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interviewC à vous (sur YouTube)· 3 avril 2026 52 min

Crise de carburant : les raffineurs, profiteurs de guerre ? - C à Vous l’intégrale - 03/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir et bienvenue.

On est ensemble en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi 3 avril. - BONSOIR! - M.Bouhafsi: Y aura-t-il du carburant sur la route des vacances?

Si oui, à quel prix? - Le choix, c'est de rester à la maison. - Ca va pas être possible, ou des destinations plus près. - C'est trop cher.

C'est abusé. - M.Bouhafsi: Au menu de votre Edito? - Y.Goosz: Choc ou pas choc pétrolier?

Surplus ou pas surplus? Dur de gouverner quand le prix à la pompe flambe. - M.Bouhafsi: R.Lescure est l'invité exceptionnel de "C à vous".

Ce soir, un avion de chasse américain abattu en Iran. - A.Bégot: Les forces spéciales sont parvenues à localiser et secourir un des pilotes. - M.Bouhafsi: Ce soir, l'eurodéputée R.Hassan dans la tourmente. - R.Hassan: Personne n'est dupe du caractère politique de cette affaire.

Je fais l'objet d'un véritable harcèlement judiciaire, politique, exclusivement en raison de mes opinions politiques. - P.Larrouturou: Apologie du terrorisme et détention de stupéfiants, R.Hassan dans le viseur de la justice. - E.Eméyé: Je vais vous parler de licorne, pas les start-up, mais ce cheval avec une corne.

On en voit partout dans les musées. - M.Bouhafsi: On célèbre le retour de D.Segard.

Vous êtes aux commandes de "C à vous" avec R.Beaufour. - D.Segard: Qu'est-ce qu'elle va préparer pour E.Orsenna, la petite Rébecca? - R.Beaufour: Du boeuf aux carottes.

Il paraît que c'est la recette de sa grand-mère. - M.Bouhafsi: On découvrira ça avec D.Segard ce soir après 20h.

Au 35e jour de guerre au Moyen-Orient, les Français craignent une pénurie d'essence, mais aussi la hausse des taux immobiliers. Pour la zone A, c'est le début des vacances de printemps. Ces 2 semaines de congés vont peut-être se passer à la maison ou beaucoup plus près de chez soi, avec le prix du carburant. - On s'en sort plus, là. - Avant, j'étais aux alentours de 65 euros.

Là, je dois être à 90-95 euros. - Avant, c'était cher. Là, c'est plus cher, c'est abusé. - 25 % des Français envisagent de changer de destination à Pâques. - Le choix, c'est de rester à la maison. - On essaie de limiter les trajets.

On fait boulot, maison, dodo. - Ca va pas être possible. Des petites destinations plus près, où on peut prendre les transports, en région parisienne. - Il faut faire attention. - M.Bouhafsi: Le ministre de l'Economie et des Finances, R.Lescure, est l'invité de "C à vous".

Bonsoir, monsieur le ministre. Merci d'avoir accepté notre invitation. Avant de vous donner la parole, l'Edito de Y.Goosz.

On assiste désormais à une crise pétrolière. Depuis le "quoi qu'il en coûte", on sait que l'Etat ne peut pas tout, mais c'est encore vers Bercy que tout le monde se tourne. - Y.Goosz: Etre aux commandes en pleine crise de carburant, que vous ayez fait l'ENA ou pas, c'est le cauchemar, le risque d'une fronde "gilets jaunes".

Le gouvernement se lance dans une opération transparence avec 3 semaines d'avance sur le calendrier prévu. A Bercy, les ordinateurs ont mouliné toute la nuit pour arriver à cette balance. Dans la colonne des "plus", le fameux surplus de recettes engrangé par l'Etat du fait de la hausse des prix à la pompe. 270 millions d'euros.

Revers de la médaille, côté pertes, c'est beaucoup plus lourd, la crise a un coût pour l'Etat, notamment pour aider les Français. 130 millions d'euros de soutien, plus 300 pour payer la hausse des intérêts de la dette. Ca fait 430 millions. "Stop aux fantasmes", nous dit le ministre du Budget, D.Amiel. - D.Amiel: 2026 ne sera pas 2022.

On ne peut pas avancer des milliards d'euros dont on n'a pas un centime. - M.Bouhafsi: Pourquoi le gouvernement fait autant de pédagogie? - Y.Goosz: Parce qu'il était en train de perdre la maîtrise du sujet dans l'opinion.

R.Lescure, vous avez été auditionné à l'Assemblée la semaine dernière. Vous avez parlé de choc pétrolier, avant de rectifier.

S.Lecornu s'est pris tout seul les pieds dans le tapis de la TVA en faisant savoir que s'il y avait des surplus, ils financeraient un plan d'électrification pour aider certaines professions à abandonner leurs véhicules thermiques. Le Premier ministre, obligé de mettre les points sur les I. -S.Lecornu: J'assume de ne pas ouvrir les vannes de milliards d'euros qui tomberaient de manière totalement indisciplinée.

C'est salutaire pour le pays. Je ne crois pas comprendre que les Françaises et les Français demandent cela. On n'abandonnera personne, mais on ne dépensera pas l'argent qu'on n'a pas. - M.Bouhafsi: Est-ce audible? - Y.Goosz: Ne pas dépenser ce qu'on n'a pas, il faut l'entendre.

Les fake news circulent 6 fois plus vite que les vraies news. Dans l'opposition, ce surplus est devenu une aubaine. M.Le Pen est trop heureuse de dire qu'elle avait raison. ... - Y.Goosz: Cette TVA que le RN veut réduire à 5 ou 10 %. - Le RN se trompe sur l'impact de cette hausse des prix des carburants sur les finances publiques.

Le RN peut très bien considérer qu'il y a trop de taxes sur les carburants, qu'il faudrait les baisser. Ca, c'est un choix de politique économique. - M.Bouhafsi: Pour S.Lecornu, on ne reviendra jamais au "quoi qu'il en coûte".

