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Audition parlementaireThomas Gassilloud· 3 juin 2018 82 minFond programmatiqueDéfenseNumériqueEurope & internationalInstitutions & élections

Présentation en commission Défense : "numérisation des Armées"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 6 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 32:01OuverteRéponse directe

    Quelle est la priorité des priorités en matière de coopération européenne pour améliorer l'autonomie stratégique ?

  • 33:00OuverteRéponse directe

    Quel est le budget et les capacités de la nouvelle agence d'innovation dans la défense ?

  • 34:00OuverteRéponse directe

    Comment recruter des profils connectés et quel impact sur la chaîne hiérarchique ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la capacité à mobiliser des fonds européens pour l'IA et les PME ?

  • 36:00OuverteRéponse directe

    Retour sur le forum du 5 mai sur la numérisation et les échanges avec le COIA ?

  • 37:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de captation des données par des puissances étrangères ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Locuteur 2Fait
    « la France n'a pas à rougir du niveau d'intégration du numérique à ses armes »
  • 12:00Locuteur 2Chiffre
    « au sein du ministère des armées dans le seul champ organique on a pas moins de 650 applications et l'amiral cousty hier par le même 2600 applications et logiciels divers »
  • 30:00Locuteur 2Fait
    « les grandes puissances du numérique sont les États-Unis et la Chine »
  • 1:00Chiffre
    « demain ce seront des milliards de milliards de milliards d'opérations par seconde donc les codes seront nécessaires manquent à cia lorsqu'on sera la vitesse quantique »
  • 6:00Fait
    « les initiatives européennes d'un drôle euros mal qui est en cours sur la question »
  • 13:01Fait
    « il faut bien être conscient que ce que nous avons chez nous rivaux notamment la chine avec les b à thé xx mais également chez certains de nos alliés comme les américains avec les gars femmes c'est un écosystème qui est une sorte de consanguinité entre l'armée et l'industrie numérique »
  • 19:00Promesse
    « il faut qu'on arrive à se donner les capacités nous français ou au delà si on considère que la souveraineté aujourd'hui d'aucune nationale mais doit être européenne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:28

pour mes chers collègues quand monsieur philippe michel klaus baur aura fini sa conférence de presse où ces réunions on pourra commencer comment je obligé d'habitude et j'ai l'habitude de dire ce que je pense même avec les micros bon je vous propose de commencer parce que à 11 heures nous avons une autre audition sur d'accueillir manuela qui nous a rejoint et que vous avez déjà élu au secrétariat du bureau de la connaissez déjà et [Musique] elodie qui nous rejoint pendant quelques

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semaines en place en deux marc fesneau qui va la commission des lois pendant quelques semaines pour travailler sur la réforme constitutionnelle si vous savez il est dans un des rapporteurs de ce texte essentiel

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vous êtes prêts uniprix monsieur le président on peut y aller si vous souhaitez bombe alesi votre rapport que dans tes nouveaux trappe et mes conseils formations sur la numérisation merci monsieur le président mesdames et messieurs chers collègues effectivement vous nous avez confié le 22 novembre une mission d'information sur les enjeux de la numérisation désarmés je sais pas si vous vous souvenez le 22 novembre c'était justement le jour d'une audition concernant louvois de caroline gervais ce qui donne un certain point de départ à notre mission d'information on a donc on accomplit aujourd'hui six mois de travaux assez dense avec une soixantaine de d'audition opérationnel ingénieurs l'armement grands industriels comme start up ou pme chercheurs de toutes

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disciplines nous sommes allés à la rencontre des forces sur le terrain au 12e régiment de cuirassiers par exemple aux divers qui est le régime en éclaireur pour l'armée de terre encore hier à phalsbourg et puis j'allais dire l'ensemble des déplacements qu'on a fait depuis depuis ce 22 novembre ont permis de poser des questions aussi en lien avec la numérisation moi même quand j'étais le 31 décembre on était quelques uns est à tessalit tu j'ai eu un regard particulier sur l'utilisation du numérique dans les dents les armes et donc voilà des rencontres assez assez riche des industriels je les dis des grands groupes amazon facebook ibm qui

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travaillent en matière de numérisation des chercheurs des laboratoires nous avons participé également à des colloques en la matière le fic dalil les yeux des permanentes plus récemment et voilà en dépit des délais un peu serré nous avons ainsi pu prendre la mesure de ce qui se passe dans le mât tiers de révolution numérique avec également un voyage aux etats-unis à washington avec de nombreuses rencontres sur place que ce soit avec les autres les autorités civiles ou militaires on a essayé d'avoir un regard assez large pour qu'il n'y ait pas de d'angle mort et c'est vrai que le contenu est assez assez important puisque vous savez que la révolution numérique bouleverse non seulement nos

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équipements mais également nos modes de vie est également l'impact est également fortement nos armées merci monsieur le président mesdames et mesdames et messieurs cette révolution numérique que nous sommes en train de vivre aura probablement des implications aussi importantes que celles qui furent né à la fois de l'invention de la poudre ou plus récemment de la bombe atomique elle aura selon l'expression consacrée des implications comme on dit tous azimuts vous avez constitué en parallèle de notre mission d'information une autre mission qui était consacrée à la cyber

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défense celle de me collègue alexandre aval et ardisson et bastien dachau et nous nous sommes évidemment interdit de marcher sur leurs plates bandes nos deux rapports seront donc probablement complémentaires la frontière entre les deux sujets n'est évidemment pas étanche et il serait bien période former un avis sur la numérisation deux armes sans se demander si ces systèmes sont bien sécurisés c'est à dire leur capacité notamment de résilience nos collègues nous tiendrons donc pas rigueur si de façon incidente nous en venons à citer il ya le mot cyberdéfense nous avons aussi abordé notre veste sujets d'investigation en quatre temps et c'est le plan que nous vous proposons de dérouler d'abord nous

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avons dressé un état des lieux de la numérisation deux armées au sein de la nouvelle programmation militaire ensuite après cet au delà de cet état des lieux effectivement nous sommes attachés à étudier comment les armements les ressources humaines les modes de fonctionnement de nos armées doivent évoluer pour le relever le défi des ruptures technologiques à moyen terme et c'est à ce titre que nous avons déjà soumis des amendements dans le cadre du projet de lpm et et on peut se féliciter d'ailleurs que le sénat ait retenu également ses amendements dié pardon le revers de la médaille c'est à dire les vulnérabilités que crée la numérisation puisque effectivement ces derniers mois vous avez vu que

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l'opinion publique petit à petit prend prend conscience de certaines pratiques des dégâts faille et sans attendre cette prise de conscience on a essayé de mettre en valeur également les enjeux de souveraineté qui s'attache au thé aux technologies numériques qui deviennent de véritables outils de puissance commençons donc par le constat le diagnostic du niveau de numérisation de nos armées qui a il n'est pas binaire vous pourrez le lire en détail dans notre rapport mais pour décrire schématiquement les choses suivant la subdivision organique opérationnel on peut dire que la france n'a pas à rougir du niveau d'intégration du numérique à ses armes mais que la numérisation est moins avancée dans le fonctionnement courant des armées qui a

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en effet s'agissant de nos systèmes d'armes les armées font du numérique depuis plusieurs décennies comme monsieur jourdain de la prose si on pourrait dire par exemple une fremm une ftc déjà un système numérisé dans le milieu aérien nous ne voyons pas de retard majeur grâce à la démarche incrémentale re d'une par exemple pour le rafale dont on programme aujourd'hui le standard f4 et sur ses différents niveaux on constate déjà qu'en fait on a un ordinateur avec autour un avion ou autour un bateau c'est déjà le cas c'est déjà le cas aujourd'hui qui a l'armé la plus rustique en apparence c'est

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peut-être l'armée de terre à ce niveau là mais il ne faut pas les oublier qu'elle s'est engagée au tournant des années 2000 dans la numérisation de l'espace de bataille ce qu'on appelle l'aneb et reconnaissons le pour de jeunes recrues qui ont peu ou prou l'âge de l'aneb certains ces matériels ont presque un côté rétro futuriste mais c'est bien sûr l'aneb que le programme scorpion fait fond et je crois qu'en matière de combat collaboratif info valorisé avec scorpions la france a même une longueur d'avancé on a pu le constater dans discussions que nous avons eues à washington au sein du pentagone les équipements suppose des transmissions et là encore il faut reconnaître que nos armées ne sont pas sur glace et que ce soit en matière de radio logicielle ou de

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télécommunications spatiales protéger et quand nous armés ont dû faire face à des besoins opérationnels urgent elles ont su y répondre je pense aux systèmes auxilium de télécommunications sur le territoire national que nous avons eu le plaisir de pouvoir étudier avec son inventeur que nous avons auditionné de même les capteurs du renseignement sont à jour enfin ajoutons que notre b itd a su s'approprier très tôt les technologies du numérique tant pour son propre fonctionnement que pour les intégrer à nos armes donc voilà tout ça pour dire que dans le domaine opérationnel finalement les armées sont à jour ils font du numérique depuis plusieurs dizaines d'années même si des défis importants seront encore à venir et bien sûr on y reviendra l'état des lieux est en revanche

