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interviewLCP - Assemblée nationale· 2 avril 2026 66 min

Essence, plastique : faut-il craindre des pénuries ? | Chaque voix compte - 02/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Anna Cabana. Bonsoir Anna, bonsoir Charline.

Et bonsoir Olivier Ravanello. Bonsoir. Merci à tous les deux d'être là.

C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voie compte le spectre des pénuries. Alors que la guerre au Moyen-Orient paraît toujours sans issu, les prix du carburant continuent de grimper et une autre crise commence, celle du plastique. Là aussi, les prix flambent et les industriels se préparent à des ruptures d'approvisionnement dans les prochains jours.

Mais avec quelles conséquences pour nous consommateurs faut-il craindre les pénuries plus que l'envoler des prix ? Et bien, nous en parlons ce soir avec vous Joseph Taifé. Bonsoir.

Bonsoir. Secrétaire général de Place, le syndicat européen du plastique. Et vous êtes aussi l'auteur de ce livre Plastique bashing l'intox paru au cherche midi.

Merci d'être là au côté d'Erwan Bénzé. Bonsoir. Journaliste au Parisiens aujourd'hui en France, auteur du livre le grand bazar de l'énergie paru aux éditions merci d'être là aussi ce soir et bonsoir Anthony Morlé la vidéo vous êtes économiste chez Rex Code.

Merci également d'être là pour parler de de ces sujets qui commencent sérieusement à inquiéter les Français et nos téléspectateurs en particulier. À suivre aussi bien quelle histoire forcément avec Olivier Vanello. Je vais vous parler d'un homme en colère, pas 12, un qui s'est mis dans le péin tout seul et qui en veut à la terre entière.

Et vous Anna Cabana, la petite histoire dans la grande ce soir, c'est laquelle ? Et c'est celle du président euh des Républicains, un certain Bruno Rotaillot qui camarde un certain Édouard Philippe. Et dans la deuxème partie de chaque voix compte et bien place à la question qui fâche, on va se pencher sur une autre crise, l'absentéisme au travail.

Plus 50 % d'arrêt maladie en France depuis 2019. Comment l'expliquer ? Comment y remédier ?

On en débattra notamment avec Frédéric Bizard qui est économiste de la santé et président de l'Institut santé. Nous serons aussi avec Sophie Taille PO, député écologiste du Val de Marne. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions.

C'est simple, c'est le petit QR code qui est là. Hop là, vous le flashz avec votre téléphone. Vos questions arrivent sur la tablette magique d'Olivier Ravanello qui nous transmet tous vos messages.

C'est promis, hein Olivier. Ah bah oui oui. On n'oublie pas Bourbon Express.

Évidemment le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pomier qui reviendra notamment sur une autre audition très tendue devant la commission d'enquête parlementaire audiovisuel public. C'était Xavier Niel qui était là tout à l'heure. Voilà pour le menu de ce soir.

Installez-vous confortablement chaque voix compte. C'est parti. C'est vrai qu'il en va de ce mot comme de vol de mort.

Surtout ne pas le prononcer, ne pas dire pénurie. Il suffirait d'évoquer sa possibilité pour qu'elle survienne. On l'a vu lors du Covid.

Pénurie de papier toilette, pénurie de moutarde, la guerre au Moyen-Orient nous renvoie à ces craintes et à ces bons vieux réflexes. Va-t-on manquer de carburant ? Va-t-on manquer de plastique ?

Les mises en garde se multiplient depuis quelques jours. Hélène Bonduel. Ces automobilistes peuvent souffler. arrivé juste à temps pour le réapprovisionnement de cette station service lyonnaise.

Et ben, j'ai téléphoné directement à la station parce que j'étais à VZ un peu plus loin là-bas, il y avait pas d'essence donc c'est compliqué. Ouais, je suis arrivée ici, il y a de l'essence donc ça va. Première station, premier coup de chance.

Voilà, c'est ça. J'ai eu de la chance aujourd'hui. Mais tous n'auront pas cette chance.

Selon le ministère de l'économie, sur les 9500 stations essence du territoire, 10 % sont en rupture d'au moins un des principaux carburants. Des pétroliers bloqués, empêchés de traverser le D3 d'Ormous depuis le début de la guerre en Iran il y a un mois. Alors, faut-il craindre des pénuries importantes ?

Nous n'avons pas à l'heure où on se parle de problème d'approvisionnement. La France possède des stocks stratégiques de carburant l'équivalent de 3 mois environ. Mais il pourrait partir très vite si les automobilistes se précipitent à la pompe et surtout si le conflit au Moyen-Orient s'éternise.

C'est ce que craint le patron de système. Au-delà de 6 semaines, je ça va être de plus en plus difficile à la fois sur le prix si ça dure et à la fois peut-être demain sur la disponibilité parce que actuellement qu'est-ce qui se passe ? De nombreux pays puissent dans leur stock notamment en Asie.

Il y aura des impacts si la disponibilité et la circulation des pétroliers et cetera ne s'améliore pas, ça c'est sûr. Une crise qui impacte aussi le plastique, le polyérftalade d'éthylène par exemple a vu son prix augmenter de 75 % depuis le début du conflit. Ce produit issu raffinage du pétrole est notamment utilisé pour les bouteilles d'eau en plastique, les barquettes alimentaires ou encore les sacs plastique.

Selon cette responsable d'un syndicat de la plasturgie, certains adhérents signalent déjà des ruptures partielles, des coûts et des problèmes d'approvisionnement qui pourraient pousser la filière à se tourner davantage vers le plastique recyclé. Alors, d'abord, intéressons-nous aux énergies et d'abord le carburant. Le gouvernement martelle qu'il n'y a pas de pénurie et pourtant Anthony Morlet Lavidali, on ne trouve plus d'essence ce soir dans un peu plus de 10 % des station essence du pays.

Pourquoi ? Alors, on n'est pas encore au stade où on peut parler de risque d'approvisionnement majeur. Alors, évidemment, c'est localisé.

Parfois, il y a des telles demandes que effectivement on est en rupture d'approvisionnement dans certaines stations. Mais c'est pas encore un problème dit macroéconomique. C'est au fond un petit peu ça ce que nous dit le le gouvernement à date.

Et on comprend bien dans la communication que pour l'instant ça tient mais l'élastique est en train de se tendre. Donc on voit très très bien que si le conflit est amené à durer plus longtemps qu'on l'anticipait et même que l'anticipait les États-Unis, on va rentrer dans un moment où c'est plus simplement un choc inflationniste. Au fond, vous payez plus cher mais vous avez encore vos quantités, mais vous avez des risques de perdre de quantité, de rupture d'approvisionnement.

Et là, ça devient très problématique parce que là c'est une cessation de certaines productions et là on rentre dans une deuxième phase du conflit où ça devient beaucoup plus pénalisant pour l'économie et à forceurie en plus ça rajoute une une couche de tension sur les prix. Donc il a un peu ce mécanisme qui pourrait se mettre en œuvre, un choc stacflationniste assez important. Et là, on rentrerait dans une phase où oui, on réviserait significativement les prévisions d'activité à la baisse et on reverrait significativement à la hausse les prévisions d'inflation.

C'est ça le risque qui nous attend si le conflit effectivement ne se résorbe pas à très court terme. Et les difficultés d'approvisionnement, on les on commencerait à les ressentir à quelle échéance d'ici 2 semaines, d'ici le mois prochain ? Alors, c'est toujours très c'est toujours très difficile à dire parce que ça dépend effectivement déjà dans quelle mesure euh on souhaite utiliser ou pas des stocks stratégiques.

On n'a pas forcément envie de les vider dans leur intégralité. Ça c'est un premier point puisquil faut toujours en garder pour certaines mesures ou certains besoins d'urgence. La réalité c'est que oui, là on on se parle en nombre de jours de quelques semaines mais on peut pas tenir beaucoup plus longtemps en tout cas sans connaître de risque d' rationnement pour le dire autrement un petit peu ce qu'on avait connu sur le gaz quand à l'époque où on avait des stocks qui étaient très faibles.

Donc on on rentre dans cette deuxième phase au fond du conflit. Le premier c'était des prix très élevés avec un baril qui avait franchi les 100 100 110 dollars le brand et aujourd'hui on on risque ben voilà d'avoir ces ces ces ces ruptures et ça va peser à la fois sur les ménages et à forceurie sur les entreprises parce que là on est face à des des risques de d'arrêt de production qui sont assez majeurs dans dans plusieurs secteurs. De toute façon, nos approvisionnements se font avant tout via l'Atlantique et pas par le D3 d'Ormous a dit ce matin la ministre de l' de l'énergie Maudebréon pardon Erwine Benzé, ça veut dire qu'on joue à se faire peur en fait en parlant de difficultés d'approvisionnement voire de pénuie.

Malheureusement non parce que effectivement même si euh on a on n'utilise pas euh les mêmes canaux euh d'approvisionnement euh que d'autres zones commerciales, ces autres zones commerciales à commencer par l'Asie vont capter une partie euh du pétrole, donc euh vont euh rerouter des des transferts et des navires parce que ça sera au plus haut offrant. Ça a été le même cas avec le GNL, le gaz naturel liquéfié pendant la la crise énergétique liée au conflits en Ukraine en 2022 et 2023. Et donc ça créera des tensions y compris pour notre propre approvisionnement.

Donc tension sur l'approvisionnement, évidemment tension sur les prix. Est-ce que le discours du gouvernement est le bon ? Est-ce qu'il faut commencer à lancer dès aujourd'hui des appels à la sobriété comme c'est le cas déjà dans plusieurs pays notamment là aujourd'hui le le Royaume-Uni qui envisage de rationner à la pompe et de limiter la vitesse à 80 km/h sur route.

