🟠 RÉPRESSION DES LYCÉENS, LOI INTÉGRALE, UKRAINE - Clémentine Autain sur France Info
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse directe
On le rappelle, il y a une loi martiale en Ukraine actuellement depuis l'invasion de la Russie. Il ne peut donc y avoir d'élections. De la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de la provocation ou vous êtes d'accord avec lui ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est assez différent de ce point de vue que je peux entendre chez les Ukrainiens qui en effet réclament en partie ces élections et je le comprends.
- 3:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous percevez la même chose [qu'une décélération du mouvement lycéen] ?
- 4:12OuverteRéponse directe
C'est ce à quoi vous appelez quand vous parlez de cette autre mobilisation ?
- 4:52OuverteRéponse directe
La gauche, votre famille politique instrumentalise les gens. Non, mais ça c'est ridicule d'abord.
- 5:36RelanceRéponse directe
Vous dites 6900 garde à vue ? Je vais vous donner une comparaison.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20SPEAKER_XXFait
« Il y a un agresseur et un agressé. L'agresseur c'est la Russie. les agressés, ce sont les Ukrainiens. »
- 3:28Clémentine AutainFait
« La jeunesse s'est levée dans notre pays. Euh que c'est très important ce qui se passe, qu'il y a une convergence des luttes qui est en train de se mettre en marche. »
- 4:52Clémentine AutainFait
« La gauche, votre famille politique instrumentalise les gens. »
- 8:30Clémentine AutainFait
« Il faut que les méthodes, les ceux qui enquêtent sur la police soient indépendant de la police. C'est le minimum. »
- 9:54Clémentine AutainFait
« Quand je vois la macronie qui assume de piétiner l'état de droit, je me dis mais c'est incroyable, il devait être un barrage à l'extrême droite et ils sont chaque jour un peu plus la passerelle à l'extrême droite. »
- 10:36Clémentine AutainFait
« S'il n'y a pas de budget intégral, il n'y aura pas d'application la loi intégrale. aussi simple que ça. »
- 11:20Clémentine AutainFait
« Les annonces qui ont été faites par monsieur le cornu dans une tribune au monde, un entretien qu'il a donné où il était très heureux d'annoncer qu'il allait mettre plus de 2 milliards sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et quelques milliards aussi sur contre les violences faites aux enfants. Et puis 2 heures après, il y a un communiqué de Matignon qui tombe et qui nous explique que tout ça c'est en fait les budgets existants. »
- 12:48Clémentine AutainChiffre
« Nous avons deux fois moins de juges que euh les pays européens qui sont économiquement ressemblants au nôtres, deux fois moins. »
- 13:29Clémentine AutainFait
« Ce qu'il aurait fallu, c'est ce qu'on appelle une loi cadre, c'est-à-dire une loi qui engage le gouvernement et qui permet d'avoir une programmation budgétaire. »
- 14:05Clémentine AutainChiffre
« 73 % de classement sans suite dans les plaintes de viol ou d'agression sexuelle. »
- 16:03Clémentine AutainFait
« Nous voulions la fin des cours criminels départementales parce que nous voulons que les viols soient jugés aux assises comme des crimes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Et bonjour Clémentine Autin, député de scène Saint- Nico, fondatrice du mouvement de gauche et écologiste d'après. On va évoquer avec vous bien sûr la mobilisation lycéenne, également cette proposition de loi intégrale examinée en ce moment à l'Assemblée nationale sur les violences sexistes et sexuelles. Mais tout d'abord cette actualité internationale ce matin. Donald Trump qui lâche l'Ukraine d'une certaine manière furieux contre le président Volodimir Zelenski à qui il demande d'arrêter les frappes contre les raffineries russes. Donald Trump vient de passer avanthier un accord avec Moscou pour recevoir justement du pétrole russe et faire baisser les prix dans son propre pays. Il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président, dit Donald Trump. Jean-Luc Mélenchon en
déplacement hier dans le puit d'ô a réagi notamment à cet accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Avec Trump on ne discute que d'une chose, business. C'est pas la stratégie de Trump, c'est la [raclement de gorge] stratégie européenne qui est lamentable. C'est pas comme ça qu'il faut faire à l'évidence et c'est nous qui devrions faire le tampon. ouvrir les discussions avec Putine, amener Zelinski. Bon, peut-être un jour aussi qu'il y a des élections en Ukraine. Il faudra peut-être qu'il y ait des élections en Ukraine un jour dit Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que comme le suggère Donald Trump, Vladimir Zelenski est devenu un président illégitime pour l'Ukraine ? Non, mais là c'est business azujol de Donald Trump. il a lâché les Ukrainiens. C'est pas tout à fait nouveau, mais on
je dirais que là on est un un sommet de de provocation dans un moment où il est en train de derrole avec la Russie. Donc ce sont ces intérêts qui priment sur le droit international. Je je veux rappeler ici qu'il y a un agresseur et un agressé. L'agresseur c'est la Russie. les agressés, ce sont les Ukrainiens. Donc l'urgence pour la communauté internationale, c'est de faire pression pour que on respecte les frontières et le droit du peuple ukrainien de décider de son avenir d'être pas de réaction vraiment européenne à ses propos de Donald Trump français. C'est la vérité. Il faut réagir fort bien sûr, mais l'Europe est en dessous de tout. Euh parce que elle elle n'est
pas soudée, clair, déterminé dans un rapport de force qui doit passer aussi par la diplomatie. Euh moi, je crois au droits international, je crois à la diplomatie. Euh et de ce point de vue-là, j'estime que euh l'Europe, l'Union européenne en tout cas n'est pas du tout euh au rendez-vous pour soutenir les Ukrainiens. Et Clémentin sur ce que dit Jean-Luc Malanchon, il faudra qu'un jour il y ait des élections en Ukraine. On le rappelle, il y a une loi martiale en Ukraine actuellement depuis l'invasion de la Russie. Il ne peut donc y avoir d'élections. De la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de la provocation ou vous êtes d'accord avec lui ? Il faut qu'il y ait des élections en Ukraine. Je pense que c'est au papkrainien de le décider et comme nous sommes à l'échelle
géopolitique dans un rapport du force nécessaire avec Poutine, je ne pense pas utile de réclamer la démission de Zelenski parce que c'est d'un point de vue diplomatique pour le coup un affaiblissement du président ukrainien et donc des Ukrainiens. Maintenant, je sais qu'en Ukraine il y a certaines voies bien sûr, mais c'est aux Ukrainiens de le dessiner et ce n'est pas nous. euh à euh encore une fois affaiblir l'Ukraine en en demandant la tête de Zelinski. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est assez différent de de ce point de vue que je peux entendre chez les Ukrainiens qui en effet réclament en partie ces élections et je le comprends. Clémentin l'actualité en France c'est toujours la mobilisation lycéenne qui
continue avec cet appel à la mobilisation la manifestation mardi prochain pour un 5e acte comme on les appelle désormais. l'exécutif lui dit percevoir une décélération dans le mouvement. Il y avait 96 % de lycée ouverts par exemple en fin de semaine selon l'éducation nationale. Est-ce que vous percevez la même chose ? Non, moi je pense que la jeunesse s'est levée dans notre pays. Euh que c'est très important ce qui se passe, qu'il y a une convergence des luttes qui est en train de se mettre en marche avec des rendez-vous euh le 13 et euh surtout le 17 samedi prochain, à l'appel aussi des syndicats. Donc moi, je ressens un un bouillonnement formidable dans ce pays, une contestation parfaitement légitime de la jeunesse, une convergence des luttes. Clémentine,
c'est ce à quoi vous appelez quand vous parlez de cette autre mobilisation. Oui, bien sûr que j'appelle à la convergence des luttes. Je la croix légitime. Je comprends la colère dans notre pays et je suis heureuse que la jeunesse se soit levée. Maintenant, je suis révoltée par la réponse qui lui est apportée. Une réponse à la fois brutale du ministre Nounz et méprisante de la part de ce que j'appelle le monsieur Bricolage, le ministre de l'éducation. Ministre de l'éducation. On va en parler mais tout d'abord, je voudrais vous faire écouter cette déclaration de Gabriel Atal, le candidat à la présidentielle du parti Renaissance qui était en meeting hier à Lyon, un meeting consacré à la jeunesse et il il accuse votre famille politique d'instrumentaliser le mouvement des lycéens.
Cette colère, certains veulent l'attiser, la récupérer, la dévoyer en multipliant les insinuations ignobles contre la police, en légitimant la violence, en appelant à l'émeut, en faisant de la jeunesse de la chair à canon politique. Clémentine Notin, les mots sont forts. La chair à canon politique. La gauche, votre famille politique instrumentalise les gens. Non, mais ça c'est ridicule d'abord. Ça c'est ridicule. Je veux dire, la jeunesse elle est elle est mobilisée et c'est pas parce qu'on appuie sur un bouton qu'une force politique décide que la jeunesse se mobilise qu'elle se mobilise. Sinon, autant vous dire que ça ferait bien longtemps qu'elle serait dans la rue. Donc ça marche pas comme ça. Donc ça c'est ridicule. En revanche d'entendre
monsieur Atal faire les loges des forces de l'ordre quand on voit la réalité du bilan aujourd'hui. Et c'est un bilan politique, c'est pas d'abord la police que j'accuse. J'accuse une hiérarchie politique, j'accuse une méthode de maintien de l'ordre. J'accuse l'impunité qui est responsable de l'intualité sont les 6900 euh garde à vue, c'est ça ? Oui. Alors, vous dites 6900 garde à vu ? Je vais je vais vous donner une comparaison. En mai 68, 95 gardes à vue. La loi de vaquet 150 gardes à vue. Le CP en 94 250 gardes à vue. En 2005 quand il y a eu les émeutes avec les feux qui ont fait le tour du monde 4500 garde à vue. Le mouvement anti CPE 1920, la loi
travail 890, les gilets jaunes en 1 an 6700. Et là on a quoi ? Votre analyse politique c'est quoi ? C'est le gouvernement qui veut étouffer ce mouvement. C'est ça votre analyse ? C'est évident. Mais c'est évident, c'est c'est on ne reconnaît pas la France. Je veux dire la France, elle est dans la rue, elle est plus du tout au gouvernement. Euh comment le corn a nié toute répression policière cette semaine ? était aux questions d'actualité quand je l'ai entend que entendu dire que la réponse était proportionnée de la police. trouvez ça proportionné quand vous avez des mineurs qui se retrouvent avec une main arrachée qui se retrouve avec un gouvernement avec policiers et gendarmes blessés aussi quand vous avez des policiers qui agressent des manifestants parce que on
a vu ce qui était le plus choquant quand vous avez des mutilés on parle de mineur comment c'est possible une chose pareille ça c'est le plus choquant mais je dirais qu'il y a aussi toute la façon dont la police est est débridée totalement il y a a il y a un côté Bah comme ils sont impunis finalement allez hop on peut y aller. Moi je vous demandez quoi concrètement ? Est-ce que parce que je demande que ça cesse mais donc que ça cesse d'utiliser par exemple des LBD quand il y a des mineurs en face les grenades de désencerclement pour être très concret sur très concret vous le dis je pense que ce n'est pas possible comme je l'ai vu par exemple à se vran quand vous avez des manifestants jeunes qui viennent tout simplement porter des revendications légitimes, pouvoir étudier dans des conditions
dignes, avoir un avenir c'est ça qu'il demande et que à peine arriver avec tout juste une centaine de manifestant, vous avez la police montée qui arrive et des insultes racistes et même des parents d'élèves bousculés. Bien sûr, je l'ai vu de mes yeux vu. Bah, ça n'a aucun sens quand vous êtes dans des manifestations qui sont calmes et que vous voyez la provocation par le nombre de policiers, par en effet des grenades qui ne devraient pas être utilisé en France aujourd'hui face à des manifestations suppression tout cour et je demande qu'on arrène avec l'IGPN et qu'on arrête avec l'impunité. L'IGPN c'est quoi ? Le ministre nous dit il y a 18 enquêtes qui sont ouvertes, peut-être 24 maintenant. Alors ça ça a augmenté depuis en effet la dernière
manifestation. Mais l'IGPN c'est quoi ? C'est des policiers qui enquêtent sur les policiers. Vous ne leur faites pas confiance. C'est comme l'ordre des médecins, vous savez qui euh enquête quand il y a des violences sexuelles chez les médecins. Bah ça donne l'affaire le Squarnec. Donc ça ne marche pas. Vous ne faites pas confiance à l'IGPN ? Mais bien sûr que non. Mais bien sûr que je ne fais pas confiance à l'IGPN. Il faut que les méthodes, les ceux qui enquêtent sur la police soient indépendant de la police. C'est le minimum. Et il faut que la doctrine de maintien de l'ordre euh euh prenne un peu exemple sur ce qui se passe ailleurs. C'est-à-dire que on ne fait pas de la provocation. D'accord. Pas de provocation. Je ne peux pas, c'est pas possible que j'entende Mabadou quand des
policiers interviennent. par exemple à ce accusez toute la police d'être assise ce matin ou c'est des incidents isolés revêt ? J'accuse et je vous le redis, j'accuse la hiérarchie politique. C'est une question politique. Si quand vous avez autant autant de garde à vue avec seulement c'est quoi ? C'est c'est même pas des dizaines de détentions provisoires à la fin de ces gardes à vue, c'est rien en vérité. Il y en avait 14 la dernière fois mais c'est rien. Des poursuites, c'est très peu. Donc ça veut dire que vous avez des jeunes qui sont maltraités, on le voit dans les images qui circule, mais vous avez aussi une jeunesse qui se retrouve en garde à vue alors qu'elle demande à étudier correctement. Ça n'est pas possible dans
un pays qui est censé être celui de la liberté qui est un état de droit. Et quand je vois la macronie qui assume de piétiner l'état de droit, je me dis mais c'est incroyable, il devait être un barrage à l'extrême droite et ils sont chaque jour un peu plus la passerelle à l'extrême droite. Députée de Sandy et cfondatrice du mouvement de gauche et écologiste la prè, vous êtes notre invité ce matin du 830 France info. La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles va être soumise au vote mardi prochain à l'Assemblée nationale. C'est un texte pour lequel vous vous êtes beaucoup engagé. Aurore Berger, la ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a voulu rassurer vendredi dans l'hémicycle sur les moyens
alloués à cette loi. un engagement clair d'augmentation des moyens dès 2027 et un amendement de programmation sur les prochaines années, ce qui n'avait jamais été fait pour encore une fois garantir que la loi intégrale est donc un budget qui permett mesures définitivement adoptées puissent être déployées et puissent être déployées de manière progressive sur les prochaines années. Est-ce que vous êtes rassuré par les paroles de la ministre sur les moyens qui pourraient être alloués à cette loi ? La question est centrale de ces moyens. Absolument. S'il n'y a pas de budget intégral, il n'y aura pas d'application la loi intégrale. aussi simple que ça et nous n'avons aucune raison de ne pas s'être inquiet parce que les annonces
qui ont été faites par monsieur le cornu dans une tribune au monde, un entretien qu'il a donné où il était très heureux d'annoncer qu'il allait mettre plus de 2 milliards sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et quelques milliards aussi sur contre les violences faites aux enfants. Et puis 2 heures après, il y a un communiqué de Matignon qui tombe et qui nous explique que tout ça c'est en fait les budgets existants. Alors nouvelle ligne il est à la loi. C'est ça que vous nous expliquez zéro. Pas de création budgétaire. D'ailleurs dans la loi, il est inscrit à un endroit que il faut 3 milliards de budget. Alors j'ai fait un amendement en disant il faut que ce soit de la création budgétaire. Cet amendement a été bah a été rejeté. Oui, en plus parce que si
c'est 3 milliards mais que c'est 3 milliards qui existent déjà dans le budget, vous voyez bien que ça ça revient rien. Et l'amendement où je propose où je propose où nous proposons avec mes collègues euh que ce soit de la création budgétaire, cet amendement est rejeté. C'est assez sidérant et en même temps très signifiant. Donc sur les moyens, vous n'êtes pas rassuré, sur la la loi en tant que telle, donc qui devrait être voté mardi, est-ce que c'est une conquête féministe cette loi ? Est-ce que c'est la première grande loi pour les femmes et les enfants aussi du poste mitou ? Alors d'abord c'est parce que il y a eu le travail de la coalition féministe et enfantiste puis de la civis qui ont chiffré proposé et la mobilisation Oui. et la mobilisation citoyenne tous les
lundis avec l'affaire Liana. ce drame qui nous déchire tellement c'est insoutenable qu'une jeune fille de 14 ans parce que le dossier était sous la pile avec des magistrats qui sont saturés et qui ne peuvent pas faire correctement leur travail qui est un crime qui a révolté tout le monde et qui sont pas suffisamment formés et bien à partir de là le gouvernement était obligé d'inscrire la loi travaillée par les parlementaires. Comprenez bien c'est une c'est une proposition de loi. Ce qu'il aurait fallu, c'est ce qu'on appelle une loi cadre, c'est-à-dire une loi qui engage le gouvernement et qui permet d'avoir une programmation budgétaire. Et c'est pour ça que j'en reviens au budget parce que là, ce qu'on a inscrit dans la loi, les 3 milliards, ça vaut rien.
Alors que si c'était une loi cadre avec une programmation budgétaire, ça engageait l'État comme en Espagne. Et regardez ce qui s'est passé en Espagne. Les effets, il y a une grande lo grande loi qui est la loi modèle référence. Exactement. Et bien nous avons fait en Espagne, ils ont réussi à faire reculer les féminicides. Ils ont réussi à ce que la prise en charge des victimes soit beaucoup plus opérationnel à faire en sorte que l'impunité des violences sexistes et sexuelles cesse. Ce que vous dites ce matin, c'est que la loi française n'est pas haut niveau, celle qui va être votée euh mardi. Alors tout de même concrètement, qu'est-ce qui pourrait changer pour les femmes et les enfants suite au vote de cette loi ? Par exemple, il y a un chiffre qui choque
tout le monde. 73 % de classement sans suite dans les plaintes de viol ou d'agression sexuelle grâce aux nouvelles mesures qui vont probablement être voté mardi. On suivra. Est-ce que ce chiffre pourrait s'améliorer selon vous ? Ben écoutez, par exemple, je vous donne, je vais essayer d'être très concrète. Par exemple, dans la loi, nous disons il y a six actes d'enquête obligatoire à partir du moment où il y a un dépôt de plainte. Très bien. C'est des choses très basiques, hein. Le fait que l'auteur soit entendu, de le perquisitionner, de regarder ce qu'il y a dans son téléphone portable, de chercher s'il y a des témoins, enfin vraiment c'est très basique mais nous l'inscrivons dans la loi. Si nous l'inscrivons dans la loi, c'est parce que c'est pas fait. Mais pourquoi
c'est pas fait ? [grognement] C'est pas fait parce que nous n'avons pas suffisamment d'officiers de police judiciaire, parce que nous n'avons pas suffisamment de magistrats, de procureur pour que ce travail soit fait. Donc si vous le mettez dans la loi mais que euh vous avez toujours aussi peu de magistrats, aussi peu d'officiers de police judiciaire, et bien ça ça ne peut pas être réglé parce que les piles seront toujours énormes. Nous avons deux fois moins de juges que euh les pays européens qui sont économiquement ressemblants au nôtres, deux fois moins. Comment voulez-vous que ça marche ? et le ministre d'Armanin. Déjà, c'est quand même assez insensé que ce soit monsieur d'Armanin qui soit le ministre de la justice et qui vienne discuter avec nous
d'une loi sur les violences sexistes et sexuelles quand on connaît les les enfin les faits dont il a été l'objet. Enfin, je trouve que c'est assez sidérant mais bref, il vient et il nous dit on va mettre en place, on va voir 300 magistrats supplémentaires mais c'est d'abord on n'est pas sûr de les avoir et c'est tellement il y a un parquet spécialisé aussi qui doit être créé normalement. Alors, ça a été un gros débat avec euh monsieur d'Armanin parce que en effet ce que ça crée c'est des juridictions spécialisées. Donc ça veut dire que on va former euh ces personnels, ce qui fait partie du problème. Donc de ce point de vue, c'est une bonne chose. C'est une bonne chose. Mais nous nous voulions la fin des cours criminels départementales parce que nous voulons
que les viols soient jugés aux assises comme des crimes. C'est une revendication féministe historique mais monsieur Darm s'est acharné à vouloir défendre ces cours criminels efficace. il dit que c'est plus efficace et qu'on arrive plus vite à avoir un jugement sur ces faits justement de ça me rappelle ces vieux débats où on avait des avocats de féministes qui nous disaient mais vaut mieux aller en correctionnel pour un viol parce que les magistrats vont être plus sévères que les jurés hein et donc ça voulait dire qu'on juge des viols en délit et non pas en crime. Alors là, vous me direz c'est les cours dites criminel petit petite mieux mais mais attention attention nous voulons que la justice se fasse quand il s'agit de crime dans le cadre de juridiction populaire c'est très
important et vous avez des magistrats dans les juridictions populaires. Donc il faut que ces magistrats soient formés. Clément, on arrive à la fin pour résumer cette loi sur le principe. Il y a des choses qui peuvent vous satisfaire mais la question des moyens sera centrale. Il y a des choses positive, on définit un crime d'inceste. On va pouvoir aller dépos plaintes dans les hôpitaux mais il faut que ça suive. On a une haute autorité qui va permettre de nous donner des données sur les violences sexistes et sexuelles. Il y a des frais d'avocat, des frais de soins qui vont être remboursés, mais il y a toute une partie essentielle sur les moyens pour la justice et sur des moyens aussi sur les soins post-traumatiques pour les adultes qui ne sont pas pris en charge. Et
enfin, l'article 62 [musique] qui a été rejusté avec la Macronie et le RN main dans la main pour protéger les femmes étrangères me reste en travers de la gorge parce que ça veut dire que les femmes étrangères sont d'abord regardées comme des étrangères et pas comme des femmes victimes de violence conjugale ou de viol. Or, pour pouvoir aller déposer plainte, il faut pas qu'elle soit menacée de sortir du commissariat avec une OQTF, sinon et bien évidemment qu'elles n'iront pas euh porter plainte et qu'elles ne seront pas protégées. Merci Clémentine Autin, député de SC Nico, fondatrice du mouvement de gauche et écologiste l'aprè d'avoir été l'invité du 8:30 France info ce matin. Rester avec nous. L'info continue.
Clémentine Autain