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beaucoup plus mitigé s'agissant des fonctions organiques de nos armées je rappelais en introduction que notre mission d'information a été confiée le jour de l'audition du responsable du programme source ce solde qui doit réparer les pots cassés de louvois et et ce programme en lan en lui même est emblématique des difficultés que peut connaître nos armées dans la conduite de d'opéra de deux systèmes numériques dans le domaine organique s'est un peu l'échec emblématique ce qu'il faut comprendre c'est qu'au sein du ministère des armées dans le seul champ organique on a pas moins de 650 applications et l'amiral cousty hier par le même 2600 applications et logiciels divers si on y

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inclut le champ opérationnel vous voyez la très grande variété le paysage constitué de systèmes très hétérogène de génération très différents ce qui rend leur interconnexion pas toujours fiables c'est finalement ce qu'on appelle l'enjeu de d'urbanisation des systèmes d'information c'est de gérer ces séries tâcherons d'y le legacy l'articulation des systèmes d'information d'entre eux chantier dans lequel il reste beaucoup à faire et là dessus les armées ont clairement beaucoup plus que dans le chant opérationnelle des marges de progression c'est sûr que dans le chant opérationnel quand on a un besoin qui se fait sentir le terrain j'avais dit recommande époux césar mais à intervenir sur show organique qui n'est pas soumis à auchan concurrentielle notamment

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on sent qu'il ya la motivation à avoir davantage pour faire progresser les choses on a trois séries de fonctions qu'on a identifié dans ce donjon organique le premier pilier ce serait les relations du ministère avec ses administrés sur le mode un peu de la relation client paradoxalement c'est là que les usagers vide se sont le plus développées sont plus facilement transport transposable il faut se dire qu'aujourd'hui la fnac amazon ou google en savent plus sur nos soldats que les armées elles-mêmes dans leurs propres systèmes d'information ce qui est quand même ce qui a des incidences fâcheuses pour des questions de sécurité et il ya donc un décalage à rattraper entre les

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pratiques qu'on trouve de ces entreprises privées et leur relation donc dû me nicolini serpent d'entretenir avec ses propres soldats qui comme vous le savez sont nés dans les années aujourd'hui à 90 et sont des digital natives des jeunes qui sont nés avec un smartphone dans le berceau quasiment deuxièmement contrairement aux organisations civiles le ministère ne paraît pas avoir fait évoluer son organisation de façon à tirer profit de la numérisation sans céder aux modes du management qui n'ont probablement pas leur pertinence dans le domaine des arts mais retenons tout de même que les spécialistes de la chose comme par exemple le général américain stanley mcchrystal montre qu'avec le numérique l'organisation administrative et hiérarchique peut et doit évoluer

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schématiquement l'heure est aux organisations moins pyramidal et à la circulation de l'information alors certes l'organisation des armées a beaucoup évolué ces dernières années peut-être trop d'ailleurs avec les bases de défense par exemple mais ces réformes avaient plutôt pour but de réduire les effectifs parfois à tout prix d'ailleurs que de moderniser l'institution avec le numérique donc voilà relation avec les administrés organisation même à l'intérieur des armées et troisième pilier et c'est peut-être un des plus importants on connaisse tous les difficultés actuelles du mc au avec olivier on était hier en moselle à phalsbourg au 1er régiment d'hélicoptères de combat c'est vrai que quand on regarde les statistiques du nombre d'hélicoptères

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qui sont au sol par rapport à ce qu'ils veulent c'est parfois un peu effrayant et on prend même pas en compte le temps passé dans l'est dans les ateliers donc c'est une égard au temps dans le régiment si on prend l'exemple de l'aéronautique civile elle a énormément progressé grâce à la numérisation est l'équivalent de deux mêmes sauts avec des procédures très numérisé qui permettent d'optimiser l'emploi la maintenance des matériels maintenance prédictive fluidification des procédures gestion des stocks les possibilités sont très importantes et les armées ne les exploite pas c'est donc voilà un état très rapide de la numérisation des armées aujourd'hui qui fait donc apparaître des points forts

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d'un point de vue opérationnel et des lacunes plus importantes sur la partie organique il y a beaucoup à faire dans le grand chantier de la transformation numérique qui a déjà été engagé par le ministère nous en avons déjà discuté lors d'examens du projet de lpm et notre commission bien sûr pour s attacher à suivre en recevant par exemple le nouveau directeur général du numérique vous l'avez constaté la france n'a globalement pas à rougir mais elle ne peut pas non plus s'endormir sur ses lauriers car les ruptures technologiques à venir constituent des défis majeurs pour nos armées hia mesuré que cette révolution numérique dans laquelle nous sommes désormais engagée ne fait que

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commencer c'est à dire que c'est une course dans laquelle nous devrons la france devra tenir son rang et les défis nouveaux qu'elle crée appelle des investissements capacitaires nouveau parfois même extraordinaire sous peine de déclassement il y aura vous le verrez des questions de souveraineté qui se poseront nous nous sommes donc attachés à étudier les ruptures technologiques envisageable et leurs implications capacitaire on n'a évidemment pas pour objectif ou pour prétention de jouer aux oracles technologique mais nous observons un consensus autour d'un certain nombre de ruptures technologiques sur plusieurs fronts que

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nous allons vous présenter il ya par exemple notamment le big data tarn où ces progrès sont aussi prometteur que le renseignement pour le mc au ou d'autres fonctions organiques ainsi que le déluge d'informations qui caractérise la révolution numérique qui ne peut être maîtrisée que par ses techniques donc au delà du big data pour citer une autre révolution technologique je voudrais vous parler moi pour ma part de la fabrication additive qu'on appelle également l'impression 3d kippour est la quatrième révolution industrielle qui intéresse d'ores et déjà fortement nos armées mais également notre notre pays et aider car elle peut bien sûr révolutionner la logistique en opération pour vous donner un exemple la semaine dernière j'étais en centrafrique à

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bangui on entretient en centrafrique un sou gtia c'est à dire la capacité à projeter rapidement des forces si toutefois la situation sur place se dégrade dans ce sous gta on a de multiples éléments que ce soit de cavalerie de blindés du secteur médian etc on doit également entretenir l'ensemble de la logistique pour remplacer chaque pièce de ce sous gta avec de l'impression additifs finalement on sera en mesure plutôt que de conserver l'ensemble de ces pièces est d'avoir des stocks monumentaux de ferraille sur place d'être en mesure de fabriquer toutes pièces qui deviendrait défaillante c'est ce qui nous a été présenté par les marines notamment quand on est à washington qui avaient ce retour d'expérience de devenir ac en dix

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ans on a emmené des containers entiers de pièces qui n'ont servi à rien si on avait su les fabriquer sur place on aurait pu finalement à la volée fabriquer des pièces nécessaires donc l'enjeu aujourd'hui c'est plus de commander le matériel éventuellement les pièces supplémentaires c'est de commander le matériel avec le plan numérique de chaque pièce pour être en mesure de les re fabriquer si nécessaire à tout moment sur le sur le terrain donc voilà un premier exemple de de l'impression 3d de la fabrication additive on pourrait également parler de la course au calcul intensif avec les capacités des super calculateurs qui augmente de plus en plus et et qui apportent des actions décisives notamment en matière de

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simulation des phénomènes physiques d'aidé à la décision et d'optimisation on arrive effectivement à un moment historique de croisement entre le calcul intensif le big data et l'intelligence artificielle heures un premier atika lit simple en fait on a des capteurs partout et on aura davantage encore de capteurs partout sur le champ de bataille sur les avions sur les navires sur les véhicules et même sur les hommes et donc ces capteurs vont apporter non pas des millions mais des milliards d'informations et donc on va être sous un déluge de données c'est ce qu'on appelle la big data et l'intelligence artificielle va être nécessaire à ce moment là pour faire le tri entre toutes ces données est

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sélectionné il ya celles qui sont les plus importantes pour donner une capacité à l'homme effectivement donc olivier parler du déluge mais en fait si on prend un peu une perspective historique on passe finalement du brouillard de la guerre des grandes guerres mondiales qu'on a connue c'est à dire du soldat sur le champ de bataille qui qui finalement on n'y voit rien du tout puisqu'il a quasiment aucune information au déluge d'informations c'est à dire finalement aux soldats qui a une surabondance d'information qui lui arrive de toute part et là-dessus ce qu'il faut bien voir c'est que l'intelligence artificielle peut permettre de valoriser cette information pour l'aider à apprendre de bonnes décisions avec des capteurs de plus en plus précis donc des applications qu'on

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voit déjà dans le commandant le contrôle pour traiter dans un temps extrêmement bref des masses colossales de données issues des capteurs pour soumettre à la décision de l'homme des options optimiser la guerre de demain pourrait être une guerre d'algorithmes et l'intelligence artificielle aura un rôle crucial à jouer dans un autre champ de ruptures technologiques les systèmes autonomes drones et robots font leur entrée sur le champ de bataille ils sont amenés qu'on le souhaite ou non à y prendre une place croissante au point que certains chercheurs parlent de robolution autres autre rupture intéressant les armes et l'informatique quantique alors quand on parle d'informatique quantique on a l'impression parfois de

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parler un peu de science fiction je voudrais simplement revenir sans bien sûr aucune prétention scientifique savantes sur le principe si vous voulez un ordinateur classique fonctionne en bits 1 c'est-à-dire une succession de 0 ou 2 1 donc on a le choix 0 et 1 si vous avez ici sur la sur la slide une petite démonstration des différentes possibilités si vous voulez en gros pour arriver à un chiffre de 9999 ou 2,99 1999 il faut tester 99999 possibilité l'informatique quantique c'est ce que