Est-ce tenable? - Y.Goosz: Ca dépendra de la durée du conflit et de la montée des revendications.

Jusqu'à quand pourra-t-on parler d'aides ciblées, temporaires, tellement il y a de secteurs en souffrance? - Nous mettons dans nos tracteurs un gazole non routier dont le prix a quasiment doublé depuis un mois. Notre sujet, c'est la poursuite de l'activité.

On a besoin de réponses gouvernementales sur ce sujet. Nous ne pouvons pas tenir comme ça. - Y.Goosz: Garder les cordons de la bourse, tout en protégeant le pouvoir d'achat, en décarbonant dans l'économie, en réservant la France dans un monde dangereux...

Qu'il est dur, votre job de ministre à Bercy, quand notre économie est assise sur un baril qui flambe. - M.Bouhafsi: R.Lescure, vous revenez à peine d'un voyage présidentiel en Asie avec E.Macron. 270 millions d'euros, c'est le surplus tiré de la hausse de carburant.

C'est une toute petite cagnotte, loin des 2 à 3 milliards d'euros qu'annonçait L.Wauquiez. - R.Lescure: Votre balance est exceptionnelle.

On voit bien l'équation à laquelle on fait face. Il y a des plus et des moins. Il y a des moins qui compensent largement les plus.

Toutes les crises depuis 50 ans se sont conclues par un appauvrissement de l'Etat et par un enrichissement. Le prix de l'essence augmentant, les taxes sur l'essence ont tendance à mieux rentrer, mais les volumes baissent. On paye plus pour notre dette. - A.Bégot: C'est une erreur de parler de surplus? - R.Lescure: Ce qu'a dit le Premier ministre, c'est important. "Si, cette fois-ci, les plus l'emportent sur les moins, je m'engage à ce que ce soit investi dans la seule manière de gérer cette crise." La seule manière de gérer cette crise à long terme, c'est qu'on arrête d'être dépendants d'une énergie carbonée qui vient du bout du monde, de zones avec des conflits.

Dans les années 90, on a mis en place un programme avec le nucléaire. On est maintenant à 60 % d'énergie carbonée. La France est moins exposée que ses voisins et mieux protégée. 60 %, c'est encore trop.

Il faut qu'on investisse dans l'électrification des véhicules, du chauffage, des industries. - Y.Goosz: Il n'y a pas plus d'argent pour l'électrification? - R.Lescure: On a prévu de faire cet investissement quoi qu'il arrive.

On est convaincus que c'est un enjeu de souveraineté. Il faut arrêter de dépendre de zones où il y a des conflits réguliers. C'est aussi un enjeu écologique.

Dans ces moments, on a tendance à oublier l'écologie. En Asie, on relance les centrales à charbon parce que le pétrole du Golfe allait en Asie. Il n'y va plus.

C'est 11 millions de barils tous les jours qui ne vont plus en Asie, donc on relance le charbon. C'est un défi écologique, économique. On va créer de l'emploi.

C'est aussi un défi social. Ceux qui souffrent le plus de cette crise, aujourd'hui, c'est ceux qui roulent beaucoup, qui font des pleins chers, qui ont en général des revenus modestes. Ceux qui ont des gros véhicules, en ville, qui ont de quoi se les payer... - M.Bouhafsi: Ils ne souffrent pas autant que les autres Français.

Les vacances viennent de débuter. Elles commencent ce soir pour la zone A. D.Schelcher, le PDG de Coopérative U, s'inquiète pour les prix et l'approvisionnement en carburant. - D.Schelcher: Au-delà de 6 semaines, ça va être de plus en plus difficile, à la fois sur le prix, et peut-être demain sur la disponibilité.

Dans les 15 jours qui viennent, il faut que ça se stabilise, que les produits circulent mieux pour que les stocks se refassent, pour qu'il y ait de la détente. - M.Bouhafsi: Il y a des risques de rupture pour les jours et les semaines à venir? - R.Lescure: La réponse est non.

Début mars, j'avais dit: "On n'a pas d'enjeu d'approvisionnement à court terme." J'avais dit que ça voulait dire quelques semaines. Aujourd'hui, on est début avril.

Je peux vous dire qu'on n'a pas d'enjeu d'approvisionnement pour le mois d'avril. Au-delà, je ne peux pas vous le dire. Le conflit évolue tous les jours, dans son intensité, sa durée...

Je regarde la carte du monde tous les jours. A ce stade, je serai toujours clair sur ce que je sais. Je ne dirai pas ce que je ne sais pas.

Je ne dis pas qu'il y a un problème pour le mois de mai, mais aujourd'hui, il n'y a pas de problème pour avril. - M.Bouhafsi: Il y aura de l'essence partout en France pour avril. - R.Lescure: D.Schelcher a raison.

On avait à peu près 15 % de notre diesel qui venait du Golfe. On doit le remplacer par d'autres sources, notamment nos stocks stratégiques. Au niveau du G7, nous avons été responsables d'une libération des stocks stratégiques.

Ces stocks stratégiques servent à assurer que ça circule bien. Si vous avez une station sur laquelle beaucoup de clients se sont un peu jetés, qui ont fait des pleins...

Du coup, on a un enjeu d'approvisionnement sur la journée. On peut utiliser les stocks pour remplir. J'ai donné des instructions très claires aux préfets.

J'ai échangé avec tous les distributeurs pour que ce week-end de Pâques, et pour avril, on n'ait pas d'enjeu d'approvisionnement au niveau des stations. - M.Bouhafsi: Comment? - R.Lescure: On a d'abord demandé aux préfets qu'on puisse livrer de l'essence.

