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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 31 mars 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 31 mars 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous et très heureuse de vous retrouver en ce mardi 31 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Edouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L'ancien Premier ministre élu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre d'Oxa pour Public Sénat et la presse régionale. Et il battrait Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. Détails et analyses dans une heure avec le sondeur Erwann Lestrorand et Nathalie Moret.

La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun ? Les centristes peuvent-ils s'allier avec Bruno Retailleau qui jusqu'à un malchroniste ne pourpêtre. Élu président de la République, dans une demi-heure, on pose la question à Marc Fénault, le premier vice-président du Modam. Il est notre invité. Les enseignants du public appelaient à la grève aujourd'hui pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? La sénatrice socialiste, Karine Daniel, est notre invitée. Bonjour et merci d'être là.

Et puis à la une de nos régions, je vous emmène du côté de Saint-Etienne où la présence du loup inquiète et provoque la colère des éleveurs qui voient leurs animaux attaqués. Ils dénoncent un manque d'anticipation et d'information. Reportage de nos partenaires de TL7 dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence comme tous les jours avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Diguet. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. Et à la une de ce 31 mars, Donald Trump qui menace l'Iran d'anéantir ses centrales électriques et l'île de Karg. Oui, une île qui est vitale pour l'industrie pétrolière iranienne.

Le président américain menace de frapper l'île de Karg si un accord n'est pas trouvé rapidement, dit-il. Dans le même temps, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a estimé que la moitié de ses objectifs de guerre sont remplis sans pour autant s'avancer sur un calendrier de fin du conflit. Le conflit, justement, qui continue à faire flamber les prix du carburant. Oui, le litre du gasoil a atteint hier son plus haut niveau depuis 1985 avec 2,20 euros en moyenne, plus 50 centimes depuis le début de la guerre il y a un mois. Et face à ces hausses, la mobilisation se structure et le gouvernement n'exclut pas de prolonger les aides. Gaspard Bunel.

Faire un maximum de bruit pour faire entendre leurs revendications. Face à la flambée du prix des carburants, des dizaines de conducteurs, de camions et de bus ont mené une opération escargot hier sur le périphérique parisien. On est désespérés, quoi. Parce qu'on s'est investi. On a fait une formation. On a payé pour le permis. Du coup, on ne travaille pas, quoi. Malheureusement, ça atteint tout le monde. Après, ça va atteindre les petits véhicules. Et il faut trouver une solution, c'est tout. Jusqu'à 200 véhicules présents pour ralentir le trafic et exiger un soutien financier plus important de la part de l'État.

3:11
Locuteur 8

Et ce qu'on réclame, c'est deux aides. Une aide à la pompe pour le futur, pour aider le carburant, la hausse du carburant. Et une aide forfaitaire par véhicule, que ce soit des cars ou des camions, les 1500 euros pour des véhicules lourds, pour pouvoir absorber une partie de ce qui a été dépensé en mars.

3:29
Présentateur

De son côté, la FNSEA, principal syndicat agricole, met également la pression sur Sébastien Lecornu. Vendredi, le gouvernement a annoncé une exonération de taxes sur le gazole non routier utilisé dans les tracteurs. Mais reçu hier à Matignon, Arnaud Rousseau estime que cette mesure ne va pas assez loin.

3:46
Locuteur 2

Évidemment, on a abordé les sujets très conjoncturels. Je pense évidemment au GNR. Peut-être ce que je peux vous dire, c'est que le Premier ministre m'a dit que les annonces de vendredi n'étaient pas un solde de tout compte et qu'il ferait le point à la fin du mois pour voir ce qui serait possible de faire, mais qu'il était prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre.

4:07
Présentateur

Réunis pour aborder la situation du Moyen-Orient, les ministres de l'énergie et des finances du G7 se disent prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché de l'énergie. Et pour les particuliers, le gouvernement annonce également que 700 000 personnes supplémentaires vont bénéficier du chèque énergie. Ce sera à partir du 1er mai. Ils s'ajouteront aux 3 800 000 foyers déjà identifiés qui bénéficieront de cette aide dès le 1er avril. Ce chèque énergie est destiné aux foyers les plus modestes pour payer leurs factures d'électricité, de gaz ou de fuel. Cette aide s'élève à 150 euros.

Les enseignants en grève contre les suppressions de postes et les fermetures de classes. Et la mobilisation s'annonce aujourd'hui très suivie. Oriane a l'appel de tous les syndicats de l'éducation nationale. 30% des professeurs sont en grève. Aujourd'hui, ils protestent donc notamment contre les suppressions de postes et les fermetures de classes. Le gouvernement prévoit 4000 postes d'enseignants en moins à la rentrée prochaine. Les syndicats demandent aussi des augmentations de salaires. L'actualité du Sénat. Les sénateurs qui vont débattre de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Les sénateurs plaident eux pour une interdiction à deux vitesses.

Les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans par arrêté ministériel parce qu'ils nuisent à l'épanouissement physique, mental ou moral. Voilà ce que disent les sénateurs. Et une autre catégorie, ceux qui peuvent être interdits mais autorisés avec l'accord à d'un des parents de l'enfant. Une version qui est contestée par la députée à l'origine du texte qui plaidait elle pour une interdiction plus large comme l'a promis Emmanuel Macron. Une promesse qui pourrait ne pas être tenue puisque ces désaccords entre l'Assemblée nationale et le Sénat compromettent une entrée en vigueur en septembre de cette interdiction. Et puis c'est l'événement de ces dernières heures.

Céline Dion annonce son grand retour. Oui, la chanteuse canadienne donnera dix concerts à Paris entre le mois de septembre et le mois d'octobre. Grand retour dans la capitale, neuf ans après son dernier concert à Paris, notamment pour cause de maladies. Céline Dion a fait une annonce grandiose, on peut le dire, avec beaucoup de marketing, avec un message diffusé hier soir sur la Tour Eiffel. Regardez. Alors cette année, je vais recevoir le meilleur cadeau de toute ma vie. Je vais avoir la chance d'aller vous voir et de pouvoir encore chanter pour vous à Paris à partir de cet automne au mois de septembre. Je suis tellement contente.

On le disait, Karine Daniel, c'est l'événement de ces dernières heures. On ne parle que de ça. Vous êtes fan de Céline Dion ? Pas plus de moi. Mais si elle est contente, je suis contente aussi. Voilà. Ça veut dire que vous ne vous êtes pas mis dans la suite interminable de gens pour avoir une place. Sur la liste. Mais je vais y penser. On va parler ensemble des sujets d'actualité autres que Céline Dion. Les prix du carburant, la grève des enseignants. Je le rappelle, vous êtes sénatrice socialiste de la Loire-Atlantique. Mais d'abord, comme tous les jours, on commence par la une de la presse régionale. On les regarde ensemble. D'abord, la une du Télégramme.

Aide au carburant, le compte n'y est pas. Très insuffisant à leurs yeux, le plan gouvernemental de 70 millions n'a pas apaisé la colère des transporteurs. La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace. Déserts médicaux, un casse-tête français. D'après le Conseil national de l'Ordre des médecins, la France a gagné près de 4 600 médecins en un an. Mais derrière, ce qui semble être une bonne nouvelle, demeure le problème de la répartition très inégale des soignants sur le territoire. Et face aux limites de la coercition ou de l'incitation financière, les pouvoirs publics peinent à résorber cette question des déserts médicaux.

Et la troisième une, c'est celle de l'Est républicain. La qualité de l'air en chute libre, les concentrations de dioxyde d'azote et de particules ont augmenté en 2025 par rapport à 2024. L'ozone également, sous l'effet du réchauffement climatique. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Ce qui fait effectivement l'actualité, et ce qui concerne directement le pouvoir d'achat des Françaises et des Français,

7:57
Marc Fesneau

c'est évidemment cette question de hausse des prix du carburant liée à la situation internationale sur laquelle, effectivement, on doit prendre des mesures, des mesures de court terme. Et puis, se poser aussi les questions de sortie de la dépendance au pétrole sur le plus long terme. Et là, on a vraiment des enjeux de mutation de notre économie, des enjeux d'évolution des politiques publiques dans différents domaines.

8:26
Présentateur

Les transports, le logement, l'agriculture, l'industrie. Et tout ça, c'est devant nous, évidemment. Mais est-ce que vous reprendriez à votre compte cette une du Télégramme ? Est-ce que vous diriez ce matin le compte n'y est pas ? Alors, il y a plusieurs manières

8:38
Marc Fesneau

d'agir sur cette crise, entre guillemets, de l'évolution des prix du pétrole. Certains pays européens ont fait le choix de détaxer. Enfin, de moduler les taxes et d'avoir un effet direct sur les prix. Ce qui a un coût budgétaire, effectivement, très important que ne peut sans doute pas

8:56
Présentateur

se permettre la France. Ce qui est choisi, c'est plutôt d'avoir des aides ciblées. Et dès qu'on entre dans un processus de ciblage des aides, effectivement, il faut faire des choix, il faut faire des arbitrages. Et forcément, on a des mécontents. Ce que cible d'abord le gouvernement, ce sont les professionnels qui sont directement touchés par cette pétrole. Et ils ont raison ? Ça doit être assez prioritaire ? Eh bien, il faut regarder précisément ce que ça aura comme impact. Mais lorsque l'on fait ça, on oublie tout un pan de l'économie. Moi, j'ai une pensée, par exemple, pour les aides à domicile qui se déplacent, pour les aides soignantes, pour les infirmières.

Ceux-là ne sont pas dans le radar sur une aides spécifique.

9:45
Marc Fesneau

Par contre, elles sont directement touchées par cela.

9:50
Présentateur

Et puis, sur cette dépendance au pétrole dont on doit sortir, on s'en rappelle souvent quand on a un déséquilibre entre l'offre et la demande de pétrole, donc quand on a une augmentation des prix. Mais ça doit aussi passer par des politiques de long terme. On sait, et on sort des municipales, que des efforts très importants ont été faits par des villes pour développer des transports publics, pour développer d'autres formes de mobilité et avoir moins recours à la voiture. Donc, dans les villes, on est moins touchés. Et donc, on doit aussi avoir une attention particulière pour les ménages ruraux, pour celles et ceux qui ont inconditionnellement besoin de leurs voitures.

Et puis, on peut déplorer au niveau européen qu'on a reculé sur la mutation vers la voiture électrique. Et ça aussi, c'est réduire la dépendance de plus long terme au pétrole. On va en parler du niveau européen, mais pour terminer sur la France, Stéphane le disait dans le journal, le gouvernement Sébastien Lecornu a annoncé hier que 700 000 foyers supplémentaires vont bénéficier du chèque énergie à partir du 1er mai. Vous dites bravo ? Ça, c'est une bonne mesure ? Il faut cibler les aides sur les ménages.

Nous, on est plutôt sur des aides ciblées qui sont dépendantes des revenus et qui sont dépendantes du réel besoin à la fois sur le volet déplacement et à la fois sur le volet chauffage et énergie du logement. Donc, il faut regarder plus précisément ce qui doit être ciblé. Mais nous, on était plutôt effectivement sur cette position-là. Et justement, on va parler du niveau international, du niveau européen face à la crise énergétique. La France a réuni un G7 hier des ministres de l'énergie et des finances. On va écouter le ministre de l'économie, Roland Lescure.

11:34
Locuteur 3

Agir vite et agir juste. Vite parce que cette crise, elle change tous les jours. J'allais dire même toutes les heures. Il faut qu'on puisse adapter nos dispositifs d'accompagnement au niveau international. Vous l'avez dit, nous réunissons aujourd'hui et c'est une première un G7 en mode finance, énergie et banquier centraux pour évoquer l'ensemble des dimensions de cette crise économique, financière, inflation potentielle mais aussi énergétique.

11:57
Présentateur

Est-ce qu'il a raison ? Il faut l'évoquer au niveau international, au niveau européen. Est-ce que l'Europe paye sa politique énergétique trop dépendante ? Bien sûr.

12:06
Marc Fesneau

On est trop dépendant des ressources fossiles extérieures. On a parlé tout à l'heure de la transition vers les véhicules électriques. L'Union européenne avait des ambitions fortes sur cette transition. Elle a reculé récemment sur les échéances et les délais pour aller vers les mutations vers la 100% voiture électrique. Aujourd'hui, on sait que l'enjeu de la production d'électricité en étant plus autonome,

12:34
Présentateur

moins dépendant est un enjeu fort pour l'Union européenne. On sait qu'il y a des situations différentes entre les pays européens. La France doit être au rendez-vous et on doit constater que ces dernières années, sur la programmation énergétique, sur les enjeux de mutation, on a reculé et on n'est pas au niveau. Mais est-ce que la dépendance passe aussi par la fermeture des centrales nucléaires ? Est-ce que ça a été une erreur de fermer ces centrales nucléaires ? Est-ce que notre indépendance, notre autonomie, ne passe pas par le nucléaire ?

