Une génération dit désormais aux anciens ce qu'il faut faire.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Pour la première fois, nous entendons parler d'une génération qui dit aux anciens ce qu'elle doit faire. »
- 0:10Invité politiqueFait
« Moi, je suis devenu écolo par ma fille. »
- 0:30Invité politiqueFait
« Mathilde Panot a fait inscrire la l'IVG dans la Constitution, enfin engagé la procédure. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Il y a quelqu'un qui l'a fait aussi au Sénat et on est arrivé au moment du vote. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Ma petite fille m'a dit "Si tu ne votes pas, je viens plus te voir." »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour la première fois, nous entendons parler d'une génération qui dit aux anciens ce qu'elle doit faire. Moi, je suis devenu écolo par ma fille. Et ce qu'elle me disait de l'absurdité de mes raisonnements. Comme ça se passait dans une discussion bah pleine d'affection, j'écoutais sans doute mieux. Et puis je me suis posé des questions. Je suis pas le seul. Quand tu es arrivé, Mathilde Panot a fait inscrire la l'IVG dans la Constitution, enfin engagé la procédure. Il y a quelqu'un qui l'a fait aussi au Sénat et on est arrivé au moment du vote. Et au moment du vote, tout le monde disait les conservateurs vont planter le truc. C'est pas ça qui se passe.
Alors des journalistes ont posé la question aux plus âgés et aux plus conservateurs. Il y en avait beaucoup qui ont fait ça. Et un homme bon, j'ai pas son nom, je vais pas le mettre dans l'embarras, mais que j'ai trouvé admirable, un conservateur en vrai hein, un dur. Il a dit "Bon." Il il le fait, il la joue bonhomme, il dit "Bon, ma petite fille m'a dit "Si tu ne votes pas, je viens plus te voir." Alors bon, je sais comme lui que sa petite fille de toute façon serait revenue le voir parce que ils s'aiment et puis voilà.
Mais il j'ai compris que lui avait dû dire "Mais qui je suis moi pour décider de ce que ma petite fille va faire de son ?" Et je me souviens d'une discussion avec une des femmes qui a contribué à ma formation de féministe. Un jour on disait "Est-ce que les parents ont leur mot à dire quand leur fille mineure est ?" Et moi un bon père et puis un homme, je suis un homme, spontanément à cette époque là, c'est un truc qui se passe il y a 20 ans, j'ai tendance à dire "Ah bah oui." Bien sûr. Et la camarade me dit "Pourquoi c'est les parents qui décident si la fille va avoir un un ? Pourquoi c'est toi qui ?" Et tout d'un coup, la peau de saucisse te tombe des yeux.
Et je me suis dit mais et je crois que c'est une des une des contributions à la discussion la plus fondamentale qui m'est venue sur le fait que mon regard d'homme faussait mon appréciation des problèmes qui sont liés à la pratique et à à l'éducation genrée euh comme nous l'avons tous subi, je vous en ai parlé il y a un instant déjà.
Jean-Luc Mélenchon