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interviewManuel Bompard· 20 juillet 2026 18 min

🔴 Loi d'urgence agricole, sécheresse, présidentielles : Manuel Bompard, invité de France info !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Quelques mots du Mondial de football si vous le voulez bien pour pour commencer qui s'achève donc par une 4e place pour la France, l'Espagne championne du monde, vous en retenez ?

Bah pour l'équipe de France, j'imagine et pour c'est partager largement une déception. Je crois qu'il y avait eu de l'espoir et en particulier jusqu'à la demi-finale. Sur le Mondial lui-même, je peux pas quand même ne pas souligner les conditions d'organisation de ce Mondial qui m'ont posé et ont posé je crois à pas mal de gens un certain nombre de difficultés, voir le président américain intervenir y compris dans des décisions sportives, intervenir auprès de la FIFA pour demander par exemple l'annulation de la suspension d'un joueur, interdire certains maillots d'équipe ou poser des difficultés à certaines équipes ou à certains arbitres.

Je pense que là, on a quand même franchi des limites qui sont à mon avis absolument inacceptables et moi je forme le vœu que des des conclusions soient tirées quand même de l'organisation de cet événement et que pour les prochaines C'est-à-dire mieux d'encadrer, protéger par rapport à des ingérences politiques. des ingérences politiques. Le principe d'une compétition sportive, ça ne peut pas être que le président d'un des pays d'accueil viennent intervenir dans les modalités sportives de la compétition.

Donc je trouve que on devrait la France en tout cas devrait réagir, interpeller la FIFA pour se poser la question de quelles sont les les garanties que l'on se donne pour que sur ce type de compétition sportive, elle soit protégée de cette forme ce ce type d'ingérence. C'est pas un vœu pieux ça Manuel Bompard parce qu'on voit bien que ça ne fait ni chaud ni froid à la FIFA par exemple tout ça. Bah oui, mais la France comme d'autres pays dans le monde est partie prenante de la FIFA.

Donc c'est un vœu pieux si aucun pays n'assume une certaine forme de rapport de force. Et vous avez raison de dire que pour l'instant, je n'ai entendu y compris de la part des autorités françaises aucune protestation et je le regrette. Manuel Bompard, on vous reçoit pour parler également de la loi d'urgence agricole mise au vote ce soir à l'Assemblée.

Vous allez voter contre ces mesures, certaines sont très attendues par les agriculteurs Bah écoutez, la loi telle qu'elle est sortie de la commission mixte paritaire qui a eu lieu la semaine dernière. Je rappelle, le texte a été examiné à l'Assemblée nationale. Il a été examiné ensuite au Sénat, il y a une commission mixte paritaire et l'Assemblée nationale est aujourd'hui appelée à se prononcer sur ce texte.

C'est un texte qui est extrêmement dangereux et qui est absolument inacceptable, d'autant plus dans le contexte que l'on vit depuis maintenant plusieurs semaines de d'aggravation de la crise climatique. C'est un texte qui, on va en parler sans doute qui réintroduit notamment des néonicotinoïdes. l'acétamipride qui est un pesticide qui est interdit en France depuis plusieurs années et qui suscite l'inquiétude et la mobilisation d'organisations écologistes, de scientifiques, mais mais même de médecins qui disent le Conseil de l'Ordre des médecins qui dit mais mais c'est c'est c'est absolument fou de faire ça, c'est-à-dire de réinstaurer un pesticide dont sur lequel il y a globalement un consensus scientifique pour dire qu'il est dangereux pour l'être humain, dangereux pour la biodiversité.

Je rappelle qu'on parle quand même d'un d'un président de la République et d'une majorité qui dans les premiers mois de son premier quinquennat avait pris position sur notamment l'interdiction des glyphosate. Donc, se poser la question de l'interdiction d'un certain nombre de produits dangereux. Et terminer ce Terminer, pardon, terminer ce ce mandat en réintroduisant un pesticide dangereux, je trouve ça absolument incroyable. sera l'outil Son utilisation devrait être exceptionnelle, dérogatoire, impossible sur l'aval de l'Anses.

Oui, mais en fait, le problème c'est que évidemment qu'il y a des filières qui sont confrontées à des difficultés parce que on elles ont elles sont confrontées à des à des parasites, à des maladies et voilà, exactement et donc elles se posent la question de quels sont les produits qu'elles peuvent utiliser. Mais précisément, il y a des alternatives qui sont développées. L'Inrae sortait il y a quelques quelques mois un rapport disant il y a des alternatives qui existent, mais on a besoin de les encourager.

