Blanche Gardin et Nicolas Dubreuil / Mercosur : colère agricole | 28 minutes | ARTE
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[musique] Bonsoir et soyez les bienvenus dans 28 minutes. Salut les amis. Bienvenue à tous.
L'actualité du jour, c'est la colère paysane qui s'embrasse de nouveau à propos du mercur, cet accord commercial conclu entre l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique du Sud. Jusque-là, hostile, Emmanuel Macron avait semé le trouble en semblant être prêt à accepter cet accord. Changement de temps aujourd'hui à l'issue d'une rencontre avec les agriculteurs.
Le président de la République a été extrêmement clair pour dire que le projet d'accord tel qu'il existe aujourd'hui recueillera un nom très ferme de la France parce que ce projet d'accord ne protège pas les intérêts de nos agriculteurs. Alors, à quelles conditions la France pourrait-elle finir par approuver ce traité de libre échange soutenu par la plupart des pays européens ? Cet accord pourrait-il être gagnant pour notre économie en favorisant nos exportations industrielles vers l'Amérique du Sud au moment où Donald Trump taxe fortement nos produits ?
On en débattra et puis on vous retrouvera bien sûr en fin d'émission Théophile Cossa et Xavier Modui. Oui, avec une nouvelle trouvaille de Donald Trump après l'élection d'un démocrate à la mairie de New York, Zoran Mamdani, et bien Donald Trump a inventé la semaine de l'anticommunisme. Rien que ça, c'est l'occasion de rappeler qu'il existe un parti communiste aux États-Unis in Marketrust.
On verra ça. Et vous Théophile, on part dans l'espace. Je vous parle d'une comète mais pas n'importe laquelle.
Une comète interstellaire qui ne vient pas de notre système solaire. Un phénomène rarissime, seulement la troisième qu'on observe dans l'histoire. Elle passe en ce moment tout près de notre soleil.
Timing parfait pour déceler tous ces secrets, les comètes interstellaire. Je vous raconte comment ça marche. Bref, une comète super chouette.
À tout à l'heure les amis. Mais pour commencer, on reçoit un tandem qui n'a pas froid aux yeux ni ailleurs d'ailleurs. L'actrice Blanche Gardin qui joue une exploratrice assez givrée dans le film L'incroyable femme des neiges en salle aujourd'hui et Nicolas Duby, le vrai explorateur qui a coordonné la partie de ce tournage peu ordinaire dans les glaces du Groenland où il vit la moitié de l'année.
Bonsoir Blanche-gardin. Bonsoir, bonsoir Nicolas Dubreu bienvenue à vous. Laissez-moi vous présenter Anandia et Marion Lour.
Bonsoir. Bonsoir. Alors Blanche Gardin, dans dans ce film, l'incroyable femme des neiges, vous incarnez une exploratrice un petit peu spéciale qui part comme ça à l'aventure en quête en fait, une sorte de quête d'abord d'ailleurs une quête de l'introuvable Yeti à laquelle elle est à peu près la la seule à croire, le fameux Kivitok.
C'est quoi vous votre kivit ? C'est quoi ce kivit que vous recherchez vous ? Blanche Gardin ?
Ah bah c'est c'est plein de choses le le Kivit, mais c'est quelque chose en tout cas qui pousse à voilà à à recréer des des autres circuits pour trouver des solutions quand quand on voilà quand on se heurte contre le contre le monde en fait retrouver un peu de créativité et se dire que quelque chose une autre solution existe autrement. Et c'est aussi ce que cherche votre personnage dans ce film. Et pour partir à la recherche de ce kivit, vous étiez accompagné, guidé au Groenland par Nicolas Dubreuil qui connaît au combien la région pour vivre d'ailleurs la moitié de l'année.
Et si vous étiez aussi bien guidé, c'est parce que vous avez Blanche-Gardin le profil idéal pour cette quête et c'est ce que va nous montrer maintenant Ga Legrin. Planche Gardin. Dans l'incroyable femme des neiges, vous incarnez un personnage qui vous semble très proche car dites-vous, le récit dresse un hommage à ceux qui butent contre la normalité.
Alors, ne pas rentrer dans le rang est-il une force ? Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. À l'âge de 17 ans, vous fugez dans le sud de l'Italie où vous faites la manche.
Votre père vous retrouve à Naple. Il vous emmène à l'hôtel. Le portier me refuse l'entrée en me prenant certainement pour une En 96, vous soutenez les 100 papiers de l'église Saint-Bernard à Paris et vous apparaissez en une de l'humanité le lendemain de l'expulsion par les CRS.
Après, il faut que je vous parle, votre premier solen scène en 2014, vous proposez Je parle toute seule en 2017. Moi ça me fascine de voir que le succès des émissions de merde tient juste grâce à des gens qui te disent "Non mais moi je je regarde justement pour voir à quel point c'est de la merde." Un an plus tard vous enchaînez avec bonne nuit blanche.
La première fois que tu rencontres quelqu'un, tu veux pas lui parler de ta dernière ejaculation faciale ? Et même si c'était il y a 10 minutes. Non hein.
Non. [musique] On va aborder des sujets légers. Scénariste, actrice, réalisatrice, vous initiez ou participer à de nombreux films et séries sans jamais vous répondre en promo.
En juillet 2024, lors d'une soirée caritative pour Gaza, vous interprétez un sketch avec Emmeric Lombré. J'ai posté un appel à manifester pour l'occiser le feu. Et tu n'as pas senti que c'était antisémite ?
Ben non, au début non. Enfin blanche enfin vous recevez des insultes sur les réseaux sociaux. Vous êtes agressé verbalement dans la rue.
Aujourd'hui sort donc l'incroyable femme des neiges tournée en partie en Groenland grâce à l'explorateur Nicolas Dubreuil. Je suis venue pour mettre noir sur blanc l'avancée de mes recherches au calme n'est pas la même occasion. Essayer de raconter un peu de ma vie.
En février dernier, vous déclariez, je m'en suis toujours remise au destin. J'ai souvent provoqué des chocs qui m'ont permis de prendre la tangente. Et alors, à propos de choc, Blanche-Gardin, quel choc ça vous a fait votre arrivée au Grenland justement ?
C'est quoi ? Quel choc ça représente pour vous ? Ben, c'est quelque chose de d'assez ineffable.
Je je et donc c'est dommage sur télé. Fait un effort ou [rires] euh Non, enfin, j'ai souvent j'ai eu beaucoup de chance dans ma vie. que mes parents étaient des grands voyageurs, donc ils nous ont fait un peu fait faire le le le un des grands tours du monde mais dans des conditions de vrai voyage.
