"La sécurité continue d’être renforcée autour de l’Élysée" (Maxime Laurent en direct)
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Fait
« le président de la République sera dans le payélysée ce soir puisqu'il devrait s'exprimer à 20h »
- 1:55Fait
« il va d'abord recevoir à 17h30 le Premier ministre et des ministres qui sont concernés par la crise actuelle »
- 5:43Jean-PaulFait
« ils sont arrivés par grappes, des grappes de 10, 15, 20 personnes. Ils ont fait des feux et ils s'en sont pris aux boutiques »
- 9:19Antoine JumelFait
« mes collègues me faisaient savoir hier qu'ils étaient à cours de munition »
- 13:36Fait
« il y a les scènes de pillage, les scènes de d'atteinte à la personne, d'atteinte au bien qu'on a vu hier »
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- ?100 %
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On va retourner du côté du palais de l'Élysée retrouver Maxime Laurent, notre reporter puisque le dispositif de sécurité est toujours important là où vous êtes. Maxime. Oui, il continue de se renforcer autour de nous. Regardez sur ces images, on va vous montrer et bien ces camions de la gendarmerie nationale qui sont venus renforcer et qui continuent de venir renforcer la sécurité autour de l'Élysée pour vous dire effectivement nous on est là assez régulièrement pour faire des duplexes, pour prendre des informations et habituellement et bien il y a deux ou trois policiers qui sont présents ici pour sécuriser les environs du palais. Et là, on voit plusieurs dizaines d'hommes de la gendarmerie, des escadrons de gendarmerie qui sont en train de se déployer. Ils sont en train
de sécuriser le site. Il patrouille également dans les rues alentours bien pour observer ce qu'il se passe. Alors pour le moment effectivement les tensions elles sont beaucoup moins fortes qu'hier. Elles sont localisées au niveau bien de la place de la République. Hier et bien dans les zones interdites à la manifestation comme ici autour du palais d'Élysée et bien on a vu beaucoup de groupes se former spontanément et essayer d'aller au plus proche des lieux de pouvoir pour vous dire hier j'étais à moto dans les rues de Paris pour couvrir la manifestation. On est passé à 200 m du palais d'Élysée avec les motos et on a vu effectivement et bien des manifestants se livrent à des affrontements avec les forces de police qui étaient dans les rues d'alentour et on se trouvait
effectivement à 150 200 m du palais de l'Élysée. C'est pour ça que depuis hier la sécurité est renforcée. La rue qui se trouve derrière nous, elle est toujours fermée à la circulation mais aujourd'hui elle est fermée au piéton. Et puis d'habitude l'avenue de Marini qui est ouverte au piéton également et bien elle est également interdite d'accès à toute personne qui pourrait venir ici à pied. Protocole de sécurité largement renforcé et largement supérieur à ce qu'on a l'habitude de voir ici cet après-midi. Et pour cause, on sait que le président de la République sera dans le payélysée ce soir puisqu'il devrait s'exprimer à 20h. Effectivement Maxime, on sait qu'il doit s'exprimer à 20h ce soir. Ça explique aussi peut-être effectivement Maxime pourquoi ce palais de l'Élysée est
particulièrement sécurisé aujourd'hui. Oui, tout à fait. Il va d'abord recevoir à 17h30 le Premier ministre et des ministres qui sont concernés par la crise actuelle. Ça va donc être beaucoup de personnalités importantes, sécurisé d'habitude. On a également la place Bovo qui se trouve juste à côté hein, puisque le ministère de l'intérieur, si vous avez pas encore le contexte, il est juste à côté du palais de l'Élysée, juste ici. Et donc Laurent Nugez a l'habitude de se déplacer à pied pour aller à l'Élysée lorsqu'il doit se rendre à une réunion. Et donc effectivement, c'est un lieu qui est très important puisqu'on se trouve avec beaucoup de lieux de pouvoir, beaucoup d'ambassades autour de nous et donc ça explique cette sécurité qui est très importante parce qu'on sait que Laurent
NZ est à place Bovau, parce qu'on sait que Emmanuel Macron est dans le pay d'Élysée, que la réunion va se tenir ici et donc que le premier ministre va se rendre sur place. Et puis en plus cette réunion qui a lieu ici à 17h30 et cette prise de parole à 20h après la journée qu'on a passé hier, elle ne peut pas ne pas se tenir. Ils ont besoin de se réunir. Ils ont besoin de montrer que le gouvernement euh fait face. Et donc si des éléments perturbateurs venaient devant nos caméras ici se mettre devant le palis d'Élysée, et bien vous imaginez que ce n'est pas du tout l'image qu' envie de montrer le président de la République et le gouvernement ce soir. Et c'est pour ça que la sécurité est bien renforcée en amont, même si ici pour vous donner du contexte, on a aucune tension autour de nous, pas
d'éléments perturbateurs qui sont venus pour le moment et que les tensions pour le moment sont effectivement plutôt dirigées vers la place de la République. Merci. Merci Maxime Laurent en direct du palais de de l'Élysée. On va effectivement retourner du côté de la de la place de la République he sur ces images toujours en direct hein qu'on qu'on voit avec ces tensions qui sont toujours en cours du côté de la place de la de la République suite à des à des rassemblements avec des policiers qui sont déployés également en nombre. On va aller retrouver en direct notre reporter Éléonore Bayi. Éléonor, vous êtes à proximité de la place de la République. Quelle est la situation autour de vous ? Que voyez-vous ? Alors, écoutez, on est toujours quête de Valmi, effectivement. On a une encablure
de la place de la République, là où la manifestation avait commencé hier. Et il y a effectivement beaucoup de dégâts. Là, on est devant un camion. Alors, c'est un énorme camion. On a pas trop compris exactement à quoi il servait. Voyez, c'est un camion avec un un bras articulé et il a pris feu. Regardez ça. Ce sont ses roues. Du moins ce qu'il en reste. Voyez là, ce sont les les les pneus, les pneumatiques. L'intérieur de la cabine a été entièrement brûlé. Il y a même un pain là qui a été déposé. une sorte de voilà un pain rond. C'est assez impressionnant. Et alors ce qu'on remarque depuis qu'on on est là depuis ce début d'après-midi, c'est qu'il y a énormément de badeau, de personnes qui viennent voir prendre en photo parce que les dégâts sont considérables. Regardez
cette boutique, elle a également pris feu. Vous le voyez, toute la deventure est craqulée, c'est du bois. Euh il y a une personne qui travaille à l'intérieur qui commence à remettre en état et surtout qui essaie de sécuriser parce que ces façades elles sont fragilisées, elles peuvent s'écrouler et c'est dangereux. Et je vous le disais, énormément de badeaux qui viennent traîner en famille à pied avec les enfants. Ils prennent des photos et les gens ils en reviennent pas. Les dégâts, ils sont vraiment considérables, ils ne reconnaissent pas leur quartier. Et c'est le cas d'ailleurs de Jean-Paul. Jean-Paul, il vient de Bonlol, il vient de Sartrouville et on vient de le voir. Vous preniez ce camion en photo. Pourquoi est-ce que vous faites ça ? parce que c'est étonnant quand même, on
voit pas ça tous les matins. Alors c'est horrible mais en même temps c'est un côté joli pour moi. Alors quand même c'est c'est un camion qui doit coûter des dizaines de milliers d'euros. Donc la personne à qui il appartient, on imagine que ça va être un manque à gagner considérable avec l'impossibilité de travailler surtout dès demain. Vous vous en pensez quoi ? Comment est-ce que vous retrouvez ? Ah bah moi j'ai été commerçant pendant 30 ans. C'est c'est horrible en fait. Ton outil de travail part pour rien en fait. Il y a aucune raison pour qu'on te le détruise. Alors, il y a des ordes de gens, ce que m'ont expliqué les commerçants, des hordes de gens qui sont arrivés à partir de 17h. Jusque 17h, il ne s'est rien passé ici. Puis alors, ils sont arrivés
par grappes, des grappes de 10, 15, 20 personnes. Ils ont fait des feux et ils s'en sont pris aux boutiques. C'est le résultat. Donc ils ont dû trouver en fait ce ce camion, cette boutique sur leur chemin d'où c'est c ces dégâts tout à fait considérables. Et alors vous vous me disiez, vous avez une théorie par rapport aux manifestations ? B je crois que maintenant les manifestations ça devrait être des sittings en fait c'estàd que les gens arrivent, ils s'assoent par terre plus au moins on pourrait les compter. S'il y a 30000 personnes, on irait on dirait qu'il y a 30000 et pas 50000 et pas 20000 chacun serait d'accord. La police bah elle aurait pas beaucoup moins de travail. Et ceux qui sont debout et qui se baladent, bah c'est les casseurs. Euh ça serait déjà beaucoup plus Ça marche
et je pense Merci monsieur. Et alors effectivement actuellement il y a une nouvelle manifestation qui est en cours sur la place de la République. Il y a les policiers qui sont en train de se mettre en marche et surtout des personnes nombreuses habillées en noir qui affluent vers cette place de la République. Merci Ééonore. Éléonore B en direct effectivement du Gelmi à côté de la place de la de la République. la place de la République où nous disent nos nos reporters sur place. Pour l'instant, la situation est en train de se calmer mais les forces de l'ordre restent. D'ailleurs, on le voit sur ces images toujours positionné. Antoine Jumel, vous êtes toujours avec nous en en vis conférence. Comment vous réagissez vous quand vous voyez ces ces images de dégâts qui nous ont été montrés par