Il y a des endroits de France où on ne peut pas circuler le week-end en camion. J'ai demandé à ce que, dès qu'on a un camion qui va livrer une station au fin fond de la Maurienne ou ailleurs, on donne la dérogation immédiatement. Ensuite, j'ai demandé aux distributeurs pour m'assurer que dès qu'il y avait un enjeu d'approvisionnement dans une station, on envoie un camion.

Si vous vous retrouvez dans une station où ça manque de diesel ou de 95, allez à la suivante et vous en trouverez. - A.Bégot: Vous ne pourriez pas libérer ces stocks pour stabiliser les prix? - R.Lescure: C'est ce qu'on fait, mais de manière chirurgicale.

Je sais pas où on en sera en mai ou juin. Il faut faire ça de manière extrêmement méthodique, s'assurer que si on a des besoins, on les libère. Au Japon, ils ont libéré des millions de barils.

On est à 1 million. On s'est engagés à en libérer 14 millions. On a 3 mois d'approvisionnement.

On est tranquilles. Pas de problème. On les libère quand on a des besoins ponctuels pour éviter d'arroser du sable, j'allais dire. - Y.Goosz: Il y a quand même des stations-essence avec des problèmes.

Combien en France, aujourd'hui? - R.Lescure: Même quand on n'est Pas en crise, on a en général 3 % des stations qui ont des problèmes d'approvisionnement sur telle ou telle essence.

Aujourd'hui, parce qu'il y a des stations particulièrement populaires...

On sait pourquoi. Les prix sont un peu meilleurs qu'ailleurs, il y a des plafonnements...

Merci à ceux qui l'ont fait. On est aujourd'hui à 12 %. - Y.Goosz: 4 fois plus qu'en temps normal. - R.Lescure: Ca veut quand même dire que 9 stations sur 10 n'ont pas de problème, et on parle de problèmes sur éventuellement un seul carburant.

Je m'engage à ce que, dès le début de la semaine prochaine, ce chiffre soit disponible sur le site carburants.gouv.fr.

On a des obligations de publication de prix. Je veux que, dès la semaine prochaine, on ait ce taux. - M.Bouhafsi: Ca veut dire que chaque matin, sur ce site... - R.Lescure: On le fera à 10h du matin pour que les Français sachent qu'aujourd'hui, il y a 95 % des stations, peut-être demain moins, qui sont correctement approvisionnées.

Les données ne sont pas toujours tout à fait à jour. - A.Bégot: On parle beaucoup des prix depuis de longues semaines.

On a dépassé 2 euros pour le litre de sans-plomb. On est largement au-dessus pour le litre de gazole. Les grandes surfaces et les stations-services ont été accusées de profiter de cette crise.

Je recevais cette semaine T.Cotillard, le président du groupe Les Mousquetaires. - Beaucoup de nos stations sont à la marge zéro.

Le sujet, c'est la marge des raffineurs. Total, c'est 20 à 30 %. Il y a quelques semaines, ils ont fait un achat au bon prix.

Ils ont mis la main sur 70 cargaisons qui leur ont permis de bénéficier de 1 milliard de profits en plus. - A.Bégot: Les profiteurs de guerre, c'est les pétroliers? - Je pense que le gouvernement peut les convoquer. - R.Lescure: Je me méfie des crises où on pointe du doigt les uns et les autres.

On a vérifié qu'il n'y avait pas d'abus. - A.Bégot: Vous allez contrôler les raffineurs? - R.Lescure: Je souhaite le faire sur les raffineurs.

Les raffineurs, c'est un sujet européen, pas national. Il y a une bonne partie de l'essence qui a été distribuée chez monsieur Cotillard qui n'est pas raffinée en France. J'ai écrit à la Commission européenne.

J'ai envoyé une lettre pour lui demander de faire une enquête dans les raffineries européennes pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'abus. - A.Bégot: Vous, ministre de l'Economie français, vous ne pouvez rien faire, pas demander des comptes à une entreprise française comme Total?

Non, mais... - R.Lescure: On les a vus toutes les semaines.

J'ai échangé avec le PDG de Total. Si on souhaite objectiver les choses, tant qu'on parle de la France...

La DGCCRF dépend de Bercy. Si on souhaite parler des raffineries, il faut le faire au niveau européen. Ce qui est important, c'est de faire les choses au bon moment.

J'en connais qui ont demandé des baisses de TVA dès le 1er jour du conflit. On sait que ça ne sert à rien d'autre qu'éventuellement enrichir les intermédiaires, et absolument pas à aider les Français, à part appauvrir l'Etat. Je ne sais pas où sera cette crise dans 3 semaines ou 3 mois. - A.Bégot: Vous êtes quasi certain qu'ils n'en profitent pas? - R.Lescure: Je souhaite faire les choses de manière rigoureuse.

La Commission fera une enquête. S'il y a des abus, on sera capables de réagir, y compris par des prélèvements de fiscalité. Quand on réunit les distributeurs et les raffineurs, je leur demande si on a un problème d'approvisionnement.

Il y a une partie du kérosène qui vient du Golfe. Ce que je souhaite, c'est qu'on ne manque pas d'essence en mai. Pour ça, je vais voir à la fois T.Cotillard et des raffineurs.

Je ne mets pas les gens les uns contre les autres. S'il y a des comportements abusifs, on les gérera. Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est qu'on gère cette crise de manière aussi méthodique que possible et qu'on n'ait pas de problème d'approvisionnement en France. - M.Bouhafsi: Total a décidé de plafonner les prix à la pompe jusqu'à mardi prochain.

T.Cotillard explique que c'est de la concurrence déloyale. - R.Lescure: Aujourd'hui, il y a une volatilité historique du gazole et du pétrole sur les marchés.

Quand ça monte, ça monte bien. Si ça baisse, même si c'est pour quelques jours, je leur demande de baisser également. Après, chacun a sa stratégie.

Derrière les déclarations des uns et des autres, il y a des stratégies commerciales. Ce qui m'intéresse, c'est qu'il n'y ait pas d'abus. On s'en est assurés. 5 % de stations étaient en dehors des clous.

