UNE NOUVELLE RÉVOLUTION AGRICOLE EST COMMENCÉE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« au début du 20e siècle quarante deux pour cent de la population était une population rurale agricole de paysans quand le décollage se fait des populations urbaines du la modification général et planétaire du mode de vie humain qui est en fait anthropologique on passe à 22% et aujourd'hui on est à 1,8 pour cent du total de la population »
- 5:00Locuteur 1Chiffre
« on a vu le maïs progressé de 178% on a vu le soja progressé de 169% »
- 7:00Locuteur 1Chiffre
« la part de l'alimentation dans les budgets des familles [...] c'est une réduction qui a été jusqu'à maintenant on en est à 20 % dans le budget des familles »
- 11:00Locuteur 1Chiffre
« il se pend un paysan tous les trois jours dans ce pays »
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je suis un homme des villes vous le savez cependant vous ne savez pas que j'ai été il ya fort longtemps celui qui tenait la rubrique agricole du journal les dépêches dans le jura et de cette époque m'est venue un intérêt pour l'agriculture que je ne soupçonnais pas au départ puisque mes centres d'intérêt c'était la poésie du xvième siècle et la philosophie du quattrocento mais j'ai pu me rendre compte justement du fait que j'avais cette observation à ce moment là des mutations incroyable qui se sont produits dans ce domaine d'activité humaine et notre pays évidemment a connu ce des bouleversements de l'agriculture je crois que c'est important de le remettre en perspective pour comprendre le moment que nous vivons je crois que notre notre débat celle elle si nous le prenons comme ça sinon c'est là la rixe habituel entre la majorité et l'opposition est s'est moyennement intéressant et les discussions techniques elle même perdre un peu de substance la france a été totalement bouleversée par l'entrée de l'ère industrielle dans l'agriculture il faut se souvenir tout de même que au début du 20e siècle quarante deux pour cent de la population était une population rurale agricole de paysans quand le décollage se fait des populations urbaines du la modification général et planétaire du mode de vie humain qui est en fait anthropologique on passe à 22% et aujourd'hui on est à 1,8 pour cent du total de la population c'est-à-dire une baisse de 95% c'est une révolution complète de la condition humaine et des rapports des différentes catégories qui concourent à la vie de l'espèce humaine parce que sans agriculteurs personne ne vit rien à manger bon donc quelque chose s'est produit dans la technique quelque chose s'est produit dans l'organisation de la société qui a permis de soulager on va appeler ça comme ça le la collectivité humaine de cette part de travail et donc tous ces gens ont pu aller faire autre chose qui n'avait pas forcément envie de faire d'ailleurs soit dit par parenthèse et personne ne peut oublier le magnifique chanson de jean ferrat sur ben oui plein de gens sont partis à regret est là là le grand déménagement de la population de notre pays des campagnes vers les villes avec tout ce que ça a donné mais donc ça nous l'avons au moins en mémoire je pense que beaucoup d'entre nous se souviennent de cette mutation l'ont connu ou bien eux mêmes ou bien leurs parents et ont entendu parler donc nous savons que des changements considérables peuvent affecter ce domaine d'activité et bien c'est pas la première fois au fond tout dépend de l'agriculture lorsqu'elle commence au néolithique seuil à 10 mille ans avant notre ère lee milan dix mille ans c'est elle qui va provoquer la sédentarisation c'est elle qui va rendre possible l'élevage et le pont de la population humaine qui se produit à ce moment avec une transformation radicale déjà à l'époque donc ça fait un moment que ça dure et bien aujourd'hui nous en sommes rendus à une période de même nature et pour des raisons qui n'ont plus rien à voir ni avec l'outil de production ni avec la condition des personnes qui travaillent mais avec la nature de l'organisation de la société et de ses réseaux économiques l'agriculture au départ c'est une activité de subsistance puis c'est devenu une activité qui a généré à pouvoir des changes et la valeur d'usagé a vu s'ajouter la valeur décembre aujourd'hui la valeur des changes surplombe entièrement la production et cette valeur des changes naturellement elle est organisée dans le cadre de l'économie financiarisée il est extraordinaire de se rendre compte que les produits dérivés agricoles c'est à dire qui donne lieu à