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InterviewAntoine Léaument· 11 septembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

10 septembre : Antoine Léaument invité d’Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça doit péter ? Est-ce que vous espérez que ça pète ?

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Le mouvement social a-t-il commencé aujourd'hui ?

  • 0:24OuverteRéponse directe

    La colère vient-elle de l'inégalité de traitement entre riches et pauvres ?

  • 0:48RelanceRéponse partielle

    Les lycéens sont-ils des travailleurs ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les manifestants étaient-ils majoritairement des travailleurs ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça doit péter ? Est-ce que ça a pété ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Antoine LéaumentFait
    « Le mouvement social de toute façon, il a lieu. Il a commencé ce 10 septembre. »
  • 0:24Antoine LéaumentChiffre
    « Sous Emmanuel Macron, c'est-à-dire depuis le début de son premier mandat, la fortune des 500 plus grandes fortunes de France a doublé tandis que les plus pauvres se sont considérablement appauvris. »
  • 0:36Antoine LéaumentFait
    « Il y a beaucoup de gens qui travaillent et qui ne peuvent pas vivre de leur travail. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Antoine Léumand, je vais même vous poser la question. Est-ce que ça doit péter ? Est-ce que vous espérez que ça pète ?

Ben moi ce que j'espère c'est qu'il y ait une élection présidentielle anticipé parce que c'est le moyen de régler pacifiquement la question qui est posée à notre pays. Le mouvement social. Le mouvement social de toute façon, il a lieu.

Il a commencé ce 10 septembre. Il y a un appel à se mobiliser le 18 septembre. Je vois qu'ici ou là, il y a des actions qui sont appelées par diverses organisations, soit syndicales, soit des assemblées générales de citoyens qui se rassemblent justement pour décider des actions.

La colère, elle vient du fait que aujourd'hui, on demande aux salariés, aux travailleurs de faire une nouvelle fois des efforts et que à l'inverse, on ne demande aucun effort aux plus riches de notre pays. Or, dans les dernières années, les plus riches ont accumulé une fortune considérable à tel point que sous Emmanuel Macron, c'est-à-dire depuis le début de son premier mandat, la fortune des 500 plus grandes fortunes de France a doublé tandis que les plus pauvres se sont considérablement appauvris. Donc, je pense que la colère vient de là.

Il y a beaucoup de gens qui travaillent et qui ne peuvent pas vivre de leur travail. Moi quand j'entends des gens qui me disent que alors qu'ils travaillent, ils sont obligés de sauter un repas quand il y a des gens qui sont obligés. C'est pas eux qui étaient dans la rue.

Si c'était eux qui étaient Non, c'est pas eux qui étaient dans la rue. Quand vous regardez les études, d'abord les notes avant des des renseignements généraux, mais également les études qui ont été faites hier, il s'agit principalement de gens qui partagent tout à fait ce choix de société qui est le vôtre, mais qui la plupart du temps ne sont pas ceux qui travaillent et qui arrivent pas à s'en sortir dont vous parlez. Quand je suis allé pour essayer de faire le blocage d'Amazon avec les salariés d'Amazon, c'était pas les salariés d'Amazon qui étaient avec moi, c'était des faux salariés d'Amazon à cet endroit-là.

Oui, mais le reste le reste quand vous avez vu les lycéens pouvez pas dire que ce sont déjà des travailleurs, ils étaient ils étaient une grosse proportion. Évidemment que les lycéens sont pas des sont pas des travailleurs. Encore que ça reste à prouver que ils ne travaillent pas parce que quand vous êtes lycéen, vous faites quand même des grosses heures.

Mais quand vous êtes lycéen à Paris, a priori c'est quand même que vous êtes plutôt privilégi ça dépend mais vous faites en tout cas des très grosses heures de travail scolaire. Mais je reviens pas sur ça. Moi, j'étais par exemple quand dans quand j'étais en ess une personne vient me voir artisan chauffagiste.

On prétendait qu'il y aurait pas de chef d'entreprise et cetera. artisan chauffagiste qui me dit que il n'arrive pas à s'en sortir mais non pas parce que je sais pas quoi les impôts. Il me dit moi je suis très content de payer des impôts.