Alors tout discours qui permet un petit peu d'anticiper et alors je me souviens toujours en terme de communication. Vous vous souvenez de Lubriol, cette usine qui avait flambé en Normandie euh et je me souviens des politiques qui disaient "Les Français ont besoin d'être rassuré". Et ça m'avait moi en tant que journaliste assez agacé parce que je me disais que tout d'abord les Français ont besoin d'être informés. pardon, c'est une déformation professionnelle et donc rassuré, les Français ne sont pas des enfants.

Pour toute crise, y compris celle-là, euh effectivement euh il vaut mieux anticiper et les messages de sobriété seront les bienvenus parce que il y a deux fa il y a il y a deux causes de pénurie notamment sur le carburant. C'est soit un excès de demande, donc c'est le fameux run oil. euh les les gens se précipitent à la pompe.

Euh ce qu'ils ont fait semble-t-il début mars au début du conflit on fait mais d'abord pour des raisons de prix c'est-à-dire qu'ils se sont dit c'est en train de monter donc je vais aller acheter du carburant avant que ça me coûte trop cher puis il y aura une deuxième vague euh quand il y aura une vraie crainte d'approvisionnement on le voit maintenant mais c'est pas encore effectif. Pourquoi ? parce que les canaux d'approvisionnement sont pour l'instant toujours pourvu.

Les en fait les bateaux qui approvisionnent les les les zones commerciales sont encore en train de de de circuler pardon sont encore de circuler de donner voilà ce sont le blocage en fait il y a une inertie et en fait c'est à partir du mois d'avril que vraiment il pourrait y avoir sans jeu de mot une panne sèche. C'est peut-être ça que les automobilistes et les Français en général, on a tous du mal à comprendre. C'est-à-dire que on a tous intégré que le D3 d'Ormous était bloqué, que plus grand-chose ne passait.

Pour autant, effectivement, il y a pas eu de difficulté d'approvisionnement. Le gouvernement explique que c'est parce que notre pétrole arrive d'ailleurs et 9 % arrivrive du D3 d'Ormous. Donc on va réussir à faire avec le avec le reste.

Mais sauf que on entend aujourd'hui des experts, des économistes, des des économistes du pétrole expliquer justement que à un moment le pétrole qui doit arriver chez nous n'arrivera pas. Ah ben forcément et donc vous parliez de réserve stratégique tout à l'heure, notamment en France, il y a deux types de réserves stratégiques. Il y a celle qui est imposée par l'Agence Internationale de l'énergie depuis le premier choc pétrolier en 73.

Euh ça c'est 90 jours de consommation. Et ensuite on a du surplus. Euh en France c'est 108 jours de consommation.

Aujourd'hui euh c'est les chiffres de Berily. Donc vous faites 108 - 90 et vous avez la réserve que l'on peut utiliser euh au niveau national parce que pour le reste c'est réglementé par les 32 pays euh qui adhèrent à à l'Agence internationale d'énergie. D'ailleurs, il y a pas très longtemps, il y a eu euh la possibilité qui a été euh euh donnée à ces 32 pays d'utiliser 400 millions de de barils sur l'ensemble de la réserve.

Euh euh la possibilité pardon, la France l'a fait. Alors la la France a 14,5 millions parmi ces 400 millions et pour l'instant, elle n'y a pas touché. Mais ça c'est point de vue international pour jouer sur les prix avec l'offre et la demande.

Et puis vous avez cette réserve stratégique qui est souvent d'ailleurs utiliser en cas de grève dans les raffineries, sur les sites de stockage. Et là on pourrait si vraiment il y a des points durs de de rupture d'approvisionnement, on pourrait utiliser ce surplus euh qui qui est en fait une sorte de badeleine du pétrole et du carburant. Anthony Morlet Lavidalie, le gouvernement se limite à dire pour le moment qu'il est prêt à prendre des mesures d'économie d'énergie en cas de difficulté d'approvisionnement en carburant.

Mais quelles seraient ces mesures d'économie d'énergie ? Mais la réalité c'est qu'il faut revenir à des principes déjà assez basiques, c'est qu'on attend tout du gouvernement. Quand on est importateur net d'hydrocarbure, on peut pas faire grand-chose quand vous avez des problèmes d'approvisionnement mais qui sont à l'échelle mondiale.

Donc on peut effectivement se poser la question de quelle mesure au fond il faudrait adopter pour soulager le coût à la fois partiellement pour les entreprises les plus touchées ou éventuellement certains ménages les plus modestes. La réalité c'est que si on va dans un scénario dans lequel on a des difficultés sur les volumes d'approvisionnement, honnêtement le gouvernement ne peut pas faire grand-chose. Donc évidemment, la sobriété, c'est peut-être la mesure la plus simple à mettre en œuvre et celle qui peut permettre de durer un petit peu plus longtemps sans connaître de de rupture.

On voit bien qu'à long terme, ça va être l'électrification. Là, on voit bien que les automobilistes qui sont qui roulent à l'électrique n'ont pas du tout la problématique de ceux qui qui roulent au gazoile ou ou à l'essence. Donc, mais ça ça demande du temps.

Aujourd'hui, à très court terme, on est bloqué et j'allais dire euh on subit un petit peu les les événements. Il y a pas de mesures magiques. Il faudrait pas laisser croire que il y a ni de manne fiscale, ni de mesure magique pour résoudre un problème qui qui dépend, j'allais dire, du reste du monde.

Ça sera sans doute plutôt des micromesures. Les les les trois qui sont listés aujourd'hui, c'est la réduction de vitesse. Alors ça ça a une un vrai impact sur la consommation quand vous êtes sur autoroute au-delà de 100 km/h.

Quand vous réduisez de 10 % vous réduisez de façon bien plus importante, exponentielle votre consommation. Mais ça les automobilistes, ils le savent ça. Vous disiez tout à l'heure, c'est comme pour le brisol, les Français sont pas des enfants.

Quand vous prenez l'autoroute en ce moment, vous voyez clairement que le trafic a ralenti et qu'il y a beaucoup de véhicules sur la voie de droite qui se sont mis à 110. Et ben c'est très bien. Ça veut dire on on parlait de l'anticipation tout à l'heure, c'est une bonne chose.

Il va y avoir des messages renforcés du point de vue du gouvernement. Le 2è message sans doute, ça va être de le retour au télétravail puisque bah vous réduisez ce qu' notamment ce qu'on appelle les déplacements pendulaires entre le lieu de travail et la maison. Et là, ça va permettre aussi de faire quelques économies. 3è mesure, c'est sur euh la consommation d'appareils énergivore.

Je sais pas exactement ce que ça veut dire parce que euh au niveau des particuliers euh on peut pas on peut pas agir comme ça. Euh on on a on nos besoins en énergie sont essentiels. Euh donc effectivement, comme vous le disiez, il va y avoir assez peu.

Alors juste le le gouvernement prépare un grand plan électrification qui sera présenté par Maon, la ministre de l'énergie la semaine prochaine. Exactement. Et là aussi, on peut ça sera des mesures plus structurelles sur notamment la mobilité, euh l'achat des pompes à chaleur et des véhicules électriques.

L'énergie, c'est aussi le gaz. Là aussi, il risque d'y avoir des risques d'approvisionnement. Oui.

Que ne alors euh d'approvisionnement et sur les prix pour l'instant les particuliers, les entreprises ne le voient pas. Il y a même une microbaisse euh au 1er avril puisque euh les prix de du gaz, les tarifs euh qui sont pratiqués par les distributeurs euh sont il y a un prix repère qui est modifié par la commission de régulation de l'énergie tous les mois au mois d'avril parce qu'en fait il y a une inertie d'à peu près 2 mois donc c'était les prix qui étaient pratiqués sur les cours mondiaux avant la guerre mais à partir du 1er mai, on va commencer à voir la douloureuse. sans doute + 15 % selon la selon la commission de régulation de l'énergie et il pourrait y avoir une gradation dans les mois qui viennent.

On sort de la période de chauffe heureusement mais c'est plutôt l'hiver prochain que là ça risque de faire mal. Anthony Morlet Lavidalie, je voudrais qu'on dise un mot aussi de de Total énergie. Tous les yeux se sont tournés aujourd'hui vers le groupe pétrolier après les révélations du Financial Times qui révèle que Total Energie a réalisé une opération très lucrative en spéculant sur la fermeture du du D3 d'Ormous début mars.

En fait, Total est a réussi à acheter la quasi totalité des cargaisons de pétrole exportable sans passer par le D3 et à réaliser au passage un bénéfice de plus d'un milliard de dollars. Est-ce que ça va nuire à l'image de Totale énergie au milieu de cette crise, cette histoire ? J'espère pas.

En tout cas, on pourrait même en être fier d'avoir au fond un géant français qui est peut-être un peu plus visionnaire que les autres majors pétrolières. Mais je veux dire, enfin, c'est un le rôle de Total, c'est en permanence justement d'arbitrer sur les marchés en fonction des approvisionnements ou des tensions qu'il voit. Donc c'est pas du tout, j'allais dire, une spéculation financière à but uniquement de générer du profit.

C'est simplement leur métier tous les jours et effectivement, ils ont une partie industrielle et une partie qui est plus de marché. Mais c'est vraiment le le type de faux scandale. On peut juste se réjouir bah que effectivement on a eu il y a des tradeurs intelligents.

Bah oui effectivement mais il y a pas du tout l'idée de dire que Total s'est égvé sur le conflit. Non, ils ont fait un paris. On a envie de dire malheureusement que tous les autres acteurs de marché auraient très bien pu faire le même paris.