Il nous foutait dans les la Renault 9 et on partait à l'autre bout du monde ensemble comme ça et et donc j'ai toujours cru que j'avais un peu tout vu, tout vécu en terme de voyage. Et quand je suis arrivée au Groenland, il s'est produit quelque chose de complètement nouveau, quelque chose un espèce de déplacement que j'avais absolument jamais vécu et qui était pas seulement culturel, qui était aussi d'ordre, je dirais spirituel. Je suis pas une personne très spirituelle et pourtant euh [rires] là on est quand même on un petit peu obligé de se de se heurter à ce à cette réalité là, c'estàd à cette partie de la réalité qu'on voilà dans laquelle on ne vit pas du tout nous euh mais dans laquelle eux vivent.
C'est-à-dire que le voilà le il y a un monde invisible qui existe tout autant que ce monde là et ça se sent immédiatement. Ensuite, c'est des gens les les Groenlandais sont des gens qui sont dans un espèce de présent hyper impressionnant, ultra doux, alors qu'il vivent quand même dans des conditions enfin peut pas faire plus adverses au monde que vivre là-haut dans les dans les villages de chasseur. Euh et donc tout est extrêmement euh figant dans quelque chose de ça sidère.
Ouais. Et Nicolas Dubreu justement à propos des conditions adverses, le froid, les ourses vo vous vous vivez là-bas la moitié de l'année, mais coordonner un tournage dans ces conditions-là, ça se passe comment ? C'est l'enfer. [rires] Voilà.
Ah oui oui. Et puis en plus on a été vraiment gâté euh parce que on est tombé à une période où euh bah voilà, réchauffement climatique, on a des conditions de glace sont très très compliquées et puis ben tu emmènes des gens qui sont pas habitués quand même à vivre dans ces conditions hein où la majeure partie de l'année il fait quand même - 30 - 35. et avec tout est ou tout est dangereux quoi.
Alors ça veut dire justement tout est dangereux disiez-vous un des consignes de sécurité extrêmement strict que vous avez donné à toute l'équipe et ça donne ce dessin de Philippe Catherine qui évidemment est avec vous dans dans le film et cette phrase chaque doigt est une saucisse oui donc ça c'est une phrase que vous avez prononcé pour rassurer en quelque sorte équipe ça ça mérite explication quand même. Mais non mais c'est parce que il y a des chiens partout hein dans des villages comme ça. Il y a 900 habitants.
Il y a il y a 1200 chiens et les chiens c'est des chiens qui sont dressés pour la chasse à l'ours, pour c'est des chiens de travail donc on peut pas les caresser. Donc voilà, je disais que surtout vous caressez pas les chiens puisque quand vous tendez votre main, ce que voit le chien, c'est cinq saucisses. Voilà.
Et ça donne ce très beau dessin de Philippe Catherine qui est à l'affiche de ce film avec vous bien sûr et avec Bastien Bouillon aussi. Tout de suite, on va regarder un extrait de la bande annonce. Aller au land n'importe quoi.
C'est son mec, tu crois ? Oh non non non. Coline, c'est quoi ?
C'est un pèlerinage que tu nous fais. C'est parti. Certes, je n'avais peut-être pas réussi à percer tous les mystères que recouvrait l'univers.
La famille, [musique] mais c'est ici que j'avais trouvé un sens à ma vie. Bon, alors là, on a un bon aperçu [rires] des blagues qui peut y avoir dans le film. Il y en a aussi sur le réchauffement climatique entre les deux acteurs inuites.
Vous parliez tout à l'heure Nicolas Dubreu de la fonte des glaces, mais Blanche Gardin, vous l'avez vu vous le réchauffement climatique en arrivant au Groenland ? Je l'ai pas vu en arrivant au Groenlande parce qu'évidemment en plus pour nous on a l'impression d'arriver vraiment à l'intérieur d'un congélateur. Enfin, on sait pas du tout pour nous il y a pas du tout.
Voilà. Euh seulement par contre, j'ai eu l'occasion d'aller montrer le présenter le film à Nou, donc qui est beaucoup plus au sud, la capitale, hein, qui est à peu près 20000 habitants, je pense. Euh et là, bah dans le sud du Groenland, il commence à apprendre la culture maréchère et ils ont jamais fait pousser de légumes, ils commencent à en faire pousser. euh bon là où on était euh il y a eu un moment une une voilà une fonte un peu un peu rapide où on s'est dit bon c'est quand même vraiment pas la fin de l'hiver vers la fin du tournage là où on s'est dit quand même ouais c'est un peu c'est un peu tôt pour la fonte là le Grenland évidemment c'est une terre où il y a un enjeu climatique et quasiment un enjeu de de survie capitale mais il y a aussi un enjeu géopolitique qui a toujours eu mais encore plus aujourd'hui peut-être depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche parce que Le Grenlande est pris en étu entre la Russie et les États-Unis et voilà que le Groenlande regarde vers l'Europe.
Ana bah oui, 40 ans après s'être battu pour sortir de l'Europe, le Groenland qui je le rappelle est un territoire autonome du royaume du Danemark change de cap. Il faut dire quee effectivement la pression de Donald Trump qui menace d'annexer le pays et la présence de plus en plus active de la Russie en Arctique et bien ça fait peur. Alors pour la première fois dans l'histoire, le premier ministre greenlandais s'est rendu au Parlement européen le mois dernier pour y tenir un discours solennel.
Et voilà ce qu'il disait, le Groenland a besoin de l'Union européenne et l'Union européenne a besoin du Groenland. Il a au passage rappelé que son pays disposait de 24 des 34 minéraux critiques qui ont été identifiés par l'Union européenne. Et du côté des députés Groenlandais, et bien eux, ils ont récemment créé une commission d'enquête pour évaluer l'intérêt d'une éventuelle adhésion à l'Union européenne.
Alors Nicolas Dubril, le fait que le Groenland cherche à se rapprocher de l'Europe, pour vous, est-ce que c'est par peur d'être mangé par plus gros que soi ou c'est du pragmatisme ? C'est très pragmatique. C'est très pragmatique.
Euh le Trump, nous on en a beaucoup parlé ici. Malheureusement, j'étais pas là, j'étais j'étais au Groand justement. Mais la la vision qu'on qu'on a ici, elle est très faussée par rapport à ce que la vision qu'ils ont à eux.
Ils craignent rien ces gens, hein. Qui g ils sont beaucoup plus malins. Vos voisins justement, vous vivez dans le nord du Grenland, c'est ça ?
