« Il n’y aura pas d’élection en 2027 ! » Olivier Delamarche balance tout !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Peut-on commencer par la révolte paysanne et l'affaire du Mercosur ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les maires retirent le drapeau européen, est-ce que ça te semble significatif ?
- 6:00OuverteRéponse directe
L'Allemagne a l'AFD qui pousse pour sortir de l'UE, pourquoi pas en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les sanctions contre Moreau et Beau sont-elles un ballon d'essai ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les gens renoncent à la liberté après le Covid ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Penses-tu qu'il n'y aura pas d'élection en 2027 ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver sur cette chaîne. Ma voix est en train de revenir, ne vous inquiétez pas. Je vous retrouve avec quelqu'un que vous connaissez qui s'appelle Olivier Delamarche.
Bonjour Olivier, on a eu le plaisir déjà de te recevoir plusieurs fois et c'est toujours avec grand intérêt. Alors tu es économiste, on te connaît bien, on connaît aussi ton franc-parler et très important en cette période d'eau tiède. On va essayer de sortir au contraire de tout cela.
Alors cher Olivier, est-ce qu'on peut commencer d'abord par ce qui occupe l'actualité depuis quelques jours, la révolte paysanne ? Puisqu'on a le sentiment que cette affaire du Mercosur, où finalement les Français étaient contre, les paysans sont contre, l'Assemblée a voté contre, au Conseil européen on a voté contre, mais ça passe quand même. C'est quand même extrêmement démonstratif.
C'est quelque chose de totalement organisé, puisque au départ, de toute façon, Macron était pour au début. Oui, c'est vrai. Lui qui a d'ailleurs poussé pour que ce soit signé.
Et maintenant, comme il a vu que les paysans n'étaient pas contents, il fait semblant d'être contre. Mais il fait semblant, puisque de toute façon, il sait qu'il n'a pas le pouvoir de décider. Si vraiment il était contre le Mercosur, à ce moment-là, il mettrait un arrêt là-dessus et il sortirait de cette mafia européenne.
Mais il ne le fait pas et il ne le fera pas. Tout simplement, c'est pour communiquer, puisqu'il ne sait faire que ça, c'est pour communiquer et dire, je suis contre, mais qu'est-ce que vous voulez ? On n'y peut rien, c'est passé quand même contre ma volonté, à l'insule mon plein gré, comme auraient dit certains.
Donc voilà, mais c'est un jeu. C'est quand même assez démonstratif de ce que ça veut dire, que de perdre sa souveraineté, quand même. C'est concret, là.
Ça, ça fait longtemps qu'on dit qu'il n'y en a plus. Il n'y en a plus. Donc, c'est en Europe, c'est Mme Van der Leyen qui décide.
Non élue, je rappelle, corrompue, je rappelle, puisqu'elle s'est fait virette du ministère de la Défense allemand pour ça, donc ce n'est pas juste rien, et on l'a recyclé. Vous savez que moi, j'appelle depuis longtemps les politiques européennes les poubelles jaunes, puisque c'est le recyclage des politiques qui ont échoué dans leurs pays respectifs. Donc voilà, dont on ne veut plus.
Et donc, on a créé cette institution qui est devenue une vraie matière et qui gère absolument tout. Et nous, on est là à faire le guignol et à essayer ce que fait M. Macron depuis déjà des mois, voire des années.
Il essaie d'exister, il essaie de faire en sorte qu'on parle de lui. Donc, il va sur la banquise, il va un peu partout s'afficher pour qu'on parle de lui, mais en fait, il n'a absolument aucun pouvoir et il est juste la risée du monde entier. Est-ce que tu crois, quand tu vois tous ces maires qui sont en train de retirer le drapeau européen de leur mairie ?
Il y en a quand même beaucoup, c'est tous les jours plusieurs dizaines. C'est un truc qui n'existait pas, on n'a jamais connu ce phénomène. Est-ce que tu te dis quand même que le choc du Mercosur, certains Français ont appris par le Mercosur qu'on n'avait pas droit de veto, par exemple.
Les gens étaient persuadés qu'on avait un droit de veto, on ne l'a pas, ça n'existe pas. Et il y a l'Inde qui arrive, il y a un accord avec l'Inde, qui l'Allemagne pousse pour vendre des voitures et des machines d'outils qui arrivent et qui va se faire notamment au détriment aussi de la culture française, mais aussi de l'acier et des médicaments. Et aussi de l'Allemagne, puisqu'ils ne vendront aucune voiture, les voitures qui seront achetées en Inde, ça sera des voitures chinoises.
Tu penses que même l'Allemagne, en fait, ne gagne rien ? Mais de toute façon, Mercos, l'Allemagne est foutue aujourd'hui. On ne se rend pas compte du nombre de faillites qu'il y a aussi en Allemagne, dans l'industrie.
Alors nous, on n'a pas de faillite puisqu'on n'a plus d'industrie. Mais l'Allemagne en avait encore. Avec l'explosion de Nord Stream, ils n'ont plus l'énergie pas chère qu'ils avaient.
Donc ils ont été obligés de l'acheter aux États-Unis notamment et avec des prix qui n'étaient plus du tout les mêmes. Et donc ils sont tous en train de faire faillite les uns après les autres. Ce qui fait que ça y est, l'Allemagne, tu peux tirer une croix dessus.