Ils l'ont pas fait. C'est Total qui a emporté la mise. Mais encore une fois c'est le leur job au quotidien et lorsqu'ils font des pertes, on les mentionne pas.

Alors ça est-ce que c'est ça qui permet aujourd'hui à Total Ennergie de réussir à plafonner ses prix pour partie ? et surtout ils tiennent des engagements aujourd'hui qui sont plutôt en faveur du pouvoir d'achat des des ménages et puis c'est des engagements avec le gouvernement. La réalité c'est que de toute façon ils vont pas pouvoir tenir indéfiniment ces mesure.

On voit très bien que à un moment donné où ça va trop se tendre c'est impossible de de plafonner les prix. Ça ne fait qu'accentuer les pénuries en réalité. C'était la même polémique avec EDF en 2023. août 2023, vous avez les prix du MGAW d'électricité qui explosent à près de 1000 € le MWh.

Et là, bah évidemment évidemment EDF est producteur de d'électricité et donc a réalisé des profits à ce moment-là et c'était tout le débat sur les surprofits. Et là, ce sont des entreprises qui produisent de l'énergie ou qui bah oui, qui produisent du pétrole ou qui qui l'extrait ou qui produisent de l'électricité. en fait c'est plutôt sur la réponse qu'il faut réfléchir et non pas surrouver à un moment dans des crises des bouqu émissaires.

Et puis il y a donc aussi les tensions sur toute la chaîne du plastique des tensions auxquelles les consommateurs commencent à être sensibilisés. Reportage de Johann Delera et Vabbi près de Paris. Devant ce supermarché parisien, l'information est passée inaperçue.

Une pénurie de plastique qui se profile ? Non, pas au courant. Il y a un lien sûrement avec le pétrole peut-être.

Correct. Le pétrole est utilisé pour fabriquer le plastique présent dans les emballages alimentaires. Tous les magasins nous nous font que des produits avec du plastique.

Un plastique omniprésent et beaucoup plus cher. La hausse des prix pourrait être répercutée sur les produits en grande surface. Pour les personnes qui ont des paniers plus modestes, il ce sera les personnes les plus impactées.

Simplement, je changerai mes habitudes d'achat si jamais le prix se répercuté en fait en bout de course, gérer sur d'autres types d'emballage. Certains produits à base de plastique comme les bouteilles de lait ou les sacs poubelles pourraient carrément être en rupture de stock dans les prochaines semaines. On connaît la proportion des Français pour aller acheter vite et fort plein de choses dont on leur dit qu'ils vont disparaître.

Je vais pas faire beaucoup de réserves mais en vrai oui, si on me dit qu'il y aura une pénurie, je pense que je vais prendre quelques trucs en plus. Ouais. La pénurie de plastique pourrait être un mal pour un bien.

Ça pourrait être l'occasion de changer le modèle. Peut-être des alternatives qui seraient mieux pour l'environnement. Faut tout repenser probablement.

Essayer de trouver d'autres moyens pour contourner le plastique peut-être par le carton recyclé. Changer la composition des emballages est une piste mais ce n'est pas la seule. Si j'avais acheté un gros pot au lieu d'en acheter h individuels, oui, j'aurais pu m'en passer. acheter en vrac peut-être plutôt du papier sac papier en vra et avec ses propres contenants.

Mais cette crise du plastique va-t-elle réellement transformer nos pratiques ? Le débat est ouvert. En tout cas, elle va peut-être transformer les pratiques des industriels.

Joseph Taïf, d'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer le circuit ? Qu'est-ce qui vient du Moyen-Orient et à quoi ça sert ? Aujourd'hui, on est en forte dépendance en France au niveau des polymères de pétrochimie.

On a grosso modo à peu près 50 % des polymères plastiques qui viennent, on va dire, de l'extérieur de la France. Euh, on a des usines de pétrochimie hein, qui existent mais elles sont pas assez suffisantes, sauf pour une catégorie pour pour le moment, mais qui l'est plus, c'est le PVC. Et pourquoi il l''est plus ?

Parce qu'actuellement sur Kem One, c'est l'usine Kem One qui est actuellement en grève pendant à peu près un mois. Donc vous avez aujourd'hui plus de production de PVC non plus. Mais sinon, sur tout le reste, on est effectivement dépendant de l'étranger.

Et donc le Moyen-Orient, c'est une grande source effectivement de d'approvisionnement. Il y a les États-Unis aussi. Mais cette crise qui se passe à Ormous en fait impacte de manière, on va dire macroéconomique l'ensemble du secteur.

C'est-à-dire c'est exactement comme pour le l'histoire du pétrole. C'est pas parce qu'on peut avoir des sources d'approvisionnement ailleurs et dans des zones où il n'y a pas de conflit que les prix n'augmentent pas. Parce qu'aujourd'hui vous êtes dans une configuration qui est totalement différente par exemple de la crise de 73.

Aujourd'hui vous avez les Chinois qui sont le premier fabricant de produits plastiques au monde. Ils fabriquent plus que l'Union européenne et les États-Unis réunis. Donc ils ont soif, on va dire de de plastique.

Vous avez l'Inde qui a 50000 entreprises de de plasturgie, c'est-à-dire autant que l'Union européenne. Là, c'est des pays qui vont capter la ressource. C'est des c'est des pays qui captent la ressource.

D'ailleurs, l'Inde vient de décréter, on va dire, une exonération des droits de douane pour l'importation du PVC, de la cétate et différents, on va dire, éléments nécessaires pour faire des polymères. et ils sont en train effectivement de faciliter les choses pour que même leurs entreprises qui sont dans des zones on va dire commerciales spécifiques, qui normalement avaient des avantages douigners pour l'export puisse également fournir le marché intérieur. Donc qui tout le monde, on va dire est sur le bran bas de combat.

Et aujourd'hui, ben effectivement sur par exemple, vous entendu par exemple les les sacs les sacs poubelles, bah vous avez un pays pour qui pour moi devrait être le signal d'alarme, on va dire pour le gouvernement qui apparemment, on va dire s'inquiète pas beaucoup, c'est la Corée du Sud. La Corée du Sud, c'est un géant de la pétrochimie mondiale. C'est cinq fois plus, on va dire, de capacité que la France.

Ils ont plus de sac poubelle ou quasiment plus. Ils ont des problèmes sur les boîtes de ramè pour les nouilles. Donc quand vous voyez que des pays pareils qui ont qui ont besoin notamment de polyéthylène et qui ont en fait des usines pour faire le polyéthylène mais ils ont plus le nafta qui arrive parce que c'est le le manque de nafta, bah automatiquement ils s'arrêtent.

Et c'est là qu'on se rend compte queen fait pour pouvoir être vraiment autonome, il faut deux choses. Il faut un effectivement des usines pour faire des polymères mais il faut aussi la source effectivement d'énergie qui est le pétrole mais aussi le gaz parce qu'on fait aussi du plastique avec du gaz. Mais Anthony Morel la Vidalie, ça veut dire qu'on va manquer de sac poubelle.

Oui mais pas que. Alors la réalité c'est que ça peut impacter le consommateur mais faut pas oublier que la plasturgie entre dans beaucoup d'intrans de toute l'industrie. Ça irrigue vraiment.

C'est des industries qui sont très en amont des chaînes de valeur. Donc la réalité c'est qu'à la fois il y a un risque pour le consommateur alors qui peut être mineur en fonction du bien et puis une hausse de prix aussi mais il peut aussi y avoir des arrêts de production dans l'industrie. Donc l'industrie française européenne plus largement mondiale va souffrir de ça.

Donc et en plus on est dans un moment il ne faut pas l'oublier au n où nos industries énergo-intenes n'ont jamais retrouvé les niveaux de production qu'elles avaient avant le premier choc pétrolier gazier qu'on a connu en 2022. Donc on est déjà sur des niveaux de production 10 à 15 % selon les filières en dessous de de début 2022. Donc elles attaquent ce nouveau choc déjà affaibli.

Donc il y a vraiment un risque, j'allais dire d'un nouveau coup de semon sur ces industries là. Sauf que Joseph Tafé là, ce que vous vivez aujourd'hui, vous l'avez vécu au début de la guerre en Ukraine. C'est la crise la plus grave qu'on ait pu vivre dans notre industrie.

C'est du jamais vu. C'est du jamais vu. Je parce que c'est les prix, c'est on est dans des écarts de prix, on est à plus 70 %, c'est ça ?

Mais enfin même beaucoup plus que ça, je vous prends un exemple d'un industriel qui fait par exemple des casques de chantier. La coque est on va dire est faite en ce qu'on appelle en ABS de la crinolitril butadienne styren. Le butadienne vient du Moyen-Orient.

Le cours était à peu près de 1400 1500 €. Le cours, on va dire officiel est de 1900, mais on lui vend le produit 3800 € la tonne. 3800 tout simplement pour payer le coût du transport parce qu'aujourd'hui vous avez les primes d'assurance et vous avez aussi le nouveau péage qui a été installé par par l'Iran pour certains bateaux dans lequel on a plus de 10 millions d'euros parfois qui sont demandés pour faire passer les bateaux.

Et donc aujourd'hui toute il y a une forte inflation effectivement qui arrive qui est déjà le que subissent nos industriels. L'inflation eux ils l'ont déjà que le consommateur ne subit pas encore. En l'occurrence aujourd'hui c'est les stocks.

C'est toujours la même chose. C'est-à-dire que ce que vous voyez aujourd'hui dans les magasins, ce que vous ce qui sont aujourd'hui livrés, ce sont des produits qui avaient été fabriqués et commandés, on va dire sur des tarifs qui étaient, on va dire, raisonnables. Mais on va arriver au bout, on va dire, de la de la chose et notamment sur tout ce qui est emballage qui sont des produits à fort renouvellement.

