đŽ Benjamin Haddad, ministre chargĂ© de l'Europe, sur l'actualitĂ© de l'Union europĂ©enne
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de venir devant notre commission pour en rendre compte et j'aimerais en proposaire mais j'imagine un propos beaucoup plus large peut-ĂȘtre m'arrĂȘter sur le sur la retraite informelle du Conseil europĂ©en consacrĂ©e au moyen de d'amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© de l'Ă©conomie europĂ©enne et le constat partagĂ© lors de cette rĂ©union est assez clair, c'est celui de d'une Union europĂ©enne qui est face Ă un risque de dĂ©crochage Ă©conomique majeur face Ă nos compĂ©titeurs amĂ©ricains et chinois avec un Ă©cart d'investissement dans les technologies stratĂ©gique, la fragmentation du marchĂ© intĂ©rieur, la complexitĂ© normative et et le coĂ»t de l'Ă©nergie qui affaiblisse Ă©videmment notre notre base industriel et qui freine la croissance de nos entreprises. Et dans le mĂȘme temps, nous voyons nos concurrents qui dĂ©ploient des politiques industrielles offensives et qui mobilisent massivement des capitaux publics et privĂ©s. Et donc les Ă©changes qu'ont pu avoir les chefs d'Ă©tat et du gouvernement, mais j'imagine que vous nous en rendrez compte, ont mis en lumiĂšre la nĂ©cessitĂ© d'accĂ©lĂ©rer accĂ©lĂ©rer la simplification rĂ©glementaire pour allĂ©ger les charges qui pĂšsent sur nos entreprises sans renoncer Ă nos exigences environnementales, climatiques, sociales qui par ailleurs sont nos Ă©quilibres auxquels nous sommes attachĂ©s.
Accélérer l'achÚvement du marché unique afin qu'il devienne un véritable levier de puissance. accélérer l'intégration des marchés de capitaux pour orienter davantage l'épargne européenne vers l'innovation, la transition énergétique, le numérique, la défense et puis adapter également nos rÚgles de concurrence pour permettre l'émergence d'acteurs capable de rivaliser à l'échelle mondiale. Et tous ces éléments et d'autres encore sont évidemment la condition pour préserver notre modÚle économique et social et investir dans l'avenir et assurer au fond notre autonomie stratégique.
Et pour accĂ©lĂ©rer, comme je le disais Ă l'instant, je pense que rien ne doit ĂȘtre tabou. Et si on veut bĂątir une Europe vĂ©ritablement souveraine, indĂ©pendante, puissance, il faut que nous donnions les moyens de nos ambitions et donc que nous dotions du cadre et des moyens financiers appropriĂ©s. Et il exerce il existe Ă©videmment plusieurs moyens de plusieurs sources de financement public privĂ© et le prĂ©sident de la RĂ©publique a mis sur la table la question de l'emprunt commun et je crois que nous avons Ă©tĂ© capables de le faire au moment de de la crise Covid.
Nous l'avons fait aussi aprĂšs la guerre en Ukraine pour rĂ©pondre lĂ Ă des situations d'urgence et moi je considĂšre que nous sommes lĂ aussi dans une situation d'urgence Ă©conomique et industrielle et que donc nous avons besoin de ce nouvel emprunt pour investir et financer ensemble les secteurs clĂ©s lĂ oĂč l'Europe risque le dĂ©crochage car le risque est lĂ il s'accĂ©lĂšre les rapports Dragui et l'Ătat l'ont l'ont trĂšs bien montrĂ© il y a de cela plus d'un an mĂȘme 2 ans maintenant mais depuis lors la situation s'est encore aggravĂ©e et tout n'a pas Ă©tĂ© Ă©videmment mis en place et on sait qu'aujourd'hui la Chine a 840 milliards d'euros d'excĂ©dents commerciaux avec le reste du monde, un/ers avec les Ătats-Unis, 1/3 avec l'Europe et en parallĂšle les Ătats-Unis nous ont imposĂ© des droits de douanes et donc nous avons au fond un double dĂ©fi auquel nous devons rĂ©pondre, c'est celui de la dĂ©ferlante chinoise sur le plan commercial et de l'instabilitĂ© ou de l'imprĂ©visibilitĂ© amĂ©ricaine lĂ aussi sur le plan commercial qui s'est qui s'est renforcĂ©. Et donc dans ce contexte Ă©conomique industriel, dans le contexte du retour de la de la guerre en Europe et de la guerre en Ukraine qui se poursuit, les dĂ©cisions qui sont prises lors du prochain Conseil europĂ©en seront dĂ©terminantes Ă©videmment pour pour traduire ces prioritĂ©s en acte. Et je voudrais dire avant de vous cĂ©der la parole peut-ĂȘtre un un dernier mot sur euh la situation concernant l'Ukraine puisque nous allons bientĂŽt euh nous arrivons aux 4 ans de la guerre la semaine prochaine et nous voyons bien que la Russie n'a renoncĂ© Ă aucun de ces objectifs militaires euh dans le pays et qu'elle continue de cibler dĂ©libĂ©rĂ©ment les infrastructures civiles, en particul infrastructures Ă©nergĂ©tiques plongeant le le pays et la population la population civile dans le froid.
Euh et donc en dĂ©pit euh de de cette situation de guerre qui se poursuit, d'une Russie qui reste Ă l'offensive, je crois que c'est important de souligner que la la Russie ne gagne pas la guerre, contrairement Ă ce que l'on peut parfois entendre euh ça et lĂ , qu'elle perd encore euh beaucoup beaucoup d'hommes et que la situation Ă©conomique euh devient euh extrĂȘmement euh difficile pour elle et si ce n'est critique. Et donc moi, je voudrais saluer le vote qui a Ă©tĂ© celui du Parlement europĂ©en la semaine passĂ©e, le prĂȘt de 90 milliards d'euros accordĂ©s Ă l'Ukraine qui marque ce soutien indĂ©fectible des EuropĂ©ens et qui envoie aussi un message clair Ă la Russie, aux Ătats-Unis et au monde entier en disant que nous serons dans la durĂ©e au cĂŽtĂ© de nos amis et alliĂ©s ukrainiens. Et donc nous devons poursuivre ces efforts et Ă l'occasion de de ces 4 ans de de conflit, je crois que c'est important de pouvoir le le rappeler dans cette dans cette commission et au moment de cette audition.
Voilà ce que je voulais dire en préambule, monsieur le ministre, et je vous cÚde tout de suite la parole pour que puissiez nous parler de tous ces sujets trÚs importants. Merci beaucoup. Merci beaucoup monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, c'est un plaisir pour moi de revenir devant la commission des affaires européennes puisque vous l'avez effectivement dit monsieur le président, l'actualité s'est accélérée ces derniÚres semaines.
On a eu le Conseil europĂ©en bien sĂ»r de dĂ©cembre, la retraite informelle des chefs d'Ă©tat et de gouvernement sur la compĂ©titivitĂ© Ă LiĂšge la semaine derniĂšre et puis on pourrait rajouter bien sĂ»r des rendez-vous internationaux dans lesquels il a Ă©tĂ© question des des sujets que vous venez d'Ă©voquer que ce soit la confĂ©rence de Davos, la confĂ©rence de Munich oĂč j'ai accompagnĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique et le ministre de l'Europe et des affaires Ă©trangĂšres ce weekend et puis bien sĂ»r les tensions gĂ©opolitiques que ce soit la pression amĂ©ricaine sur le Danemark sur laquelle question du Groenland, la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine qui se poursuit. Le tout dans un contexte Ă©conomique que vous avez dĂ©crit trĂšs clairement, celui de risque de dĂ©crochage industriel et technologique de notre continent face aux Ătats-Unis et la Chine qui avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© soulignĂ© par les rapports Dragu et l'Ătat il y a plus d'un an. Mais rappelons-nous que ces rapports ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©s avant l'augmentation des droits de douanes amĂ©ricain, avant l'agressivitĂ© commerciale renforcĂ©e de la Chine qui dĂ©verse ses surcapacitĂ©s subventionnĂ©es vers les marchĂ©s europĂ©ens et donc doit nous pousser nous europĂ©ens Ă nous prendre en main et Ă accĂ©lĂ©rer cette agenda d'indĂ©pendance que nous portons avec le prĂ©sident de la RĂ©publique depuis 2017 et le discours de la Sorbonne.
Et je crois que vous avez raison, monsieur le président, au fond de lier les agendas de compétitivité avec ceux de défense et de sécurité. Parce que si on veut pouvoir accélérer dans l'indépendance, dans le renforcement de nos capacités de défense, dans les domaines technologiques, dans ce qu'on appelle aujourd'hui le derisking, c'est-à -dire la réduction des dépendances qui sont aujourd'hui instrumentalisées comme des leviers d'influence et de puissance, aussi bien par nos adversaires que nos partenaires et alliés, on doit le faire en renforçant notre marché intérieur, en soutenant notre compétitivité et en appuyant en particulier nos innovateurs, nos entrepreneurs qui sont les garants de la souveraineté française et européenne de demain. Alors, prenons un peu les sujets les uns aprÚs les autres sur la question de la compétitivité, vous l'avez dit, donc nous avons eu cette retraite il y a quelques jours, jeudi à LiÚge, dont l'objectif était vraiment de préparer l'agenda du Conseil européen de Mars et puis surtout dérouler euh ce qu'on attend de la Commission européenne pour l'année 2026 avec plusieurs priorités.
D'abord le renforcement de notre marchĂ© intĂ©rieur. Notre marchĂ© intĂ©rieur, c'est 450 millions d'individus. C'est une force, c'est une opportunitĂ© pour nos entreprises bien sĂ»r Ă condition d'en rĂ©duire la fragmentation qui sont au fond des droits de douanes qu'on s'impose Ă nous-mĂȘme.
Quand je parle réguliÚrement à des chefs d'entreprise, à euh des entrepreneurs dans le domaine de l'intelligence artificielle, du quantique, de euh la Greentech et je leur demande qu'est-ce que c'est que l'Europe pour vous, il disent mais en fait c'est beaucoup trop de complexité administrative, c'est encore trop de barriÚres pour passer d'un marché à un autre. des entreprises qui ont réussi en France, ont trouvé euh des investisseurs, ont trouvé des clients mais qui quand ils veulent s'installer en Pologne, en Allemagne, au Portugal ont la compression de tout devoir recommencer à zéro. Autre cadre bancaire, autres cadres de régulation, d'autres types d'assurance et cetera et cetera.
C'est pour ça que nous poussons le 28e régime de droits des affaires. J'organiserai vendredi une grande réunion avec des patronariats, des patronats pardon européens précisément pour pousser à l'adoption de ce code de commerce européen qui ne vise pas à fondre tous les droits des affaires nationaux, ce serait trop complexe, mais plutÎt en proposer un 28e optionnel, une forme de statut de société européenne simplifié qui permettrait aux entreprises qui veulent essentiellement se développer sur le marché européen de pouvoir opter pour ce droit des affaires européens. l'Union des marchés de capitaux bien sûr serpent de merde des débats européens on a aujourd'hui 300 milliards d'euros d'épargne européenne qui franchissent l'Atlantique tous les ans pour aller financer les marchés de capitaux américain faisons en sorte de pouvoir avoir à travers la titrisation à travers une autorité de supervision unique par exemple les infrastructures et la profondeur de marché en Europe pour que nos entreprises nos PME qui réguliÚrement encore une fois nous parlent des difficultés à pouvoir se financer à trouver des fonds propres à faire des deuxÚ ou 3Ú round de financement puisse bénéficier de cette épargne qui est aujourd'hui mal fléché, mal investie.
Je le dis en terme de mĂ©thode parce que on attend des propositions trĂšs claires de la Commission europĂ©enne dans les prochains mois sur ces sujets. Si nous ne sommes pas capables d'avancer Ă 27, Ă ce moment-lĂ , il faudra ĂȘtre agile et se donner les moyens Ă travers des coalitions, des volontaires d'une certaine façon, un terme un peu Ă la mode, de pouvoir avancer Ă plusieurs pour ĂȘtre pilote et crĂ©er une dynamique que d'autres ensuite viendront rejoindre. Euh et Ă cet Ă©gard, le prĂ©sident de la RĂ©publique a dit qu'on aura un rendez-vous Ă peu prĂšs Ă l'Ă©tĂ© pour voir oĂč nous en sommes et puis on pourra continuer Ă avancer.
Marché intérieur, investissement, vous l'avez dit, rapport Dragy euh soulligne qu'on a aujourd'hui un retard d'investissement d'à peu prÚs 800 milliards d'euros par an, public comme privé. J'ai évoqué les opportunités pour les fonds privés, mais bien sûr qu'on a besoin d'investissement public dans ces domaines pour faire levier d'une certaine façon. Alors, il y a plusieurs façons de le faire.
On nĂ©gocie en ce moment le cadre financier pluriannuel pour la pĂ©riode 2028-2034 qui devrait ĂȘtre l'occasion aussi de rĂ©pondre Ă ses besoins d'investissement dans la dĂ©fense et la sĂ©curitĂ© et puis dans la technologie comme il y a le quantique ou encore le spatial. C'est pour ça qu'on a besoin d'un budget Ă la hauteur de ces ambitions qui continue bien sĂ»r Ă soutenir les politiques traditionnelles qui font ce qu'est aussi le marchĂ© commun europĂ©en, l'agriculture et la cohĂ©sion des territoires. Nous serons trĂšs vigilants Ă ce qui est un cadre financier pluriĂ©annuel ambitieux.
Et pour cela, on pourra en parler plus en dĂ©tail si vous le souhaitez, il faudra bien sĂ»r que l'Union europĂ©enne se dote de ressources propres pour que l'augmentation de la contribution ne pĂšse pas sur les dĂ©penses publiques des Ătats-membres. Et nous travaillons Ă ce sujet. Nous avons encore eu cette semaine un groupe de travail franco-allemand sur la question des ressources propres pour pouvoir lĂ dĂ©velopper une feuille de route commune.
Investissement, marché intérieur, protection. Protection, c'est son naïf. On n' pas eu besoin d'attendre Donald Trump pour voir l'administration Biden faire le Inflation Reduction Act, un plan de subvention massive dans ses propres entreprise.
Le Buy America Act, on sait trĂšs bien que le marchĂ© chinois impose des partenariats avec des entreprises chinoises et et lui-mĂȘme trĂšs fermĂ©. Et bien sachons tout en restant ouvert et diversifiĂ©, mais sachons aussi soutenir nos propres champions, euh euh rĂ©duire nos nos dĂ©pendances face notamment Ă ce qui relĂšve parfois d'une concurrence dĂ©loyale. Je donne l'exemple par exemple de l'automobile.
Nous nous sommes dotĂ©s d'ambitions importantes aussi bien pour la transition environnementale que pour la compĂ©titivitĂ©, la dĂ©carbonation, donc l'indĂ©pendance de notre continent dans le secteur de l'automobile. plus de vente de vĂ©hicules thermiques neuf Ă l'horizon 2035, mais encore faut-il accompagner nos industriels face Ă une concurrence dĂ©loyale qui vient notamment de la Chine oĂč on voit des surcapacitĂ©s subventionnĂ©es par exemple dans les le domaine des vĂ©hicules Ă©lectriques. C'est pour ça que nous avons demandĂ© avec nos partenaires une rĂ©vision du rĂšglement sur l'automobile pour y soutenir le made in Europe fabriquĂ© en Europe.
On soutiendra aussi bien les constructeurs que les sous-traitants qui fabriquent en Europe et pour donner plus de flexibilitĂ© aux entreprises dans ce chemin. Cette protection, cette prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, on la soutiendra dans tous les domaines et ce sera notamment un fil rouge des dĂ©bats sur le cadre financier pluri etannuel bien sĂ»r dans les domaines de dĂ©fense et sĂ©curitĂ©, mais dans le reste aussi, on sait Ă quel point dans les domaines technologiques, dans les systĂšmes de paiement, les dĂ©pendances, les interdĂ©pendances peuvent ĂȘtre instrumentalisĂ©es par des puissances pas toujours amicales euh sur le domaine de la la dĂ©fense et la sĂ©curitĂ©. Peut-ĂȘtre pour en dire un mot, vous avez mentionnĂ© bien sĂ»r l'Ukraine.