une titrisation sous une forme ou sous une autre dans la sphère financière ont bondi de 16% au cours des quelques dernières années qui viennent de s'écouler au point que seulement 2% je dis bien 2 % des transactions sur les dérivés agricoles sur les produits agricoles à l'échelle 2 % donnent lieu à livraison effective tout le reste est de la spéculation c'est de la récolte vendus avant d'être se met revendu plusieurs fois avant d'être labour est revendu plusieurs fois en cours de route dans le bateau même où elle se trouve quant à elle est transportée avant d'arriver à son point de livraison cette domination de la valeur des champs cette domination de la sphère financière sur l'agriculture où il en penser que jamais elle ne prendrait pied où l'on ne voyait pas comment la financiarisation atteindrait l'agriculture puisque l'agriculture était par définition très étroitement dépendante du cycle des saisons et donc la position de la planète autour du soleil on voyait pas comment tout ça pouvait se changer et bien ils ont trouvé le moyen de le faire et ceux ci domine le reste voilà pourquoi monsieur le ministre je vous disais tout à l'heure que l'idée d'une culture contractuels qui parviennent à régler les prix est une vue de l'esprit je le dis sans aucune agressivité à votre égard ni en nous accusant de quoi que ce soit ni vous ni monsieur le rapporteur mais quand vous voyez l'extraordinaire volatilité des cours agricoles des coûts de 2 des prix un des changements des prix que ce soit je pense cette année 2006 2008 c'est à dire juste avant la grande crise et ceci a un rapport avec cela la crise de 2008 et vous verrez que la prochaine fois la prochaine crise qui naturellement va avoir lieu nous aurons des signes annonciateurs aussi dans les fluctuations de cours de matières agricoles mais on a vu le maïs progressé de 178% on a vu le soja progressé de 169% tout ça n'avait strictement rien à voir ni avec les saisons ni même avec les quantités qui avait été au sommet ou récoltés c'était de la pure spéculation financière par conséquent aucune culture contractuels ne viendra jamais à bout du fait que les prix fluctuent pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'agriculture vous pouvez inventé tout ce que vous voulez vous ne changerez pas cette réalité là vous disiez tout à l'heure nous faisons une politique des réalités fort bien la réalité et la financiarisation de l'agriculture et du coup ça change tout une des premières choses que ça change c'est la rente que d'une certaine manière le capitalisme pouvait se procurer à bon prix sur le paysan le paysan produisait toujours plus avec des méthodes agricoles industrielles c'est toute l'histoire du 19e siècle et ensuite le grand distributeur venu derrière et on faisait baisser les prix avec ça évidemment on baissait le prix de la nourriture et la part de l'alimentation dans les budgets des familles c'est une réduction qui a été jusqu'à maintenant on en est à 20 % dans le budget des familles m'ont n'a connu que c'était 30 des 40 % maintenant c'est stable depuis 20 ans 1 mais n'empêche que ce différentiel la a permis comment dire d'ajouter du pouvoir d'achat aux travailleurs des villes à bon compte parce que personne n'avait le leur donner et donc ça a été en quelque sorte un calmant sociale car dans la mesure où le pouvoir d'achat progresser tandis que les familles ne gagnez pas plus et ben elle se trouvait contente et tout le monde y trouvait son compte sauf les agriculteurs qui évidemment eux devaient travailler davantage pour produire davantage à moins cher et dans cette histoire n'ont jamais trouvé leur compte ils ne l'ont jamais trouvé leur compte c'est bien que le modèle industriel et la concentration des terres a pu se faire d'une manière absolument fulgurante devant une masse humaine absolument dépourvu de tout moyen de résistance par rapport à quelque chose qui est là subjugué voilà ce qu'il en est du passé à cette étape les prises agricole 6 supposons que nous coupions du marché mondial ce n'est pas ce que nous sommes en train de faire des sommes en train de faire exactement contraire la ligne générale de pente de l'union européenne et de la nouvelle pac c'est la renationalisation des politiques agricoles la renationalisation c'est l'exaltation de la compétition entre les pays toujours sur le même mode produire plus d'un portement je dis pas que les gens veuillent le faire mais c'était pousser toujours plus pour produire n'importe quoi peu importe du moment que ça se vend avec l'idée