En plus, il y a la démographie, on en parle depuis longtemps, qui fait que ce pays vieillit et ça fait...
C'est le Japon avec 10 ans de retard, on va dire. Et donc là, ils essaient...
Là, Merckx, c'est un Macron bis, si tu veux. Il essaie d'exister, il essaie de faire croire aussi qu'il est en guerre parce que la guerre, non seulement c'est du blanchiment, mais surtout ça permet de tenir un petit peu et de braquer les projecteurs sur autre chose que ce qu'ils gènent à l'intérieur. Donc, exactement comme le fait Macron et exactement comme le fait aussi Kerstremmer, qui est au Royaume-Uni et qui...
C'est ceux qui sont le plus en difficulté à l'intérieur, qui sont les plus vêtements de guerre. Pourquoi ? Parce qu'une guerre, ça efface les traces, ça efface...
ça blanchit l'argent et puis ça permet de rester en place. Voilà. Alors, tout le monde veut que tu partes.
Et là, cette histoire de négociation avec l'Inde, c'est juste grotesque. Tu vas avoir, en effet, des voitures chinoises en Inde et tu n'auras pas de voitures allemandes. Pour arrêter.
En plus, bon, même s'il y avait des voitures allemandes, pour nous, Français, ce ne serait pas forcément...
De toute façon, un gain. Non, mais en plus, toute cette histoire...
Alors après, on entend beaucoup de gens qui nous disent « Oui, mais tu te rends compte, si on sortait de l'Union européenne, on n'aurait plus la PAC. » Mais je rappelle que...
Je pense que tu le rappelles suffisamment de fois aussi. Je rappelle que nous sommes contributeurs nets. Largement.
Donc, au lieu de verser...
Et puis, ça ne va pas s'arranger parce que depuis le départ du Royaume-Uni, il faut compenser. Et puis, avec tout ce qu'on verse à l'Ukraine, etc., il faut aussi...
Donc, notre contribution est de plus en plus importante. Donc, on était en contribution nette qui était négative de 12 milliards. Ça va passer à 15.
Et puis, après 20, si ce n'est pas 25, si les taux montent, ça va aller très vite. Puisque je rappelle que...
On touche beaucoup moins que ce qu'on verse. Donc, si on le versait directement aux agriculteurs plutôt que d'aller faire des bêtises avec les autres pays qui vont nous inonder de leur saloperie, c'est déjà le cas. Enfin, aujourd'hui, je crois que c'est plus de 50% des poulets que tu manges en France qui viennent d'Ukraine.
Qui viennent de l'étranger, en tout cas, oui. Dont l'Ukraine beaucoup, oui. Dont l'Ukraine beaucoup.
Donc, voilà. Enfin, je veux dire, il ne faut pas se faire d'illusions. La PAC, on pourrait très bien la remplacer par des aides directes.
Et à ce moment-là, on aurait beaucoup plus d'argent à donner aux agriculteurs que de passer par l'Europe, de se faire fonctionner par des fonctionnaires européens et de nous faire rendre beaucoup moins d'argent que ce qu'on a versé. Donc, voilà. Studio, c'est comme tout le reste.
Je veux dire, s'il n'y avait que ça. C'est intéressant, mais c'est vrai qu'en Allemagne, on parlait de l'Allemagne, il y a une vraie opposition qui est au Parlement qui s'appelle l'AFD, qui a 150 députés et qui est pour sortir de ce système et qui est pour sortir de l'euro ou de l'Union européenne, contrairement au ERN français, je précise, et qui, par ailleurs, est également pour arrêter de verser de l'argent à l'Ukraine depuis le début. Et qui, pendant le Covid, d'ailleurs, s'est fait remarquer aussi par une défense des libertés beaucoup plus aiguë que ce qu'a fait l'ERN qui n'a globalement rien fait et qui a même accompagné tout ça.
Donc, il y a quand même une prise de conscience, y compris parmi des forces parlementaires en Allemagne. En France, les forces parlementaires, c'est zéro. Comment tu expliques ça ?
Parce que le...
C'est de la corruption ? C'est quoi ? Je suis totalement d'accord avec tout pour le fait que le ERN est parfaitement Macron-compatible.
C'est devenu incroyable. Il n'y a absolument aucune opposition en France. Aucune opposition parlementaire en France.
Pourquoi ? Tout simplement pour une raison purement financière, je dirais. Tu te rends compte qu'on finance des gens qui ont un niveau qui est abyssalement bas.
D'accord ? Comment veux-tu qu'un type dans le privé, un type comme Delogu, une femme comme Sandrine Rousseau, trouve un métier aussi rémunérateur que ça ? Avec autant de pouvoir que ça ?
Avec autant d'avantages que ça ? Mais personne ? Pourquoi est-ce que s'il y avait une vraie opposition en France, Macron serait destitué depuis longtemps ?
Bien sûr. Pourquoi il n'est pas destitué ? Tout simplement.
Alors, il y a des faux prétextes en disant qu'on ne veut pas rajouter du bordel au bordel qu'il y a. Bon, OK, mais si vraiment ce type est dangereux, or il est dangereux pour la France et les Français, si vraiment ce type est dangereux, on le destitue. Oui, mais si on le destitue, qu'est-ce qui va se passer ?
Il va y avoir de nouvelles élections et à ce moment-là, on n'est pas sûr de trouver notre siège. Donc, on ne veut surtout pas qu'il y ait dissolution. On ne veut surtout pas qu'il y ait de nouvelles élections.
