand et comment les économies seront faites. Je le dis là aussi avec beaucoup de simplicité, réduire le traitement des ministres ne suffira pas à remplir la corbeille de la mariée. Ne nous payons plus de mots, payons-nous de chiffres. Pour ma part, je suis précis au risque
d'être impopulaire, mais ma précision fait la légitimité de ce que je propose. Si vous voulez véritablement stopper l'hémorragie financière, nous n'avons pas d'autre choix que de désindexer les pensions de retraite de un point, de supprimer l'abattement de 10 %, de geler les recrutements, tous les recrutements dans la fonction publique, de geler les avancements, de geler les prestations sociales. Ce ne sont pas des mesures faciles, mais c'est des mesures qui nous éviteront que demain la Banque centrale européenne nous impose la baisse des pensions. la baisse des traitements des fonctionnaires et la suspension de certaines prestations sociales. Ces mesures elles doivent être partagées.
Raison pour laquelle je propose que nous maintenions la surtaxe à l'impôt sur les sociétés. Il est impossible d'expliquer à nos compatriotes que nous allons demander un effort au retraités mais que nous pourrions exonérer les plus grandes société d'un effort financier. Ces mesures doivent être justes. Raison pour laquelle je propose en européen convaincu que je suis de demander un rabis sur la contribution de la France à l'Union européenne. Nous avons désormais, je suis au regret de vous le dire, un niveau de vie moyen en France inférieur au niveau de vie moyen des autres pays européens. Donc, il est légitime de demander un rabet à notre contribution à l'Union européenne comme
l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède ou l'Autriche en ont déjà ces mesures, elles doivent être limitées dans le temps. On ne peut pas demander un effort à qui que ce soit, surtout un effort aussi général. On ne vous dit pas à un moment donné ça s'arrêtera. Ça s'arrêtera le jour où la France sera revenue sous les 3 % de déficit public et aura donc retrouvé sa légitimité auprès de ses partenaires européens. Enfin, il y a un point qui me tient très à cœur. Je ne veux pas demander d'effort à qui que ce soit si ça n'est pas une fois pour toutes. Je ne veux pas demander aux retraités, aux fonctionnaires, à ceux qui disposent de prestation sociales. Faites un effort maintenant et vous savez pas quoi. Il
faudra y revenir dans 2 ans, dans 3 ans ou dans 4 ans. On accepte un traitement difficile s'il vous sauve, pas s'il vous donne un surcis provisoire. On ne peut donc pas demander une participation au retraités si nous leur donnons pas la garantie que nous reviendrons très rapidement à l'équilibre sur les retraites. Et donc si nous n'engageons pas tout de suite une nouvelle réforme des retraites. Vous connaissez ma position, elle peut-être sujette à discussion. J'ai la conviction qu'il faut garder un âge légal de départ à la retraite parce que c'est une borne qui est claire, qui est lisible pour tout le monde. J'ai proposé que ce soit 65 ans alors que la plupart de nos pays
voisins sont à 67. 65 ans me paraît une borne raisonnable. Je propose que nous développions la capitalisation avec le produit d'épargne retraite et pas obligé de rendre cela obligatoire à partir du moment où vous avez un produit à votre disposition. Je le connais bien, c'est moi qui l'ai créé. Et vous êtes 11 millions à avoir souscrit un plan d'épargne retraite qui vous permet de mettre votre argent de côté et de le retrouver à la sortie 20 ans, 30 ans ou 40 ans plus tard avec un niveau bien plus élevé et avec une fiscalité que j'ai voulu très légère. Enfin, je propose que dans cette réforme de retraite, on porte une attention particulière non seulement au métier difficile dont on parle très souvent parce que c'est pas la même chose
d'avoir été couvreur ou maçon toute sa vie ou d'avoir été secrétaire de direction dans un bureau chauffé, mais surtout et principalement aux femmes que nous nous assurions que toutes les femmes en France ont droit à une retraite du meilleur niveau possible. On ne peut pas demander non plus un effort aux fonctionnaires si nous n'engageons pas une réforme de structure de la place de l'État au 21e siècle. Nous avons vécu sur un état providence pendant plus d'un siècle et demi qui dépense de plus en plus sans compter sans discernement pour ceux qui en ont besoin ce qui est parfaitement légitime pour les plus fragiles ce qui est nécessaire pour ceux qui sont frappés par la
maladie ce qui est indispensable. Mais aussi pour les profiteurs, pour les petits malins du système, pour ceux qui ne veulent pas travailler, qui se disent "Je peux quand même toucher une allocation, une aide et un soutien financier." Ça ne peut plus durer. Ce sentiment d'injustice et d'inéquité ronge la société française. Je propose que l'État providence soit remplacé par un état puissance qui soutiendra les plus faibles mais qui s'occupera ensuite de ce doit s'occuper l'État. la santé, l'éducation, votre sécurité et rien d'autre. Tout le reste, l'État doit s'en défaire.