13:06
Marc Fesneau

L'indépendance par le nucléaire est toute relative puisque la filière nucléaire n'est pas une filière qui est 100% nationale. Nous le savons. Il faut déconnecter la question du nucléaire de la question de la dépendance.

13:24
Présentateur

Le nucléaire a un avantage sur les émissions, c'est certain. Ensuite,

13:28
Marc Fesneau

nous, on prône plutôt une diversification. Moi, je prends un exemple. Dans mon département, il y a une centrale thermique qui va être fermée. Nous nous opposons à cette fermeture. Nous préconisons une mutation

13:44
Présentateur

vers des combustibles liés à des déchets recyclés. en fait, tous les outils, tous les panels et tout ce qu'on peut faire en termes de diversification et d'énergie renouvelable doit être mis sur la table et doit être développé. En tous les cas, aujourd'hui, on voit que l'on agit un peu dans l'urgence

14:07
Marc Fesneau

alors qu'il faudrait une programmation, une réelle vision et on ne voit pas cette vision, on ne voit pas cette feuille de route qui est tracée par le gouvernement.

14:16
Présentateur

Autre sujet d'actualité, Karine Daniel, c'est cette grève aujourd'hui à l'appel des syndicats de l'éducation nationale. Stéphane, ils appellent à la grève contre ce qu'on appelle les mesures de la carte scolaire. Qu'est-ce que c'est ? Ces mesures de carte scolaire, ce sont tout simplement ces décisions de fermer ou d'ouvrir des classes maternelles, des classes dans le primaire, au collège ou au lycée. Alors si on en parle, c'est parce que les syndicats se mobilisent au moment où ces décisions commencent à être dévoilées. D'habitude, c'est un peu plus tôt, en général au mois de février, mais il y a eu un petit décalage avec les élections municipales.

Cette carte scolaire, c'est l'aboutissement d'un processus qui est long, dix mois d'aller-retour entre les services du ministère de l'Éducation nationale, les rectorats et les collectivités pour savoir combien de classes fermes, combien de classes vont ouvrir et combien de postes vont être supprimés. Et à la rentrée, il devrait y avoir 4000 postes d'enseignants supprimés à l'EFL national. Oui, c'était une mesure qui est contenue dans le budget 2026 qui a été adoptée par le gouvernement avec l'article 49.3, rappelez-vous. Ces suppressions concernent autant les postes d'enseignants dans le public que dans le privé.

Dans le détail, il y a 3256 postes supprimés dans le public, 762 postes supprimés dans le privé. Et pour prendre uniquement les chiffres du public dans le détail, 1891 postes seront supprimés en maternelle et en primaire. Pour les collèges et les lycées, ce sera moins 1365 postes. Et le gouvernement justifie ces suppressions par la baisse de la démographie. Oui, avec un effet très concret dans les classes. Moins d'élèves, donc moins de classes. Écoutez le ministre de l'Éducation, il a réagi hier.

15:44
Locuteur 4

Je comprends évidemment le déchirement qui peut constituer une fermeture de classes, notamment dans le milieu rural. Après, il y a des réalités dont il faut qu'on tienne compte collectivement et qui, en réalité, nous entraînent pour au moins les 20 prochaines années. C'est qu'on a une chute démographique comme jamais notre pays n'en a connue en son histoire. Nous aurons perdu dans le premier degré, donc à l'école, un million d'élèves entre 2019 et 2029 sur 6,5 millions. Un million d'élèves. Et jusqu'à présent, il n'y a pas eu de baisse d'effectifs et donc cette année, il y a une baisse d'effectifs qui correspond à 0,5% des effectifs. Là, on perd 1,5% des élèves.

16:17
Présentateur

Le ministère prévoit à peu près 150 000 élèves en moins à la rentrée prochaine. Et donc, le ministre le disait, à la rentrée 2025, on comptait 106 900 élèves en moins, soit une baisse de 1,7%. Et vous le voyez, vous ne le voyez pas, mais sur le graphique, pardon, sur le graphique publié par l'Éducation nationale, où on voit le nombre d'élèves, la tendance s'accentue. On voit qu'il y a de moins en moins d'effectifs chaque année. Pour le collège, la Cour des comptes estime d'ailleurs que le nombre d'élèves scolarisés va diminuer de 12% en 10 ans et appelle à une refonte de la carte scolaire dans ces établissements.

Parce que c'est la baisse des effectifs qui déterminent les mesures de la carte scolaire. Oui, les prévisions d'effectifs à la rentrée suivante sont évaluées en octobre dans chaque département, puis validées par le rectorat et le ministère. En retour, le ministère donne à chaque académie le nombre de postes à répartir. Pour le moment, rien n'est arrêté, mais pour prendre l'exemple de votre département, Madame Daniel, le rectorat envisage de fermer 99 classes, d'en ouvrir une trentaine. Qu'est-ce que vous répondez au ministre de l'Éducation qu'on a entendu qui justifie ces mesures par la baisse de la démographie ? Est-ce que ce n'est pas entendable ?

Bien sûr que c'est entendable au niveau des effectifs globaux, mais quand on décline ces mesures sur le territoire, la baisse n'est pas homogène sur tout le territoire

17:38
Marc Fesneau

et dans toutes les communes. Or, ce qu'on observe, et vous avez cité la loi Atlantique, donc on est passé de 99 à 88 hier, il y a eu une nouvelle réunion organisée par le rectorat, il y a des arbitrages que nous ne comprenons pas.

17:54
Présentateur

Et il y a des écoles rurales, moi j'étais avec les parents d'élèves et les élus, par exemple, de Fersé, et je serai aux côtés des élus de Vallon-de-Lerdre demain, parce que nous sommes là dans des territoires très ruraux, où pour la perte, par exemple, à Fersé, d'un seul élève en programmation, on passerait de trois classes à deux classes. On sait que quand dans une école rurale il n'y a plus que deux classes, c'est dramatique pour les enseignants en termes de dynamique pédagogique, c'est dramatique pour la commune, pour le village, évidemment, parce qu'on se projette vers une école qui, évidemment, dont la pérennité est interrogée.

Donc, moi, j'insiste sur le fait qu'il faut avoir un regard particulier sur les écoles rurales, parce que si on ferme ses classes, si on ferme ses écoles, eh bien, j'insiste sur le fait que ces écoles, souvent, ont des indices de position sociale assez faibles. Donc, on est là sur des élèves pour qui la République, pour qui l'éducation nationale doit avoir une attention particulière. Et donc, moi, j'appelle à la fois la rectrice dans notre département et le ministre de l'Éducation à avoir vraiment un regard particulier sur ces situations.

Et profitons de cette baisse des effectifs qui n'est pas une baisse des effectifs que l'on observe à l'année, mais que l'on doit observer sur du moyen terme pour redonner du souffle aux enseignants. On aura, je poserai tout à l'heure une question au gouvernement sur la question du travail des directeurs et des directrices d'écoles. Leur travail est très compliqué dans ces situations. Profitons-en pour redonner du souffle, profitons-en pour redonner de la qualité et profitons-en pour donner vraiment une équité et une qualité d'enseignement pour tous les élèves de notre pays. Vous parlez de la réunion que vous avez eue hier avec le rectorat. Comment ça se passe ?

Comment on fait pour négocier que finalement, ce n'est pas 99 mais 88 classes qui ferment ? Quels sont les arguments que vous pouvez faire jouer ? Alors,

20:02
Marc Fesneau

on fait jouer des arguments. les syndicats d'enseignants le font, les élus le font, mais je vous le dis aussi, par exemple, hier en Loire-Atlantique,

20:12
Présentateur

il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés et tant mieux pour les écoles qu'ils le sont où il y avait réellement des baisses d'effectifs et puis il y a des écoles où il n'y a pas de baisses d'effectifs, où il y a des besoins spécifiques. Je pense à Vallon-de-Lerdre où il y a une classe Ulysse, où il y a des razèdes, où il y a un IPS très faible, où là, la fermeture serait confirmée. Je le dis, c'est inacceptable et je demande au ministre de revoir ces situations parce qu'elle crée de la défiance.

Elle crée de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques, vis-à-vis de la politique, et la République doit être là où les élèves ou les familles en ont besoin. On l'entend, vous dites que ces situations sont inacceptables. Elles étaient attendues parce que les 4000 postes supprimés, il était dans le budget 2026. Est-ce que vous regrettez que finalement, le groupe socialiste n'ait pas censuré ce budget ? Alors nous, on s'est opposés à ces fermetures de postes, à ces baisses de postes dans les discussions budgétaires que nous avons pu avoir maintenant. Mais vous avez quand même accepté un budget qui les contient ?

Alors on n'a pas accepté un budget qui les contient, on n'a pas censuré un gouvernement pour ne pas renforcer l'instabilité dans notre pays et c'est en responsabilité qu'on l'a fait. Mais en tous les cas, moi je suis très fière de m'être battue dans l'hémicycle et les députés le font aussi pour maintenir ces postes. Ça n'a pas été le choix qui a été fait par le gouvernement. Et d'ailleurs, je note que le ministre reconnaît que la situation n'est pas favorable, elle est même catastrophique. En tous les cas, c'est la conséquence de la maquette budgétaire du gouvernement. Un dernier mot Stéphane ?

Oui, on parle de réforme à long terme, c'est ce que le ministre de l'Éducation dit, ce que la Cour des comptes dit, réforme de la carte scolaire à long terme. Est-ce que pour vous, ça doit être un des gros sujets de la prochaine élection présidentielle ? Bien sûr, on sait que la compétitivité de notre pays, on sait aussi que sur l'éducation on repose de grands enjeux de notre vitalité démocratique, la lutte contre la désinformation. On sait que tous ces enjeux-là sont portés et doivent être portés par l'école. Investir dans l'école, c'est investir pour notre République, pour notre démocratie, pour notre économie.

Allez, on va terminer par les questions politiques qui concernent le Parti socialiste et l'heure est encore aux enseignements des municipales et ça fait partie des grosses surprises du deuxième tour de ces élections, la bascule de Clermont-Ferrand. C'est un bastion historique. Socialiste bascule dans le giron de la droite des Républicains et nos partenaires de Centre-France ont réalisé un film de 52 minutes disponible sur les sites et application des titres du groupe. Un film qui plonge au cœur de la campagne municipale clermontoise comme cette soirée après les résultats du premier tour filmé dans le camp du candidat républicain Julien Bonny.

23:10
Locuteur 4

Dimanche prochain, il faut que toute la France regarde par le temps et de se dire est-ce que la ville va basculer ? Et c'est ça qui va nous... Il faut peut-être tenter quelque chose avec ces news. Il faut peut-être tenter quelque chose avec ces news. Oui, c'est ce qu'on a dit déjà dans la communauté presse. Parce que cette semaine,

23:25
Locuteur 6

je pense qu'on peut vraiment

23:25
Locuteur 4

se faire aider des médias. On a repéré les bureaux de vote

23:28
Présentateur

où le RN a fait le soir au plus haut. La plaine, oui, c'est ça. C'est 105. C'est 105. Et un bout de 106, oui. Mais c'est 105. Et c'est 107 aussi. C'est 107. Mais vous voyez par exemple...

23:39
Locuteur 4

Jules Vallès. Vous voyez par exemple, le 107, on a été, on a passé du temps, mais le RN a fait un très bon score encore. C'est vrai. Bianchi peut perdre la ville. Là, ils sont menacés. Il est prêt à brader la moitié de sa liste. On passera un petit coucou à De Guy d'ailleurs à l'occasion, j'y pense. Non mais... Est-ce que Mélenchon ne va pas bloquer les accords avec le PS ? Non, je ne crois pas. Non, non. Ce n'est plus du tout à l'ordre du jour. Tu sais, Maxime, si elle n'aide pas Bianchi à garder la ville, elle perd son siège de député l'année prochaine. Donc, tu sais, dans ce jeu de dupe, ils sont là à défendre leurs intérêts réciproques. Tout le monde l'a bien compris.

Donc, on tape sur l'Union.

24:17
Locuteur 8

Bien sûr.

24:18
Présentateur

Pour leur place, ils vendraient leur maire.

24:20
Locuteur 4

Donc, ils la feront. Ça leur coûtera ce que ça coûtera, mais ils la feront. Ils vont négocier. Ils ont zéro conviction. Ils la feront.