Elles sont pas suffisantes, pas assez efficaces d'après les les cultivateurs. justement, le problème c'est que plus vous restez enfermés dans un modèle de l'utilisation de de ce de la chimie et notamment de ces pesticides dangereux et moins vous favorisez le développement de ces alternatives. Donc que il y a des filières qui soient dans la difficulté, je pense que personne ne le conteste, mais précisément il faut les accompagner pour pouvoir utiliser des produits qui sont pas des produits dangereux pour la santé et la biodiversité.

Bah les accompagner financièrement, les accompagner en matière de recherche et surtout et nous avions réussi à le faire voter dans la version initiale de cette loi à l'Assemblée nationale, il faut pas les soumettre à une concurrence européenne qui est déloyale parce que ce qui est absolument incompréhensible c'est que le produit est interdit en France et de mon point de vue c'est une bonne chose, mais il est autorisé dans le reste de l'Union européenne. Donc nous nous avions fait voter un amendement pour dire bah on importe pas en France des produits qui sont produits ailleurs dans l'Union européenne en utilisant des pesticides interdits en France. En gros c'est ça, ils ont retiré cette disposition. de l'huile dire que les alliés des agri- agricultrices et des agriculteurs, à mon avis, ils sont plutôt de ce côté-là parce que précisément ils refusent de les soumettre à cette concurrence déloyale.

Bah j'ai je demande au gouvernement, si vous me demandez ce que je demande au gouvernement, c'est de renoncer à cette loi parce que à l'intég- à l'intégrité de la ? Si la mesure est supprimée, vous ne la votez pas malgré ? mais en fait parce que il y a pas que ça dans cette loi.

Il y a il y a d'autres mesures qui sont des mesures extrêmement dangereuses. Développer et favoriser ce qu'on appelle l'élevage intensif en en en en en supprimant des limites de taille aujourd'hui pour favoriser des giga exploitations agricoles. Enfin je sais pas si les gens réalisent à quel de de danger on est aujourd'hui de des des des problèmes climatiques, des problèmes sur la biodiversité.

Cette cette loi si elle devait être votée, elle va créer une guerre de l'eau sur les les usages en eau alors qu'on est confronté à des situations de sécheresse. On sait que la le manque en ressources en eau va être un des défis majeurs pendant les prochaines décennies et vous avez un gouvernement qui ne trouve rien de plus intelligent que de mettre une loi qui en gros va mettre les agences de l'eau sur tutelle du ministère de l'agriculture comme si en toute circonstance c'est l'agriculture qui devait être prioritaire sur les usages en eau. des bassines pour les agriculteurs et là-dessus il y avait eu la version demandée par les sénateurs de droite hein, ce sont eux qui ont euh un pro- qui ont mis ces mesures euh des mesures Certaines ont été retirées, pas toutes.

Voilà et il y a eu une sorte de de consensus, ? Euh en fait c'est la fameuse réunion entre les sénateurs et les députés et qui a davantage encadré cette possibilité de de faire des bassines, ça ça vous convient ? y a pas eu de consensus, le Sénat avait euh avait euh aggravé la loi dans des dans des proportions absolument considérables, la commission mixte paritaire sur certains sujets est revenue plus proche de la version de l'Assemblée nationale que nous avions contestée avec eux. ne soient pas forcément prioritaires sur les autres usages par exemple.

Bah oui, mais enfin c'est ça me paraît quand même mais mais il y a encore des des choses extrêmement problématiques dans le développement des méga bassines, dans le fait de de mettre des contraintes aux agences de l'eau qui sont absolument inacceptables. Écoutez, si vous considérez que quand les macronistes et LR se mettent d'accord, ça fait consensus dans la population française, je pense que vous vous trompez, ça fait absolument pas consensus et cette loi évidemment je la rejette et je la combats. Est-ce que ça veut dire pour autant qu'il faut pas de mesures pour aider nos agricultrices et nos ?