Ils ont pas peur de Trump, ils ont peur de personne. Non, pas du tout. Ça les fait rigoler.
Il l'appelle Trumpi. [rires] Voilà. Et euh et en fait, mais par contre, ça dénote quelque chose de très fort, c'est cette volonté aussi de s'intégrer dans un monde moderne qui maîtrise complètement, hein.
Euh c'est autant et les Groïlandais qui ont joué avec nous ce sont des chasseurs d'ours, sont des gens qui fabriquent leur kayak avec du bois de caisse, qui fabriquent leur leur traîneau et qui chassent le narval au harpon et cetera, mais c'est aussi des gens extrêmement modernes et qui ont absolument tout compris euh de notre monde. Et donc, c'est une très bonne chose. Ça très bien naviguer entre les différents intérêts.
Exactement. tout compris, dites-vous. Et justement Blanche Gardin, vous évoquiez tout à l'heure cette dimension presque mystique hein de votre découverte du Groenland.
Euh votre personnage le dit d'ailleurs, Coline Morel, cette exploratrice, c'est l'endroit où retrouver redonner du sens à ma vie, dit-elle. Pourquoi est-ce que c'est l'endroit parfait à vos yeux justement pour trouver un redonner du sens à la vie, retrouver un sens à l'existence et peut-être même d'ailleurs au-delà de existence à la fin ? Parce que c'est aussi un film qui a un rapport avec la mort évidemment et avec la façon d'appréhender et de vivre la mort, si je veux dire.
Oui oui, je crois que c'est en fait Sébastien Bet a été bien inspiré de trouver cette porte d'entrée de la mort en fait pour parler de notre des route culturel et ce malaise dans le dans voilà dans l'absence de sens en fait que et qui fabrique de la souffrance psychique. Voilà, on sait que il y a quand même un petit un petit a un petit souci par chez nous et je crois que voilà les les les Groenlandais ont su conservé malgré malgré tout parce que ça a été quand même enfin la colonisation danoise a pas a pas été tendre hein. Ils sont encore en train de découvrir des trucs abominables.
Mais il y a quelque chose chez eux de voilà de totalement préservé sur le la la croyance dans dans le fait qu'en fait un humain ne peut pas être un humain tout seul. C'est-à-dire qu'en fait un humain c'est ça le Kitoc là les gens croandaise c'est c'est un humain qui parce qu'il est banni parce qu'il a honte parce qu'il est pas content de sa vie il s'en va du village il part sur la banquise tout seul et en fait en quittant le village et la communauté c'estàd qu'en il s'exile aussi de son humanité et c'est pour ça qu'il devient à moitié animal moitié humain en fait c'est qu'on ne peut pas être un humain tout seul et ça je crois qu'il y a quelque chose chez les chez chez chez les Groenandais aussi de fait du fait que Voilà, des conditions adverses qui font que tout seul on survit pas mais qui rend qui redonne un peu de de sens et d'humanité. Raison de plus pour aller voir à plusieurs et en nombre donc l'incroyable femme des neiges à la recherche de notre Kivitok à nous.
Ce film qui est en sale depuis aujourd'hui, ce film réalisé par Sébastien Bet. Merci beaucoup Nicolas Dubroy et Blanche Gardin d'être venu partager cette quête avec nous ce soir sur le plateau de de 28 minutes. Merci beaucoup.
On passe maintenant à notre débat du jour sur le Mercossur. À quelles conditions la France pourrait-elle ratifier cet accord commercial conclu entre l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique du Sud ? Quel en serait le prix pour Emmanuel Macron qui a été interpellé aujourd'hui lors d'un déplacement à Toulouse par des agriculteurs en colère ?
On en débat juste après la mise au point de Sandrine Locanois. Ces agriculteurs occitants en colère étaient bien décidés à dire deux mots aux chefs de l'État. Ils ont pris ce matin la direction de Toulouse où Emmanuel Macron faisait étape aujourd'hui.
On veut pas le mercur tout simplement pour protéger notre agriculture paysane et protéger aussi la santé des concitoyens français. Le monde agricole accuse Emmanuel Macron d'avoir opéré une volte face sur l'accord de libre échange entre l'Union européenne et les pays du Mercur qui ne sont pas soumis aux mêmes normes environnementales et sanitaires. En février dernier au salon de l'agriculture, le chef de l'État se disait contre.
Nous nous sommes opposés au Mercosur tel qu'il a été signé avant de se montrer plus conciliant il y a quelques jours lors de la COP 30 au Brésil. Je suis plutôt positif mais je reste vigilant. Emmanuel Macron qui a discuté avec une délégation d'agriculteur cet après-midi a tenté de rassurer selon la ministre de l'agriculture Bonjour.
Le projet d'accord, tel qu'il existe aujourd'hui, recueillera un nom très ferme de la France parce que euh ce projet d'accord ne protège pas les intérêts de nos agriculteurs. Déjà adopté par la Commission européenne, après 25 ans de négociation, le texte doit encore être approuvé par les 27. La majorité des Étatsmembres est pressée de signer car si les pays d'Amérique latine vont pouvoir écouler vers l'Europe sans frais de douane ou presque [musique] de la viande, du sucre ou du riz, en échange, les Européens pourront exporter des voitures, des produits pharmaceutiques ou du vin.
L'accord avec le Mercosur représente un marché de 770 millions de consommateurs. C'est un marché que nous devons conquérir alors sur fond de guerre commerciale avec les États-Unis, les Européens peuvent-ils faire l'impasse sur le Merco ? Qui seraient les gagnants et les perdants de l'accord de libre échange ?
Merci à tous les trois de nous avoir rejoint pour essayer de répondre avec nous à ces questions. À mes côtés, Véronique Lefloc, bonsoir, bienvenue à vous. Vous êtes présidente de la coordination rurale.
Selon vous, la signature du mercur, c'est comme si c'était déjà fait. Mais la coordination rurale, dites-vous, va tout faire pour que l'agriculture en soit exclue parce qu'à vos yeux, les clauses de sauvegarde qu'a réclamé la France n'auraiit aucun effet. À vos côtés, Elvir Fabri, bonsoir, bienvenue à vous.
Vous êtes chercheuse en géopolitique du commerce à l'Institut Jacques de l'Or et selon vous, la ratification du traité aura lieu, dites-vous. Les Européens ont besoin de renforcer les liens avec les pays du Mercur parce que si l'Europe ne prend pas cette place, c'est la Chine qui la prendra. Et à vos côté Thierry Fabre, bonsoir.
