David Amiel est l'invité politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour David Damiel. Alors on va parler du budget parce que la la bataille du budget est déjà lancée. Mais avant je voulais parler avec vous des Canadaires parce qu'il y a une polémique qui enfle notamment portée par la France insoumise et par Jean-Luc Mélenchon.
Il y aurait eu un coup de rabot sur une partie du du budget à l'époque où Gabriel Atal était premier ministre en en 2024. Ce qui a entraîné l'annulation d'une commande de deux Canadaires à l'époque en 2024. Je précise quand même que depuis les Canadaires ont été commandés notamment le mois dernier avec Laurent Nugèz.
Mais est-ce que c'était une mauvaise décision à l'époque de faire ce coup de rabo sur le budget de la sécurité civile ? Al deux choses. D'abord les moyens de la sécurité civile, les moyens de la lutte contre les incendies, c'est aussi des engins terrestres, c'est des hélicoptères, c'est évidemment des moyens humains.
C'est les Canadaires, j'y viendrai à l'instant. Et ces moyens de lutte contre les incendies, ils ont augmenté de 40 %. Au moment que vous évoquez, deux Canadaires ont été d'ors et déjà commandés, d'autres avaient été lancés.
Mais le problème n'est pas budgétaire. Le problème, c'est la capacité de production et de livraison de ces Canadaires. Et c'est ça qui malheureusement a ralenti l'arrivée des Canadaires.
Ce n'estant rien des décisions budgétaires. Au contraire, ces dernières années et y compris sous le gouvernement de Gabriel Atal, des efforts considérables ont été faits et des commandes de Canada ont été lancées sur le budget. Vous serez cet après-midi devant la commission des finances de de l'Assemblée nationale devant les les députés.
Ce budget 2027, il va être particulier parce qu'il y a la campagne présidentielle aussi. On connaît les dates. Pour le le PLF, les débats ce sera le mois d'octobre.
Pour le PLFS, c'est le budget de la sécurité sociale, ce sera au mois de novembre. Mais juste à quoi va ressembler ce budget ? C'est c'est quoi les premiers arbitrages ?
Ce budget, ça doit être un budget de sauvegarde républicaine. C'est pas un budget pour régler des comptes idéologiques. Pour ça, vous l'avez rappelé, il y aura une élection présidentielle au printemps prochain, sans doute après des élections législatives.
Mais pour que ces élections présidentielles puissent se dérouler dans un climat économique serein, pour que le prochain président de la République, la prochaine majorité puisse avoir des marges de manœuvre, bref, pour que le pays puisse rester maître de son destin, on a besoin d'avoir un budget et d'avoir un budget qui continue à réduire le déficit. Pour ça que je parle d'un budget de sauvegarde républicaine parce que et je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir. Si on ne fait rien, 2027 peut être l'année d'un très grand décrochage.
Justement 3 milliards d'euros d'économie supplémentaire, c'est ce qui a été annoncé la la semaine dernière après le le comité d'alerte des des finances publiques. Où est-ce que vous allez les chercher ces ces 3 milliards ? Mais là, vous parlez de l'année 2026 parce que effectivement depuis le début du déclenchement de la guerre dans le D3 d'Ormous, on a un principe, il faut apporter des aides aux Français qui en ont besoin, des aides ciblées vers les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour se rendre sur le travail vers les professions qui sont les plus exposées.
Mais pour ça, ces aides, elles doivent être financées. Au mois d'avril dernier, on avait enclenché si on avait alerté sur un risque de dérapage des dépenses publiques de 6 milliards d'euros. 6 milliards d'euros de dépenses avaient été stoppé.
On est en train de travailler sur 3 milliards supplémentaires parce qu'il y a 3 milliards de risques. Mais pour 2027, il faudra continuer, je le dis, à être extrêmement vigilant sur la question des finances publiques et d'ailleurs, un rapport est sorti hier sur le sujet. Oui, justement euh être vigilant, ça veut dire quoi ?
C'est quoi les les premiers arbitrages pour 2027 ? Bah, le premier ministre, vous savez, charité bien ordonnée commence par soi-même. Et donc, le Premier ministre a demandé au gouvernement à ce que hors défense, les dépenses des ministères évoluent quatre fois en dessous de l'inflation.
C'est un effort considérable pour l'État. C'est un effort qui va s'organiser tout au long des prochaines semaines avec, je le dis, une conviction très claire. Si on ne fait rien, le déficit partira dans le décor en 2027.
Toutes ces données sont publiques depuis hier soir. C'est un c'est un effort que vous avez que vous avez chiffré en en milliards en ce qui concerne ces ces ministères. D'abord, c'est un effort de priorité.
Il y a trois grandes priorités aujourd'hui. Il y a la priorité pour la sécurité des Français. sécurité extérieure, c'est la défense, sécurité intérieure, particulièrement dans la lutte contre le narcotrafic, les moyens pour notre sécurité, pour notre justice.
Deuxième grande priorité, la transition écologique parce qu'on voit chaque jour que chaque minute, chaque semaine compte troisème grande priorité évidemment notre jeunesse et donc l'éducation et l'enseignement supérieur et la recherche. Pour cela, des efforts importants doivent être doivent être faits parce que je le dis, si on ne fait pas de mesure d'économie en 2027, et ben on a un très grand risque pour nos finances publiques. Vous parliez de ce rapport, vous avez missionné quatre économistes indépendants pour travailler sur une mission sur la transparence des des finances publiques.
C'est à l'horizon 2030. J'ai regardé ce rapport et il est dit notamment que si on ne change pas notre politique, et bien le déficit public pourrait atteindre 5,9 % du PIB en 2027, 7 % du PIB en 2030. Est-ce que c'est pas juste pour pour faire peur, pour justifier des économies ?