Il dit les gens n'ont plus assez d'argent pour faire des changements dans leur consommation de chauffage. Donc voilà c'est ça la question qui est posée à notre pays. C'est la question des salaires et aussi pour les chefs d'entreprise la question de la capacité à emprunter pour développer leur entreprise.

Robert Ménard, est-ce que ça doit péter ? Est-ce que ça a pété ? Est-ce que ça va péter ?

Écoutez la la leçon de la une de Marianne, même si c'est métaphorique, c'est qu'il faut faire attention à faire de la des prédictions. On est mauvais les journalistes dans le genre madame Irma. Non, bien sûr que non, ça a été un échec hier.

Enfin, attendez, ça saute aux yeux de tout le monde. Alors, je je viens d'apprendre quelque chose de très très important, c'est que les lycéens étaient des travailleurs. Peut-être travailleur en air, mais c'est pas parce que vous êtes en cours et que vous faites les heures que vous êtes un travailleur, en tout cas, on n' pas les mêmes conceptions des mots.

Bien sûr que il y a il y a eu des manifestations, moi chez moi par exemple, il y a eu plusieurs centaines de gens là, des travailleurs à l'appel de la CGT qui ont manifesté mais dans le cadre absolument normalement et il y a rien à dire. Ensuite, les images qu'on a vu d'abord, c'est hyper minoritaire et je ne suis pas sûr que c'est ce c'est ce à quoi s'attendait euh euh monsieur Mélenchon quand il appelait à la quasi révolution. Bien sûr que les gens sont exaspérés, moi je l'entends, je le vois.

Les gens, ils ont beaucoup de mal à faire face à toutes leurs dépenses et oui, ils ils ne comprennent pas qu'un certain nombre de gens très riche ne soit pas on qu'on ne leur demande pas de faire des efforts. Donc moi, j'ai aucun problème avec ça. Mais enfin, disons les choses, euh il y a pas eu euh ça a pas été le début de la révolution.

Alors, peut-être que ça va changer. C'est pour ça que je me garderai bien de parler de l'avenir. Est-ce que il y avait 80000 personnes des forces de l'ordre pour calmer les ardeurs des sa tombes de petit con ?

Parce quand même dans le temps, il y a un certain petit con, ça s'appelle comme ça où est-ce que parce que les gens sont oui inquiets. Oui, ils n'en peuvent plus de d'Emmanuel Macron, ça fait pas long mot d'un doute, mais ils sont quand même pas prêts à descendre dans la rue. Vous pouvez être exaspéré, vous pouvez être dans des grosses difficultés mais pas être prêt à manifester et encore moins quand vous avez le sentiment, je vous le dis que vous allez manifester au côté de de de la France insoumise parce que est-ce que est-ce que vous avez été un repoussoir ?

Je voudrais qu'Antoine je voudrais qu'Antoine Léoman puisse vous répondre. Est-ce que vous avez été un repoussoir pour ceux qui auraient voulu aller manifester et qui s'en sont sentus en quelque sorte exclu parce que ça devenait une manifique ? Je pense que les repoussoirs, c'est les gens comme monsieur Ménard qui traitent les gens de petits cons parce que quand on euh dit que les gens sont des petits cons ils se mobilisent, est-ce que ça donne envie d'aller se mobiliser auprès des petits cons ?

Non. Je vois pas pourquoi on fait le reproche à la France insoumise d'avoir appelé à participer à un mouvement qui proposait de faire tomber monsieur Beou et de faire tomber la question des deux jours fériers qui était une question cruciale pour les travailleuses et les travailleurs. Donc c'est pas parce que la droite et l'extrême droite refusent d'appeler à tous les mouvements sociaux parce qu'en réalité la droite et l'extrême droite n'appelle jamais à participer à des mouvements sociaux.

Jamais. Mais c'est vrai, c'est absolument côté des travailleus. Question, moi je me souviens en mars 2023, Jean-Luc Mélenchon appelait 1 million de personnes à descendre dans la rue.

Ça n'a jamais été le cas. Puis il a appelé à la grève générale. C'est pas le cas.

Là, il appelle la le le mouvement à bloquer la France. C'est pas le cas. 175000 c'est à peu de choses près la moitié de la première Non, j'aime bien, je vais essayer de finir.