Vous êtes rédacteur en chef à Challenge et selon vous, il y a une véritable logique géopolitique pour l'Europe de se rapprocher du continent sud-américain en signant cet accord pour avoir un nouveau marché surtout dans le contexte actuel, c'est-à-dire depuis le début de la guerre commerciale lancée par l'augmentation des droits de douane décidé par Donald Trump. Tout de suite pour ouvrir ce débat. Marion, vous avez une déclaration du jour, enfin presque du jour he ou presque du jour parce qu'elle date en fait de vendredi dernier.
C'est avant la rencontre du président de la République avec les agriculteurs aujourd'hui. C'est celle du président de la FNSEA, le le premier syndicat agricole sur le réseau X. Il répond donc au propos d'Emmanuel Macron qui s'était dit plutôt positif sur l'accord sur le le mercour.
C'est un reniement total écrit entre autres Arnaud Rousseau sur X. réplique cet après-midi, on l'a entendu de de la ministre de l'agriculture Annie Jeunev qui cite Emmanuel Macron. En substance, si le traité reste tel quel, ça sera non.
Alors, Véronique Lefloc, vous êtes rassuré ? Non, pas du tout. Je pense que ça fait trop longtemps que ça dure et euh même si on n'est pas d'accord pour cet accord, tout le monde semble aller dans ce sens, que ce soit nos politiques, que ce soi les consommateurs et pourtant on n'est pas sorti.
Macron Emmanuel Macron n'a pas enlevé sa délégation qu'il a donné à l'Europe. Franchement, à un moment, les agriculteurs ne croivent plus personne. On nous dit il y a un an et demi en pleine crise, il faut protéger les agriculteurs, il faut qu'ils produisent et là on va faire en sorte que de nouvelles productions viennent inonder nos territoires.
Donc ça ce n'est pas entendable et peu importe les paroles aussi rassurantes soient tellelles, ça fait comme le baromètre. C'est positif négatif donc ça ne convient plus. Elvire Fabri, est-ce que vous pouvez nous éclairer sur la position exacte d'ailleurs du chef de l'État avec des tonalités un peu différente selon les jours.
Quelle est aujourd'hui la position de l'exécutif français et du gouvernement ? Pas de signature du mercur en état mais peut-être sous condition. Oui, mais le la recherche de conditions supplémentaires, je dirais que c'est pas quelque chose de nouveau.
Depuis déjà 2019, la France avait poussé pour obtenir plus de garanties justement pour pouvoir au-delà des au-delà des quotas qui ont été négociés qui il faut rappeler sont très petits parce que là on se concentre sur le volet de l'agriculture mais il y a beaucoup de choses dans cet accord donc je pense que c'est ça va être aussi important de de dézoomer. Euh mais il y a beaucoup de garanties qui ont été apportées déjà avec euh des euh justement ces clauses de sauvegarde euh un un budget supplémentaire si jamais encore il y a encore des difficultés ou une filière qui est particulièrement exposée. Maintenant, ce qui est plus en débat, c'est les mesures compensatoires qui ont été qui ont été rajoutées à l'accord et qui permettent de de qu'il y ait une des deux parties, que ce soit le Mercosour, l'Union européenne, éventuellement de demander de rééquilibrer les termes de l'accord si on adopte des réglementations qui changent les termes de cette On va voir ça dans le détail.
Justement, Anna, avec vous, quelles sont les mesures précises que réclame la France pour protéger son agriculture ? Alors, vous l'avez dit, il y en a déjà eu en 2019, mais ensuite dès 2024, le ministre chargé de l'Europe, Benjamin Hadad, réclamait des closes miroirs pour s'assurer que les produits importés d'Amérique latine respectait bien les mêmes normes que celles imposées en Europe. Mais à ce jour, cette demande n'a toujours pas été traitée au Parlement européen.
En revanche, face au refus de la France et de la Pologne entre autres de signer le traité en l'État, la Commission européenne a consenti à rédiger un accord annexe au traité avec ces fameuses mesures de sauvegarde pour les produits européens sensibles, le bœuf, le sucre et la volaille. Alors concrètement, si la quantité de bœuf argentin qui arrive chaque année sur le sol européen venait à augmenter de plus de 10 %, la Commission s'engage à ouvrir immédiatement une enquête. Et même chose si par exemple le prix du poulet brésilien diminuait de plus de 10 % par rapport à celui euh du poulet français.
Là, ce serait vraiment un signe de concurrence déloyale. Et dans ces deux cas, la Commission européenne pourrait aller jusqu'à suspendre les droits de douane préférentiel. Mais pour le moment, il ne s'agit que d'une déclaration d'intention et il faut savoir que ces mesures, si elles sont appliquées, le seraient uniquement pour une période maximale de 4 ans.
La France exige donc aujourd'hui que cette clause de sauvegarde soit adoptée et reconnue par les pays du Mercossur avant toute signature du traité Thierry Fabre. Est-ce que ces mesures de sauvegarde, elles ont de quoi rassurer les Français ? Est-ce qu'elles les protègent suffisamment les agriculteurs français ?
Alors, c'est la grande question et effectivement beaucoup doutent de la capacité de la Commission européenne à faire face à une éventuelle invasion de produits agricoles latino-américains. On est extrêmement sceptique, on n' pas les t tous les détails, mais c'est le c'est ça en fait c'est la question clé. La France est très isolée en Europe.
Elle s'est opposée à cet accord parce que cet accord, il faut le rappeler, on parle que d'agriculture mais il est global et il a comme avantage notamment pour les industriels d'exporter, de pouvoir exporter beaucoup plus dans les pays latino-américains. Il va faire cet accord des gagnants et des perdants. C'est clairement les industriels notamment en matière automobile qui vont gagner et notamment les Allemands.
C'est clairement les agriculteurs qui devraient perdre. Il y aura forcément des perdants en tout cas. Ah mais là on ne parle depuis le début que des perdants qui sont les agriculteurs potentiellement et une catégorie des agriculteurs.
Mais on oublie que un accord commercial c'est un deal et qu'effectivement si beaucoup poussent en Europe à le faire c'est parce qu'il y a des projections de progression d'exportation des d'automobiles dans l'industrie chimique et donc ça ouvre des marchés un marché qui a 280 millions de consommateurs. Mais justement Véronique le Floc vous est-ce que ça vous rassure ces mesures de sauvegarde ou alors pas du tout ? Alors pas du tout.
Ça a été dit en introduction. Si je prends le filet de poulet, le filet de poulet a un prix moyen, un coût de production moyen en Europe de 6,40 €. En France, il est plus de 20 % supérieur.
