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Florian Philippot – Congrès du FN: «C’est lugubre», «C’est un congrès de liquidation»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Florian PhilippotFait
    « Ah non, vraiment sans aucun regret. »
  • 0:10Florian PhilippotFait
    « On voit bien que c'est lugubre, c'est lugubre là-bas. »
  • 0:20Florian PhilippotFait
    « Ce n'est pas un congrès de refondation, c'est un congrès de liquidation. »
  • 0:30Florian PhilippotFait
    « Moi j'ai été le premier à proposer le changement de nom. »
  • 0:40Florian PhilippotFait
    « La dédiabolisation fait partie du processus politique. »
  • 2:30Florian PhilippotFait
    « Nos différences entre nous sont plus fortes que celles que nous avons avec Emmanuel Macron, avec Jean-Luc Mélenchon, avec Laurent Wauquiez, avec Marine Le Pen ? »
  • 3:30Florian PhilippotFait
    « On a besoin de tous et toutes, qu'on aurait besoin par exemple d'un front commun qui aille de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, à Pierre Laurent, à Nathalie Arthaud. »
  • 5:00Florian PhilippotFait
    « Le président de la République ne prend pas que des bonnes décisions et il m'arrive de m'opposer frontalement à certaines. »
  • 5:30Florian PhilippotFait
    « Il respecte les formes et il respecte vraiment la concertation et que lui et Édouard Philippe prennent le temps de prévenir les élus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ça fait six mois désormais que vous avez quitté ce parti, sans aucun regret ? Ah non, vraiment sans aucun regret. Moi j'ai toujours un regret quand je pense aux militants, aux personnes qui sont restées là-bas, qui sont peut-être encore et qui voient le désastre.

On voit bien que c'est lugubre, c'est lugubre là-bas. Ce n'est pas un congrès de refondation, c'est un congrès de liquidation. Moi j'ai été le premier à proposer le changement de nom.

A l'époque je me suis fait jeter. On voyait les archives, tout le monde était contre moi. Aujourd'hui qu'on veut changer de nom, vous allez me dire que je suis quand même très paradoxal et un peu casse-couille, je considère que ça ne sert à rien de changer de nom parce que ce n'est pas ça qui nous dédiabolisera dans la mesure où la dédiabolisation fait partie du processus politique.

Moi je suis fier, je suis très fier même, d'avoir des gens qui se sont combattus parfois sévèrement mais qui ont enfin envie de se retrouver et qui ont envie de dire oui, nous avons des différences, ça peut arriver. Mais enfin, est-ce que nos différences entre nous sont plus fortes que celles que nous avons avec Emmanuel Macron, avec Jean-Luc Mélenchon, avec Laurent Wauquiez, avec Marine Le Pen ? La réponse est évidemment non.

Et donc c'est la raison pour laquelle nous devons nous rassembler. Je redis fraternellement à Jean-Luc Mélenchon, puisque moi je n'ai pas d'adversaire dans ce camp-là, que personne à lui seul peut incarner l'opposition sociale et politique à la gauche du gouvernement Macron, qu'on a besoin de tous et toutes, qu'on aurait besoin par exemple d'un front commun qui aille de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, à Pierre Laurent, à Nathalie Arthaud, à d'autres organisations sociales et politiques. Pourquoi est-ce que vous n'y arrivez pas ?

Pourquoi est-ce que vous n'y arrivez pas ? Peut-être qu'on va y arriver là. Le président de la République ne prend pas que des bonnes décisions et il m'arrive de m'opposer frontalement à certaines, notamment quand il décale par exemple le métro pour Saclay, qui doit être le moteur technologique de la France.

Mais je dois dire, en toute honnêteté, qu'il respecte les formes et il respecte vraiment la concertation et que lui et Édouard Philippe prennent le temps de prévenir les élus, de les associer à leurs décisions, même quand elles ne nous plaisent pas. On ne peut pas dire que cette étape de la concertation soit ratée.