C'est à peu près la moitié de la première journée de mobilisation euh des gilets jaunes. Et la semaine prochaine, le 18 septembre, il y aura beaucoup beaucoup plus de gens dans la rue que hier où vous souteniez le mouvement. À un moment donné, il faut que vous à la France insoumise, vous fassiez votre autocritique.

Je vous entends jamais faire votre autocritique, monsieur Monsieur Nemman. plusieurs choses. Premièrement, nous appelons aussi au mouvement du 18 septembre.

Donc euh nous serons en repoussoir. Vous venez de dire, vous venez de dire qu'il hier, mais c'est pas vrai. C'est pas vrai.

Le chiffre de 250000 personnes, il a été donné par la CGT et il concernait les mobilisations appelées par la CGT. Nous, on a fait notre propre calcul sur la base des remontées presse, ministère de l'intérieur. On trouve 500000 personnes sur l'ensemblez pas répondre à ma question.

Je vais répondre à votre question. Vous avez dit des choses fausses monsieur nous avions Oui. Nous avions appelé 375000 de Paris.

Le chiffre de la CGT. C'est pas qu'on double le chiffre de la CGT, c'est que la CGT parle de propr votre doigt, vous dites "Attend, voulez si vous voulez, on peut vous fournir le tableau sur la base duquel nous avons fait ce calcul et nous avons compté 375000 personnes hors de France en faisant les remontées notamment de vos collèg de Paris pardon en en faisant notamment les remontées de vos collègues, les remontées du ministère de l'intérieur et les remontées des syndicats et en agrégant l'ensemble de ces données." Donc il y avait au bas 500000 personnes qui étaient mobilisées.

Et par ailleurs, monsieur Nan vous dites Jean-Luc Mélenon a appelé mais oui puisqu'elle parle des mobilisations appelées par la CGT, c'est logique, il y avait des mobilisations qui étaient hors syndicat. Donc évidemment, je vous donne je vous réponds monsieur Néponds monsieur Nen sur un point. Vous dites Jean-Luc Mélenchon a appelé 1 million de personnes dans la rue contre la réforme.

Vous allez dire c'était le cas. Il y a eu 3 millions de personnes qui ont participé. Il y a eu 3 millions de personnes le jour où il avait appelé mon argument.

Non après. Oui. Après oui mais pas quand il a appelé à le faire.

C'est pas vrai. Très bien. Très bien.

Mais moi c'est pas mon sujet. Je suis pas là pour moi c'est ma question. Je suis pas là pour être le champion du monde.

Ils n'ont pas lieu. Donc à un moment donné, il faut faire votre rassemblement d'hier n'a pas eu lieu. Bah pas dans les proportions que vous annoncez.

Alors attendez, il y avait 100000 mais c'est combien à partir de combien alors à partir de combien vous considérez qu'il faut que Emmanuel Macron parce que je voudrais aller jusqu'au bout. Quand il y a 3 millions de personnes dans la rue, on fait quand même la réforme des retraites contre le peuple français. Donc c'est ça la question qui est posé et c'est mais c'est la réponse.

Quand vous appelez à des mobilisations, elles ne sont pas suivies. appeler à démobilisation. Monsieur Neman, n'hésitez pas la prochaine fois à lancer des appels dans les médias sera intéressant Antoine Léoman, c'est qu'effectivement dans une semaine tout pile, c'est-à-dire il y a eu le 10 et il y aura le 18, le 18 c'est une manifestation à l'appel des syndicats et de l'Union syndical.

Mais enfin, nous appelons aussi à participer au 18. Vous pouvez pas nous dire vous pouvez pas nous dire quand il y a un mouvement citoyen qui se lance, on appelle à En fait, c'est pas très compliqué. Quand il y a des mouvements sociaux, on appelle à y participer parce qu'on est d'accord avec les mots d'ordre, faire payer les riches, que Macron dégage, que Beou en aille, c'est des mots d'ordre avec lesquels on est d'accord.

On va pas rester dans notre coin en disant "Oui, oui, faites votre travail et puis nous on on on va rien faire et on va pas aider." Non, on n'est pas comme ça. Nous, on est au soutien de la population française qui se bat. sur le fond de cette mobilisation, vous disiez tout à l'heure la seule façon de régler de façon pacifique la crise, c'est que Macron doit dégager.