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vous avez de l'autre côté il ya c'est à dire que au même moment on est à la fois dans le zéro est le 1 le zéro et le 1 se superposent et donc si vous voulez au même moment on explore les 999 999 possibilité en une opération donc ça veut dire qu'on intensifie manière exponentielle la capacité de calcul aujourd'hui l'ordinateur le plus rapide fait à peu près 100 millions de milliards d'opérations par seconde avec le cantique on est sur des milliards de milliards de milliards de milliards d'opérations par seconde alors la

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question c'est de savoir quand est ce qu interviendra cette rupture l'horizon s'approche c'est certain il ya quelques années on le mesure est encore en décennies aujourd'hui les américains que nous avons auditionné à ibm nous parler de ça quand j'étais la semaine dernière au japon où on nous parlait notamment avec fujitsu hitachi d'une question de un à deux ans pour avoir les premiers calculateur quantique sachant que des fientes me dit waves la firme canadienne le commercialisent déjà une puce quantique de l'ordre de 2000 cubitt et que la nasa et google oga

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enfin ont déjà également des applications quantique une chose est certaine si une telle machine fonctionne elle bouleversera la question du chiffrement est ce que vous imaginez bien qu'à partir du moment où on peut faire des milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards d'opérations par seconde on peut tester en quelques secondes toutes les combinaisons possibles d'un code et donc forcément la cryptographie sera à réinventer sans attendre que la première puissance à posséder un ordinateur quantique puisse mettre à bas nos défenses cryptographiques nous nous sommes aussi intéressés aux ruptures qui pourrait naître de la

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convergence et ça c'est une deuxième révolution aussi à venir entre les neurosciences et le numérique c'est un sujet moins connus qui relevait il ya quelques années encore de la science fiction et c'est aujourd'hui un champ de recherche qui enregistre beaucoup d'avancé nous avons vu notamment à la darpa les hypothèses des programmes ram et ram replay qui ont été mis en place après la guerre du golfe qui permettent d'extraire des souvenirs d'un cerveau humain voire même de les remplacer par d'autres souvenirs nous avons également

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vu les différents progrès ya en matière de casques en céphalo graphique c'est à dire la capacité de transmettre des données par la pensée avec des casques à électrodes on peut aujourd'hui piloter un avion je dis bien piloter un avion avec un casque à électrodes par la pensée ces casques d'attention qui sont également déjà à l'étude en dans la dans l'armée américaine permettre de neutraliser des sentiments par exemple comme la peur ou d'en exalter d'autres comme le courage facebook annonce pour 2019

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des casques neuro cérébraux qui permettront de communiquer sur le réseau par la pensée et donc ses applications imaginables des ces technologies sont vertigineuses et parfois effrayante elle mène pas seulement à l'homme augmenté mais également à la capacité de l'homme contrôlé vous imaginez ce que ça pourrait donner en matière de hackage d'un cerveau humain alors on n'a pas pour ambition aujourd'hui de vous faire peur mais simplement de c'est déjà fait c'est trop tard alors simplement de faire un peu de prospective simplement pour éclairer nos nos décisions simplement je regarde d'un oeil sur la montre il est 10 heures on s'était dit maximum la moitié du temps

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de propos introductif donc on se lèche d'entre eux voilà on se laisse un quart d'heure pour voir on va avancer mais simplement beaucoup d'autres évolutions on aurait pu citer l'internet des objets ce qu'il faut en retenir globalement c'est qu'aujourd'hui on conçoit des des systèmes d'armes autour d'un équipement et que demain il faut qu'on soit finalement des systèmes de deux systèmes

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système de système c'est à dire en gros la communication de l'ensemble des capteurs entre eux ainsi vous voulez tout à l'heure on disait que le champ de bataille l'alarmé était devenu un ordinateur avec soit un avion un char où un navire autour en fait le système des systèmes c'est la mise en connexion de l'ensemble des outils du champ de bataille tous à relier au cloud avec la capacité via l'intelligence artificielle de traiter la donnée est donc de donner à l'homme les meilleures informations possibles c'est à la fois vrai en matière de détection de la menace c'est à la fois vrai en matière de leurs défensif mais également en capacité de riposte et donc

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on voit bien que tout ça nous ramène une fois de plus à une question de vitesse entre l'ensemble de ses systèmes alors c'est le cas de sescas scorpion sur la bulle aéroterrestre c'est le cas également du scaf le système de combat aérien collaboratif au niveau des systèmes de défense est rien je compose de passer directement à la star de 21 ans puisque pendant répéter les mêmes choses oui sur le sur le club et tu veux pas sur tout en a déjà parlé on a bien compris que système de systèmes auront besoin de capacités d'hébergements et qu'un des sujets aujourd'hui c'est de voir comment nos opérateurs interne au ministère de la défense met en place

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finalement les briques de base pour demain permettre c'est à ces systèmes de se développer ensuite la question qui ce qui se posera face à cette numérisation c'est de savoir comment est-ce qu'on maintient l'homme dans la boucle c'est à dire à quel moment l'homme reste dans la décision une fois que le système a produit une analyse et lui permet d'appuyer sur un bouton alors notre conviction évidemment c'est que il faut impérativement maintenir l'homme dans la dans la boucle tout robot d'ailleurs n'est pas forcément nécessairement un robot un robot tueur la vraie question qui nous paraît aujourd'hui fondamental c'est celle de

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l'intelligence artificielle alors il ya eu les développements du rapport du rapport villes ennemies qui montre et je pense que c'en est une confirmation ici qu'on ne pourra pas faire sans l'intelligence artificielle ensuite la question est de savoir comment est ce que on arrive à contrôler l'intelligence artificielle et à lui permettre d'expliquer à l'homme les choix qu'elle propose et ça c'est un vrai défi c'est un défi dès aujourd'hui vous avez vu un certain nombre de choses qui se sont passées aux états unis à l'intelligence artificielle de microsoft de thé qui était devenu en quelques semaines

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en quelques jours néo nazis vous avez vu également google brain en 2016 ou deux intelligences artificielles entre elles avaient inventé un langage que l'humain n'arrivais pas à comprendre et donc même si nous ne sommes pas encore à la veille de la singularité c'est à dire la capacité de conscience réflective de l'intelligence artificielle il nous paraît indispensable de mener une réflexion sur la capacité de contrôle par l'huma de cette intelligence artificielle et de maintenir des réseaux étanche en tout état de cause entre l'intelligence artificielle et les systèmes et les systèmes d'armes de destruction et notamment de destruction massive donc voilà quelques ruptures

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technologiques à venir dans un champ aux opérationnels et bien sûr vos questions pour enrichir le débat dans le champ organique bien entendu il ya également des ruptures qui sont vraiment prometteuse de gains d'efficience avec des applications civiles qui sont d'ores et déjà bien connus et notre rapport présente rebond nombre d'expérimentations de terrain par exemple consistant à numériser les livres tirs des soldats puisque nous a très bien expliqué au deuxième cuirassiers que le soldat faisait s'étire le chef de section prenait le sujet il y avait à saisir par exemple dans trois ou quatre systèmes d'information différents la même information avec peu de peuples à lui simplement plusieurs conditions pour progresser dans la dans la numérisation une première condition est bien entendu

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de réduire la fracture numérique j'allais dire comme drôlement de civils elles existent particulièrement dans nos armées on a visité plusieurs régiments qui ont plus de 1000 personnes plus de 1000 salariés et qui sont pas reliés à la fibre optique est ce qu'il existe aujourd'hui une entreprise dans ce pays qui a mille salariés qui n'est pas relié à la fibre optique avec des dés des applications qu'on nous dit on a une super application pourquoi on n'utilise pas à baisser sur les capacités en débit ne sont pas suffisantes donc premier investissement de base assurer la desserte correcte de l'ensemble de nos emprises à la fibre optique en tout cas avec du très haut débit ce qui permet aussi également de faire la vidéosurveillance qui permet de fidéliser nos soldats avec des

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connexions internet par exemple pour leur usage personnel deuxième exemple de fracture numérique au sein de nos armées il est acquis aujourd'hui que quand on rentre dans une entreprise souvent on a une adresse mail professionnel qui est qui est fourni aujourd'hui dans l'armée de terre moins d'un tiers des terriens possède une adresse email professionnelle on pourrait saisir ce sera quoi qu'un soldat et à uni mail professionnel mais finalement si on veut que les usages se développe la première brique de base est de fournir un mail c'est également une identité une question d'identité et d'appartenance à l'organisation donc la question de la fracture numérique dans le champ organique seconde condition la question de la culture des données qui resta à promouvoir vous savez que les armées

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sont plutôt de prime abord très frileuses à ce sujet là or on sait bien qu'avec le big data avec l'intelligence artificielle c'est justement la mise en réseau la mise en commun de toutes ces données qui créent de la valeur et notamment dans le champ organique si vous souhaitez par exemple faire de la maintenance prédictive c'est bien parce que vous avez constaté que tous vos véhicules a par exemple deux ans après les changements telle pièce tombe en panne que vous allez pouvoir prédire que le nouveau véhicule qui vient de sortir dans deux ans il est temps lui changer son son sa pièce avant qu'il tombe en panne est ce que ça vous fasse perdre beaucoup de temps donc voilà réduire la fracture numérique au sein de nos armées et puis favoriser la la culture la donne et ce sont deux