Nous avons adoptĂ© au mois de dĂ©cembre un prĂȘt de 90 milliards d'euros au niveau europĂ©en qui a Ă©tĂ© ratifiĂ© rĂ©cemment par le Parlement europĂ©en pour pouvoir donner de la visibilitĂ© Ă nos partenaires ukrainiens sur les deux prochaines annĂ©es. continuer Ă couvrir les besoins militaires et Ă©conomiques de l'Ukraine face Ă la menace de la Russie et la menace que la Russie fait p peser sur toutes nos dĂ©mocraties europĂ©ennes Ă travers ses ingĂ©rences, ses attaques cybernes, ces incursions aĂ©riennes. Je le dis parce que rappelons-nous oĂč nous Ă©tions exactement il y a 1 an.
J'étais il y a quelques jours, je vous le disais, à la conférence sécurité de Munique. On se rappelle du discours du vice-président V l'an dernier. On se rappelle aussi de la rencontre entre le président Zelenski, le président Trump et le vice-président V au bureau oval il y a un an.
Et Ă l'Ă©poque, il Ă©tait de bon dire que les EuropĂ©ens allaient complĂštement ĂȘtre relĂ©guĂ©s en dehors de la nĂ©gociation, que les AmĂ©ricains et les Russes allaient rĂ©gler cela sur un coin de table en 24 heures. L'Ukraine forçait Ă une capitulation qui mettrait en danger la sĂ©curitĂ© de l'Europe et que nous serions incapables nous de continuer Ă soutenir l'Ukraine. Aujourd'hui, un an plus tard, l'essentiel de l'aide Ă l'Ukraine, aussi bien sur le plan Ă©conomique que militaire ou que du renseignement est fourni par les EuropĂ©ens.
Nous avons construit la coalition des volontaires avec nos partenaires britanniques et les autres europĂ©ens pour rĂ©flĂ©chir aussi au jour d'aprĂšs, c'est-Ă -dire Ă la façon d'apporter des garanties de sĂ©curitĂ© aprĂšs un Ă©ventuel cesser le feu et un accord de paix euh aux Ukrainiens, aussi bien par la rĂ©gĂ©nĂ©ration de l'armĂ©e ukrainienne que par la prĂ©sence sur le terrain pour apporter une rĂ©assurance comme on dit aux Ukrainiens. Nous avons reconvergĂ© avec les AmĂ©ricains sur la nĂ©cessitĂ© aussi de continuer Ă mettre la pression sur la Russie avec l'adoption de plusieurs paquets de de sanctions. Le chemin reste encore loin puisque on parle bien sĂ»r de diplomatie de nĂ©gociation mais enfin tous les jours les frappes cyniques de la Russie contre les civils, contre les infrastructure ukrainienne continue plongeant des villes comme Kiev dans le froid, dans l'obscuritĂ© et la Russie ne montre aucune volontĂ© sincĂšre de vouloir arrĂȘter sa guerre d'agression.
Donc nous soutenons tous les efforts diplomatiques en cours mais euh continuons aussi Ă faire monter la pression sur la Russie sur le plan militaire et sur le plan euh diplomatique. Euh peut-ĂȘtre que je m'arrĂȘterai lĂ parce que je reste vraiment sur les enjeux de compĂ©titivitĂ©, sur les questions de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Peut-ĂȘtre un dernier mot puisque j'ai oubliĂ© un Ă©lĂ©ment que vous avez mentionnĂ© Ă juste titre sur la question des investissements.
J'ai parlĂ© du cadre financier plus annuel mais bien sĂ»r c'est le moment face Ă cette accĂ©lĂ©ration et cette pression gĂ©opolitique de lever ce qui a pu ĂȘtre parfois certains tabou du dĂ©bat Ă©conomique europĂ©en. C'est pour ça que le prĂ©sident de la RĂ©publique a proposĂ© la possibilitĂ© d'avoir recours Ă nouveau Ă des Eurobond, c'est-Ă -dire Ă crĂ©er une capacitĂ© d'endettement et d'investissement commune de la part des euh des EuropĂ©ens. Ăa ne devrait pas ĂȘtre un sujet de division puisque si on prend mĂȘme juste les derniers mois, le prĂȘt de 90 milliards Ă l'Ukraine, c'est de fait un prĂȘt sur les marchĂ©s comme le plan safe 150 milliards d'euros pour investir dans l'industrie de dĂ©fense europĂ©enne pour construire des projets de partenariat industriel. on investit sur les marchĂ©s un taux d'intĂ©rĂȘt en plus prĂ©fĂ©rentiel puisqu'on le fait Ă 27 euh pour aprĂšs investir dans dans l'avenir technologique et sĂ©curitaire du du continent.
Donc une fois de plus face Ă ces besoins d'investissement, c'est le moment aussi de surmonter des tabous, d'ĂȘtre crĂ©atif et d'ĂȘtre capable d'avancer ensemble. Merci beaucoup monsieur le ministre pour ces propos liminaires et je passe tout de suite la parole aux orateurs de groupe en commençant par FrĂ©dĂ©ric Petit pour le groupe dĂ©mocrate. [grognement] Merci.
Merci de commencer. C'est rare. [rires] Merci monsieur le président.
Merci monsieur le ministre de votre présence et de votre de votre engagement. J'ai deux questions en fait. Une question assez générale.
Euh j'aimerais avoir votre avis, c'est deux questions un peu sur l'Ukraine, hein. La premiÚre est un peu générale. J'aimerais avoir votre avis sur la la coordination, je dirais institutionnelle ou formelle entre la coalition des volontaires et l'Union européenne.
C'estĂ d en terme institutionnel, c'est comment se passe les discussions, oĂč elles se passent et on sent on sent qu'il y a quelque chose qui est encore Ă travailler ici. Ma deuxiĂšme question est plus prĂ©cise, elle ne vous surprendra pas. Moi, je considĂšre qu'on est en face de quelque chose qui a qui n'est pas du nuclĂ©aire mais qui est de la de la dissuasion de la mĂȘme maniĂšre, c'est-Ă -dire de vitrifier une ville ou de faire ou de mettre des des des civils, des femmes et des enfants sans chauffage Ă - 20°gr.
Pour moi, c'est le mĂȘme objectif de dissuasion en faisant pression sur en sidĂ©rant la la les sociĂ©tĂ©s civiles. Donc, je considĂšre moi que protĂ©ger les civils et d'ailleurs dans l'histoire de nos traitĂ©s multilatĂ©raux, c'Ă©tait le cas. ProtĂ©ger les civils n'est pas escalatoire.
Je rĂ©pĂšte, protĂ©ger les civils n'est pas escalatoire Ă mon avis. Et je vais mĂȘme plus loin, il n'y aura pas de nĂ©gociation possible si l'arrĂȘt d'un crime peut devenir une concession. Vous avez dit, monsieur le ministre tout Ă l'heure, tous les jours il tape.
J'attire votre attention que les pics de de frappes, celles qui dépassent 500 et cetera, celles qui mettent des centaines de milliers de personnes encore ce matin dans le froid, y compris à Odessa, c'est systématiquement la veille d'un round de négociation. On ne peut pas ne pas voir ces corrélations. Donc on est bien en face de quelque chose qui est de l'ordre de la dissuasion.
Ce n'est pas de la dissuasion nuclĂ©aire parce que ce n'est pas l'outil nuclĂ©aire qui est utilisĂ© mais c'est exactement la mĂȘme chose. Et j'attire Ă©galement votre attention sur le fait que ça devient de plus en plus chirurgical et de plus en plus prĂ©cis. C'est-Ă -dire qu'on bombarde, certes, on ne bombarde que des transformateurs, ce qu'on a toujours fait, mais on bombarde des transformateurs qui imposent de mettre Ă l'arrĂȘt des centrales nuclĂ©aires.
Et une centrale nuclĂ©aire qui est Ă l'arrĂȘt, c'est 6 mois pour redĂ©marrer. Donc, je considĂšre moi que ma premiĂšre conclusion, c'est que nous devons et je le redis, je le dis depuis un an de maniĂšre assez forte, nous devons fermer au moins partiellement le ciel ukrainien lĂ oĂč c'est possible. Soit par son auteur qui lĂ mettra un acte de bonne volontĂ© avant la nĂ©gociation, soit parce que nous aurons nous sommes les reprĂ©sentants du droit.
Et oui, il y a une zone grise mais cette petite zone grise qui existe dans cette fermeture du ciel ukrainien est également un message politique. Donc j'aimerais vraiment vous entendre sur ce sujet monsieur le ministre. Merci beaucoup monsieur le ministre.
Merci beaucoup monsieur le député. sur l'articulation entre la coalition des volontaires et l'Union européenne, c'est une question trÚs intéressante au fond. Pourquoi on a fait la coalition des volontaires ?
PrĂ©cisĂ©ment pour euh dĂ©jĂ se donner en agilitĂ© et euh permettre Ă aux acteurs qui veulent avancer de façon concrĂšte de pouvoir le faire Ă travers un cadre peut-ĂȘtre plus euh plus informel, mais ce qui nous permet aussi d'accrocher des partenaires qui ne sont pas membres dans de l'Union europĂ©enne mais qui partagent intĂ©rĂȘt des valeurs et qui ont une vraie valeur ajoutĂ©e stratĂ©gique Ă commencer par le Royaume-Uni. L'objectif aussi de la collection des volontaires, c'Ă©tait de pouvoir travailler avec nos partenaires britanniques, mais aussi d'autres partenaires affinitaires comme le Canada, comme l'Australie, le Japon qui sont autour de la table. Alors, lors des diffĂ©rents rĂ©unions de la cohession des volontaires Ă©taient autour de la table la prĂ©sidente de la commission et le prĂ©sident du Conseil europĂ©en.
La coordination, elle se fait de facto, mais je crois qu'on a lĂ un outil qui peut ĂȘtre quand mĂȘme le prĂ©curseur de ce que serait une future architecture de sĂ©curitĂ© europĂ©enne oĂč les EuropĂ©ens prennent l'initiative dans leur propre sĂ©curitĂ©, le font en partenariat avec des acteurs qui ne sont pas membres de l'Union europĂ©enne mais qui veulent contribuer, qui veulent participer et partagent au fond la mĂȘme vision du monde. La question se pose d'ailleurs, c'est un peu un dĂ©bat rĂ©current en ce moment. Quelle relation pour l'Union europĂ©enne avec le Canada ?
Donc la collection des volontaires, c'est un exemple trĂšs intĂ©ressant lĂ -dessus et rien n'empĂȘche aussi de rĂ©pliquer ce type de format. Je parlait tout Ă l'heure 28 rĂ©gime des marchĂ©s de capitaux, mais quand on parle Ă euh de crĂ©er des Ă©cosystĂšmes communs dans l'intelligence artificielle, dans le quantique, d'investir ensemble, est-ce que il faut nĂ©cessairement le faire au niveau de l'Union europĂ©enne ? Est-ce que plusieurs Ătats europĂ©ens et quelques non europĂ©ens peuvent le faire ensemble ? des questions qu'il faut se poser, je crois, sans ĂȘtre orthodoxe sur les formats et euh voilĂ .
Donc je pense que c'est vraiment comme ça à mon avis qu'on vit cette cette articulation. Sur votre question qui je pense fait allusion au combat que vous avez porté, notamment la proposition de résolution récemment sur la la fermeture du ciel ukrainien, je crois que vous avez raison de souligner que les crimes de la Russie continuent quotidiennement. euh et que nous avons une responsabilité de continuer à la fois pour la sécurité des Ukrainiens, mais pour la nÎtre, de soutenir les Ukrainiens dans leur efforts de défense.
Nous le faisons à travers les livraison d'armes, nous le faisons à travers les le soutien économique et financier que j'ai mentionné. Vous savez aussi qu'une ligne rouge euh qui n'a jamais été franchie, c'est celle de rentrer directement dans euh la confrontation et directement euh dans euh euh la guerre avec le risque escalatoire qui a été souligné par des chefs d'état comme par des experts. Et donc mais nous devons continuer à accélérer aussi bien sur le plan de livraison d'armes, sur le plan de la pression économique et financiÚre sur je pense notamment au secteur énergétique ou à la flotte fantÎme.
Et c'est pour ça que nous prĂ©parons en ce moment le 20e rĂ©gime de sanction contre la Russie et ce soutien Ă©conomique plus gĂ©nĂ©ral de de l'Union europĂ©enne. Je pense que c'est cet Ă©quilibre qui, je le comprends, peut ĂȘtre insatisfaisant, y compris pour beaucoup de d'Ukrainiens. D'ailleurs, un dĂ©putĂ© ukrainien d'Odessa a interrogĂ© le prĂ©sident de la Puique Ă ce sujet lors de la confĂ©rence de sĂ©curitĂ© de de Munich de façon, je pense, trĂšs sincĂšre, trĂšs trĂšs Ă©mouvante.
Mais c'est un Ă©quilibre tenu aussi qui je pense doit continuer Ă ĂȘtre Ă ĂȘtre maintenu. Merci beaucoup. La parole est Ă Guillaume Bigot pour le Rassemblement national.
Merci monsieur le président, chers collÚgues, monsieur le ministre. à Bemous PPO3, nous avons enfin une programmation énergétique. Mais laquelle ?
Cette programmation PPE3 est d'abord illégale. Elle ne respecte pas la loi énergie climat de 2019 qui exigeait qu'une loi détermine d'ici 2023 les objectifs énergétiques et non un simple décret. Cette programmation est aussi illégitime imposée par Bruxelles qui a ordonné le 30 janvier 2026 la transposition totale de la directive Red 3 sur les renouvelables.
Cette directive dicte littéralement des arbitrages énergétiques de notre pays, des arbitrages irrationnels, idéologiques et inique. Cette PPE3 revendique par exemple d'augmenter les prix du gaz et des carburants de 50 % à travers le relÚvement d'une fiscalité carbone et sur les hydrocarbures. Ce qui m'amÚne à poser la question.
N'avez-vous donc rien appris ni rien compris des gilets jaunes ? Cette PPE3 grave dans le marbre un prix d'une du nucléaire à 100 ⏠le mégawh en hausse donc artificielle. Le coût direct de la PPE3 atteint d'ailleurs 212 milliards d'euros ou atteindra d'ici 2060 auquel il faudra ajouter les 200 milliards pour adapter les réseaux à l'intermittence.
InfinĂ©, le soutien forcĂ© forcĂ© mĂȘme forçonnĂ© au renouvelable reprĂ©sentera plus de 12 milliards prĂ©levĂ©s dans les poches de nos compatriotes qui n'en peuvent mai. Cette PPE3 acte aussi la fin du mirage de la rĂ©industrialisation. RTE estime que notre secteur manufacturier qui est actuellement Ă 9 % stagnera entre 9 et 10 % mĂȘme aprĂšs 2040.
Pour rappel, le secteur manufacturier de l'Italie est Ă 16 % actuellement. Monsieur le ministre, reconnaissez-vous donc que cette PPE3 rĂ©sulte d'un dictat europĂ©en et non d'un choix souverain et donc dĂ©mocratique ? Et la question peut sembler brutal, mais quand cesserez-vous d'appauvrir les Français et de laminer notre industrie pour obĂ©ir Ă des directives contraires Ă nos intĂ©rĂȘts ?
Merci. Merci monsieur le député, monsieur le ministre. Merci monsieur le président, merci monsieur le député.
Aucun pays ne s'est battu plus en Europe que la France prĂ©cisĂ©ment pour soutenir la neutralitĂ© technologique qui est un principe que nous soutenons dans tous les textes aujourd'hui et qui se retrouve dans les dĂ©bats actuellement sur l'Industrial Accelerator Act, sur les euh initiatives qui sont portĂ©es par le commissaire europĂ©en StĂ©phane SĂ©journĂ©. cette neutralitĂ© technologique, c'est prĂ©cisĂ©ment de dire que toutes les Ă©nergies qui peuvent mener Ă la dĂ©carbonation, que ce soit les renouvelables mais aussi l'investissement dans le nuclĂ©aire doivent ĂȘtre soutenu. C'est une ligne que nous dĂ©fendons aussi auprĂšs d'institutions financiĂšres qui doivent pouvoir accompagner nos acteurs industriels dans la transition environnementale.