Comment on applique les clauses de sauvegarde ? Il faut déjà que les prix français aient chuté de 20 % et ensuite de 10 %. Mais en France, il ne restera plus de producteur de poulet.
Déjà, même si on veut développer la production aujourd'hui, c'est impossible. On a des oppositions en permanence. Donc les clauses de sauvegarde, même si elles s'appliquaient, ça veut dire qu'on aurait atteint déjà une situation problématique dans nos fermes.
On agite la clause de sauvegarde et ensuite on sait qu'on aura le coup de bâton en revers. C'est le mécanisme de rééquilibrage de la part des pays du Mercossur avec des compensations financières qui leur seront dues et qui seront peut-être payés sur le budget de la politique agricole commune. Donc si on a ce fond de compensation qui aujourd'hui est prévu, c'est qu'on anticipe déjà les dégâts.
Fabri, c'est terrible ce qu' a dit votre voisin à l'instant juste Terfab confortant d'ailleurs la démonstration de VNICL. Thi Fab dit, il y aura des perdants, les agriculteurs seront les perdants. Alors, dans un accord, on comprend qu'il soit en colère et qu'il soit méfiant vis-à-vis de ces fameuses cause de sauvegarde.
Alors, déjà dans un accord commercial, en effet, il y a ce qu'on appelle des intérêts offensifs ou défensifs. Il y a ceux qui qui non seulement sont prêts à exporter mais qui ont besoin de ces exportations. Et aujourd'hui, on a un marché américain qui est en train de se fermer.
On a une on a un marché chinois qui est en train de importer moins parce que la consommation est en berne et donc on a des filières qui ont absolument besoin de diversifier leur leur leur destination d'exportation. Mais ça c'est pas simplement les industriels et c'est pas simplement les allemands. C'està-dire que toutes les tous les les évoquer après mais pour en rester au perdants comme l'évoque viens.
Tu auras des perdants vous le confirmez les doent faire. Non parce que dans l'agriculture il y a des il y a des filières qui attendent absolument cet accord. Euh je je pense au aux euh aux viticulteurs, à toute la ce moment souffrent beaucoup, ils attendent cet accord.
Ils en ont absolument besoin pour compenser leur perte. Par ailleurs, la filière de laitière. Je sais que vous êtes exploitante justement dans la filière laitière, mais j'ai les débats que j'ai eu avec des euh des exploitants de la filière laitière me disaient qu' ils voient leurs exportations vers la Chine énormément baissé. c'est 13 % de l'exportation de de la production qui est exportée et qui aujourd'hui a besoin de trouver des débouchés alternatifs.
Donc on se concentre sur des filières qui en effet sont plus exposées. Ça veut pas dire qu'elles vont beaucoup souffrir. On a des quotas qui sont très limités.
Pour la viande de bœuf, c'est 1,5 % de la consommation européenne sur laquelle on abaisserait les droits de douane. Ce qui veut dire que c'est pas les 99000 tonnes de de qui seraient importé à à droités. Euh c'est pas simplement sur la France, c'est sur l'ensemble de l'Union européenne.
Thierry Fabre, concrètement si la France dit aujourd'hui comme elle semble le dire pour l'instant non, nous ne voulons pas de ce traiter, nous n'allons pas le signer, qu'est-ce que ça change ? Au fond, rien, il va s'appliquer quand même. Alors non, il faudrait pour bloquer le traité, il faudrait que la France arrive à convaincre trois autres pays de l'Union européenne que la Pologne, voilà, et qu' ça devrait représenter, je crois, 30 % la population européenne.
Donc 35 % donc on est on est loin du compte. Donc la France se sent très isolée. Donc elle essaie en fait de négocier ces fameuses clauses de sauvegarde pour dire dans quelques semaines, allez on signe mais on a cette garantie.
Mais elle a encore des marges de manœuvre pour négocier la France aujourd'hui. Alors elle essaie elle essaie de peser non, elle est vraiment en position de faiblesse mais effectivement pour que obtenir l'adhésion de la France, il faut absolument que ces clauses de sauvegarde soient plus détaillé mais faut pas se voler la face. On va sans doute signer, on est en en position de faiblesse, donc le l'accord va s'appliquer.
Après, la grande question, c'est vrai que je comprends votre crainte hein, puisque le l'agriculture brésilienne est extrêmement puissante. Quand j'ai fait un reportage dans le bateau grosseau il y a quelques années, ça vous ça décoiffe, c'est donc c'est vraiment un rouleau compresseur. Quand on voit ça, on se dit on va se faire inonder.
Donc effectivement, il y a un risque et il y a ces clauses. Mais euh il faut plus pas euh créer à la catastrophe quand on voit ce qui s'est passé avec le Canada. Il y a un accord qui c'est le CTA.
On en [rires] parlera tout à l'heure, vous allez voir, vous anticipez sur la suite de l'émotion, mais d'abord vous évoquiez l'isolement de la France en Europe. Justement, Marion, il y a plusieurs pays européens qui eux ont hâte de mettre en œuvre cet accord du mercur même la plupart de nos partenaires qui défendent cet accord et le marché commun que ça crée 770 millions de consommateurs, 111 milliards d'euros dont ils espèrent évidemment profiter. C'est le cas du chancelier allemand et du premier ministre espagnol.
Meinung, dass das Merkurabkommen so schnell wie möglich und in Kraft gesetzt werden sollte. gustaría, presidente Lula, es que bajo la presidencia brasileña podamos definitivamente culminar ese ansiado acuerdo entre la Unión Europea y el Mercosur que convertirá a ambos proyectos regionales en la mayor zona de libre comercio del conjunto del mundo. Alors, c'est vrai qu'un marché de 111 milliards d'euros Véronique le Floc, on a quand même du mal à s'en passer à dire non.
Alors 111 milliards d'euros de marché mais déjà un déficit de balance commerciale agricole et agroalimentaire entre 20 et 25 milliards déficit. Donc moi je veux bien mes ça veut dire qu'on vend moins que le mercour aujourd'hui on est légèrement parce que notre balance est positive euh pour l'ensemble des échanges commerciaux avec l'équilibre à l'équilibre ou un moins un milliard dans tous les cas on sait que vous l'avez dit c'est un rouleau compresseur et si on prend la filière laitière dont vous avez parlé tout à l'heure il faut regarder ce qui est collecté aujourd'hui dans chacune des fermes. On est autour de 100 L dans nos fermes en France.