On a fait des enquêtes. Je ne souhaite pas qu'on profite de cette crise pour diviser les Français, les opposer les uns aux autres. Cette crise, nous ne l'avons pas choisie.

Nous ne sommes pas partie de cette guerre. Nous faisons face tous ensemble à ce choc. Si on pouvait un peu être solidaires dans les chaînes de production, et pas seulement de l'essence, ce serait peut-être une manière différente d'habitude de gérer cette crise.

Ce serait peut-être favorable à nous tous. - M.Bouhafsi: S.Lecornu a envisagé des nouvelles aides ciblées.

Pouvez-vous nous dire lesquelles ce soir? L'idée, c'est de fournir un coup de pouce financier à certains secteurs, comme les aides à domicile ou les infirmières libérales. Qu'est-ce que vous leur dites, aujourd'hui? - R.Lescure: On va continuer avec la même méthode.

D'abord, rappeler ce qui existe déjà. Cette année, on a envoyé des chèques énergie à près de 4 millions de foyers français. La prime d'activité va augmenter pour ceux qui travaillent. - Y.Goosz: Ca, c'est pas nouveau.

L'an prochain, vous faites quoi? - R.Lescure: Non, c'est pas nouveau, mais j'adore notre capacité collective à oublier que le modèle social est unique au monde.

Des chèques énergie, il y en a pas ailleurs. J'insiste là-dessus. On a parfois tendance à oublier qu'une des raisons pour laquelle la France souffre moins dans les crises que les autres, c'est qu'on est mieux protégés.

Notre stratégie, depuis le début de cette crise, c'est de focaliser des aides ciblées sur ceux qui sont les plus exposés. Vous avez cité des professions en première ligne. Ca fait partie des travaux qu'on mène sous l'égide du Premier ministre.

N'oublions pas que chaque euro public doit être efficace. Un certain nombre de mesures proposées aujourd'hui par le RN ou LFI conduisent à arroser du sable ou à organiser les pénuries. On fait ça avec méthode, de manière aussi...

J'allais dire, de manière aussi sérieuse que possible. Ce sujet est sérieux et il nous concerne toutes et tous. - M.Bouhafsi: Un porte-conteneurs CMA CGM a passé le détroit d'Ormuz en déclarant avoir un propriétaire français.

Est-ce que d'autres porte-conteneurs pourraient passer? Les Iraniens estiment qu'on n'est pas un pays ennemi? - R.Lescure: Depuis 4 semaines, un peu plus, le président agit tous les jours pour contribuer à pacifier, désescalader le conflit et commencer à préparer l'après.

Quand la France propose une coalition de pays volontaires pour sécuriser le détroit d'Ormuz...

Ca a de l'écho. J'étais en Asie. Ca intéresse le Japon.

Le Royaume-Uni, l'Espagne, la Grèce aussi...

Le fait que la France soit au coeur des négociations diplomatiques, non pas comme une partie au conflit, mais comme une partie, qui, du fait de sa présence historique dans la région, notamment au Liban, de sa capacité militaire...

Heureusement qu'on a doublé les dépenses militaires en France. Aujourd'hui, on est capables de peser. - Y.Goosz: Les pétroliers battant pavillon français, ils passent? - R.Lescure: Non.

A ce stade, un navire est passé. Tant mieux. Ceux qui étaient passés jusqu'à présent était plutôt des navires à pavillon iranien, chinois, indien.

Ils allaient plutôt en Asie. Attention...

Je suis la situation au jour le jour. Il faut être très prudent. Sans désescalade militaire, ça va être compliqué de préparer la suite.

La France est au coeur de sa préparation. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, la Banque de France a publié les chiffres des défaillances d'entreprises.

Le chiffre ralentissait depuis 2023, mais il augmente pour le 2e mois de suite. - R.Lescure: C'est jamais une bonne nouvelle quand il y a des entreprises qui font faillite.

En France, on crée plus d'entreprises qu'on n'en a jamais créé. De ce fait, il y a aussi plus d'entreprises qui n'arrivent pas au bout de l'aventure. On crée 2 fois plus d'entreprises aujourd'hui qu'il y a 25 ans.

Il y a à peu près autant de défaillances quand ça va mal qu'il y a 25 ans. Dans le secteur des technologies, de l'industrie verte, de l'éolien, des énergies renouvelables, qu'on est en train de relancer, on a plutôt une dynamique positive. On a aussi une économie française plutôt résiliente.

Quand les entreprises font faillite, il faut s'assurer que les salariés soient bien traités. En France, il y a des entreprises dynamiques qui continuent à progresser aujourd'hui. C'est aussi ça, la fierté française. - M.Bouhafsi: Il y a peu d'éléments pour se réjouir dans le monde.

Il y en a un cette semaine: Céline Dion. Elle a choisi Paris pour 10 dates. Sait-on combien ça va rapporter à l'Etat français? - Y.Goosz: Est-ce qu'il y a un surplus C.Dion? - R.Lescure: Je l'espère.

En tant que Franco-Canadien, je suis très heureux que C.Dion ait choisi Paris pour une tournée. 10 dates, 50 000 places, 500 000 Français et étrangers qui vont en profiter...

Je pense qu'il va y avoir du tourisme...

J'ai vu quelque part qu'il y avait 9 millions de personnes... - M.Bouhafsi: 9 millions d'inscrits.

C'est du jamais-vu. - R.Lescure: 9 millions de personnes qui vont participer au tirage au sort.

Je l'ai pas fait, mais certains de mon équipe l'ont fait. Ils ont reçu un e-mail. - M.Bouhafsi: 1 chance sur 27, exactement. - A.Bégot: On a lu des chiffres jusqu'à 1 milliard. - M.Bouhafsi: Entre 1,3 milliard et 1,6 milliard.