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piliers essentiels pour le chant organique et pour y arriver que ce soit dans l'opérationnel comme dans lé organique l'innovation numérique nécessite in fine et de s'appuyer sur un écosystème agile de recherche d'expérimentation de développement et d'acquisition d'équipements capables de faire fructifier les atouts que nous avons alors nous n'avons pas les gars femmes et les baies atik ce chinois néanmoins si vous voulez un pays comme israël y arrivent sans avoir ni les gars femmes ni les bêtes x donc nous pensons que nous pouvons au niveau français et plus encore européens y arriver aussi pour ça il va falloir renforcer donc ce système

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cet écosystème d'innovation rapport de notre collègue cédric villani là bien là dit à marquer je pense pas qu'il soit utile de revenir dessus nous préconisons de recréer autour de la ministre un organisme je prends le rôle tenu par le centre de prospective et d'évaluation à l'époque de la construction de notre outil de dissuasion ce cet organisme est chargé d'élaborer un plan d'orientation et de recherche technologique un peu comme le plan prospective à 30 ans elle pas même pépé 30 qui était censé le faire nous pensons que cette si vous voulez une nécessité aujourd'hui de reprendre la main et ce n'est pas en matière de

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programmation un nostalgique du gosplan qui vous le dit voilà donc le coc système d'innovation numérique et à france effectivement de resserrer encore les liens entre les armes et la recherche à aider les startups et les grands groupes intégrateur de technologie et puis un petit point le retour d'expérience des états unis le puisqu'on parle beaucoup de la darpa l'a déjà aujourd'hui dépense environ 85 millions d'euros par an en mode darpa c'est à dire finalement la r&d sans forcément la vision d'une application concrète finalement le droit à rechercher quelque chose dont on ignore encore quel pourrait être son application 85 millions d'euros en france 3 milliards aux états unis donc 3 milliards c'est

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sans doute hors de notre portée mais on peut sans doute faire mieux que c'est 85 millions si on regarde en fait la force de la darpa la force des repas c'est quoi ces trois facteurs d'abord la force de frappe financière évidemment est considérable deuxièmement c'est l'écosystème de recherche et de r&d sur lequel elle s'appuie notamment le vaste réseau universitaire et industriel américain qui crée un véritable complexe militaro non plus militaro industriel mais militaro numérique et troisièmement les méthodes de travail bon alors on l'a dit la dg a peut certainement investir davantage dans la deep tech elle ne rivalisera pas avec la darpa sur ce plan quant à l'offre de recherche et

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de r&d si vous voulez le réseau universitaire américain n'a guère des vicaires d'équivalent dans le monde non pas d'un point de vue qualitatif car nous avons chez nous des chercheurs qui soutiennent parfaitement la comparaison mais en fait d'un point de vue quantitatif donc s'il ya une chose dont on peut s'inspirer au niveau de la darpa ce sont les méthodes de conduite des projets et notamment l'acceptation de l'échec si vous voulez la darpa les américains sont capables de dépenser plusieurs dizaines de millions d'euros et d'accepter qu'à la fin il n'y aucun produit qui sortent et que ce soit un échec chez nous dépensé plusieurs dizaines de millions d'euros en matière de r&d et dire à la fin il n'y a rien serait évidemment un stand à l'administratif financier probablement politique

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donc nous avons ici une révolution culturelle en matière de recherche à aborder nous pensons aussi que c'est sur l'une des voies dans laquelle la dg a pourrait s'engager révolution dans les usages dans le développement technologique mais également révolution dans des innovations d'usagé c'est-à-dire dans notre capacité à développer de nouveaux usages de technologies existantes l'appropriation de technologies développées pour détruisent âge on a visité aux états unis le sc au qui est cet organisme chargé qui était encore classifiés d'ailleurs il ya quelques années je crois qu'on a été parmi les premiers parlementaires à étrangers à le visiter on peut citer en france les défis qui consiste pour les armées a invité tout

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petit d'innovateur à proposer des réponses technologiques à un besoin donnez donc on a besoin finalement de généraliser ce type de démarche également pour développer l'innovation d'usagé nous pensons également que il faudra revoir les relations entre le ministère et les grands industriels et les startups pme aujourd'hui on a encore une fois quelque chose de très pyramidale c'est à dire que le ministère passe beaucoup par les grands groupes industriels qui ensuite vont au niveau start up et pme nous pensons que il sera nécessaire de trouver les moyens de contractualiser davantage avec les startups et les pme directement et nous pensons qu'il est impératif de revoir l'instruction qui le

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définit les procédures d'acquisition et de conduite des programmes d'armement la fameuse 15 16 il est quand même hallucinant que l'on puisse aujourd'hui qu'on demandait un porte-avions si vous voulez à 10 milliards d'euros sans marchés publics mais que pour l'acquisition d'un logiciel le 17 d'un logiciel à un million et ces deux recherches sur logiciel on soit soumis au marché alors quel est l'enjeu et bien tout simplement si vous voulez le fait que lorsqu on soumet à un marché il ya et bien ce sont souvent les grands qui candidatent bons y compris les légats femme peut-être de mal et béate et chinois et que face à cette puissance de feu financière la chance d'une

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entreprise européenne elle est quasiment nul bon donc à nous aussi de trouver les moyens de traiter directement avec le start up nos pme d'en faire des étés y peut être un jour de construire un airbus européen du numérique voilà et parce pour ça ça ça passe évidemment par la capacité de l'état de seraient impliqués y compris au niveau des procédures de marchés on avait prévu de vous parler des investissements en matière de ressources humaines mais je pense que chacun ici a bien cerné la nécessité de former des chercheurs de haut niveau et surtout de les fidéliser et puis également des investissements en matière d'infrastructures de calcul intensif et peut-être olivier on peut passer là dessus pour arriver directement au revers de la médaille puisque les plus le début finalement on

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vous présente toutes les révolutions et tout ce que je peux apporter mais à chaque évolution il ya une revers de la médaille la médaille c'est à dire qu'à chaque fois qu'on nous fait quelque chose on s'ouvre également une certaine surface d'exposition numérique simplement donc pour vous dire que si la numérisation des nerfs des armées ne nous semble pas être une option sous peine de déclassement opérationnel et l'induit également des efforts importants en matière de cybersécurité et d'aptitude à opérer en mode dégradé puisque comme vous le savez on a de nombreuses vulnérabilités numérique et les vulnérabilités numérique pèse d'ailleurs elle même sur nos adversaires et donc il faut que nos chefs tactique soit aussi en mesure d'utiliser des

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armes à effets numériques comme ils le font avec des armes à effets cinétiques l'ordinateur les ensembles de nos de ne jouer informatiques sont géniaux et en même temps quand ça tombe en panne on voit bien l'état de dépendance dans lequel ça nous met aujourd'hui l'armée américaine réapprend à ses soldats à lire les cartes sans gps à ces marins à naviguer au sextant là encore sans satellite et nous pensons que il sera impératif de travailler à la fois sur les modes de résilience mais également sur les modes de combat dégradée c'est-à-dire sans le numérique

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le jour où l'ordinateur c'est un et nous rappelons aussi que gagner la guerre ce n'est pas toujours gagné la bataille technologique on l'a vu notamment dans les derniers conflits dans lesquels l'armée américaine était engagée larmes technologique permet de gagner la bataille qu'elle ne permet pas toujours de gagner la guerre parce que pour gagner la guerre il faut surtout gagner la paix c'est à dire savoir acquérir la confiance des populations pour stabiliser les territoires et ça c'est fondamentalement humain et la machine quelle qu'elle soit ne la portera jamais donc nous invitons aussi à ne pas céder à lui brice technologique et à regarder quelle est la finalité de la guerre

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c'est à dire tout de même avoir une situation de meilleure paie c'est finalement tout le paradoxe de notre rapport est de notre lire la nouvelle aux nouvelles technologies c'est être en capacité de faire mieux avec mes savoir est toujours continué à savoir faire sans continue à être globalement enfin globalement efficient puisque effectivement tout système informatique pas notre par nature peu tombé en panne est traqué ou même des livres et des mauvaises informations et puis olivier l'a très bien rappelé jamais la technologie n'a permis de gagner des batailles on peut citer et qu'on y compris des des aventures de française quand la guerre d'algérie par exemple où les troupes françaises étaient dix fois

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plus nombreuses que les adversaires dix fois mieux équipées et on connaît très bien les les résultats de que ça que ça a donné pour finir cet exposé soulignons comme vous nous l'annoncions les enjeux de souveraineté qui s'attache aux technologies numériques force est de reconnaître que les grandes puissances du numérique sont les états unis et la chine on dit souvent pour caricaturer quand on fait tourner des applications américaine sur des composants chinois et les ruptures technologiques à venir risquent d'accroître notre dépendance technologique dans le cas de l'intelligence artificielle par exemple américains et chinois investissent massivement nous beaucoup moins or s'il ya bien un secteur qui peut pas satisfaire d'une telle dépendance c'est bien la défense il faut bien comprendre

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que quand on a acheté du matériel étranger précédemment ça crée une certaine dépendance par rapport à la capacité de leur acheter du nouveau matériel aujourd'hui quand on achète du matériel étranger non seulement on se crée de la dépendance sur l'acquisition mais également sur l'usagé même de ce matériel ce matériel peut être coupée à tout moment les informations qu'ils génèrent peuvent être vus par nos par ceux qui nous les ont vendus donc l'enjeu de souverainté encore beaucoup plus criant que pierre et on peut rajouter à cela le fait que lorsque on dépend d'une technologie étrangère ont tari finalement notre propre r&d c'est à