On est à 1000 1500 2000 L. Ils ont un potentiel de productivité, de compétitivité et euh je ne vois pas comment euh même euh pour les secteurs du vin où ils ont aussi ce potentiel où ils sont en train de développer, même si les champagnes euh exportées vers le Brésil notamment ont augmenté, même en supprimant les droits de douane, ils auraient quand même acheté ces produits. pour nous agriculteurs de voir les représentants politiques du Brésil notamment qui ont justement dans leur feuilles de route à 10 ans de développement de la production agricole une augmentation de la production de viande bovine de 34 % 39 % d'exportation pareil pour la volaille ça viendra chez nous fabrique parmi les secteurs industriels qui attendent cet accord a priori on parle beaucoup de la voiture notamment des voitures allemandes d'ailleurs et on voit qu'en Allemagne l'Allemagne en quelque sorte enclencher la marche arrière sur l'interdiction des voitures thermiques en 2035 qui est tenté parce que c'est un déboucher pour sauver l'automobile allemande cette cette ce mercur alors les constructeurs, ils sont déjà présents dans les pays du Mercoso depuis longtemps.
Renault il est depuis 1998 toutes les grandes marques qui sont donc pour le automobile français aussi c'est un accord ext intéressant sûr bien sûr et et le le toute toute l'industrie automobile française et connaît les mêmes difficultés que l'automobile allemande. Je dirais que l'enjeu, il est beaucoup plus important pour les sous-traitants, pour tous ceux qui fabriquent tous les composants parce que là, ils subissent une transformation de l'industrie automobile vers l'électrification qui est très problématique. On a en Amérique latine encore des marchés importants pour les les véhicules thermiques.
Donc, ils ont besoin encore on peut exporter les véhicules thermiques qu'on voudra plus utiliser en Europe en Amérique latine. Ce que Oui. Et ben oui, mais c'est une réalité.
C'est-à-dire que il y a une priorité qui est la décarbonation euh mais il y en a une autre qui est mais oui mais ce sont des centaines de milliers d'emplois. C'est une industrie qui est à travers toute l'Europe, qui est répartie dans toute l'Europe. Euh on a affaire à des compromis entre décarbonation, compétitivité et sécurité économique.
Donc euh la décarbonation, elle est prioritaire, on vient d'en parler avec le le Groenland. Euh mais la compétitivité, elle est essentielle aussi pour beaucoup de filières et la sécurité économique parce qu'on a des minerais critiques en Amérique latine auquels on a besoin d'accéder pour toute notre innovation technologique et de et les et notre capacité de défense et on peut pas isoler un facteur ou ou l'autre. Et le fait de se dire que aujourd'hui on a une France qui est isolée sur la scène européenne sur cette questionlà devrait nous interpeller parce que on a quand même une unanimité européenne importante.
Fa parler des voitures mais il y a d'autres secteurs qui peuvent gagner. Il y a l'industrie pharmaceutique puis il y a même nos vins. Nos vin français.
Oui, c'est ça. Donc l'industrie, c'est très intéressant parce que donc il y a les voitures, industries chimique, pharmaceutique. On pourrait par rapport au scrain des agriculteurs dire que avec cet accord, on favorise la réindustrialisation européenne.
C'est ce que disent d'ailleurs les industriels en disant laissez-nous vendre. C'est aussi un un argument pour pour dire ça ça va favoriser l'emploi industriel. Donc c'est c'est vraiment comment dire c'est c'est terrible parce que vous voyez que deux secteurs s'opposent. un secteur agricole fragile qui va souffrir pas tous hein puisque certains espèrent en les vins spiritueux exportés aussi et un secteur industriel qui va aussi très mal et qui voit une un nouveau débouché.
Donc c'est vraiment mais il faut vraiment avoir ça en tête lorsque ce deal sera signé, il faut faudra s'occuper des perdants parce qu'ils seront euh euh importants. Mais ne pas oublier que nous avons des gagnants, de ne pas noircir cet accord et vouloir le le jeter euh totalement. Et c'est un phénomène, une double face en quelque sorte qu'on voit à chaque accord de de libre échange négocié, signé, ratifier qui ensuite en application va justement remonter 8 ans en arrière en février 2017 lors de la ratification d'un autre traité de libre échange qui avait fait lui aussi polémique le traité signé entre l'Europe et le Canada, le fameux CTA.
Robert Glandière élève 500 brebis qui produisent du lait de Rockfort. Il est satisfait de cet accord Canada Europe. Celui-ci va mieux protéger le Rockfort des risques de contrefaçon au Canada chez Gabriel Coulet, l'un des sep fabricants historiques de Rockfort.
L'accord Canada Europe est également bien reçu. Euh à l'exportation, le gros pays d'exportation qui était les États-Unis, malheureusement c'est c'est petit à petit fermé. Donc même si le marché canadien est un petit marché, c'est pour nous une piste très intéressante.
Pour les frères Burriia, c'est une mauvaise nouvelle. L'accord prévoit l'importation de 50000 tonnes de bœuf canadiens, essentiellement des bons morceaux, soit 10 % des pièces nobles produites en Europe. S'il y a de l'importation, c'est sûr que il y aura une répercussion sur nos cours.
Alors, ça c'était en février 2017 et donc 8 ans plus tard, bilan des courses, les échanges se sont développés, l'excédent européen a grimpé en flèche y compris, et ça c'est intéressant Véronique Lefloc, l'excédent agroalimentaire qui a triplé. Vous n'avez pas tort en fait de vous inquiéter ? Ah alors déjà on est sur des petites valeurs pour l'agroalimentaire avec le CTA.
Ensuite les 50 les 65000 tonnes de quota de viande qui devaiit venir vers l'Europe viendront peut-être un jour. On sait que l'agence d'inspection canadienne a demandé à l'fsa, l'agence européenne sanitaire de faire une étude pour démontrer que l'acide acéta peroxy acétique qui c'est en fait c'est l'acide qui nettoie les carcasses pour les exporter n'était pas nocif. H non mais vous voulez manger de la viande qu'on utilise au Canada qu'on utilise au Canada.
Donc à partir du moment où l'Europe pourrait lâcher là-dessus, peut-être que ces volumes viendront chez nous. Et vous savez très bien que JBS, Cargil qui eux représentent 85 % ou détiennent 85 % des abattoirs au Canada n'attendent que ce moment-là pour développer ces ces productions. Et de toute manière, on on le on le voit, ça finira par arriver si on cède encore.
Et sur les produits laitiers, et bien écoutez, c'était 15000 tonnes qui devaient partir de l'Europe vers le Canada. même euh les agences qui auraient pu accepter ces importations n'ont pas accepté tous les quotas. Hm.