Évidemment non, mais pas celle-là. Et notamment dans les mesures qu'il faut mettre en place, il y a celle que nous nous avions proposées et qui avait été votée en première lecture à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire on dit si les pesticides sont interdits ailleurs dans le monde, on refuse d'importer des produits qui utilisent ces pesticides et au moins nos agriculteurs, ils sont soumis à des règles qui sont exigeantes, mais ils sont pas soumis à une concurrence déloyale. Les agriculteurs, les cultures qui souffrent énormément en ce moment Manuel Bompard de la sécheresse, des incendies aussi nouveaux départs encore de feux ces dernières heures notamment dans le Var.

Est-ce que le gouvernement vous paraît à la ? Est-ce que tout ça a été ? Alors je distingue juste deux choses.

Premièrement, vous avez raison de dire que la sécheresse, elle fait souffrir en en particulier nos agricultrices et nos agriculteurs. Et là, je pense qu'il y a des réponses politiques à apporter à ça. Et notamment, ce que nous nous avons proposé, c'est de de de de décréter un état de catastrophe naturelle qui donne droit pour les agricultrices et les agriculteurs à des indemnisations quand en raison sécheresse en ce moment, vous voulez ? oui, quand en raison des sécheresses, ils se retrouvent dans dans dans des cultures qui sont des cultures qui sont ravagées en quelque sorte par cette situation. la première chose.

Ensuite, vous m'avez posé la question sur les sur les les les incendies. Je pense que d'abord, il faut saluer évidemment l'engagement de nos sapeurs-pompiers qui sont mobilisés de manière considérable depuis plusieurs semaines. Maintenant, vous me posez la question du gouvernement.

Je ne peux pas vous dire que le gouvernement n'a pas une responsabilité dans le manque d'anticipation, le manque de planification, l'impréparation à laquelle on est confronté aujourd'hui. Bah, pour Je vais vous donner deux exemples. Premièrement, évidemment sur les moyens qui sont accordés à la protection civile en France et à nos sapeurs-pompiers.

On a parlé depuis plusieurs jours du fait que il y a eu des coupes budgétaires qui ont été mises en place par des différents gouvernements, notamment le gouvernement quand monsieur Attal était Premier ministre et qui se sont traduites par un un rythme de renouvellement par exemple de la flotte de Canadair qui est extrêmement lent. Là-dessus, Gabriel Attal dit que oui, il veut devait en commander quatre, que la société Canadair ne pouvait en produire que deux. Donc, en effet, il a rayé deux deux commandes lorsqu'il était Premier ministre.

Mais si la société dit qu'ils vont finir par arriver par arriver, c'est c'est c'est absolument mensonger et de mauvaise foi pour une raison très simple, c'est que si monsieur Attal considère que la société ne pouvait pas en livrer quatre, expliquez-moi pourquoi dans le budget, on en a budgété quatre. Je veux dire, à un moment, c'est c'est un argument qui évidemment ne tient pas la route. Monsieur Attal cherche à en quelque sorte à se défausser de ses propres responsabilités.

Ensuite, oui, c'est vrai, vous avez raison, ça va arriver. Un jour, peut-être. Euh, sous réserve 2028. sous réserve que la canadienne Bah après oui, c'est 2028. soumise à à à pas mal de commandes ne disent pas bah moi je vais prioriser là par exemple le Canada, ce qui est une possibilité, ce qui pose une question y compris de souveraineté.

Donc nous nous avions défendu un certain nombre de propositions d'avions contesté ces coupes budgétaires et puis surtout nous avions soutenu et nous continuons à soutenir l'idée qu'il fallait développer une filière française de production de ce type tout le monde le dit mais vous avez développé une filière publique, vous allez mettre de l'argent public là-dedans. Je suis favorable, tout le monde le dit madame, moi je suis pas aux responsabilités depuis 10 ans et ceux qui sont aux responsabilités depuis 10 ans manifestement, ils ont rien fait sur ce sujet. Donc aujourd'hui ils peuvent le dire mais comment on peut les croire sachant qu'ils l'ont pas fait.

Donc ça c'est la première chose. Et puis la deuxième chose dont on parle jamais, c'est que la la la question la manière avec laquelle on s'occupe et on on on gère la forêt est une question politique. Est-ce que on gère la forêt pour qu'elle soit particulièrement résistante aux risques ?

Or par exemple, les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron ont divisé par 5 le budget par exemple de l'ONF. Donc à un moment ça tout ça, ces coupes budgétaires dont on parle à longueur de mois et bah ça a des conséquences très concrètes. Une une forêt qui est moins résistante aux incendies et des moyens de protection civile qui sont insuffisants.