C'est l'expression que vous venez d'employer. Est-ce que pour y arriver, vous pensez que les manifestations, elles peuvent être violentes et peut-être doivent être violentes pour qu'il y ait suffisamment de pression pour que ça arrive ? Non, non, je pense que les manifestations doivent être les plus nombreuses possibles et précisément les plus pacifiques possibles et je considère que pacifiqu Oui, les plus pacifiques possibles.

Mais pour condamner les actes de violence d' mais lesquels ? de la police parce que moi j'ai vu certains actes de violence de la police des images et vous les tenez l'image que vous passez là c'est un palais de policier qui a fait brûler le le le le bâtiment en en il s'est passé exactement la même chose à un moment donné les policiers envoient des palais sur le bord de la route à 1000 feu est-ce que vous avez vu Antoine Léoman les images qui se sont déroulées devant le lycée Hélène Boucher où l'on voit clairement des jeunes qui vont vers les forces de l'ordre et qui vont même jusqu'à monter sur les voitures des forces de l'ordre les je les ai pas vu sans doute qu'elles existent génial de dire la police quand même aussi vos images madame vous choisissez aussi vos images il y a une école maternelle où il y a eu des gaz toute la journée cette qui brûlait en disant en disant précisément cétait d à la police c'est pas mon sujet vous les avez des images vous les voyez c'est la faute des policiers là c'est la faute des policiers mais non c'est pas la faute des policiers se sont blessés eux-ême. Ils se sont arrive ça vous paraît, vous les voyez les images.

Des jeunes euh déposent des poubelles au milieu de la rue pour essayer de bloquer la circulation. Dépose, dépose ? Oui.

Bah dépose. Écoutez, quand vous poussez des poubelles, ça tombe. Je vais pas aller.

Est-ce qu'il y a des violences qui sont commises ? Attendez, il y a des violences qui sont commises contre des personnes. Ah, contre la voiture, c'est pas Mais c'est pas grave.

Je vais Est-ce que je vais vous dire que c'est malin de sauter sur une voiture de police ? Madame, je suis député de la République français. Les voitures c'est nous qui les payons.

D'accord. Donc on va pas vous dire que c'est malin de sauter sur une voiture de police. C'est pas ça le sujet.

Mais au motif que certaines personnes font ça, on invisibilise des violences policières extrêmement attirculer. Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ? Écoutez-moi, écoutez-moi, écoutez-moi, madame, rentre dedans, dépêche-toi, rentre, je m'en bats les couilles, tu rentres.

Qui a dit ça ? Donc c'est un policier. J'en ai dit, c'est un policier.

Que dit l'article 434- 14 du code de déontologie ? qu'on doit s'adresser à la population avec respect et considération de manière à attirer en retour respect et considération il a de violence que policière a pas de violence que polu minist aujourd'hui il y a un ministre de l'intérieur illégitime qui a été battu à l'Assemblée nationale par près de 2 tiers des des députés ce ministre de l'intérieur donne des ordres de répression d'un mouvement social qui a pour objectif de faire payer les moi par exemple que vous voulez pas admettre il y a une colère sociale on est d'accord avec ça mais elle ne se traduit pas forcément par des manifestations comme vous vous auriez souhaité, c'est-à-dire qui qui renverse la table, qui soit insurrectionnel. Pourquoi ?

Parce que ça a lieu un mercredi et que le mercredis les gens, ils doivent faire garder leurs enfants, ils doivent travaer, ils doivent travailler et que aujourd'hui le droit de grève, il est très faible parce que les gens n'ont pas les moyens tout simplement de faire grève. Non, mais c'est la réalité. Ça veut pas dire que la colère sociale n'existe pas et qu'il y a pas d'injustice fiscale sur les diagnostics, je suis d'accord.

Anto, admettez que cette mobilisation est un échec parce que pourquoi ? Parce qu'en fait elle est réduite à l'audience de la gauche radicale. Non, c'est pas vrai.

Alors déjà petite petite bah écoutez sur votre plateau il y a 2 jours, j'étais avec une chef d'entreprise qui disait qu'elle allait participer au mouvement et qu'elle votait pas la France insoumise. Donc je sais pas changer vos invités de vos plateaux mais en tout cas il y a des gens qui vous contredisent sur vos propres plateaux. Maintenant je vais vous dire une chose, je suis d'accord avec vous sur un point.