Éléonor Bag ? C'est c'est très proche de votre secteur. Exactement. Écoutez, moi je trouve que les images sont quand même impressionnantes et elles inquiètent à juste titre. Vous l'avez rappelé, la place de la République, elle elle est située au carrefour de quatre arrondissements et elle a été souvent, elle est toujours souvent l'épicentre des revendications. Donc il y a quand même le risque que sur cette place il y ait, si je puis dire, un cocktail explosif. Euh il y a eu hier des manifestations très fortes, très violentes. Là, on voit que voilà les les gens se rassemblent, il commencent à avoir des rassemblements, des appels aussi sur les réseaux sociaux avec des éléments radicaux qui qui risquent de se de se greffer à tout ça. Donc moi je souhaite dans la mesure du possible et
j'enjoins ce que disait monsieur sur le sur le siting qui ait au maximum du calme parce que hier il y a eu des dégâts énormes et tous les Parisiens et tous les habitants du 10 arrondissement se sont réveillés KO debout et grogill ce matin. C'est que vous avez peur aujourd'hui de revoir ce type ce type d'image qui pourrait se répéter près de chez vous. Je suis allé voir les commerçants ce matin, j'ai vu leur détresse. On ne peut pas se permettre de revivre ce que nous avons vécu hier. Donc si si les gens sont sont responsables, ils le voient et ils agissent en conséquence. Voilà. Effectivement. Alors, on continue donc de de voir ces ces images en direct de la place de la République avec ces fouilles qui sont en train d'être d'être faites sur ces sur ces images en en
direct. Quand quand il y a euh ce type de de rassemblement euh euh spontané qui s'organise, qu'est-ce que c'est les premiers réflexes pour les policiers ? Les premiers réflexes, c'est de d'analyser précisément la population, le nombre de participants et surtout essayer au maximum de voir leurs intentions. C'est c'est surtout ça. Bon, mes mes collègues ont l'habitude de de voir un petit peu qui qui se dirige vers la place de la République. Je rappelle que depuis les gilets jaunes, on a on a un dispositif qui a été mis en place hier qui est des contrôles de façon aléatoire pour permettre de de découvrir éventuellement tenue, lunettes, gant coqué. D'ailleurs, c'est ce qu'il y a eu, c'est c'est ce que mes
collègues ont ont fait. Alors, on peut pas on peut pas bien sûr interpeller tout le monde et il y a il y a toujours des il y a il y a toujours des individus qui passent entre les mailles du filet bien sûr, mais ça nous permet aussi avec les services de renseignement et en amont d'essayer de de limiter un petit peu le le les individus qui pourraient venir avec des intentions malsines. Est-ce que vous avez des effectifs suffisants aujourd'hui pour palier ce type de de situation ? surtout si ça si ça s'inscrit dans la durée. Si ça s'inscrit dans la durée, ça va être compliqué puisque moi mes collègues me faisaient savoir hier qu'ils étaient à cours de munition. ce qui est plutôt inquiétant puisque c'est le premier acte, on va dire assez assez dur, même
si il y a eu depuis 3 semaines des des conflits aux abords des lycées, mais euh là, ça va être compliqué parce que je je je rappelle quand même qu'au-delà de ça, mes collègues ont dû faire face depuis les JO à toute une série d'événements euh notamment la venue du pape euh qui a été excessivement chronophage en terme d'effectif euh et comme Je le dis, je le répète, là c'est ce qu'on voit aujourd'hui, mais il continue à y avoir à y avoir des des manifestations culturelles et sportives comme le le Parc des Princes et cetera et et tout ça, ça engage des rappels et des décalages. Et mes collègues qui travaillent aujourd'hui principalement sur Paris en 2 3, c'est-à-dire des
journées de 12h, vous pouvez pas non plus les faire travailler 12h sur 7 jours. C'est pas c'est pas entendable. Voilà. Donc là, ils ont été très sollicités avec le mouvement lycéen. Ils étaient déployés aux abords des établissements scolaires. Il y a ça fait quand même 3 4 semaines qu'il y a une présence des des compagnies mobiles assez importantes. Bien sûr. Et puis on parle de Paris mais j'ai une pensée aussi pour les les Lyonnais, les Marseillais. Vous pouvez entendu qu'il y avait qu'une compagnie de CRS hier à Lyon. Euh forcément on peut pas non plus demander à tous nos collègues. Donc donc il y a bien un problème d'effectif, ça c'est clair. Notre organisation syndicale le le dit et le répète. Mais ce que je voudrais