24:29
Présentateur

Voilà, Julien Bonny qui est donc désormais le nouveau maire de Clermont-Ferrand. C'est lui qui l'a emporté. On va aller justement à Clermont-Ferrand. Bonjour, Stéphanie Delanne. Merci d'être avec nous. Journaliste vidéaste à La Montagne. On a vu un extrait justement du documentaire de La Montagne parce qu'il faut le dire, c'est un événement politique inédit qui s'est produit le 22 mars à Clermont-Ferrand. Ça a été une onde de choc. Oui, c'est véritablement un séisme. Imaginez, ça faisait plus de 80 ans que la municipalité de Clermont était aux mains de la gauche.

Et c'est donc Julien Bonny, 47 ans, candidat LR et du Centre, qui briguait pour la première fois le fauteuil de mer et qui a réussi ce tour de force en trouvant les clés pour déboulonner la gauche clermontoise. Comment vous expliquez cette chute ? Il y a plusieurs choses. Il y a d'abord une grosse séquence de travaux à Clermont qui a été initiée par le maire sortant Olivier Bianchi. Donc, des travaux qui ont duré près de trois ans pour implanter des voies exclusivement réservées aux bus, des pistes cyclables, des trottoirs plus larges et tout ça, évidemment, vous vous en doutez au détriment de la voiture.

Donc, une ville en chantier pendant trois ans, beaucoup d'embouteillages, beaucoup de grognes et un mécontentement qui s'est aussi exprimé sur les réseaux sociaux avec des groupes d'internautes qui ont une cesse de taper sur la tête d'Olivier Bianchi, le maire socialiste. Restez avec nous, Stéphanie Delanne. Karine Daniel, Clermont-Ferrand, ça a été une surprise, un choc pour le Parti socialiste. C'était vraiment un bastion historique du PS.

26:12
Marc Fesneau

Évidemment. Et permettez-moi d'abord d'avoir un mot amical à l'attention d'Olivier Bianchi et de son équipe parce qu'ils ont mené, ça a été dit, des politiques courageuses. On a dit qu'il fallait faire muter les villes, notamment dans le domaine des transports, notamment dans le domaine des politiques environnementales. Et Olivier Bianchi a mené des politiques courageuses dans ce domaine. Et là, ça a été dit aussi, peut-être payer les effets négatifs de ces politiques, les externalités négatives

26:44
Présentateur

de ces politiques. Et on peut le déplorer parce que ça n'incitera pas non plus d'autres maires à avoir de l'ambition sur le plan environnemental. Il a payé ses politiques ou il a payé son alliance avec la France insoumise dans l'entreprise ? Alors, il faut déjà regarder, et c'est ce que doit regarder le Parti socialiste, les scores de premier tour. Et sur ces scores de premier tour,

27:06
Marc Fesneau

on a clairement un décrochage. Ensuite, sur Clermont, je veux quand même y revenir, Olivier Bianchi a été victime et son équipe, notamment de vidéos qui ont fait beaucoup parler, qui ont marqué l'extrême violence. ces vidéos ont été générées par IA, d'une violence rare, et ils ont donné le ton de la campagne

27:27
Présentateur

avec un attelage entre ces vidéos, entre sa cage Clermont. On voit là la recherche de relais chez des médias comme CNews, on le voit dans la séquence. Donc, il faut aussi avoir en tête que les campagnes se sont déroulées dans cette ambiance-là et c'est délétère. Et aujourd'hui, celles et ceux qui ont généré ça, qui ont encouragé ça,

27:54
Marc Fesneau

qui y ont participé, se retrouvent aux manettes des villes et on peut le déplorer

28:01
Présentateur

pour notre démocratie et en tous les cas, on doit s'interroger collectivement sur la violence qui a marqué ces campagnes. Je dis ces campagnes parce que ça a été le cas à Clermont-Ferrand et ça a été le cas dans de nombreux territoires, petites et grandes villes. Mais juste sur les alliances avec la France insoumise, ça a été le cas aussi chez vous, dans votre département à Nantes. Johanna Roland, numéro 2 du PS, a fait alliance avec la France insoumise alors que le PS a répété pendant des mois jamais d'alliance avec la France insoumise. Est-ce que vous l'avez comprise cette alliance ou est-ce que vous l'avez regrettée ?

Alors, moi, j'attendais du Parti socialiste et qu'on ait une ligne claire. Ensuite, vous avez senti une ligne claire ? Alors, je n'ai pas franchement senti de ligne claire et je le dis très clairement, je le déplore. Ensuite, que localement, ça arrive souvent qu'en fonction

28:50
Marc Fesneau

d'une réalité et Johanna Roland a fait ce choix et moi, j'ai fait la campagne d'entre-deux-tours avec force sur cette alliance technique parce qu'on avait

29:00
Présentateur

un enjeu, comme à Clermont, que la ville ne bascule pas à droite. Et 100 LFI auraient basculé, selon vous ? Elle ne pouvait pas gagner 100 LFI, Johanna Roland ? C'était sans doute

29:09
Marc Fesneau

plus assuré. Ce n'était pas forcément perdu parce que, évidemment, quand on fait une alliance avec LFI, on perd aussi un peu au centre.

29:17
Présentateur

En tous les cas, on ne saura jamais puisqu'on ne peut pas réécrire l'histoire. Mais je suis très contente qu'on ait pu garder Nantes.

29:24
Marc Fesneau

Et puis, vous savez, moi, je suis en Loire-Atlantique. Il y a des configurations très différentes. Il y a eu une alliance technique avec LFI à Nantes. Il y a des listes dissociées, par exemple, à Saint-Nazaire, à Saint-Herblain,

29:36
Présentateur

dans d'autres communes. Donc, il est difficile de tirer des règles générales. Mais en tous les cas, on voit que, sur les alliances avec LFI, il y a eu un plafond. Ça a été dit dans les premières analyses qui sortent. Ce qu'il nous faut, et c'est une leçon pour le Parti socialiste, et moi, je regarde surtout les résultats de premier tour

29:54
Marc Fesneau

parce que c'est là qu'on regarde les choses. Ça fait 8 ans, 9 ans qu'on est dans l'opposition. Donc, évidemment, on aurait dû avoir de meilleurs scores

30:04
Présentateur

dans ces municipales qui sont souvent le réceptacle de... Et comment vous l'expliquez,

30:09
Marc Fesneau

alors ? Eh bien, c'est que, finalement, la droite et l'union des droites apparaissent aujourd'hui plus un recours que nous dans cette opposition

30:18
Présentateur

au gouvernement. Et c'est ce qui doit nous inquiéter, c'est ce qui doit nous mobiliser et c'est ce qui doit nous amener à apporter des réponses précises aux difficultés des Français. Et, croyez-moi, les Français, ils ont des enjeux de pouvoir d'achat, de soins, d'éducation, de santé. Et la question

30:36
Marc Fesneau

des alliances et de qui fait alliance avec qui et des questions de politique politicienne doivent... Enfin, les intéressent peu et doivent aussi

30:46
Présentateur

nous interroger sur notre capacité à traiter des vrais sujets, à parler des vraies questions et à nous adresser directement aux Françaises et aux Français. On va remercier Stéphanie Delanne à Clermont-Ferrand. Merci beaucoup. Je le rappelle que votre documentaire, le documentaire du groupe Centre-France sur la chute d'un bastion, la chute de Clermont-Ferrand pour les socialistes, il est disponible sur vos sites et applications du groupe Centre-France. Merci Stéphanie. La Une de la Montagne, c'est les As du Coeur sont au CHU. Tout autre sujet, La Une de la Montagne ce matin. Et je vous remercie également, Karine Daniel, d'avoir été notre invitée pendant cette première demi-heure.

Merci à vous Stéphane. On se retrouve avec nous dans 20 minutes. Avec l'arrivée de presse, on parlera de hausse du carburant, de la grève dans les écoles mais aussi du grand retour de Céline Dion à Paris. Évidemment. Allez, on va parler de la hausse des prix du carburant tout de suite avec Marc Fénaud qui nous rejoint. Merci beaucoup d'être notre invitée. Vous êtes députée de Loire et chère président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée Nationale et premier vice-président du Modem. Merci beaucoup d'être notre invitée. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle.

Bonjour Marc Fénaud. Bonjour. On commence par la flambée des prix du carburant, Marc Fénaud et vous l'avez vu, les mobilisations qui se poursuivent dans plusieurs endroits du pays. 70 millions pour les secteurs en difficulté. C'est le plan gouvernemental pour les agriculteurs, pour les pêcheurs, pour les transporteurs. Est-ce qu'il faut des aides pour les particuliers ? À date, à mon avis, non. Alors, sachant qu'il y a déjà des aides puisqu'il y a les éléments de la prime sur l'énergie qui touchent un certain nombre de foyers... Qui étaient prévus avant. Oui, qui étaient prévus avant mais qui est un dispositif qui existe et qui permet aux foyers les plus modestes...

D'ailleurs, c'est l'intérêt de la mesure, c'est qu'elle est ciblée. Qui permet aux foyers les plus modestes de pouvoir passer ce pas même si on peut toujours dire que ce n'est pas suffisant. La vérité oblige à dire aussi que nous n'avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. D'ailleurs, j'entends dans la classe politique un peu de responsabilité, ce qui est rassurant parce que l'échec qu'on fait aujourd'hui, c'est de la dette de demain parce que c'est à crédit tout ça. Et à la fin, c'est les Français qui paieront parce que la dette, c'est les Français qui la payent. Ils la payent dans leur taux d'intérêt, ils la payent tous les jours.

Les entreprises les payent quand il y a trop de dettes pour un pays. Donc, pour l'instant, je pense qu'il y a un certain nombre de mesures qui sont posées sur la table ciblée. La vraie question, c'est est-ce que ça dure 15 jours ou est-ce que ça dure 3 mois ou plus ? Donc, si ça dure, il faudra revoir le temps ? Si ça dure, se posera une question d'un choc un peu plus systémique. Ce n'est pas la première fois qu'on voit des fluctuations des prix du pétrole et donc des fluctuations à la pompe. La question, c'est est-ce que ça va durer ou pas ? Qu'est-ce qui ferait que ça ne dure pas ? Parce que visiblement, il y a des dommages à long terme.

Ce qui ferait que ça ne dure pas, malheureusement, d'une certaine façon, c'est les élections américaines. C'est-à-dire que M. Trump ait envie de mettre un terme à cette guerre. Parce que son intérêt à lui, manifestement, même si... Mais il y a d'ores et déjà des dégâts majeurs sur les sites pétroliers, sur les terminaux gaziers. Oui, non, mais l'essentiel, non, c'est plutôt sur les terminaux gaziers, mais ce n'est pas l'essentiel de la production uniquement et c'est surtout la circulation des pétroliers qui pose problème plus le stress qu'il y a. Parce que vous savez que les marchés ne sont pas toujours rationnels. Et donc, ce qui pèse, c'est l'opinion américaine.

Ce qui pèse, c'est est-ce que le président Trump aura envie de faire cesser la guerre qu'il a lui-même déclenchée, d'ailleurs, en s'aventurant dans quelque chose dont il ne connaissait ni le début, ni la fin. On ne sait pas ce qu'on appelle être les buts de guerre du président Trump. Et donc, on n'a pas de but de guerre, voilà où on en est, c'est-à-dire qu'on voit flamber les choses, ça s'enflamme, ça s'enflamme, ça s'enflamme et on ne sait pas où on s'arrête.

34:27
Marc Fesneau

Pour revenir à la France, vous disiez, il ne faut pas faire d'échec, on n'a plus les moyens, mais la colère gronde et puis on voit qu'elle est alimentée par le Rassemblement national et par LFI. Est-ce qu'il n'y a pas un risque à la fois de voir une résurgence de la crise des jaunes ? Certains appellent à retourner dans la rue et est-ce qu'il n'y a pas un risque d'avoir un impact sur la future élection présidentielle ?

34:48
Présentateur

La question n'est pas de céder à toutes les tentations populistes. J'entends bien ce que... Vous faites des tentations populistes ? La tentation populiste qui est de dire il suffit de faire des chèques et deuxième tentation populiste de dire l'État se met de l'argent sur le dos, de côté sur le dos des citoyens. D'abord, l'État, c'est nous. Les recettes de l'État, c'est nous, mais les dépenses de l'État, c'est nous. L'État, c'est un nom et un visage. C'est les policiers, c'est heureusement, c'est l'hôpital, c'est la fonction publique, c'est l'investissement dans la défense. Bon, bref, la dépense de l'État est une dépense pour chacune et chacun d'entre nous.