On a vu que pour des concerts de Beyoncé, ça ramenait environ 250 millions d'euros. Il y en avait 3. Si on multiplie par 3, ça fait 1 milliard. - R.Lescure: Je vois qu'on cherche des cagnottes partout.

On a une bonne nouvelle. Profitons-en. Souhaitons-lui des très bons concerts, des très belles soirées.

Pour le reste, on verra. Profitons de C.Dion! - M.Bouhafsi: Merci à vous.

On a plein d'autres sujets d'actualité à vous proposer. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - On démarre avec cette information, le placement en garde à vue de R.Hassan. - L'eurodéputée R.Hassan... - Est en garde à vue.

Elle est auditionnée pour un post dont les propos pourraient relever de l'apologie du terrorisme. - Visant un de ses messages publiés sur X. De la drogue de synthèse a par ailleurs été retrouvée dans son sac. - P.Larrouturou: Je vais vous raconter les 34 dernières heures de R.Hassan.

Elle a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme. En cause, ce tweet. Elle y parle de K.Okamoto, l'auteur, en 72, d'un attentat à l'aéroport de Tel-Aviv qui a tué 26 personnes.

Elle tweete... "J'ai consacré ma jeunesse à la jeunesse palestinienne.

Tant qu'il y aura oppression, la résistance sera un devoir." J.-L.Mélenchon tweete dans la foulée. ...

Une affaire éclate dans l'affaire. Le parquet annonce que du cannabis aurait été retrouvé dans les affaires de l'eurodéputée. Aussitôt, le RN réagit. - Si c'est avéré, ce serait choquant.

Sans faire le lien, ce serait au moins la 3e affaire de détention de drogue chez les insoumis. - P.Larrouturou: Hier, voici la sortie de R.Hassan, qui appelle à une conférence de presse. - R.Hassan: On fera vraiment une conférence de presse demain. - P.Larrouturou: A la sortie, on apprend que le parquet de Paris dit que ce n'est pas du cannabis.

Ce matin, R.Hassan a été convoquée pour une autre affaire. - On a considéré que c'était de l'apologie du terrorisme.

C'était normal de faire ce signalement. On ne peut pas faire référence à un homme qui a été un terroriste, qui a été condamné pour avoir tué des personnes. C'était normal de faire ce signalement.

Je regrette qu'il y ait eu des fuites. Je comprends qu'il y ait quelques fuites avant que le parquet s'exprime. Il n'y a que le parquet qui peut s'exprimer sur ce sujet.

Je n'ai pas de commentaire à faire. Je ne suis pas en charge de la procédure. - P.Larrouturou: Elle a été soutenue par son parti.

M.Bompard a dit qu'elle n'avait pas de drogue. - R.Hassan n'avait pas consommé et ne détenait pas de drogue hier quand elle a été auditionnée.

Elle détenait une chose simple: du CBD. Une substance parfaitement légale. - Médicamenteuse. - Elle l'utilise à des fins médicales, comme des centaines de milliers de personnes en France.

Ce n'est pas un produit illégal. Ce n'est pas de la drogue. - P.Larrouturou: R.Hassan et son avocat ont organisé cette conférence de presse.

On a remarqué que R.Hassan dénonce le caractère politique de cette affaire. - R.Hassan: Personne n'est dupe du caractère politique de cette affaire.

Je fais l'objet d'un véritable harcèlement judiciaire, politique exclusivement en raison de mes opinions politiques. Je veux insister sur ce caractère de persécution pour des idées politiques, pour des opinions politiques que je dois pouvoir exprimer librement, avec la radicalité que je choisis, avec le ton que je choisis et avec les moyens que je dois pouvoir choisir dans le cadre de l'exercice de mon mandat. - P.Larrouturou: Sur sa gauche, son avocat.

Il parle notamment de l'inventaire de la valise de l'eurodéputée. - La garde à vue qui a eu lieu hier est parfaitement illégale. Au moment où les différents objets qui sont dans la valise de R.Hassan en sont sortis, cette valise est déjà ouverte.

L'un des contenants contient, comme l'avait confirmé et affirmé R.Hassan, du CBD. Dans l'autre contenant, vous avez des traces de drogue de synthèse.

C'est de la responsabilité du vendeur. R.Hassan a acheté du CBD.

Le CBD est légal en France! - P.Larrouturou: On clôt la partie drogue.

On ne sait pas. On revient à l'essence de cette convocation, l'apologie du terrorisme, à son tweet. Elle l'a supprimé.

J'ai essayé de demander à R.Hassan si elle considérait que c'était de la résistance ou du terrorisme. Elle ne souhaite pas répondre.

Votre avocat assure que c'est une citation. Il n'y a pas de guillemets. C'est une citation sans guillemets.

Est-ce que, pour vous, K.Okamoto est un terroriste? - R.Hassan: Vous pouvez assister à toutes les observations qu'on va produire au procès.

On est là pour commenter ce qu'il s'est passé hier. - P.Larrouturou: C'est un terroriste, pour vous? - R.Hassan: Vous êtes invité à une conférence de presse qui porte sur ma garde à vue. - P.Larrouturou: Une conférence de presse, il faut répondre aux questions.

C'est de la résistance ou du terrorisme? - R.Hassan: Vous viendrez au procès.

Vous êtes là pour faire du buzz. - P.Larrouturou: Elle sera jugée en avril. - R.Lescure: Il n'y a pas de justice politique, en France.

Depuis le 7-Octobre, elle instrumentalise de manière systématique un conflit complexe, douloureux, difficile, à des fins politiques nationales. C'est un retour de boomerang. On ne peut pas raconter n'importe quoi, en France.

La justice fera son travail en toute indépendance. On verra en juillet ce que la justice décide. L'instrumentalisation politique d'un conflit difficile qui nous touche tous, quelles que soient notre histoire et nos convictions, c'est ce que je reproche le plus à LFI.

Je disais qu'il ne fallait pas diviser les Français...