Plus longtemps ça dure, mieux c'est. Donc, voilà, c'est un système qui s'auto-entretient, qui n'a pas du tout envie de bouger. et donc, ces gens-là, c'est des gens, les macronistes, c'est quoi ?
C'est des gens qui étaient les principaux acteurs du bureau des élèves de sociétés de marketing. C'est vraiment ça. C'est vraiment ça.
Ils n'ont pas de niveau, un barreau n'a pas de niveau, tous ces gens-là n'ont pas de niveau. Gabriel Attal, c'est atterrant, etc. C'est des bons communicants.
On ne peut pas leur retirer ça. Ce sont des bons communicants, mais quand il faut faire quelque chose, il n'y a plus personne. Et donc, ces gens-là, tout d'un coup, à la sortie de leurs études, qu'ils n'ont même pas quelquefois terminé, comme Gabriel Attal, à la sortie de leurs études, on leur offre un poste dont tout le monde rêvait dans le privé.
De toute façon, il faut faire pour toucher ce que touche un député comme ça, avec après, cumule des retraites, à vivre, mais dans aucun système, il n'y a ça. Donc, évidemment, qu'ils veulent que ce système perdure et qu'ils veulent que les choses continuent comme ça et que même s'ils trouvaient que M. Macron exagérait, ils s'arrangeraient surtout pour que rien ne bouge, en fait.
Notre entretien avec Olivier Delamarche reprend dans un instant et resté, parce que vous allez voir, il y a du très lourd juste après, juste le temps de vous rappeler de penser à vous abonner à cette chaîne YouTube. Ah, peut-être que vous n'êtes pas abonné, c'est peut-être l'année où vous le serez, 2026. Vous le faites par le petit clic gratuit sur ces abonnés en dessous.
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Voilà, on a un sacré direct à voir ensemble. J'ai hâte de répondre à vos questions en direct et de voir l'actualité explosive, littéralement, ensemble avec vous. Je vous attends, Patriote.
Voilà, si vous êtes en accord avec nous, si vous voulez rejoindre le plus grand mouvement souverainiste et de résistance de France, ici, il y a de la solution concrète, ici, il y a de l'action du rassemblement, il faut venir maintenant. Vous pouvez adhérer ou réadhérer dès maintenant au Patriote par le premier lien sous la vidéo en description ou nous aider à faire nos actions concrètes par un don au mouvement. C'est le deuxième lien sous la vidéo en description.
Je rappelle qu'on a un mouvement indépendant qui n'a pas un centime de subvention publique. Rien de rien de rien. Les liens pour faire tout ça sont aussi sur le site les-patriotes.fr.
Allez, bonne reprise d'entretien. Bien sûr. D'ailleurs, pour faire une transition vers le sujet suivant qui est important, qui est la liberté d'expression, et je voudrais vraiment qu'on en parle parce que tu dis des choses fortes là-dessus, en Allemagne, l'AFD est menacée d'interdiction.
Ils sont sous enquête depuis le mois de mai dernier par le bureau constitutionnel, de protection de la constitution allemande. Et ils sont, leurs dirigeants ont le droit d'être écoutés, surveillés légalement. Et ils sont sous menace d'interdiction, de dissolution.
Et on a, je vais faire la transition, on a Thierry Breton qui avait déclaré en janvier dernier à la télévision française que si ça se passait mal en Allemagne pour les élections, alors on ferait bien sûr comme en Roumanie. et référence à ce qui venait de se faire en Roumanie à l'époque, c'est-à-dire l'annulation du second tour de la présidentielle parce que Georges Escou allait gagner et ensuite Georges Escou a été interdit d'être candidat. Bon, donc c'est complètement un coup d'État incroyable et il disait on va faire la même chose si nécessaire.
Sous-entendu, si l'AFD allait l'emporter. Bon, l'AFD n'a pas gagné donc ça n'a pas été nécessaire. Tu t'es...
J'ai vu un tweet, je crois que tu as été...
Tu as dit, c'est insuffisant mais c'est un bon début, les sanctions américaines contre Thierry Breton qui est interdit de séjour aux États-Unis parce qu'il a revendiqué être le père du DSA qui est vraiment la matrice de la censure qui va contre le premier amendement américain. Bon, voilà, il avait houspillé Musk parce qu'il organisait une interview avec Trump sur X et tu t'es réjoui de cette sanction. Tu penses que...
Tu penses que ce système européen quand même DSA, etc. Là, on a récemment la vice-présidente exécutive Madame Anna Virkounen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne qui a demandé l'interdiction de X. C'était hier.
Tu penses qu'ils vont aller jusqu'où ? Tu penses qu'ils vont vraiment interdire les réseaux sociaux parce que ça paraissait lunaire il y a encore un an et de plus en plus de gens y croient maintenant. Plus tu es faible, plus tu dois taper fort.
C'est-à-dire que ça montre la faiblesse de cette institution parce que quand tu es fort, tu te fiches d'avoir une critique. Ce n'est pas grave. Tu vois, en soi, tu peux laisser critiquer les gens.
Si vraiment tu es droit dans tes votes, si vraiment tu es sûr que de ta force, tu sais, moi, j'ai un gros chien qui pèse 40 kilos. C'est un gros...