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dire que c'est le potentiel de recherche future qui se tarit par par là-même et on rajoutera encore dernière couche si vous voulez le problème de l'exportation vous savez très bien et on le voit actuellement sur les questions commerciales que nos amis américains ont des lois d'application extraterritoriale est évidemment la présence de composants étrangers dans les armements français soumis à l'export nous exposerait pour le couple a ses lois extraterritoriales donc il y a un enjeu de souveraineté

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fondamental pour l'industrie française et nous invitons là encore à y réfléchir deux niveaux au niveau français mais évidemment également au niveau européen 10h14 donc sa dernière intervention de ma part pour vous dire lors 10h15 que finalement nous pensons que la commande publique doit être orientée sans complexe vers soutien à l'industrie numérique française et européenne américains et chinois ne s'en prive pas et le secteur de la défense jouit de dérogations au droit de la concurrence il convient désormais de les exploiter pleinement et je conclurai par un mot évidemment sur sur l'europe sans céder évidemment à la tentation de toujours invoquer l'europe comme seule issue à nos faiblesses il y est évident qu'ils aient des choses

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à faire à l'échelle européenne la période est propice on al fonds européen de défense qui vient d'être mis sur pied les propositions de la commission pour le plan pluriannuel 2021 2027 sont favorables et il ya des projets à taille critique qui peuvent être menées au niveau de l'union nous pensons à des efforts de normalisation des produits et des composants numériques au financement des calculateurs exaflopiques ou au développement d'une filière industrielle souveraine de composants informatiques comme les processeurs et bien sûr n'oublions pas l'idée d'une darpa européenne l'initiative jedi quelle que soit la forme que cela prendra nous sommes convaincus que l'europe pourrait investir davantage dans la distinguent voilà monsieur le président mes chers

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collègues le résultat de ces six mois de travaux extrêmement passionnant nous voudrions terminé par remercier à la fois le président pour sa confiance nos collègues pour cette mission également qui nous a permis de découvrir des domaines particulièrement fascinant et pour votre écoute de ce matin et enfin last but not least monsieur mathieu ginès administrateur auprès de la commission qui nous est accompagné à la fois de son expertise de ses conseils et de sa rédaction tout au long de la mission merci merci olivier [Applaudissements]

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donc merci olivier thomas et mathieu pour cette présentation 40 minutes de six mois de travail alors mes chers collègues il ya douze questions et j'ai un soucis sur ses douze questions parce que généralement j'alterne entre les deux députés questions des députés eux et des députés et et je n'ai pas de questions de députés eux mesdames alors je n'ai pas pouvoir alterner mais ce n'est pas encore trop tard ce n'est pas trop tard donc on va commencer donc si vous avez des questions vous lever là bas on commence par jacques bahry lotion merci monsieur

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le président laissez moi d'abord remercier nos de nos deux rapporteurs et salué le travail effectué moi j'ai passé 35 ans dans l'industrie informatique j'ai proposé une journée de travail chez ibm non loin d'ici avec notamment informatique quantique et tout un tas de sujets de ce genre là block chaining traitant l'information etc je pense que nous aurons l'occasion d'éclairer ce chemin ma question est très simple avec tout le travail que vous avez fait quel est d'après vous aujourd'hui ce qui vous semble être la priorité des priorités en matière de coopération européenne pour améliorer cette autonomie stratégique

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tout d'abord un grand merci à nos deux rapporteurs pour cet exposé bien claires et précises petite question supplémentaire florence parly a annoncé au mois de mars le lancement de la jeune agence d'innovation dans la défense un peu je pense le modèle de la darpa est ce qu est ce qu on en est au niveau budgétaire et capacitaires et comment ça peut s'articuler avec aussi cette proposition de notre président d'une agence d'innovation de rupture européen

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européenne merci merci monsieur le président merci aux deux rapporteurs pour ce travail sur la numérisation des armées on sait que ça des applications profonde non fonctionnement la défense de revenir sur la distinction vous avez fait naître entre l'opérationnel et l'organique où se complaît l'organisationnel est justement sur une question sur comment on peut recruter des profils qui serait plus connectés dans les dents les armées ont besoin les types de qualification et l'impact que ça également sur les chaîne hiérarchique de commandement ce qu'il fasse c'est un impact important ensuite j'avais deux petits interrogations une sur la question du traitement des données vous avez parlé de la culture de la donner c'est effectivement un enjeu central parce

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qu'il y aura de plus en plus de données à collecter et on sait que pas à côté de cela et la question de la vulnérabilité qui ai vu qui est posée également et enfin un dernier point sur nos pme parce que je partage que vous avez dit sur la commande publique et notamment sur et faire évoluer sur la commande publique european également est ce que vous imaginez que est ce que par exemple dans le fed ou dans d'autres outils ou instruments au niveau européen on aurait une capacité à mobiliser des fonds à la fois sur l'intelligence artificielle mais aussi pour aider et accompagner au pmc président le 3 mai dernier à l'occasion de son 25e anniversaire le commandement pour les opérations interarmées organisé un forum sur le commandement opérationnel interarmées et

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sur la numérisation l'objectif affiché de cet événement qui rassemblait des opérationnels des entrepreneurs et des chercheurs était de d'explorer les évolutions ou les révolutions que les avancées technologiques permettaient d'envisager dans la façon de planifier et de conduire les engagements opérationnels au siècle prochain le chef d'état-major des armées général lecointe avait déclaré que l' approche globale qui nous est un beau aujourd'hui doit s'accompagner et c'est un facteur de supériorité opérationnelle évident d'une capacité d'imagination et de créer si vite et il faut pouvoir le faire en s'appuyant sur les nouveaux outils du numérique et l'intelligence artificielle par la numérisation il s'agit donc de gagner un temps précieux davance dans la

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prise de décision comme le souligne le cema et comme le souligne d'ailleurs votre excellent rapport pouvez vous nous faire un petit retour sur ce forum qui s'est tenu le 5 mai dernier et enfin le commandement pour les opérations inter armées a constitué un groupe de travail sur la numérisation avez vous eu le temps d'avoir des échanges avec ses membres et pouvez-vous nous en parler le président merci moi je voudrais également féliciter les du rapporteur vous avez parlé de revers de la médaille là il est évident le risque un adversaire puissent s'approprier des données lui permettant peut-être de connaître aussi bien et même mué voire de modifier directement lesdites données

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est ce que vous avez eue dans dans vos entretiens des observations à ce sujet là c'est à dire que la numérisation c'est bien sous réserve que soient très bien sécurisé avec ma collègue on vient d'un de l'assemblée parlementaire de l'automne ça avait été un sujet au sein de l'otan'' donc je sais pas si vous avez eu vous des des informations sur ces risques et puis le la deuxième question ça concerne la formation parce que ce système doit être supervisé et entretenus par des techniciens hautement qualifiés et dire qu'on aura dans quelques déjà des soldats technicien est-ce que vous pensez que cette

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formation qui sera chronophage est-ce qu'on peut répondre à ce défi de formation pour les militaires parce que ce sera le la clé du succès de ce système de numérisation

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monsieur le président chers collègues mais comme l'ensemble de mes collègues je tiens à vous féliciter on s'attendait à un rapport moyen on a un rapport brillant alors j'ai pu j'ai pu lors de ces dernières semaines observé par deux déplacements tout le potentiel technologique et numériques de nos armées et je pense que nous disposons d'une réelle capacité mais encore pas totalement exploité malgré ce fort potentiel et je vous rejoins sur ce propos le virage numérique est indispensable à l'évolution de nos armées mais j'aurais souhaité vous interroger sur le

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traitement des big data et la manière dont nos soldats non militaires pourront s'en servir et à quelles fins pour le renseignement évidemment mais quel pourrait être son utilisation dans le cadre d'un dispositif de défense ou vient même sur un théâtre d'opérations oui merci merci pour la qualité du rapport où il est prévu d'ici huit ans l'armée française comprennent quatre mille personnes affectées au domaine de la cyber défense et en comparaison des hackers américains russes ou chinois estimez vous que ce nombre soit suffisant pour faire face à ces enjeux et si c'est pas le cas combien vous vous

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chic février le chiffre le nombre à atteindre et dans le même sens il est important aussi que nous puissions garantir l'indépendance évidemment de notre armée notre pour notre pleine souveraineté et appuieront les données inhérentes au système numérique sont des informations qui risque d'être captée par des puissances étrangères à la lumière de ce cas pensez vous que la france doit aller que doit-elle faire pour garantir l'indépendance de son matériel et parents ne doit-elle pas développé son propre modèle de drone pour arrêter d'utiliser les drones reaper de l'armée américaine merci je veux d'abord m'excuser pour être arrivé en retard j'espère que ma question par retrouver en fait des façons précisé sujets que vous avez que

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vous avez abordé moi je voulais intervenir sur les conséquences de la généralisation du numérique par rapport aux volontés nuisances qu'ils peuvent venir des tas de groupes politiques de criminels d'individus aux motivations multiples et avec une forme de contradiction dans cette affaire c'est que d'une part on voit bien que tout ce qui concerne le numérique et puis voir plus de façon plus ciblée de la cyber stratégie il ya une approche qui est très interdépendantes on est on est dépendant d'autres d'autres acteurs et en même temps et en même temps on a besoin d'avoir une autonomie stratégique sur ces questions