Je refuse que nous privions nos enfants ou nos parents des traitements de pointe contre le cancer. Je refuse que la France n'ait plus accès aux meilleurs médicaments parce que nous n'avons pas le courage de dérembourser certains médicaments parce que nous continuons à financer totalement les transports médicaux y compris pour des gens qui n'en auraient pas besoin ou que nous indemnisions des arrêts de maladie de convenance. À force de dépenser tant pour des dépenses qui sont illégitimes, nous n'en avons plus pour des dépenses qui sont nécessaire. Je refuse qu'une famille puisse vivre mieux avec des allocations plutôt que de
son travail. Tout travail mérite salaire, mais tout salaire demande aussi un travail. Le RSA sans travail, ça n'est pas un soutien, c'est une injustice. Je refuse que les parents d'enfants placés puissent continuer à toucher des allocations familiales alors qu'ils ont failli dans l'éducation de leur enfants. Je refuse que le paysan soit davantage contrôlé que le délinquant. Je refuse que nos gendarmes, chers Arnaud, s'épuissent à courir dans les montagnes de Briançon après des clandestins qui reviendront le lendemain parce que nous n'avons pas su mettre en
place une politique européenne de contrôle aux frontières efficace et juste. Je crois à un état fort dans des missions limitées. Je crois aux ingénieurs et je ne crois plus aux technocrates. Je crois au conseil de l'État. Je ne crois pas à la surveillance. Je crois à la règle, mais je ne crois plus à la paperasse. Je crois à la responsabilité de chacun, mais certainement pas à la défausse de tous. Voilà pour le présent. rétablir les comptes, reprendre le contrôle immédiat dans les semaines qui viennent de nos finances publiques en garantissant à tous les citoyens que nous engagerons dans le même temps les
transformations structurelles qui feront que nous n'aurons pas y revenir dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 15 ans, mais que ce sera fait une fois pour toutes. Et l'avenir ? Alors, l'avenir, ça me semble un mot que tout le monde ou presque a oublié. Le futur est une idée dans laquelle beaucoup d'entre nous ne croient plus. Tous, si nous sommes honnêtes, nous sommes prisonniers du présent et bientôt, si nous n'y faisons pas attention, nous risquons de devenir les domestiques à gar de nos écrans de portable, seul, triste et sans espoir. Et je suis heureux d'avoir devant moi, pour la première fois depuis très longtemps, une assemblée qui n'est pas scotchée devant son téléphone portable.
Comme le sont parfois malheureusement mes enfants à table. Nos nouveaux maîtres sont les géants de la tech. La politique brasse du vent. Les géants de la tech brassent des milliers de milliards de dollars. La politique brasse du vent et les gens de la techque brassent des milliers et de milliards de données. La politique fuit le réel. Les géants de la tech construisent. La politique promet, les gens de la tech délivrent. La politique est de plus en plus impuissante. Jamais autant de pouvoir n'a été concentré dans les mains d'aussi peu d'hommes qui sont les géants de la techicone vallé.
Et nous la France, nous la France à force de fuir le réel, de refuser le travail, de tuer le sens du travail, de fuir le risque, de dénoncer nos grandes entreprises qui réussissent et qui créent des emplois sur notre territoire, à force de nous résigner à la perte de notre langue et à la critique de notre histoire. Nous courons le risque de basculer dans le camp des nations de seconde zone. Nous, la France, je refuse cette perspective mais je veux que chacun prenne conscience du péril.
Le péril est immense et il appelle un sursaut tout aussi immense parce que nous sommes la France, nous sommes le peuple français, nous ne sommes pas n'importe quel peuple et nous ne sommes pas n'importe quelle nation. Et nous devons refuser le destin qui s'annonce pour en inventer un autre, inventer un nouvel avenir français. Comment ? D'abord en mettant en place des institutions plus efficaces, plus simples, plus lisibles. Pour moi, c'est le début de l'avenir français. Je propose donc pour vous parler très simplement une nouvelle 5e République.
Cette nouvelle 5e République devra redonner à la politique les seules lettres de noblesse qui devraient être les siennes, les lettres de la décision. parler moins, décider plus. Voilà à quoi doivent servir des institutions renouvelées. La politique doit quitter les grandes nuées pour retrouver le réel. Elle doit cesser d'inventer de nouvelles lois pour exécuter les lois qui existent. Avant d'imaginer je ne sais quel nouveau texte sur le voile, appliquons déjà strictement la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école et la loi de 2010 sur l'interdiction de dissimuler son visage
dans l'espace public. Je propose dans cette nouvelle 5e République que la stabilité soit garantie par un nouvel équilibre des pouvoirs entre le gouvernement d'un côté et l'Assemblée nationale de l'autre. Supprimons le 493 qui est perçu comme un passage en force du gouvernement. Mais interdisons à l'Assemblée nationale de censurer le gouvernement sans avoir au préalable défini une majorité alternative. Nous ne pouvons pas vivre sans cesse comme c'est le cas actuellement avec des négociations de marchand de tapis de la part des oppositions qui disent si vous ne faites pas ce que nous voulons, nous censurons. Censurez très bien. Il vous faut une majorité alternative pour
garantir au peuple français la stabilité et la visibilité à laquelle il a le droit. Le peuple français en a assez d'être le jouet des chamailleries de cours de récréation des députés de l'Assemblée nationale. Je propose que la lisibilité soit garantie par un gouvernement de 10 membres dont le nombre serait gravé dans la Constitution. Chacun de ces 10 ministres aurait pleine et entière autorité sur son administration. Il nommerait directement à tous les emplois sous son autorité. et les nominations conseil des ministres seraient limitées aux seules fonctions du domaine réservé du président de la République, les affaires étrangères et
les armées. Ces 10 ministres devraient quitter toutes affaires cessantes, tous les palais de la République pour travailler dans un lieu sobre et propice au travail en commun. Combien j'ai vu de nouveaux secrétaires d'état, de jeunes ministres sans expérience, sans aucun résultat, dans aucun métier qui nommé ministre et installé sous les dorures de la 5e République se sont cru tout d'un coup investi d'un pouvoir divin. Ramenons le gouvernement sur terre et supprimons les palais de la République. Je propose que l'efficacité soit garantie aussi par la limitation du
nombre de parlementaires, par la réduction du nombre des élus dans les conseils régionaux comme dans les conseils municipaux, par l'encadrement du droit d'amendement des parlementaires sur le budget. Car pour avoir fait passer 7 budgets en 7 ans, j'ai toujours vu à chaque budget des propositions de dépenses supplémentaires de 70 à 100 milliards d'euros déposés par les oppositions. Vous voulez moins de dépenses ? Et bien, il faut qu'il y ait moins d'amendements. Donc, supprimons et limitons ce droit d'amendement des parlementaires sur le budget. On me dire "Ah, ça n'est pas démocratique." La Grande-Bretagne est une grande nation démocratique, peut-être l'une des plus grandes nations parlementaires de la planète. Le droit d'amendement des parlementaires
y est restreint par le gouvernement sur les textes budgétaires. Je propose de réduire de 70 à 30 jours maximum la période d'examen du budget. Je propose que le ministre des finances dispose d'un droit de véu sur les idées folles de dépenses de ses collègues du gouvernement. Je propose que la Cour des comptes soit mise à disposition du Parlement et que le Parlement consacre au moins 50 % de son temps à contrôler la bonne exécution des lois plutôt que en voter de nouvelles. Je propose également dans cette nouvelle 5e République une nouvelle organisation des pouvoirs en France beaucoup plus simple, beaucoup plus lisible avec un principe : un pouvoir, un seul échelon responsable et non plus un pouvoir 50 échelons
responsables. L'État, la région, le bloc communal seront les trois piliers de cette nouvelle organisation. Pas un échelon de plus. Les compétences de chacun seront clairement définies et nous renforcerons les pouvoirs des maires qui sont le maillon essentiel de la République. Les maires doivent avoir l'autonomie fiscale, les maires doivent avoir l'autonomie normative pour adapter les règles aux réalités locales. Je vois bien attachement qu'on peut tous avoir à ce que la taille des places de parking soit définie au niveau national pour toutes les communes de France et de Navar. Je vois aussi l'intérêt qu'il y a à laisser chaque maire adapter les règles et les normes à sa réalité locale. Je propose que les maires ont
davantage de pouvoir de police pour pouvoir sanctionner immédiatement les actes de petite délinquence. Les chevauchements, les doubles compétences, les empiètements, les redondances, les avis et les contreavis seront supprimés. Un seul exemple, la politique environnementale par exemple qu'il me semble devoir confier aux régions qui sera défini en fonction des bassins versants, des climats, des sols, de la géographie, donc au plus près du terrain et non pas par le pouvoir central parisien. Enfin, dernier élément mais sans doute le plus important de cette nouvelle 5e République, le peuple. Le peuple doit redevenir la matrice
politique de notre nation. Et c'est pas comme certains le proposent le peuple contre les institutions. C'est pas le peuple contre le Conseil constitutionnel. C'est pas le peuple contre la justice. C'est tout simplement le peuple qui prend son destin en main en étant consulté régulièrement au niveau national comme au niveau local sur tous les sujets qui le concernent au premier chef. C'est comme cela que nous ferons vivre notre démocratie. que le peuple rende sa décision sur la politique migratoire de la nation française. C'est tout de même au peuple français de savoir qui il veut et qui il peut accueillir sur son sol. Pourquoi le
peuple serait dépossédé au profit de juge ou au profit de technocrate de ce droit souverain de savoir qui peut, qui veut, qui doit rester sur le sol français. Le peuple doit se prononcer sur la forme que prend la construction européenne. La cicatrice du référendum perdu sur l'Union européenne puis réinventé par les parlementaires ne s'est jamais [grognement] refermé. Si nous voulons que le peuple français réadhère en masse au projet européen, il faut que le peuple français se prononce à nouveau sur ce projet. Vous savez que j'ai proposé une Fédération d'Étatnation à 6 qui est pour moi la seule manière de
voir l'Europe résister face à la Chine d'un côté et aux États-Unis de l'autre. Mais jamais nous ne mettrons en place un projet aussi ambitieux sans qu'à un moment donné le peuple français dise oui ou non à cette idée d'une Europe assis qui avancerait plus rapidement sur des sujets très concrets. La démocratie ne signifie pas le peuple tout-puissant contre le droit. Mais elle ne signifie pas non plus un droit implacable contre le peuple. Le référendum est pour moi l'instrument d'un rééquilibrage salutaire entre la nécessité du droit et la volonté du peuple. Le peuple français n'a pas été consulté par référendum depuis 25 ans.
Ces institutions se sont la gouvernance politique est devenue illisible. Le peuple français a réclamé au moment des gilets jaunes à plus de 85 % de pouvoir prendre l'initiative du référendum. Donnons-lui ce droit. Le peuple responsable saura prendre les bonnes décisions. Et ne cherchons pas ailleurs les raisons de la crise de régime dans laquelle nous sommes désormais plongés en ce moment au moment où je vous parle. Partout l'irresponsabilité règn en maître. Qui décide ? On sait jamais. Qui vous a refusé tel permis ? Vous ne saurez jamais. Comment obtenir telle autorisation ? Personne ne vous le dira.
Comment avancer dans votre projet ? À quel guichet est-ce qu'il faut que je m'adresse ? À quelle porte est-ce qu'il faut que je toque ? Qui vraiment prendra la décision ? Vous ne le savez pas. Une nouvelle 5e République, c'est une nouvelle organisation des pouvoirs plus simple, plus claire, plus lisible. Le statut démocratique n'est plus une option. Une 6e République, ce serait un saut dans le vide. Une nouvelle 5e République, c'est la solution. Voilà les deux décisions immédiates que je vous propose. D'un côté, le rétablissement immédiat des finances publiques pour reprendre le contrôle de notre souveraineté financière. Cela doit être fait non pas dans les mois qui viennent, dans les semaines qui viennent. De
l'autre, une nouvelle 5e République soumise à référendum qui nous permettra de reprendre en main notre destin démocratique et d'être ce que nous sommes. L'une des plus grandes nations politiques de l'Europe, l'une des plus grandes nations politiques de la planète. Personne ne retrouvera sa fierté nationale en France si nous n'avons pas des institutions qui inspirent davantage le respect, le respect du peuple français et le respect des autres peuples. Sur ces deux bases là, finance publique rétabli, nouvelles institutions, nous pouvons retrouver un avenir car la France reste
la France. Une immense nation avec un potentiel incroyable, une qualité de vie que tout le monde nous dispute, des savants, des scientifiques, des gens imaginatifs, une nation qui a le cœur sur la main où les associations jouent un rôle exceptionnel, où les services publics ne demandent qu'à délivrer le meilleur de ce qu'ils peuvent délivrer. Et de ces points de vue-là, à quelques mois d'une campagne dont chacun mesure la gravité, vous avez droit. Les Français ont droit à une autre campagne qu'une litanie de réforme secteur par secteur, clientèle par clientèle, région par région. Pour vous dire le fond de ma pensée, je vois beaucoup de candidats au poste de
premier ministre. J'en vois assez peu à la fonction de chef de l'État. Où est la vision ? Où est le sens du destin immuable de la France ? Le rôle du prochain président de la République que vous choisirez librement et souverainement dans quelques mois, quel est-il ? Il est d'abord de garantir votre sécurité dans un contexte géopolitique dangereux. Il est aussi de renforcer notre unité nationale dont chacun voit bien aujourd'hui qu'elle est minée par les divisions, miné par le communautarisme, miné par la défiance
et miné par la grande passion française qui est la jalousie. Sécurité et unité de la nation, voilà les deux seules missions du prochain chef de l'État. Pour ce qui me concerne, je continuerai à défendre avec la même constance les convictions qui ont toujours été les miennes. La liberté de l'Ukraine face à une Russie prédatrice qui va multiplier les actions hostiles dans les prochains mois. L'opposition a toute volonté hégémonique des États-Unis, surtout quand ils sont dirigés par Donald Trump. la défense de nos intérêts économiques face à des surcapacités industrielles chinoises dont chacun mesure que si nous ne mettons pas en place des mesures de protection, elles détruiront notre
industrie. La qualité de la relation avec l'Allemagne que j'ai toujours défendu et l'intégration européenne sous forme de cette fédération d'Étatnation A6 dont je viens de vous parler. Je vois que Gabriel Atal a récemment repris cette idée que je porte depuis des années. C'est une excellente nouvelle. Le destin de la France, il tient à son état qui a construit la nation, forgé son unité, garanti sa puissance. Nous devons donc retrouver cet état qui impose le respect par sa puissance, par sa justice, par son efficacité et surtout par son autorité. Car sans autorité de l'État,
c'est la loi du plus fort, c'est la jungle, c'est le trafic de stupéfiants qui gangraine nos territoires. On cite beaucoup au Grenoble dans cette région, on pourrait citer d'autres communes plus petites. C'est la justice qui ne passe pas ou qui passe trop lentement. Ce sont les étrangers en situation irrégulières qui restent sur notre territoire. Ce sont des obligations de quitter le territoire français qui n'ont de nom d'obligation que le nom mais jamais la réalité. Ce sont des prisons qui débordent et dont les conditions d'insalubrité sont une menace pour le personnel pénitentiaire
et une honte pour la France. Ce sont les refus d'obtempéré qui se multiplient. Ce sont les forces de l'ordre qu'on provoque, les soignants qu'on bouscule, les enseignants qu'on menace à la sortie des cours parce que votre enfant n'a pas eu la note qu'il souhaitait. L'autorité est le sujet clé de l'État. Il est le sujet décisif de la nation et l'autorité, tous ceux qui l'ont exercé ici comme citoyen, comme responsable professionnel, comme père ou comme mère de famille, savent tous que ce n'est pas l'autoritarisme. L'autorité, ce n'est pas le petit chef.
C'est pas le repel à l'ordre des Ursafs sans aucun recours possible. Ce n'est pas l'impossibilité de construire dans une zone humide qui n'existe pas. L'autorité, c'est pas la verbalisation pour un rien des inspecteur du travail dans une PME ou une TPE qui fait le mieux possible dans des conditions financières et économiques compliquées. L'autorité, c'est pas les aides de la Pâque qu'on supprime pour un mouton en moins ou un demi hectare en plus. L'autorité, ça n'est pas les agents de l'OFB qui débarquent dans les fermes, le colt à la ceinture. Ça n'est pas le loup que l'on protège davantage que l'éleveur. Et je le dis en hommage à mon ami ancien maire de Cisteron, récemment
décédé. L'autorité, ce n'est pas le contribuable contracte davantage que le délinquant. Cette fausse autorité, elle est hélas la réalité quotidienne de tous nos concitoyens aujourd'hui en France. Cette fausse autorité, c'est une tyrannie administrative. Elle suscite la colère, elle suscite le désarrois, elle suscite l'incompréhension et le découragement de tous nos compatriotes. La vraie autorité, c'est autre chose. La vraie autorité, c'est le respect de la règle. partout, tout le temps, sur tout le territoire, par tout le monde. L'autorité, c'est l'État qui reprend en
main sa politique migratoire en imposant un moratoire sur l'immigration, le temps que nous sachions vraiment ce que nous voulons comme immigration. L'autorité, c'est la lutte sans merci contre les réseaux de trafiquants de drogues en fusionnant les services de gendarmerie, de police, de douanes et leurs services de renseignement qui en sont responsables. un seul chef, une seule autorité, un seul commandement contre un fléau qui menace le cerveau de nos enfants, qui détruit le goût du travail, qui expose la puissance publique à la corruption, qui frappe et qui tue en plein jour dans nos villes. Nous devons recourir
massivement au croisement de données par Alia pour traquer les criminels avec une efficacité décuplée. Nous devons rétablir l'unicité du commandement. L'autorité, cela suppose que l'État cesse de se disperser dans tous les sens, dans toutes les directions, dans toutes les missions possibles. J'ai proposer en place un conseil national de refondation de l'État où nous séparons d'un côté ce que l'État fait, ce qu'il continuera à faire, ce qu'il confiera à d'autres acteurs, ce qu'il pourrait faire faire par d'autres avec un soutien financier moindre et ce qui restera du cœur de sa mission. Et je propose que dans ce conseil, il n'y ait pas des technocrates mais des chefs d'entreprise, des représentants syndicaux et des représentants de
nations étrangères qui ont réussi cette transformation de l'État. Je pense au Canada, je pense au Danemark ou je pense à la Suède. En un an, nous devons avoir rétabli la pleine autorité des préfets sur leur services, la possibilité de déroger aux règles inappropriées à leur territoire. En un an, nous devons avoir rétabli dans tous les services une chaîne de commandement claire, simple et lisible pour que le site saluen sache qui décide de quoi et donc qui est responsable de quoi. Le destin de la France, c'est son état, c'est aussi sa prospérité. Et depuis 40 ans, je veux le dire là aussi avec beaucoup de gravité, nous
faisons fausse route. Nous pensons que le social fait la prospérité. Nous pensons que nous pouvons redistribuer des richesses sans les produire. Nous pensons que nous pouvons travailler toujours moins et gagner toujours plus. Et nous avons fait de la précaution un principe constitutionnel. Le résultat est sans appel. Nous nous appuvrissons, nos usines ferment, nos fermes produisent moins, notre agriculture meurt à petit feu et notre industrie périclite. Il y a 15 ans, j'étais ministre de l'agriculture et j'étais venu ici, pas très loin à GAP,
rencontrer des éleveurs de boutons. Notre balance commerciale à l'époque, notre balance agricole était excédentaire de 9 milliards d'euros. Elle est déficitaire aujourd'hui. Il y a 15 ans, pas une voiture chinoise ne roulait en Europe. Aujourd'hui, BYD et des autres construeurs chinois sont en train de conquérir le marché et de tuer notre industrie automobile 100000 emplois. C'est le nombre d'emplois que Volkswagen va supprimer l'année prochaine en Allemagne. Il y a 15 ans, l'IA n'existait pas. Elle s'apprête à bouleverser notre économie, nos sociétés, nos connaissances et nos relations humaines. La conclusion que je tire de tout cela est très simple. Il faut changer radicalement de direction
et bâtir un nouveau modèle français pour vous garantir à vous, à vos enfants, à vos petits-enfants une nouvelle prospérité. La prospérité, ce sont des familles qui vivent dignement de leur travail. Ce sont des jeunes qui peuvent se loger, qui ne sont pas obligés de rester chez leurs parents. Ce sont des usines qui ouvrent, des fermes qui dégagent des bénéfices, des chercheurs, des scientifiques, des ingénieurs qui produisent ici les idées de demain et qui ne vont pas les industrialiser ailleurs. L'avenir et la prospérité, c'est notre démographie. Notre démographie dynamique a toujours fait la puissance de la France. Or, depuis plusieurs années, vous le voyez tous, nous sommes en train de perdre
cette singularité et nous sommes en train de devenir comme tous les autres pays européens avec moins d'enfants. Alors, on peut laisser tomber et se dire "C'est inéluctable, il y a des raisons tellement profondes que ça ne sert à rien de livrer le combat." Puis on peut dire ce que je crois profondément que cela vaut le coup de livrer ce combat et que si nous en sommes là aussi, c'est peut-être parce que depuis des années, nous avons privé les familles des ressources financières nécessaires en baissant le quotient familial, en raboutant les allocations familiales et en demandant à toutes les familles moyennes de contribuer malgré tout davantage quand il s'agit de payer la cantine scolaire ou de payer la crèche.
Pour moi, nous devons livrer le combat démographique. Toutes les politiques que je propose, notamment la suppression de l'impôt sur le revenu pour les familles de plus de trois enfants qui ont des revenus moyens ou encore le droit à une garde à 1 an vont exactement dans cette direction. Au passage, je n'ai jamais proposé bien entendu de scolariser les enfants de 1 an. J'en ai eu quatre. Je sais bien qu'à un an, vous ne faites pas des petits écoliers avec le cartable sur le dos. En revanche, je sais à quel point il est difficile de faire garder ses enfants, qu'on soit dans les zones rurales ou dans des quartiers difficiles. Avoir le droit à une garde collective ou partagée par une crèche privée ou publique ou par
une assistante maternelle, c'est la garantie de justice sociale pour tous les enfants en France. Et l'assurance que tous les enfants où qu'ils naissent, où qu'ils soient, auront droit au même éveil. et à la même pratique de la langue française dès le plus jeune âge. Mais cette prospérité nationale, je veux le redire aussi avec force, nous ne la bâtirons pas sur des mesures. Nous la bâtirons sur des choix collectifs que vous trancherez et que vous devez trancher en conscience. Le premier choix, c'est l'éducation. La prospérité commence par une éducation solide. C'est ce que je viens de vous dire sur l'entourage des enfants de 0 à 3 ans qui doit ensuite se décliner avec
une école plus indépendante, des établissements plus indépendants où les chefs d'établissement mériteront véritablement leur nom de chef. L'éducation va être bouleversée par l'IA. On va pas continuer à défendre l'idée d'avoir 100 % d'une classe d'âge au bac. Nous n'allons pas continuer à emmener nos enfants tous sans distinction vers des études universitaires qui ne correspondent plus aux besoins de notre économie. Il faut revaloriser d'urgence les métiers manuels, revaloriser d'urgence la filière de l'apprentissage et confier la voie professionnelle aux régions pour que cette voie professionnelle corresponde aux besoins économiques locaux. Ce premier choix, l'éducation, c'est la base de tout.