quand même porter à votre connaissance, c'est que il y a plusieurs dysfonctionnements dans ce qu'on a vu hier. Il y a un problème de directive entre de consigne entre les directions. Il faudra il faudra en prendre en prendre acte. Il y a aussi euh un problème, c'est que ces scènes-là, certaines on les a vu pour la finale de la Ligue des Champions. Nous, on demande des retours d'expérience, d'accord, mais de de policiers de terrain, pas de pas de gens. Voilà, on nous dit circuler, il y a rien à voir. C'est-à-dire qu'on est on est on est sans arrêt, on n'est pas dans l'anticipation, on subit les événements. Donc forcément en fait, on prend pas en compte les pilleurs de la Ligue des Champions. Et ce sont pratiquement les mêmes, enfin c'est les mêmes scènes qu'on a revu sur la Ligue
des Champions 2025. C'est-à-dire que c'est quoi ? On on a entre guillemets rien appris de tous les débordements qu'on a pu avoir ces dernières années. C'est ça que vous dis, c'est pas qu'on apprend rien, c'est qu'on écoute pas. Hm. Le problème il est pas euh si encore on apprenait pas, on pourrait euh on on il y a pas la volonté d'écouter ces retours d'expérience de policier. Donc il y a un moment donné enfin je sais pas, il faut être cohérent avec soi-même. Je c'est très très intéressant ce que vous dites parce que moi je travaille beaucoup avec des policiers et je me rappelle quand j'ai fait le livre Parole de flic il y a 10 ans. Il y a 10 ans. Euh c'était un des trucs qui ressortait déjà le plus de des témoignages de terrain des policiers de sécurité publique dans les commissariats.
c'estàdire ce sentiment permanent d'être toujours dans la réaction et jamais dans l'anticipation justement avec un une absence d'écoute du terrain du terrain et il y a et ce qui est intéressant de voir c'est que il y avait la même le même sentiment chez les urgentistes dans les hôpitaux. Voilà donc c'est systémique. Ouais mais vivien votre réaction sur ça ? Oui, la question de la de la tranquillité publique et qui est une des missions très importantes de l'État, elle est multifactorielle et imaginez que les forces de l'ordre sont l'unique élément pour assurer en fait cette tranquillité publique, je pense que c'est un vœup pieu. Les forces de l'ordre, elles font ce qu'elles peut
avec les directives qu'elles ont, avec le manque de retour d'expérience sur des événements qui ont déjà pu avoir lieu comme ça vient d'être noté. En revanche, il y a il [raclement de gorge] y a un double effet en fait à ce qui est en train de se passer. Effectivement, il y a les scènes de pillage, les scènes de d'atteinte à la personne, d'atteinte au bien qu'on a vu hier. Et il y a aussi les centaines de milliers de gens qui ont manifesté hier, on parle entre 500000 et 800000 personnes qui ont manifesté alors qui ont manifesté dans le calme. Et en même temps, moi par exemple hier, j'étais à la place de la République à 14h et j'ai vu aussi ce que ce que ce qui s'est passé, c'est-à-dire que moi je venais pas pour en découdre
avec personne, je suis absolument non violent comme on l'a vu, il y avait effectivement cette dualité y compris sur la place de la République. On avait une partie de la place qui était remplie effectivement de de manifestement sur les r péhériqu pas sortir. Donc là, il y a une vraie question c'estàd que tous les gens qui étaient là à place de la République et c'était aussi ma mère et ma grand-mère qui était présent et tout le monde était là genre mais en fait comment on va faire ? On va pas pouvoir sortir les choses on ne pouvait pas aller boulevard Magenta dans un premier temps et donc il y avait une espèce de pression qui s'accumulait place de la République qui n'est pas non plus acceptable. Et donc ce double effet, c'est-à-dire de à la fois l'épillage euh
et euh le le l'absence en fait de possibilités pour les maintiens de l'ordre parce qu'ils sont en sous-effectif, parce qu'ils sont pas assez mobiles ou je ne sais quoi, enfin là pour le coup euh monsieur est professionnel. Et dans un second temps euh la question euh de l'expérience que chacun a de la police, notamment lorsqu'il manifeste mais pas uniquement aussi toutes ces vidéos de violence policière que l'on peut voir sur les réseaux sociaux. Tout ça est absolument catastrophique pour la l'état de notre démocratie.