La France a essayé de tenir une ligne de crête difficile. Tout ce qui divise, ce qui instrumentalise à des fins personnelles...

On n'est plus dans la politique. On est dans la mise en scène personnelle, ça me rêveuse. - M.Bouhafsi: Merci.

Le 19 mars, l'Ordre des médecins alertait sur la multiplication des injections illégales de l'acide hyaluronique. Le lendemain, une femme en meurt. Une première en France.

Près de Lyon, une quadragénaire fait un arrêt cardiaque après une injection clandestine. Derrière ce drame, un phénomène en pleine explosion. De faux praticiens proposent des injections à prix cassé sur les réseaux sociaux sans formation médicale et avec des produits parfois contrefaits. - Nous lui demandons des renseignements pour une injection de botox pour lisser le front. - Elle effectue des injections de botox facilement.

Pourtant, elle n'est pas médecin ou professionnelle agréée, mais elle veut nous rassurer. - M.Bouhafsi: Bonsoir, docteur C.Devoir.

Vous êtes médecin esthétique depuis 25 ans. A vos côtés, L.Bellili, grand reporter pour "Envoyé spécial".

Vous avez enquêté sur le ravage des injections clandestines. Une femme est morte en France après une opération esthétique illégale. Qu'est-ce qui a pu provoquer sa mort? - Dr C.Devoir: On sait que c'est une injection dans les fesses.

Probablement des produits de comblement pour augmenter le volume des fessiers. Le plus probable, c'est que c'est une embolie pulmonaire. En tant que médecin, je pense, je n'ai pas la certitude...

C'est un phénomène embolique lié à l'injection de ces produits. - M.Bouhafsi: Les patients pensent recevoir de l'acide hyaluronique et on leur injecte de la paraffine, du silicone, des produits contrefaits ou périmés.

Ils ne savent pas les risques qu'ils prennent? - Dr C.Devoir: C'est des choses qui ont été décrites.

En tout cas, les produits injectés par ces personnes sont non contrôlés. C'est dangereux. Ca peut être tout et n'importe quoi. - M.Bouhafsi: Une influenceuse a été mise en examen.

Elle est soupçonnée d'avoir pratiqué l'injection. Sur ces réseaux, elle mettait en garde contre ces pratiques à risque. - Si vous voyez la seringue déjà prête sur la table, ce n'est pas de l'acide hyaluronique.

On doit faire le contrôle devant vous. Quand on vous dit 1800 euros pour 10 ml, posez-vous la question en faisant vos recherches et renseignez-vous sur la personne. Moi, vous avez mon nom et mon prénom.

Je vous donne la preuve que je suis infirmière. Si la personne bégaye, c'est qu'elle n'est pas...

Faites attention à vous. - M.Bouhafsi: C'est le comble.

Une stratégie bien rodée: mettre en confiance avec des résultats spectaculaires et des prix attractifs pour faire oublier les risques. C'est toujours la même mécanique? - L.Bellili: Oui.

Quand on va sur les réseaux sociaux, sur les comptes de ces fausses injectrices, elles sont très suivies. Elle est suivie par plus de 30 000 personnes sur Instagram, par exemple. Elle met en avant que des réussites.

Ca va être des injections de lèvres plutôt réussies, des injections d'acide hyaluronique dans les tempes, ou du botox sur le front. C'est des résultats qui vont donner envie aux clientes. Elle ne va pas mettre les ratés sur Instagram.

Les gens se disent que c'est pas cher, que c'est joli, donc ils y vont. - M.Bouhafsi: Vous avez infiltré une formation clandestine où des femmes apprennent à injecter sur de vraies clientes en quelques heures.

C'est quel genre de profils? - L.Bellili: J'ai été effarée quand je suis allée dans cette formation.

C'est une formation complètement illégale. C'est de l'exercice illégal de la médecine. Quand je suis arrivée là-bas...

J'ai postulé sur Instagram. Je me suis retrouvée avec 3 autres personnes qui voulaient être injectrices, qui le voulaient vraiment. Il y avait 3 formatrices.

Ce qui m'a choquée, c'est que ces femmes se sont entraînées sur des cobayes humains. Ca a complètement dégénéré. J'ai assisté à des choses complètement folles. - M.Bouhafsi: Genre, quoi? - L.Bellili: Une femme injecte pour la 1re fois de sa vie.

Elle tremble. Elle casse la seringue, l'aiguille sur le menton d'une jeune femme. Par exemple, il y avait une autre très jeune femme qui se fait injecter.

Ses lèvres gonflent immédiatement. On sent une panique autour de la table. Elles disent: "Ne t'inquiète pas, ça va aller.

Achète des produits en pharmacie et, surtout, ne respecte pas la posologie." Il y a un manque de sérieux. C'est n'importe quoi. - E.Eméyé: Une infirmière peux faire ça?

C'est légal? - Dr C.Devoir: Non, ce n'est pas légal.

On peut discuter de la qualité de ces formations. Il n'y a pas de formation pour des gens qui ne sont pas médecins. La médecine, ça se pratique par des médecins et uniquement des médecins.

Une infirmière n'a pas le droit de faire ce type de soins. - M.Bouhafsi: En 3 heures, on vous a donné une formation, un faux diplôme d'injection.

Il y a des centaines de milliers de femmes qui nous regardent ce soir. Qu'est-ce que vous leur dites? Elles prennent des risques insensés, certaines femmes? - Dr C.Devoir: C'est des risques plus que considérables.

Elles peuvent décéder. Si ce n'est pas le cas, il y a potentiellement des complications très sévères, qui peuvent laisser des séquelles irréversibles. Défiguration par nécrose, des maladies très sévères... - A.Bégot: Vous évoquez le cas d'une jeune femme qui a failli perdre son nez après des injections. - La femme qui la pique ne porte même pas de gants. - Toute cette partie latérale du nez, c'était une énorme croûte.

