Nicolas Dupont-Aignan dans La Matinale de CNEWS du 25/08/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse partielle
Le président Macron a tenu un discours alarmiste hier demandant de nouveaux efforts aux Français. Vous comprenez ce ton pessimiste, alarmiste ?
- 0:22ComplaisanteRéponse partielle
Ce qui est effrayant, c'est que le président de la République dresse le bilan de son action.
- 0:49ComplaisanteRéponse partielle
Il dit c'est la fin de l'abondance. Mais c'est lui qui a fermé Fessenheim et qui précipite une crise énergétique sans précédent.
- 1:10RelanceRéponse partielle
Vous ne pouvez pas être solidaire de l'Ukraine ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Moi, j'aimerais comprendre. Est-ce qu'on déclare la guerre à tous les pays qui ont un conflit territorial ?
- 2:15ComplaisanteRéponse partielle
M. Macron, qui se croit un grand Européen, devrait rétablir l'indépendance de la France, sortie de l'OTAN, indépendance de la France, plan de paix équilibré.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« Il dit c'est la fin de l'abondance. Mais c'est lui qui a fermé Fessenheim et qui précipite une crise énergétique sans précédent. »
- 1:30Invité politiqueFait
« On n'est pas obligé de défendre des valeurs, soi-disant les valeurs, en allant se prosterner en Arabie Saoudite devant un régime criminel, en allant quémander du gaz au Qatar. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Il ne s'agit pas de dire aux Russes « envahissez l'Ukraine ». Il s'agit d'appliquer les accords de Minsk. »
- 2:39Invité politiqueFait
« Il continue la politique absurde des éoliennes qui ne marche pas. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Il a fermé Fessenheim. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Non, mais il ouvre des centrales à charbon. »
- 3:20Invité politiqueFait
« 27 juillet, dans la différence générale. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Il est mis en examen, je crois, de mémoire. »
- 3:59Invité politiqueFait
« Quand on organise des camps de vacances dans les prisons, quand on ne condamne pas les délinquants. »
- 4:52Invité politiquePromesse
« Il faut rouvrir Fessenheim. »
- 4:56Invité politiqueFait
« Le démantèlement de Fessenheim n'a pas commencé. »
- 4:59Invité politiquePromesse
« On peut le faire. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Macron est minoritaire à l'Assemblée. »
- 5:30Invité politiqueFait
« C'est grâce au travail qu'on a fait à l'Assemblée. »
- 5:49Invité politiqueFait
« Si on engage la France dans la guerre, on doit avoir un vote. »
- 5:56Invité politiqueFait
« La France, par petits bouts, rentre dans une politique de surenchère dangereuse pour les Français. »
- 6:19Invité politiquePromesse
« Retrait des troupes russes, autonomie du Donbass, démilitarisation de l'Ukraine. »
- 6:49Invité politiqueFait
« Pourquoi, par exemple, les délinquants algériens croupissent dans nos prisons et pourquoi on ne peut pas les faire repartir après leur peine ? »
- 6:55Invité politiqueFait
« Pourquoi on multiplie les laissés-passés ? »
- 7:22Invité politiqueFait
« La France n'a pas à s'excuser. »
- 8:17Invité politiqueFait
« Ça a été retoqué, ça ? »
- 8:19Invité politiqueChiffre
« Et c'est 5 milliards qui ne seraient vraiment rien du tout pour les compagnies. »
- 8:25Invité politiquePromesse
« 5 milliards, on peut le redistribuer aux Français, notamment à nos retraités ou à ceux qui ont des difficultés sociales. »
- 9:12Invité politiquePromesse
« L'indexation des salaires va être obligatoire à un moment pour rattraper le retard. »
- 10:01Invité politiquePromesse
« J'avais fait un projet de construction de places de prison, de réhabilitation des casernes désaffectées pour ouvrir rapidement des places. »
- 10:18Invité politiquePromesse
« J'ai fait une proposition de loi pour expulser les délinquants étrangers au terme de leur peine. »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« Il avait promis 15 000 places. Il en a fait 2 000. »
- 11:47Invité politiqueFait
« Vous savez qu'aujourd'hui, vous volez quelqu'un, ensuite vous l'agressez, c'est pas une récidive. »
- 11:58Invité politiquePromesse
« Et vous doublez la peine à la troisième acte. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur16 %
- ?7 %
≈ 37,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Laurence Ferrari, vous recevez le député de l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous. Bonjour Laurence Ferrari.