C'est presque un loup. Mais je crois qu'on le voit passer derrière de temps en temps, d'ailleurs. Et tu vois, quand tu le balades, c'est les roquets qui ont peur, qui gueulent le plus.
Ce n'est pas mon chien, il s'en fout, il regarde, il passe. Et c'est ça, en fait, l'Europe. C'est un roquet.
C'est un roquet et on a très bien choisi son représentant, Thierry Breton, petit fonctionnaire qui a coulé toutes les boîtes dans lesquelles il est passé. Alors, lui, il dit l'inverse, il dit qu'il a tout de suite. Il parlait quand même extraordinaire là-dedans et qui se permet d'interdire aux gens de parler.
Mais, et je pense que plus les choses vont se voir, plus la vérité éclate et qu'elle dérange et qu'on voit que le narratif qu'on essaie de nous imposer, est faux. Eh bien, plus ils vont se crisper, plus ils ont le dos au mur, plus ils se crispent et plus ils deviennent dangereux, en fait. Donc, oui, ils essaient d'interdire parce qu'ils n'ont plus la main sur le narratif.
Tu as aujourd'hui des réseaux sociaux, tu as aujourd'hui des chaînes indépendantes sur YouTube, etc., qui donnent un autre narratif. C'est bien pour ça, d'ailleurs, qu'ils ont enfermé Beau.
Oui, je voulais qu'on en parle de Jacques Beau. Ça, on va en parler, mais tout ça vient de la même chose, c'est-à-dire que tu as un narratif qui est imposé depuis des années. L'Europe, c'est bien, tout ce qui est contre l'Europe, c'est mal. l'euro, c'est bien, tout ce qui est contre l'euro, c'est mal.
Et puis, il faut aider l'Ukraine, il faut dire que les Russes sont les méchants. et puis maintenant, on se retrouve un peu entre deux chaises, parce qu'on disait les États-Unis, c'est bien, et puis, tant que le mort-vivant était là, Biden, et les Russes, c'est mal. Et puis, alors maintenant, on est obligé de dire oui, mais les États-Unis aussi, c'est mal.
Donc, c'est compliqué, ça devient un peu compliqué pour ce narratif. Et là, tu as un espace dans lequel, oui, tu as des gens qui se regroupent pour dire un certain nombre de choses et pour contester ce narratif. Là, évidemment, ils n'en veulent pas parce que contester ce narratif, ça fait, ça pourrait faire s'écouler tout ce système.
Donc, évidemment, ils veulent l'interdire. Et les États-Unis regardent ça, alors eux, qui justement peuvent tout dire, regardent ça avec curiosité. Alors, justement, tu disais, on va parler un petit peu des sanctions contre Moreau et Beau, parce que certains disent oui, mais on ne peut pas se réjouir à la fois de la sanction contre Thierry Breton et déplorer la sanction contre Moreau et Beau.
Ah si, on peut. Moi, je suis d'accord avec toi, je l'ai expliqué aussi, mais est-ce que tu peux le développer et est-ce que tu penses, question subsidiaire, que les sanctions qui sont scandaleuses, qui sont bien plus larges que les sanctions américaines, contre Moreau et Beau, c'est fermeture des comptes bancaires, c'est interdiction des réseaux sociaux, c'est vraiment très large. Est-ce que tu penses que ces sanctions-là sont un ballon d'essai pour intimider tous les vrais opposants, en fait ?
Bien sûr, bien sûr, c'est, ça permet à ce que les opposants finalement s'auto-censurent de peur de ce qui pourrait se passer. Cette histoire est purement scandaleuse parce que tu n'as pas eu à aucun moment une décision de justice. Non.
D'ailleurs, ils n'ont rien fait de pénalement répréhensible. Rien d'illégal. Rien d'illégal.
Donc, tu peux demain être copain avec les Russes. Et même si tu n'étais pas objectif, ce qui est beau, même si tu n'étais pas objectif, quel est le problème ? Ça n'est pas illégal de préférer les Russes aux Ukrainiens.
Voilà. Donc, sur quelque chose qui n'existe pas, donc sur une non-décision de justice, simplement la Commission européenne, parce que tu n'as pas le narratif qu'on essaie de t'imposer, te bloque tes comptes, t'empêche de circuler. Donc, t'invisibiliser totalement et alors que, et puis, évidemment, les banques sont le doigt sur la couture du pantalon, etc.
Et donc, tu peux aujourd'hui tuer socialement quelqu'un et tout le monde trouve ça normal. Voilà. là, Thierry Breton, excusez-moi, mais...
C'est vrai que ça fait peu débat avant de parler de Breton, mais ça fait...
Il n'y a pas de vrai débat en France. Non, il n'y a pas de vrai débat et quand même, la Suisse, dont il est ressortissant, quand même, la Suisse a mis quatre semaines pour bouger. Là, Berne, hier, a...
Oui, parce que toi, tu es en Suisse, qu'est-ce qu'ils font d'ailleurs en Suisse maintenant ? Comment ils le défendent ? Là, maintenant, oui, il semble qu'ils le défendent, mais enfin, pour l'instant, ça n'a pas été suivi beaucoup d'effets.
Mais ça n'empêche que, si tu veux, tu es un citoyen qui ne fait de mal à personne, qui, je te dis, n'est pénalement responsable de rien et qui, tout d'un coup, est empêchée de circuler, est empêchée d'utiliser sa banque, qui est empêchée même de se nourrir, à la limite. Il faut que des gens lui apportent de quoi manger. Enfin, je veux dire, on est dans un truc qui est complètement dystopique.