Nous, on a toujours dit à la France insoumise qu'il fallait faire des mobilisations les jours où les gens pouvaient le plus se mobiliser, y compris sans déposer des jours de grève ou sans déposer des jours de congé. Pourquoi ? Parce que notre objectif, c'est qu'il y ait un maximum de personnes qui soient mobilisées.

Nous l'avons toujours dit à la France insoumise et vous regarderez toutes les mobilisations auxquelles nous avons appelé nous, c'était des mobilisations le samedi ou le dimanche et je pense que c'est très efficace de mobiliser comme ça. Robert Mard, Robert Menard, votre réaction. Écoutez, moi je suis pour qu'on donne la parole aux députés de la France insoumise un maximum donc de fois.

Vous devriez les inviter en permanence parce que pour enlever l'envie d'aller manifester, c'est formidable. Alors donc on a des lycéens qui sont des travailleurs. Le mec il jette la poubelle sur une bagnole, il dépose la poubelle.

Enfin attendez, c'est c'est une langue don que je connaissais pas. Plus sérieusement, oui, il y a des problèmes. Oui, les gens en ont marre de monsieur de monsieur Macron, ça fait pas l'ombre de doute.

Moi, je suis même de ceux qui pensent qu'il faut Moi, je souhaiterais, mais c'est lui qui le décidera. Je pense qu'on ne pourra pas changer la donne si le chef de l'État ne quitte pas son ne quitte pas l'Élysée. Mais c'est lui.

Moi, j'appelle pas ce qui dégage, c'est pas mon vocabulaire, c'est lui qui décidera ou pas de le faire. Donc oui, il y a un vrai problème. Oui, il y a une crise institutionnelle.

Oui, il faut retourner devant les de de devant les les électeurs et c'est à eux de choisir. Mais attendez, en même temps, on peut dire ça et pas approuver à des violences qui sont de vraie violence. Mais làdessus, en tout cas sur le départ euh sur la volonté que Emmanuel Macron euh démissionne, vous êtes pleinement d'accord là-dessus et sur le fait qu'il faudra que ce soit fait.

Je voudrais simplement avant de vous redonner la parole à l'un et à l'autre euh que l'on en sache un peu plus justement sur ce profil parce que le profil des bloqueurs et de ceux qui ont été interpellés. Euh Paul Conge nous a rejoint. Bonjour, vous êtes journaliste police justice à BFM TV.

On le disait, 675 interpellations dont 280 à Paris, 549 gardes à vue dont 183 à Paris. De qui s'agit-il ? Quel est le profil de ceux qui ont été arrêtés hier ?

C'est encore un peu compliqué à ce stade de se faire une idée précise de des profils des personnes qui ont été interpellées. Vous savez au départ les policiers, les officiers de police judiciaire seraient d'abord du volume et ensuite il s'intéresse plutôt à leur profil. En tout cas, si on prend l'exemple de Paris sur les 164 placements en garde à vue dont il nous a a été fait état par le parquet, et bien la procureur nous a parlé de six mineurs parmi eux. parlé de la présence aussi de Black Block mais aussi c'est quelque chose d'assez nouveau en phénomène relativement émergent à savoir la présence de beaucoup de femmes parmi les personnes interpellé.

Je crois qu'on a un son de la procureur de Paris hier soir pendant sa conférence de presse au tribunal de Paris. On l'écoute. On me signale notamment la présence de personnes dont les tenues vestimentaires et les équipements pourraient s'apparenter à ce que l'on nous qualifie habituellement de black blocks.

Et donc bien sûr une attention tout à fait particulière sera apportée à ces groupes venus pour commettre des dégradations et des exactions sur la plaque parisienne. En tout cas, si les charges sont retenues hein contre ces personnes à l'issue de leur garde à vue, elles seront ensuite jugées en comparaision immédiate pour leur grande majorité à travers l'ensemble du territoire, ce sera aussi l'occasion de se faire une idée un peu plus précise du profil de ces personnes. Donc euh majoritairement à Paris, enfin une grosse proportion à Paris, une proportion de jeunes mais très peu de mineurs, hein.