Euh, automatiquement, par exemple, pour le polyététhylène, nous on sait qu'on a 6 semaines globalement depuis le début de la crise, c'est 6 semaines à peu près de capacité sur le polyéthylène qui sert à faire les bouteilles de lait, qui sert à faire les les films plastiques, qui sertent à faire notamment des sacs poubelles. 6 semaines, la guerre a commencé il y a 4 semaines. Il dans 2 semaines, on je pense qu'on va avoir de de gros soucis qui vont commencer à apparaître.

Oui. De gros soucis sur quoi ? De gros soucis sur déjà des des ruptures d'approvisionnement sur certaines gammes de produits.

C'est très c'est très possible. Ben en l'occurrence, il peut y avoir des problématiques sur les sur le lait notamment sur les bouteilles de lait. Alors, on peut faire des bouteilles de lait.

Vous avez cité le polyéhylène terreftalate. C'est un autre polymère qui peut être utilisé sur lesquels il y a le PET sur lesquel il y a moins de tension. Sauf que le problème, c'est que les bouteilles de lait, les bouteilles de jus de fruits ou même les bouteilles d'eau, le bouchon est systématiquement en polyéthylène, ce qu'on appelle en PEHD, polyéthylène haute densité.

Donc c'est un terme un peu technique, mais il faut qu'on bien comprendre que sans polyétéhylène, on a plus de boisson. Or aujourd'hui, on constate même sur les marchés actuellement, normalement par exemple pour le l'achat du PET, normalement les les minéraliers ou ceux qui justement sont dans dans ce commerce là ont commencé, on va dire à on va dire acheter à partir du mois de mai. Là, on voit dès aujourd'hui, on va dire des grandes commandes passées et donc le PET aussi va vers effectivement vers une pénurie.

Il y a déjà des forces majeures sur le PET aux États-Unis actuellement et les États-Unis, c'est pareil, ils ont des capacités pétrochimiques en commun avec la France. Donc ce qui arrive chez eux peut arriver chez nous. Vous vous êtes dans un secteur qui je crois depuis 2000 a considérablement explosé.

Ce qui veut dire aussi qu'il y avait avant des usages pour lesquels on se passait euh de matière plastique et de polymère. Est-ce qu'il est envisageable à court terme d'avoir des produits de substitution pour quantité de produits dont on vient de parler ? Alors, j'ai entendu dans le reportage justement des des personnes qui disaient "On pourrait trouver, on pourrait essayer le papier carton." Le papier carton, il faut le savoir.

Pour faire de la pâte à papier, il faut de la chaleur et du gaz pour faire sécher la pâte à papier. Ça coûte beaucoup plus cher de faire du papier carton qui d'ailleurs pour une certaine part d'ailleurs n'est pas n'est pas produit, on va dire sur notre sol. Vous avez vu toutes les papéteries qui ont fermé en France.

Une bonne partent également de l'étranger et il faut 500 L d'eau pour faire 1 kg de papier, 2 L d'eau pour faire 1 kg de plastique. Donc ça c'est le côté environnemental. Le verre, on entend parfois le verre pour être bien.

Le verre c'est quoi ? C'est du sable, ressources précieuses et de la chaleur 1400°. avec encore des fours au gaz pour le faire.

Le métal et l'aluminium, j'en parle même pas actuellement, l'aluminium et avec les bombardements qui y est sur le Qatar, c'est 10 % aujourd'hui de la de l'approvisionnement euh les prix flambent. Et donc en fait ce qui se passe, c'est que le plastique, les prix augmentent, mais au final ça restera toujours moins cher que les autres parce que le verre, le papier carton ou l'aluminium parce que ça nécessite le moins d'énergie pour le faire. D'ailleurs, Mario Dragi dans son rapport sur la compétitivité européenne avait indiqué que l'industrie plastique est celle qui émet le moins de CO2 par rapport à toutes les industries énergie intensive.

Par contre, en terme de substitution Olivera Vanello, une chose qui est possible, c'est notamment du plastique recyclé parce que là en l'occurrence notre déchet à nous c'est le les pétrole à nous, c'est nos déchets locaux, on va dire. Et ça c'est local. Le seul problème, c'est qu'on est avant-dernier européen dans le recyclage des plastiques.

On est à 25 % quand nos amis belges approchent des 60 %. Il y a un exemple que je trouve très parlant, que j'aime bien donner pour que les téléspectateurs se rendent compte de l'impact de de cette crise notamment sur le pétrole et le le lien avec le plastique. Souvenez-vous en 1973 quand il y a eu la la première le premier choc pétrolier, vous souvenez avant d'écouter des MP3, on écoutait des disques vinyles.

Avance 1973, les disques vinyles étaient bien plus épais. Juste après 1973 pour les collectionneurs, on voit que on dirait des feuilles, ça bouge, c'est quatre fois moins épais parce que le vinyle c'était du pétrole et donc que ça impactait à l'époque ce qui était un objet de très grande consommation euh et ça l'a impacté du durablement. Euh euh ce premier choc pétrolier c'était quand les prix sont passés de 3 dollars le baril à 12.

Là, le choc pétrolier qu'on vient de qu'on est en train euh de de de subir, c'est on est passé de 60 dollars le baril à des pics à 120 dollars. Aujourd'hui, on est à 102 103. Euh et donc c'est pour se rendre compte, alors évidemment c'est c'est pas les mêmes dollars et cetera, mais se rendre compte de cet impact et de l'impact que ça va avoir sur les biens de grande consommation.

On a l'impression en vous écoutant que ce soit pour les carburants, que ce soit pour le plastique, que cette guerre pour l'économie c'est une bombe à retardement. En fait, on n' pas tout de suite euh subi les effets les plus durs. Est-ce que vous faites partie Anthony, des gens qui disent "En fait le pire il est à venir, le pire il est pour mi-avril, il est il était pas en mars." Ah complètement quand on suit un petit peu l'activité au mois le mois, le le le dur commence à partir du mois de mars et la force furie du mois d'avril.

La plupart des prévisionnistes, on a déjà commencé à diminuer nos prévisions de croissance pour l'année. La plupart des le consensus aujourd'hui c'est moins 03 points à peu près de de pré de de croissance en moins sur l'année 2026 avec pour l'instant un pic inflationniste attendu à 2,5 %. Mais il est très clair que ça c'est sous sous des sous des hypothèses pardon euh où le le prix du pétrole finit quand même par redescendre dans le cours de l'année.

Si on est dans un conflit euh qui ne malheureusement ne trouve pas d'issue euh à court terme et et le prix du baril euh approche les 150 voire même va au-delà, on aura vraiment des des niveaux d'activité beaucoup plus faible. Donc est-ce que le déblocage du D3 d'Ormous débloquerait la situation ? Ben très clairement immédiatement ça irait au fond assez vite et plus on attend plus ça va mettre du temps.

C'est un peu les les effets de spillover en quelque sorte. Euh donc il est très clair que plutôt sera le mieux et et si on continue dans sa direction de blocage, ça n'aura pas que des effets sur l'activité. ça sera le marché du travail, ça sera plus de chômage.

Nous, on anticipe déjà un taux de chômage qui irait chercher 8,5 % en fin d'année. Donc on c'est de ça dont on parle, c'est que les ménages vont être directement impacté aussi dans leur emploi si à la fin les entreprises ont des grosses difficultés pour faire tourner de l'activité. avec un problème quand même sur les infrastructures.

On se souvient quand le le site de Rasl Fan a été a été attaqué, le Qatar a très très vite alors on n'est pas sur place pour vérifier mais a dit qu'il faudrait entre 3 et 5 ans pour réparer les infrastructures. Donc il y a quand même il va y avoir un problème sur la production et donc même si demain le D3 d'Ormous était à nouveau ouvert, d'abord il va faudra mettre en place quand même parce qu'on sent que dans dans la région là dès qu'il y a un déséquilibre dans les régions, il y a il peut y avoir d'autres conflits qui rentrent, il peut y avoir d'autres D3 qui peuvent être bloqués et donc il faut aussi faire attention à à la manière dont sera géré l'après-CONlit et de reconstruire les infrastructures. Et un dernier mot Joseph Taifé, pourquoi vous pourquoi vous alertez ?

J'alerte depuis le 1er mars dès le lendemain de la guerre. On a vu en fait les signaux. Alors peut-être qu'on a vu les mêmes signaux que Total Energie parce qu'effectivement on voyait déjà les cours on va dire augmenter avant même que la guerre on va dire soit lancée.

Et effectivement on avait eu des alertes des appels de nos adhérents de notamment dans la construction qui dès la première semaine de mars ne pouvait plus être livré notamment sur du polyéténe pour faire de l'isolation. Donc quand vous avez déjà dès la première semaine de guerre, on va dire ce genre on va dire d'événement, entendre aujourd'hui parfois le gouvernement nous dire qu'il n'y a pas de problème, on a un peu l'impression que que le nuage un petit peu de la pénuurie, on va dire des comme Tiernob, ça passe autour de la France, on pas touché pour prévenir parce qu'il est très important, il est très important surtout pour les pour les clients des industriels d'accepter les hausses de prix parce qu'en fait aujourd'hui les industriels s'ils ne peuvent pas réimpacter la hausse, ils nous l'ont dit clairement, c'est le chômage partiel, ils ne peuvent pas produire à perte aujourd'hui et donc il est important, on va dire effectivement d'être de dire aux gens ce qui va se passer que la vie va être chère et je pense même pas d'ailleurs si Ormous d'ailleurs réouvre que les prix vont tomber tout de suite on table sur un ou 2 ans, on va dire de chè mais au moins on va dire dans d'admettre ça et on va dire de d'organiser on va dire sa vie par rapport on va dire à un coût de la vie qui va être plus important à plusieurs niveaux et ça ça s'appelle un choc c'est un effectivement c'est un choc on peut on peut le dire ouais et bien merci à tous les trois d'être venus ce soir dans dans chaque voix compte tout de suite c'est quelle histoire c'est Olivier Avanello. On va voir que le D3 d'Ormouse, il va pas rouvrir tout de suite sans doute.