S'il n'y a pas de traitement, la croûte tombe. Quand ça tombe, il y a un énorme trou. Elle aurait eu un trou.

Elle perdait la moitié du nez. - Il a fallu 3 semaines de soins quotidiens pour guérir cette nécrose. - On est passé à 2 doigts de la cata. - A.Bégot: Quand ça tourne mal, il y a des cas où on ne peut pas réparer?

C'est irréversible? - Dr C.Devoir: A partir du moment où ces actes sont faits par des médecins, il y a des solutions pour gérer les complications.

Le message qui doit passer, c'est que ces actes doivent être faits uniquement par des médecins, chirurgiens, dermatologues, médecins esthétiques et dans un cabinet médical. - M.Bouhafsi: Hier, un praticien vous a contacté pour rattraper une opération de ce genre. - Dr C.Devoir: Absolument.

C'est régulier. On a des confrères qui sont exposés à ces cas d'urgence vasculaire. S'ils n'ont pas le matériel, la technologie et l'échographie pour pouvoir agir en urgence, les gens s'exposent à des séquelles définitives.

Ca peut aller jusqu'à des séquelles irréversibles esthétiques, et vous pouvez perdre un organe sensoriel, comme l'oeil. Vous avez une heure pour réagir. - M.Bouhafsi: Vous avez pu vous procurer de l'acide hyaluronique en pharmacie sans difficulté.

On peut s'en procurer sur Snapchat, sur les réseaux, en 10 minutes. Un décret est venu encadrer l'accès à ces produits en 2024. Ca change quelque chose? - L.Bellili: Non.

On peut acheter de l'acide hyaluronique qui vient de l'étranger, qui n'est pas aux normes européennes. C'est facile de se procurer ces produits. Après, il y a eu le combat des chirurgiens esthétiques quand ça a commencé à être médiatisé. - Dr C.Devoir: Et des dermatologues, aussi. - L.Bellili: La réglementation a changé.

Normalement, on ne peut plus aller en pharmacie acheter de l'acide hyaluronique si on n'est pas médecin. - M.Bouhafsi: On assiste à des injections dans des parkings, dans des cages d'escalier, des appartements insalubres...

C'est très risqué pour la santé. - Dr C.Devoir: Certainement.

C'est risqué d'un point de vue hygiène, mais surtout, c'est risqué de laisser des dispositifs médicaux et des médicaments dans les mains de gens qui ne sont pas médecins. Je porte ce message au nom du Cercle. On se bat pour qu'on puisse structurer ça.

Il y a des gens très bien formés dont la sinistralité est nulle. Economiser 50 euros pour prendre le risque de perdre son nez, son oeil ou sa joue...

Allez voir des médecins bien formés. Il faut laisser les médecins être visibles. - M.Bouhafsi: Merci.

Vous êtes médecin esthétique depuis près de 25 ans, cofondateur du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

Cette toute dernière info: un avion américain a été abattu en Iran. - A.Bégot: L'Iran l'a annoncé dans l'après-midi.

Un responsable américain a confirmé à l'agence Reuters qu'un chasseur avait bien été abattu. Les médias américains expliquent que les forces spéciales dépêchées sur place ont localisé et secouru l'un des deux pilotes. Le second est toujours recherché.

L'Iran promet une très importante récompense à toute personne qui permettrait son arrestation. C'est la 1re fois qu'un avion américain est abattu depuis le début de la guerre. Le 2 mars dernier, 3 F-15 avaient été détruits, mais il s'agissait d'un tir ami causé par la défense aérienne du Koweït. - M.Bouhafsi: Un gros coup dur pour les commerçants d'Honfleur. - A.Bégot: A la veille du week-end de Pâques, 19 magasins et restaurants ont été priés de fermer jusqu'à nouvel ordre.

C'est une décision prise par le maire pour des raisons de sécurité. 3 immeubles risquent de s'effondrer. - Depuis quelque temps, des bâtiments bougent.

Des bâtiments ont été fermés l'année dernière. Ca s'est accentué. On le sait, qu'il va falloir se pencher sur les bâtiments... - Il y a les commerces, le marché tous les samedis...

C'est dommage qu'on ne puisse plus y accéder. - On a l'impression de se réveiller avec la gueule de bois, de savoir que le visage de Honfleur va peut-être être défiguré si ça s'effondre. - A.Bégot: Les habitants ont tous été relogés.

Un périmètre de sécurité a été installé. - M.Bouhafsi: Dans les Ardennes, le couple d'adolescents accusé d'avoir tué les grands-parents de l'un d'eux a été mis en examen. - A.Bégot: Agés de 16 et 15 ans, ils ont reconnu les faits.

Ils ont expliqué que les grands-parents de la jeune fille n'approuvaient pas leur liaison. Ils ont élaboré un plan il y a au moins 15 jours. L'adolescente avait caché des couteaux sous son lit, notamment. - La grand-mère est montée dans la chambre le lundi matin et a surpris le jeune homme.

Elle s'opposait à cette liaison. La jeune fille se serait saisie du couteau et aurait poignardé sa grand-mère à 2 reprises en la faisant chuter dans l'escalier. Le grand-père, alerté par les cris, est arrivé.

Le jeune homme lui a porté des coups de couteau. - A.Bégot: Un récit glaçant.

Le procureur de la République a dit que la jeune fille n'était pas connue pénalement. Elle était en revanche suivie par un juge des enfants de Charleville-Mézières. - Elle était gâtée.

Elle avait tout ce qu'elle avait pour elle. Elle avait tout ce qu'elle voulait. Je la connais depuis qu'elle est bébé.

Je ne comprendrai jamais pourquoi... - Elle était déjà bien rebelle.

Elle essayait de mener ses grands-parents par le bout du nez. - A.Bégot: Le petit ami était déjà connu de la justice pour des faits de violence avec arme commis en septembre 2025.

Il devait être jugé le 10 avril par le juge des enfants de Reims pour avoir mis des coups de ciseaux dans le dos d'un camarade, sur fond de dispute amoureuse. - Vouloir être méchant comme ça avec les autres...

Il s'énerve très vite. - Il insultait pour rien. Il était tout le temps alcoolisé. - Il avait planté une meuf à la gare de Sedan avec un ciseau. - A.Bégot: Ils risquent 20 ans de réclusion. - M.Bouhafsi: Les habitants de Clichy vont peut-être être contraints de voter à nouveau. - A.Bégot: Sur fond de soupçons de fraude à la procuration. - Ils se sont rendu compte que pour 3 membres de la famille, il y avait déjà 3 votes qui avaient déjà été faits pour leur compte.

Elles ne connaissaient pas les personnes qui avaient fait ces procurations. Une personne est présente dans ce bureau de vote et s'apprête à voter pour le 4e membre de cette famille au moment où cette personne essaie de voter. - A.Bégot: La police judiciaire a mené des perquisitions. - Là, on voit une procuration qui a l'air d'être en bonne et due forme et qui indique à cette dame d'aller voter pour quelqu'un qui conteste la procuration.

Elle ne connaît pas cette personne. Elle n'a jamais demandé de procuration. Vous avez des documents qui semblent avoir été tamponnés au commissariat.

De nombreuses victimes continuent de nous contacter parce qu'elles ne comprennent pas comment c'est possible que des procurations aient été faites sans leur consentement ni mandat. - A.Bégot: Les équipes de "C à vous" ont tenté de joindre le maire réélu.

Il a refusé. Il nous a adressé ces quelques lignes. ... - M.Bouhafsi: La fin de la trêve hivernale. - A.Bégot: Avec le retour de l'angoisse pour des milliers de personnes, à l'image d'une femme de 45 ans qui vit depuis 18 ans dans cet appartement de 28 m2 loué à un bailleur social dans le 19e arrondissement.

Elle est comédienne. Elle s'est retrouvée fragilisée par le covid. A l'époque, elle ne travaillait plus.

Elle enchaîne les impayés de loyer, mais se remet à flot, jusqu'à rembourser ses dettes. Elle a même trouvé un CDI en septembre dernier. Le problème, c'est que son bailleur social ne renouvelle pas son bail et refuse de lui répondre.

Il lui a envoyé ce courrier. - "Urgent, dernier avis avant expulsion. Demande de libération des lieux et remise des clés au commissariat." Je ne sais pas si la police va intervenir.

Je n'ai pas le temps de me défendre. Je ne sais pas si les forces de l'ordre ont été sollicitées. Je vous laisse imaginer l'angoisse.

J'ai une épée de Damoclès. Il faut que je trouve des solutions. Dans quel ordre?

Je commence par chercher un logement? Je me défends? Je peux me faire expulser.

Je n'ai plus de vie. - A.Bégot: Selon la Fondation pour le logement, 200 000 personnes risquent d'être expulsées.

La Fondation dénonce les effets dévastateurs de la loi antisquat. - Il y a une confusion qui est impulsée entre locataires et squatteurs. Ca n'a rien à voir!

C'est là où on dit au ministre de venir voir la situation de détresse des personnes, les souffrances que ça produit. C'est profondément inhumain et inefficace d'un point de vue social. - M.Bouhafsi: Cette personne vient de trouver un CDI...

Aujourd'hui, c'est la fin de la trêve hivernale. C'est normal, de la sortir de son appartement? - R.Lescure: Chacun est différent.

Je ne peux pas me prononcer...

Je pense qu'il y a une histoire. Il y a des médiateurs qui existent, des fondations, pour défendre...

On a un droit du logement très protecteur, en France. Elle en bénéficie, si je puis dire. Il faut qu'elle fasse les recours qu'elle peut faire.

On a aussi des propriétaires qui font souvent face à des locataires...

Je ne pense pas que ce soit son cas...

A des locataires qui exagèrent. Il faut aussi protéger les propriétaires. - M.Bouhafsi: A 10 semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde, les stars du foot redeviennent des enfants. - A.Bégot: Regardez cette pub d'une célèbre marque de jouets. ...

Vous les avez reconnus. 4 immenses stars du football international: C.Ronaldo, L.Messi, K.Mbappé et Vinicius réunis autour de la même table.

Jamais ils ne se sont retrouvés ensemble sur un terrain. La vidéo a été vue des millions de fois sur les réseaux sociaux. K.Mbappé était l'invité de "The Bridge", animé par A.Tchouaméni. - K.Mbappé: Un pays, ce n'est pas comme un club.

Des fois j'entends "le projet sportif"...

Non. Je suis né en France. J'ai tout fait en France.

J'ai la culture française, avec mes origines...

Mais j'ai grandi avec la culture française. Après, j'ai été bon, donc la France m'a pris...

Je n'avais Aucun sens de venir faire l'opportuniste...

Non. Le pays, ça vient du coeur. Tu dois le sentir. - A.Bégot: Il est revenu sur ses débuts et les insultes racistes dont il a été victime. - K.Mbappé: Pour moi, la sélection, c'était tout là-haut.

Mais toi, tu mets tout là-haut des gens qui te mettent tout en bas si tu ne marques pas. Après, je ne voulais plus revenir. J'ai fait mon rendez-vous...

Je dis que je ne voulais plus jouer. - M.Bouhafsi: On va être champions du monde, R.Lescure? - R.Lescure: Je pense qu'on est tous d'accord...

On va aller la chercher! - M.Bouhafsi: On sera tous supporters des Bleus. - R.Lescure: On a la meilleure équipe du monde et surtout la meilleure attaque. - M.Bouhafsi: Merci.

Merci à tous. Dans un instant, nos invités, Tayc, idole des jeunes, E.Orsenna et C.Cordula, la papesse de la mode.

E.Eméyé est très élégante...

Vous êtes magnifaïk!