Donc c'est une chose, ils ne veulent pas perturber leur agriculture non plus. Elvire Fabrice, tout à l'heure, on parlait des perdants. Est-ce que les consommateurs ne sont pas aussi perdants ?
Est-ce qu'il y a pas un risque justement pour la pour notre sécurité alimentaire en faisant venir des produits ou de la nourriture avec des normes moins disantes que chez nous ? Alors, les normes européennes, c'est les plus exigeantes en terme en matière sanitaire, phytosanitaire. Le le bœuf aux hormones, on n'en veut pas déjà depuis 1981.
Il entrera pas davantage demain avec un n un nouvel accord. Il y a la le l'enjeu des contrôles est essentiel. Euh mais ça c'est un problème, je dirais par ailleurs pour toutes les importations, tous les échanges que l'on les échanges commerciaux que l'on a sont des contrôles qui sont assurés par les États-membres et puis la Commission européenne a la capacité de faire des audits euh sur place dans les dans les exploitations et actuellement il y a des moyens supplémentaires qui sont qui sont mis dans dans ces notamment avec la création d'une agence pour mutualiser les données et avoir une vue d'ensemble sur le marché européen.
Mais je dirais que la question des contrôles c'est c'est une question en soi. Là en fait ce dont on parle en France c'est pas tellement la qualité du produit final sur lequel l'on surveille qui c'est plutôt les conditions de production auquel on s'intéresse et c'est là où on parle de des enjeux de concurrence et il est évident que on a déjà une agriculture que l'on soutient énormément parce qu'on veut la préserver, on veut garder une souveraineté alimentaire d'où les financements de la PAC il y a des garanties supplémentaires dans cet accord qui sont très précises et on vient de le voir avec l'accord du CTA que depuis 2017 il n'y a pas eu la valance tout du quota de bœuf qui a été qui a été utilisé par les exploitants canadiens pour exporter. Toute dernière question Thierry Fabre en un mot le calendrier l'agenda puisque la discussion la négociation du mercure ça dure depuis déjà un certain temps.
Tout à fait 25 ans à peu près. C'est ça. C'est ça.
Ouais. Oui 25 ans. Donc voilà.
Est-ce que là on touche au but ? C'estàd est-ce que la ratification vous disiez forcément à un moment un autre on va le ratifier. Est-ce que globalement la ratification peut survenir avant la fin de l'année en 2026 ?
Ça a l'air d'être ça a l'air de toucher au but. J'ai pas d'information sur les la date précise, mais je pense queon voit bien le changement de ton de la France est révélateur en fait. Après avoir dit non pendant des mois, on voit bien qu'aujourd'hui c'est le 8 mai euh quand on décrype les propos du président Macron.
Donc c'est vrai qu'on on s'achemine vers l'accord. Alors juste un point par rapport à ce qui a été dit. Pour finir l'expérience CTA quand même rend légèrement optimiste.
C'està-dire que on était extrêmement inquiet. En 7 ans, on a quand même un observatoire. En 7 ans, il y a pas eu de déferlante qui était annoncée.
Donc donc ce qui veut ce qui veut dire que il faut être très vigilant mais l'expérience avec les Canadien montre que on peut quand même être limiter la limiter la casse. Peut-être peut-être ou peut-être pas puisque vous n'avez pas convaincu Véronique le en tout cas merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir sur ce plateau. Et maintenant l'actualité vue par Xavier Medu et Théophile Kossa aux États-Unis.
Donald Trump agite l'épouvante rouge, l'occasion de remonter à la naissance du parti communiste américain. Et puis une comète interstellarissime qui a fait un sacré bout de chemin. Bref, comment ça marche une comète de compète ?
Mais d'abord le mot vedette du jour, antivenin. Vous avez peur des piqures de serpent ? Et bien le docteur Tibonol a la solution, le remède qui peut vous sauver.
Il vient de découvrir un antivenin universel. Ça marche très bien et c'est entendu. Le docteur Sissé doit lui injecter un antivenin.
Servir à créer un antivenin. Et l'antvenin, c'est quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ?
Merci de m'en dire un peu plus. Entendu. La vie secrète des mots vedettes.
Antivenin du grec ancien Anti contre et du latin Wenenum poison désigne un sérum utilisé pour stopper les effets calémiteux de piqures ou mort survenimeuses. Le 29 octobre, une revue spécialisée a présenté les travaux d'une équipe internationale de chercheurs qui a mise au point un antivenin de serpent universel. L'OMS recense chaque année de 1,8 [musique] à 2,7 millions de terriens envenimés par l'une des 650 espèces de serpents empoisonneurs.
Entre 81000 et 138000 [musique] il laissent leur peau. 300000 à 400000 restent amputés ou handicapés. Les venins sont complexes [musique] composés de dizaines de toxines et varient d'une espèce à l'autre voire au sein d'une même espèce.
Hélas, les anti-venins existants ne sont efficaces que contre les venins à partir desquels ils ont été [musique] produits. Le marché en propose donc 127 différents. Le nouvel antivenin universel à base d'anticorps de lama est efficace contre 17 des 18 serpents venimeux présents en Afrique sub-saharienne dont de terrifiants cobra, mamba ou rinkal.
Dans cette quête de l'antivenin universel, d'autres chercheurs ont utilisé les anticorps humains développés par un mécanicien poids lourd américain Zinzin qui s'est fait mordre volontairement 200 fois par des espèces mortelles entre 2001 et 2018. De ces gamettes, les blouses blanches ont conçu un cocktail thérapeutique efficace contre 19 serpenturs. En 1894, Calmet a mis au point le premier sérum antivenimeux contre la morsure de Cobra.
Depuis, les progrès ont été minces, notamment faute de pépette, car les victimes de morsure de serpent sont issues de populations rurales pauvres. L'Inde concentre la moitié des décès mondiaux. Avec l'antivenin universel, c'est anticorps contre antisocial.
Gardez votre sang frroid, Tibonold. Merci Thbo. Euh Xavier, Théophile, salut les deux gars, c'est maintenant l'heure de vos chroniques.
Xavier, on va commencer avec vous aux États-Unis après Halloween et en attendant Thanksgiving. Voilà donc Donald Trump a inventé de nouvelles festivités. La semaine de l'anticommunisme, l'occasion Xavier de nous raconter la naissance du parti communiste américain.
Oui Renault. En octobre 1917, les États-Unis sont saisis par une peur rouge. Ils viennent d'apprendre qu'en Russie, les bolcheviques ont pris le pouvoir.
Alors, faut rappeler contexte particulier. Les États-Unis, quelques mois plus tôt ont abandonné leur neutralité. Ils sont entrés dans la première guerre mondiale et d'ailleurs dans la foulée, ils ont fait voter une loi sur l'espionnage histoire de contrer la propagande de l'étranger.
L'étranger, ça pose un problème vraiment. Ils ont des peurs des communistes, hein. Oui.
Alors, faut rappeler aussi que au parti euh il existe un parti socialiste aux États-Unis, hein. Ça c'est un parti qui est là mais qui regardez quand même avec méfiance parce que il y a commme un amalgame qui est fait entre socialisme, syndicalisme, anarchisme et l'anarchisme qui d'ailleurs au même moment hein a des militants qui font le choix de l'action violente. En 1901, vous avez le président des États-Unis, McKinley, qui est assassiné par un anarchiste d'origine polonaise mais né aux États-Unis.
Il s'appelle Léon Chgs. Et vous voyez là tout de suite à la condamnation politique se mêle aussi un discours euh raciste. Enfin, les étrangers font peur.
Vous savez l'idée que ces immigrés venus d'Europe centrale, d'Europe de l'Est arrivent avec dans leur valises tout un tas d'idées qui sont extrêmement dangereuses. Donc entre xénophobie et discours politique, tout ce qui est lié au socialisme dérange, fait peur. Remarque cependant dans le monde ouvrier, c'est pas le cas hein.
Si on regarde le résultat des élections présidentielles de 1912, vous avez le candidat socialiste Eugène Vebs qui obtient 6 % des voix. C'est le record. Ils ont jamais fait plus les socialistes aux États-Unis.
Mais en tout cas, tout s'accélère au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1919, l'énine crée la 3e internationale, l'international communiste, le commune. Et là, les socialistes se déchirent et tout de suite en 1919, on est au mois de septembre aux États-Unis et créé un parti communiste des États-Unis d'Amérique.
On sait bien en France, c'est le même phénomène. L'année suivante 1920, le congrès de tour socialiste et communiste décide de prendre des voix séparées. Et c'est bien dire que dès 1917, il y a une peur rouge aux États-Unis.
Il n'y a pas que celle que nous connaissons tous, celle des années 1950 avec le macartisme. Là aussi teinté de xénophobie, les époux Rosenberg qui sont exécutés. Et aujourd'hui avec Trump toujours cette association, le discours politique, on en pense ce qu'on veut mais l'association avec la xénophobie ça c'est une chose.
Donc face aux communistes, disons qu'ils sont vraiment un coco rigible. Oh là là ! Tout ça pour ça.
Bravo Xavier. Vous mz pas très toujours notamment votre si longue mémoire. On va enchaîner avec vous Théophile et vous vous allez nous emmener dans l'espace à la découverte d'une comète pas n'importe laquelle une comète interstellaire.
Interstellaire c'est très rare c'est ça et elle traverse en ce moment notre système solaire. Ouais. Une comète qui vient d'ailleurs.
Elle s'appelle 3i Atlas. Atlas du nom du télescope qui l'a découverte. Et 3i parce qu'il s'agit de la troisème comète interstellaire jamais observée dans l'histoire. interstellaire comprenez qui ne vient pas de notre de notre de notre système solaire à ne pas confondre justement avec galaxie hein parce qu'elle vient bien cette comète de notre de notre galaxie.
Vous savez dans dans la galaxie, il y a entre 200 et 400 milliards d'étoiles he dans la Voie lactée. Donc elle peut venir de loin. Surtout qu'elle se déplace très vite.
Plus de 200000 km/h, 61 km/s. C'est-à-dire que c'est 3 à 5 fois supérieur à une comète classique. Concernant sa taille, on sait pas encore trop he grosso modo, on estime que le noyau fait entre 400 m et 5 km.
Donc c'est assez large, 5 km de diamètre. Et quant à sa constitution, là aussi ça reste encore à préciser, mais en gros une comète c'est de la roche et de la glace compacte. Glace qui font lorsque la comète s'approche d'une étoile hein, vous savez l'eau solide devient gazeuse et libère euh tout un tas de poussières qui forment des réal ce qu'on appelle vous savez sa chevelure qui est voilà cette fameuse traînée lumineuse.
Et en ce moment, elle est donc en train de passer tout près de notre soleil. C'est ça ? Ouais.
Enfin tout près à 203 millions de de kilomè toute proportion gardée. Le point le plus proche entre le soleil et sa trajectoire, c'est là que c'est le plus intéressant de l'observer. Et oui, parce que plus la comète est proche du soleil, plus il fait chaud et plus elle dégaze.
Ce qui permet aux astrophysiciens d'analyser plus facilement sa composition chimique. Mais manque de peau, en ce moment, on peut pas l'observer depuis la terre parce qu'elle se trouve derrière le soleil et qu'il est mort le soleil comme chantit Michel Thor. Mais coup de bol, coup de bol.
L'agence spatiale européenne a envoyé en 2023 la petite sonde juice qu'on voit à l'écran vers Jupiter. Elle doit arriver en 2030 un peu de chemin la petite sonde. Et justement cette sonde sur le chemin et ben elle est pas loin de la comète en ce moment.
L'agence européenne lui a donc dit bah tiens, prends-nous des photos. La comète réapparaîtra elle dans les télescopes de la terre d'ici fin décembre. Et qu'est-ce qu'elle peut nous apprendre Théophile ?
Et bah beaucoup de choses. On espère notamment sur la composition des objets et planètes en dehors du système solaire. Surtout que tenez-vous bien, cette comète, elle a dû en voir du pays.
Les scientifiques estiment qu'elle aurait plus de 7 milliards d'années. Pour rappel, notre système solaire, lui, n'aurait que 4,6 milliards d'années. De quoi évidemment créer plein de fantasmes sur internet.
Certains pour certains, il s'agit ni plus ni moins d'un vaisseau extraterrestre en transit. Alors, je vais vous décevoir. Les scientifiques sont formels.
Il ne s'agit pas de Capitaine Flamme qui vient d'une autre galaxie. Oui, qui vient d'une autre galaxie. C'est très bien.
Vous suivez ? Et ce qui est sûr, c'est que cette comète n'a pas fini sa route. Elle va continuer après notre système tranquillement sa course vers l'infini et au et au-delà bien sûr.
Et voilà qui va rassurer. Vous savez qui Nicoletta. C'est elle qui dit qui chantait que le soleil était mort et pas Michel Thor.
On fond Nicoletta et Michel Thor. Je peux revenir quand même ? Merci de votre indulgence.
Bravo Théophile. Merci à tous les amis. Merci de votre fidélité.
À demain 20h05. Tchus. tako.
Annie Genevard