Oui Olivier, on a émis notre réveil à 3h du matin. On se disait "Wace over, ça y est, la guerre est finie. Il va annoncer quelque chose Donald Trump ?" Bah non, on attendait des précisions sur la guerre sur son terme, sur ses objectifs.

Mais et comme souvent, on a eu un Trump à l'emporte-pièce quoi. Exactement. Et cette guerre qui selon ses propres mots hein devait être une petite excursion et bien elle dure et il se sent piégé Trump.

Il voudrait que ça s'arrête, il ne sait pas comment s'en sortir et on sent bien que ça finit par lui taper sur les nerfs. Alors il cherche des responsables à commencer par les Européens qui ne sont pas là pour l'aider. Alors ces mêmes Européens qu'il a superbement ignoré au moment du début du conflit sans les informer, sans même imaginer la possibilité de former une alliance. il est parti seul devant avec les Israéliens et le résultat c'est qu'aujourd'hui bah il se tournent vers eux pour dire ce serait bien que vous veniez en aide que par exemple vous débloquillez le D3 d'Ormous plus facile à dire qu'à faire sans doute et que font bah ces Européens évidemment ils regardent ailleurs parce qu' ils comprennent bien que Trump essaie de leur refiler la patate chaude à commencer par la France.

Alors cet agacement de Trump, ça donne en version soft quand il a été briefé par son staff, quand il doit faire une allocution que tout le monde attend devant la télévision et que ses conseillers lui ont dit "Monsieur le président, prenez une grande respiration, ça va bien se passer." Ça donne ça. Les États-Unis n'importent presque pas de pétrole via le détroit d'ormous et ils n'enorteront pas à l'avenir.

Nous n'en avons pas besoin. Nous n'en avons jamais eu besoin et nous n'en avons pas besoin aujourd'hui. Les pays du monde qui reçoivent du pétrole via le D3 d'Ormous doivent s'occuper de ce passage.

Ils doivent le protéger. Ils doivent s'en emparer et le protéger. Ils peuvent le faire facilement.

Voilà. Alors comme toujours, ça a l'air vrai mais ça l'est pas vraiment. On en a parlé à l'instant.

Certes, il y a que 3 % du pétrole et du gaz qui vient du golfe Persique à destination des États-Unis, côté européen, c'est neuf. Le problème c'est pas ça, c'est pas la quantité qui vient de là, c'est que le blocage de ce D3, on en a parlé, fait monter les prix et que ce pétrole ou que vous l'achetiez maintenant, ben vous l'achetez beaucoup plus cher. Si on revient du côté de la com, on a eu la version soft là assez posée.

Bon, sur les réseaux sociaux, dans la foulée, ça a été beaucoup plus trash. Ça a donné apprenez à vous défendre vous-même en parlant aux Européens. On sera pas toujours là pour vous aider et puis votre pétrole, vous avez qu'à aller le chercher tout seul.

Ça dit quoi de neuf de Donald Trump ? Bah, ça dit que c'est le discours d'un homme qui est en colère. à terut à qui n'est pas rendu cette alliance qui normalement devrait lui donner un coup de main et bien elle n'est elle n'est pas là et il en fait l'objet de tous les mots.

Nous sommes très déçus de l'OTAN parce que l'OTAN n'a rien fait. Je l'ai dit il y a 25 ans que l'OTAN est un tigre de papier et donc il veut en sortir de l'OTAN. il l'a dit au Daily Télégraphe parce que on peut pas compter sur eux stratégiquement là encore on peut en discuter l'aut menace en tout cas c'est le point de vue de Trump pourquoi y rester mais tout ça c'est une rationalité qui pour l'instant lui échappe complètement puisqu'on est toujours dans une réaction épidermique qui l'agace au-delà de tout et bien c'est Emmanuel Macron qui cristallise la colère de Trump Macron c'est l'inverse de Trump c'est l'homme du en même temps, c'est l'homme de la pensée complexe.

Vous voyez bien que ces deux mots ça décrit pas du tout le président américain. Et puis en plus, il lui dit "Non." Alors, il est tellement énervé Trump, qu'est-ce qu'il fait hier soir lors d'un dîner ?

Il essaie d'aller toucher ce qui de son point de vue, du point de vue d'un bon macho qu'il est, d'un bon mal alpha et la pire des insultes. Regardez cet homme, même sa femme le respecte pas. J'appelle ensuite la France, Macron. que sa femme traite extrêmement mal.

Il se remet encore de son coup de point à la mâchoire. Voilà la veulerie absolue de ce discours. J'attire votre attention quand même entre le décalage entre la encore une fois la la la vulgarité de ce qui est dit et le décorum.

Il parle devant la bannière étoilée au nom de cette bannière étoilée au nom de tous les Américains en mode café du commerce. Bon, écoutez la réponse euh d'Emmanuel Macron, elle ne s'est pas faite attendre. Les propos que j'ai pu entendre, auquel vous faites référence ne sont ni élégants ni à la hauteur.

Voilà, donc je vais pas y répondre, ça mérite pas de réponse. Ça mérite pas de réponse. C'est un peu une réponse quand même.

Moral de l'histoire, on ne répond pas à un homme en colère. Merci Olivier. Anna Cabana tout de suite.

C'est la petite histoire dans la grande. Alors la petite histoire dans la grande ce soir Anna. Bah c'est la petite histoire du président des républicains Bruno Rota.

Oui, c'est la petite histoire de l'homme qui se prend pour un grand un grand homme et qui est surtout Adeline un grand flingueur. Mardi dans le Figaro, il a sorti l'artillerie lourde he contre Édouard Philippe et contre l'appel lancé 2 jours plus tôt dans mon journal pardon la tribune dimanche. Appel lancé donc par 90 ministres et parlementaires pour un candidat unique de la droite et du centre.

Après une décennie de revirements impuissants, le temps n'est plus aux synthèsees molle mais à la rupture avec la politique de gribouille et de tambouille qui a été le macronisme. Voilà, ce sont les mots écrits par Bruno Rotaillot dans cette tribune. Et il a ce qu'il faut quand même m'arrêter si je me trompe mais il me semble qu'il a été ministre lui-même d'Emmanuel Macron.

Oui. Ensuite, il a fait pleuvoir ses balles sur Édouard Philippe sans le nommer. Je cite "Dans un an, la facture du macronisme sera présentée aux artisans de la politique d'Emmanuel Macron.

Il faudra alors expliquer aux Français comment a été fermée la centrale de Fessenheim pour complaire à Nicolas Hullot ou par quelle décision hors sol a été déclenché la révolte des gilets jaunes. Ça ça s'appelle pan sur Édouard Philippe. Jusque- là pourtant Bruno Rotaillot était tout en urbanité politique avec l'ancien premier ministre et là parce qu'il pense que c'est le moment et bien il sort la mitraillette et il tire.

Alors c'est comme dans la pub. Pourquoi est-il si méchant Bruno Rotaillon ? Est-il méchant d'ailleurs ?

Alors, c'est une question qu'il faut poser à Philippe Devil. Vous savez, Philippe de Villier qui lui a mis le pied à l'étrier au haut sens propre puisque Bruno Rotaillot a commencer comme cavalier au puit du fou avant de devenir le premier lieutenant de Philippe de Villier qui le tenait pour son fils spirituel et politique jusqu'au jour où le fils s'est retourné contre le mentor parce qu'il a considéré que c'était le moment et parce que Philippe Deviler l'avait empêché de devenir ministre de Nicolas Sarkozi. C'était en 2010.

Philippe Devillier était à l'époque politiquement et médiatiquement très affaibli par les accusations d'un de ses fils contre un autre. Bruno Rotaillot est venu le voir pour lui dire qu'il serait candidat contre lui au conseil général de Vendé. La réponse de Philippe Devilier : "Tu profites de mes malheurs Brutus." Depuis Philippe Devilier à beau avoir mis en scène leur retrouvaille à l'automne 2024, et bien il continue de le surnommer Brutus.

Ah oui, c'est resté quoi. Et voilà, il faut il faut qu'il fasse attention Bruno Rotaillot parce que c'est remonté d'ego. C'est l'expression d'un parlementaire LR ne lui valent pas que des amis dans les rangs même de son parti.

C'est-à-dire et ben c'est-à-dire que on a vu ce que son orgueil lui a fait faire cet automne. C'était tout début octobre au moment où Sébastien Lecnu avait mis souvenez-vous Bruno Leire sur la liste de son gouvernement. Bruno Rotaillot avait laissé libre cours publiquement à une espèce de fureur ou trajet.

Non seulement il a démissionné du ministère de l'intérieur, mais en plus il était venu sur TF1 pour expliquer qu'il avait démissionné parce que Sébastien Lecnu avait eu euh l'audace de ne pas l'informer de la nomination de Bruno le maire. Cet accès d'GO, Aline lui avait fait perdre beaucoup de points parmi les sympathisants de droite. Alors, on peut se demander aujourd'hui dans quelle mesure cette posture ne va pas avoir un effet semblable ?