que le marché mondial épongera tous les excédents première remarque au moment où s'ouvre sur le monde on dit on où l'on veut beaucoup exporté alors on comprend pourquoi les prix mondiaux si je mets de côté l'aspect financier ne peuvent pas être des prix stables puisque ce qu'on va trouver sur le marché mondial essentiellement ce sont des excédents des excédents des arts des excédents des autres qui tue les agricultures locales à coude excédent ça aussi qu'est ce qu'on fait et bien la réponse est rien alors c'est grand changement du modèle économique et du modèle agricole s'ajoute un autre grand changement et pardon de dire que lui aussi je ne le trouve pas traité dans ce que nous avons sous les yeux mais j'achète d'abord sur les prix parce que sinon je serais un complet qu'on ne me dise pas que je fabule sur le fait que les marchés agricoles vont être de plus en plus ouverts parce que c'est ça la révolution c'est cette révolution de la mondialisation qu'on ferait mieux d'appeler globalisation parce que le monde a toujours été mondialisée la globalisation financière la commission et les directives sont parfaitement clair sur les objectifs il est dit l'aide aux agriculteurs doit dorénavant n'avoir pas ou peu d'incidence sur les échanges commerciaux c'est la théorie du libéralisme les marchés doivent peut-être pur et parfait et la concurrence libre et non faussée pour que l'union citation puisse respecter ses obligations dans l'accord de l'organisation mondiale du commerce il s'agit donc dans ce cas d'une confirmation de l'alignement des prix agricoles sur les cours mondiaux les cours mondiaux ne peuvent faire autre chose que fluctuer les cours mondiaux ne peuvent être autre chose que le résultat d'une spéculation par conséquent la destruction quasi totale de ce que nous connaissons comme modèle agricole est assurée ce n'est pas une probabilité c'est une certitude d'autant que cela provoque dans l'agriculture réel dans l'agriculture de la production de nouveaux phénomènes de concentration qui cette fois ne concerne pas tant les terres elles ont déjà été tellement concentré mais ça continuera c'est sur la façon de produire notamment dans l'élevage vous le savez mieux que moi là où nous avons des éleveurs qu'ils continuent à se comporter comme des paysans c'est à dire avec comme j'ai entendu quelqu'un du nouveau monde le dire une fois avec humour ils disaient nous nous avons des animaux archaïque parce que nous leur donnons à manger de la viande pardon ne leur donne à manger de l'herbe tandis que vous autres les européens vous leur donnez à manger de la farine de viande et ça l'amusé beaucoup c'était un brésilien ça nous amuse beaucoup moins maintenant parce que eux aussi leurs bêtes ne mangent plus seulement de l'air mais aussi toutes sortes de cochonneries que nous nous interdisons de produire chez nous et pourtant leurs produits arrivent en concurrence une concurrence qui est absurde monsieur le ministre vous n'osez pas rassuré en disant discutent sur le mercosur et ben on est bien à quoi pour de la viande argentine en france à quoi bon je veux dire il peut y en avoir un prix particulier mais mais pourquoi on a mené 10 tonnes et des tonnes on n'est pas capable de le faire bien sûr que si pourquoi amener à le soja la seule chose qu'on n'avait pas mis dans la pac dans le marché commun le seul produit qu'on n'avait pas mis dans le marché commun c'est le seul où immédiatement l'europe a été déficitaire tandis que tous les autres on les a émis dans le marché commun et en même pas 30 ans l'agriculture française et européenne était devenu auto suffisante ce qui est la preuve par les faits que le libéralisme le libre échange n'est pas compatible avec une agriculture saine une agriculture qui produit ce dont les gens ont besoin dans la quantité suffisante voilà c'est la démonstration est faite par d'autres bilans et maintenant naturellement les choses vont aller en s'aggravant la nouvelle pac qui démantèlent l'ancien rouvre la voie à des compétitions qui vont donner lieu à des concentrations du type de celle que je dénonce et c'est là qu'on voit quel rapport à la lutte contre la souffrance animale avec la lutte pour un modèle d'agriculture donnant des prix qui sont qui sont honorables pour ceux qui produisent parce que quand vous vous acceptez une ferme de je ne sais pas si on peut appeler ça une ferme je pense que mon collègue rapporteur qui est agriculteur qui est qui et éleveurs lui-même appellerait passe à une ferme de 37000 port pardon on n'est