Et ça ça ne remet nullement en cause l'engagement de nos pompiers que je veux absolument saluer. On va évoquer la présidentielle justement Manuel Bompard dans une minute le temps du fil info puisqu'il est 9h moins le quart et nous sommes toujours avec Manuel Bompard coordinateur national de la France insoumise député des Bouches-du-Rhône. Faut-il censurer les artistes qui ne pensent pas comme ?

Bah ça dépend, censurer non évidemment mais on a le droit, je je crois que vous faites référence à au concert de Barbara Pravi qui a dû être interrompu hier. à Grenoble. D'abord la censure ne fait pas partie personnellement de mon vocabulaire mais là en l'occurrence on parle pas de censure, on parle d'un d'une manifestation qui protestation pacifique pendant un Non d'un appel au boycott qui vient de l'une de vos sections d'abord un appel pas d'abord on parle d'un concert qui est organisé par une municipalité.

Et vous avez des élus insoumis qui ont pris position contre l'organisation de ce concert. Ensuite, la municipalité de Grenoble a décidé de maintenir ce concert et il y a eu une protestation pacifique à ma connaissance. Et en tout cas, s'il y a eu des choses qui sortaient du cadre pacifique, je les désapprouve absolument.

Mais par contre, le fait qu'on puisse avoir une protestation pacifique contre des prises de position politique d'une artiste, parce que c'est de ça dont il est question. Barbara Bouché qui a jeté qui a signé une tribune de soutien à la proposition de loi de Caroline Adam sur les formes renouvelées de l'antisémitisme. C'était ça le nom du texte.

C'était le nom c'était pas le nom donc Barbara Bouché quand elle signe une tribune tribune qui est je pense que vous l'avez lu cette tribune. Il y a quelque chose de choquant dans ce qu'elle a ? Je pense que mais choquant d'abord, je pense que c'est une prise de position politique d'appuyer et de soutenir une loi.

Donc encore une fois, le titre ne représente pas le contenu de la loi. Donc évidemment que signer une tribune pour condamner l'antisémitisme n'a rien de choquant. Je pense que tout le monde d'ailleurs devrait signer des tribunes pour lutter contre l'antisémitisme.

Donc le sujet n'est pas celui-là. Le sujet est une prise de position politique en faveur d'une loi, une loi qui était combattue contestée y compris par exemple par des organisations internationales. Est-ce que ça vaut boycott et insulte et ?

Ça vaut insulte s'il y a eu des insultes, je sais pas s'il y a eu des insultes. S'il y a eu des insultes, elles sont absolument inacceptables. Pour ma part, je ne suis jamais d'accord avec les insultes.

Madame Barbara Bouché a subi y compris après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris une campagne de cyber cyber harcèlement avec des des insultes grossophobes homophobes, elles sont absolument inacceptables. Je les ai toujours condamné. Une fois ceci dit, ça n'enlève rien au fait qu'elle a décidé de prendre une position politique et que je peux comprendre que cette position politique puisse générer une protestation à partir du moment où cette protestation est pacifique.

De la part de votre section locale à Grenoble de la France insoumise qui a appelé au boycott depuis plusieurs semaines. des insoumis, il y avait des militants oui évidemment pas que il y avait pas que ça, il y avait des militants de la cause palestinienne. Maintenant le débat sur le boycott des événements culturels, vous savez c'est un vieux débat en France, hein.

Je me rappelle qu'au moment de la lutte contre l'apartheid dans les années 80, il y avait des initiatives, des protestations dans des centres C'est vous qui avez défendu notamment avoir des liens avec le régime d'apartheid en Afrique du Sud. Vous qui avez notamment défendu le droit de manifester. Si c'est pourquoi qu'est-ce qu'il y a de ?

Je veux dire à la le régime d'apartheid d'Afrique du Sud était condamné par la réglementation internationale, par la Vous avez signé une tribune contre l'antisémitisme. internationale. Oui mais alors en l'occurrence c'est pas le sujet encore une fois.

Le fait le sujet n'est pas qu'elle ait signé une tribune contre l'antisémitisme. Encore une fois que je vous le redis si vous voulez, signer des tribunes contre l'antisémitisme, il faudrait pas faire que signer des tribunes. D'ailleurs, je pense qu'on pourrait faire bien davantage en terme de politique de lutte contre l'antisémitisme.