Je retiens quand même que il n'y aurait que six mineurs parmi effectivement ces ces interpellés. Un invertissement pour le futur gouvernement. Il y a quand même un point, c'est qu'effectivement euh certains, y compris dans dans vos rangs euh Antoine Léoman se disait qu'au fond la nomination la veille euh de Sébastien Lecornu, issu des rangs les plus j'allais dire même du dernier carré des des macronistes, était une provocation qui aurait d'ailleurs même pu euh susciter davantage encore d'envie de manifester.

Là pour le coup, ça a pas vraiment été le cas. J'ai bien compris que votre objectif était de dire que c'était raté. Non, je dis pas que c'était raté.

J'ai dis simplement que ça n'a pas été un mouvement massif. D'ailleurs, il y a quand même une autre chose et là aussi c'est important de le dire dans les appels qui ont été faits par vous ou par Jean-Luc Mélenchon, il y avait aussi l'idée de rejoindre le mouvement du 18, c'est-à-dire que ce soit un mouvement qui dure ce matin, il n'y a plus aucune action né. Non, mais on a dit que c'était un acte 2, que c'était une deuxième étape.

Donc un acte 2 et on entend effectivement les êt sur le cette manifestation sur les images que l'on voit. Donc je sais plus ce que j'allais vous dire. Du coup, j'allais vous dire que il faut s'intéresser au mots d'ordre qui sont donnés dans ces manifestations parce que l'idée générale de faire peur avec ces mobilisations, de dire que c'est des casseurs et cetera, c'est d'invisibiliser les mots d'ordre que demandent les gens.

La démission d'Emmanuel Macron, je l'ai vu sur beaucoup de pancartes et un meilleur partage de la richesse dans notre pays. Mais par ailleurs, il y a un point qui est un point fondamental. Est-ce que Beirou serait parti s'il y avait pas le mouvement du 10 septembre ?

La réponse est non. Monsieur Beirou serait encore aujourd'hui premier ministre, il n'aurait pas déposé de vote de confiance. Donc victoire de ce mouvement.

On a fait tomber et et du côté de vous Robert Ménard, est-ce que vous estimez que il y a une forme de provocation à avoir pris le dernier des fidèles et est-ce que c'est un avertissement quand même ce qui s'est passé hier dont doit tenir compte le nouveau premier ministre ? Oui, oui, je pense que c'est un échec sous cette forme-là, mais que cet échec-là, il faut pas dire que les gens n'ont pas en ont pas marre et que au fond, c'est pas si grave que ça le malaise. Oui, il y a un frais malaise.

Oui, il y a des problèmes d'argent mais il y a pas que des problèmes d'argent. Il y a des problèmes d'insécurité, il y a des problèmes d'autorité à l'école, il y a des problèmes d'immigration qu'il faudra bien prendre à brascorp. Est-ce que la réponse de monsieur le cornu la nomination de monsieur Cornu c'est une réponse ?

Moi je suis un peu étonné. Je vous dis je le connais pas donc j'ai rien contre lui. Puisquon m'en dit que c'est un manifestement un garçon tout à fait convenable tout en rondeur et prêt à écouter les uns et les autres.

Le problème c'est que quand il y a plus de 80 % des Français qui ne qui ne veulent plus entendre parler de du chef de l'État et que le chef de l'État choisit celui qui est le plus proche de lui oui ça peut ressembler à une à une provocation. Je le souhaite pas pour monsieur le CU. Je souhaite qu'il réussissent.

Honnêtement, je vois pas comment aujourd'hui son profil et la majorité qu'il y a en ce moment à l'Assemblée nationale, ça puisse se traduire par une solution au problème des Français. Je crois qu'il faudra retourner aux ures et je crois que ça peut être qu'au niveau du chef de l'État parce que parce que dans la 5e en République, c'est la clé des institutions et qu'on n'échappera pas à ça. Robert Mard Cheftel a une question pour vous.

On est d'accord, si on est d'accord sur les diagnostics, voilà, sur le constat de cette colère sociale, la suppression des deux jours fériers, le le la le partage inégal de la richesse comme vous l'avez dit en France, euh quelle est la solution que vous proposez vous puisque vous refusez de participer à un gouvernement quel qu'il soit, vous voulez pas vous salir les mains ? Et je poserai la même question si j'avais un député Erno. Les Français les Français ils attendent aussi des réponses que la liaison avec Robert Ménard ne va pas forcément durer.