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là donc comment régler ce problème et qu'elle et le comment on peut sortir synthèse cette incertitude sauf que la france considère comme ses intérêts vitaux dans ce domaine alors merci pour toutes ces questions effectivement ça peut être simple d'y répondre mais on va essayer de bien se répartir la charge avec olivier avec l'appui de mathieu déjà en propos liminaire effectivement le président constaté le la répartition des questions c'est je m'aperçois que c'est un des points qu'on a peu évoqué dans le rapport c'est celui de la mixité puisque vous savez que mounir majidi a beaucoup parlé on a parlé également au ficg au forum de la cybersécurité à lille du peu de féminisation dans dans le dans les

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questions numériques et c'est un vrai sujet puisqu'aujourd'hui on code un logiciel en fonction de lettres que l'on est et si ce sont les hommes qui codent ils causeront des choses avec leur personnalité et peut-être que ce ne sera pas représentatif de l'ensemble de la population puisque vous savez que les hommes on ne représente que 50 % de la population donc il ya un vrai enjeu de mixité et c'est vrai que sur ces sujets là la faible féminisation en matière numérique vient en plus se compléter de la faible féminisation dans le domaine de la sécurité de la défense et que les deux couples et font que les sujets à l'intersection sera encore moins

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féminisé que deux thèmes qui le sont déjà a très peu et donc ça c'est un vrai sujet et notamment qui va sans doute être corrigé par des politiques en termes de ressources humaines et on revient on reviendra sur les questions de ressources humaines mois là alors justement pour parler de ressources humaines peut-être lives et je pourrai me concentrer sur les questions de ressources humaines d'usagé de ton côté sur les questions de cyber de moyens damien abad pose la question finalement des profils spéciaux comment on peut faire pour recruter des personnes qualifiées en matière de numérique

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alors là la réponse standard là dessus est souvent la question du salaire et la question de l'ouverture entre ce qu'on sait faire en interne est ce qu on fait faire à des tiers l'externalisation bon là c'est un peu des réponses toutes faites et moi j'aimerais aller finalement un peu plus loin puisque ce que j'ai constaté au sein des personnes qu'on a auditionné par exemple au sein de la drm la direction du renseignement militaire c'est qu'aujourd'hui les jeunes générations et je les constate également dans mon entreprise on dépend ne font pas uniquement leur choix de travailler à tel ou tel endroit en fonction du salaire net qu'elles ont à la fin du mois il ya aussi une question importante

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de sens qu'elles donnent à leur métier et aujourd'hui il me semble que les armées et les services spécialisés type drm dgse sont très attractives y compris si elles proposent pas des grilles de salaires qui sont comparables strictement à ce qu'on peut proposer dans le privé mais il ya une condition par contre qui est extrêmement forte c'est que la personne recrutée donne un sens dans ce qu'elle fait est qu'on l'accompagnent dans ses projets il ya quelque chose de tout à fait dommageable qu'on a des retours d'expérience qu'on a eu un peu en off c'est finalement une personne qui travaille sur un projet informatique qui est en quête de son projet a besoin d'un petit investissement de quelques milliers d'euros pour acheter un ordinateur ou autre ça passe dans le circuit traditionnel

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un mois deux mois trois mois au bout de six mois l'ordinateur n'est toujours pas livré et finalement ce que je veux dire c'est que le jeune spécialiste est en mesure de venir travailler dans les armées pour tout en gagnant moins parce qu'il donne du sens à ce qui fait mais il ne supporte pas de devoir attendre des délais considérables pour se voir affecter des ressources et donc je pense que c'est un des points qu'on doit sur lequel on doit travailler donner la capacité à ce qu'on recrute d'exercer correctement lors leur mission il y avait également une question sur comment concilier finalement la culture de la donner et la question de la vulnérabilité je pense que là dessus il faut faire

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preuve de beaucoup de pragmatisme en étant en mesure d'identifier avec un peu de granularité en quoi la donnée est sensible ou plat si je prends un exemple tout à l'heure je citais pour le mc au effectivement la nécessité qu'on a pour près de lui pour prédire correctement les délais de maintenance les taux de pannes des pièces précédentes je ne suis pas sûr que cette donnée soit extrêmement sensible elle est mais à un niveau on doit être en mesure de partager avec les industriels d'ailleurs les industriels ont déjà plus ou moins cette donnée parce que même ferons des tests avec les véhicules si je prends un autre exemple aujourd'hui un rafale emmagasine chaque jour plusieurs dizaines de téraoctets de

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données puisque comme vous savez il a des capteurs notamment optique et il enregistre sur plusieurs centaines de kilomètres des bandes de terrain sur lequel il va faire des détections finalement est-ce que de retour à la base ces données sont si confidentiel ce qui est vraiment confidentielle celle aiguilles dans la botte de foin delà du petit élément qu'il a vu pour autant ces données aujourd'hui ne sortent pas de du service qui les a demandé or ces données sont nécessaires pour construire les algorithmes qui demain permettent de rue justement retrouver plus facilement l'aiguillé dans la botte de foin je ne sais pas si je me fais bien comprendre c'est à dire que finalement le fait de

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dire on ferme totalement l'accès à ces données nous prive de la matière pour construire demain l'outil qui nous permettra de dire je cherche un pick up et je cherche un char parmi l'ensemble de ces données qui ont été collectés permettez moi de retrouver ou est l'objet recherché donc tout ça pour dire qu'effectivement il ya il peut avoir un arbitrage entre l'ouverture la donner et la vulnérabilité mais qu'il faut faire preuve de beaucoup de pragmatisme pour pas finir par s'affaiblir par une une grosse trop grande fermeture des données olivier peut-être qu'il y avait la question de l'union européenne avec jacques marie notions sur quelle pourrait être la priorité en matière de coopération

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j'ai essayé de faire des réponses groupe est alors la priorité des priorités malheureusement vous avez bien compris que comme c'est un système des systèmes n'y en a pas une bon c'est à dire que c'est une chaîne on peut pas mettre la priorité sur un seul élément de la chaîne et d'exiger tout le reste donc si vous voulez la chaîne c'est quoi c'est d'abord la souveraineté du microprocesseur et ça elles doivent être française ou européenne parce que si vous voulez le microprocesseur peut être vérolé à l'origine sans capacité parce que on a évidemment les bombes logiques mais on aura demain les bombes logiques intelligente c'est à dire celles qui seront capables de ne pas se faire

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détecter de changer au moment où elles se sont détectés donc ça c'est une question de souveraineté sur le support lui même il ya la question du cloud pour stocker la donner avec les fermes de serveurs si vous voulez il faut des fermes de serveurs européens enfin français ou européenne parce que si vous allez stocker vote donnée à l'étranger nécessairement vous n'êtes plus souverain il ya la question de l'intelligence artificielle pour traiter la masse de données 1 le déluge d'informations et ya la question du cantique qui pour moi est une priorité pourquoi parce que c'est la question de la vitesse du traitement or à un moment ou un autre si vous voulez la vitesse sera la différence c'est la vitesse qui

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permettra de détecter il ya une menace de la neutraliser le cas j'essaie en avant que elle ne nous fera nous mêmes et de riposter avant que les autres ne fassent une une deuxième frappe alors sur la question posée par notre collègues sabine sur la darpa européenne sur l' agence d'innovation de rupture alors jedi aujourd'hui est une initiative privée ainsi privé entre plusieurs plusieurs industriels au niveau français je pense que on n'a pas exclu de soutenir mais on est davantage aujourd'hui sur la création d'une agence

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française financement 50% des jets à 50% armée il ya aujourd'hui sur la base de crédit constant et c'est la question qui se posera dans les prochaines années c'est la raison aussi pour laquelle nous avons insisté au niveau de la lpm sur le montant des crédits de recherche amont qui est fondamental sur la question de notre collègue et yoichi mi cuit à l'eau sur le revers de la médaille à et la sécurisation des données la crypto oui c'est fondamental évidemment c'est ce qu'on disait tout à l'heure notamment la question du cantique si vous voulez la vitesse à laquelle l'ordinateur va va va procéder on a

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aujourd'hui la gt la semaine dernière au japon dans une entreprise on me proposait un 10 ans vous présentez un disque si vous voulez un disque i à la largeur de la paume de mama et la finesse d'un cheveu un largeur d'un cheveu enfin l'épaisseur d'un cheveu sur ce disque il ya 5 milliards de processeurs 5 milliards de pardon de transistors qui sont capables in fine est agrémenté de faire à peu près 100 millions de milliards d'opérations par seconde ça paraît considérable demain ce seront des milliards de milliards de milliards d'opérations par seconde donc les codes seront nécessaires manquent à cia lorsqu'on sera la vitesse quantique ça ne veut pas pour autant dire que nous n'avons pas de capacité il ya de cryptologie simplement la cryptologie

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change c'est à dire que si on est capable de casser en quelques secondes mon code je peux aussi envisager demain par exemple yoakim et moi on peut s'échanger une grille de code et dire toutes les secondes toutes les secondes on change de code et si l'un et l'autre on connaît nos codes on peut rester voilà et battre également en face et c'est là si vous voulez ça change la manière de cryptologie mais je vais pas déflorer le sujet d'autres d'autres groupes sur une teinte et rond mais ça va je pense un pas dans l'hémicycle si vous faites ça c'est si vous laissez là