Parce que dans cette tribune, qu'écrit Bruno Rotaillot ? Il écrit que l'appel à une candidature unique pour faire barrage au RN constitue, je le cite, le carburant du Rassemblement national et de la France insoumise. Mais les arguments qu'il a ciselé dans ce texte sont les le meilleur des carburants pour le RN et LFI.

Ça s'appelle tout simplement fournir à l'adversaire des munitions contre son camp. Merci Anna. On passe à la question qui fâche. 4,8 %, c'est le taux d'absentéisme en entreprise en 2025, le niveau le plus haut depuis 2019, c'est un chiffre qui vient d'être communiqué. 35 % des salariés ont été arrêtés au moins une fois l'an dernier et derrière ces chiffres se mêlent souffrance réelle et soupçon d'abus.

Et une question aussi, à qui la faute, les salariés, les médecins, les entreprises ? On va en parler avec vous ce soir Sophie Taypoliant. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes député écologiste du Valdemarne. Merci d'être là au côté de Frédéric Bizar.

Bonsoir. Bonsoir. Économiste de la santé, président de l'Institut santé toujours.

Toujours. Merci d'être là Frédéric. C'est Maité Fréon qui vous pose ce soir la question qui fâche dans la question qui fâche ce soir un papier au cœur du débat l'arrêt de travail allez-y comme dans ce cabinet de médecin ils ont été délivrés main et main de fois ces dernières années en 6 an arrêts de travail ont fait un bon de près de 50 % on est en train de devenir dingue.

Trop d'email de trop de réunions. Première cause d'une absence sur de chez les moins de 30 ans, des troubles liés à un problème de santé mentale. Ce sont des salariés qui sont déstabilisé d'une façon extrêmement profonde.

Tout ce qui donne sens par rapport au travail a changé. Il y a vraiment eu un avant et un après Covid. Des arrêts déjà bien encadrés mais qui le seront encore davantage dans les prochains mois.

L'objectif de ce durcissement des règles, s'assurer qu'il ne soit pas frauduleux. Quand vous avez des gens qui sont en arrêt depuis 2 ans mais qui n'ont pas de soin de kiné, qui ne voi pas beaucoup le médecin, on peut se demander comment ils sont pris en charge. Traquer le nomadisme médical, c'est-à-dire ceux qui consultent des médecins coup sur coup.

Le gouvernement souhaite aussi faire la traque aux médecins trop complaisants. Mais les médecins dans leur immense majorité ne peuvent pas être assimilés au fraudeur ni entravés dans leur liberté de prescription. Derrière chaque arrêt de travail se cache un enjeu financier.

Le déficit de l'assurance maladie a atteint un niveau historique en 2025, 21,6 milliards d'euros. Les arrêts maladies représentaient cette année-là 12 milliards d'euros. Alors la question qui fâche ce soir, la voici.

Arrêt maladie, la faute à qui ? Sophie ta pollant, il y a plus de maladie ou il y a plus d'abus ? Écoutez, il y a toujours euh des abus.

Bien évidemment, ça existe et je crois que il faut chercher à les à les à les faire diminuer. Mais je crois qu'on peut pas expliquer euh une telle augmentation des arrêts maladies euh par les abus. Le député Horizon disait tout à l'heure dans votre reportage, on peut pas penser que les médecins sont majoritairement des fraudeurs.

Bah, on peut pas penser que les salariés sont majoritairement des fraudeurs non plus. Et plutôt que de casser le thermomètre en voulant quelque part donner moins de droit aux salariés pour s'arrêter en cas de maladie, il faudrait plutôt qu'on s'intéresse aux conditions de travail, à la manière dont aujourd'hui l'intensification du travail. Et quand je parle d'intensification du travail, c'est un c'est un concept forgé par les sociologues du travail, les spécialistes de la santé au travail aujourd'hui pèse sur la santé des salariés et plutôt que donc de chercher à casser le thermomètre et bien de mettre en place des vraies politiques de prévention pour faire en sorte que les salariés soient bien au travail, qu'il y ait moins d'accidents du travail, moins de maladies professionnell et une meilleure productivité par ailleurs aussi des salariés pour le coup.

Frédéric Bizard, comment vous analysez-vous ce chiffre 4,8 % d'absentéisme en entreprise en 2025 ? B cette étude, elle est extrêmement intéressante parce que alors qu'on a qu'on arrive à la fraude après une étude pareille, d'abord elle touche, je crois, 3 millions de euh de salariés, elle est basée sur des centaines de millions d'analyses de données. Bon, on peut considérer qu'elle est qu'elle est sérieuse scientifiquement.

Elle montre qu'on a quasiment doublé le taux d'absentéisme. On est passé de 3 à 5 euh plus de 50 %. Il y a faut se rendre compte que dans ce pays, il y a à peu près un million de personnes chaque chaque jour qui est en arrêt maladie.

Ce que ça veut dire tout tous les chiffres tout montre que vous avez une forte hausse de l'arrêt maladie des jeunes. Ce qui est intéressant c'est que là ce sont les moins de 35 ans pour des raisons de santé mentale. Donc on montre qu'il y a une très forte hausse des arrêts maladies bien au-delà de des abus parce que je rappelle que les abus quand on regarde sur des séries longues à périmètre constant, il y a pas de raison qu'ils augmentent.

D'accord ? Donc si vous avez une forte augmentation anormale de ce type de de données, les arrêts du travail, ça vient pas des abus. Ça veut pas dire je je rejoins qu'il faut lutter en permanence contre les abus et qu'il faut mais mais c'est pas l'explication possible.

Donc très forte hausse des arrêts maladies, très forte hausse de la prévalence des pathologies chroniques, plus 400000 nouveaux patients, on en est à 14 millions. Donc forcément, ils ont pas tous, ils sont pas tous à la retraite. À peu près 40 % des des de ces personnes-là qui sont actifs.

D'accord. Donc forcément, ça génère des arrêts maladies. Et puis je rappelle que les les l'économie des arrêts des des indemnités journalaires, des arrêts maladies, c'est 60 % dû à des raisons économiques.

C'estd vous savez comme c'est basé sur les salaires, comme il y a des augmentations de salaires tous les ans et qu'il y en a eu et qui a eu des augmentations beaucoup plus fortes de 2022 à 2023 du fait de l'inflation donc forcément vous le retrouvez là euh et puis euh du fait de la démographie de la population active qui a augmenté d'un million de personnes entre 2019 et et 2024 et vous avez 40 % qui sont liés à des ce qu'on appelle des taux de recours. Les gens ont plus recours aux arrêts maladies. Donc, mettons de côté les abus sur lesquels il faut euh lutter en permanence, mais qui n'explique en rien cette forte hausse.

Et euh regardons un petit peu euh les causes profondes de ça qui sont des problèmes d'organisation du travail. On le voit en particulier avec la nouvelle génération qui a manifestement on n'a pas adapté suffisamment l'organisation du travail avec les les attentes de cette nouvelle génération du télétravail et autres. C'est les sociologues en effet du travail ont déjà largement démenté.

Et puis essayons quand même d'avoir une politique de prévention. qu'on n pas depuis des années. Vous savez que le pays dernière chose par j'adore vous entendre dire ça mais que veut faire le gouvernement en mi-avril annoncer des mesures qui cibleront les arrêts courts et répétitifs de deux ou tr jours alors que le problème sont les arrêts longs non mais alors que la dégradation de la qualité au travail vue de la nouvelle génération.

Je dis pas qu'il y a une dégradation dans l'absolu, mais on voit bien que qu'elle que cette organisation du travail ne correspond pas suffisamment aux attentes des jeunes qui le disent eux-mêmes. Je préfère prendre un arrêt de travail même si je perds du salaire que que d'aller travailler dans des dans des conditions qui dégradent ma santé mentale. Juste un mot hein, il faut savoir que ces indemnités journalières, c'est le droit le plus fondamental en matière de droit à la santé. le fait de pouvoir et et de droits du travail, le fait de pouvoir ne pas être paupérisé si vous êtes malade et que vous devez rester chez vous.

Et on a renié hein ce droit-là depuis on a plafonné 1,4 fois le SMIG au lieu de 1,8 le SMIG. On a mis 0,90 % du salaire pour le salaire de référence. Mais attention parce que ça a aussi des conséquences en matière de pouvoir d'achat.

C'est-à-dire que à force de renier et de paupériser un million de personnes chaque jour, forcément ça a un impact aussi économique. Sophie et Poliant, on parle, je le disais, de prendre des mesures qui vont être annoncées d'ici 15 jours pour les les petits arrêts, les arrêts de deux ou tr jours répétitifs. C'est quoi le problème avec ces arrêts maladie ?

C'est Non, mais le le problème du gouvernement, c'est que il considère ça uniquement sous un angle comptable. Il en a vraiment rien à faire de la santé des salariés. Alors en l'occurrence la ministre de la santé dit "Ce ne sont pas les arrêts les plus coûteux mais c'est ce sont eux qui désorganisent l'entreprise." Oui, mais enfin il y a un objectif de réduction des dépenses derrière, c'est évident.

Et si on veut vraiment agir, c'est sur les conditions de travail, la santé au travail et faire en sorte que le travail soit moins moins dangereux. Et aujourd'hui, aujourd'hui dans notre pays, il faut quand même le rappeler, il y a un nombre de morts au travail qui est absolument gigantesque. Les chiffres de 2023, c'est à peu près 1300 personnes.

Là, vous allez sur les accidents du travail. Oui, mais il y a pas que cela, il y a aussi euh et ça ce chiffre ne compte pas les suicides qui pourraient être imputés au travail. Donc, il y a un problème général de conditions de travail et d'organisation du travail.