Donc, on aurait dit ça, il y a 20 ans. Moi, j'ai plus de son. Ça, ça et ça, c'est terminé.
Enfin, de quoi elle se mène. Et en plus, ça a commencé, mais là aussi, dans le silence le plus assourdissant, c'était RT. Oui, bien sûr.
RT, c'est passé. RT, on a fermé sur décision de Mme Van der Leyen, même pas sur décision de l'Arcom, d'accord ? Sur décision de Mme Van der Leyen et de Mme, qui a été relayée par M.
Macron, on a fermé une société qui était une société de droit français qui marchait très bien avec 200 personnes à l'intérieur. Donc, on va dire que là, on était toujours dans l'état de droit. Ils n'ont que ce mot-là à la mouche, l'état de droit, mais là, on est sortis de l'état de droit depuis longtemps.
Ça, c'était en mars 2022 et on avait expliqué à l'époque que les journalistes français feraient bien de s'y intéresser parce qu'ils seront les suivants sur la liste, ce qui n'a pas manqué puisque C8 a été fermé et maintenant, CNews est clairement dans le collimateur pour être fermé. Et tu as Moreau, lui, qui est même français, il est franco-russe mais il a la société française. Donc, c'est la première fois qu'on a une sanction, y compris contre un compatriote et Barraud s'en réjouit.
Donc, c'est quand même...
Bien sûr, bien sûr, parce que, alors, Moreau, les conséquences, je dirais, pour lui, sont plus faibles que pour...
Parce qu'il est en Russie. Pourquoi ? Parce qu'il est en Russie, donc, pour lui, il peut continuer à vivre tranquillement, mais ça n'empêche, c'est une cible potentielle pour l'Europe qui peut décider à tout moment de dire qu'on le place sous sanction.
Donc, évidemment, tu vas avoir beaucoup de gens qui vont se retenir de parler parce qu'il y a des conséquences qui sont... qui peuvent être graves.
Et voilà, donc, ils essaient de tenir un peu plus et de continuer à déployer leur narratif sans avoir aucune contradiction parce que la contradiction pourrait faire que les gens se réveillent. Tu as vu d'ailleurs la cohérence avec les logiques de passe puisque les passes c'était pareil. Quand tu n'étais pas vacciné, ce n'était pas illégal, mais c'était jugé pas bien.
C'est de la morale. Et donc, on t'enlevait des droits. Tu n'avais pas le droit de circuler, de prendre le train, l'avion, d'aller dans un restaurant, une salle de sport, voire de travailler pour certains, ce qui était quand même dramatique.
Mais c'était pareil. C'était pas illégal. Tu as à propos de ça un soi-disant médecin, Vargon.
Un Mathias Vargon. Le mari de la ministre. Voilà.
Qui t'explique, urgentiste, qui t'explique que si tu n'es pas vacciné, eh bien, on ne devrait pas te prendre en charge à l'hôpital. Donc, voilà, on est dans une société où, si tu ne files pas le droit, alors après, on va t'appeler ça une démocratie, c'est assez rigolo, dans une société où, si tu ne files pas le droit, eh bien, tu es privé de tes droits. Mais c'est une rupture historique, en fait, où on sort du critère légal-illégal.
On sort de ce critère-là pour aller vers un autre critère qui se surajoute, évidemment, entre bien et mal. Mais c'est eux qui définissent ce qui est bien. C'est quand même tout à fait… Enfin, je sais que tu es très attaché aux libertés, enfin, tu es connu pour ça.
Tu disais, il y a 20 ans, on n'aurait pas pensé, mais même il y a 10 ans, enfin, c'est allé très, très vite. Est-ce que tu trouves qu'il y a des anticorps de liberté, quand même, dans notre société, face à ça, ou pour défendre la liberté d'expression, suffisamment puissant, ou est-ce que tu es quand même… Moi, je le suis parfois, par l'apathie, parce qu'il y a une absence de débat médiatif, parce qu'il y a une absence de débat au Parlement. Au Parlement, ce qu'on dit là, ils n'en parlent pas, ce qui est hallucinant.
Encore une fois, Alice Weidel de l'AFD, elle a parlé du problème des sanctions européennes au Parlement allemand. En France, le RN et les filles, tout ça, n'en ont pas parlé. Donc, ça fait une différence.
Si tu veux… Tu n'as pas de… Alors, ça, on en a parlé, tu n'as pas d'opposition, puisqu'ils sont tous dans leur petit précaré, et ils n'ont pas du tout envie que ça change. Est-ce que les gens renonçaient à la liberté, tu vois ? Je pense que les gens… Alors, je pense que le Covid a été un gros marqueur de ça.
Un test ? Ils renonçaient à la liberté parce que… Parce que le fait de voir des choses comme justement le pass vaccinal et le fait d'entendre des gens comme Bargon qui te disent « Si tu n'es pas vacciné, tu ne rentres pas aux urgences » ou à l'hôpital. Et puis, le fait de dire « Si tu n'as pas ton pass sanitaire, tu ne peux pas sortir de chez toi, tu ne peux pas circuler, tu ne peux pas aller au restaurant, tu ne peux pas… » Les gens sont soumis, on l'a vu au moment du Covid, on leur aurait dit de circuler à cloche-pied côté numéro impair sur le pied gauche et sur le pied droit côté numéro impair, ils l'auraient fait.