Le deuxième choix, c'est le travail. Problème du travail, il est très simple. Il ne paye plus. Quand j'entends dire "Ah, les jeunes d'aujourd'hui, ils veulent plus travailler." Non, les jeunes ne veulent pas travailler pour un salaire de misère. Ils veulent simplement avoir des rémunérations qui correspondent à aux études qu'ils ont faites, à l'engagement qui est le leur dans leur métier et à leur désir légitime de se loger, de voyager, d'aller au restaurant ou d'avoir des loisirs. Pourquoi est-ce que le travail paye si peu ? Vous le savez tous. Tout le modèle social est financé par le travail. Si nous voulons que le travail paye,
nous devons basculer le financement de la protection sociale vers une autre base. Je propose que ce soit la consommation, les importations et les géants du numérique. Avec une TVA plus élevée, des importations plus taxées et des géants du numérique qui contribuent davantage. Je suis bien placé pour le savoir. J'ai mis en place la taxe sur les géants du numérique. Nous pouvons augmenter la feuille de paye immédiatement [raclement de gorge] de tous les salariés. Et cette feuille de paye, elle doit plus faire 54 lignes, elle doit en faire 15. Chacun doit voir qui paye quoi, pour quel service. Et elle doit montrer un net en hausse de 150 € au moins pour les bas salaires. Je vous propose un cri de rassemblement
très simple. Moins de charge. Moins de charge. Moins de charge pour les salariés comme pour les entrepreneur. Je propose également, si nous faisons bien du travail le socle de cette prospérité, que la durée d'indemnisation du chômage soit ramenée à 12 mois. La durée minimale de cotisation pour avoir accès au droit de 6 à 12 mois également. Et je propose que l'indemisation du chômage soit bien un filet de sécurité garanti jusqu'au salaire médian, c'est-à-dire 2000 €. Mais si vous voulez toucher plus parce que vous avez des meilleurs salaires, l'État n'est pas là pour vous rembourser intégralement votre salaire. Il vous garantit une protection et une sécurité. Si vous voulez davantage, vous prenez une assurance
personnelle. Réduire le coût des charges, c'est aussi ramener l'État son rôle de protection et non pas d'assureur en dernier ressort. Je propose enfin pour valoriser le travail que le montant maximum des aides sociales que vous pouvez toucher en France ne dépasse jamais le montant du salaire minimum. Le troisème choix après l'éducation et le travail, c'est la production. La France doit redevenir une grande nation de production industrielle et agricole. Nous devons retrouver notre vocation de peuple bâtisseur, de peuple de créateur, de peuple d'ingénieurs. Et pour ça, je propose que nous supprimions toutes les
entraves administratives au développement de la production agricole et industrielle en France. Je propose la suppression de la commission nationale du débat public, le raccourcissement des délais d'instruction et l'encadrement des recours administratif. Je propose que nous supprimions le ZAM dans les territoires ruraux pour permettre la construction dans les zones rurales de logements ou de nouvelles activités économiques. Car j'ai vu trop de ma rura entravés par ce zéro artificialisation nette qui peut correspondre à certaines réalités de territoires urbains, mais certainement pas à la réalité des territoires ruraux. Ce sont des territoires d'avenir. Encore faut-il leur donner la possibilité de
construire cet avenir. Et toujours pour le logement, je propose que les jeunes de moins de 30 ans aient accès à un prêt garanti par l'État pour financer leur crédit. Aujourd'hui, un jeune de moins de 30 ans, il va aller à la banque. On va lui dire "Les taux, monsieur ont beaucoup augmenté. Vous n'avez qu'un salaire ou deux salaires qui sont pas suffisants. Donc nous ne pouvons pas vous prêter d'argent pour acquérir un logement. J'ai mis en place une protection pour les entreprises face au Covid. Les prêts garantis par l'État ont sauvé l'économie. Des prêts garantis par l'État pour les jeunes de moins de 30 ans sauveront la construction de logement et l'accès à la propriété de tous les jeunes qui se voient refuser aujourd'hui un crédit.
Je propose que nous accélédérions le développement des nouvelles centrales nucléaires, que nous modernisions les mariages hydrauliques et que nous en réalisions de nouveaux. que nous mettions en place les réserves d'eau pour les agriculteurs, que nous améliorons, cher Arnaud, la desserte ferroviaire des territoires enclavés, que nous adaptions nos constructions nouvelles et nos villes et nos changements climatiques. Nous devons retrouver le goût des grands travaux dans au moins quatre secteurs. L'énergie, les transports, les semiconducteurs et l'adaptation climatique. Nous pouvons dans ce choix de la production nous fixer une ambition collective. devenir la première nation technologique en Europe. C'est ça la vocation de la
France. Être parmi les premier et pas être parmi les derniers. Utiliser nos ressources exceptionnelles scientifiques, technologiques. Utiliser des cerveaux comme ceux d'Arthur Mench et de Yan Lequin pour permettre à toutes les entreprises de la tech de se développer en France. Et je propose que nous disions à toute grande entreprise de la tech qui vient installer son usine et son laboratoire de recherche gage d'avenir et d'emploi que nous leur proposerons un package fiscal le plus attractif de tous les pays européens. Je propose que nous sédions nos participations de l'État dans Orange, dans NG, dans Renault pour investir dans les secteurs de nouvelles technologies qui feront demain la puissance de la
France. Ne jouons pas la sécurité. Jouons l'audace. Donnons-nous les moyens de soutenir notre tissu industriel, l'aéronautique, l'industrie automobile, le luxe, les biotechnologies, mais surtout donnons-nous les moyens de renouveler ce tissu industriel qui reste malheureusement le même depuis des décennies. Je sais bien qu'il a fait peur, mais la peur n'est pas une vision pour la France. La meilleure manière de contrôler le pouvoir des algorithmes, ce ne sont pas des législations marginaux. Ce sont des contrealgorithmes qui seront repérés, corrigés les déviances du modèle. Et ces contrealgorithmes, nous devons les
maîtriser en Europe. Un dernier choix pour bâtir la prospérité française, l'éducation, la production, les nouvelles technologies dont je viens de vous parler, le travail et la finance. La finance n'est pas notre ennemi. La finance n'est pas l'ennemi de la France. La finance, c'est l'allié de la prospérité. Je propose donc que nous développions la retraite par capitalisation sur la base du PER comme je vous l'ai dit avec comme objectif de doubler l'encours pour atteindre 300 milliards d'euros qui serviront exclusivement à financer le développement nos PME, notre développement industriel et
technologique. Demain, je propose que nous mettions en place au niveau européen un fond de capital d'investissement doté de 100 milliards d'euros pour industrialiser nos start-ups et leur permettre de se développer sur le territoire. Nous n'allons pas continuer à accepter, comme c'est le cas depuis des décennies d'avoir vos impôts qui financent à travers toutes sortes de dispositif la naissance de start-up qui se réunissent dans un garage ou dans un cha d'alpage à quatre ou cinq et puis lorsqu'elles réussissent qu'il s'agit de créer des centaines d'emplois et qu'il faut lever des centaines de millions d'euros ou des milliards d'euros parce qu'on n'aime pas la finance parce qu'on ne veut pas entendre parler de la finance ces entreprises partent se financer aux
États-Unis et se faire cô côté au Nasdaq. Nous sommes en train de perdre toute notre substance vive à force de ne pas offrir les moyens du développement financier dans la tech, dans l'IA, dans les semiconducteurs, dans la médecine, dans les biotechnologies dont nous disposons pourtant sur notre territoire national. Nos cerveaux ne doivent pas se contenter d'inventer, ils doivent produire. Parce que pour vous, pour moi, pour mes enfants et pour mes petits-enfants, nous avons d'emploi, besoin d'emploi qualifié, bien rémunéré dans les industries de demain. Et ça suppose tout
simplement que nos entreprises grandissent sur le sol français au lieu de partir se faire financer à l'étranger. Je propose enfin, toujours sur ce financement notre développement que nous réalisions avec les cinq partenaires européens dont j'ai parlé, le marché unique des capitaux pour qu'une entreprise française quand elle a besoin de lever beaucoup d'argent puisse aller à Rome, à Madrid ou à Berlin ou au Pays-Bas lever l'argent dont elle a besoin avec les mêmes règles. Voilà les deux grandes orientations qui me paraissent clés pour les 30 années qui viennent. Un état qui retrouve son autorité, une prospérité partagée par tous les Français sur la base du travail, de la
production et d'une meilleure éducation. Mes chers amis et mon cher Arnaud, pardon d'avoir été aussi long, mais je voulais vous faire part de ces convictions qui me tiennent très à cœur. Je vous livrai une toute dernière conviction personnelle. L'heure du combat pour la France. à sonner et ce combat personne ne le livrera seul. Ce combat ne doit pas être celui des seules parties, des programmes soporifiques et subtilement dosés qui sont le lot des élections ordinaires. Nous ne sommes pas dans des temps ordinaires. Nous sommes dans des temps exceptionnels qui demandent des changements
exceptionnels. Nous devons savoir tirer toutes les leçons de nos erreurs passées. comprendre que si nous en sommes là, c'est que face à un monde qui change aussi rapidement et aussi brutalement, nous nous sommes contenté de rustine et que les rustines cette fois-ci ne suffiront pas. Ce qui est en jeu en 2027, c'est la capacité de la France à rentrer de plein pied dans le 21e siècle et de retrouver la place qui a toujours été la sienne et qui doit toujours rester la sienne, la première. Je vous remercie et je vous souhaite une belle après-midi sous le soleil de Brillançon.