Vous savez, il y a eu une étude Eurofound en 2022 qui montre enfin sur les qui sont basées sur les chiffres 2022 que en France, on a 40 % des actifs qui occupent un emploi dit tendu. Ça veut dire quoi un emploi tendu ? Ça veut dire que les exigences de votre employeur sont supérieures aux ressources qu'il vous donne.

C'està-dire soit vous avez pas assez de collègue pour faire le travail, vous avez pas assez de moyens, vous avez pas assez de temps, vous avez des objectifs inatteignables et ça dans énormément de secteurs. On est au à l'avant-dernier rang de l'Europe avec l'Albanie. Donc aujourd'hui, on demande des choses aux salariés qui ne sont juste pas atteignables.

On les met dans des situations intenables, ce qui explique une explosion de des problèmes de de santé psychique au travail. Et donc ce qu'il faut faire et c'est urgent, mais on le demande depuis des années, c'est de mettre en place des véritables politiques de prévention qui incluent aussi des changements dans le management, des changements dans l'organisation du travail. Aujourd'hui, on n'écoute pas. c'est les salariés, c'est la rentabilité à tout prix, c'est c'est c'est une brascoulée permanente.

Et on peut donner des exemples par millier où quand avant une auxiliaire de vie avait 1 heure pour s'occuper d'une personne âgée, bah on lui demi-heure. Elle n'a plus qu'une demi-heure pour faire la même chose. Donc non seulement c'est difficile au niveau physique, troubles musculos, squelétiques et cetera, mais aussi le sens qu'elle mettait à son travail de pouvoir discuter avec la personne âgée, l'aider à remplir des papiers, elle ne peut plus le faire.

Donc elle se sent en grande difficulté. Vous voyez, c'est c'est là c'est un exemple précis mais on pourrait en citer des dizaines aussi lié au peut-être à la pénurie personnelle, c'est-à-dire que s'il y avait plus d'infirmières à domicile, plus de soignants, elles auraient plus de temps à accorder aussi à des patients ou mais c'est surtout la rentabilité. qui est recherché, c'est c'est c'est surtout ça et euh notamment quand une personne comme ça qui travaille de 8h du matin à 21h le soir gagne 800 € par mois parce qu'on lui compte pas ses temps de pause, vous voyez, ça aussi c'est des choses qui rendent le travail difficile alors que il devrait être une fierté, la fierté de la belle ouvrage.

Quand on fait bien sous boulot, on quitte le soir, on est content, on se sent bien et on va se reposer avec sa famille. Et ben ça c'est rare la perte de sens. Oui.

Est-ce que cette augmentation de la rentabilité, vous l'avez vu aussi correler avec les 35 heures, c'està-dire avec un nombre de d'heures travailler qui a réduit et des entreprises qui ont toujours les mêmes objectifs et qui ont peut-être poussé à la rentabilité. Est-ce qu'il y a un lien ? Moi par exemple dans les entreprises que j'ai vu, enfin pas dans dans les dans les services publics, ce que j'ai vu, c'est une intensification du travail notamment lié au fait que c'est pas par forcément parce qu'il y avait quelques heures en moins qui étaient travaillé, mais parce qu'il y avait des dotations qui baissaient, donc des postes supprimés et pour autant des demandes de travail toujours de plus en plus importantes et des postes qui étaient un peu doux.

Je vais vous donner un exemple. Et vous voyez des différences d'arrêt maladie entre le privé et le public. Alors moi, j'ai pas les chiffres sur les différences d'arrêt maladie dans le dans le privé, le public, mais les œuvres les les mêmes logiques sont à l'œuvre.

C'est-à-dire que dans la façon dont le travail est organisé, il y a moins de temps de pause, de temps où on peut faire un petit peu moins et puis où après on y on y va. Vous savez, c'est on est passé de la de la brasse coulée où on on fait une tâche et puis on respire un peu, on fait une tâche et on respire un peu à l'apnée permanente, quoi. Voyez ?

Donc c'est ça que vivent les salariés. C'est ce que les sociologues du travail appellent l'intensification. Et je pense que c'est relativement euh noté dans dans tous les types de dans tous les types de d'organisation du travail.

Frédéric Bizard, les chiffres de 2025 qui montrent aussi que les cadres ont pour la première fois plus longtemps en arrêt maladie que les non cadres. Comment est-ce que vous interprétez cette tendance ? Est-ce que est-ce que l'open space c'est la nouvelle mine ?

Non, mais ce qu'on ce que l'on voit c'est que ce qui est très frappant, c'est que chez les moins de 35 ans et en effet beaucoup chez les cadres, vous avez une hausse du volume du nombre de d'arrêts maladie du pour des problèmes de santé mentale. Après la santé mentale, c'est extrêmement c'est extrêmement large. Mais en tout cas, on voit bien qu'il y a un un un changement d'attitude mais enfin on le sait encore une fois, on va on va le redire mais les sociologues l'ont dit depuis longtemps.

Il y a un changement de relation de la nouvelle génération avec le travail, il y a un changement de la relation par rapport à l'autorité. Bon, donc il y a tout ça certainement à revoir, mais c'est vrai, mais on n'est pas les seuls hein, parce que la plupart des pays européens constatent ça. C'est vrai que il y a une tendance à vous à utiliser ce système- là par rapport à ce refus là qui est pas forcément d'une intensité en matière de de maladie très important mais c'est pas pour ça que c'est que c'est de la fraude.

Et puis on voit les plus de 50 ans qui ont des troubles musculosquelettiques de plus important et donc avec des arrêts longs qui augmentent. Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Et moi, je je suis assez stupéfait de voir comment est-ce qu'on continue à mettre la poussière sous le tapis.

Vous avez quand même eu à Matignon il y a quelques jours quatre ministres qui ont été convoqué à une réunion par le premier ministre. Qu'est-ce qu'il en est sorti ? Le discours qu' qu'on a entendu de la ministre de la santé.

Mais rien sûr, faut peut-être qu'on regarde un petit peu à cette organisation du travail parce que il y a pas que l'organisation proprement dit le type de management, il y a la relation, il suffit d'écouter le MEDEF pour ça, il y a la relation des employeurs avec cette notion de santé au travail qui est toujours vu comme quelque chose de d'un peu euh d'un peu opposé enfin qui qui risque de s'opposer un peu à cette organisation du travail alors que ça devrait être un allié mais un peu un opposant à la bonne organisation du travail. Donc je pense qu'il y a un changement complètement de de mindset, d'attitude psychologique par rapport à ça. Et ça et et puis il y a à faire basculer la réformer.

Elle est prête he la réforme du système de santé. Vous savez qu'on est le pays avec le le la dépense 2,3 % la plus faible des pays de l'OCDE. Là, on a été doublé par tout le monde puisqu'on est resté à 2,3 depuis 10 ans.

C'était pas qu'une question de de montant de dépenses, mais c'est pour montrer comment on est dans une espèce de glaciation de notre système de santé où après l'hôpital, il y a plus de salut. Or, malheureusement, quand on est au stade de l'hôpital, c'est un petit peu tard et on voit qu'il y a un vieillissement en mauvaise santé puisque depuis 20 ans, les femmes ont un vieillissement 100 % en mauvaise santé puisque l'espérance de vie en bonne santé a stagné depuis 20 ans. Donc faut pas trop s'étonner qu'on qu'on retrouve ce phénomène là.

Mais pourtant, on le voit bien, il y a aucune aucune volonté politique pour s'attaquer aux causes profondes. Et je pense que c'est pas spécifique à ce gouvernement. Et ça n'empêche pas ce gouvernement de demander aux françaises et aux français de travailler 2 ans de plus.

Donc faut pas s'étonner non plus si on est plus âgé au travail qu'il y ait davantage d'arrêt maladie. C'est une véritable et là je vous rejoins culture de la prévention qu'il faut mettre en œuvre dans ce pays. Alors là c'est vraiment pas nos habitudes.

Regardez ce qui se passe sur l'intelligence artificielle. C'est en train d'être déployé. On demande pas aux salariés comment ça et et pour changer le travail des gens, il faut qu'il soi qu'ils soient pleinement engagés, qu'on leur demande comment ça se passe chez comment la perte de sens dont vous parliez tout à l'heure.

Perte de sens, mépris pour ceux qui font, par ceux qui dirigent et ça je crois que c'est évidemment des choses très profondes qui qui sont dans ce qu'on entend ce qu'on entend aussi c'est que dans les mesures qui vont être annoncées, il y a des contrôles. Alors peut-être les contrôles des médecins, peut-être les contrôles des patients. Je vois pas moi de contrôle des entreprises, voilà.

Ou de contrôle de la psychiatrie, c'està-dire psychiatrie à bout de souffle en France. Il y a aussi ce là. Je vous assure que évidemment qu'il faut des contrôles, évidemment qu'il faut lutter contre les abus, mais je vous assure que le problème n'est pas là.

Et moi ce qui me choque le plus, on détourne l'attention en parlant des abus et de la mois c'est un problème, je ne sais pas si c'est un problème d'analyse, je ne sais pas si c'est un problème de raisonnement, mais le discours politique est complètement à côté de la plaque sur ce sujet-là. Alors, je ne dis pas qu'on peut tout faire rapidement. Je ne dis pas qu'on est capable avant 2027 d'agir, mais moi je crois au discours politique.