Donc, ils se sont faits des auto-attestations pour sortir leur chien. Alors, moi je m'en fiche, j'étais dans un grand parc et je sortais mon chien privé donc je n'avais pas de problème avec ça. J'ai quand même vu des amis qui se faisaient des autos d'attestation pour sortir leur chien à Paris.
Non, donc quand tu es arrivé à ce niveau-là, excuse-moi, mais il n'y a pas beaucoup d'espoir. En plus, je l'ai dit plusieurs fois dans des vidéos dernièrement, en fait, quand tu fais le calcul, tu ne te retrouves pas loin de 80% de gens en France qui dépendent de l'État français. Alors, tu as évidemment, alors tu penses tout de suite quand on te dit ça, tu penses aux chômeurs, tu penses aux retraités, tu penses aux gens qui sont complètement sortis du système, aux RSA, etc.
Mais non, tu penses aux fonctionnaires, évidemment, aussi, mais il n'y a pas que ça. Il y a énormément de gens dans le privé qui, en fait, dépendent de l'État. C'est-à-dire qui dépendent, par exemple, de toutes les normes totalement idiotes, aberrantes, etc., qu'a imposé l'Europe, les écolos, etc.
Et toutes ces normes, il faut les faire appliquer. D'abord, il faut les créer, ensuite, il faut les faire appliquer, ensuite, il faut tuer des experts pour contrôler que c'est bien aux normes, etc. Tout ça, ça crée un écosystème énorme mais qui dépend uniquement de l'État, en fait.
Et si l'État, demain, change de casquette, si tu veux, eh bien, à ce moment-là, ces entreprises-là n'existent plus. Elles n'ont plus de clients, donc elles n'existent plus. Et là, qu'est-ce qui se passe ?
Il se passe que ces gens-là, finalement, même inconsciemment, ils votent pour que ça continue. Ils votent pour que ça se poursuive. Parce que ça serait terrible pour eux si jamais l'État revenait sur certaines conditions. et donc, ces gens-là vont continuer à voter perpétuellement pour que tu sois au centre, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas quelque chose qui, tout d'un coup, bouleverse tout le système.
Et donc, ils vont voter pour les mêmes tout le temps. Et c'est pour ça que c'est terrible parce que tu as l'impression que, sauf quelque chose d'extraordinaire, mais finalement, tu es...
Ils ont créé un système qui s'auto-entretient et qui fait que ça va être très compliqué d'avoir, en plus, dans notre système politique aujourd'hui, avoir tout d'un coup un bouclet élu ou un Trump élu après qu'on aime ou pas Trump, ce n'est pas le sujet, mais qu'il y ait quelqu'un qui soit hors système qui arrive tout d'un coup au plan, c'est quasi impossible en France. Et de fait, je te dis, cette histoire de...
Il y a beaucoup plus que la moitié de la population française qui, en fait, dépend d'un État qui redistribue, d'un État qui émet des normes je te dis débile et qui va créer tout un écosystème qui fait que, évidemment, ces gens-là n'ont pas envie que ça s'arrête. Oui, oui, je vois ce que tu veux dire. Peut-être que, de toute façon, peut-être que le changement ne viendra pas simplement ou pas du tout des urnes, d'ailleurs, dans notre pays.
C'est possible. C'est fort possible. Tu peux avoir un événement interne ou externe qui provoque un bouleversement parce que, si tu regardes l'histoire de France, il ne s'est pas passé grand-chose par les urnes, en fait, dans l'histoire de France.
Oui, non, mais après, tu peux avoir, tu sais, c'est toujours la même chose. C'est-à-dire que, quand tu as un élastique qui est très, très, très tendu, il suffit de ne pas grand-chose, il ne suffit pas grand-chose. C'est ça.
En effet. Alors, il peut y avoir, à un moment, un dérapage. Tu sais, tu as eu, là, récemment, tu as eu des dérapages qui auraient pu aller beaucoup plus loin.
Quand tu vois le policier qui met en joue un agriculteur qui est dans son tracteur et qui ne fonce pas sur lui, donc, oui, bien sûr. Et, imagine qui tire. Oui.
Ça peut, ça peut partir très vite. Ça peut endraser les choses, oui. C'est vrai.
Mais, alors, évidemment, c'est surtout pas souhaitable, mais, à force, je pense, d'humilier les gens, parce que c'est vraiment, c'est vraiment ça, aujourd'hui, c'est une humiliation permanente des Français, à force d'humilier les gens, il faut qu'ils se méfient parce que le retour peut être brutal. Oui, tout à fait. Juste pour, parce que sinon, les gens vont nous en vouloir, parce qu'on avait dit qu'on allait leur répondre.
Donc, on peut avoir une sanction contre Breton, mais légitime, parce que, alors qu'on estime, c'est le contre...
Breton, il est membre, c'est un fonctionnaire, membre des institutions et on lui, on ne lui a pas coupé que je sache ses comptes bancaires, etc. En plus, il est sénégalais, alors qu'est-ce qu'on nous emmerde avec la France ? Thierry Breton, il essaie d'interdire X, il essaie d'interdire la liberté d'expression, les Américains répliquent en lui disant « tu ne mets pas les pieds sur le territoire ».