plus dans une ferme on est dans une usine qui produit dans des conditions absolument détestable de ce que nous ferons ce que nous trouvons de plus révoltant pour l'indifférence que cela témoigne à l'égard d'un être sensible qui est un animal mais aussi dans la conséquence économique et terrifiante pour ne rien dire de la conséquence sanitaire bientôt les gens vont avoir l'occasion de se rendre compte et pareil avec les fermes des dix mille vaches et ses abominations qu'on a inventé mais là encore on retrouve l'idée de marché qui sont dominés par quelque chose qui n'a rien à voir avec votre appétit mon envie de manger etc etc mais les cours financier et la spéculation qui finit par transformer certains produits agricoles est essentielle comme des sous produits alors même qu'il s'agit d'une activité d'élevage on prend l'exemple sur les vaches et bien dans les fermes des dix mille vaches le produit l'un des produits les plus importants et ben c'est pas le lait c'est le méthane qu'on arrive à tirer de ces pauvres bêtes à travers le cycle de leur nourriture mais c'est quand même extraordinaire non alors à partir de là naturellement il ya plus de compétition honnête sur le sur les marchés agricoles quand vous fait rentrer des carcasses qui arrive de nouvelle zélande de mouton ou la viande est un sous produit de la laine ce n'est plus une compétition normale entre entre producteurs donc toute la théorie de l'avantagé comparatif sur laquelle repose justement dans la théorie classique qui date quand même du xviie siècle je me permets de signaler l'archaïsme qui a à se référer à une théorie qui date du xviie siècle celle du libre échange le sait les seuls exemples qui étaient donnés étaient les exemples agricole elle justement ça ne fonctionne pas et ça ne fonctionne plus alors si c'est comme ça monsieur le ministre dira que on va par la culture contractuels régler les prix alors c'est je vous le dis c'est autant faire de la poudre de perlimpinpin pas ou ou je ne sais pas où un mois distribuer des pattes de lapin des fers à cheval aux paysans pour que ça se passe bien mais ça ne peut pas que c'est pas la culture contractuels qui est de nature à obtenir des prix il faut que les prix soient fixés et de grâce nous faisons pas entre nous des caricatures qui sont ridicules alors les prix fixés ça serait le communisme de guerre ça serait le l'économie administrée enfin enfin tous a lieu pendant des décennies notamment sous l'autorité de gaulle les prix étaient administrés tout les prix y compris ceux des gommes et des crayons vous achetiez pour vos gamins tous les prix et quels quels problèmes y at-il à fixer des prix plancher parce que si nous ne les fixons pas qui va les fixer en aval je viens de le dire le marché financier et en amont vous avez prévu d'organiser des réunions des agriculteurs avec les producteurs d'intrants on va avoir une discussion entre le syndicat par exemple de du dieu du maïs que sais-je encore de telle ou telle production ils vont aller rencontrer bayer et monsanto pour fixer les prix de l'amant donc les paysans sont hors d'état de peser sur laval et hors d'état de peser sur l'amour et après on compte sur une culture pour de bienveillance car naturellement on sait que les gens qui sont là sont d'abord animé par la bienveillance 1 autour de la table pour donner des prix rémunérateurs non et ce qui serait bienveillant serait viré parce que quand on nomme quelqu'un pour aller marchande et des prix on ne lui demande pas de revenir avec des résultats de bienveillance mais avec des prix bas par conséquent il est dans la nature des choses que le plus fort s'impose à celui qui n'a pas les moyens de résister et c'est la logique économique qui est fait comme ça c'est pourquoi il faut des prix planchers donc ne le comprenais pas comme une espèce de rêve qui n'auraient pas de rapport avec la réalité c'est le contraire c'est parce que nous avons compris la réalité et la façon avec laquelle se forment les plus agricoles que nous sommes pour les prix planchers si vous ne le faites pas vous n'aurez plus de paysans et donc vous n'aurez plus de production et croire que non ça ne se produira pas c'est ne pas tenir compte de ce qui est en train de se passer là je viens d'évoquer la raison pour laquelle cette affaire de prix plancher pour nous si central si évidente vous ne pouvez pas faire d'agriculture sans agriculteurs même si je sais que le rêve existe irait bien qu'ils pensent qu'ils vont faire de l'agriculture sans pollinisation vous le savez ça