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InterviewTF1 (sur YouTube)· 22 juillet 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeSantéNumérique

Aurore Bergé sur les violences sexuelles : "On a mis trop de temps collectivement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous espérez que le président retienne la démission de la ministre de l'écologie ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous considérez que quelqu'un qui a commis des violences sexuelles sur mineurs ne pourra jamais se racheter ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles changera concrètement ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous nous dites aujourd'hui qu'il y aura plus de moyens sur cette question et combien ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment va-t-on contrôler l'entrée sur les réseaux sociaux pour les mineurs ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Réagissez au témoignage de Barbara Butch sur les attaques antisémites dont elle a été victime.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Aurore BergerChiffre
    « Quand vous prenez un cas malheureusement très emblématique et le cas de Le Squarneck, c'est 299 victimes mineures. »
  • 3:00Aurore BergerChiffre
    « On parle de 160 000 enfants chaque année qui seraient victimes de violences sexuelles. »
  • 11:00Aurore BergerPromesse
    « L'objectif, c'est de garantir que les moins de 15 ans n'y aient pas accès. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

À 7h36, c'est l'heure de retrouver Bastien Auger pour l'interview en toute franchise. Bonjour Bastien. Vous recevez ce matin Aurore Berger.

Bonjour Aurore Berger. Ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Il y a du boulot en ce moment.

Bonjour Aurore Berger. Vous aurez sans doute une collègue en moins tout à l'heure puisque la ministre de l'écologie Monique Barbu contremaître sa démission au président de la République pour protester contre la réintroduction de pesticides. Est-ce que vous espérez qu'il la retienne ?

Moi, je n'ai pas de commentaire à faire sur le sujet. C'est une décision personnelle qui lui appartient de prendre ou de ne pas prendre. Ce qui compte, c'est que les sujets continuent à être portés.

Ils le sont depuis 9 ans et on continuera à le faire. Deux ministres de l'écologie qui claquent la porte sous Emmanuel Macron, qu'est-ce que ça dit ? Ce qui est important, encore une fois, c'est ce qu'on a réussi à porter sur les rénovations énergétique, sur la décarbonation de notre industrie, sur le retour du nucléaire, sur le fait qu'on ne doit pas opposer l'agriculture et l'écologie.

Et ça, je crois qu'il va falloir qu'on continue à le faire évidemment dans les mois qui viennent parce qu'on a encore des mois de travail devant nous. Hier, l'Assemblée nationale a adopté une loi sur la protection de l'enfance avec une mesure ajoutée depuis l'affaire Liana, la perpétuité pour les violeurs en série sur mineurs. Il y a une vraie question presque philosophique derrière.

Au fond, est-ce que vous considérez que quelqu'un qui a commis de telles horreurs ne pourra plus jamais de sa vie se racheter et se réinsérer ? En fait, la première question qu'on doit se poser, c'est la question de la protection de nos enfants. Quand vous prenez un cas malheureusement très emblématique et le cas de Le Squarneck, c'est 299 victimes mineures. 299.

Mais en l'état actuel de la loi, ils ne pouvaient pas être condamnés à plus de 20 ans de prison. Est-ce que c'est légitime Est-ce que c'est pertinent ? Est-ce que c'est juste ?

Mon sujet, ce n'est pas de faire de la surenchère pénale. C'est juste qu'il y ait de la justice. Et qu'il y ait de la justice pour les 299 victimes.

Et pour ces 299 victimes, oui, je crois qu'il faut la la perpétuité, parce que je crois qu'à la fois pour qu'elles aient justice, pour protéger la société aussi de le risque majeur de récidive qui pourrait être le sien, oui, il y a un certain nombre de personnes où il faut considérer que la perpétuité est la Alors toujours après l'affaire Liana, une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles sera examinée à l'automne, je crois. Qu'est-ce qu'elle changera concrètement cette loi ? Alors déjà on va travailler tout l'été avec les parlementaires.

Moi je vois dès aujourd'hui les les associations, parce que c'est les associations au départ qui ont initié ce travail sur l'idée d'une loi intégrale. Loi intégrale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce n'est pas juste police -justice, c'est-à-dire que c'est l'ensemble de la société qui doit se mettre en mouvement pour garantir la lutte contre les violences sexuelle faite aux femmes et faite aux enfants, à la fois sur la santé, sur l'éducation, sur comment justement on repère, on détecte, on accompagne les victimes.

Et on va, dès la semaine prochaine, revoir les parlementaires. Je les recevrai jeudi prochain pour Pour travailler à l'écriture de ce texte, examen en effet dès début octobre, le retour des travaux à l'Assemblée nationale. Ce que ça doit changer c'est ça, c'est un changement profond de culture, c'est garantir que tous les pans de la société mettent à C'est vrai qu'on le dit souvent, ça, quand même.

C'est sans doute créer des juridictions spécialisées. On y travaille avec le garde des Sceaux parce qu'il y a aussi cette demande qui est très forte de spécialisation de la justice...

Donc spécialisée sur les violences sexuelles et sexistes Sur la question des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, parce que malheureusement c'est une matière à part, parce que c'est un contentieux de masse. On parle de 160 000 enfants chaque année qui seraient victimes de violences sexuelles. C'est d'abord dans la famille que ça se passe ou avec des personnes en qui nos enfants ont confiance, qui ont autorité sur nos enfants.

C'est tout le sujet du périscolaire qui s'est passé à Paris mais sans doute pas qu'à Paris. On a mis un peu de temps pour cette prise de conscience quand même. Oui on a mis du temps, sans doute trop de temps collectivement.

C'est-à-dire C'est-à-dire qu'on n'a pas envie que je vienne sur un plateau de télévision pour rappeler que le fléau des violences sexuelles, c'est d'abord encore une fois ce qui se passe dans nos foyers. Le lieu qui devrait être le plus protecteur peut aussi être le lieu qui est le plus destructeur quand on parle de l'inceste. C'est une réalité qui est très difficile à affronter, mais qui est nécessaire pour détecter le plus tôt possible et pour accompagner ces victimes.

Le Conseil économique, social et environnemental sur cette loi, sur le texte qui existe déjà, a dit ça va dans le bon sens, mais il faut mieux Mieux détecter en amont encore sur les enfants et puis il faut plus de moyens. Est-ce que vous nous dites aujourd'hui qu'il y aura plus de moyens sur cette question et combien ? Alors mieux détecter, oui.

Moi je me suis beaucoup battue sur l'éducation à la vie affective relationnelle, à la sexualité à l'école. Il y a eu une campagne massive de désinformation de l'extrême droite sur ce sujet. On n'apprend pas la sexualité aux enfants, on leur apprend que personne n'a le droit de toucher à leur corps, que personne n'a le droit de leur faire du mal parce qu'on a besoin qu'ils entendent cette parole essentielle, ils doivent l'entendre dès le plus jeune âge.

Et sur les moyens ? Les moyens vont continuer à augmenter, les moyens de la justice...

De combien ? Évidemment, on augmente le nombre de magistrats, 287 nouveaux magistrats, dont 100 magistrats qui sont dédiés sur la question des mineurs et donc aussi sur la question des violences faites aux mineurs et puis les moyens vont aussi continuer à augmenter Encore beaucoup de floup sur son application, sur concrètement comment on va contrôler l'entrée sur ses réseaux sociaux. Est-ce que vous pouvez nous expliquer très concrètement aujourd'hui comment ça se passe ?

Est-ce que moi par exemple à la rentrée en septembre je devrais donner ma carte d'identité ou montrer mon visage à reconnaissance faciale pour aller sur mes réseaux sociaux ? Il y a plusieurs options techniques qui existent, que ce soit de la reconnaissance faciale, que ce soit une pièce d'identité, que ce soit une empreinte bancaire même s'il n'y a pas de transaction derrière. Ça, ce sera obligatoire pour tout le monde ?

L'objectif, c'est de garantir que les moins de 15 ans n'y aient pas accès. Je pense qu'il n'y a pas un seul parent qui nous écoute ce matin qui ne réalise pas à quel point les réseaux sociaux sont un fléau pour leurs enfants. Et ça, tout le monde est d'accord.

Mais sur les modalités, là, par contre, il y a des débats. Tout le monde n'a pas tout le temps été d'accord sur ce sujet. Il y a eu un débat.

Certains qui se sont même opposés à cette interdiction. Sauf qu'aujourd'hui, on voit que nos enfants ont une qualité d'attention qui baisse, un sommeil qui baisse, des troubles du comportement, des troubles alimentaires, qu'on a même des modes d'emploi, de suicides qui ont été utilisés par des très jeunes enfants parce que, à force d'algorithmes, à force d'enfermement, ils ont été guidés vers ce type de Et vous pensez que ce sera applicable ? Parce que c'est ça la question.

Ce sera applicable et ce sera appliqué parce que c'est une nécessité. Tous les sujets qui sont ceux du ministère, les violences faites aux femmes, la haine antisémite, la haine raciste, la haine LGBT, tous ces sujets, nos enfants sont immergés dedans depuis le plus jeune âge, il faut qu'on les coupe de ce fléau et qu'on les protège. Aurore Berger, vous êtes aussi ministre de la lutte contre les discriminations.

J'aimerais que vous réagissiez au témoignage de la DJ Barbara Butch qui a dû arrêter son concert samedi à cause de perturbations de militants pro-palestiniens, certains militants insoumis. Dans les colonnes de Libération ce matin, elle dit ceci. Depuis des mois, les sales sionistes qui me sont adressés résonnent dans ma tête comme des salles juives.

L'antisémitisme a pris un autre visage. Elle a raison, ce qu'elle a vécu est absolument indigne et insupportable. On parle d'une artiste, une DJ, lesbienne, je le dis parce qu'elle le dit, elle le revendique, qui a subi les pires attaques, d'abord de l'extrême droite quand elle a été une de nos grandes égéries pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques alors qu'elle a fait honneur à notre pays et là maintenant de l'extrême gauche puisque ce sont d'abord des tracts de la France Insoumise qui ont appelé à une mobilisation pour faire quoi ?

Pour chasser une femme juive de Seine. Chasser une femme juive de Seine. C'est ça qui s'est passé.

Elle a été ciblée en raison, justement, de l'antisémitisme qui sévit dans notre pays et qui sévit particulièrement au sein de la France insoumise. Et ça devrait indigner tous les Français. Et je n'ai pas entendu d'ailleurs les représentants de la France insoumise condamner ce qui s'est passé.

On parle d'une femme qui était seule sur scène, seule derrière ses platine. Ils ont dit qu'ils condamnaient les violences, mais pas les manifestations. Il y a eu des jets de projectiles, de bouteilles en verre qui a failli être blessé et à la fin, un concert qui a dû être interrompu parce qu'elle a été menacée et chassée de scène.

En France, dans la République française, on ne chasse pas des artistes de scène et on ne chasse pas des femmes juives de scène. C'est intolérable et ça devrait soulever encore une fois une indignation collective. Merci Rorberger pour votre intervention ce matin merci à bastien ogé on vous retrouve demain et on enchaîne avec dans quelques instants le visage du jour avec