Bon, normal, voilà. maintenant, ce n'est pas un de leurs citoyens, ce n'est pas quelqu'un qu'on empêche de circuler, parce qu'il peut aller partout dans le monde, sauf aux États-Unis, mais qu'on empêche de circuler, ce n'est pas quelqu'un à qui on coupe ses ressources financières, ça n'a pas grand-chose à voir. Ça n'a rien à voir, et puis Breton, je rappelle que c'est pour des actes, il y a des choses derrière, qu'il a revendiquées, il a dit « je suis le père du DSA », alors il faut en accepter les responsabilités.
Autre question sur la liberté d'expression, c'était l'histoire du procès Brigitte avec les dix prévenus, alors tu as vu comment ils utilisent maintenant la loi Schiappa sur le cyberharcèlement, ça c'est très grave, c'est-à-dire que les dix ont été condamnés, bon, il y aura un appel, on verra, mais tous condamnés, lourdement, pour l'un même de la prison ferme, mais sinon des prisons exurcies, et puis aussi des inéligibilités, perdent de leurs droits aux citoyens, perdent de leur accès à leurs réseaux sociaux pendant six mois, un an, parfois certains en vivent, donc c'est un vrai problème, et puis ils doivent se payer eux-mêmes un stage pour apprendre à être des bons citoyens sur les réseaux sociaux, c'est pas une blague. Mais quand même, on voit comment cette nouvelle loi sur le cyberharcèlement qui était censée protéger les enfants, comme toujours, est utilisée pour enjamber la loi sur la presse de 1881, et qui ne permet pas par exemple des peines de prison, et qui, alors là, c'est quand même, est-ce que tu te dis, on a mis le doigt sur une nouvelle dérive qui vont utiliser beaucoup, n'importe quel journaliste, même demain, peut être poursuivi pour cyberharcèlement s'il critique Macron ? tout est possible. mais c'est la poursuite de cet état qui n'est plus un état de droit, donc tu utilises les juges alors qu'ils sont à la botte, il ne faut pas se faire division.
En fait, tu n'as plus rien qui marche en France. Oui, c'est un bon résumé. La sécurité, ça ne marche pas, la justice ne fonctionne pas, la santé ne fonctionne pas, enfin bon, il n'y a plus rien qui marche.
On est toujours plus taxé et il n'y a plus rien qui fonctionne. Donc, tout le système s'autoprotège, en fait. Donc, le système, je te dis, les députés se protègent en faisant en sorte qu'il n'y ait pas de dissolution, qu'il n'y ait pas de destitution, etc.
Tout le système se protège et puis, ils ont suffisamment de, on l'a vu pour les affaires Fillon et autres, ils ont suffisamment de gens à la botte, de juges à la botte pour décider de ce qu'ils veulent. Tu penses que le procès brusille ? Ils veulent empêcher les gens de remettre en cause le couple Macron, ils vont taper et puis, ils vont utiliser cette loi, comme tu le dis, sur d'autres journalistes, sur les journalistes de CNews parce que le discours ne leur plaît pas, etc.
Donc, oui, on n'est plus dans une démocratie, ça on le sait, il n'y a plus la liberté de parole, il n'y a plus d'État de droit, ça fait quand même beaucoup. Ça fait beaucoup, oui. Mais personne, aujourd'hui, tu vas trouver encore beaucoup de gens pour défendre ça en disant si, il y a une démocratie, il y a des élections, d'accord, ok, et alors, il n'y a toujours pas de consultation du peuple, pourtant, on est avec des gens qui sont haïs au plus haut degré.
Oui. Haïs au plus haut degré. Et que ce soit en Angleterre, que ce soit en Allemagne, que ce soit en France, c'est les trois guignols qui sont haïs par leur population, mais ça continue, ils continuent à mettre des lois qui bloquent tout. comme tu le dis, ça ne se réglera pas forcément dans les urnes.
Oui, c'est peut-être l'histoire de l'élastique dont tu parlais, c'est-à-dire on tire, on tire, on tire, on tire, attention. Justement, on va finir là-dessus, tu parles d'élection. Lors de ses voeux du 31 décembre, Macron nous a promis de surveiller, de veiller à ce que l'élection présidentielle en 2027 se passe bien et qu'elle se passe sans ingérence, a-t-il dit, étrangère, donc, russe, essentiellement, ou Musk, mais est-ce que c'est une phrase qui t'a rassuré ou qui t'a inquiété ?
Non, au contraire, enfin, moi, tu sais, je suis persuadé depuis assez longtemps qu'en fait, Macron manœuvre depuis un moment pour qu'il n'y ait pas d'élection, justement. Tu penses qu'il n'y aura pas d'élection en 2027 ? Je me pose la question parce que, si tu veux, cette manière permanente de maintenir une pression de peur sur les Français de soi-disant ingérence russe, américaine, etc., dans les élections, dans les réseaux sociaux, etc., etc., etc., on a mis tout à un moment sur le dos des Russes.
Ça continue, ça continue. Voilà, c'était le fameux « c'est les Russes » en un seul mot. D'ailleurs, les drones ont disparu, on n'en parle plus. donc, c'est une façon de faire peur aux Français, puisqu'il n'y a plus le virus pour leur faire peur, donc on est passé à autre chose.
Et là, ça permettra à tout moment, parce que, je rappelle, on en avait discuté d'ailleurs ensemble au moment de la promulgation de la loi de programmation militaire. C'était assez intéressant, la façon dont c'était rédigé. Alors, je ne sais pas qui a rédigé ça, mais c'était assez brillant.