Bah vous savez, les audits des finances publiques généralement ils viennent quand ça ne sert plus à rien. Ils viennent trop tard pour agir. Ils viennent après les élections présidentielles.
Et le résultat c'est que toutes les promesses électorales, elles sont bâties sur du sable. les débats sont faussés et d'ailleurs les gens se sentent souvent floués après les élections. Donc moi, j'ai voulu renverser la méthode et j'ai voulu dès aujourd'hui mettre sur la table, c'est la première fois qu'on faisait ça, toutes les données disponibles.
J'ai demandé à quatre économistes indépendants, ils ont eu livre ouvert à Ber si rien n'est [grognement] fait et effectivement la situation est extrêmement préoccupante. Vous avez rappelé les chiffres, on était à 5,1 % de déficit public en 2025. Si rien n'est fait, c'est-à-dire si aucune économie n'est prise, mais si aucune mesure nouvelle non plus en dépense n'est euh enclenchée, le déficit, il passerait à près de 6 % en 2027, près de 7 % en 2030.
Il faut stopper cette machine infernale à dette publique qui nous étrangle. Regardez la charge de la dette. Mécaniquement, elle augmentera de 11 milliards d'euros l'an prochain.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est tout l'équivalent du budget du ministère de la justice qui serait ainsi avalé. Sébastien Lecornu, il avait écrit à à à ses ministres il y a il y a un mois en évoquant le parce qu'il y a il souhaitait plus de dépenses du côté de certains ministères.
Il y avait des demandes notamment 24 milliards de nouvelles dépenses. Il a demandé de la responsabilité le premier ministre Sébastien Lecnu à à ses ministres. Il a aussi dit dans cette lettre, je le cite, les dépenses incontrôlées se terminent toujours par des hausses d'impôts.
Est-ce qu'il faut comprendre qu'aujourd'hui l'année prochaine, il y aura pas de hausse d'impôts ? Bah, précisément la raison pour laquelle on a cette euh cette ligne directrice, c'est pour éviter que les déficit d'aujourd'hui ne deviennent une avalanche d'impôts demain. C'est pour ça qu'il faut agir tout de suite.
Et vous êtes en capacité de nous dire qu'il y aura pas de dose d'impôt l'année prochaine ? Bah, tout dépendra ensuite des choix qui seront faits par le Parlement. Mais si le Parlement suit ce que nous lui proposerons, alors non, nous préserverons les Français des classes moyennes, des classes populaires parce que c'est ça l'objectif.
Euh on parle beaucoup de la canicule, des des épisodes de canicules, des incendies. Euh est-ce que sur la question de de l'écologie, de la transition euh énergétique, euh il va y avoir un effort supplémentaire fait par le gouvernement au vu de l'actualité récente ? Oui, tout à fait.
Ce n'est pas seulement au vu de l'actualité récente parce que c'est le combat du siècle que de lutter contre le réchauffement climatique et d'adapter notre pays au changement climatique. C'est la raison pour laquelle les deux missions budgétaires qui augmenteront le plus, les deux postes de dépense qui augmenteront le plus, c'est la défense et c'est la transition écologique. C'est le choix d'investissement dans l'avenir.
Mission sur la transition écologique augmentera d'un milliard et demi par rapport encore à cette année après des augmentations importantes ces dernières années. Si on se projette, enfin si on regarde un peu en arrière, il y avait la la question du fond vert. Vous avez beaucoup été critiqué par les les oppositions parce que sur sur cette question là, il était à 2,5 milliards d'euros en 2024.
Il est cette année à un peu plus de de 800 millions d'euros. Est-ce que vous avez pas l'impression aussi qu'il y a eu un un ralentissement sur cette questionl ? Est-ce que vous pouvez dire aux gens qui nous écoutent à combien s'est levait le fond vert en 2022 ?
Il était encore plus important. Ah ben non, il était à zéro. Non, par rapport à Oui, il n'existait pas mais au moment du lancement au moment du lancement, il était à plus de 800 millions d'UR.
Mais c'est mais c'est extrêmement important de le rappeler. Ce fond vert, c'est notre majorité qu'il a créé à la demande du président de la République. Pourquoi ? pour pouvoir aider les collectivités locales à investir à investir dans la transition écologique suite à la crise.
Ce fond vert, il permet à des collectivités de pouvoir être aidé dans des investissements de tous les jours, je le rappelle, avec une augmentation des dépenses pour l'adaptation au changement climatique qui a été considérable ces dernières années. Avant de terminer, je voulais vous interroger sur une réforme qui inquiète certains entrepreneurs, une réforme qui concerne les les entreprises. À partir du 1er septembre, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures via une plateforme agréée par l'État et les plus grandes devront aussi les les émettre de cette façon.
Il y a des craintes des entrepreneurs d'être assez vite sanctionnés ? Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ? D'abord que c'est une modernisation très importante de notre vie économique.
C'est un peu l'équivalent du prélèvement à la source qu'on a eu il y a quelques années pour les ménages et ça va permettre de réduire les délais de paiement, euh d'accélérer les transactions, de simplifier, de moderniser, de lutter contre la fraude et donc aussi d'alléger les contrôles sur les entreprises. Mais bien sûr, comme tout changement, ça suscite des inquiétudes et donc je vais être très clair, l'approche de l'administration, elle sera tolérante et bienveillante. Évidemment, il n'y aura pas au 1er septembre de sanction pour des entreprises de bonne foi qui rencontreraient la moindre difficulté dans la mise en œuvre de cette réforme.
Merci David Amiel Rapot, vous serez devant les les députés à 15h pour pour évoquer le budget 2027. Merci à tous les deux. Merci d'avoir été notre invité.
David Amiel