Donc, on a besoin, me semble-t-il, de se mettre à l'écart de ces tentations qui sont des tentations de la facilité. Deuxième élément, ceux qui disent ça aujourd'hui, ils préparent des lendemains qui déchantent terriblement parce qu'on sait ce que ça produit que d'avoir un pays quand les prêteurs disent maintenant ça suffit, on ne vous prête plus. Mais le RN, par exemple, ils disent qu'il y a des économies à faire ailleurs, ils disent qu'il faut baisser la contribution à l'Union Européenne, qu'il faut baisser les agences de l'État. Quand vous dites je baisse la contribution, il faut aller au bout. Ça s'appelle le Frexit, mais on a le droit de le défendre.

Mais il ne faut pas faire sans nom se cacher. Quand vous êtes dans un immeuble et que vous payez des charges de copropriété et que vous dites je ne paye plus les charges de copropriété, qu'est-ce que vous croyez qui se passe à la fin ? Bon, donc il faut arrêter de dire, il suffit de... Il n'y a qu'à faucon sortir de l'Europe, il n'y a qu'à faucon. Qu'il y ait des économies à faire dans ce pays, ce n'est pas un sujet qui est tout à fait nouveau et vous ne trouverez pas le mouvement démocrate en défaut de cette question. Mais pas de façon, comment dirais-je, folle et de façon irréelle ou irréaliste. Christelle, sur les aides aux agriculteurs. Oui, même les catégories

36:23
Marc Fesneau

professionnelles qui sont aidées trouvent que ça n'est pas assez. 4 centimes pour une hausse de 60 centimes par litre de GNR, dit la FNSEA. Est-ce qu'ils ont raison de dire qu'on ne l'aime pas suffisamment ?

36:35
Présentateur

D'abord, il faut rappeler que le GNR est un carburant qui est très défiscalisé. Le prix du GNR, le GNR c'est du gazole, le prix du GNR agricole n'est pas le prix du GNR du gazole que nous avons chacun dans nos voitures. Le sujet du monde agricole me semble-t-il en ce moment, et je le dis avec prudence, c'est qu'il y a un effet ciseau qui est assez puissant parce que non seulement le coût de production augmente, notamment à cause du carburant, et c'est le moment où les agriculteurs sont dans leur champ. Et par ailleurs, les prix des céréales, en particulier, ne sont pas à la hausse, ils sont plutôt à la baisse, ils sont plutôt historiquement bas.

À cela s'ajoute, et je sais que la ministre est sur ce front-là aussi, à cela s'ajoute la question du mécanisme d'ajustement aux frontières pour qu'il faut augmenter les engrais azotés, et ça pour le coup, c'est très lourd aussi dans la charge. Donc il faut qu'on essaie de le jouer sur plusieurs leviers. Le premier levier, le plus efficace peut-être, l'un des leviers efficaces, c'est sans doute de travailler sur cette question. Il n'y a pas besoin de rajouter une taxe de cette question, la taxe sur les engrais azotés, parce qu'engrais azotés et plus carburant, plus prix bas, là c'est un côté...

Mais juste pour qu'on soit clair, Marc Fénaud, parce que vous avez été ministre de l'Agriculture, vous connaissez par cœur ce sujet, est-ce qu'il faut des aides supplémentaires pour les agriculteurs aujourd'hui ? Le GNR est déjà défiscalisé, donc à la fin, une fois que c'est défiscalisé, après c'est le prix du carburant, donc c'est une aide au carburant, ce n'est pas du tout une question de taxes. Deux, c'est le même problème que pour d'autres catégories, c'est qu'est-ce qu'on fait dans la limite des moyens qui sont les nôtres ?

C'est une catégorie qui est aidée, mais je pense que si on veut aider les agriculteurs, la question c'est d'abord la question sur les engrais, parce qu'il y a des tas d'autres charges qui pèsent sur la production et qui permettent aux agriculteurs de passer ce cap. Juste un mot sur les agriculteurs plus largement, parce qu'il y a le congrès de la FNSEA qui commence aujourd'hui, c'est le principal syndicat agricole. Les agriculteurs, en plus de la flambée des prix du carburant, ils connaissent des crises de la viticulture, des mauvaises récoltes de blé, des maladies, des épisodis. Est-ce qu'aujourd'hui, vous comprenez que la colère ne retombe pas ?

Est-ce que l'État les soutient suffisamment ? Non, mais l'État les a soutenus. Alors évidemment, je suis mal passé pour le dire puisque j'en ai été un des acteurs, mais continuement, je prends sur la question de la viticulture qui est un secteur qui est très en difficulté. Mais sur le gel, sur les questions de la distillation dans des régions que vous connaissez bien, l'État est au rendez-vous. Après, on a un sujet structurel. Le problème, c'est qu'on règle trop, sans doute, alors c'est normal, l'urgence, sans se préoccuper du moyen et long terme. Parce que la question de la viticulture, c'est la réorientation de la consommation.

La question de la viticulture, c'est l'adaptation des règlements climatiques. Les questions d'eau, donc de sécheresse, les questions de gel tardif, enfin pas de gel tardif, parce que les gels ne sont pas plus tardifs qu'avant. C'est plutôt que la végétation est en avance et c'est là que le gel produit des effets plus graves. Et donc, on a besoin de travailler là-dessus. Et moi, c'est tout le sens de la planification qui avait été menée, initiée dans le deuxième quinquennat du président de la République.

Si on n'arrive pas à mener la planification qui permettait à ces agricultures, en particulier dans le sud, mais pas que dans le sud, dans les zones intermédiaires comme les miennes, de faire face au dérèglement climatique, on n'y arrivera pas et on passera notre vie à répondre de crise en crise sans arriver. C'est-à-dire quoi ? Il faut tout remettre sur la table, réunir tous les acteurs ? Oui, je pense qu'il faut continuer de se dire on prend filière par filière, quels sont les besoins, quelles sont les attentes, quelles sont les orientations et regarder lucidement ce que va produire le dérèglement climatique.

Le dérèglement climatique, c'est une réalité concrète pour le monde agricole en particulier et donc, il faut l'anticiper et pas simplement être en curatif, il faut être en préventif et en préventif, c'est l'évolution du modèle.

39:50
Marc Fesneau

Puisqu'on parle d'agriculture, l'ANSES a réveillé cette semaine la dangerosité du cadmium. L'agence indique qu'il faudrait même éviter de manger des pommes de terre, des pâtes, du pain, enfin la base de l'alimentation des Français. Est-ce que vous étiez au courant de la dangerosité de ce produit ?

40:05
Présentateur

Non, parce qu'en fait, à la vérité, on savait qu'il y avait des études dessus parce qu'il y avait des inquiétudes ou des interrogations. Moi, j'invite à toujours écouter ce que dit la science. Ce que dit l'ANSES, c'est plutôt des doses, ça dépend de la quantité qu'on mange. Le sujet de ces produits-là, c'est…

40:20
Marc Fesneau

Mais c'est des produits qu'on mange régulièrement. Oui, mais ça dépend

40:22
Présentateur

de la quantité qu'on mange et donc j'invite à suivre l'ANSES. Il faut toujours suivre l'ANSES et il faut toujours… Parce que ce n'est pas à la carte l'ANSES, parce que certains disent quand l'ANSES dit ça, je ne suis pas d'accord et quand l'ANSES dit ça, je suis d'accord. Ce n'est pas nous qui décidons. Les scientifiques, il faut au fond écouter ce qu'ils disent. Et après, il faut trouver une trajectoire de réduction.

Le canyone, d'abord, il est naturellement présent et deuxièmement, ça c'est une chose et la deuxième chose, c'est qu'il est dans les engrais phosphatés et la question, c'est de trouver une trajectoire de réduction de la part du canyone dans les engrais phosphatés et ça, il y a des travaux à mener maintenant que nous avons sur la table le rapport de l'ANSES. Mais ne rien faire quand on sait, c'est un problème, mais faire quand on ne sait pas, je pense que c'est un problème. Donc là, il faudrait un projet de loi pour indiquer une traité. Il n'y a pas besoin de projet de loi. Il faut arrêter de faire des lois dans ce pays, honnêtement. Des lois, il y en a assez. Je pense qu'il y en a trop même.

Donc le sujet n'est pas un projet de loi. Une trajectoire de réduction... Mais comment on impose une trajectoire ? Mais c'est des normes. Les normes, ce n'est pas les lois. Ce n'est pas aux parlementaires de fixer le taux du cadmium dans les phosphates. Pardon, si on commence à fixer le taux du cadmium, on va aussi fixer le taux du cadmium dans le chocolat. Non. Ça n'est pas un travail de parlementaire, c'est un travail de réglementation. Allez, on passe aux questions politiques après les municipales. On va faire un bon travail de parlementaire d'ailleurs. Cap sur la présidentielle. Publication, ce matin, du baromètre d'Oxa-Mensuel.

Public Sénat, la presse régionale qui donne Edouard Philippe vainqueur face à Jordan Bardella au second tour de la présidentielle. Est-ce qu'il est aujourd'hui, Edouard Philippe, le meilleur candidat de votre camp ? J'invite à la prudence sur les sondages un an avant. Je ne voudrais pas vous faire l'offense de vous citer les sondages de 2011. Peut-être les sondages de 2006, certainement les sondages de 2016, c'est-à-dire un an avant les échéances qui nous annonçaient, que celui-là avait gagné, celui-là a été éliminé et puis des gens qui n'étaient même pas testés. Je ne suis pas sûr que le président Macron était vraiment très testé au mois de mars 2016.

Donc, à date, c'est une surprise pour personne de dire qu'Edouard Philippe, je vais répondre à l'action, qu'Edouard Philippe est dans le jeu des candidats un de ceux qui est placé. Il a été Premier ministre du premier gouvernement d'Emmanuel Macron. On sait les capacités et les qualités qui sont les siennes. Attention aussi à ne pas saturer l'espace de « il a gagné » et voilà, il suffit que les gens votent. – Parce qu'il pourrait lui arriver ce qui est arrivé à son mentor Alain Juppé ? – Alors maintenant, la ritournelle, il ne faudrait pas que ça finisse comme Alain Juppé.

Mais ce n'est pas qu'Alain Juppé, il y a des tas de gens qui devaient gagner et pas seulement des gens qui étaient de l'obédience du pays qui devaient gagner et qui ont perdu. – Mais est-ce que vous pourriez vous ranger derrière Edouard Philippe ? – Mais la question, alors la deuxième question, c'est, je trouve qu'on parle beaucoup des personnalités, j'aimerais savoir quel est le projet et le programme. Parce que le sujet n'est pas le sondage, parce que là, on teste plutôt ce que les gens perçoivent des qualités d'une personnalité. Est-ce que c'est étonnant que les gens perçoivent des qualités chez Edouard Philippe ? – Ça ne vous étonne pas, vous ?

– Je ne vais pas découvrir ça dans un sondage. La question, c'est quel est le programme et quel est le programme qui est susceptible de rassembler les Français très haut au premier tour et très haut au deuxième tour ? C'est ça la question. Et donc moi, j'invite à ce qu'avant qu'on commence à… On est beaucoup dans le casting, alors on teste tout le monde, alors il y a 28 000 hypothèses, c'est formidable pour les sondeurs, ce que j'aimerais c'est qu'on parle un peu du fond. C'est-à-dire, Edouard Philippe dit qu'il va produire un projet, il produit un projet, que d'autres produisent un projet.

Pour ce qui est de la famille centriste que d'une certaine façon je représente, je pense qu'à nous-mêmes nous aussi nous devons produire un projet. Qu'est-ce qu'on dit sur la question du modèle social ? Qu'est-ce qu'on dit sur la question de la défense ? Qu'est-ce qu'on dit de la question de la souveraineté, de la transition écologique ? Etc. Quand vous dites la famille centriste, c'est quoi ? Un projet commun avec l'UDI et le Modem ? En tout cas, l'UDI et le Modem, oui, je pense en particulier à ces deux formations, je pense que ces deux familles de pensée doivent parler.

Alors je parle beaucoup, comme vous le savez, avec Hervé Marseille et ça ne date pas de dimanche dernier ni du dimanche d'avant. Mais je pense que le moment est venu de se reconnaître entre nous, si je peux dire et la meilleure façon de se reconnaître entre nous, c'est de se reconnaître au travers d'un projet. De dire devant l'opinion ce que nous pensons de ce que sont les attentes et les besoins du pays. Souvent un projet, c'est incarné aussi par une personnalité. D'abord le projet. J'entends bien, mais est-ce que ça veut dire qu'une personnalité Modem pourrait porter ce projet ? Je refuse de rentrer dans la logique qui consiste à dire je rajoute des petits chevaux dans une course.