monsieur le ministre est incroyable le capitalisme est vraiment extraordinaire il tire profit de toutes ces turpitudes il ya plus d'abeilles en raison des pesticides fort bien alors il ya des gens qui sont en train d'imaginer comment ils vont pouvoir faire des drones ou des appareils pollinisateurs que naturellement ils vendront et qui viendront polliniser à la place des bestioles qui le faisait gratuitement jusque là voilà alors c'est ça aussi c'est pas c'est pas nous c'est pas acceptable comme futur mais c'est ce qui se produira si on ne permet pas aux paysans de vivre c'est-à-dire d'abord et maintenant je viens au deuxième qui va à nouveau alimenter mon argumentaire sur cette question des prix plancher c'est que le deuxième choc qui est en train de prendre l'agriculture c'est le changement climatique et là il ya urgence alors on a plein de petits signaux mes copains vignerons ont expliqué dans le jura que il avait déjà aperçu la mouche drosophile je vous apprendrai pas monsieur le ministre la conséquence des mouches drosophiles dans les vignes d'accord vous les avez pas vu elle passe vous le savez que l odeur de vinaigre pourquoi parce que cette sale bête perse la peau du raisin et il se met à fermenter et a tourné vinaigre parce que l'art de faire du vin c'est de l'empêcher de tourner vinaigre et sur pied donc si vous vous trompez sur une seule un seul rang terminé tout ce que vous avez ramassé et bon acheter parce que la contamination et là je prends l'exemple de la drogue aussi pour vous faire sourire mais on pourrait évoquer ce qui est moins souriant façon tout est grave là dedans les sécheresses et les sécheresses pas simplement y manque d'eau où c'est que je n'en trouvais je vais pompée dans la nappe phréatique comme un fou ah c'est pas seulement ce processus là c'est que le fait qu'ils aient pas d'eau transforme la composition du sol qui est déjà rangée de produits qui ont abaissé la fertilité dans des conditions que vous connaissez c'est en fait que tous les paysans qui cultivent vous dis-je un et ils le savent ils l'ont compris il y à une baisse de la fertilité du sol vous en convenez monsieur monsieur le rapporteur je vois en approuvant de la tête par conséquent c'est un défi l'agriculture d'ici quelques années avec le changement climatique c'est plus la même qu'avant voilà comment va-t-on faire face à ça pas avec des gens ruinés pris comme ça par un endettement non il n'y a aucun ils n'arrivent plus à faire face et qui sont confrontés à des fluctuations prix donc il ya un rapport entre la lutte contre la financiarisation de l'agriculture la déconnexion avec les marchés mondiaux et la question l'écologie et du traitement écologiquement respectueux de l'agriculture c'est la nouvelle fonction que les agriculteurs vont avoir ya quelques années il y avait des gens qui faisaient toutes sortes de textes en disant oui des paysans il en faut parce qu'ils vont s'occuper du paysage rural rebond sa larve n'est pas l'esprit que bon s'occuper du paysage rural c'est bien enfin c'était pas essentiellement la vocation de des paysans qui se voyait d'autres activités mais par contre la tâche des reconstructeurs de la terre détruite si ça va faire partie des prochaines missions de l'agriculture et il serait temps de s'y mettre et le plus tôt on s'y met le mieux ce sera par conséquent ça veut dire aussi que les niveaux de qualification des agriculteurs vont aussi devoir monter pour être capable d'accomplir ce type de tâche au demeurant si vous voulez une agriculture paysanne je me tourne un peu vers vos parce que sur ce plan nous avons souvent eu des visions qui se joignaient si vous voulez une agriculture paysanne forcément vous aurez besoin de plus de main d'oeuvre par la force des choses quelqu'un dit on peut pas aller enlever les mauvaises herbes à la binette les bien entendu je propose pas qu'on aille le faire on peut avoir d'autres méthodes ya d'autres méthodes que ça mais de toute façon c'est mentir que de dire qu'une agriculture paysanne va pouvoir se faire avec 1,8 pour cent de la population qui est à la terre ce n'est pas vrai il faut 300 400 peut-être cinq cent mille paysans de plus que nous ne trouverons pas en les dessinant comme disait l'armée romaine 2 3 4 5 6 7 et paysans c'est forcément des gens qui doivent avoir envie d'y aller et qu'ils vont le faire dans de nouvelles conditions il faut donc augmenter les contingents qui sont recrutés dans les lycées agricoles et il faut proposer une vitre en soit une parce que personne n'a envie d'aller crever tout seul de misère financière de misère affective de misère culturelle comme souvent c'est le cas au point que au bout de toutes ces difficultés il se pend un paysan tous les trois jours dans ce pays dans une indifférence absolument incroyable alors que c'est un drame social et humain épouvantable donc dont je sais que vous êtes aussi ému que que je le suis moi même à cet instant en en parlant alors pour que cette nouvelle agriculture qu'ils fassent face à cette révolution verte il faut acter par des gestes forts les ruptures que l'on fait les ruptures rupture avec le cadre du libre échange généralisé voilà je fais et l'autre ligne il y en a marre ça suffit ça ne sert à rien si on peut faire une relocalisation nous autres français je vous dis pas que tout le monde puisse faire parce qu'on était jusque là dans une zone tempérée qu'on arrivait à produire à peu près tout ce qu'on voulait eh bien nous n'avons pas besoin de ce grand marché mondial vous me direz nous avons des excédents mais je l ai bien compris qu'on a des excédents mais enfin d'abord il y en a pas tant que ça et puis deuxièmement dans le marché mondial il ya une demande qui existeront n'a jamais dit qu'on va revenir à la stricte valeur de subsistance de la nation française avec son agriculture j'ai pas dit ça mais il faut que le point de départ ça soit pas la solution et le miracle agricole viendra de l'ouverture des marchés sur le monte noms et lieux le contrat mer que sourd est mauvais il est mauvais dans do à l'autre et ne nous servira à rien alors le geste à qui a été signé dans les conditions que vous savez tous pardon monsieur le ministre mais là je fait les gros yeux parce que c'est bien votre gouvernement qui a accepté que jephta ne viennent pas en débat devant les assemblées c'était au conseil et ça c'est décidé le 17 juillet donc c'est pas ça nous est pas tombé du ciel dernière fois sur le c'est à vous nous avez dit c'est pas nous c'est hollande montraient bien moi ça me va je vais bien admettre c'est vrai mais le geste annoncé paolo c'est vous et là c'est pire parce que c'est au point de départ le 7 le ceta au moins il va passer devant nous pour une partie le g20 on ne verra même pas alors il paraît que c'est un très bon accord pour nous parce que on aurait changé au japonais de laisser passer de production agricole en échange de pouvoir arranger nos affaires avec les voitures qui intéressent beaucoup nos amis allemands sur tous les sujets dans toutes les directions dans toutes les négociations à tout propos puisque ne produisent pas des bananes les des voitures qui représentent 20% de leur économie c'est dire que le futur ne sera pas très doux pour eux parce que les le véhicule automobile est un véhicule qui sera bientôt dépassé aussi par les problèmes de la de la crise écologique donc les marchés de l'est et sans internationaux abaisse le niveau de la production la question de la qualité il doit y avoir une rupture j'ai dit une fois et on m'a dit que j'exagérais admettons que j'accepte de diviser par deux je suis marseillais et exagéré mais là le la qualité nutritive d'une pomme de l'époque la mienne où j'étais un gamin qui ont donné des pommes en manger et je vous fais un prix on m'avait dit cent fois moins bon je change la moitié moins de ce qu'elle est aujourd'hui donc il faudrait faire manger le double en réalité le tri pour le quadruple de pommes qu'on m'a fait manger à vos enfants et vos petits enfants si vous voulez qu'ils arrivent à être aussi bel homme que je le suis à mon âge voilà où nous en sommes oui alors pour ça c'est pour le sourire à cette heure ben oui mais il faut bien aussi sourire sinon on n'en finit plus alors cette question de la qualité monsieur le ministre vous devez là aussi il faut il faut que le texte marque une rupture donc voilà les trois sujets sur lesquels nous ne sommes pas au rendez vous avec ce texte les prix parce que tout repose sur une illusion la culture contractuels deuxièmement les qualités des produits compte tenu aussi de retard qu'on est en prendre en train de prendre sur la reconstruction et le troisième élément c'est évidemment la souffrance animale alors je vais finir et sur ceux sur ce thème tout à l'heure mon collègue vincent dira tout mieux que moi et de façon plus précise pas ce qu'il a écrit il écrit de très bons livres sur le sujet mais la souffrance animale ce n'est pas seulement une question de sensibilité encore te la sensibilité à la détresse des autres c'est une préparation à l'empathie humaine la sensibilité le fait d'admettre qu'un animal est un être sensible ce n'est pas une sensiblerie c'est une autre un autre regard que l'on porte sur le monde et si on regardait le monde de cette manière là peut-être ne le brutalisez tombe pas dans les autres domaines comme nous le faisons tous les autres le domaine social mais aussi tout le reste des rapports à la nature il faut marquer des coups d'arrêt franchement j'étais là au débat au premier passage quand on a abordé la question des poussins mâles que l'on jette à la déchiqueteuse on était tous mal ici dans cet hémicycle parce que il y avait des gens qui étaient pas au courant doute qu'ils découvraient vous même monsieur le ministre vous trouviez pas que c'était bon j'ai envie d'être comme tout le monde être comme moi vous comme comme tout le monde ici c'était une idée horrible on nous a répondu il ya une étude pour pouvoir s'apercevoir avant et des dans l'oeuvre de ski et un oeuf dans lequel il ya un poussin mal ou pas très bien mais en attendant on continue à broyer ben oui mais c'est pas acceptable alors c'est exactement comme la sphère du glyphosate c'est quelque chose qui est inacceptable on arrête alors on se dit oui mais ça crée des situations économiques et benjamines ont la situation économique voyons comment on peut aider les gens qui avaient besoin de ce type de deux traitements à produire sans avoir besoin c'est plus simple de régler un problème financier ou technique que de continuer à se couvrir d'actes de barbarie de cette nature il en va de même pour le glyphosate je le dis avec tout le respect que je porte à celui qui est passé à cette tribune avant moi du groupe u10 je crois bon c'était très pertinent ce que vous nous avez dit je l'entends tous mais enfin si c'est dangereux comme on nous l'a dit alors on arrête tout de suite vous me dites on ne peut pas arrêter tout de suite jeu où tout le monde peut l'entendre mais je vous demande aussi d'entendre la conséquence que ça parce que les conséquences on les connaît les malformations les maladies les cancers le coût pour la société je le mentionne que pour terminer ma liste donc il va falloir arrêter on a dit trois ans on trouve que c'est trop long souhaitons qu on fasse parce que l'union européenne c'est pas ça qu'elle a dit monsieur le ministre et sa s'imposera à nous l'union européenne elle a dit je prolonge pour cinq ans le droit d'utiliser les glyphosate et ben oui mon reverra après et vous verrez que les mêmes lobbies vont repasser parce que quand bayer et monsanto vont avoir fusionné terminé de fusionner avec l'approbation d'ailleurs bizarre de la commission sur le sujet et que le gouvernement allemand va venir ce qu'il a déjà fait la dernière fois contre l'avis du président français 1 est ce ton passé de notre de notre avis pour le maintenir encore cinq ans vous allez voir si vous allez pouvoir simplement comme ça les défier c'est maintenant qu'il faut leur dire ah bah oui c'est maintenant qu'il faut leur dire on le choix est la preuve que quand on désobéit et quand on nous les français au fait des gros soucis et bayer les choses changent parce que la première fois qu'on a fait ça c'était pour les cerises on a interdit le produit confronté dessus alors évidemment il est il était cancérigène une horreur on l'interdît et bien derrière qu'est ce qui s'est passé naturellement nous avons eu droit aux récriminations de la commission mais qu'est ce que nous avons fait et ba rien on a continué à faire comme nous on avait décidé de faire et qu'est ce qui s'est passé à ce moment là d'autres pays ont changé leur attitude en dix ans mais puisque les français font ça c'est quand même le problème doit être grave et oui les français ça compte quand ils prennent une décision et d'autres pays ont commencé à changer aussi et interdire leur produit ça vaut la peine de désobéir ça vaut la peine de désobéir à l'union européenne ça vaut la peine de construire des rapports de force une nouvelle agriculture doit jaillir bon mais ça sera pas avec le ce texte de l'eau on voit bien que vous essayer de bien faire mais j'espère que j'ai convaincu les collègues et qu'ils comprennent que et vous même je leur apporte avant le semis que si vous votez pas les amendements qu'on vous propose il ya peu de chances qu'on vote le texte parce que même pour vous faire plaisir on ne va pas lever le bras pourra prouver quelque chose qui n'en vaut pas la peine permettez moi de vous le dire merci son [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon