Nicolas Dupont-Aignan sur C News : " En un mot je veux une loi de moralisation"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous comprenez cette décision de François Fillon de se maintenir ?
- 1:12RelanceRéponse partielle
Mais au nom de quoi lui ne pourrait pas être candidat ?
- 2:13FerméeRéponse directe
Un mot de votre candidature. Est-ce que vous avez le nombre de parrainages suffisant ?
- 3:27OuverteRéponse partielle
Le vrai danger, c'est Emmanuel Macron, ce n'est pas Marine Le Pen pour vous.
- 5:07OuverteRéponse directe
Un mot de votre candidature. Donc vous avez un projet, évidemment.
- 6:48OuverteRéponse directe
Et quel moyen d'action avez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il peut rassembler les Français autour de son projet qui est particulièrement clivant et qui pour moi est très contre-productif pour le pays ? »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« les 8 milliards d'euros par an, pour les rendre à 6 millions de retraités. »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« Ce qui ferait 100 euros par mois de plus par retraité. »
- 4:51Invité politiqueFait
« Et ça ne coûterait rien au budget de l'État. »
- 10:21Invité politiqueChiffre
« On peut le faire, 20 milliards d'euros. »
- 10:49Invité politiqueFait
« C'est bien, il fallait l'aider après la chute du mur de Berlin. »
- 13:22Invité politiqueChiffre
« je propose 2 millions d'emplois marchands grâce à de nouvelles mesures fiscales »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur15 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié2 %
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Et
on se retrouve sur CNews avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir.
Président de Debout la France, vous êtes candidat à la présidentielle. On va revenir à votre candidature dans un instant, mais avant l'actualité politique. Comme vous le savez, elle galope notamment à droite qui tente de remettre de l'ordre dans ses rangs après que François Fillon ait une nouvelle fois rappelé qu'il comptait se maintenir candidat contre vents et marées. Un comité politique est en cours en ce moment même au sein des Républicains. Il semblerait que François Fillon ait gagné la partie et qu'il se maintienne candidat. Est-ce que vous comprenez cette décision de François Fillon de se maintenir
? C
'est leur affaire. On n'est pas un peu lassés tous d'avoir à 50 jours d'une élection aussi importante pour le pays ce feuilleton lamentable. Vous savez, à quoi sert un président de la République
?
Pourquoi on est candidat à la présidence de la République
? C
'est pour incarner la nation, rassembler les Français sur son
nom. Et
porter un projet, c'est ce
que fait François Fillon. Et porter un
projet. C'est ce qu'il attendait de
faire.
Est-ce qu'aujourd'hui François Fillon peut incarner la nation, mis en examen ? Il ne l'est pas encore,
mis en examen.
Est-ce qu'il peut rassembler les Français autour de son projet qui est particulièrement clivant et qui pour moi est très contre-productif pour le pays
? Je ne crois
pas.
Et c'est pourquoi je suis
candidat.
Bien sûr. Mais au nom de quoi lui ne pourrait pas être candidat ?
Il n'est pas mis en examen.
Mais il peut être
candidat. Et son
projet, effectivement, n'est pas partagé par tout le monde.
Je constate, là, ce n
'est
pas M. Dupont-Aignan qui parle, c'est qu'il n'est pas capable de rassembler sa propre famille politique. Comment voulez-vous confier le pouvoir à des gens
qui
se déchirent, se trahissent, s'invectivent comme cela ? Mais moi, ça m'inquiète pour le pays. Et je dis aux électeurs de droite, ne vous désespérez pas, on ne peut pas continuer comme ça. En tout cas, moi, je serai le plan B. Je l'assume. Je n
'ai
jamais changé de ligne. J'ai quitté ce parti il y
a
10 ans. Et souvent,
il
y a des maires, là, hier, au téléphone, il y en avait un qui me disait « On ne comprenait pas pourquoi vous étiez partis. » Et maintenant, on comprend. Vous n'avez jamais changé de ligne. Vous avez un projet de patriotisme, de bon sens, humaniste, qui évite les défauts du Front National, mais qui va résoudre les problèmes du pays. Continuez. Je continuerai, moi, à défendre une belle alternative politique avec des gens droits, unis, qui portent un beau projet. Et puis, c'est aux Français de choisir.
Absolument. On va réécouter encore un mot de cette affaire. Alain Juppé, ce matin, il a confirmé qu'il ne serait pas candidat une bonne fois pour tout. Écoutez-le.
François Fillon, à qui j'avais immédiatement et loyalement apporté mon soutien,
avait
un boulevard devant lui. La dénonciation d'un prétendu complot
et
d'une volonté d'assassinat politique
l
'ont conduit dans une impasse. Je confirme,
une
bonne fois pour toutes,
que
je ne serai pas candidat à la présidence de la République.
Alain Juppé a raison quand il prononce ses paroles
fortes.
Ce sont des paroles terribles. On a eu des dizaines d'heures de débat.
Moi,
j'ai eu que quelques minutes.
Et
pour en arriver là, mais comment voulez-vous que les Français aient un espoir pour le pays quand ils entendent ça
? Moi,
vous savez, je pense aux électeurs de droite. Je ne veux pas qu'ils soient condamnés à l'échec. Et le vrai danger aujourd'hui, c'est l'élection de M. Macron, une sorte de réincarnation de M. Hollande en plus jeune. C'est tragique pour le pays. Il y a des choix majeurs sur les frontières, sur l'emploi, les PME, sur le pouvoir d'achat, sur les moyens de traiter les problèmes des Français.
Le
vrai danger, c
'est
Emmanuel Macron, ce n
'est
pas Marine Le Pen pour vous.
Le vrai danger, c'est un conflit, Marine Le Pen-Emmanuel Macron. Et moi, je persiste à penser qu'il y
a
une haute voie pour la France. Je suis convaincu que mon projet est un bon projet parce que je veux, et c'est ma différence avec eux, traiter les problèmes qui n'ont pas été traités pendant 30 ans. Je remarque quand même, parce que c'est quand même extravagant ce qui se passe, c'est que tous ces gens-là qui monopolisent l'attention et qui nous cassent les pieds pour rappeler clairement les choses, étaient au pouvoir, ont été au pouvoir pendant 20 ans, qu'ils ont laissé le pays dans un sale État et qui prétendent, à 50 jours de l'élection, alors qu
'ils
ne nous parlent jamais des propositions, si ce
n
'est d'augmenter la TVA, de casser la sécurité sociale, de faire souffrir les Français, ils s'estiment de droit divin. Et je voyais dans votre reportage qu'ils se partageaient déjà les postes de ministres.
Mais
on vit où
?
Et j'appelle les Français à résister. J'appelle les Français à voir tous les candidats et vous, pardonnez-moi,
à parler des
propositions concrètes. Quand je fais une proposition sur les relocalisations d'emplois, ce n
'est
pas anodin. Quand je dis qu'avec moi, une PME qui est investie en France va avoir un bonus fiscal. Quand je fais une proposition sur les petites retraites.
Quand
je veux reprendre l'argent qu'on donne à Bruxelles, les 8 milliards d'euros par an, pour les rendre à 6 millions de retraités. Ce qui ferait 100 euros par mois de plus par retraité. Et ça ne coûterait rien au budget de l'État. Et ça ferait revenir de l'argent dans l'économie locale. Ce n
'est
pas anodin. Mais est-ce qu'on a le droit de parler de ça ou alors on ne
va
parler que des mises en examen, des histoires, des conflits entre des gens qui sont là depuis 30 ans et qui nous donnent une image lamentable ?
Un mot de votre candidature. Donc vous avez un projet, évidemment. Est-ce que vous avez le nombre de parrainages suffisant, Nicolas Dupont-Aignan ?
Je les aurai cette semaine, peut-être demain, si tout va bien. Et je crois que cela va prouver qu'il y a des centaines de maires qui me soutiennent. D'ailleurs, il y a beaucoup de maires républicains qui m'ont envoyé leur parrainage sans que je les attende. Et vous n'imaginez pas le nombre de républicains à la base qui nous rejoignent. Alors certes, moi, il ne me reste que 50 jours. Je dois mettre les bouchées doux parce qu
'on
me connaît moins. Mais est-ce que ce n
'est
pas bien qu'on
me connaisse un peu moins ? Ce n'est
pas
la première fois que vous
vous présentez à la présidence.
Non,
mais on connaît moins mon programme. Parce que je n
'ai
pas eu
les... Il a
tant changé que ça
?
Ah, il évolue en bien.
Il nourrit comme les rovins.
Si, il
y a
une cohérence. Je ne
veux
pas changer d'avis. Je pense que pour contrôler l'immigration,
il
faut contrôler nos frontières. Je pense que pour relocaliser de l'emploi, il faut baisser les charges sur les PME. Je pense à la différence de M. Fillon qu'il faut baisser les impôts et pas les augmenter. Différence aussi de M. Macron. Car je remarque, quand même intéressant, que ça,
c
'est un débat concret. M. Macron veut augmenter la CSG
et
M. Fillon la TVA. Moi, je veux baisser l'impôt sur les sociétés, le revenu de 10% et je veux supprimer les droits de succession jusqu'à un certain plafond. C'est-à-dire, je veux récompenser le travail. Ça, c'est un choix majeur.
Et
ça, j'aimerais qu'on en parle. En un mot, il y
a
des choix fondamentaux pour le pays. Et si on ne les prend pas maintenant, on va continuer avec Macron ou Fillon à obéir à Bruxelles, à continuer une politique d'échec économique et social qui dure depuis 20 ans maintenant.
Alors, vous aurez vos parrainages. Cette semaine, nous dites-vous...
Peut-être demain.
Il y a un débat qui est organisé par TF1 pour le 20 mars prochain. Vous n'en êtes pas. Cela vous révolte. Oui. Et quel moyen d'action avez-vous ?
Je vais faire un référé puisque le CSA a fait des remarques d'ailleurs assez désobligeantes pour TF1 en demandant le report du débat. Quand même clair. Personne n'en a parlé. C'est une question de principe. Quand M. Hamon
a
participé à la primaire socialiste,
il
était à 2% et il a été invité à TF1.
Quand
M. Fillon a participé au débat TF1, il était à 8%. Personne ne misait un copec sur lui. Il a été invité. Pourquoi moi, qui ai eu autant de voix au régional que M. Mélenchon, je ne suis pas invité ? Alors certes, mes sondages sont moins bons que les autres. Mais si
je ne suis pas invité et pas visible, entre
3 et 8, il y a eu de tout. Ils se sont toujours trompés. Mais si je ne suis pas visible et si les Français n'ont pas le choix, alors à quoi bon faire une élection ? C'est quoi cette méthode où une grande chaîne de télévision choisit qui est bon et qui est méchant, qui est bon et qui est acceptable
? Et
je vous le dis, il
y a
conflit d'intérêts majeurs. Parce que Mme Méhaut, qui conseille M. Fillon, elle conseille aussi le président de TF1. Alors je pense que M. Fillon, s'il avait un peu de grandeur, il ferait taire les rumeurs et il demanderait à TF1 de m'inviter. Il y a 6 candidats qui respectent l'équité du temps de parole.
Benoît Hamon, qui était hier mon invité dans Punchline, déplorer effectivement l'effet qu'il n
'y ait
pas tous les candidats, mais néanmoins il participera à
ce
débat à 5. C'est une sorte de... Ils ont une sorte de sympathie à Eclipse, alors qu'ils pourraient très bien dire nous voulons être démocratiques.
Est
-ce qu'ils se rendent compte de la crise démocratique
? Je
vais vous raconter une anecdote. Il y a 15 jours, j'étais à l'Assemblée nationale, j'étais le seul, on était 20 députés dans l'hémicycle, 20
sur
577 pour voter le casier judiciaire vierge, obligatoire pour tout candidat à une élection. Vous trouvez ça normal ? Il n
'y
avait pas beaucoup de députés socialistes, ni républicains, ni même Front National.
Si
on ne réconcilie pas les Français avec la politique, c'est-à
-dire
avec la France, mais où on va aller ?
Vous
proposez une loi de moralisation.
Oui, je
propose casier judiciaire vierge, je propose référendum d'initiative populaire, comme en Italie ou en Suisse.
Avec un plafond
de... 500 000.
500 000. Je propose la reconnaissance du vote blanc. Je propose la suppression des privilèges à vie des présidents de la République et des premiers ministres, parce que je n
'ai
pas le sentiment qu'ils aient tellement bien travaillé qu'il soit nécessaire de leur donner un privilège à vie. Je
ne propose pas des
privilèges... Nicolas Sarkozy, François Hollande,
pour
tous les autres présidents. Pour tout le monde. Quand on a eu l'honneur de servir la France, quand même. En un mot, je veux une loi de moralisation. Mais je pense aussi que ça passe, et c'est pourquoi j'insiste beaucoup sur l'économique et le social.
Il
y a 6 millions de chômeurs, il y a 12% des Français qui n'ont pas pu payer leur facture de chauffage cet hiver. Et je suis convaincu qu'on peut redresser le pays sans accabler les Français. Et c'est là où j'ai un désaccord fondamental avec M. Macron et M. Fillon qui vont continuer une politique de souffrance sociale qui va casser la croissance. Il faut baisser les
impôts massivement. L'un veut baisser
de 500 000 le nombre de fonctionnaires,
l
'autre de 120 000.
Oui, et alors ? Mais on fera quoi quand ils ne seront pas remplacés ? Je pense qu'il
y a
d'autres recettes. Les 8 milliards qu'on donne à Bruxelles, je veux emprunter à taux zéro auprès de la Banque centrale et ne plus payer des intérêts aux banques privées.
J
'économiserai 16 milliards d'euros qui aujourd'hui vont vers les banques alors qu'on n'a aucune raison de payer des intérêts pour la dette de l'État. Je veux lutter contre la grande fraude fiscale à la TVA qui fait l'objet d'escroqueries majeures. J'ai déposé un rapport là-dessus. On peut le faire, 20 milliards d'euros. Avant de faire souffrir les Français, récupérons l'argent là où il est.
D'accord, mais si on ne paye plus l'Europe, l'Europe ne nous donnera pas de net d'aide non plus en retour. Et on sera perdant.
Et non, madame, parce que nous donnons 21 milliards à l'Europe.
Et
nous touchons 13.
Et
j'estime que la France n
'est
pas suffisamment riche pour porter à bout de bras des pays qui aujourd'hui nous concurrencent gravement. Je pense à la Pologne
qui
a touché en 10 ans 80 milliards d'euros. C'est bien, il fallait l'aider après la chute du mur de Berlin. Moi, je ne suis pas un égoïste. Il fallait l'aider. Maintenant, j'estime qu'il
y a
6 millions de chômeurs, un niveau fiscal incroyable dans notre pays et qu'il est hors de question de continuer à subventionner nos concurrents qui envoient des travailleurs détachés, qui ne payent pas de charges sociales et qui font faire faillite à nos artisans.
On
ne peut pas continuer comme ça. Mais ça, c'est concret. Aucun de mes adversaires, qui soit républicain ou socialiste, ne propose des mesures concrètes pour vraiment changer les choses.
Marine Le Pen, au Front National, en propose un certain nombre.
Mais alors,
il
y
a
l'excès inverse, si je puis dire. C'est-à-dire, je pense qu'elle va presque trop loin, notamment vis-à-vis de l'Europe. Je pense qu'il faut renégocier les traités, mais qu
'il
ne faut pas partir. Pourquoi ? Parce qu'il y
a
une marge de négociation. Parce que la France,
ce
n
'est
pas un petit pays.
Et
annulation de la directive travailleurs détachés, rétablissement des frontières, révision de la politique de croissance économique, subvention à nos industries scientifiques, je pense qu'on a une marge de manœuvre à conquérir sans pour autant tout casser. Je veux tout changer sans tout casser.
Est-ce que vous vous opposez totalement à un ralliement à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle ou est-ce que c'est une question que vous refusez d'évoquer
? Je me bats
pour
justement qu'on évite ce qu'on a vécu au régional. Souvenez-vous, 20 millions d'abstentionnistes au second tour.
Et
vous savez le grand danger de cette présidentielle. Parce que quand on regarde les reportages,
ce
n
'est
pas de votre faute, vous êtes bien obligés de suivre l'actualité. Mais le danger, c
'est
l'abstention.
Et
un pays, un peuple,
qui
ne prend plus en main son destin, c'est un peuple qui va disparaître. Alors bien sûr, on sera toujours la France. Mais moi,
je
n
'ai
pas envie d'une France musée. Et je n
'ai
pas envie d'une France où les territoires ruraux sont totalement abandonnés. Une France où les Français se replient sur eux-mêmes. Moi, je suis candidat pour justement offrir un nouveau patriotisme. Il est différent de celui de Marilyn Le Pen. Et bien, enfin, on va avoir le choix. Et je pense que beaucoup de Français, notamment les abstentionnistes, ont besoin d'un autre projet politique.
Un petit mot sur Benoît Hamon, qui a proposé ce revenu universel d'existence contre lequel vous vous êtes élevé. Il semble revenir sur cette idée pour plutôt aller vers ce que proposait d'ailleurs Manuel Valls, de la première de la gauche, dire un RSA un peu augmenté. Qu'est-ce que vous pensez, vous, de cette solution
?
Moi, je suis pour le travail universel. Travail universel, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je pense que dans la société de plus en plus robotisée, très injuste, il faut que chacun ait une activité.
Ça
ne sera pas obligatoirement une activité marchande. Je veux relancer l'économie, mais si déjà on arrive à créer, je propose 2 millions d'emplois marchands grâce à de nouvelles mesures fiscales, ça sera déjà énorme. Il reste 4 millions de chômeurs. Et moi, je pense qu'il faut une activité d'intérêt général pour chaque Français chômeur chômeur de longue durée.
Et
pour le RSA, je veux qu'il y ait une journée d'activité pour la collectivité en échange de la location et éventuellement 2 ou 3 jours avec une allocation supplémentaire. En un mot, je veux qu'on récompense l'ardeur au travail.
Il
y aura toujours un plancher,
mais
avec une contrepartie de travail. Et puis au-delà, il y aura la possibilité d'avoir des travaux d'intérêt général. Et là, vous voyez que...
Ça n'a pas une dimension
punitive, les travaux d'intérêt généraux, puisque ce sont des peines... Non,
alors on peut
l'appeler autrement.
Voilà, c
'est
une dimension
très punitive.
Mais il y a eu travaux d'utilité collective. C'est autre chose. Aussi bien. Mais qu'est-ce que je veux ?
C
'est qu'on remette le pied à l'étrier.
Et
je pense aussi au contrat de formation. J'ai une proposition très audacieuse. Chaque jeune
qui
sort du système scolaire sans formation aura un crédit de formation professionnelle.
Il
n'utilisera pas tout de suite. parce que quand on est en rupture, on ne l'utilise pas tout de suite. Mais 5 ans après, 10 ans après, il pourra reprendre une formation. Aujourd'hui, vous savez, ce qui pose problème dans la société française,
c
'est que l'ascenseur social, il est cassé. C'est que les gens qui échouent au début de leur vie, ils se sentent condamnés.
Et
je veux rendre la dignité... Vous savez, je suis gaulliste social. Ce n
'est
pas par hasard. Et je veux... Je suis maire aussi d'une ville. Je suis certain qu'en chaque personne, il y a un trésor.
Et
je voudrais que l'État, au lieu soit de punir, soit d'assister, remette le pied à l'étrier des Français. Et c'est tout à fait possible. On est très loin des projets des autres.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. D'être venu ce
soir développer
votre vision de votre programme pour la France de 2017. Président de Debout la France.
Merci d'être venu
sur CNews. Merci
d'avoir regardé cette vidéo !
Nicolas Dupont-Aignan