Bienvenue dans la matinale de CNews. Le président Macron a tenu un discours alarmiste hier demandant de nouveaux efforts aux Français. C'est la fin de l'abondance, de l'insouciance, a-t-il dit. Il faudra payer, payer le prix de notre liberté. Vous comprenez ce ton pessimiste, alarmiste
?
Écoutez, ce qui est effrayant,
c
'est que le président de la République, en fait, dresse le bilan de son action. C'est-à
-dire que c'est le
spectateur...
C'était l'abondance et l'insouciance, son
action ?
Non, c'est le spectateur de sa propre impuissance. C'est le spectateur et le commentateur permanent
de
la faillite de sa politique. C'est lui,
c
'est lui qui nous met dans cette situation. C'est le pyroman qui se prend pour un pompier ou le pompier qui a été pyroman. Et je vais vous donner sur deux points, par exemple. Il dit c'est la fin de l'abondance. Mais c'est lui qui a fermé Fessenheim et qui précipite une crise énergétique sans précédent.
Mais c'est
lui qui a fait le quoi qu'il en coûte et qui a permis
à nos entreprises de tenir... Je parle de la pénurie. C'est ça aussi
l'abondance.
Mais attendez, il nous prépare à une pénurie. C'est ça, en fait, ce discours.
D
'énergie ? D'énergie.
D'accord.
Mais c'est lui qui l'a organisé. C'est lui qui nous précipite dans un conflit fou en Ukraine.
Un conflit fou
? Oui, un conflit
fou. Vous ne pouvez pas être solidaire de l
'Ukraine ?
Mais on peut être solidaire de l'Ukraine, mais on n'est pas obligé de mettre de l'huile sur le feu. On n
'est
pas obligé d'armer l'Ukraine. On n'est pas obligé de défendre des valeurs, soi-disant les valeurs, en allant se prosterner en Arabie Saoudite devant un régime criminel, en allant quémander du gaz au Qatar. Moi, j'aimerais comprendre.
Alors,
est-ce qu'on déclare la guerre à tous les pays qui ont un conflit territorial ?
Il
y
a
beaucoup de pays qui ont un conflit territorial dans le monde.
Entre conflit territorial et invasion, il
y a un conflit territorial,
oui,
sur le Donbass.
Il y a un conflit territorial sur le Donbass qui
n'a pas été traité. Il y a
une invasion russe. Depuis
six mois, l'Ukraine est en guerre. Bien sûr, je l'ai
toujours dit.
La
Russie l'a envahie.
Mais en
attendant, c'est le moment de faire la paix.
Sinon,
l'Europe va plonger dans une crise énergétique, sociale, économique qui feront la joie des Chinois d'un côté, des Américains de l'autre. Vous savez ce qui se passe actuellement en Ukraine et en Russie ?
C
'est la faillite et la destruction de l'Europe. Alors, M. Macron, qui se croit un grand Européen, devrait rétablir l'indépendance de la France, sortie de l'OTAN, indépendance de la France, plan de paix équilibré. Il ne s'agit pas de dire aux Russes « envahissez l'Ukraine ». Il
s'agit
d'appliquer les accords de Minsk. Donc, d'un côté, le président de la République se lamente.
En
fait, il gémit en public en permanence.
Et
puis, de l'autre, il continue la même politique. Il continue la politique absurde des éoliennes qui ne marche pas. Il a fermé Fessenheim.
Il ouvre des centrales à charbon.
Non, mais il ouvre des centrales à charbon. Et il nous dit qu'il défend le climat. C'est un tissu d'incohérence, de mensonge. Mais les Français se disent... Mais ils entendent le discours et ils
sont
inquiets, les Français.