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c'est le changement c'est le changement total de la manière dont on envisage la communication cryptée en matière de drones et xi curbières a posé la question sur le drones reaper c'est bien ce que nous sommes en train de faire puisque les initiatives européennes d'un drôle euros mal qui est en cours sur la question d'andré chassaigne sur la guerre hybride oui évidemment vous avez parlé de mafia ii réseau terroriste voire d'état caché derrière les réseaux privés c'est un vrai c'est un vrai sujet on le voit bien déjà aujourd'hui ça va poser d'ailleurs des problèmes d'attribution des attaques cyber demain il va falloir

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sécuriser nos armes pour faire en sorte qu'elle ne se retourne pas contre nous que quelqu'un ne naît pas détourner nos propres armes pour nous nous nous tirer dessus et il va aussi d'abord falloir sécuriser nos réseaux d'infrastructures civiles parce que c'est également une source de vulnérabilité réseau de transport réseaux d'électricité on voit bien les dégâts que ça peut créer si on est réaliste ce type de réseau juste pour répondre rapidement aux dernières questions lors ses fans de mini jeux j'ai pas entendu parler du forum du 5 mai donc je peux pas répondre je hakim peyo parler de la formation également je pense que concernant les spécialistes enfin simplement moi ce que je constate dans le privé c'est que les personnes qui sont le mieux formés qui progresse

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le plus sont celles qui changent d'entreprise tous les en moyenne 3 4 ans alors je sais pas forcément transposable dans le monde militaires ou autres mais je pense que la bonne formation des spécialistes repose sur leur aptitude à alterner des postes de commandement des postes en état majeur c'est ce que font très bien par exemple les gendarmes puisque personne n'est meilleur pour que d un système que celui qui a été confronté aux contraintes sur le terrain pour apporter parce que le système ne fait qu'apporter des réponses à des contraintes terrain et je pense que on parle des formations et si des spécialistes mais il faut également parler de la formation plus globalement de l'ensemble des militaires il me

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semble que si un soldat devait avoir précédemment et doit toujours avoir des aptitudes en termes de commandement des aptitudes physiques des aptitudes au tir on doit aujourd'hui indéniablement lui ajouter des aptitudes d'hygiène numérique pour qu'ils aient conscience finalement des conséquences de tout ce qui fait quand il est notre connectés et qui mènent une opération spéciale il doit savoir que ce avant de connecter peut diffuser son opère son sa position par exemple les chefs tactique doivent eux mêmes être formés car pour ma part j'ai la conviction que même dans un environnement un champ de bataille et ultra numérisés ce qui fera la différence au moins pour quelques dizaines d'années encore on n'est pas prophète de ce qui va se passer après ce sera la compétence du chef tactique

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au delà de la technologie dont il dispose et puis jean pierre cubertafon posait la question de le big data comment ça fonctionne quelles vont être les apports en fait ce qu'il faut bien comprendre c'est que scorpions si je prends l'armée de terre est une première étape c'est la capacité en temps réel des équipements blindés d'échanger des informations on détecte un tir plusieurs équipements des textes se tire grâce à alerter les mettre à leurs sondes et finalement mettre en réseau l'information et sans mesure de scier en guinée l'origine du tir et permettent à un troisième de tir et ça c'est la première étape finalement celle échanges entre l on parle pas encore vraiment de big data puisque l'information disparaît une fois qu'elles étaient partagés l'étape

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suivante c'est la capacité à stocker toutes les informations qui ont été relevés sur le champ de bataille où du matériel pour essayer d'anticiper les meilleurs riposte en fonction d'eux deux situations qu'on aura déjà connus donc ça impose au système d'être en mesure de communiquer avec un data center pour stocker ses données et les valoriser au travers de deux processus intéressant est ce que je veux vous dire par là c'est que finalement pareil pour prendre un regard historique quand on a sorti le vab dans la fin des années 70 on croyait que c'était le blindé médian et qu'on n'allait pas le bus touché pendant 30 ans or le vab a connu des patchs jusqu'à jusqu'à aujourd'hui le à bout de souffle scorpion on sort aujourd'hui en disant chouette c'est le matériel pour les

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trente ans qui arrive j'allais vous dire le griffon comme le vab connaîtra dans les années qui arrivent des ogres aide puisqu'il ya des fonctions qu aujourd'hui on n'imagine même pas la fonction de big data convient de parler la fonction de véhicules autonomes peut-être qu'un jeu on se dira que plutôt que d'avoir des pilotes dans des véhicules qui passent sur des idées il serait plus intéressant d'avoir des véhicules autonomes qui progresse en en tête de convoi par exemple et donc on aura des cycles d'évolutions technologiques comme il ya eu dans le passé pour nouveau matériel qui sortent aujourd'hui avec sans doute des délais beaucoup plus court merci alors j'ai encore cette question laurence trastour easter merci monsieur

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le président merci chers collègues pour la qualité de votre rapport et son exhaustivité la numérisation et comme vous l'avez démontré un moteur de transformation puissant dans le monde militaire et un mécanisme de prise de décisions toujours plus performants avez vous pu évaluer de façon globale l'appropriation de nos militaires sur ces technologies émergentes y at il des freins ou au contraire des attentes je vous remercie oui merci mes chers collègues pour ce très bon rapport juste une parenthèse en tant qu'ancien militaire je voudrais juste apporter une précision sur l'exemple qui a été donnée tout à l'heure l'issue de la guerre d'algérie n'est pas une conséquence son issue n'est pas conséquences d'une

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défaite militaire mais d'un choix politique plutôt ma question tourne autour de l'exemple qu'olivier belge donne est toute à l'heure autour de cet ordinateur entouré d'un avion ou cet ordinateur entouré d'un char on peut imaginer un ordinateur entouré d'un homme ou en fait un robot ou un homme bionique dans vos travaux vous avez mis en exergue en exergue le la limite des 2 to cette technologie de cette innovation qui est la panne la panne qui peut arriver ça veut dire que sur nos champs de bataille on pourra quand même imaginer toujours une présence humaine et puis ma question finalement c est ce qu on doit se

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préparer à des combats d'homme qu'entre les remous merci monsieur le président à mon tour je remercie félicité les deux rapporteurs j'ai une question qui concerne l'utilisation du cloud par les armées en 2016 selon selon une note du ce1 s de nombreuses applications relatives au domaine de l'administration et de la gestion sont passés dans le cloud privé du ministère de la défense lorsque la note a été rédigée l'usagé du cloud se limitait essentiellement au domaine du travail administratif du ministère de la défense le cloud n'était alors pas exploité sur les théâtres d'opérations pouvez vous nous dire ce qu'il en est aujourd'hui

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peut-on imaginer à moyen terme que nos forces armées déployées sur le terrain soient toutes connectées en même temps en temps réel un cloud tactique leur permettant d'échanger et d'avoir accès rapidement à une grande quantité d'informations une telle avancée technologique présenterait plusieurs avantages substantiels un accès à un partage simplifié de l'information une interop une interopérabilité accrue est évidemment un risque de perte de données amoindri en cas de destruction du matériel ou de la mort d'un soldat cela évidemment pose encore un certain nombre de questions comment maintenir un contact réseau permanent entre des troupes éloignés par des centaines voire des milliers de kilomètres comment rendre les forces toujours

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opérationnelles lorsqu'elles seront déconnectés comment se prémunir contre les interceptions des données l'ennemi qui pourra savoir par exemple nombre de munitions qu'il reste dans le véhicule jours dans un véhicule je vous remercie merci monsieur le président je voudrais d'abord m'associer aux félicitations qui ont été adressées olivier becht et thomas gaci où je crois qu'ils ont accompli un travail absolument remarquable je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que la numérisation ouvre à la fois créer des opportunités c'est un

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facteur extraordinaire d'efficacité de nos armées mais c'est aussi un facteur de vulnérabilité et parmi ces facteurs de vulnérabilité il y à la dépendance technologique c'est ce que vous avez souligné à la fin de votre de votre exposé est ce que vous pourriez revenir un petit peu sur cet aspect de la dépendance technologique et qui peut survenir si nous achetons des systèmes étrangers notamment américains mais qui peut aussi se réaliser par l'intégration dans des systèmes qui serait français ou européens de composants américains etc la question de la réglementation à guitare donc est ce que vous pourriez revenir sur cet aspect merci président merci chers collègues pour votre travail dans dans votre exposé vous avez évoqué le le militaire qu' on allait réapprendre une lie à lire une carte le marin qui on allait apprendre à

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naviguer avec un sextant ça ça me fait penser à une remarque en cette année du centenaire de l'armistice de la première guerre mondiale je me dis que finalement peut-être que les les élevage de pigeons voyageurs ont de beaux jours devant eux c'est allez savoir et sérieusement selon vous face au développement des armes et numérisés comment sont susceptibles d'évoluer les menaces qu'il s'agisse d'états puissance ou d'ennemis non étatiques et dans les conflits asymétriques actuelle quelles peuvent être les inconvénients de la numérisation des opérations et des champs de bataille pour nous armer merci merci monsieur le président merci chers collègues

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moi je veux dire je m'attendais à un rapport excellent il est excellent et c'est parfait merci ne pas nous avoir déçu voilà plus sérieusement sur la effectivement lieu je voulais revenir sur l'âme la menace que représente l'utilisation individuelle des outils numériques par les personnels de nos armes et les outils qu'ils soient personnels ou fournis par le ministère l'exemple le plus emblématique récemment c'était l'application ce travail pour certains agents de la dgse mais les américains ou une le même problème on peut penser aussi à des actes qui peuvent paraître simples peu banal comme brancher une clé usb etc ce qu'on a utilisé chez soi sur le réseau un réseau militaire envoyé des données vers sa

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boîte personnelle donc j'aurais voulu avoir votre sentiment thomas gatti ou a évoqué un petit point là dessus sur le niveau de sensibilisation mais aussi peut-être sur le niveau d'exigence qu'on demande à nos militaires et sur les éventuelles sanctions qui sont prises moi je viens d'une entreprise ou envoyer un mail des données professionnelles sur son mail personnelle était un motif de licenciement est ce qu'il ya aussi une dimension un peu coercitives aujourd'hui face à l'ampleur de la menace merci merci président peut-être un élément sur la souveraineté numérique c'est vrai qu'actuellement on fait appel

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à des prestataires comme microsoft pour les armées comme palan tirs pour aider gsi ericsson take one pour la police et les centres d'appels est ce qu'on a au fond c'est la question que j'aurais posé à nos deux rapporteurs dont effectivement travail est excellent est ce qu'on a au fond une vraie politique pour faire émerger des champions nationaux ou européens dans ce domaine et est ce qu'il faudrait pas cibler des domaines d'investissement de manière précise peut se poudrer un petit peu dans la cybersécurité un petit peu dans le déchiffrement un petit peu d'un logiciel de traitement voilà le fond de la question merci merci alors il est 47 je voudrais qu'on arrête à 55 parce qu'il faut savoir si on rend ce rapport

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public mais je pense que au vu de vos réactions n'y aura pas de difficultés et j'accueille madame landais à 11h pour qu on embraye sur l'autre c'est son président bon jeu effectivement si on a moins de dix minutes peut-être venir soit quelques points saillants sur le déjà le frein les attentes des militaires moi je les ai trouvés très volontaire sur ces questions il ya beaucoup d'attentes il voit bien le potentiel que peuvent apporter le numérique dans leur usage civil et par rapport à ce qu'ils voient dans l'utilisation des ennemis puisque même des ennemis on va dire de réputés de faibles niveaux utilisent ces outils numériques au quotidien et donc leurs attentes sont fortes et ils y voient également une occasion d'optimisation de

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leurs process pour éviter de la multiples saisies dans de divers systèmes d'information et peut-être sur le temps qu'il ne que je dispose pour ensuite répartir le temps avec eux olivier simplement le ce que disait loïc également sur les utilisations d'outils numériques personnels effectivement c'est un point important il faut juste par exemple qu'on ait conscience de ce qu'induit le le seul service de géolocalisation qu'on a surnommé montre nos téléphones qu'est ce que veut dire la géolocalisation l'utilisation par une entreprise tierce aujourd'hui par exemple dans la société française vous avez la moitié des civils qu'ils utilisent un téléphone android

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peut être la moitié d'entre vous ce qui veut dire par extrapolation la moitié des militaires se veut dire que google qui géolocalise en temps réel l'ensemble des smartphones android est en mesure finalement de recomposer l'organigramme de l'armée française c'est simple tous les gens qui vont tous les jours à phalsbourg font partie du 1er rhp ça peut être potentiellement l'homme où la femme de ménage qui fait le ménage au 1er rhc mais google se rendra compte que cette personne là depuis cinq ans ne va pas en opex à des horaires de qui ne sont pas les mêmes que les militaires et c'est donc ce qui veut dire que grâce à la seule géolocalisation jeu géolocalise l'armée française j'ai des gens qui vont à l'île longue et qui pendant

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un mois on ne les voit plus et qui au bout d'un mois réapparaissent il ya soixante dix sept équipages dans un sous marin je crois y en a trente qui réapparaissent d'un coup à l'autre bout du monde donc je sais finalement calé l'équipage du snl eux je suis en mesure de voir que tiens c'est bizarre il ya 30 personnes qui convergent vers l'île longue ça veut dire que les scènes elle va partir je voulais juste vous montrer en quoi le seul service de géolocalisation un des impacts opérationnels importants et je ne parle pas de la capacité par exemple des smartphones à devenir eux mêmes des micros pour être écoutés de partout donc face à ça bien entendu il ya des retours technologique à faire mais il me semble que le point le plus important sur lequel on peut progresser

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c'est la question de l'hygiène numérique de faire prendre conscience à nos chefs et à nos soldats des impacts de leur utilisation de leur matériel et puis on pourrait se poser la question pour les personnels peut être un peu plus sensibles y compris de leur fournir un smartphone étant donné que l'utilisation d'un smartphone issus du civil des livres beaucoup d'informations les gendarmes l'ont déjà fait comme vous le savez pour développer les usages j'en ai parlé avec l'amiral coustillière dans un premier temps lui en gros il ya deux grandes options c'est soit l'armée fournit des applications pour mettre sur les smartphones d'aidé militaire ou soit un moment donné on décident collectivement que ce devient une arme quasiment et on fournira ce smartphone

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c'est pas un gros investissement donc y aura peut-être des choix comme ça à faire dans l'avenir mais dans un premier temps en tout cas la question de l'hygiène numérique me semble le point fondamental je reviens pas sur le côté coercitif parce que je pense que ça c'est une question qui est propre aux militaires mais on a bien vu dans les dents des précédents cas que par exemple des réseaux diffusés sur les réseaux sociaux avait fait avait généré des sanctions à l'intérieur même de l'institution militaire donc je pense que les militaires savent prendre les mesures coercitives quand cela est nécessaire merci beaucoup alors en trois minutes l'art de la synthèse pour répondre alors

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d'abord jean michel jacques sur les robots alors aujourd'hui les robots sur le champ de bataille vont se limiter et je pense pour quelques décennies encore notamment à la capacité de déminer un en amont de transporter des blessés et pour le reste l'homme en fait sera dans le robot c'est à dire le char l'avion etc sera un robot c'est à dire en fait une machine avec un ordinateur mais l'homme en gardera la maîtrise ensuite est-ce qu'on va vers l'homme augmenté c'est à dire le syncrétisme progressivement de l'homme et de la machine très certainement bien sûr et on le voit déjà dans un certain nombre d'applications

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est ce que cette guerre des robots sera forcément meilleure que la guerre d'aujourd'hui c'est une question que je ne trancherai pas peut-être davantage de civils seront épargnés est-ce que les robots de matra vers l'intelligence artificielle auront les mêmes sentiments que nous la haine la jalousie la peur qui sont à l'origine même d'ailleurs du conflit et de la guerre ce sont des questions éminemment philosophique sur la question posée notamment par charles et par jean-charles sur la question de la vulnérabilité de la dépendance technologique hui elle est aujourd'hui

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majeur et il faut bien être conscient que ce que nous avons chez nous rivaux notamment la chine avec les b à thé xx mais également chez certains de nos alliés comme les américains avec les gars femmes c'est un écosystème qui est une sorte de consanguinité entre l'armée et l'industrie numérique c'est un complexe militaro numérique la plupart des applications que nous avons sur nos jouets ya smartphones etc numériques sont aujourd'hui issus de la recherche militaire qui est donné à l'industrie l'industrie la développe en fait des produits formidables sur lesquels nous achetons nous mêmes des des millions de produits ce qui fait des

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milliards d'euros de profits qui sont ensuite réinvestis dans la recherche à vocation militaire on l'a constaté notamment chez amazon qui fait le cloud computing pour la cia pour le 10e dit on l'a constaté partout ailleurs donc il faut en être conscient et à partir de là il faut qu'on arrive à se donner les capacités nous français ou au delà si on considère que la souveraineté aujourd'hui d'aucune nationale mais doit être européenne il faut qu'au niveau européen on se donne les moyens d'avoir nous aussi nos champions numérique parce qu'il en va non seulement de notre capacité à continuer à combattre et à se défendre y compris face aux menaces hybride mais il en fait il en va tout bonnement de notre

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souveraineté et de du succès des armes de la france on voit bien ce sera le mot de la conclusion 10h55 qu' on est sur des enjeux qui ne sont pas seulement à travers du numérique sur des enjeux de souveraineté militaire mais qui sont aussi sur des choix philosophique dont dépend pour une part l'avenir de notre humanité merci merci olivier pour la concision et la précision de toutes ces réponses je pense que nous allons prendre la décision de rendre publiques votre rapport et je précise que dans ce rapport il y aura le compte rendu de cette réunion donc si vous avez des éléments complémentaires apportées aux questions que quand vous apposez que le

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temps ne vous a pas permis d'exploiter vous pouvez en développer dans ce compte rendu de cette réunion voilà bombay chers collègues je pense c'est une pure formalité y aura sûrement pas des explications de vote pour prendre cette décision de rendre public ce rapport puisque tout le monde sait s'est félicité de la qualité de ce rapport donc je vous propose de le rendre public et donc deux d'inscrire dans son impression le compte rendu de cette réunion alors je vais aller accueillir clerlande et qui est la dgsn la nouvelle duchesse sgdsn plus tôt on commencera à 11h05 ça vous laisse quelques minutes et il

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faudra qu'on termine vers 12h30 voir 1h45 12h45 au plus tard a tout de suite