Ça ça doit être une priorité pour le pays. Mais détourner la lutte contre l'antisémitisme pour pour empêcher ou criminaliser la contestation des actes qui sont commis par le gouvernement israélien aujourd'hui, c'est autre chose. Donc vous validez qu'on interrompe un concert avec des cris "Free Palestine" très forts et ne reprenez pas.

Oui mais il faut faire attention à ce qu'on Je vous pose la question, est-ce que vous validez la ? Est-ce que vous vous auriez manifesté et fait ces cris "Free Palestine" devant ce concert ce qui a amené à sa son ? Alors moi j'aurais pu participer à des événements de soutien avec le peuple palestinien mais en l'occurrence ne dites pas qu'ils ont interrompu le concert, c'est pas ce qui s'est passé.

Le concert a eu lieu pendant 4 si j'ai bien entendu pendant une vingtaine, une trentaine de minutes et au bout d'un moment les autorités Ça a dû être interrompu parce que ça devenait dangereux pour Les autorités ont décidé et je elles ont pris une décision d'interrompre ce ce ce concert. Mais personne ne l'a interrompu euh, encore une fois je vous le dis, je je je comprends des protestations pacifiques contre ce type de prise de position politique. Manuel Bompard, vous faites la campagne de Jean-Luc Mélenchon, Jean-Luc Mélenchon qui vis-à-vis de la candidature de Marine Le Pen dit "Je m'en fous." Ah oui, ?

Il a dit "Je m'en fous que ça soit Madame Le Pen ou Monsieur Bardella." Mais vraiment, il s'en il s'en fout que ce soit Madame Le Pen, ça son adversaire pour la ? Bah, je pense que le Rassemblement quel que soit son candidat euh, le Rassemblement national euh, est notre adversaire euh, et que ce soit Madame Le Pen ou Monsieur Bardella, nous avons bien l'intention de les battre tous les deux.

Voilà, c'est je pense globalement le message qu'a voulu faire passer Jean-Luc Mélenchon en utilisant cette expression. Et pourquoi les ? Parce que le projet politique, le programme politique qu'ils défendent dans cette élection présidentielle est dangereux euh, pour le pays, euh, est une escroquerie d'un point de vue euh, social.

Je je rappelle qu'on parle d'une formation politique qui s'est prétendue pendant de longues années comme étant euh, en défense des catégories populaires et qui aujourd'hui aligne son programme sur les intérêts euh, du MEDEF et du grand patronat. Est-ce que vous savez qu'il y a quelques mois à l'Assemblée nationale, le Rassemblement national a refusé de voter une loi pour lutter contre les cancers pédiatriques parce qu'il y avait une taxe de 0,1 % sur l'industrie pharmaceutique. Voilà, on parle de ces gens-là.

Donc oui, ces gens-là, faut les combattre politiquement et que ce soit Madame Le Pen ou Monsieur Bardella, euh, on le fera. de la France insoumise, ce sera viser le Rassemblement ? Ah bah, la stratégie de la France insoumise c'est d'abord de défendre son propre programme parce que le pays aujourd'hui est confronté à des défis qui sont immenses, gigantesques.

Enfin, l'été qu'on est en train de vivre, je pense montre à quel point par exemple ce défi-là de la transition de de la lutte contre l'urgence climatique et environnementale doit être un défi euh, majeur. Et nous, on a des propositions politiques à faire, la planification écologique, le développement de ce qu'on appelle des éco-régions pour organiser le pays pour qu'il soit en capacité de faire face à cette urgence climatique en fait partie. Mais je pourrais parler du nombre de pauvres qui ont atteint un record qu'on n'avait pas atteint en France depuis les années 70 et donc de la nécessité d'avoir une politique de partage de la richesse et de redistribution de la richesse.

Je pourrais parler de l'impasse de la 5e République et de la nécessité de passer à la 6e République ou du fait que la parole de la France a été tellement réduite sur la scène internationale qu'il faut la restaurer. Voilà, par exemple, pour vous donner quelques priorités. C'est d'abord là-dessus qu'on fera campagne, évidemment.

Que nous détaillerons donc toutes toutes ces mesures, nous aurons l'occasion d'en reparler. Manuel Bompard, merci. Merci à vous. passage par lui 30 France Info ce matin, coordinateur national de la France insoumise.