Je voudrais que Robert Ménard puisse d'abord répondre à votre question avant Antoine et moi Ah mais écoutez pardon moi je participe pas à un gouvernement parce que il vous a pas échappé madame que je suis maire d'une ville je suis dans à la mairie là et mon boulot c'est de résoudre les problèmes de les problèmes de de baissier mais sur le reste oui je vous moi j'ai pas de solution je fais pas le malin madame. Je vous dis pas que j'ai la clé comme ça. Je vois le malaise des gens, je vois le malheur des gens, je vois les difficultés des gens, je vois aussi l'exaspération des gens quand il voit que les manifestations se font sous le drapeau palestinien.

Qu'est-ce que vient le drapeau palestinien dans ces questionslà ? Donc je vois tout ça. Est-ce que je connais la solution ?

Non, je ne sais pas. Je sais juste qu'on se retrouve dans une situation où il y a un chef de l'État qui n'est plus supporté par personne où on avait un premier ministre au moins aussi impopulaire et quand tu es à ce point populaire, tu peux dire même des choses intelligentes, même des choses justes. Et et François Maou a dit des choses intelligentes et justes sur la crise que connaît ce pays.

Ils sont inaudibles. Comment on fait pour sortir de là ? Ni vous ni moi n'avons la solution.

La solution, elle est entre les mains du chef de l'État. Est-ce qu'Emmanuel Macron est prêt à passer au-delà de sa propre personne et de dire au fond peut-être que si j'étais plus là, ça dévoquerait les situations et on pourrait faire avancer la France. Je n'en sais rien.

Merci Robert Menard. Antoine Léomand, il y a une solution. Oui, bien sûr.

C'est effectivement le départ du président de la République et vu que il a pas l'air décidé à partir, nous avons déposé à l'Assemblée nationale une motion de destitution avec la France insoumise en vertu de l'article 68 de la Constitution qui est signé aujourd'hui par plus d'une centaine de députés, y compris des écologistes et des députés communistes et ultramarins. Donc moi je je dis et y compris aux électeurs de nos adversaires politiques que il faut bien qu'ils regardent ce que font leurs députés à l'Assemblée nationale parce que notion d'institution qui sera à nouveau un échec. Mais vous êtes vous êtes formidable.

Non mais faut les deux 5e. Vous le savez vous-même. Mais précisément combien combien ?

Non, c'est pas les 2 5 3 5 mais mais précisément qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé sur le vote de confiance à monsieur Baïou ? Il y avait combien de combien de députés qui l'ont voté ?

C'est précisément la proportion qu'il faut. Je pose une question. Non non, je vous dis un moyen pas vrai monsieur et vous êtes formidable.

Il faut utiliser ni aucun outil constitutionnel ni les manifestations ni rien du tout. Vous pouvez tout à fait les utiliser. Mais Antoine Léomand ça fait plusieurs jours qu'à chaque fois que je vous interroge sur une éventuelle option du PS au gouvernement.

Vous m'avez toujours dit et vous aviez raison que ça ne passerait pas et que on ne faisait pas en gros de la politique avec des S. Vous ne pouvez donc pas vous-même utiliser ensuite les mêmes entendu le début de votre de votre lorsque l'on vous interrogeait depuis plusieurs jours sur une éventuelle un éventuel gouvernement socialiste. Vous me répondiez et vous aviez raison. qu'en récurrence ça ne servait à rien d'imaginer un hypothétique gouvernement socialiste parce que ça n'arriverait pas et bien vous le savez la destitution avec les 3è sénateurs si vous me laissez répondre je vous donne le le la trajectoire pour que ça fonctionne nous déposons la motion de destitution il y a un vote en commission des lois la dernière fois le PS et le Rassemblement national avaient voté contre mais la dernière fois nous étions aussi signataires tout seul il y a donc plus de gens qui sont aujourd'hui convaincus de la nécessité de la la motion de destitution puis ça arrive dans l'Assemblée nationale Sur qui est la pression pour voter cette motion de destitution ?

Sur le Parti socialiste et sur le Rassemblement national et les électeurs du Rassemblement national à 92 %. Moi, j'attends de voir que ça arrive devant l'Assemblée nationale et qu'il y a des députés qui votent contre la destitution d'un homme dont tout le monde dit qu'il est le problème posé à