Mais pardon, vous allez le travailler comment le projet ? Vous travaillez avec Hervé Marseille, le patron de l'UDI pour créer un projet. Mais est-ce que vous allez travailler un projet avec Gabriel Attal ? Est-ce que vous allez travailler un projet avec Édouard Philippe ? Est-ce que vous allez travailler un projet avec Bruno Retaille ? Dès lors qu'on... Non mais... Tous ces gens-là ne disent pas la même chose. Que chacun... Comment avoir un projet commun dans la droite et du centre ? D'abord, avant de faire avoir un projet commun, il faudrait savoir ce que chacun pense. Donc là, vous parlez d'un projet Modem ou d'un projet centriste ? Oui, voilà. C'est ce que je dis. Pourquoi ?

Parce que, comme vous le savez, j'ai beaucoup de respect pour Bruno Retailleau. Je le connais depuis très longtemps mais j'ai l'impression que sur plein de sujets, nous ne sommes pas d'accord. Bon, mais je ne sais pas faire offense à qui que ce soit que de dire que Bruno Retailleau et les LR fassent leur projet, que nous fassions notre projet, que d'autres fassent leur projet et à partir de là, nous verrons s'il y a des points de convergence possibles devant les Français. Je pense que la pire des choses, c'est de dire qu'on pense tous pareil. Au fond, de Knafo à Glucksmann, c'est pareil. Non. Mais à quoi ça va avoir ?

Parce que ça, c'est quelque chose où on sait par principe qu'on ment aux Français. C'est-à-dire que ça ne peut pas être aussi large que ça. À quoi sert d'avoir un projet si vous n'avez pas un candidat pour le défendre ? Comment ça ? J'essaie de comprendre. Ça sert d'avoir un projet. On verra. Mais la question, nous avions un candidat en 2017 qui n'était pas du Modem. Comment s'appelait-il ? Emmanuel Macron. OK ? Bon. Donc on a, François Bayrou a fait le choix à l'époque de dire nous pouvons trouver au travers du projet que porte Emmanuel Macron un candidat qui est susceptible de correspondre aux idées que nous avons sur un certain nombre de sujets.

L'Europe en particulier, la question sociale, la question économique. Il avait demandé la proportionnelle. Non mais d'accord, mais il y avait un certain nombre de sujets que tout n'ait pas été réussi, si vous voulez me faire dire ça. Très bien. Moi, je ne suis pas de ceux qui viennent en permanence dire je n'ai pas vu d'héritage, je ne sais pas de qui je suis l'héritier. Je vois bien ce que nous avons fait. Mais oui, mais les projets, ils vont acter des divergences. Alors, des convergences forcément dans le bloc central, mais aussi des divergences. Comment après vous allez trouver un projet commun ? Après, c'est le sujet qu'on a devant nous. Mais commençons par étapes.

Si on pouvait d'abord les uns et les autres travailler sur ce que nous voulons pour le pays, ce que nous sentons être nécessaire pour le pays, après on verra les convergences. Et vous soutiendrez le candidat qui portera le mieux votre projet ? Oui, ça me paraît au fond assez de bon sens que de soutenir celui dont on se sent le plus proche. Quel est le bon timing pour vous ? Présentation des projets ? Il y a les timings théoriques et puis les timings réels. C'est-à-dire que le meilleur timing, c'est que tout ça chemine jusqu'à l'été et qu'à l'automne on puisse rentrer dans la question des convergences et du ou de la candidate. Il me semble que c'est ça le meilleur timing.

Est-ce qu'il y a des événements extérieurs qui viennent ralentir ou accélérer ? Il n'y a pas à se dire le 15 octobre j'ai décidé j'aurai le candidat. Ne nous énervons pas et nous mettons pas là-dessus. Mais vous avez vu ces 90 parlementaires et pas que. Il y avait aussi Maude Bréjean et la ministre qui ont signé cet appel commun pour un candidat de la droite et du centre. Est-ce que pour vous il faut un candidat commun de la droite et du centre ? J'aimerais bien savoir ce qu'est la droite et j'aimerais bien savoir ce que dit le centre. La droite, j'entends et il a le droit de le dire lui aussi, Laurent Wauquiez dire la droite c'est de Edouard Philippe à Sarah Knafow.

C'est sans nous avec Sarah Knafow. Ce n'est pas compliqué. Donc il faut arrêter. La droite et le centre c'est la façon de dire c'est la droite pour moi. Donc défasse le centre. S'il y a quelque chose qui s'appelle le centre c'est parce que la droite c'est la droite le centre c'est le centre et la gauche c'est la gauche. Et il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable modéré du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos. On fait un rassemblement national. Ce camp il va de où ?

Mais je ne le détermine pas tant que je ne regarde pas le projet. Si on est sur ce qu'a été la droite du temps de Jacques Chirac. Mais il pourrait aller de Raphaël Guzman à Bruno Retailleau ? Manifestement non de ce que je lis là et en plus je pense que les électeurs ont besoin de s'y retrouver. Il y a un électorat de gauche. Si vous lui dites qu'il est de droite l'électorat de gauche il n'ira pas voter. Il y a un électorat de droite. Si vous lui dites qu'il va avec Guzman il dit mais moi je ne suis pas...

Vous n'êtes pas d'accord avec Gérald Darmanin qui dans une interview accordée aux Parisiens ce week-end dit justement il faut aller chercher les électeurs de gauche qui sont déçus par la ligne de l'électorat. Je suis totalement d'accord avec ce que dit Gérald Darmanin y compris sur l'idée de la modestie y compris d'aller chercher des gens dans les milieux populaires y compris le sentiment qu'ont les gens qu'on les méprise à tous les échelons où ils sont.

Je suis complètement d'accord avec le diagnostic mais je ne partage pas ce que vous dites parce que je ne suis pas sûr que ce soit ce que dit Gérald Darmanin aller chercher les électeurs c'est pas leur dire ceci est un candidat de gauche ou un candidat de droite quand il est l'inverse c'est-à-dire qu'il ne faut pas tromper les électeurs la question c'est de parler aux électeurs pas de leur vendre un espèce de concept de c'est la droite et le centre ou c'est la gauche et le centre ou c'est la gauche la droite et le centre si c'est la gauche la droite et le centre vous ouvrez un boulevard à Mélenchon et à Le Pen Mais quand vous lisez Bruno Retailleau qui dit que jamais un macroniste ne gagnera la présidentielle je dis que jamais quelqu'un de droite ne peut gagner sans des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron et j'en suis voilà donc il ne gagnera pas sans Macron c'est comme si je disais jamais un retailliste ou un filloniste ne gagnera la présidence ne sera je ne soutiendrai si personne ne soutient personne mais dans la clarté à ce moment-là quelle est l'option à ce moment-là pour gagner quand on est à droite si ça ne peut pas être quelqu'un du camp des modérés manifestement si vous dites ça Bruno Retailleau ne peut pas gagner non je n'ai pas dit ça il ne peut pas gagner seul mais oui personne ne peut gagner seul dans ce pays la question c'est il y a des forces qui sont des forces comment dirais-je qui viennent on l'a vu encore aux élections municipales qui ont décidé de faire éclater le pays c'est-à-dire qui viennent fracturer ce pays il y a des forces dont je crois fait partie Bruno Retailleau qui ne veulent pas fracturer le pays qui ont des convictions fortes mais qui ne veulent pas fracturer le pays est-ce que ces forces-là au premier ou au deuxième tour peuvent se réunir c'est la question qui sera devant nous mais si on commence à dire pas les macronistes pas les gens de gauche avec quelle voix on est élu quelqu'un peut m'expliquer comment ça se passe comment ça se passe une présidentielle au premier tour on gagne dans un espace qu'on fabrique à droite, à gauche ou au centre et au deuxième on rassemble par-delà ces clivages par-delà les clivages si vous commencez à dire je ne veux pas de ces gens-là je ne veux pas de ces gens-là vous ne rassemblerez rien du tout vous rassemblerez vous-même ce qui est un petit rassemblement est-ce que vous demandez aux républicains des clarifications vis-à-vis de leur positionnement par rapport au RN ?

je n'ai pas d'ordre à donner aux républicains que chacun fasse son travail il est clair pour vous leur positionnement ?

je n'ai pas l'impression mais personne n'est très au clair sur les grandes orientations quel est le projet mais par rapport au RN est-ce que pour vous vous jugez de la ligne des républicains je trouve que le petit jeu qui a consisté pour le parti socialiste singulièrement monsieur Fort à s'exonérer de ses accords avec Alephi en disant regardez partout des accords avec le RN non les LR n'ont pas fait d'accord avec le RN donc pour le coup reconnaissant et d'ailleurs les électeurs c'est une leçon aussi pour les LR les électeurs l'ont reconnu c'est-à-dire qu'ils ont vu qu'il n'y avait pas d'accord contre nature et quand il n'y a pas d'accord contre nature les gens sont capables de voter pour des gens dans des positions d'équipe dans beaucoup de villes je pense à Besançon je pense à Clermont-Ferrand c'est la droite avec le centre très présent très présent et donc les choix qui ont été faits sont des choix qui devant les électeurs ne les trompaient pas et donc non pour le coup oui les choses ont été très claires aux municipales la question c'est quel est le projet qu'on porte et quels sont les projets que nous portons nous les uns et les autres sur l'Europe et peut-être que là il y a des listes Est-ce que pour vous ces municipales elles ont été un échec pour le Modem ?

Non honnêtement on a 50% d'élus de plus et les municipaux de plus après il y a la défaite de François Bayrou c'est ça dont vous voulez me parler j'imagine la défaite à Agen la défaite de Jean Dionis mais c'est des terres qui sont des terres difficiles Jean Dionis c'était son deuxième mandat Geneviève Dariussec qui n'a pas réussi à reconquérir Monde-Marc Là pour le coup on peut rentrer dans toutes les situations mais je veux bien le faire Geneviève Dariussec essayait de reconquérir une ville avec un adjoint qui au fond avait trahi ce qu'avait été sa parole et son engagement Donc pour vous c'est pas un échec ?

Non c'est pas un échec Alors après qu'on ait eu des échecs C'est juste Pau C'est un échec Comment vous analysez ? Une défaite ça peut pas être une victoire donc une défaite évidemment c'est forcément une difficulté ça s'explique aussi dans le cadre d'une triangulaire Pau est une ville de gauche il y a un candidat d'extrême droite qui s'est maintenue Une partie des voix de droite sans doute ont été sur ce candidat aussi parce qu'il y a des vieilles querelles autour de ça Après chacun Ce qui est terrible dans cette affaire c'est que chacun reconnaît que Bayrou avait totalement transformé cette ville et que cette ville qui était totalement en décrépitude et endormie a été totalement réveillée

52:30
Marc Fesneau

Est-ce qu'il paye quelque part son passage à Matignon aussi à travers

52:33
Présentateur

Mais il n'y a pas de déshonneur à payer quelque chose qui a été de dire la vérité aux Français parce qu'un jour ça nous rattrapera en particulier sur les sujets de la dette Oui Mais quand vous décidez de gouverner vous prenez le risque de l'impopularité parce que si vous gouvernez avec simplement l'envie d'être populaire en fait vous ne gouvernez pas vous godiez vous naviguez à vue François Bayrou sur cette question en particulier de la dette ça fait 25 ans 30 ans qu'il dit la même chose que nous allons avoir devant nous un mur qui va être un mur très difficile que si nous ne redressons pas brutalement un peu les choses brutalement on va se retrouver face à un mur de dette qui sera infranchissable parce qu'on le voit monter et puis à un moment ça devient infranchissable et donc que ça peut avoir pesé que ça ait pu peser dans les élections pour oui mais est-ce que c'est un déshonneur de défendre ses convictions la réponse est non Comment il va depuis sa défaite ?

Écoutez il va je l'ai au téléphone on a des réunions statutaires ce soir et demain Il participe ? Il va y participer ? Oui Il va reprendre sa place

53:30
Marc Fesneau

à la tête du Modem ?

53:31
Présentateur

Mais il peut encore rester président du Modem ? C'est une plaisanterie Si à chaque fois que vous avez un écueil électoral ou une défaite électorale vous remettez en cause le processus qui vous a amené démocratiquement à être élu alors à ce moment-là on n'est plus dans un système tout à fait classique Un dernier mot sur le Modem il y a le procès en appel en septembre dans l'affaire des assistants parlementaires européens ça vous inquiète ?

Je constate qu'en première instance François Bayrou et beaucoup d'autres ont été inoncentés donc je ne m'inquiète pas Mais pas le Modem Je pense que la justice donnera droit aux arguments qui ont été mais ce n'est pas à moi de peser sur la justice mais je n'ai pas d'inquiétude la justice s'est reconnue la bonne foi de François Bayrou me semble-t-il dans ses attendus

54:10
Marc Fesneau

Dernière question sur la niche parlementaire enfin la niche Modem qui a été votée à l'Assemblée nationale Souvent les autres groupes politiques que ce soit le RN LFI le Parti Socialiste les LR font de ces niches une espèce de marqueur politique ils racontent un peu ce qu'ils sont

54:29
Présentateur

vous, vous avez choisi de faire différemment pour quelles raisons vous avez fait ça ? Parce qu'on a décidé de ne pas raconter de blablater mais de faire dans le concret c'est la différence je ne veux pas donner de leçon mais au fond quand vous regarderez tous les textes qui ont été mis dans les niches combien ont été au bout de leur processus parlementaire ?

Le taux Donc là c'était ça l'objectif L'objectif c'est quand on est parlementaire et qu'on a un temps de législation l'objectif c'est de pouvoir légiférer c'est-à-dire que des textes aillent au bout Il y a des gens qui nous écoutent peut-être qui sont dans des sujets d'indivision successorale Ils ne peuvent pas parce qu'il y a des querelles familiales accéder à l'héritage C'est réglé par la loi et ça a été salué d'ailleurs par Gérald Darmanin qui a été porté par Louise Morel et Nicolas Turquois Il y a des sujets d'inondation C'était un texte d'ailleurs qui venait du Sénat avec Jean-Yves Roux et un certain nombre de M.

Rappin je crois et un certain nombre de ses collègues Ce texte il va répondre concrètement à ce qu'on dit depuis 3 ans qui est que quand il y a des inondations on ne peut pas curer les fossés parce qu'il y a 26 000 procédures alors qu'on est dans l'urgence Moi j'ai considéré et nous avons considéré et je pense que si on veut donner le sentiment aux Français qu'on est utile on a considéré que ce n'était pas inutile d'avoir des textes qui permettent de répondre au sujet quotidien des Français On avait un sujet sur les services d'incendie et de secours porté par Jean-Carles Gourlier dans notre groupe Bon ça permet d'améliorer l'attractivité des métiers de médecins des sapeurs-pompiers Ça c'est utile Je me fiche de savoir si c'est clivant ou pas clivant La question c'est utile ou pas utile Et c'est une niche où j'ai trouvé que dans l'Assemblée nationale il faut en remercier d'ailleurs les autres collègues des autres groupes Il y avait un ton qui était le ton de parlementaires qui débattait qui n'était pas d'accord mais qui essayait de faire avancer les textes Je pense que c'est bien En plus en écho Sénat-Assemblée je trouve que c'est encore mieux Merci beaucoup Merci Marc Fénaud La une de la dépêche Risquons-nous la panne sèche et on va reparler des prix du carburant dans quelques instants dans la revue de presse Mais d'abord c'est l'heure de notre reportage en région et c'est un sujet que vous avez suivi Marc Fénaud quand vous étiez au ministère de l'Agriculture C'est la question du loup Sa présence inquiète dans de nombreux territoires C'est le cas près de Saint-Etienne un éleveur a perdu 8 brebis Plusieurs autres animaux ont été blessés ou dispersés Une perte économique lourde Leur à le bol monte chez ces éleveurs et c'est surtout le manque d'anticipation et d'information qui fait réagir On regarde ce reportage de nos partenaires de TL7 Il est signé Alexandre Crouzet 8 brebis retrouvées mortes d'autres blessées certaines encore introuvables La découverte est macabre

56:45
Locuteur 1

Les brebis sont attaquées directement au cou et tenues serrées on voit qu'elles prennent un bleu autour du cou avec des traces de crocs et voilà et c'est tout pas mangé pas de la laine arrachée rien du tout donc étant allé dans les Hautes-Alpes de nombreuses années et avoir vu des attaques de nous là-haut c'était vraiment la même signature et même signature qu'au mois de juillet on avait déjà été attaqués

57:07
Présentateur

Pour l'éleveur peu de doute le loup est passé par là un mode opératoire confirmé par les premières constatations de l'Office français de la biodiversité

57:15
Locuteur 1

Moi après l'attaque j'ai appelé quand même quelques agriculteurs de Saint-Martin-en-Coyeux ou même Saint-Paul-en-Jarret qui soient au courant et je trouve que c'est pas forcément à moi de faire passer l'information ou aux agriculteurs de chercher l'information

57:26
Présentateur

Aujourd'hui ils réclament des outils concrets pour anticiper parmi les pistes évoquées puisser le loup ou encore une application permettant d'alerter rapidement les éleveurs en cas de présence ou d'attaque Une perte également économique Les indemnisations prévues ne couvrant pas le montant d'une vente

57:41
Locuteur 1

Là moi c'était des brebis en fin d'ingraissement donc vraiment prêts à vendre Là le remboursement je perds à peu près 25% du prix des brebis et au mois de juillet quand je me suis fait attaquer j'avais des brebis en gestation et là aussi elles avaient des petits dans le ventre donc pareil avec toute la souffrance aussi qui va derrière mais il y a aussi malheureusement je vis du moudon donc il y a une perte économique et là pareil ça ne rentre pas en compte

58:04
Présentateur

Du côté de la mairie l'inquiétude est bien présente mais les marges de manœuvre restent limitées face à une problématique qui dépasse l'échelle locale

58:10
Locuteur 4

Pour moi c'est une prérogative de l'Etat en particulier de l'OFB qui est chargée de gérer ces populations qui apparemment sont avérées sur notre territoire et voilà on compte bien on compte bien sur eux pour pouvoir un peu contribuer à à protéger les troupeaux surtout et puis que les loups puissent circuler en toute sécurité surtout en toute sécurité pour les animaux qui pourraient être attaqués par eux parce que ça reste quand même des bêtes et même à fois sauvages

58:45
Présentateur

Le loup s'installe peu à peu dans le pilat et avec lui un nouveau défi pour tout un territoire On va poursuivre avec les sujets de préoccupation des agriculteurs des agriculteurs de la FNSEA le principal syndicat agricole réuni en congrès cette semaine à Caen Bonjour Hervé Lapie merci d'être avec nous secrétaire général de la FNSEA votre congrès se tient alors que l'inquiétude est vive avec la flambée des prix du carburant qui impacte évidemment fortement les agriculteurs le gouvernement a annoncé vendredi une exonération de taxes sur le gazole non routier que vous utilisez dans vos tracteurs est-ce que vous saluez ces mesures ou est-ce que vous en demandez plus ?

59:21
Locuteur 6

Non mais effectivement il y a une grosse difficulté dans le monde agricole aujourd'hui depuis le contexte géopolitique très instable l'Ukraine l'Iran un contexte énergétique qui fait flamber les coûts et donc le gazole non routier on est passé il y a un mois et demi on était à 70 centimes aujourd'hui on est à 1,30€ donc ça a pratiquement doublé dans nos exploitations agricoles et juste pour vous prendre un exemple sur la mienne une exploitation j'ai 140 hectares avec mon frère en guèque ça va générer un coût si ça continue de 9000€ supplémentaires sur mon exploitation donc c'est des charges qui sont explosives et puis ensuite c'est les engrais c'est les plastiques donc tout le monde est concerné les maraîchers les horticulteurs les éleveurs les grands culteurs tout le monde tout le monde est concerné et je pense que le contexte géopolitique fait que c'est très très difficile et que les exploitants agricoles qui assurent la souveraineté alimentaire qui est mise en grande grande difficulté à chaque fois mérite d'être accompagnée tel que les services de santé tel que les ambulanciers tel qu'aujourd'hui le transport routier et je pense qu'il y a une vraie stratégie à mettre en place alors certes la France n'est pas responsable de ce qui se passe au niveau en Iran mais globalement il y a un impact très fort sur nos exploitations agricoles qui amènent des difficultés supplémentaires dans les deux filières qui sont en grande difficulté la viticulture et la céréaliculture aujourd'hui en France qui était un pionnier de l'ayouture française et qui se retrouvent très très en difficulté avec des ayuteurs qui pourraient ne pas passer l'année économiquement donc voilà je pense qu'il y a des sujets pendant notre congrès l'idée c'est de continuer à pousser ce projet à la veille des présidentielles pour que pendant les présidentielles on ait un vrai projet qui redonne de l'ambition de l'espoir aux ayuteurs mais aussi une source de revenus pour assurer le renouvellement des générations qui est combien important dans notre corporation

1:01:02
Présentateur

mais justement Hervé Lapis vous l'avez dit elle a flambé des prix du carburant mais il y a des secteurs en difficulté vous l'avez rappelé il y a la viticulture il y a les céréaliers les récoltes de blé ont été difficiles ces derniers mois il y a une multiplication des épisocies la colère ne retombe pas quel message vous allez faire passer au gouvernement lors de votre congrès ?

1:01:20
Locuteur 6

Le message il est clair c'est qu'on va valider un rapport d'orientation à la FNSEO sur l'ambition des ayuteurs et des adhérents de la FNSEO dans ce rapport d'orientation à la veille des présidentielles et je crois que le projet en fait le nôtre c'est revenir dans un contexte européen très chahuté une vraie ambition pour la France agricole à travers l'Europe avec une politique agricole qui redonne de l'espoir aux ayuteurs dans un marché unique il nous faut des règles uniques et je pense que le message aussi prioritaire qu'on fait passer chez nous à la FNSEO c'est que la surtransposition des règles franco-françaises grève notre compétitivité mais vous pouvez entendre les artisans les commerçants les ayuteurs on a tous le même sujet en fait on est en perte de compétitivité

1:02:04
Présentateur

Merci beaucoup Merci Hervé On vous avait un petit peu perdu On vous avait un peu perdu Merci beaucoup d'avoir été avec nous secrétaire générale de la FNSEA qui tient donc son congrès cette semaine à Caen et Stéphane on reparle de la hausse des prix du carburant puisque c'est à la ligne de nombreux quotidiens régionaux ce matin Oui notamment cette alerte de la voie du Nord les prix repartent à la hausse Le prix du litre de gasoil a atteint hier son plus haut niveau depuis 1985 avec 2,20 euros en moyenne c'est 50 centimes de plus que depuis le début de la guerre il y a un mois la voie du Nord a ouvert ses pages aux nordistes qui changent le contenu de leur caddie en conséquence de ces prix du carburant ces deux mères de famille Angélique et Émilie qui disent qu'elles aimeraient faire de grosses courses et stocker mais elles ne font plus ces grosses courses elles n'ont plus les moyens de le faire Catherine aussi interrogée par la voie du Nord dit qu'elle se limite à des petites courses et n'achète plus de viande elle se rue sur les produits en date courte et sur les bacs à moins 30% pour alléger la facture Et le gouvernement a annoncé plusieurs aides mais le compte n'est pas c'est ce que titre le télégramme Oui et vous voyez aussi cette une de la charente libre qui nous parle des professionnels de santé oubliés par le gouvernement la presse régionale fait le point sur les dispositifs annoncés par le gouvernement une aide de 70 millions d'euros ciblée en avril pour les pêcheurs les agriculteurs et les transporteurs censés réduire leur coût du carburant mais ils appellent déjà à prolonger ce coup de pouce au mois à 2 mai du côté des infirmières libérales des aides à domicile ou encore des ambulanciers pas d'annonce à ce stade quand on fait 250 km par jour ça pique un peu explique un infirmier libéral interrogé par la charente libre d'autant que les professionnels n'ont pas le choix que de se déplacer pour soigner ils attendent donc eux aussi d'être catégorisés comme des gros rouleurs Alors il y a un autre titre qui fait beaucoup la une de nos quotidiens régionaux ce matin Stéphane c'est la grève dans les écoles Oui parce que les suppressions de postes d'enseignants concernent la totalité des départements un tiers des professeurs sont en grève aujourd'hui pour protester contre ces mesures de carte scolaire ils demandent aussi des revalorisations de salaire le ministère de l'éducation et le ministre justifient ces suppressions de postes par la baisse de la démographie moins d'élèves par classe donc moins de classe un calcul que réfutent les syndicats on aurait dû en profiter pour améliorer les conditions d'apprentissage peste Cédric Turcot enseignant dans le Var et membre du FSU nuit pépée et il dit ça dans les colonnes de la Marseillaise pour connaître les détails des fermetures de classe et des suppressions de postes d'enseignants qui sont pour le moment envisagées rien n'est fixé vous pouvez ouvrir la presse régionale de chez vous aujourd'hui et les touristes pourront-ils profiter des paillotes en bord de mer à la Grande Motte dans les rots et bien la question se repose avec le retour des beaux jours c'est Midi Libre qui nous en parle les plages du Grand Travers au bord de la Méditerranée à la Grande Motte sont classées comme espaces remarquables ça c'est au titre de la loi littorale et donc interdiction pour les restaurants de plages de s'y installer mais le maire de la Grande Motte a finalement trouvé un autre emplacement à ces paillotes de nouveaux emplacements à nouveau contestés par les associations environnementales conclusion de Midi Libre sur ce sujet qui revient année après année les beaux jours reviennent les paillotes aussi et à la Grande Motte on dirait que le sable a beau bouger le feuilleton lui reste toujours au même endroit Allez on termine avec l'événement de ces dernières heures Stéphane c'est le retour de Céline Dion en concert à Paris après des années sans faire de scène Ah bah oui la grande annonce de la chanteuse canadienne message en grande pompe diffusé hier sur la Tour Eiffel Paris je suis prête a dit la chanteuse qui a vendu plus de 260 millions d'albums dans le monde une vidéo diffusée à l'occasion de son 58ème anniversaire avec un cadeau 10 concerts à la Défense Arena du 12 septembre au 14 octobre 33 000 personnes sont attendues chaque soir pour chanter notamment J'irai où tu iras J'irai où tu iras Voilà 10 secondes

1:05:57
Karine Daniel

on ne pouvait pas s'en priver de passer ces 10 secondes de Céline Dion ce matin des chansons que vous irez chanter à la Défense Arena Mais évidemment

1:06:02
Présentateur

encore faut-il avoir des places parce qu'on est bien placés pour savoir que c'est un peu compliqué il faut faire la cube pour la pré-vente pour être peut-être tiré au sort C'est tout un processus je suis sûre qu'il y a beaucoup de gens qui comme nous ont essayé et qui galèrent comme nous ça va ils ont encore 24 heures pour le faire donc on vous souhaite bonne chance si vous aussi vous essayez d'avoir des places d'avoir des places pour Céline Dion merci Stéphane merci beaucoup on va revenir dans quelques instants à notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale et vous allez voir qu'Edouard Philippe est en grande forme dans ce baromètre mais d'abord le sujet d'actualité c'est la flambée des prix du carburant les annonces gouvernementales qui ne satisfont pas agriculteurs, pêcheurs, transporteurs et ils poursuivent leur mobilisation on voit ça avec Assa Argunel faire un maximum de bruit pour faire entendre leurs revendications face à la flambée du prix des carburants des dizaines de conducteurs de camions et de bus ont mené une opération escargot hier sur le périphérique parisien on est désespéré parce qu'on s'est investi on a fait une formation on a payé pour le permis du coup on ne travaille pas malheureusement ça atteint tout le monde après ça va atteindre les petits véhicules et il faut trouver une solution c'est tout jusqu'à 200 véhicules présents pour ralentir le trafic et exiger un soutien financier plus important de la part de l'Etat

1:07:32
Locuteur 8

et ce qu'on réclame c'est deux aides une aide à la pompe pour le futur pour aider le carburant la hausse du carburant et une aide forfaitaire par véhicule que ce soit des cars ou des camions de 1500 euros pour des véhicules lourds pour pouvoir absorber une partie de ce qui a été dépensé en mars sur le carburant

1:07:50
Présentateur

de son côté la FNSEA principal syndicat agricole met également la pression sur Sébastien Lecornu vendredi le gouvernement a annoncé une exonération de taxes sur le gazole non routier utilisé dans les tracteurs mais reçu hier à Matignon Arnaud Rousseau estime que cette mesure ne va pas assez loin

1:08:07
Locuteur 2

évidemment on a abordé les sujets très très conjoncturels je pense évidemment au GNR peut-être ce que je peux vous dire c'est que le Premier ministre m'a dit que les annonces de vendredi n'étaient pas un solde de tout compte et qu'il ferait le point à la fin du mois pour voir ce qui serait possible de faire mais qu'il était prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre

1:08:28
Présentateur

réunis pour aborder la situation du Moyen-Orient les ministres de l'énergie et des finances du G7 se disent prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché de l'énergie On va en parler avec vous bonjour Nathalie Moré merci d'être là journaliste politique pour les journaux du groupe EBRAS ce sont tous les journaux de l'Est de la France et bonjour Erwann Lestron directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa un mot sur évidemment la flambée des prix du carburant qui inquiète les Français est-ce qu'ils attendent que le gouvernement prenne des mesures Erwann ?

1:09:01
Karine Daniel

Oui exactement c'est vrai que c'est un sujet particulièrement inflammable si j'ose dire avec le carburant pour les Français parce que non seulement la préoccupation principale des Français c'est le pouvoir d'achat c'est le coût de la vie c'est toutes nos dépenses contraintes ce qu'on paye en chauffage en loyer en alimentation et ça ils nous le disent dans les sondages et en plus dans le même temps 7 Français sur 10 sont dépendants de leur voiture c'est le moyen de transport qu'ils utilisent tous les jours pour leur trajet quotidien donc entre pouvoir d'achat qui inquiète et carburant qui est indispensable au quotidien pour l'accès au travail pour l'accès au loisir c'est forcément un sujet explosif dans l'opinion au début du mois nos confrères des labs testaient le sujet ils mesuraient déjà que 45% des Français disaient que ça avait eu un impact important sur leur budget ces hausses du prix du carburant et 2 tiers d'entre eux étaient favorables à la mise en place d'un bouclier tarifaire ou d'un chèque énergie il y a des attentes très très fortes à l'égard de l'exécutif

1:09:58
Présentateur

Nathalie avant de faire réagir on va écouter Marie-Lise Léon c'était ce matin la secrétaire générale de la CFDT pour elle il ne faut pas tout attendre de l'Etat

1:10:05
Marc Fesneau

je pense qu'il ne faut pas tout attendre de l'Etat aujourd'hui il y a des employeurs qui doivent jouer le jeu de la négociation et intégrer le fait qu'aujourd'hui il y a des salariés qui perdent de l'argent par rapport à il y a quelques semaines en venant travailler donc il faut pouvoir soutenir aussi ces personnes et le pouvoir d'achat

1:10:22
Présentateur

des personnes qui doivent travailler

1:10:24
Marc Fesneau

je pense que les employeurs doivent remettre les choses sur la table et avoir des vraies négociations salariales Nathalie ?

Elle a raison parce que effectivement vous avez raison c'est un sujet explosif mais c'est en plus un sujet qui est comment dire qui alimente les clivages entre les gens entre les ruraux et les urbains entre Paris entre province entre ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et ceux qui n'en ont pas besoin et on voit bien qu'un certain nombre de partis politiques à un an de la présidentielle là où c'est facile de s'opposer prennent ce sujet là pour essayer d'alimenter les tensions entre les gens en proposant des choses qui effectivement ne sont pas forcément possibles parce que comme Marie-Lise Léon le disait l'État ne peut pas tout surtout en ce moment donc on voit bien que c'est un sujet sur lequel l'exécutif fait très très attention parce qu'il y a le ferment d'une contestation qui peut aller beaucoup plus loin

1:11:14
Présentateur

Vous parlez de la présidentielle c'est l'objet du baromètre d'OXA mensuel pour public Sénat et la presse régionale avant de regarder les intentions de vote comme tous les mois on s'intéresse à la popularité de l'exécutif Erwan Emmanuel Macron qui prend deux points de popularité il est à 25% est-ce que c'est lié à l'actualité internationale ?

1:11:30
Karine Daniel

Alors c'est surtout lié à probablement sa mise en retrait de la scène nationale sur les élections municipales finalement ça valide la stratégie d'ignorer ces élections de ne pas se mettre en avant et c'est tout de même une sacrée performance de réussir à se maintenir à ce niveau-là alors que la majorité présidentielle a été inexistante quasiment à ces élections ou du moins qu'elles ont confirmé son manque d'ancrage territorial donc le résultat reste très négatif pour Emmanuel Macron trois quarts des Français jugent que c'est un mauvais président néanmoins plus deux points par rapport au mois dernier plus quatre points par rapport à décembre ce qu'on observe quand on regarde les chiffres en profondeur c'est qu'il regagne un tout petit peu de terrain auprès de son socle de référence chez les sympathisants Renaissance à la rentrée de l'année dernière quand on avait le sentiment que le pays était dans une impasse politique et que c'est Emmanuel Macron qui l'avait plongé dans cette impasse politique avec la dissolution qu'on ne savait plus où il allait quand Gabriel Attal disait qu'il avait du mal à comprendre ses décisions on était plutôt à 70-75% d'approbation chez les sympathisants Renaissance il redevient hégémonique dans cet espace politique 93% des sympathisants Renaissance jugent ce mois-ci que c'est un bon président alors ça progresse auprès de son socle de référence il faut voir jusqu'où ça peut s'élargir peut-être que la bienveillance va augmenter d'ici à l'approche de la présidentielle quand la page Macron sera de plus en plus proche d'être tournée pour l'instant ça reste quand même encore timide

1:12:50
Présentateur

Nathalie le socle reste encore bas comment vous l'expliquez vous cette légère remontée il grignote

1:12:56
Marc Fesneau

mois après mois je l'explique exactement comme ce que vient de dire Erwan c'est-à-dire que pour l'instant il est relativement absent de nos antennes et je pense que c'est une bonne chose pour lui parce qu'il est quand même profondément impopulaire après 9 ans ça c'est effectivement une tendance qui ne s'inversera pas je pense à l'Elysée on parle alors nous dans les médias on parle souvent d'effet drapeau à l'Elysée il parle plus d'effet cohérence c'est-à-dire que ce qui se passe actuellement les crises que l'on traverse mettent disent les conseillers du président en évidence toutes les politiques qu'il a menées depuis 9 ans par exemple tout ce qu'il a fait sur l'indépendance du pays sur la nécessité du pays d'être indépendant notamment énergiquement etc ça met en lumière ce qu'on est en train de vivre ça de la même façon que dès 2017 il a dit qu'il allait faire un effort sans précédent sur l'armée et sur les budgets de l'armée ce qui se passe aujourd'hui met en cohérence ça voilà pourquoi à l'Elysée on met plus en avant cet effet cohérence que cet effet drapeau

1:13:59
Présentateur

Sébastien Lecornu lui le Premier ministre il prend un point de popularité il est à 35% nettement au-dessus d'Emmanuel Macron Erwan

1:14:06
Karine Daniel

Oui et on retrouve encore ce sentiment positif des Français à l'égard de Sébastien Lecornu quand il est perçu comme un ministre finalement qui exécute les actions nécessaires pour résoudre les défis du quotidien des Français et surtout un Premier ministre qui se tient à l'écart des manœuvres politiciennes c'est probablement pour ça qu'il a du crédit ce qui est paradoxal c'est que quand on teste la candidature de Sébastien Lecornu dans des intentions de vote pour la présidentielle il arrive à un niveau assez bas donc ça ne fait pas de lui une personnalité qui serait légitime pour concourir à la présidentielle mais pour autant sa volonté de travailler de se mettre au service des Français en dehors de la politique politicienne ça lui fait gagner du crédit dans l'opinion et encore une fois au sortir d'élections municipales où la majorité présidentielle n'a pas existé il maintient sa cote de popularité alors qu'il y a des angoisses aussi sur la hausse des prix du carburant donc c'est plutôt une bonne performance et ça montre que son implication pour la France lui est crédité

1:15:06
Présentateur

municipal dont il a été relativement absent alors il était en campagne lui-même dans sa commune de Vernon il était troisième de liste mais au plan national il n'a pas été très présent c'était son choix

1:15:16
Marc Fesneau

puisqu'il veut cultiver l'image d'un premier ministre qui est au travail et qui est loin de la tambouille politique si effectivement vous impliquez en allant soutenir des candidats sur le terrain vous cassez totalement cette image-là Sébastien Lecornu il est connu pour deux choses le fait d'être monsieur tout le monde de faire son marché et d'être absent des médias si jamais il casse cette faible dynamique parce que ça reste quand même un premier ministre de l'exécutif Macron donc avec une forte impopularité il perd le peu de crédit qu'il a donc il a tout intérêt je pense à cultiver cette discrétion et ça se voit d'ailleurs dans votre étude où on voit que alors que Macron n'est apprécié que dans son socle électoral le premier ministre parvient lui à avoir des points de popularité chez ses opposants

1:16:02
Présentateur

Allez on passe au palmarès de l'adhésion et c'est là qu'il y a le principal enseignement finalement de ce sondage palmarès de l'adhésion c'est la remontada d'Edouard Philippe plus 8 points il est à la deuxième place

1:16:14
Karine Daniel

Erwan il arrive à 36% de code d'adhésion il était à 28% le mois dernier alors on n'est pas revenu à son 41% de mai 2024 avant la dissolution qui a été un peu fatale à toutes les personnalités de la majorité présidentielle parce qu'il a longtemps

1:16:27
Présentateur

été en tête de ce palmarès

1:16:29
Karine Daniel

il a été très longtemps en tête d'ailleurs c'était souvent des personnalités de centre droit il y a eu Alain Juppé avant lui qui a été très longtemps en tête du palmarès des personnalités politiques préférées des français il a reculé mois après mois derrière Jordan Bardella derrière Marine Le Pen et aux côtés de Gabriel Attal il était vraiment un cran en dessous aujourd'hui plus 8 points et c'est vrai que la victoire au Havre fait fixture de rampes de lancement dans l'opinion parce que c'est un succès électoral quand même dans un contexte de repli de la majorité présidentielle pour laquelle les élections sont de plus en plus difficiles avec le temps là on voit que dans ce contexte de reflux de la majorité présidentielle lui il s'inscrit à rebours dans une séquence victorieuse alors qu'il avait même mis son élection sa candidature à la présidentielle dans la balance donc ça le crédite et surtout ça le réconcilie avec les sympathisants Renaissance plus 30 points de code d'adhésion chez les sympathisants Renaissance 62% il y a un mois 92% aujourd'hui il ne lui avait pas pardonné il y a quelques mois d'avoir dit qu'Emmanuel Macron devrait démissionner étant donné l'impasse dans laquelle était la France aujourd'hui il se réconcilie avec eux et c'est ça qui explique cette reprise de sa code d'adhésion c'est parce que aujourd'hui il mort sur un espace politique plus large qui va de Renaissance jusqu'aux républicains où 62% des sympathisants ont une bonne opinion de lui donc ça explique sa reprise dans le paysage politique et le fait qu'il se replace parmi les personnalités préférées des français

1:17:57
Présentateur

sa victoire à la mairie du Havre c'est une vraie rampe de lancement pour Edouard Philippe direction 2027 Nathalie ? oui et non

1:18:04
Marc Fesneau

ça c'est une réponse de Normand dirait Edouard Philippe exactement oui parce qu'effectivement il avait besoin de revenir dans les sondages ici tous les mois on était en train de commenter sa chute continue dans les sondages et souvent on dit que quand on est sur le toboggan c'est très difficile de remonter force est de constater qu'aujourd'hui sa victoire lui permet de retrouver une dynamique donc ça c'est pour le oui pour le non on voit que finalement il a décidé contre même l'avis de certains de ses proches de ne rien en faire et donc de continuer à cultiver le surplomb alors il le fait pourquoi ?

déjà rappeler peut-être aux gens qui nous regardent qu'il avait décidé de présenter son projet massif c'est l'adjectif qu'il colle à son projet après les municipales justement dans la foulée de ce qu'il espérait être une dynamique et avec un grand grand meeting organisé le 12 avril tout ça c'est fini il a décidé de se donner du temps et d'attendre sans doute jusqu'à la rentrée pourquoi ?

parce que là effectivement il jouit de cette dynamique qui est importante plus 8 points c'est quand même assez rare dans un baromètre de popularité et il estime que pour l'instant l'actualité est plus à l'international et que effectivement une actualité à l'international ça participe plus enfin c'est quelque chose qui le sert puisqu'il a une stature d'anciens premiers ministres et puis enfin le printemps c'est traditionnellement un an avant la présidentielle l'époque où il émerge des seconds couteaux des gens qui vont présenter leur candidature à la présidentielle pour voir si ça mort ou si ça ne mort pas on va par exemple avoir une candidature vraisemblable de Dominique de Villepin de gens qui pourraient être chez les républicains qui pourraient officialiser leur candidature bref tous les gens qui veulent la jouer placée plus que gagnante voilà pourquoi il a joué en surplan

1:19:56
Présentateur

et on le voit dans le palmarès il est pris entre Jordan Bardella et Marine Le Pen et on va regarder justement les intentions de vote pour la présidentielle vous avez testé deux hypothèses Erwan d'abord une candidature une hypothèse où il y a une candidature RN Jordan Bardella une candidature d'Edouard Philippe une candidature de Bruno Retailleau et on regarde ce que ça donne Jordan Bardella est largement en tête Edouard Philippe est à 21% là où Jordan Bardella est à 34% et Bruno Retailleau seulement à 8%

1:20:24
Karine Daniel

oui ce qui est intéressant c'est de regarder les grands mouvements Jordan Bardella il était à 35% au mois de novembre il est à 34% aujourd'hui donc ça stagne relativement ça reste porté par la progression du RN aux élections municipales donc le score du candidat le score potentiel du candidat du RN reste très élevé en ce qui concerne Edouard Philippe c'est 4 points de plus que ce qu'on mesurait en novembre et là c'est intéressant parce qu'il y a un vrai mouvement et on a tendance à dire élection locale conséquence locale là on voit que c'est les élections locales qui ont des conséquences peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national 21% plus 11 points chez les sympathisants des partis du centre et de la droite modérée c'est vraiment là qu'il va chercher ces électeurs qui élargissent leur intérêt pour Edouard Philippe à l'inverse Raphaël Glucksmann arrive à 10 points d'intention de vote il était à 13,5 en novembre lui il a perdu des électeurs du centre moins 5 chez les électeurs du centre et il a perdu aussi des électeurs du parti socialiste moins 8 chez les électeurs socialistes peut-être que le fait qu'ils s'inscrivent vraiment à contrario du PS sur la question des alliances PS-LFI lui a coûté c'est vrai que la polarisation ça lui a peut-être fait perdre du crédit au centre et perdre du crédit chez les sympathisants socialistes en tout cas c'est à ces deux niveaux-là qui perd du crédit Jean-Luc Mélenchon est à 12% d'intention de vote à proximité de ce qu'on mesurait en novembre ça reste assez stable et Bruno Retailleau en retrait à 8% qui reste ancré à un niveau bas depuis qu'il est parti du gouvernement et qu'il a perdu le soutien d'une partie des sympathisants de Renaissance qui avait une certaine bienveillance à son égard

1:22:04
Présentateur

et alors c'est intéressant la deuxième hypothèse Nathalie vous qui suivez particulièrement la droite et les républicains la deuxième hypothèse c'est une candidature unique donc plus de Bruno Retailleau c'est Édouard Philippe qui porte la candidature unique et alors on voit que les 8% de Bruno Retailleau se partagent en deux Jordan Bardella prend 4 points Édouard Philippe prend 4 points

1:22:21
Marc Fesneau

Oui et c'est en fait la conséquence de ce qu'on a connu lors des élections municipales ces élections municipales-là elles étaient très politiques et on voit qu'elles sont un moment majeur de la recomposition politique on voit bien que sur le terrain et vous en parliez avec les sénateurs en début d'émission l'électorat RN est allé supporter l'électorat LR quand il s'agissait de battre des maires socialistes en place je pense notamment à Clermont-Ferrand donc c'est pas étonnant que dans cette deuxième hypothèse effectivement l'électorat de Bruno Retailleau se partage faut pas oublier moi je trouve que c'est dans les deux cas le principal enseignement c'est que la dynamique est supérieure à l'arithmétique et on voit bien que Edouard Philippe là il dépasse les 20% ça fait pas depuis que vous faites votre baromètre ça fait longtemps qu'il n'y avait pas eu un candidat quel qu'il soit qui en dehors du Rassemblement National soit capable de dépasser les 20%

1:23:23
Karine Daniel

oui c'est ça qui est extrêmement intéressant c'est que le fait qu'Edouard Philippe se situe à 21% d'intention de vote ou à 25% dans le cas où il n'y ait pas de candidature de Bruno Retailleau ça raconte que le seuil de qualification au second tour de la présidentielle remonte quand il était englué à 16-17% finalement on pouvait se dire que d'un Jean-Luc Mélenchon ou d'un Raphaël Glucksmann l'un des deux pouvait bénéficier d'un vote utile qui le hisserait potentiellement au second tour aujourd'hui avec un seuil de qualification qui remonte significativement le match Jordan Bardella Edouard Philippe et le descendant naturel du match Emmanuel Macron Marine Le Pen mais est celui qui est le plus probable aujourd'hui alors ça ne dit rien des dynamiques de campagne qu'il va y avoir aujourd'hui mais en l'état des rapports de force actuels et avec une gauche dont le total reste très bas c'est 30% pour le total gauche le seuil de qualification à 21% ça rend quand même très probable le fait que ça soit un candidat de la majorité présidentielle qui se qualifie

1:24:22
Présentateur

On regarde l'hypothèse de second tour Edouard Philippe Jordan Bardella c'est l'ancien premier ministre qui l'emporte 52% pour Edouard Philippe 48% pour Jordan Bardella et là on est dans un retournement de situation on parlait des dynamiques on est dans un retournement de situation par rapport à la dernière fois où vous l'avez testé où Jordan Bardella était à 53%

1:24:38
Karine Daniel

Absolument on a une inversion de tendance c'est pour ça que c'est intéressant de suivre les sondages dans la durée de faire des intentions de vote de second tour régulière pour voir justement comment bougent les choses et alors qu'en novembre mais dans ce sentiment d'impasse politique et que la majorité présidentielle avait conduit la France et vers un endettement record et vers une structuration de l'offre politique insatisfaisante Edouard Philippe perdait 53 à 47 au second tour face à Jordan Bardella aujourd'hui le match lui est favorable 52% des français voteraient pour Edouard Philippe face à Jordan Bardella c'est donc 5 points de mieux qu'en novembre on voit qu'il reprend l'habit du favori de la présidentielle ça dit beaucoup de choses aussi sur la séquence qui va venir elle ne va peut-être plus être regardée pareil il est moins un challenger qu'un vainqueur potentiel alors ça reste des intentions de vote qui sont pathétiques à un an de l'élection présidentielle mais ça raconte que le match a changé de favori et on retrouve vraiment les deux France qu'on avait dans l'électorat d'Emmanuel Macron d'une part avec les habitants des métropoles de l'île de France les cadres les français les plus âgés et de l'autre côté l'électorat de Marine Le Pen dans les petites villes dans les communes rurales dans les villes moyennes des employés et des ouvriers et aussi les 18-24 ans et les 25-64 ans les salariés du public et du privé donc il y a vraiment ce match Macron-Le Pen qu'on retrouve dans le match Philippe Bardella dont Edouard Philippe est aujourd'hui le favori

1:26:06
Présentateur

et alors il y a aussi les questions dans chaque camp quel serait le meilleur candidat dans chaque camp et alors là on voit Nathalie que dans le camp du bloc central Edouard Philippe est là aussi favori 47% contre 36% pour Gabriel Attal à la question est-ce qu'il ferait un bon président ?

1:26:23
Marc Fesneau

En fait moi là j'y vois la conséquence vraiment de l'élection au Havre parce que dans le récit qu'il peut tisser Edouard Philippe dit moi j'ai mis les mains dans le cambouis moi je suis dans le fer et on sait bien qu'en France pour les Français j'ai pris mon risque et puis je suis dans le fer je suis allée je suis allée devant les gens je travaille dans ma mairie etc. ce qui n'est pas le cas de Gabriel Attal au sens où c'est juste un élu national et on sait bien que les élus nationaux ont une image beaucoup plus dégradée que les élus locaux donc moi j'y vois ça cette espèce de plus qu'apporte l'ancrage local

1:26:58
Présentateur

réellement Un mot sur le RN là Jordan Bardella est devant Marine Le Pen

1:27:03
Karine Daniel

Significativement alors significativement chez les sympathisants RN qui sont quasiment 100% à dire que ce serait un bon candidat pour représenter son camp et 10 points de moins à dire que Marine Le Pen serait une bonne candidate pour représenter son camp mais chez les Français aussi et surtout le mois dernier on avait demandé aux Français si Jordan Bardella serait un meilleur candidat pour représenter le RN en 2027 les Français étaient majoritairement de cet avis et même les sympathisants RN 69% considéraient que Jordan Bardella était un meilleur candidat parce que il y a ce sentiment déjà que Marine Le Pen ne sera pas candidate donc il y a un effet d'habituation et en plus que le non Le Pen reste quand même pénalisant au deuxième tour donc il est le candidat qui a le plus de soutien aujourd'hui

1:27:44
Présentateur

Un dernier mot parce qu'il y a une surprise du côté de la gauche radicale c'est pas Jean-Luc Mélenchon qui a plébiscité François Ruffin arrive devant

1:27:51
Karine Daniel

François Ruffin arrive devant chez les Français parce que Jean-Luc Mélenchon est une figure honnie auprès du grand public mais auprès des sympathisants de la gauche radicale et notamment de la France insoumise c'est très largement Jean-Luc Mélenchon qui arrive devant donc on peut imaginer que dans cet espace politique Jean-Luc Mélenchon ferait beaucoup plus recettes que François Ruffin

1:28:07
Présentateur

Merci Merci à tous les deux pour l'analyse de ce baromètre on se retrouve le mois prochain pour un autre baromètre Merci Erwan Merci Nathalie Merci à tous de nous avoir suivis On se retrouve demain Très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous

1:28:25
Marc Fesneau

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