Je pense notamment à la Banque européenne d'investissement sur laquelle nous avis beaucoup de pression pour qu'elle intÚgre aussi le soutien au nucléaire dans ses objectifs. Fondamentalement, l'ambition, quelle est-elle ? est de poursuivre la trajectoire de décarbonation qui est aussi un sujet stratégique et géopolitique qui concerne avant tout la réduction de notre dépendance tant nous avons vu que les liens énergétiques avec des pays comme la Russie étaient aussi utilisés comme des leviers d'influence et de pouvoir.
C'est pour ça que nous poursuivons aussi le travail au sein de directives comme Repower EU pour progressivement mener Ă l'indĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et la rĂ©duction de nos liens avec des puissances hostiles qui avaient pu l'instrumentaliser Ă investir dans l'Ă©lectrification, dans les interconnexions, c'est-Ă -dire fondamentalement Ă avoir un rĂ©seau euh de euh libre circulation des atomes dĂ©carbonĂ©s euh Ă travers le des Ă©lectrons dĂ©carbonĂ©s Ă travers le continent europĂ©en. Euh et c'est euh pour cela aussi que nous soutenons aussi la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, c'estĂ -dire le fait de pouvoir accompagner, c'est ce que je disais tout Ă l'heure, accompagner nos industriels, accompagner nos acteurs Ă©conomiques pour ne pas faire face Ă une concurrence dĂ©loyale comme ça a Ă©tĂ© le cas par exemple dans le casre du vĂ©hicule Ă©lectrique oĂč c'est la France qui a portĂ© la question des tarifs avec nos partenaires puisque c'est la Commission europĂ©enne qui l'a adoptĂ©. la question des euh des tarifs ou des droits de douanes sur les vĂ©hicules Ă©lectriques chinois.
Donc dans tous ces domaines, encore une fois, défense de la neutralité technologique, réduction de nos dépendances, accompagnement de nos acteurs industriels, c'est à la fois un enjeu encore une fois environnemental, c'est un enjeu de compétitivité et c'est bien sûr un enjeu de souveraineté sur le plan géopolitique et c'est la ligne que nous continuerons à poursuivre. Merci beaucoup. La parole est à Benoßt Bito pour le groupe des écologistes.
Merci monsieur le président, monsieur le ministre. Au surlendemain de la journée internationale du cancer pédiatrique, le sujet dans l'actualité européenne qui est centrale pour moi et pour de trÚs nombreux de nos concitoyens et concitoyennes est celui de la simplification réglementaire qu'on appelle plus communément Omnibus, notamment le 10e du nom qui concerne l'alimentation. Comme vous le savez, cet omnibus permettra la possibilité d'approuver des substances actives, pesticides et biocdes de façon illimitée en supprimant l'obligation d'un examen périodique du danger et du risque posé par ces substances.
Cet omnibus est une offensive politique pour détricoter morceau par morceau les normes sociales environnementales que nous avons mis des années à construire. Il fragilise les obligations de transparence, il affaiblit les exigences environnementales et il dénigre les agriculteurs, les agricultrices, les riverins victimes des pesticides. Alors, j'ai plusieurs questions, monsieur Hadad.
Ma premiĂšre question est simple. Actuellement, le Conseil de l'Union europĂ©enne discute dans des disp donc des dispositions de cet Omnibus 10. Bien que la France a rĂ©clamĂ© des mesures pour renforcer les dispositions sur les limites maximales de rĂ©sidus, elle n'a pour l'instant pas montrĂ© de d'opposition significative aux principales dispositions du texte, que ce soit au niveau de la levĂ©e des limitations dans le temps, des approbations des substances actives, la limitation de la capacitĂ© des Ătatsmembres Ă prendre en compte la littĂ©rature scientifique sur la plus rĂ©cente et et sur l'usage des drones.
Quelle est votre position sur ces aspects-lĂ ? Par ailleurs, pour rentrer dans le texte lui-mĂȘme, comment euh [grognement] et dĂ©fini le pĂ©rimĂštre des substances concernĂ©es par la levĂ©e des limites dans le temps de la rĂ©approbation, l'association GĂ©nĂ©ration Future a pointĂ© 40 40 substances dont le glyphosate, l'accĂ©tamride, le captane, le folpel dĂ©jĂ approuvĂ© bĂ©nĂ©ficierait d'une approbation illimitĂ©e dans les termes actuels du projet de rĂšglement. Est-ce bien le cas ?
Est-ce au cĆur des discussions du conseil actuellement ? Enfin, si la procĂ©dure de rĂ©approbation n'existe plus, comment se passe la prise en compte des nouvelles Ă©tudes sur les substances ? Est-ce que ça passe par un se leur seul signalement Ă la Commission europĂ©enne ?
Et quel est le pouvoir qui reste aux Ătatsmembres pour agir Ă la lumiĂšre des nouvelles donnĂ©es sans attendre que la commission dĂ©cide ou pas ? Le directeur de gĂ©nĂ©ral de l'Efsa dit lui-mĂȘme que il y a dĂ©jĂ des trous dans la raquette dans la rĂ©glementation actuelle sur l'homologation et les mises en marchĂ© des pesticide pour protĂ©ger la population europĂ©enne. Cet omnibus va encore plus loin.
Donc l'Union europĂ©enne ne doit pas ĂȘtre le cheval de 3 de d'une dĂ©rĂ©gulation libĂ©rale. Elle doit ĂȘtre au contraire un bouclier, un bouclier social et sanitaire, un bouclier Ă©cologique, un bouclier dĂ©mocratique. Et donc nous Ă notre niveau, on se mobilisera contre ces rĂ©gressions et contre cet omnibus qui est un une loi du plomb puissance 10.
Merci monsieur le député. Monsieur le ministre. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le dĂ©putĂ©. Euh sur la question des euh des pesticides, euh la la position qui a dĂ©fendu la France, elle est trĂšs claire, c'est euh de refuser lĂ aussi, c'est au fond euh dans la continuitĂ© de ce que je disais sur d'autres domaines, de refuser lĂ aussi la concurrence desloyales pour nos agriculteurs. On peut pas d'un cĂŽtĂ© imposer des normes et des standards Ă nos agriculteurs et s'ouvrir Ă des marchĂ©s qui importeraient et et je crois que vous ĂȘtes alignĂ© sur ce sujet qui feraiit rentrer des produits. fabriquĂ© avec des pesticides par exemple ou des additifs alimentaires qui sont interdits sur le sol europĂ©en.
C'est pour ça que nous avons demandĂ© Ă la Commission europĂ©enne de d'abaisser au seuil de dĂ©tection les limites maximales de rĂ©siduels autorisĂ©es dans le cadre des pesticides. Euh nous attendons donc que la commission soumette au vote Ă ce stade son projet d'abaissement des pour le bĂ©nomil, le carbon d'asyim et le tyophanat mĂ©thyl. Excusez-moi de devoir lire mes notes parce que on rentre dans des sujets un peu techniques euh lĂ -dessus qui est dans la continuitĂ© au fond d'ailleurs des mesures, vous le savez, l'arrĂȘtĂ© français du 5 janvier qui a Ă©tĂ© pris par le premier ministre et la ministre de l'agriculture pour d'une façon anticiper aussi sur cinq substances les mesures europĂ©ennes.
Vous avez raison de de souligner qu'il y a à la fois une logique en stock et en flux à la fois pour les pesticides qui sont aujourd'hui interdits. qu' y a plusieurs substances actives sur lesquelles que je viens de citer, sur lesquelles on attend des propositions de la commission pour pouvoir les faire voter. Et aprÚs, il y a une étude d'impact qui a été proposée dans l'omnibus pour pouvoir de façon plus générale interdire les euh ou plutÎt proposer l'abaissement au sol de détection des des LMR sur les substances qui feraient l'objet d'interdiction ou de restriction en Europe à l'avenir.
Et là -dessus, on attend de la part de la Commission européenne des propositions trÚs fermes. rappelle aussi que la commission a annoncé et nous en réjouissons puisque c'était une demande trÚs forte de la France, le doublement de ses contrÎles aussi bien dans les pays tiers que dans les portes d'entrée de l'Union européenne. Nous avons proposé d'ailleurs, ça a été l'objet d'un échange que j'ai eu avec la commissaire avec le commissaire Varellie et la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar.
Nous avons euh proposĂ© de euh renforcer la coopĂ©ration aussi avec les Ătatsmembres et avec de forces de des forces de contrĂŽle qui sont dĂ©ployĂ©s dans par les Ătatsmembres en partenariat avec la Commission europĂ©enne pour lĂ aussi puisque les interdictions c'est une chose mais euh les contrĂŽler les produits qui rendent dans l'Union europĂ©enne pour justement vĂ©rifier que ces interdictions sont respectĂ©es s'en est une autre pour qu'on puisse s'assurer lĂ aussi que nos agriculteurs sont protĂ©gĂ©s face Ă toute forme de concurrence dĂ©loyal qui venait de qui viendrait de de l'extĂ©rieur. Juste pour expliquer d'un d'un mot quand mĂȘme pourquoi ces limite maximale rĂ©siduelle Ă©taient tolĂ©rĂ©, c'est que les experts considĂšrent que ena d'un certain seuil, elle ne reprĂ©sente pas de menace environnemental ou sanitaire mais le problĂšme fondamentalement c'est qu'elle reprĂ©sente lĂ aussi un dĂ©sĂ©quilibre en terme de pratique commerciale pour nos acteurs Ă©conomiques et nos agriculteurs. C'est pour ça qu' une fois que le principe maintenant universel que dĂ©fend la France, c'est celui de l'abaissement au seuil de dĂ©tection.
Donc l'interdiction encore une fois de d'entrĂ©e de pesticides interdit sur le sol europĂ©en. Juste pour rajouter un mot sur la la question prĂ©cĂ©dente, si vous me le permettez parce que vous parliez de l'Ă©pisode des gilets jaunes, mais justement si on regarde les dĂ©bats en cours sur la taxe carbone par exemple et le projet ETS2, nous avons demandĂ© avec des partenaires comme la Pologne le report d'application de dispositifs comme ETS2 prĂ©cisĂ©ment pour et nous l'avons obtenu prĂ©cisĂ©ment pour pouvoir simplifier au maxim maximum et et maĂźtriser l'Ă©volution des prix dans des domaines qui aur effectivement auront un impact direct sur la vie de nos concitoyens et donc pour justement trouver l'Ă©quilibre entre l'investissement dans la dĂ©carbonation, la protection de notre marchĂ© face Ă la concurrence des loyal extĂ©rieur et en mĂȘme temps l'accompagnement des acteurs Ă©conomiques et de nos concitoyens dans ces sujets sans se prĂ©cipiter sur des mesures qui pourraient effectivement avoir un impact sur le pouvoir d'achat. Merci beaucoup.
La parole est Ă Brigitte Kincard pour le groupe ensemble pour la RĂ©publique. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le ministre, chers collĂšgues. Monsieur le ministre, vous Ă©tiez vendredi dernier Ă Munich au cĆur d'une sĂ©quence qui dit beaucoup de l'Ă©tat rĂ©el de la relation translantique.
Il y a 1 an, le vice-président V y avait tenu un discours d'une agressivité sans précédent envers les Européens et mettait directement en cause nos choix politiques, nos institutions et jusqu'à d'autres conceptions de la démocratie. Cette année, Marco Rubio a choisi un ton plus policé qui pourrait sembler presque bienveillant sur la forme. Mais ne nous y trompons pas, sur le fond, le message reste identique à celui du vice-président.
Il dénonce une Europe prétendument trop régulatrice. Il met en cause nos politiques climatiques, attaque notre modÚle social et plus largement il conteste ce que nous sommes. Une union qui protÚge, qui régule et qui fait le choix de l'état de droit.
Mais dans des plaises AmĂ©ricains, l'Union europĂ©enne est et restera un espace oĂč l'Ă©tat de droit n'est pas monable, oĂč la libertĂ© d'expression ne peut pas devenir un permis d'Ă©craser la dignitĂ© d'autrui oĂč les faits alternatifs ne peuvent ĂȘtre assimilĂ©s Ă la vĂ©ritĂ©. Face au message impĂ©rialiste de l'administration amĂ©ricaine, le prĂ©sident de la RĂ©publique a appelĂ© dans la constance du cap qu'il fixe depuis 2017 Ă une Europe puissance plus autonome. De son cĂŽtĂ©, le chancelier Mertz a appelĂ© Ă rĂ©parer et raviver la confiance transatlantique.
Si le style diffÚre entre Paris et Berlin sur le fond, le diagnostic lui est partagé. La relation transathlotique a changé et il convient maintenant d'en tirer ensemble toutes les conséquences. L'Europe ne peut plus se contenter d'espérer que tout redevienne comme avant.
Elle doit regarder la réalité en face et agir avec lucidité et avec unité. Les Européens ont montré qu'ils en étaient capables aprÚs les déclarations inacceptables de Donald Trump sur le Groenland. Ils ont su réagir ensemble et avec fermeté.
Cette fermeté a payé. et la pression est retombée. Mais nous le savons, nous ne pouvons pas attendre la prochaine provocation, la prochaine tension, la prochaine crise pour nous réveiller.
Nous devons sortir d'une posture de rĂ©action permanente et passer enfin Ă l'action. TrĂšs concrĂštement, monsieur le ministre, quelles initiatives europĂ©ennes prĂ©conisez-vous dans les prochaines semaines et les prochains mois pour rééquilibrer la relation entre l'Union europĂ©enne et les Ătats-Unis et pour enclencher enfin la construction d'une vĂ©ritable Europe puissance ? Je vous remercie.
Merci madame la députée, monsieur le ministre. Merci monsieur le président. Merci madame la députée.
Je partage complÚtement votre constat sur la conférence de sécurité qui serait dangereux de se réendormir aprÚs les déclaration du secrétaire d'état Rubio. Et au fond, on passe trop de temps à commenter, interpréter, se faire l'exégÚse des discours en dehors de l'Union européenne. Le vrai sujet, c'est de se concentrer sur ce que nous contrÎlons, c'est-à -dire notre accélérer notre agenda de puissance en investissant dans le réarmement.
Nous le faisons bien sûr au niveau national. C'est ce qu'on voit d'ailleurs encore dans le budget qui a été adopté il y a quelques semaines. Nous le faisons aussi en renforçant les coopérations industriel européenne, le plan safe 150 milliards d'euros pour au fond dire quels sont les domaines dans lesquels nous avons des dépendances capacitaires.
Drone, cyber, capacitĂ© de frappe en profondeur, dĂ©fense antimissile et crĂ©ant des incitations aux industriels pour investir ensemble avec le principe de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne qui se retrouve dans ce plan d'investissement. Nous devons le faire en accĂ©lĂ©rant aussi dans les domaines technologiques comme l'intelligence artificielle ou le quantique pour ne pas revivre la situation que nous vivons actuellement en ce qui concerne les plateformes de rĂ©seaux sociaux oĂč nous voyons aujourd'hui que notre espace informationnel, il est dominĂ© par des acteurs amĂ©ricains, chinois ou russes avec l'impact que ça peut avoir en terme de haine en ligne, en terme de dĂ©sinformation, de manipulation des algorithmes. Pour cela, il faut Ă la fois dĂ©fendre notre droit, c'estĂ d le digital service act, notre Ă©tat de droit pour pouvoir juste dĂ©fendre ce principe trĂšs simple que ce qui est illĂ©gal dans le monde rĂ©el doit l'ĂȘtre dans le monde virtuel.
Mais il faut bien sûr soutenir aussi ce que je disais tout à l'heure nos innovateurs avec la préférence européenne, avec de l'investissement, avec l'approfondissement de notre marché intérieur pour faire émerger des champions européens dans tous ces domaines. J'étais lundi à Toulouse pour aller rencontrer nos acteurs dans le domaine de l'espace, Airbus, TalÚ, ces acteurs aussi dans le New Space, le commandant de l'espace ou le KNES. Je vous encourage tous vraiment à faire ce ce déplacement qui est qui est passionnant quand on on voit l'émergence des acteurs du New Space.
Bien sûr, Spacelink et Space X pardon et Starlink. euh l'influence qu'il peuvent avoir dans le domaine du soutien à l'Ukraine, dans le cas de Starlink et euh dans l'impact dans des domaines comme les télécommunications, euh l'accÚs aux données, mais aussi la météo, l'agriculture et j'en passe, on a besoin d'acteurs européens et on a besoin de moyens européens considérables. C'est ce que nous demandons dans le cadre du cadre financier plus annuel pour pouvoir passer à l'échelle et avoir des acteurs.
Nous avons Galileo et Copernicus qui ont été des succÚs européens. Continuons ses succÚs par exemple avec le déploiement rapide d'Ir Carré, cette constellation euh satellitaire pour pouvoir précisément avoir des solutions de communication souveraines au niveau euh européen. Soutenons un accÚs à l'espace autonome.
Dans tous ces domaines, fondamentalement, notre prioritĂ©, c'est de rĂ©duire nos dĂ©pendances. Et vous avez raison, madame la dĂ©putĂ©e de le dire. Ă terme, je suis convaincu que c'est ce qui pourra peut-ĂȘtre mener Ă une relation transatlantique plus mature, plus Ă©quilibrĂ©e, euh qui ne repose pas sur des logiques de domination ou de vassalitĂ© ou des ressentiments et frustrations des deux cĂŽtĂ©s, mais des partenaires chacun avec leurs intĂ©rĂȘts, avec leurs identitĂ©s propres, mais qui peuvent travailler ensemble sur des sujets d'intĂ©rĂȘt commun.
C'est bien ça la prioritĂ© que nous poussons plutĂŽt que une fois de plus de passer notre temps comme ça a Ă©tĂ© peut-ĂȘtre un peu le cas Ă Munique Ă aller commenter ou chercher des propos parfois plus rassurants dans les discours des uns et des autres qui me paraĂźt ĂȘtre un exercice stĂ©rile. Merci monsieur le ministre. La parole est Ă Arnaud Legal pour le groupe de la France insoumise.
Merci monsieur le prĂ©sident. Monsieur le ministre ça a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit. jamais peut-ĂȘtre la question de l'indĂ©pendance de l'Europe et de la possibilitĂ© mĂȘme d'une indĂ©pendance n'a Ă©tĂ© posĂ©e avec autant de force.
Dans ce cadre, le la RĂ©union informelle du Conseil europĂ©en a actĂ© que les que la la mise en Ćuvre de l'accord entre commercial entre l'Europe et les Ătats-Unis devait s'accĂ©lĂ©rer. Je rappelle que cet accord en l'Ătat, c'est une rĂ©dition, une aggravation de notre tra dĂ©pendance au gaz de chiste Ă©tats-unien, un recul sur la rĂ©glementation numĂ©rique et notamment tout ce qui concernerait la la plus d'indĂ©pendance vis-Ă -vis des des gars femmes ou des gams mames. 600 milliards d'euros d'investissement productif aux Ătats-Unis, lĂ oĂč au contraire, il faut absolument investir massivement en Europe.
L'AssemblĂ©e nationale a votĂ© une rĂ©solution contre cet accord. Qu'est-ce que vous allez en faire ? Qu'est-ce que quelle va ĂȘtre la position de la France dans les discussions qui vont se poursuivre et notamment au Parlement europĂ©en ?
Autre signe de de d'une forme de reculade de rĂ©dition face Ă Trump, on apprend que l'Union europĂ©enne a dĂ©cidĂ© finalement de participer au Conseil de la paix. Alors c'est certes un observateur mais c'est quand mĂȘme donnĂ© une forme de lĂ©gitimitĂ© Ă ce conseil. Nous, on avait soutenu le prĂ©sident Macron quand il avait opposĂ© un refus net Ă la participation Ă ce conseil.
Est-ce que qu'est-ce qui s'est passĂ© ? Est-ce que c'est une nouvelle reculade ? Est-ce que c'est les EuropĂ©ens qui ont peur et qui disent "Bon, faut quand mĂȘme y aller ?" Alors qu'en alors qu'en vĂ©ritĂ©, on sait trĂšs bien que ce Conseil pour la paix est une nĂ©gation de l'ONU et que l'inscription dans l'agenda multilatĂ©ral de l'ONU est quand mĂȘme la colonne vertĂ©brale de la diplomatie française.
Quant aux conditions de l'indĂ©pendance, elle renvoie aussi Ă des coopĂ©rations, elle est des coopĂ©rations claires sur des bases claires entre pays europĂ©ens. Quit de l'Allemagne qui alors que vous l'avez trĂšs bien dit le discours de Marco Rubio et passons moins de temps Ă commenter et plus de temps Ă agir mais n'a rien changĂ© sur le fond par rapport Ă Vens qu'il a Ă©tĂ© plus poli, ce qui est pas dĂ©sagrĂ©able en soi mais enfin il a rien changĂ© sur le fond. On a vu le ministre allemand en rajouter sur la nĂ©cessait pas faire autrement qu'avec les Ătats-Unis pour notre dĂ©fense et cetera.
Oui, Ă l'instant oĂč nous parlons peut-ĂȘtre, c'est pas mon avis, mais mais on voit pas oĂč il voudrait, dans quelle direction alternative il voudrait aller. Sur le scaf, on a l'annonciĂšre que l'Allemagne arrĂȘte le projet. C'est clair, c'est net.
Enfin, on le savait depuis longtemps mais là ça c'est c'est quasiment officialisĂ©. Sur les Eurobonds, il y a un dĂ©saccord entre l'Allemagne et la France. Sur la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, vous avez beau dĂ©fendre l'idĂ©e selon laquelle elle serait mise en Ćuvre et cetera.
On sait trÚs bien que c'est c'est vraiment à minima et que l'Allemagne hésite beaucoup sur ce sujet. Donc si vraiment la l'autonomie stratégique de l'Europe est la priorité du président Macron, quelle stratégie alternative avez-vous ? Parce que l'idée que le couple, les Allemands disent moteur, franco-allemand serait la colonne vertébrale d'une d'une possible autonomie stratégique européenne est une idée qui à mon avis est totalement dépassée et il faut trouver d'autres formats de coalition, de coopération.
Donc, est-ce que vous avez des pistes ? Quo ? Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Vous avez la parole, monsieur le ministre. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le dĂ©putĂ©. plusieurs points sur certains de vos commentaires sur l'accord commercial avec les les Ătats-Unis qui n'est d'ailleurs pas un accord ou un traitĂ© mais au moins un accord politique qui avait Ă©tĂ© trouvĂ© Ă Tbury l'an dernier. Bon, vous aviez vu la rĂ©action de la France qui avait Ă©tĂ© trĂšs claire aussi bien celle du premier ministre que des ministres qui avaient soulignĂ© la nature dĂ©sĂ©quilibrĂ©e de cette situation que nous regrettions et qui devait prĂ©cisĂ©ment nous pousser Ă accĂ©lĂ©rer notre agenda d'indĂ©pendance.
Je le dis parce que plusieurs points quand mĂȘme sur ce que vous avez dit. Tout d'abord, cet accord dit explicitement ne pas remettre en question l'autonomie rĂ©glementaire de l'Union europĂ©enne. Et donc notre Ă©tat de droit, par exemple sur le plan du numĂ©rique, il n'est pas question qu'il fasse l'objet de pression extĂ©rieure.
Et je voudrais le dire parce que j'ai quand mĂȘme y compris ici souvent reprochĂ© Ă la Commission europĂ©enne une forme de timiditĂ© dans l'utilisation du DSA pour faire simplement respecter nos rĂšgles. Je vois au contraire ces derniers jours des procĂ©dures qui ont Ă©tĂ© lancĂ©es contre Grock par exemple. sur la question de euh euh la transparence des algorithmes ou juste de euh l'intĂ©gritĂ©, enfin comment dire la lutte contre la haine et contre le le sexisme et nous les avons soutenus.
Donc il y a quand mĂȘme des mesures qui sont prises et des enquĂȘtes qui sont euh lancĂ©es. Il faut quand mĂȘme le le souligner quand des bonnes choses sont faites. Par ailleurs euh sur la question des investissements, vous avez mentionnĂ© le chi d'euros.
Nous avons eu ce dĂ©bat aussi Ă l'AssemblĂ©e nationale lorsque la rĂ©solution a Ă©tĂ© adoptĂ©e. Je tiens Ă souligner lĂ aussi que ça n'engage en rien juridiquement les Ătats-membres que la Commission europĂ©enne elle-mĂȘme n'a pas les moyens d'investissement pour pouvoir faire ce type d'investissement aussi bien dans le plan Ă©nergĂ©tique que militaire. Donc ça peut ĂȘtre une forme de d'aspiration ou de dĂ©claration, mais qu'en tout cas ça nous ne nous engage pas en terme d'investissement et nous nous continuons aussi bien sur le plan national que sur le plan europĂ©en Ă dĂ©fendre la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne.
Et je serai pas aussi sĂ©vĂšre que vous. Je reprenons l'exemple de Safe. Safe, c'est quand mĂȘme assez intĂ©ressant parce que je pense que c'est un un modĂšle en terme d'architecture qui peut servir de de prĂ©cĂ©dent.
Il n'est pas parfait. Je pense qu'il faut aller plus loin y compris sur la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne mais lĂ on est sur de de l'argent qui va ĂȘtre dĂ©pensĂ© par les Ătats-Bambres certes qui est prĂȘtĂ© par la Commission europĂ©enne mais qui sera aprĂšs dĂ©pensĂ© par les Ătats-Bom. C'est la premiĂšre fois qu'on a cette notion de prĂ©fĂ©rence europĂ©enne y compris dans des investissements qui vont ĂȘtre portĂ©s par les Ătats-membres pour renforcer la coopĂ©ration industrielle.
AprĂšs effectivement quand on se dote quand on se donne des ambitions, on peut avoir enfin ça peut mener Ă des projets qui sont complexes Ă mettre en Ćuvre. C'est le cas du SCAF. Euh le SCAF, nous nous l'avons toujours dĂ©fendu et nous continuons Ă le dĂ©fendre prĂ©cisĂ©ment parce qu'on a besoin de rĂ©duire les risques de redondance, les risques de fragmentation du marchĂ© de dĂ©fense europĂ©en pour pouvoir avoir des vrais champions europĂ©ens.
On a poussĂ© l'avion du futur, on a poussĂ© aussi le tank du futur avec nos partenaires allemands. Alors, il faudra continuer Ă travailler parce qu'on sait aujourd'hui, on a deux industriels qui sont Ă la pointe, que ce soit d'assaut ou Airbus sur des sujets comme la gouvernance, sur le leadership en terme de maĂźtrise d'Ćuvre, sur le partage de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. En tout cas, vous avez entendu encore le prĂ©sident qui s'est exprimĂ© de façon claire Ă Munique lĂ -dessus.
On a besoin d'avancer dans ces projets de coopĂ©ration industrielle parce qu'on peut pas d'un cĂŽtĂ© dire on a besoin de plus de synergie, de plus de standardisation, de monter Ă l'Ă©chelle et de l'autre cĂŽtĂ© de ne pas s'engager dans ces projets de coopĂ©ration industrielle mĂȘme y compris quand ils sont complexes parce qu'ils sont ambitieux. euh sur la question des investissements et des Eurobonds, je le mentionnais tout Ă l'heure, de fait des Eurobonds, nous l'avons fait alors peut-ĂȘtre qu'on n'a pas prononcĂ© le terme de cette façon, mais nous l'avons fait pas plus tard qu'en dĂ©cembre pour investir en commun, pour aller soutenir euh l'Ukraine dans ses efforts Ă©conomiques et euh et militaires. Donc lĂ aussi, pas de raison d'avoir des tabous pour pouvoir trouver les besoins d'investissement sur lesquels je pense qu'il y a un assez large consensus au fond, aussi bien sur le plan technologique que sur le plan militaire pour pouvoir accĂ©lĂ©rer.
Merci beaucoup. La parole est Ă Estel Youssoufa pour le groupe. Avec conseil de la paix sur le conseil de la paix.
Non, sur le conseil de la paix, nous on regrette la participation de ceux qui ont dĂ©cidĂ© de participer alors en tant qu'observateur et en rĂ©alitĂ© essentiellement sur la dimension qui est liĂ©e Ă la reconstruction de Gaza, ce qui Ă©tait l'objet originel de la rĂ©solution des Nations-Unies que nous avions soutenu, mais nous nous ne participons pas parce que nous l'avons dit dĂšs le dĂ©part, nous sommes prĂȘts Ă travailler sur les enjeux de reconstruction de Gaza avec nos partenaires, avec les AmĂ©ricains et les EuropĂ©ens, mais il ne s'agit pas lĂ d'aller crĂ©er ou soutenir des structures internationales qui se verrait effectivement comme les formes d'alternative aux enceintes multilatĂ©rales comme les Nations-Unies. Merci beaucoup. La parole est donc Ă Estel Youssoufa pour le groupe Liot.
Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, chers collÚgues, depuis le 1er janvier 2026, un nouvel instrument réglementaire européen est entré en vigueur, le mécanisme d'ajustement carbone aux frontiÚres MACF. Ce dispositif taxe les marchandises fortement émitrices en carbone importé dans l'Union européenne.
Si cette ambition de lutte contre le changement climatique et les importations polluante est nécessaire et partagé, évidemment, son application à Mayotte quand dans les autres territoires ultramarins depuis le mois dernier est catastrophique. Elle fait augmenter par exemple de 25 % le prix du ciment. En [grognement] effet, les outremÚres, contrairement à l'hexagone, sont totalement dépourvues d'alternatives industrielles ou intraeuropéennes.
Tout est nécessairement importé. Donc à Mayote, c'est 100 % de ces matériaux de construction comme le ciment, l'acier ou l'aluminium et nos besoins pour la reconstruction aprÚs le cyclone Shidau sont évidemment énormes. Les entreprises locales de BTP font face à des besoins exceptionnels en matériaux pour réparer les infrastructures publiques, les logements et les équipements collectifs.
La taxe européenne paralyse les efforts de la reconstruction et en fait exploser le coût. Monsieur le ministre, l'application de du MACF sans adaptation territoriale engendre des surcoûts considérables. Cela diminue diminue d'autant l'enveloppe qui a été dédiée à la reconstruction par le gouvernement.
J'ai alerté votre collÚgue, la ministre Moutchu, pour mobiliser la France et c'était en décembre. Je constate malheureusement que le sujet n'a pas été abordé lors des Conseils européens informels dont nous avons eu le compte-rendu en janvier et en février 2026. Alors, mes questions sont simples, monsieur le ministre.
Que faites-vous ? Euh, pensez-vous à une exemption spécifique pour Mayotte ? Euh, en avez-vous parlé avec les instances européennes ?
Je vous remercie. Merci madame la député, monsieur le ministre. Merci [grognement] monsieur le président.
Merci madame la dĂ©putĂ©e Youssoufa. Vous le savez, nous avons nous sommes engagĂ©s en ce moment dans une rĂ©vision du mĂ©canisme d'ajustement carbone aux frontiĂšres. L'objectif, aprĂšs je viendrai plus spĂ©cifiquement sur le cas, c'est bien sĂ»r de continuer Ă pouvoir lutter contre les fuites de carbone et de d'insurer une concurrence Ă©quitable. quand nous avons des acteurs industriels Ă qui on demande prĂ©cisĂ©ment d'investir dans la dĂ©carbonation, il ne faudrait pas aprĂšs les exposer Ă une concurrence qui pourrait ĂȘtre plus compĂ©titive parce que plus carbonĂ©.
Donc l'objectif c'est trouver ce cet équilibre. En revanche, vous avez raison, il y a des territoires qui font l'objet de spécificité. Vous avez mentionné à juste titre le territoire de de Mayotte.
J'ai lancĂ© avec mes collĂšgues espagnols et portugais une coalition sur ce qu'on appelle les rupes, les rĂ©gions ultrapĂ©riphĂ©riques pour qu'elles soient mieux prise en compte, que leur spĂ©cificitĂ© soit mieux prise en compte dans le cadre des textes europĂ©ens, que ce soit euh pour demander un omnibus de de simplification d'un certain nombre de textes pour mieux les adapter au aux RUP, je pense par exemple aux aides d'Ătat qui sont parfois dans leur critĂšres d'attribution pas adaptĂ© aux spĂ©cificitĂ©s des rues pour faire en sorte aussi que les rubes se retrouvent vraiment de façon sont explicites dans le cadre financier pluriĂ©annuel dans les financements. On se rappelle par exemple de la question du POSI qui a disparu aujourd'hui dans le CFP actuel. Donc on y veille et oui, nous demandons effectivement qu'il y ait une une application spĂ©cifique du MACF Ă des territoires comme Mayot et c'est aussi l'une des de nos demandes dans le cadre de la rĂ©vision du du rĂšglement MACF qui est en cours en ce moment.
Donc on est mobilisé effectivement, on est trÚs conscient de cette euh euh de cette nécessité d'avoir un traitement spécifique pour des territoires comme AOT sur par exemple la question du ciment que vous avez mentionné à juste titre. Merci beaucoup. La parole est à Michel Barnier pour la droite républicaine.
Euh merci monsieur le prĂ©sident et merci au ministre de sa prĂ©sence en prant m'excuser de vous avoir rejoint tardivement. Euh dedans madame Kinker votĂ© la dimension politique Ă la suite de la rĂ©union de Munique. Euh j'ai une question euh peut-ĂȘtre un peu prĂ©maturĂ©.
Je je me demande si les institutions telles qu'elles sont actuellement Ă 27 avec une forme de bureaucratie pour tout ce qui touche au service diplomatique, vous connaissez bien euh lourdeur, euh tout ça ne justifierait pas un changement de paradigme au niveau europĂ©en. J'ai Ă©voquĂ© cette question ce matin en commission des affaires Ă©trangĂšres Ă travers la crĂ©ation d'une structure nouvelle Ă cĂŽtĂ© des institutions Ă 27 qui serait plus intergouvernemental forme de Conseil europĂ©en de sĂ©curitĂ© qui regrouperait des pays les plus engagĂ©s sur le plan de la dĂ©fense et de l'armĂ©e euh associerait le Royaume-Uni peut-ĂȘtre la NorvĂšge l'Ukraine pour traiter les questions de dĂ©fense de sĂ©curitĂ© d'intelligence peut-ĂȘtre mĂȘme des investissements communs auquels les Britanniques pourraient ĂȘtre associĂ©s sur les technologies rupture comme l'a le cantique et et mobilisant de maniĂšre plus souple et plus flexible que le sont les institutions actuelles cette dimension politique de l'Union europĂ©enne. Une question que je me pose et Ă laquelle je vais continuer de rĂ©flĂ©chir mais je serais content de votre analyse.
J'ai deux points complĂ©mentaires si vous me permettez concernant le fonctionnement des institutions europĂ©ennes. Premier, c'est de savoir euh Ă propos de la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, j' bien notĂ© de positive de l'engagement du commissaire sĂ©journĂ© et de beaucoup d'entreprises. Euh le le le l'accueil reçu par cette idĂ©e est mitigĂ© tout de mĂȘme, hein, le cĂŽtĂ© allemand.
Euh vous pensez que cette idĂ©e va prospĂ©rer euh d'une prĂ©fĂ©rence europĂ©enne qui est le minimum aujourd'hui si on veut pas continuer Ă ĂȘtre naĂŻf, mais je serais content d'avoir votre analyse sur le sort de cette idĂ©e juste. Et enfin avec le recul que vous avez l'observation que vous faites les institutions europĂ©ennes de de l'extĂ©rieur d'un dans un poste que je connais bien, euh est-ce que vous diriez que le euh la Commission europĂ©enne fonctionne aujourd'hui en respectant un principe important qui est celui de la collĂ©gialitĂ© ? Merci monsieur le dĂ©putĂ©, monsieur le ministre.
Merci monsieur le président, merci monsieur le premier ministre. sur euh votre premier point. Moi, je partage votre interrogation.
Euh je pense qu'en effet euh face Ă l'accĂ©lĂ©ration des dĂ©fis auxquels nous faisons face, on les a Ă©voquĂ© sur le plan gĂ©opolitique, sur le plan euh technologique, euh on doit se donner beaucoup plus de flexibilitĂ© dans le fonctionnement et au fond assumer ce que nous faisons dĂ©jĂ . Quand on voit certaines politiques europĂ©ennes comme l'euro, comme la zone Schengen sont aujourd'hui adoptĂ© par certains pays europĂ©ens, pas par d'autres qui servent de pilote qui crĂ©ent une dynamique que d'autres rejoignent ensuite, mais il ne faut pas s'interdire effectivement de travailler comme nous le faisons au sein de la coalition des volontaires pour le soutien Ă l'Ukraine avec de façon intergouvernementale, par projet, avec parfois des pays qui ne sont pas membres de l'Union europĂ©enne mais qui partagent des objectifs communs. Vous avez mentionnĂ© le Royaume-Uni, en effet la NorvĂšge que je n'avais pas mentionnĂ© tout Ă l'heure, le Canada et mĂȘme parfois l'Australie, le Japon sur certains dans certains domaines.
Euh nous pouvons le faire pour des investissements en commun. Euh nous nous sommes clairement fixés comme objectif d'avancer en 2026 lors du premier semestre sur des sujets comme le 28e régime de droits des affaires ou l'Union des marchés de capitaux. si nous ne parvenons pas à le faire à 27 à ce moment-là , donnons-nous là aussi les moyens d'avancer avec ceux qui sont affinitaires et ont envie de prendre des responsabilités pour là aussi entraßner les autres.
Et je pense que c'est un rĂŽle que la France peut prendre et ça me permet d'ailleurs de rebondir aussi sur la question prĂ©cĂ©dente sur le partenariat franco-allemand qui est essentiel ne serait-ce que pour des raisons historiques, mais qui ne doit pas ĂȘtre exclusif. Euh on peut travailler avec d'autres partenaires affinitaires selon les les sujets et sur les questions stratĂ©giques et de dĂ©fense bien sĂ»r. C'est pour ça que c'Ă©tait l'intĂ©rĂȘt d'ailleurs de d'entraĂźner les Britanniques dans la coalition des volontaires sur l'Ukraine.
Et en effet, le Conseil européen de sécurité qui avait été évoqué par le président il y a quelques années, qui est évoqué aujourd'hui par le commissaire Cubilus sur les questions de défense, ça peut faire partie des innovations institutionnelles pour pouvoir se donner un peu plus de de souplesse et puis mettre autour de la table les principaux acteurs pour prendre des décisions. C'est d'ailleurs intéressant parce que c'est un sujet qui a été évoqué à plusieurs reprises dans certaines des discussions que j'ai pu avoir à la conférence de sécurité de Munique ce weekend. Donc oui, c'est le moment de réfléchir de façon créative.
Je pense que sur les questions de dĂ©fense euh vous savez la dĂ©fense ne fait pas partie des traitĂ©s Ă proprement parler. Donc la commission n'a pas de prĂ©rogative propre sur la dĂ©fense et il ne sera pas question de remettre en question la souverainetĂ© des Ătats et notamment les prises de dĂ©cisions sur les questions militaires ou d'aller les cĂ©der Ă la commission Ă des acteurs extĂ©rieurs Ă Ă notre pays. En revanche, c'est vrai que je je donnais l'exemple de save, j'y reviens Ă plusieurs reprises, mais investir en commun, faire le catalogue des domaines dans lesquels on a des dĂ©pendances par rapport Ă des acteurs extĂ©rieurs avec comme objectif sur un horizon 3 5 ans d'investir en commun et de de donner des incitations aux acteurs pour pouvoir crĂ©er des partenariats.
Ăa, je pense en revanche que c'est un rĂŽle que peut avoir la Commission europĂ©enne. Donc au fond, les coalitions des volontaires selon les sujets en voyant le rĂŽle de levier financier notamment que peut jouer la commission mais avancĂ© Ă plusieurs. Oui, je crois qu'on peut le faire sur les questions dĂ©fense, on peut le faire sur le reste sur la question de la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne au fond je crois qu'on est dans un changement de paradigme au niveau europĂ©en.
Il y a parfois encore un peu de conservatisme chez certains. Et regarder les entreprises ce qu' a fait par exemple Stéphane séjourné sur la question de la préférence européenne, c'est de créer une dynamique avec des entreprises et là on a des entreprises de tous les pays, pas des entreprises françaises, des entreprises allemandes. En 2025, pour la premiÚre fois, l'Allemagne accuse un déficit commercial vis-à -vis de la Chine et des et vous l'aviez évoqué tout à l'heure d'ailleurs, c'est le cas d'ailleurs des Américains comme des Européens.
Sur mĂȘme des gammes de hautees valeurs ajoutĂ©es technologiques. Aujourd'hui, les Chinois sont extrĂȘmement compĂ©titifs par rapport Ă ce que peuvent proposer des pays europĂ©ens. faut en tirer les conclusions.
C'est un c'est aussi lié à euh des euh mécanismes de protection, de subvention de la part de euh la la Chine. Donc, il faut que nous, on puisse en tirer les conclusions. Alors, on l'a fait ces derniers mois adopter des clauses de sauvegarde sur l'acier ou sur les fer alliage, les droits de douanes sur les véhicules électriques chinois pour la premiÚre fois des mesures de protection du marché européen.
La préférence européenne qui est inscrite dans les textes sur la défense comme EDIP ou ou safe. Oui, on doit continuer ce travail je pense d'évangélisation auprÚs de nos partenaires. Les lignes bougent.
Les lignes bougent notamment poussées par les acteurs industriels et économiques qui sont les premiers à demander maintenant de de la protection et du soutien. [grognement] Et aprÚs, je crois qu'il faut qu'on travaille de façon un peu doctrinale sur ces sujets. Il y a des domaines dans lesquels on doit faire la préférence européenne stricte, c'est-à -dire soutenir des acteurs industriels européens pour réduire nos dépendances.
C'est le cas de la dĂ©fense. La dĂ©fense, on sait que quand on va acheter des F35, quand on va acheter des armes amĂ©ricaines, ça vient avec des restrictions, des rĂšgles sur l'usage, sur les exportations, sur la maĂźtrise du savoir-faire technologique. On sait que des composants itarisĂ©s, mĂȘme quand une petite minoritĂ© dans dans un dans une arme, permet une forme de contrĂŽle gĂ©opolitique.
AprĂšs, dans d'autres domaines qui sont peut-ĂȘtre moins sensibles en terme de souverainetĂ©, on peut rĂ©flĂ©chir plus Ă du made in Europe. C'est-Ă -dire qu'on peut avoir, c'est ce que les AmĂ©ricains ont fait sur l'inflation reduction Act. l'inflation Reduction Act.
Il y a aussi la possibilitĂ© pour des entreprises Ă©trangĂšres, ça a eu des consĂ©quences sur notre Ă©conomie Ă©trangĂšre de venir investir et d'ouvrir des usines en Europe. C'est ce qu'on a fait par exemple sur euh l'auto. Quand on met de du made in Europe dans le rĂšglement automobile, euh c'est de dire que mĂȘme des acteurs, des entreprises Ă©trangĂšres, aussi bien automobiles ou des des sous-traitants peuvent bĂ©nĂ©ficier de de soutien s'ils investissent et s'ils ouvrent des usines et qu'ils crĂ©ent des emplois sur le territoire europĂ©en.
Et donc lĂ , je crois que c'est aussi lĂ -dessus qu'il faut qu'on ait un travail aussi de rĂ©flexion un peu doctrinale, notamment dans le cadre du projet prochain cadre financier euh euh pluriannuel. AprĂšs, sur euh la gouvernance de la la Commission euh europĂ©enne, je pense que vous ĂȘtes bien mieux de placĂ© pour avoir Ă©tĂ© commissaire deux fois pour pouvoir juger de euh la gouvernance. Ce que je dirais en revanche, c'est que nous sommes toujours extrĂȘmement vigilants et lĂ je parle en tant que membre du conseil extrĂȘmement vigilant Ă au respect de l'Ă©quilibre institutionnel entre le Conseil, la Commission et le Parlement europĂ©en.
Au fond, la gouvernance interne Ă la Commission est un peu moins un sujet pour nous en tant que membre du Conseil. En revanche, euh veiller Ă ce que par exemple les dĂ©bats budgĂ©taires sur le cadre financier pluriannuel ne euh se traduisent pas par une prise de pouvoir accru par exemple de la conditionnalitĂ© du versement de certains fonds. s'agit extrĂȘmement vigilant et nous travaillerons et c'est une demande que nous portons, je dirais sur tous les sujets Ă ce que le conseil soit et donc fondamentalement la souverainetĂ© des Ă©toits membres soit bien sĂ»r respectĂ©e dans l'application de toutes les politiques.
On peut avoir un débat sur un changement de traité le cas échéant mais ça ne passe pas des rÚgles budgétaires. Merci beaucoup. On a terminé avec les orateurs de groupe.
Il reste quelques orateurs individuels en commençant par Kevin Mauvieux pour le groupe Rassemblement national. Merci monsieur le président. Merci de m'accueillir dans votre commission.
Monsieur le ministre, les Français savent à quel point vous avez endetté la France mais ce qu'ils savent pas encore forcément ou ce qu'ils entendent trÚs peu, c'est que l'Union européenne s'endettete aussi. Les programmes d'endettement s'accélÚrent. La dette de l'Union européenne devrait approcher les 1000 milliards d'euros à la fin de cette année en 2026.
De son cÎté, Emmanuel Macron a déclaré il y a quelques jours qu'il souhaitait que l'Union européenne s'endette de 1200 milliards d'euros chaque année. Ma collÚgue y reviendra. Euh menant actuellement une communication sur ce sujet, euh j'aimerais connaßtre la position de la France sur la dette de l'Union européenne et ce sur plusieurs points.
J'ai trois points principaux. J'ai une dĂ©clinaison de trois questions. Euh d'abord, ne trouvez-vous pas qu'il y a un risque Ă endetter la strate Union europĂ©enne pour financer euh les pays membres qui arrivent parfois eux-mĂȘmes en difficultĂ© en raison de leur propre endettement ?
On peut prendre l'exemple de la France. La France est trÚs endettée aprÚs 10 ans de macronisme et donc l'Union européenne va faire de la dette pour financer des politiques européennes mais y compris des politiques française. Est-ce qu'on a pas quelque chose de bancal à ce niveau-là ?
DeuxĂšme Ă©lĂ©ment qui dit endettement dit forcĂ©ment nĂ©cessitĂ© de remboursement. Pour cela, il existe deux jambes sur lesquelles on peut marcher. Soit l'augmentation des contributions des Ătatsmembres.
Au regard de l'endettement prĂ©vu, ça se traduirait pour la France Ă une hausse de 4 milliards d'euros pour notre contribution. C'est donc 4 milliards d'euros de charge de dette indirecte. C'est pas dans notre dette mais c'est quand mĂȘme de la charge de dette pour la France.
Ou alors 2Ú 2Ú jambe possible une hausse ou une création des ressources propres. C'est-à -dire pour que les Français comprennent bien derriÚre ressources propres on parle bien de taxes soit nouvell soit augmenté directe ou indirecte pour eux ou pour nos entreprises pour financer la dette de l'Union européenne. Donc il s'agit d'augmenter des taxes pour payer de la dette.
Euh, est-ce que vous assumez plutĂŽt vous en tant que reprĂ©sentant de la France Ă l'Union europĂ©enne un endettement de l'UE qui sera gĂ©rĂ© par nos finances publiques et donc un dĂ©grĂšvement de 4 milliards sur nos finances ou assumez-vous plutĂŽt de crĂ©er ou augmenter les taxes pour financer cette dette ? Et enfin, trĂšs rapidement, derniĂšre question. Le fait que [grognement] l'Union europĂ©enne monte en puissance sur la levĂ©e de la dette des marchĂ©s, est-ce que ça risque pas de crĂ©er des tensions sur les marchĂ©s financiers avec Ă terme pourquoi pas une saturation qui impacterait la capacitĂ© de la France Ă lever de la dette et les taux d'intĂ©rĂȘt auxquels la France emprunte ?
Je vous remercie. Merci monsieur le député. Monsieur le ministre.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le député. Bon, j'entends vos commentaires sur l'endettement.
Moi je j'ai voté quelques textes en tant que parlementaire. Je ne me rappelle pas avoir vu le Rassemblant national s'opposer aux mesures que nous avons prises pour la protection du pouvoir d'achat à l'été 2022 comme le bouclier énergétique. Je ne me rappelle pas avoir vu le Rassemblant national s'opposer aux mesures de protection de notre économie pendant la crise Covid qui ont permis à nos ménages comme à nos entreprises de traverser cette crise absolument sans précédent.
Je me rappelle en revanche avoir vu le Rassembl national s'opposer Ă des mesures qui permettaient par exemple de retrouver des Ă©quilibres dans notre systĂšme de retraite. Euh et en effet, peut-ĂȘtre que nous aurions pu prendre les solutions du rassembl national lors du dernier budget qui est d'augmenter considĂ©rablement la charge fiscale qui repose sur nos entreprises et sur nos mĂ©nages avec 34 milliards d'euros de hausse d'impĂŽts supplĂ©mentairire qui a Ă©tĂ© proposĂ©. Mais ce n'est pas le choix heureusement qui a Ă©tĂ© fait par le gouvernement.
Maintenant, en ce qui concerne l'endettement au niveau européen, alors plusieurs choses. Déjà , nous nous défendons toujours la maßtrise notamment des dépenses et des dépenses administratives de l'Union européenne. C'est d'ailleurs nous avons lancé avec plusieurs partenaires, notamment les Autrichiens, un groupe de travail dans le cadre du prochain qu financier pluriannuel pour que les dépenses de la fonction publique européenne soient le plus maßtrisée possible.
Nous nous sommes battus d'ailleurs sur ce sujet avec la ministre Amélie de Monchalin ce qui a permis de réduire le ressaut l'augmentation de la contribution française cette année lors de l'examen du PLF 2026. Par ailleurs sur la question de la dette, mais on a besoin d'investir. La question au fond de la dette, c'est pourquoi on s'endete et qu'est-ce qu'on fait ?
Est-ce que l'investissement que l'on soutient a un effet de levier pour aller soutenir nos acteurs industriels et économiques, pour aller draßner aussi des fonds privés ? Si on regarde aujourd'hui des fonds comme Investu ou le Conseil européen de l'innovation qui vient soutenir l'innovation et notamment l'innovation de rupture au sein de l'Union européenne, on voit que ça crée ça génÚre un retour trÚs important y compris pour des acteurs économiques et d'ailleurs beaucoup pour des acteurs économiques français. Et donc nous, c'est ce que nous défendons, c'est-à -dire la préférence européenne parce que quand on investit en commun, il faut pas que ça aille subventionner des des usines au Kentucky, par exemple sur les questions de défense et faire le levier pour aller chercher euh l'investissement euh privé.
Enfin, sur la question des ressources propres, oui, nous soutenons les ressources propres. Alors, aprÚs, la question des ressources propres, c'est de quoi parle-ton ? Nous, on est trÚs clair là -dessus, sont des ressources propres qui doivent pas alourdir la charge fiscale qui pÚse aujourd'hui sur les menages ou sur les entreprises européennes puisqu'on voit au contraire que l'objectif c'est bien de renforcer la compétitivité de l'Union européenne mais plutÎt sur des acteurs extérieurs.
Je vous donne quelques exemples qui sont en ce moment en débat et en examen, que ce soit le renforcement de l'Estat européen, c'est-à -dire la contribution financiÚre que doit payer un un individu qui vient demander un visa à l'Union européenne, que ce soit par exemple la taxe carbone aux frontiÚres, le MCF qu'on a évoqué tout à l'heure, que ce soit des taxes d'ajustement, nous travaillons par exemple en ce moment sur une proposition pour aller équilibrer les taxes que payent les acteurs dans le domaine de l'aérien puisqueaujourd'hui des acteurs extérieurs ont en fait une forme de de facilité par rapport à des acteurs comme Airfance ou les compagnies aériennes européennes et donc c'est comme en fait le mécanisme d'ajustement carbono frontiÚre viendrait rééquilibrer donc dans tous ces domaines et je suis sûr que j'en oublie quelques-unes nous on soutient des ressources propres mais des ressources propres qui viendront protéger l'économie européenne et donc peser sur notamment les entreprises extérieures. Je rajouterai bien sûr la taxe sur le numérique. Quand on parle par exemple, on l'a fait sur le cas du Groenland, d'utiliser l'instrument anticoercition de l'Union européenne pour aller par exemple taxer les services numériques américains, fermer l'accÚs à des marchés publics, saisir des licences de propriété intellectuelle. la taxe sur les services numériques extérieurs notamment américains, ça génÚre aussi des ressources propres pour euh l'Union européenne.
Et donc notre priorité et c'est d'ailleurs une condition sinéquanon pour la France de l'adoption du prochain cadre financier pluréannuel, c'est l'adoption de ressources propres qui et et de ressources propres qui ne viendront pas alourdir la charge fiscale des Européens. Merci beaucoup. La parole est à Laurent Mazori pour le groupe Liot.
Merci monsieur le prĂ©sident. Monsieur le ministre, lors de la rĂ©union du 22 janvier, il a Ă©tĂ© question de l'Ă©volution des relations transatlantiques et de leurs consĂ©quences pour l'Union europĂ©enne. Par ailleurs, sur le nuclĂ©aire militaire, le 13 fĂ©vrier, le chancelier allemand a Ă©voquĂ© des discussions avec le prĂ©sident de la RĂ©publique sur une possible dissuasion europĂ©enne alors mĂȘme que bien Ă©videmment la menace russe persiste et que la soliditĂ© du soutien amĂ©ricain s'Ă©rode.
Le président doit justement bientÎt actualiser la doctrine nucléaire française et plusieurs questions par conséquence se posent. Comment articuler une éventuelle capacité européenne avec le parapluie américain et le cadre de l'OTAN ? L'axe européen en la matiÚre sera-t-il celui proposé par le président ?
Comment concilier cette Ă©volution Ă©ventuelle avec nos engagements de non prolifĂ©ration alors que certains Ătats Ă©voquent au contraire dĂ©sormais leurs propres ambitions nuclĂ©aires ? Quel coĂ»t et quels bĂ©nĂ©fices rĂ©els sont vous au regard des arsenaux mondiaux ? Enfin, j'aurais une question spĂ©cifique concernant le Canada et l'accord safe qui est une Ă©tape mais pour nous aimerons savoir quelles initiatives concrĂštes vous pourriez envisager pour approfondir notre coopĂ©ration stratĂ©gique et offrir du coup au Canada des alternatives solides face aux tentations d'approche d'Ătat disons-le de plus en plus autocratique.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le le député. euh sur la question du nucléaire, ça a été évoqué aussi bien par le président de la République et le chancelier ces derniers jours à la conférence de Munique. Vous savez qu'un dialogue stratégique a eu lieu entre nos deux pays que le président aura l'occasion d'ailleurs de de s'exprimer sur ce sujet dans les prochaines semaines.
Euh au fond, on le sait, la doctrine nuclĂ©aire de la France a toujours Ă©tĂ© constante et a inclus toujours dans la dĂ©fense de nos intĂ©rĂȘts vitaux une dimension europĂ©enne. La sĂ©curitĂ© de nos voisins europĂ©ens concerne en premier lieu la sĂ©curitĂ© de notre pays. En revanche, le 13 mai, le prĂ©sident a posĂ© trois conditions trĂšs claires.
La France ne financera pas la sécurité des autres. les modalités qui seront discutées euh ne viendront pas en soustraction de nos de nos besoins. Et puis surtout, puisque je sais que ça fait l'objet de beaucoup de euh caricature de déformation dans le débat public, la décision finale reviendra toujours au président de la République, au chef des armées.
On peut parler de coopération, de protection de nos nos partenaires. Il ne s'agit pas à aucun moment d'un partage de la décision en ce qui concerne la dissuion nucléaire qui restera toujours qui a toujours été indépendante, qui restera indépendante et souveraine bien sûr pour notre pays. Enfin sur le le Canada.
Alors oui, le Canada peut bĂ©nĂ©ficier des financements de safe. En Ă©change, il faut quand mĂȘme le dire d'une contribution financiĂšre puisque c'est la rĂšgle qu'on fixe toujours parce que vous le savez, ça fait l'objet d'ailleurs, si on se dit les choses d'un contentieux avec le entre le Royaume-Uni et la Commission europĂ©enne puisque le Royaume-Uni voulait pouvoir participer. Alors, il peut avoir accĂšs Ă certains financements safe au maximum d'un tiers des projets.
Mais pour pouvoir avoir accÚs à safe en tant que partenaire stratégique de l'Union européenne, il devait contribuer financiÚrement. C'est normal. On vient de parler d'ailleurs avec le député Mavieux de la contribution de la France à euh l'Union européenne.
Il est normal quand on veut bĂ©nĂ©ficier des financements europĂ©ens qu'on puisse y contribuer et c'est euh la ligne qui a qui a fait l'objet d'un contentieux avec le Royaume-Uni. Euh mais en revanche, oui, je crois que nous avons tout intĂ©rĂȘt Ă approfondir la coopĂ©ration avec le Canada. On a aujourd'hui un un accord qui est le CTA qui fonctionne bien, qui est au bĂ©nĂ©fice des Ă©conomies des euh des deux pays, des EuropĂ©ens d'ailleurs et des des Canadiens.
Plus gĂ©nĂ©ralement, euh les Canadiens sont impliquĂ©s dans la cohĂ©sion des euh des volontaires, ont accĂšs Ă des projets euh europĂ©ens. Je crois que encore une fois en en gardant ces rĂšgles tout de mĂȘme de contribution financiĂšre si on veut pouvoir accĂšs avoir accĂšs Ă des financements europĂ©ens, je pense qu'on a tout intĂ©rĂȘt Ă tirer le fil de cette coopĂ©ration dans d'autres domaines. Je mentionnais tout Ă l'heure les questions technologiques, l'intelligence artificielle, le quantique crĂ©er des Ă©cosystĂšmes en commun et puis prendre des initiatives de soutien Ă l'Ukraine.
Je pense en tout cas qu'il y a une envie assez forte cĂŽtĂ© europĂ©en comme cĂŽtĂ© canadien. On a entendu le discours trĂšs clair de Marc Carnet Ă Ă Davos qui euh visait justement Ă pousser la diversification et le euh euh la rĂ©duction de la dĂ©pense du CANA qui fait aujourd'hui, si je dis pas de bĂȘtises, 2/3 de ces Ă©changes avec les Ătats-Unis et qui veut qui en demande d'avoir des nouveaux partenaires ou l'approfondissement des relations avec notre partenaires. Merci beaucoup.
La parole est à Sylvie Glosseran pour le groupe Rassemblement national. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, le 9 février 2026, dans un entretien accordé à la presse européenne, le président Macron a appelé à un nouvel emprunt européen via la création d'Eurobonds et ce en réplique aux stratégies américaines et chinoises.
De jours plus tard, le chancelier allemand Friedrich Merz lui a opposé une fin de non recevoir, rappelant que la dette commune était réservée, je cite, à des situations exceptionnelles et que je cite encore, "Nous devons faire avec l'argent dont nous disposons." Ainsi, l'Allemagne rappelle que la discipline budgétaire et la soutenabilité des comptes publics sont le préalable à toute ambition stratégique. Monsieur le ministre, alors que la dette publique française atteint les 3500 milliards d'euros, soit prÚs de 117 % du PIB dont plus de 1200 milliards supplémentaires contracté depuis 2017, cette proposition d'emprunt communée par Emmanuel Macron n'est-elle pas l'aveu de l'impuissance de l'exécutif français du fait de la dette abissale de la France ?
Et dĂšs lors qu'un emprunt nĂ©cessiterait l'unanimitĂ© des Ătatsmembres, cette proposition d'emprunt commun est-elle sĂ©rieuse ou relĂšve-t-elle d'un nouvel exercice de communication prĂ©sidentielle ? Je vous remercie. Merci madame la dĂ©putĂ©e.
Monsieur le ministre. Merci monsieur le président. Merci madame la députée.
Bon, on peut décider de d'abandonner toute forme d'ambition, toute forme de leadership pour notre pays sur la scÚne européenne. C'est manifestement ce que vous avez l'air de vouloir. Je constate que en 2017, lorsque nous avons eu le discours de la Sorbonne sur la souveraineté européenne, beaucoup pensaient que les ambitions qui étaient fixées étaient inatténiables.
Peut-ĂȘtre une lubie française. Quelques annĂ©es plus tard, nous faisons des eurobons, nous faisions un emprunt commun pour pouvoir surmonter collectivement la crise du Covid et relancer nos Ă©conomies. La France a Ă©tĂ© l'un des premiers bĂ©nĂ©ficiaires du plan Next Generation EU qui est le plan le grand emprunt dans le cadre du Covid.
Je constate que des sujets comme la dĂ©fense europĂ©enne, comme la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne qui lĂ aussi il y a quelques annĂ©es Ă©tĂ© encore tabou sont aujourd'hui au cĆur des euh des dĂ©bats que nous avons dĂ©jĂ utilisĂ©, je le mentionnais tout Ă l'heure Ă certains de vos collĂšgues, des Eurobons ne il y a juste 2 mois pour pouvoir continuer le soutien Ă l'Ukraine. Peut-ĂȘtre que lĂ aussi vous y Ă©tiez opposĂ© par principe. fond une fois de plus, moi je n'ai jamais entendu, je je le dis lĂ comme parlementaire, jamais entendu le Rassemblant national s'opposer aux diffĂ©rentes mesures exceptionnelles qui ont pu ĂȘtre prises que ce soit pour soutenir le pouvoir d'achat des Français, que ce soit pour faire face Ă la Ă la crise du Covid, mais toujours s'opposer en revanche Ă tous les projets de rĂ©duction des dĂ©penses publiques que nous avons pu porter ou de maĂźtrise par exemple de notre modĂšle social dans le cas par exemple de la rĂ©forme des retraites.
Donc je crois que nous n'avons pas de leçon du Rassemblant national à recevoir sur ces questions de de finances publiques. Quant à l'endettement commun les Eurobonds, oui, c'est normal quand on fait des propositions fortes que ça crée un débat. Il y a 27 états, il y a des débats.
Il y a eu des dĂ©bats lĂ -dessus dans le passĂ© comme je le disais, on a su les surmonter et crĂ©er des convergences du consensus pour pouvoir avancer. Mais ça a Ă©videmment Ă©normĂ©ment de sens, aussi bien sur le plan des besoins d'investissement. la dĂ©fense, l'intelligence artificielle, le quantique, je me rĂ©pĂšte, mais tous ces dans tous ces domaines, on a besoin d'investissement public comme privĂ©, mais aussi sur le plan financier puisque quand on sait que quand on emprunte un commun au niveau europĂ©en, on le fait avec gĂ©nĂ©ralement un taux d'intĂ©rĂȘt qui est infĂ©rieur Ă celui des Ătats individuels pour l'immense majoritĂ© des Ătats.
Et donc, c'est intĂ©ressant sur le plan Ă©conomique et financier. Et non parce que c'Ă©tait une question lĂ©gitime d'ailleurs posĂ©e par le dĂ©putĂ© Mauieux je crois tout Ă l'heure. Ăa ne crĂ©e pas un effet de substitution sur la dette.
En tout cas ça n'a pas été constaté sur les marchés ces derniÚres années. Merci monsieur le ministre. La parole est à Fabrice Leggerie.
Merci monsieur le président. Monsieur le ministre je vais vous poser une question simple. Le gouvernement français soutient-il oui ou non la proposition de la Commission européenne visant à créer un prétendu centre européen pour la résilience démocratique doté de relais nationaux ?
DerriÚre cette appellation technocratique se profile en réalité un dispositif de surveillance idéologique inédit, un véritable bouclier bureaucratique destiné non pas à protéger la démocratie mais à neutraliser les oppositions. Nous avons vu en Roumanie comment l'argument de la résilience démocratique peut servir à contester ou invalider des processus électoraux. Est-ce cela désormais la conception européenne du suffrage universel ?
Plus grave encore, le Digital Service Act est aujourd'hui détourné de son objet initial. La lutte légitime contre la criminalité en ligne devient le prétexte à une confusion volontaire entre ce qui est illégal et ce qui est simplement jugé illicite par le pouvoir. Enfin, comment ne pas s'interroger sur le financement public massif d'ONG prétendument neutre tel que reporters sans frontiÚres qui interviennent dans le débat public européen au détriment du pluralisme ?
La démocratie ne se protÚge pas par la par la censure ni par la surveillance généralisée. Elle se protÚge par la souveraineté des peuples, la transparence des institutions et le respect du suffrage universel. Merci beaucoup.
Merci monsieur le ministre. Merci monsieur le dĂ©putĂ©. On aurait pu fermer les yeux et entendre exactement le mĂȘme discours d'un membre de l'administration amĂ©ricaine et c'est d'ailleurs Ă©tonnant.
Vous vous faites ici l'allié de ceux qui veulent à l'extérieur de nos démocraties démanteler notre étrat de droit, notre régulation numérique précisément pour affaiblir l'Europe. Précisément ceux qui aujourd'hui visent notre Union européenne pour pouvoir la vassaliser attaque cette aide de droit. Pourquoi ?
Et d'ailleurs, ils ne le font pas quand il s'agit de la Russie ou de la Chine, ce qui est un petit peu surprenant pour se faire aussi bien l'alliĂ© des big tech que pour pouvoir manipuler nos espaces informationnels. Quand on veut ĂȘtre souverainiste, on veut pouvoir prĂ©cisĂ©ment lutter contre la manipulation des algorithmes, dĂ©fendre la libertĂ© d'expression, mais pas la libertĂ© d'expression pour les bots russes, pas la libertĂ© d'expression manipulĂ©e par quelques milliardaires Ă une dizaine de milliers de kilomĂštres d'ici. C'est ce principe trĂšs clair qu'on dĂ©fend.
Vous avez mentionnĂ© les Ă©lections en Roumanie, mais je suis allĂ© en Roumanie euh monsieur le dĂ©putĂ©, j'y suis allĂ© juste aprĂšs euh l'Ă©lection. On a eu euh un candidat d'extrĂȘme droite euh populiste complĂštement amplifiĂ© de façon artificielle sur le rĂ©seau TikTok dans les derniers jours avant l'Ă©lection. Euh, on a pu voir aussi en Moldavie, prĂšs lors du rĂ©fĂ©rendum europĂ©en, prĂšs de 10 % des voix qui ont Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©es notamment via TelĂ©gram.
Donc dans un cas un réseau social chinois, dans l'autre cas un réseau social ou une plateforme de communication euh russe, prÚs de 10 % des voix qui ont été achetées, détourné par l'extérieur. Et donc la liberté d'expression euh ça entraßne aussi un cadre avec des des responsabilités. C'est le cas d'ailleurs pour nos médias.
Ăa doit ĂȘtre le cas pour nos plateformes numĂ©riques qui doivent pouvoir lutter contre la haine en ligne, contre la dĂ©sinformation, prendre leur responsabilitĂ© notamment pour faire la transparence sur les algorithmes qui n'amplifient pas certains types de de contenu. Pourquoi ? Parce que fondamentalement si on regarde c'est sont pas des mĂ©dias, ils ne sont pas traitĂ©s comme des s'ils Ă©taient traitĂ©s comme des mĂ©dias par exemple qui Ă©ditorialisent du contenu, ils auraient Ă ceement la responsabilitĂ© mĂȘme parfois pĂ©nale de ce qui peut ĂȘtre dit sur leur plateforme.
Ce n'est pas le cas aujourd'hui. sont des plateformes qui n'ont pas la responsabilitĂ© pĂ©nale directe de ce qui est dit mais qui ont la responsabilitĂ©, c'est ce que nous avons dĂ©cidĂ© de façon dĂ©mocratique au niveau europĂ©en, y compris au sein du Parlement europĂ©en dans lequel vous ĂȘtes et vous ĂȘtes Ă©lu, de leur demander de lutter et de faire au fond que ce qui est illĂ©gal aujourd'hui dans le monde virtuel rĂ©el le soit aussi dans le monde rĂ©el. Donc quand il s'agit en revanche du sur le point plus prĂ©cis du Centre pour la RĂ©silience dĂ©mocratique, nous nous avons dit que nous sommes favorables estce qu'il y ait effectivement un centre qui puisse ĂȘtre un organe de coordination et d'Ă©change d'information entre Ătatmembres.
Nous avons par exemple Viginum qui est une agence en France qui fait un travail remarquable de lutte contre les manipulations de l'information. S'il s'agit aprÚs d'avoir une instance de coordination pour pouvoir partager l'information sur ces manipulations, effectivement ça paraßtre une avancée importante et pas le monstre tentaculaire et bureaucratique que vous décrivez. Merci beaucoup.
Alors, j'ai quelques demandes de prise de parole en rebond des collÚgues qui sont déjà exprimés. Donc, je vais vous demander d'essayer de tenir la minute qui vous est donnée en commençant par Benoßt Bitau pour le groupe des écologistes. Oui, merci monsieur le président.
Je monsieur le ministre, je me permettais de prolonger un peu notre Ă©change sur l'ommibus 10. Euh peut-ĂȘtre attirer votre attention sur la notion de compĂ©titivitĂ©, c'est-Ă -dire que je pense qu'il y a dĂ©sormais un biais Ă considĂ©rer que utiliser les pesticides contribue Ă la compĂ©titivitĂ© de l'agriculture. Le commissaire Jeansen le dit lui-mĂȘme.
Le commissaire Jeanus Vekovski le disait dĂ©jĂ . Ce qui menace la souverainetĂ© alimentaire, c'est le dĂ©rĂšglement climatique et l'effondrement de la biodiversitĂ©. Et donc et d'ailleurs, c'est Ă©tayĂ© par une trĂšs bonne ICE, une initiative citoyenne europĂ©enne qui s'appelle Sauvons les abeilles, sauvons les paysans euh estayĂ© par des Ă©tudes universitaires venant du monde entier et qui montrent que y compris sur la compĂ©titivitĂ© Ă©conomique, on a intĂ©rĂȘt Ă s'Ă©loigner des pesticides.
Donc c'Ă©tait vous vous alertez sur le fait que je comprends bien votre dĂ©marche avec la LMR qui vise Ă essayer de protĂ©ger notre santĂ© avec des rĂ©sidus de pesticides dans notre alimentation. Mais quand on parle de LMR, ça veut dire qu'on en a utilisĂ© dans le parcours de production et qu'on a impactĂ© la biodiversitĂ©, on a potentiellement impactĂ© la santĂ© des utilisateurs et qu'on accĂ©lĂšre le dĂ©rĂšglement climatique avec ces pratiques-lĂ . Donc attention, il y a peut-ĂȘtre un pas de cĂŽtĂ© Ă faire sur cette compĂ©titivitĂ© n'est pas forcĂ©ment liĂ© Ă l'usage Ă l'usage rĂ©current des pesticides.
Merci beaucoup. La parole est à Guillaume Bigot. Alors, monsieur le président, j'imagine, je voulais à la fois rebondir sur la réponse du ministre et ajouter une question qui avait rien à voir.
J'imagine que je dois trancher entre les deux. Vous me demandez les deux. Allez, ça c'est moins sûr.
C'est moins sĂ»r. Euh oui, donc monsieur le ministre, je n'ai effectivement pas eu de rĂ©ponse Ă mes questions sur le coĂ»t disons exorbitant et improductif de de la programmation Ă©nergĂ©tique dit PPE3. Et votre rĂ©ponse mĂȘme dilatoire, je la trouve quand mĂȘme trĂšs trĂšs Ă©clairante.
Au fond, vous nous dites quoi ? Vous nous dites que il arrive de temps en temps que la France limite la casse hein en matiÚre énergétique pour stopper un peu quelques délir énergétique de l'Union européenne. Vous avez cité le TS2, vous avez effectivement à juste titre, on vous soutient complÚtement réintégration du nucléaire.
Vous avez fait allusion aussi dans les Ă©nergies dĂ©carbonĂ©es contre le lobbing fait par nos notre couple allemand, vous savez le le fameux couple lĂ auquel on n'est pas en couple. Enfin bon, c'est pas comme ça. Et puis euh renoncer des objectifs absurdes en matiĂšre euh de d'arrĂȘt des vĂ©hicules thermiques.
Bon, tout ça est bel et bon, mais en fait en creux, vous reconnaissez que nous n'avons plus la main sur les questions énergétiques et de temps en temps, on est juste capable de de sauver la casse. Mais moi, ma question, elle porte sur la casse. Alors, pourquoi il y a la casse en dépit de ce que prévoit les les traités sur la la clause de souveraineté énergétique et notamment le choix par chaque pays avec un doté d'un gouvernement démocratique du mix énergétique.
Et en fait, comme vous le savez, il y a une majoritĂ© qualifiĂ©e pour la politique Ă©nergĂ©tique maintenant et puis en plus comme vous le savez, des initiatives intempestives de madame Van Derleyen dans le domaine et donc vous rĂ©pondez pas du tout au fait que le gouvernement ne fait que se borner Ă transposer des dingueries Ă©nergĂ©tiques qui vont nous coĂ»ter trĂšs cher. Peut-ĂȘtre rationnel du point de vue allemand, c'est totalement irrationnel. Les centrales nuclĂ©aires ne sont pas faites pour euh le ĂȘtre stoppĂ©, relancĂ© et cetera.
Enfin, vous connaissez tout ça par cĆur, j'imagine. VoilĂ , ça c'Ă©tait le rebond. Et alors la question aprĂšs j'imagine allez dans la foulĂ©e dans la foulĂ©e dans la foulĂ©e dans la foulĂ©e alors c'est une question c'est aussi sur la Syrie en fait parce que l'agence de l'Union europĂ©enne pour l'asile a publiĂ© en dĂ©cembre 2025 une mise Ă jour de ses orientations sur la Syrie Postassade qui m'a beaucoup intĂ©ressĂ© euh dans le cadre donc de l'harmonisation du rĂ©gime d'asile europĂ©en commun.
Le rapport qu'est-ce qu'il dit ? Bah il rappelle des faits he la transition syrienne instaure un régime présidentiel fort avec l'islam comme religion du président une jurisprudence islamique comme source législative dans ce pays sans garantie pour les libertés. Bon, ça c'est du fait, on constate ça évidemment, mais le document ne fait pas que ça.
Le document cite un large éventail d'acteurs qui peut causer des persécution, le reconnaßt. Mais le document exclut deux catégories de profil à risque pour obtenir le statut de réfugié au plan européen. Alors, je vous les cite, hein, les chrétiens, bon.
Et deuxiĂšmement, les personnes perçues, je cite, comme ayant transgressĂ© des normes religieuses ou morales du point de vue de l'ex Al-QaĂŻda qui dirige la Syrie. Euh en revanche, les personnes perçues comme ayant des liens avec l'Ătat islamique sont considĂ©rĂ©es comme trĂšs probablement Ă©ligibles au statut de rĂ©fugiĂ©s malgrĂ© euh les considĂ©rations d'exclusion. Cette hiĂ©rarchie inversĂ©e priorisant d'anciens membres de l'Ătat islamique sur des chrĂ©tiens historiquement victimes en Syrie soulĂšve Ă mon avis des questions de valeur europĂ©enne.
Monsieur le ministre, comment la France se positionne-t-elle ? Merci beaucoup. La parole est à Frédéric Petit.
Merci monsieur le ministre. Je je vais pas répondre à monsieur le président. Monsieur le ministre, je vais pas rebondir à votre place.
Je rappellerai juste que quand on essaie de transposer la rĂ©alitĂ© dans le monde virtuel, on transpose la loi 1881 qui s'appelait libertĂ© de la presse et qui rendait le rĂ©dacteur en chef responsable. Et puis je rappelle aussi que notre nuclĂ©aire, il a besoin d'interconnexion, il a besoin d'un rĂ©seau europĂ©en justement pour ne jamais s'arrĂȘter. Euh monsieur le monsieur le ministre, je voulais vous poser une question euh plus profonde et que je vois trĂšs absente du dĂ©bat aujourd'hui, c'est le rĂŽle de l'euro.
Est-ce que vous enfin vous savez que moi j'ai deux portefeuilles, monsieur le ministre, puisque j'habite à Cracovie et que il faut que je change à chaque fois et que je mélange pas mes petites piÚces. Euh et bon, au-delà de l'anecdote, je pense qu'il y a une réflexion qui est absente aujourd'hui dont j'entends peu parler à part dans le parti que je représente sur euh la le passage à l'échelle du rÎle de l'euro aujourd'hui dans le monde qui nous arrive. Donc vous savez que tous les pays qui ne sont pas encore à l'euro ont voté l'euro déjà au moment du référendum sans date mais la Pologne a voté qu'elle voulait adopter l'euro en 2004.
Nous avons des pays qui sont passés. Plus les pays passent, mieux ça se passe. Je dirais les derniers pays se sont passés relativement facilement.
Donc est-ce qu'il y a de votre cĂŽtĂ© une envie de reprendre cette cet euro non plus comme un espĂšce de confort qui Ă©vite Ă un pauvre dĂ©putĂ© d'avoir deux portefeuilles mais est-ce que il y a quelque chose qui est de l'ordre plus stratĂ©gique qui me semblerait beaucoup plus adaptĂ© Ă la Ă la dollarisation et Ă la Ă cette efforme de de vassalisation sous-jacente ? Ă cause de du comment dire de de la force un peu illĂ©gale du dollar puisque ils ont plus besoin d'ĂȘtre changeable. Merci beaucoup.
Je crois qu'il y a encore deux rebonds, non ? Il me semble trois rebonds. Est-ce que vous voulez commencer à répondre déjà à ça et puis allez-y.
Bon, en commençant par Kevin Mobieux et puis ensuite monsieur Légéis. Madame Joseran, vous l aussi ? Non, j'ai une autre question.
Une autre une autre question. Bah vousy, on y reviendra aprĂšs. Allez-y, monsieur Muxu.
Merci monsieur le président. Je vais faire trÚs rapide puisque c'est un rebond effectivement sur les questions que j'ai posées. Je n'avais pas eu de réponse.
Il y en a eu une partie sur ma derniĂšre question qui a Ă©tĂ© donnĂ© Ă une autre question mais qui ne me convain pas par rapport aux auditions qu'on a menĂ© dans le cadre de la communication que j'organise euh que je mĂšne. La derniĂšre question c'Ă©tait celle de savoir si le fait que l'Union europĂ©enne monte en charge monte en puissance sur son endettement. Est-ce qu'il va y avoir un impact sur la capacitĂ© de la France Ă lever de la dette et sur les taux d'intĂ©rĂȘt ?
Alors, vous avez rĂ©pondu en partie en disant que ce n'Ă©tait pas constatĂ©. Effectivement, pour l'instant, c'est pas constatĂ©, ça on est tous d'accord. La question Ă©tant infinĂ© de savoir si ça continue et si on continue Ă monter en charge et ce qui va ĂȘtre le cas, et ce que souhaite le prĂ©sident de la RĂ©publique, est-ce qu'il y a pas un risque pour la dette française et pour la charge de la dette française avec des hausses de taux d'intĂ©rĂȘt ?
Euh, vous avez euh dans votre réponse tout à l'heure indiqué que selon vous, il y avait c'était pas un risque, c'était pas identifié. [grognement] Euh ce qui me surprend puisque dans les auditions qu'on a mené, vos services nous ont dit que c'était un risque qu'il surveillait. Merci beaucoup monsieur LGI.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le ministre pour votre réponse. Jeis rebondir sur la question de Reporter sans frontiÚres euh parce que en au Parlement européen, Reporter sans FrontiÚre a été invité à s'exprimer sur le bouclier démocratique européen et euh Reporter sans frontiÚre se fait passer pour une un organisme indépendant et nous est présenté comme tel par la commission.
Or euh nous savons qu'ils ont reçu 72,5 millions d'euros en une décennie et je souhaitais savoir si en écho à ce qu'a dit le président de la République à propos de reporters sans frontiÚres à qui il pensait pour décerner des labels de respectabilité aux médias, je voulais savoir s'il y a dans la politique française l'intention de confier un rÎle à reporter sans frontiÚre au niveau du bouclier démocratique européen. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Et enfin madame Joserci monsieur président, monsieur le ministre. Lors de l'entretien accordé à la presse européenne toujours le 9 février dernier, Emmanuel Macron a affirmé, je cite, qu'il faut protéger notre industrie, admettant que les Chinois le font, les Américains aussi. AprÚs 8 années d'apologie du libre échange, le président reconnaßt enfin le bien fondé de l'orientation défendue de longue date par Marine Le Pen qui est l'impérieuse nécessité de protéger activement nos industries stratégiques.
Toutefois, Emmanuel Macron appelle Ă une prĂ©fĂ©rence europĂ©enne dans des secteurs clĂ©s, chimie, acier, automobile, dĂ©fense, prĂ©cisant qu'il ne s'agit pas d'ĂȘtre protectionniste. Monsieur le ministre, en quoi consiste alors la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne ? Est-ce d'assumer au niveau de l'Union europĂ©enne une politique de protection Ă©conomique par des droits de douane et quotas d'importation ?
Est-ce à dire que la protection économique serait légitime et acceptable à la seule échelle européenne mais disqualifiée et condamnable au plan strictement national ? Enfin, si vous m'accordez le tout petit rebond s'agissant de Fredrich Schmerz, le chancelier allemand que je sache, jusqu'à aujourd'hui, il n'est pas membre du Rassemblement national et donc quand il explique qu'il faut faire avec ce qu'on a, et bien vous n'avez pas répondu à ma question. Merci.
Merci madame la députée. Je crois qu'on a terminé avec les questions, monsieur le ministre. Vous en avez quelques-unes.
Je vous laisse la parole. Merci monsieur le président. Merci mesdames et messieurs députés. sur la question des des LMR et des normes.
Au fond, encore une fois, l'objectif c'est pas de donner des contraintes supplémentaires à nos acteurs économiques et à nos et à nos agriculteurs en particulier et les mettre dans une situation de d'assymétrie, de concurrence déloyale. Et c'est pour ça que nous avons toujours soutenu le principe des mesures miroires dans les accords de libre échange de faire respecter par exemple la reconnaissance de l'accord de Paris comme clausé essentielle de d'avoir la réciprocité sur les normes et c'est ce que je vous disais tout à l'heure sur le changement de doctrine qui doit avoir lieu et que nous poussons avec la ministre d'agriculture sur la question des LMR, c'est-à -dire de dire plus de tolérance plus de tolérance pour les importations de pesticides, de substances ou d'additifs alimentaires qui sont interdites en Europe, plus de tolérance à l'importation. Et encore une fois, non seulement pour des raisons sanitaires et environnementales, mais aussi vraiment encore une fois pour des raisons de bon sens sur le plan commercial pour ne pas exposer nos acteurs à de la concurrence déloyale.
Et donc on a Ă la fois toujours soutenu la simplification d'un certain nombre de normes qui peut poser sur nos sur nos acteurs et en mĂȘme temps de pouvoir les protĂ©ger face Ă la concurrence internationale. vraiment une mesure de bon sens et on a eu lĂ je pense des avancĂ©es importantes en terme d'annonce de la part de la commission aussi bien sur les mesures mirur que sur le renforcement des contrĂŽles, mais nous serons extrĂȘmement vigilants Ă continuer et Ă renforcer la la protection de nos agriculteurs. C'est d'ailleurs aussi, si vous me permettez, pour cela qu'on s'est battu avec certains partenaires par exemple comme l'Italie pour renforcer euh la PAC au sein du prochain cadre financier pluriannuel.
Vous savez que dans la proposition initiale de la commission, 20 % des paiements directs de la PAC Ă©taient fondus avec d'autres fonds qui auraient pu aller vers les fonds jailles ou vers la les politiques de cohĂ©sion. Nous sommes battus pour sanctuariser au maximum euh les fonds de la politique agricole commune. Ce qui nous permet aujourd'hui de pouvoir dire aux agriculteurs français que 100 % des fonds de la PAC pourront ĂȘtre versĂ©s lors de la la PAC actuelle pour ĂȘtre versĂ© lors de la prochaine programmation budgĂ©taire europĂ©enne.
Sur la question de la de la Syrie. Notre objectif en Syrie est toujours le mĂȘme et ça s'est d'ailleurs encore illustrĂ© Ă travers il y a quelques semaines, je crois, au moment de de NoĂ«l par des frappes qui ont Ă©tĂ© menĂ© par la France et bien sĂ»r de lutter contre le terrorisme islamiste et de lutter contre Daesh. C'est ce que nous faisons Ă la fois dans le dialogue exigeant que nous avons avec les autoritĂ©s syriennes prĂ©cisĂ©ment pour lutter contre la rĂ©surgence du terrorisme.
C'est ce que nous faisons aussi dans la coopération avec nos partenaires dans la région. Euh c'est ce que nous soutenons bien sûr au niveau euh européen sur le traitement des demandes d'asile. Euh ell en France, elles font l'objet de traitement par l'ofpra puis la CNDA qui sont comme vous le savez des instances indépendantes.
Euh sur la question de l'endettement, euh il n'est pas incompatible de dire que nous avons pas vu des d'effets de substitution ou d'impact sur les taux d'intĂ©rĂȘt français et de dire que bien sĂ»r que nous surveillons cela. Il est tout Ă fait naturel que nos autoritĂ©s Ă©conomiques Ă Bersi surveillent l'impact que ça peut avoir sur le le taux d'intĂ©rĂȘt. Mais au fond, l'objectif, qu'est-ce que c'est ?
C'est un de pouvoir en commun emprunter et investir de façon moins chĂšre qu'on le fait au niveau national premiĂšrement. Et deuxiĂšmement, d'investir en commun pour pouvoir Ă©viter la fragmentation. Ăa me permet de rĂ©pondre aussi Ă la question sur la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne.
Pourquoi la préférence européenne ? Parce que dans les domaines dont on parle euh que ce soit par exemple sur le plan militaire, sur le plan technologique, si on veut pouvoir réduire nos dépendance face à des acteurs comme les Américains et les Chinois et passer à l'échelle, on a besoin de projets communs dans lesquels les Français prennent tout leur part. Et d'ailleurs, laissez-moi vous dire, madame la députée que si on se dit les choses, franchement, quand je vais parfois pourquoi pourquoi il y a une réticence de certains de nos partenaires parfois sur la préférence européenne ?
Je vous le dise de façon assez directe, mais parce qu'ils ont sentiment que c'est la prĂ©fĂ©rence française. Mais parce que quand vous allez mais allez-y, allez demander Ă vos collĂšgues europĂ©ens mais prĂ©fĂ©rences europĂ©enne, mais ils disent bah oui, c'est parce que c'est l'industrie française qui va en profiter. Donc quand on est ici, parfois on nous dit vous dĂ©fendez pas assez les intĂ©rĂȘts de la France.
Je peux vous dire que c'est pas du tout ce que j'entends quand je vais Ă l'Ă©tranger. Quand je vais Ă l'Ă©tranger, on nous dit les Français sur chaque texte, sur chaque financement, ils se battent Ă chaque fois pour dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts. Et oui, on se bat pour dĂ©fendre nos intĂ©rĂȘts, mais on a besoin aussi de coopĂ©rer parce que fondamentalement, si on veut pouvoir passer Ă l'Ă©chelle, je vous parlais du spatial, le spatial, il y a pas de de solution si on part en solo.
Puis on voit l'Ă©mergence d'acteurs amĂ©ricains et qui font l'objet de prĂ©fĂ©rence parce que fondamentalement SpaceX Musk, il y a un talent un gĂ©nie industriel technologique et incontestable. Enfin fondamentalement, il se fait quand mĂȘme tirer par de la subvention publique de la NASA quand ils font des tirs de SpaceX. Alors il y a il y a des tirs commerciaux privĂ©s mais quand ils sont tirĂ©s par la NASA c'est dans des prix qui sont au-dessus des prix du marchĂ©.
Et donc si Ă un moment nous on veut pouvoir aussi rĂ©duire les dĂ©pendances que ça peut reprĂ©senter sur les tĂ©lĂ©communications sur la dĂ©fense, il faut qu'on ait un des acteurs europĂ©ens dans lesquels nos acteurs industriels vont prendre toute leur part. Prenez l'Ă©mergence par exemple de ce qu'on appelle Bromo, la fusion entre TalĂšs, Airbus et Leonardo. Ăvidemment que les acteurs industriels français auront une part importante avec nos partenaires italiens et allemands.
Il faut qu'on puisse faire de la commande publique. Pour rĂ©pondre prĂ©cisĂ©ment sur votre question sur la prĂ©fĂ©rence europĂ©enne, ça passe parfois par de la protection effectivement droit de doit notamment face Ă la concurrence des loyal, on fait en conformitĂ© avec le droit international commercial. Ăa peut passer par de la protection, ça peut passer par de la subvention ou des incitations et puis ça peut passer effectivement par de la commande publique.
Aujourd'hui, nos entreprises, elle demande beaucoup de commandes publique. Faut le faire au niveau national. C'est ce qu'on fait lĂ .
Par exemple, le ministre de la fonction publique, David Damiel, a annoncé il y a quelques semaines la volonté de renforcer aussi la commande publique nationale pour réduire nos dépenses technologiques à des solutions américaines, notamment pour l'administration. Mais évidemment, il faut le faire au niveau européen pour passer pour passer à l'échelle. euh sur le sur la question des euh des euh des ONG de Reporter sans frontiÚres.
Bon, je vais pas relancer la polĂ©mique sur la fake news, sur la question des labels. Je crois que tout ça avait Ă©tĂ© quand mĂȘme euh largement euh euh on y avait rĂ©pondu de façon de façon trĂšs claire euh Ă cette sorte de rumeur qui Ă©tait qui avait Ă©mergĂ© un peu sur les rĂ©seaux sociaux. En revanche, pardon, monsieur ministre, vous dites qu'il y a une fake news, il y a jamais eu de volontĂ© de la part du gouvern.
Non, mais de de labelliser de de l'information. Non, je crois que le président avait été trÚs clair là -dessus. euh de pardon COVID si mais en en l'industrie laiss laiss en revanche on a encore une fois on a euh des rÚgles de droit européens le DSA qui vise encore une fois à demander aux plateformes numériques notamment étrangÚres de fait américaine russes chinoises de se responsabiliser dans leur comportement quand il s'agit de lutter contre la haine en ligne de lutter contre la désinformation notamment quand il s'agit d'insérence étrangÚre ou de faire la transparence sur l'utilisation des euh des algorithmes.
Euh encore une fois, le centre de rĂ©silience dĂ©mocratique visera essentiellement quand mĂȘme Ă partager de l'information. Nous, on a veillĂ© Ă ce qu'il ne s'agisse pas d'une d'une volontĂ© par la commission de centraliser des expertises, des compĂ©tences que nous avons dĂ©jĂ en propre par exemple Ă travers Vigine. Mais quand il s'agit de faire de la coordination et du partage d'information, nous y sommes bien sĂ»r favorables et je pense que des ONG comme Reporter sans frontiĂšres dont la mission principale est quand mĂȘme de lutter pour la libertĂ© de la presse et la l'intĂ©gritĂ© des des journalistes Ă travers le monde notamment qui font face Ă des rĂ©gimes autoritaires.
Je pense qu'il est normal qu'on puisse avoir une relation partenariale avec avec ces ONG qui ont une une valeur ajoutĂ©e. Je me suis battu pour que la Commission europĂ©enne et c'est une discussion qui est toujours en cours d'ailleurs et et je serai extrĂȘmement vigilant pour le prochain cas financier pluriĂ©annuel qu'elle soit la plus transparente possible dans le contrĂŽle de financement des ONG d'ailleurs de tous les acteurs europĂ©ens. La Cour des comptes europĂ©ennes avait soulignĂ© une forme d'opacitĂ© hein de la part de la Commission europĂ©enne dans les financement de d'ONG.
On a pu voir notamment et je suis trĂšs sensible des ONG qui ont pu se compromettre avec des discours proches des frĂšres musulmans, de l'islamisme ou de l'antisĂ©mitisme. C'est Ă©videmment inacceptable que l'Union europĂ©enne aille soutenir euh des acteurs qui sont contraires aux valeurs europĂ©ennes euh la dĂ©mocratie, la tolĂ©rance, l'universalisme et cetera. Et donc lĂ , on sera extrĂȘmement vigilant lĂ -dessus.
Moi ce que je pense, j'ai portĂ© ce combat avec plusieurs collĂšgues comme ma collĂšgue autrichienne au ou et le nĂ©erlandais au sein du conseil pour qu'on renforce les moyens de contrĂŽle en amont Ă travers des chartes de valeur, des engagements des porteurs de projet en aval aussi et qu'on fasse toute la transparence sur les financements europĂ©ens. Je parlais tout Ă l'heure des dĂ©penses administratives. Bien sĂ»r, encore une fois, l'argent du contribuable doit ĂȘtre contribuable national qui va nu en peine doit ĂȘtre contrĂŽlĂ©.
Euh et donc surtout les financements sera extrĂȘmement vigilants. Mais euh je ne partage pas pour dire franchement le l'inquiĂ©tude sur ce centre de rĂ©silience qui vise quand mĂȘme avant tout Ă coordonner l'information et Ă faire du partage d'information pour lutter contre les les risques de manipulation des euh de l'information. Je crois que j'ai rĂ©pondu Ă peu prĂšs Ă toutes les questions.
Il y a la question de Frédéric Petit sur le sur l'euro numérique. Ah sur l'euro pardon. Oui, sur l'euro.
Oui, je totalement je partage à la fois face au à ce que vous avez dit, c'est-à -dire la dollarisation de l'économie internationale qui est un instrument de de puissance. C'est ce que l'un de nos présidents de la République appelé le privilÚge exorbitant des des Américains et qui a un impact direct sur euh nos notre capacité à répondre par exemple à l'extraterritorialité des sanctions américaines. Bon et vous savez que nous sommes toujours battus contre cette extraterritorialité. renforcer le rÎle international de l'euro, ça passe par une meilleure intégration de certaines politiques économiques et fiscales.
C'est pour ça que nous avons proposĂ© par exemple l'Ă©mergence d'un trĂ©sor europĂ©en. Ăa passe aussi d'ailleurs par l'Ă©mergence de l'euronumĂ©rique. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est un dĂ©bat un peu nouveau mais qui est important, le le risque que fait peser aussi la dĂ©pendance Ă des systĂšmes de paiement amĂ©ricain.
Aujourd'hui la domination d'acteurs, alors un peu moins en France que nous avons CB mais domination d'acteurs comme Visa et Mastercard peut poser des question en terme de de dépendance et donc avoir là l'émergence d'un neuronumérique permet d'avoir un systÚme de paiement souverain indépendant qui sera dérisqué d'une façon des acteurs extérieurs. Donc oui, c'est effectivement là , je crois que c'est un débat important qui doit avoir à lieu qui qui a été évoqué d'ailleurs lors de la retraite à LiÚge et qui doit faire partie des priorités en 2026. Absolument.
Bien merci beaucoup monsieur Big voulez encore une question un dernier point parce que vous vous dĂ©savouez complĂštement la position qui a Ă©tĂ© prise par l'agence europĂ©enne sur l'asile. Pour ĂȘtre trĂšs franc, moi je je peux on peut continuer l'Ă©change parce que je je ne connais pas le la la la position sur ce sujet. Il me semble que les minoritĂ©s les minoritĂ©s religieuses et par exemple vous avez mentionnĂ© la question des chrĂ©tiens est Ă©vident que les chrĂ©tiens qui au Moyen-Orient ou ailleurs font l'objet de persĂ©cution doivent pouvoir Ă©videmment ĂȘtre Ă©ligible Ă l'asile en France ou en Europe.
TrĂšs bien mes chers collĂšgues, on va terminer avec l'audition de cet aprĂšs-midi en remerciant le ministre pour l'Ă©tendue de ses rĂ©ponses sur des sujets extrĂȘmement variĂ©s. Merci beaucoup pour la pour la pression des rĂ©ponses et pour le temps que vous nous avez accordĂ©. Prochaine rĂ©union de notre commission mercredi prochain Ă 15h avec la communication de madame Colette Capde Viiel sur la politique de l'Union europĂ©enne en matiĂšre de logement et de tourisme et puis l'examen dans le casre d'une discussion gĂ©nĂ©rale du rapport d'information sur la politique commune de la pĂȘche de madame Liliana Tanguier et de monsieur Damien Girard de la proposition de rĂ©solution europĂ©enne de madame Annapic et de plusieurs de ses collĂšgues visant Ă promouvoir une pratique de la pĂȘche durable et respectueuse des ressources aliotiques et des ocĂ©ans et de la proposition de rĂ©solution europĂ©enne de monsieur AurĂ©lien Lopez Ligori et plusieurs de ses collĂšgues visant Ă sauvegarder la PEC française en MĂ©diterranĂ©e.
Voilà mes chers collÚgues, bonne fin de journée. Encore merci monsieur le ministre et à bientÎt. Oui.
Benjamin Haddad