Je crois que s'il y a une parole forte qui est donnée notamment pour développer une culture de la prévention, notamment pour inciter les organisations patronales et salarié à mettre ce sujet là au cœur, je pense que ça ça n'intérontairement, peut-être qu'il le croi réellement mais là c'est encore plus grave que le problème vient des abus ou d'autres C'est habituel avec ce gouvernement, on stigmatise les gens et voilà et on ne s'attaque pas au vrai problème. Et le vrai problème, c'est aujourd'hui la santé au travail, la prévention des risques professionnels qui ont été plus que négligés, qui ont été attaqués dès le début du premier mandat d'Emmanuel Macron. Il faut y remédier.

Il y a des propositions syndicales de beaucoup de de Je précise pour nos téléspectateurs qu'il devait y avoir à vos côtés un député Renaissance ou Horizon et qu'ils nous ont fait faubon à la dernière minute. Donc politique envoyé d'cord donc il y a pas trop de on n'est pas trop fâché. Merci en tout cas à tous les deux tout de suite.

C'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pomier. Bonsoir Marco.

Bonsoir Aline. On commence. Bah c'est c'est notre feuilleton préféré.

C'est le feuilleton de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Nouvel épisode aujourd'hui et nous parlons sous le contrôle de Sophie Tailler Pantan qui en fait partie hein qui est membre de cette commission et qui a hâte que ça se termine n'est-ce pas. Euh bon ben une nouvelle fois, c'était très tendu aujourd'hui Marco.

Oui, ambiance électrique même hein. Cet après-midi, la commission auditionné les trois actionnaires de la société de production Mediawan qui décroche le plus de contrats avec France Télévision parmi les trois actionnaires Mathieu Pigas ou encore Xavier Niel. Xavier Niel qui s'est braqué dès le début de l'audition.

Le président de la commission lui demandé de justifier son absence en février lors d'une première convocation. Je vous ai demandé ainsi qu'à votre secrétariat le motif qui se doit d'être exceptionnel et justifié de cette absence. Mais sauf erreur de ma part, je n'ai rien reçu à ce jour.

Sauf erreur, je suis là. Donc je défaire devant votre convocation. Monsieur le président.

Bonjour. C'était pas ma question monsieur Nel. C'est ma réponse.

Non, ça sera pas votre réponse. Je crois que vous devez la Attendez, attendez, vous êtes pas un procureur, d'accord ? Vous me posez des questions et je réponds à vos questions.

Vous m' posé une question, j'ai répondu à votre question. Alors, monsieur Niel, je crois que le respect de la représentation nationale est importante. Belle entrée en matière.

Belle entrée en matière. Ça a commencé très fort. Agacé Xavier Niel a expliqué qu'il était ce jour-là mobilisé sur la session d'Exaillon, une filiale d'DF.

L'homme d'affaires a surtout concentré ses critiques sur Charles Aloncle, le rapporteur de cette commission d'enquête. Exiger la transparence sur l'usage de l'argent des Français est nécessaire et je pense que vous avez entièrement raison de le faire. Mais je pense qu'il était possible de le faire monsieur le rapporteur Charles Henri à l'oncle sans transformer votre commission en cirque.

Merci pour l'invitation mais je ne suis pas un cloud. Il a reproché ensuite au rapporteur une série de mensonges, je cite publié sur son compte X. Le président de la commission a dû suspendre la séance.

À la reprise, Xavier Niel a poursuivi sur sa lancée et là, franchement, on avait presque l'impression d'être au théâtre. Je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite. Pouvons-nous lire le tweet du 6 décembre 2025 ?

Pouvons-nous louir le tweet du 6 décembre 2025 et on va le lire mot à mot. Ils utiliseront tous les moyens à leur disposition pour mener ce combat. Autrement dit vos impôts, vos argents, votre argent, vos chaînes publiques.

Ma commission d'enquête a aussi permission de lever le voile sur cette utilisation des fonds publics, de vous dire enfin où va l'argent. Qu'est-ce que c'est beau ! Ça c'est votre phrase, monsieur le rapporteur.

Bon, merci monsieur Nel. Là, je crois qu'on a dépassé là, c'est là. Non, non, mais là, c'est un manque de là.

Merci. Mais là, c'est un manque de respect. Je vous laisser 10 minutes, je vais laisser la parole à monsieur.

Vous voulez pas m'entendre, je vous entends. Non, vous voulez pas m'entendre. Vous laissez pas me laisser.

J'ai 10 minutes de propos truc. Mon monsieur monsieur Niel, je vais vous laisser terminer. Et après ce début particulièrement tendu, l'audition s'est poursuivie dans une ambiance un peu plus calme mais qui restait un peu tendue quand même.

L'audition a duré 3h. Sophie taillé Poliant. Quand on quand on entend effectivement cette tension, on se dit "Mais à quoi ça sert Bah, il y a manifestement un dévoiement du travail parlementaire qui est opéré par le rapporteur qui attaque les personnes auditionnées dans la presse plusieurs semaines voire mois avant de les auditionner qui formule des questions à mon sens biaisée.

Cette commission d'enquête, malheureusement, je le craignais dès le départ n'est pas une commission d'enquête sur l'audiovisuel public mais contre l'audiovisuel public. Donc nous sommes présents aux auditions parce que nous avons les députés qui ne sont ni rapporteurs ni présidents. 2 minutes de temps de parole pour essayer de rééquilibrer tout ça, de poser des questions de fond mais évidemment on ne peut pas on ne peut pas faire face à une commission qui euh qui dévoie le travail parlementaire.

Je crois vraiment que il faut il faut il faut faut le dire. On voit il y a de la tension dans les auditions et en plus il y a des tensions à l'intérieur même de la commission puisque la députée Estel Youssoufa, elle qui en était membre aussi a décidé de claquer la porte. Oui, on vous l'annonçait hier soir, la députée du groupe Liot a publié sur ses réseaux sociaux sa lettre adressée euh au président de cette commission d'enquête.

Vous allez la voir cette lettre "La tonalité, l'orientation, la tension autour de nos travaux ne participe pas à la sérénité nécessaire. L'audiovisuel public ne mérite pas pareil traitement." C'est ce qu'elle a mis aussi sur ses réseaux sociaux.

Elle a donc démissionné sur X. Jérémy Patrieletus, le président de cette commission a pris acte de cette décision avec une pique à peine voilée. He je regrette que vos engagements ne vous aient pas permis de participer à une seule audition depuis le début de nos travaux.

Votre connaissance des médias aurait été utile. Vous Sophie Taille et Poliant, vous avez songé à claquer la porte aussi ou vous tenez bon ? J'ai tenu bon euh parce que j'estime qu'on ne peut pas euh laisser euh le micro ouvert exclusivement euh à l'extrême droite avec euh sa vocation, sa volonté de mettre en cause de manière euh de manière euh totalement disproportionnée.

On a des choses sur l'audiovisuel public bien sûr, mais totalement disproportionné contre l'audiovisuel public. Donc malgré malgré le fait que ces auditions étaient tendues, que c'était extrêmement désagréable, qu'on a assisté à des scènes de quasi macartisme. Oui, j'y j'y suis beaucoup allée euh et j'y ai peu appris, mais j'ai essayé de voilà, comme je le disais tout à l'heure, de rééquilibrer, de recentrer le propos autant que j'ai pu.

On poursuit Marco avec la Nouvelle-Calédonie. L'Assemblée nationale a dit non au projet de loi constitutionnelle sur le statut de l'archipel. Dès l'ouverture des débats, ce matin, les députés ont adopté une motion de rejet avec les voix de toute la gauche et du Rassemblement national.

Pour 190 contre 107, l'Assemblée nationale a adopté. La motion de rejet préalable est adoptée. En conséquence, le projet de loi constitutionnel est rejeté.

Le texte prévoyait d'inscrire dans la Constitution les mesures de deux accords signés l'an dernier entre le gouvernement et les forces politiques locales. Parmi les mesures, la création d'un état de Nouvelle Calédonie au sein de la République française avec des nouvelles compétences et même une nationalité calédonienne. Accord rejeté par le FLNKS, la principale force indépendantiste de Lille.

L'un de ses représentants Emmanuel Thibaou est député. C'est lui qui défendait la motion de rejet. En droit international, un état souverain ne peut exister à l'intérieur d'un autre.

Il s'agit d'un modèle d'autonomie interne, non d'une décolonisation externe. D'autant que la nationalité calédonienne n'aura d'existence qu'à condition d'être rattaché à la nationalité française. De l'autre côté, le député non indépendantiste Nicolas Menzdorf a regretté que l'Assemblée empêche le débat.

Écoutez, je sais pas ce que nous devons faire de plus. Vous nous avez demandé après les émeutes de 2024 de trouver un accord politique. C'est ce que nous avons fait au prix de grosses concessions, nous les non indépendantistes.

Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est au moins d'avoir la dessence de débattre. Un appel qui n'a donc pas été entendu. Le sort du texte est désormais entre les mains du gouvernement.

Sébastien Lecornu, hein, le Premier ministre, a réagi. Vous allez le voir hein, l'Assemblée nationale a choisi de refuser le débat. Le gouvernement prendra responsabilités, ni immobilisme ni passage en force.

Je cite le Premier ministre qui réunira la semaine prochaine les parties néoccalédoniennes favorables à l'accord sur la Nouvelle-Calédonie. Merci Marco. Merci à tous les deux d'avoir fait des heures supé.

Merci Anna Cabana et merci Olivier Vanello. Euh cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 mais vous la retrouvez aussi sur lcp.fr et en replay sur les plateformes de de podcast.

Chaque voix contre revient demain à 19h30 pour une émission en public consacrée au sucre. Mais il n'y aura pas de bonbon. J'aime pas trop ça.

Dans un instant, c'est des badoc sur la vie. Passer une excellente soirée. À demain.