C'est-à-dire qu'en fait, ce n'est pas du tout sur une attaque, ce n'est pas du tout sur… On ne va pas le faire parce que les Russes seront rentrés en Alsace. C'est uniquement sur la possibilité… – De menaces. – De menaces. – Et la possibilité de menaces, c'est très, très large.
Ça permet à M. Macron, un matin où il est un peu chafouin, de se réveiller et de dire « Je sens qu'il y a une menace. » Et « Je sens qu'il y a une menace » veut dire « Je déclenche la loi de programmation militaire. » Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire réquisition. Réquisition des hommes, des biens et des personnes morales. Voilà.
Et donc, pas d'élection. – Oui, bien sûr. – Voilà.
Donc, moi, je… – Jurisprudence Zelensky aussi. – Pas d'élection. – Oui, oui.
Je pense qu'il peut nous faire ça. C'est-à-dire qu'il peut, à un moment, dire « Écoutez, on est attaqué, état d'urgence, et je me mets tout seul à la barre. » Voilà.
Donc, pourquoi pas ? – Oui. Donc, il serait bien que nos parlementaires le destituent, par exemple.
Ça aurait été une bonne idée. – Oui, mais les parlementaires, je te dis, ils sont accrochés à leur siège. Là, il y a eu les fêtes, il fallait s'acheter un peu de caviar et un peu de soie-là.
Donc, ils ne vont pas lâcher leur boulot à 20 000 balles par mois. – C'est ça au français de les décrocher. – C'est ça au français de les décrocher. – Voilà, comme ça.
Donc, non, bien sûr qu'ils continuent. Non, moi, je suis assez inquiet sur les prochains semestres, parce qu'en effet, je ne vois pas beaucoup de réactions. Au niveau politique, je sais qu'il n'y en aura pas.
Et même si, tu sais qu'on a entendu une rumeur récemment sur les réseaux, sur une possible dissolution, nouvelle dissolution. Alors, après, est-ce qu'il faut y croire ou pas y croire ? On ne sait rien.
Il faut intimider un peu les députés, je pense. – Voilà. Mais même, imagine qu'il y en ait une. – Tu as peut-être le RN qui gagne, mais il ne se passe rien. – Peut-être le RN qui gagne.
À ce moment-là, il mettra Bardella comme premier ministre. Et qu'est-ce qui va se passer derrière ? D'abord, Bardella, il est parfaitement Macron-compatible, donc il est dans la même ligne, donc il ne se passera strictement rien.
Et du secondo, ça permettra à Macron de lui mettre tout ce qui s'est passé avant sur le compte du RN. Il fera, là, pour le coup, disparaître totalement le RN aux prochaines élections, en lui mettant tout sur le dos. Et point.
Et à ce moment-là, soit, je te dis, il déclenche les choses pour annuler les élections et continuer, mais avec cette fois-ci une majorité qui aura rebasculé peut-être sur Macron. Et puis, ou alors, tu auras le même en couleur, un Gabriel Attal, un Édouard Philippe, enfin, bon, il y a la même mouvance que ça. Parce que, de toute façon, tu as les médias qui veillent pour que aucun souverainiste n'apparaisse jamais sur la télévision nationale et que tu les invisibilises et que donc, malheureusement, si on compte sur un processus électoral normal, eh bien, ça ne passera pas.
Oui, c'est pour ça que il est possible que tout ne passe pas par les urnes en France. Voilà. On peut se dire que l'histoire réserve quelques surprises.
Possiblement. Et qu'en tous les cas, c'est à nous de faire en sorte que tous les jours, cela soit précipité. parce que c'est évident que la situation est compliquée, mais c'est évident que ça ne doit pas nous pousser à baisser les bras non plus.
Je le pense, en tout cas, personnellement. Et je pense qu'il y a beaucoup de Français et je pense aux paysans. Alors, je ne parle pas de la direction de la FNSE1, mais je pense à tous ces paysans sincères qui sont sur le terrain, tous les maires qui retirent les drapeaux européens.
Moi, je trouve ça intéressant qu'il faut qu'essayer de faire des choses et d'alerter leurs compatriotes. Il faut continuer ce travail, mais dans un contexte très lucide que tu viens de nous rappeler avec brio, comme d'habitude, aujourd'hui. Merci beaucoup, cher Olivier.
Merci à toi. Et à bientôt. À bientôt.
Au revoir. Au revoir. Voilà, grand merci à Olivier Delamarche.
C'est toujours passionnant de l'écouter avec un franc parlé. Alors, j'aime beaucoup son image de l'élastique. C'est vrai qu'on tire, on tire, on tire, on tire, un peu, boum, à un moment, ça casse.
Et ça s'appelle une révolte française, une révolution. Les dirigeants qui doivent s'enfuir, on sent bien qu'un tableau qui se dessine, c'est très intéressant. La lucidité est dure, elle est morose même, parfois.
Mais ce qui se passe ici et là montre que jamais nous ne devons baisser les bras. On peut aussi réfléchir à ce qu'il a dit sur s'il y aura des élections en 2027. Qu'est-ce qui mijote ?
Mais peut-être que ça accélérerait les choses, peut-être qu'on pourrait comme ça évacuer toutes les fausses solutions. Tout ça va être intéressant. Merci de partager l'entretien partout.
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