Mais bien sûr, ils ont des raisons d'être inquiets
avec un président qui fonce
dans le mur.
La rentrée qui s'avance
est terrible.
Parce que ce qui est terrible, et ce que je ne comprendrai jamais, c'est comment le président peut dire « ça va très mal, c'est la catastrophe ». Il a parlé de la sécurité. Écoutez, M. Dupond-Moretti, si le président avait de l'autorité, il aurait viré M. Dupond-Moretti.
À cause de ce qui s'est passé
dans la prison de Prennes. Vous avez été un des
premiers à en parler.
Oui, le
27 juillet, dans la différence générale. Mais qu'importe,
je
ne comprends pas.
Il
pose des constats permanents. Il se lamente en public de sa propre action. Et puis de l'autre côté, il n'agit pas. Et ce que je veux dire aux Français ce matin, parce que les Français sont à la fois anxieux, et puis souvent se disent, moi je l'ai vu pendant les vacances, « À quoi bon ? C'est foutu. On n'y arrivera pas. » Mais ce n
'est
pas vrai.
On
peut remettre les choses droites. On peut avoir des prisons qui fonctionnent. On peut avoir un garde des Sceaux honnête qui travaille.
On peut... Il est malhonnête et il ne travaille pas
avec
du Pond-Moretti. Écoutez, il est
mis en examen, je crois, de mémoire. En tout cas, il devrait démissionner. Parce
que quand on organise des camps de vacances, quand
on organise des camps de vacances dans les prisons, quand on ne condamne pas les délinquants, après M. Darmanin peut gesticuler et passer sa vie à faire des déclarations jamais suivies des faits, mais ce n
'est
pas possible
de continuer comme ça. On peut faire autrement.
Le pouvoir d'achat, la rentrée est difficile, hausse des frais de cantine, fourniture scolaire de 5 à 10%. Il
y
a de nombreux dispositifs d'aide qui ont été mis en place, mais tout ça, évidemment, va prendre fin à un moment ou à un autre. Le mur, vous le voyez pour quand ?
Novembre, décembre, on va se
le prendre quand,
le mur ?
De deux choses l'une. Soit on fait la paix en Ukraine et on rétablit une coopération économique et scientifique avec la Russie, c'est vital.
La Russie
qui bombarde
les dégâts. Et la Russie ne bombardera pas parce qu'on fera un plan de paix. Hier
encore. On fera un plan de paix.
Et
parce qu'il faut un plan de paix pour sauver l'Europe. C'est la seule solution. Soit vous aurez des troubles sociaux, économiques, et l'Europe va se suicider. Moi, je ne veux pas de ça. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, il faut rouvrir Fessenheim. Le démantèlement de Fessenheim n'a pas commencé. On peut le faire. Troisième point, il faut sortir du marché européen de
l
'électricité pour rétablir un prix de l'électricité unique, réglementé, puisque nous avons quand même la chance d'avoir un parc nucléaire, même s'il y a des pannes qui fonctionnent et qui n'est pas indexée sur le prix du gaz. Quatrièmement, on l'a bien vu à l'Assemblée, Macron est minoritaire à l'Assemblée. Nous sommes majoritaires, les oppositions. S'il y a eu la baisse du prix de l'essence, c
'est
encore trop, mais s'il y a eu une petite baisse, on l'a vu là, c'est grâce à l'opposition, c'est grâce au travail qu'on a fait à l'Assemblée. Donc ce que je veux dire aux Français, c'est que si les oppositions sont intelligentes, nous sommes majoritaires, nous pouvons prendre des mesures, par exemple sortir du marché européen de
l
'électricité au plus vite. Vous allez le proposer ? Oui, et puis je vais proposer aussi qu'il y
ait
un vote
sur
la guerre en Ukraine, sur la politique ukrainienne, parce que vous savez que dans la Constitution, si on engage la France dans la guerre, on doit avoir un vote. Mais
la France n'est pas
engagée dans la
guerre en Ukraine, vous le
savez parfaitement. Non,
mais
la France, par petits bouts, rentre dans une politique de surenchère dangereuse pour les Français. Dans le sillon des États-Unis ? Mais même pas dans le sillon, dans l'obéissance aveugle. Et c'est une folie pour la France. Je sais que ce n
'est
pas populaire de le dire, mais il faut le dire, parce qu'il
y a
un moment, nous n'avons pas à payer un conflit qui n'est pas le nôtre, et nous devons réconcilier les deux sur un plan de paix équilibré. Retrait des troupes russes, autonomie du Donbass, démilitarisation de l'Ukraine.
OK. Emmanuel Macron est à Alger, aujourd'hui, pour un voyage de trois jours. Il y aura des discussions sur le respect des mémoires, évidemment la question de l'immigration et des laissés-passés consulaires, mais il y
aura
aussi bien sûr la signature des contrats de gaz, parce que nous aurons besoin du gaz algérien pendant l'hiver. Est-ce que ça nous lie les mains pour
tous les autres dossiers que
je viens de citer ? C'est le danger. On va voir le résultat. Moi, écoutez, c'est toujours bien discuté. Moi, je ne
vais
pas critiquer le président Macron parce qu
'il
va à Alger. Très bien. Mais il faut mettre tout sur la table. Pourquoi, par exemple, les délinquants algériens croupissent dans nos prisons et pourquoi on ne peut pas les faire repartir après leur peine ? Pourquoi on multiplie les laissés-passés ? Alors, est-ce qu'on va se coucher à nouveau ? C'est-à-dire pour avoir un peu de gaz
? Parce
que c'est vrai qu'on défend des valeurs. Alors, je ne savais pas que le régime algérien était un régime parfait, mais moi, je ne
veux
pas rentrer là-dedans.
Il
n
'y a
pas de régime parfait. Et si on veut être un pays libre, malheureusement, il faut parler à tout le monde.
Il faut parler de la mémoire. Il faut évoquer le
passé
colonial
de la France.
La France
s'excuse, disent les Algériens.
Écoutez,
la France n'a pas à s'excuser. Ça suffit. La France, on est en 2022. Bon. L
'Algérie était
indépendante. 60 ans. Voilà. Donc, à ma naissance. Donc, vous voyez, je pense que 60 ans après, on peut peut-être arrêter. On peut peut-être parler de l'avenir. Qu
'est-ce que dit Emmanuel Macron ?
Il
dit
qu
'il
faut parler de
l
'avenir.
Mais
il y a une vraie... Oui, mais c'est lui qui a parlé de crimes contre l'humanité, quand même. Donc, vous savez, à force de dire tout et son contraire, d'être un ventilateur à parole et d'être dans l'impuissance, il n'a plus de crédibilité. C'est ça qui est terrible, d'ailleurs, pour le pays. Moi, ce que je demande, c'est qu'on prenne des positions. Ce que je peux faire, qu
'est
-ce qu'on peut faire ? Parce que les Français,
ils
me disent, c'est bien de critiquer. Mais à quoi ça sert si vous ne proposez pas ? Donc, qu
'est
-ce qu'on peut proposer ? C'est une taxation des super-profits, des compagnies pétrolières, notamment, qui profitent de manière éhontée de l'augmentation du
tarif. Ça a été retoqué, ça ?
Oui, mais je vais le
reproposer.
Et
c'est 5 milliards qui ne seraient vraiment rien du tout pour les compagnies, parce qu'il faut qu'elles aient leurs profits. Mais
il
ne
faut
pas abuser, quand même. 5 milliards, on peut le redistribuer aux Français, notamment à nos retraités ou à ceux qui ont des difficultés sociales. Attention, si on n
'a
pas une politique précise de rééquilibrage, ça va péter, socialement. Donc, je crois qu'il
y
a un moment... J'ai vu, par exemple, un autre point qui m'a beaucoup heurté. J'ai vu que les grands patrons du CAC 40 se sont encore attribués des augmentations de salaire surréalistes.
Et
au même moment, ils refusent à leurs salariés des augmentations de
salaire.
Il y a une question des salaires dans notre pays.
Mais bien évidemment. Mais comment un grand patron...
Donc, vous
serez aux côtés de la CGT le 23 septembre pour la
journée de manifestation interprofessionnelle pour la hausse des salaires.
Je ne
serai pas aux côtés de la CGT. Je dis
simplement que dans notre pays, on ne peut pas avoir toujours des gens toujours plus riches et d'autres toujours plus pauvres et la classe moyenne qui se rétrécit. L'indexation des salaires va être obligatoire à un moment pour rattraper le retard. Sinon, notre société va exploser. Et je souhaite que la France soit en paix intérieure et en paix extérieure. Et c'est comme ça qu
'on
va pouvoir préparer la suite.
J
'aimerais qu'on parle de sécurité. C'est un dossier explosif de la rentrée. L'été a été absolument apocalyptique. Sept Français sur dix sont mécontents de la politique sécuritaire dans notre pays. Vous avez été l'un des premiers, on le disait au début de l'interview, à signaler l'organisation de ces jeux collantès au cœur de la prison de Fresnes avec séance de karting, piscine. Est-ce que la réaction d'Éric Dupond-Morité a été à
la
hauteur pour vous ?
Mais elle est hypocrite puisqu'il n'a même pas viré le directeur de la prison. Donc en fait,
il
est complice. Tout le monde le sait. Ça a été visé par tout le monde. C'est même une opération de communication du ministère. Mais c'est là où ces gens sont tombés sur la tête. Mais ça dénote un problème plus grave. Moi, j'avais fait un projet de construction de places de prison, de réhabilitation des casernes désaffectées pour ouvrir rapidement des places, séparer les primo-délinquants des délinquants chevronnés. J'ai fait une proposition de loi pour qu
'on
fasse payer aux prisonniers le coût de leur place de prison. J'ai fait une proposition de
loi pour
expulser les délinquants étrangers au terme de leur peine. Il faut un plan sérieux.
En
fait, c'est quoi cette affaire Koh-Lanta ? C'est comme on n'est même pas... Koh-Lantès. Koh-Lantès, oui. C'est comme on n'est pas capable, comme ils ne sont pas capables de construire les places. Il avait promis 15 000 places. Il en a fait 2 000. Eh bien, on amuse la galerie. C'est de la démagogie. C'est même pas digne pour les prisonniers. Ça se croit généreux. C'est une journée de cartigne. Mais ce pays est devenu fou. Donc, il faut remettre une vraie politique carcérale. C'est possible, là aussi. Pourquoi certains pays le font ? L'Espagne, la
Grande-Bretagne. Les Pays-Bas.
Et pourquoi les pays le font ? Ce que je veux dire aux Français, parce que je crois que le vrai danger aujourd'hui, c'est la désespérance de nos concitoyens qui se disent à quoi bon. Moi, je veux leur dire, c'est pas foutu. Mais aidez-nous. Il faut que l'opposition aussi soit peut-être mieux organisée. Il faut qu'à l'Assemblée, on s'unisse, quelles que soient nos origines, sur quelques points de salut public. Et là, peut-être, on montrera aux Français qu'il y a une alternative possible. C'est ça, l'enjeu.
Sur la sécurité, un sondage CSA pour CNews montre qu'il y a un grand soutien de la population derrière les policiers. 94% des Français pensent que les policiers ont raison d'utiliser leurs armes de service quand leur vie est menacée. Et pourtant, la France insoumise continue à dire « la police
tue
». Oui, mais la France insoumise... Donc,
c'est pas
avec elle que vous allez allier
votre voix.
Mais en revanche, il y a des mesures à prendre tout de suite. Je prends un exemple, la récidive. Il faut une loi sur la récidive. Vous savez qu'aujourd'hui, vous volez quelqu'un, ensuite vous l'agressez, c'est pas une récidive.
Parce
que c'est pas le même délit.
Il
faut que tout acte de violence, de vol, soit une récidive. Et vous doublez la peine à la troisième acte. Et vous verrez que ça va se calmer très vite.
Vous avez donné raison à Gérald Darmanin qui veut des centres de redressement à Mayotte pour les mineurs de moins de 13 ans.
Gérald
Darmanin a raison sur beaucoup de points en parole. Mais il ne fait pas ce qu'il dit. Et il ne peut pas le faire. Parce qu
'on
ne lui donne pas les moyens ? Mais parce que la politique menée par le président de la République qui est un ensemble est contraire à tout ce qu'il dit. Donc c'est le ministère de la parole. Et c'est très grave. Et je vais vous dire pourquoi, Laurence Ferrari. Parce que ça veut dire que la parole politique
n
'a plus de prise sur les choses. Et c'est pourquoi les Français sont écoeurés et se désintéressent de la politique. Et le vrai poison du pays après ces cinq années de macronisme, c'est qu'en fait, les gens ne croient plus en rien.
Et
le vrai boulot qu'on a, nous, hommes politiques, pour préparer l'avenir, c'est de dire aux Français voilà, sur tel point on peut faire quelque chose, sur tel autre point on peut... On a essayé pendant la présidentielle. Mais il y a eu une espèce de propagande qui a endormi les Français et le réveil va être brutal. Mais maintenant, il faut préparer la suite. Je ne suis pas sûr qu'Emmanuel Macron puisse terminer son mandat.
Vous pensez que ça peut
s'arrêter avant 2027
?
Je pense qu'on assiste actuellement à un effondrement
de
la France sur elle-même.
Et
je ne crois pas... Enfin, je n'espère pas que les Français vont supporter ça pendant cinq ans, quatre ans et demi encore.
Mais vous appelez quoi ? Une révolution ?
Mais il se passera quelque chose. Un coup d'État ? Un coup d'État. Je n
'ai
pas une tête de dictateur. Mais
je veux dire que
je ne vois pas comment ça peut continuer ainsi. Et je n'ai pas envie que ça continue ainsi. Donc il faut une grande mobilisation. Il faut être calme. Il faut proposer des solutions.
Et
puis les circonstances verront.
Un dernier mot d'un des feuilletons de l'été. Le Conseil d'État doit se prononcer vendredi sur l'expulsion de l'imam Iqusen, réputé proche des frères musulmans. Le tribunal administratif avait annulé l'expulsion souhaitée par Gérald Darmanin. Est-ce que là, c'est aussi une forme de l'impuissance ?
L
'impuissance. Alors deux choses.
Public
française ? Deux choses. Le Conseil d'État vérifie, ou le tribunal administratif, la validité d'une action administrative par rapport à la loi. Mais pourquoi on ne change pas la loi ?
Là, c'était parce que ça portait atteinte à la
vie privée
et familiale de l'humain. Oui, mais
parce qu'on accepte la Convention européenne qui bloque tout. Moi, j'ai proposé cent fois, et je ne
suis
pas le seul, à ce qu'on change la loi. Vous savez, c'est très facile de critiquer les magistrats, et je le critique souvent pour leur laxisme. Mais là, il suffit de changer la loi. Il suffit de ne plus obéir à l'Union européenne. Il faut se libérer de
l
'Union européenne. Ça veut dire reconstruire une belle Europe. Il faut arrêter notre soumission, mais il faut traiter la cause des problèmes. Le problème dans notre pays, c'est qu'on commente, mais on ne traite pas les causes des problèmes. Et je sais qu'on peut le faire. Simplement, il faut se dépêcher, parce que vous avez vu, cet été, que la situation s'aggrave dangereusement. Mais il ne change rien.
Il
a fait un discours surréaliste hier, il ne change rien.
Emmanuel Macron.
Oui, ça va lui retomber en boomerang. Mais le problème,
c
'est que ce sont les Français qui souffrent. Et c'est
eux
qui payent l'addition. Et les autres, ils sont protégés, parce qu
'ils
vivent dans les beaux quartiers.
Nicolas Dupont-Aignan a été l'invité de la matinale de CNews. Merci beaucoup d
'être venu. Merci de votre invitation. Bonne rentrée à vous. pour
la rentrée. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan