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InterviewRMC (sur YouTube)· 7 avril 2023 12 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsJustice

Laurent Berger : "le mouvement ne s'essouffle pas"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Réaction aux déclarations politiques du jour d'Elisabeth Borne dans Le Monde

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Analyse des différences de ton entre Borne et Macron sur la réforme des retraites

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Borne respecte davantage les partenaires sociaux que Macron ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le mouvement s'essouffle-t-il ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que mobiliser la semaine prochaine est utile pour faire pression ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurent BergerFait
    « il ne faut pas que les syndicats sortent humiliés de cette séquence »
  • 4:00Laurent BergerFait
    « il y a une crise sociale qui a un problème démocratique »
  • 6:00Laurent BergerChiffre
    « 570 000 selon le ministère de l'Intérieur contre 740 000 le 28 mars »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mon invité ce matin dans le face à face c'est Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT bonjour Laurent Berger bonjour alors on va bien sûr parler de la mobilisation d'hier de la suite du mouvement mais je voulais d'abord vous faire réagir aux déclarations politiques du jour celle d'Elisabeth borne dans les colonnes du Monde ce matin qui prend clairement ses distances avec Emmanuel Macron alors que le président a vous tacler vous et la CFDT depuis Pékin voilà ce que dit la première ministre je cite il ne faut pas que les syndicats sortent humiliés de cette séquence dit-elle à plan à respecter une période de convalescence on imagine que vous êtes d'accord avec ces propos de la première ministre oui je suis d'accord sur le fait que il faut de l'apaisement c'était mes mots il y a encore quelques heures sur sur des antennes il faut de l'apaisement je crois qu'il faut du respect dans la période de conflictualité que nous connaissons après ça ne dit rien ce que dit madame la Première ministre ça ne dit rien de la réforme des retraites et de la façon dont ça va se passer pour les travailleurs et les travailleuses qui qui la contestent mais effectivement c'est autre chose que de mettre un peu de l'huile sur le feu que de parler d'apaisement et et de respect entre les différents acteurs de de cette période mais c'est à dire que vous vous saluez cette sortie quand elle dit les mots sont forts il ne faut pas que les syndicats sortent humiliés comment est-ce que vous comment est-ce que vous analysez ces différences de ton mais d'abord de mots c'est divergences entre le début et encore et encore lors de la rencontre avec la première ministre on a senti une première ministre avec lesquels nous étions clairement désaccord sur l'application de cette réforme et le contenu de cette réforme et notamment le report de l'âge légal de 62 64 ans qui est encore une fois va toucher quand même des millions de salariés mais dans la façon de de de de débattre de discuter on a toujours eu en face de nous avec Madame morne quelqu'un avec qui il y avait du respect de la de la franchise contrairement à Emmanuel Macron bah en tout cas le message de ce matin est plus respectueux que celui qui nous était venu de Chine ça je peux pas dire l'inverse mais vous savez le plus important à la fin ce sera est-ce que cette réforme va s'appliquer ou non pour les travailleurs concernés parce que il y a encore un élève un taux de contestation qui n'a pas bougé qui n'a pas bougé et qui est extrêmement fort et donc je crois que la première ministre peut-être a conscience qu'il se passe quelque chose dans le pays que il y a une crise sociale qui a un problème démocratique au sens où c'est le ressenti des des citoyens et qu'à ce moment-là il vaut mieux des paroles d'apaisement quel rôle de ceux qui dirige le pays que des paroles de de je sais pas de comment les qualifier mais enfin des paroles qui stigmatisent mais j'insiste sur ce mot apaisement c'est ce que dit Elisabeth borne nous devons être extrêmement attentifs à ne pas brusquer les choses comme si au fond Emmanuel Macron les brusquets il faut laisser reposer le pays qui a besoin d'apaisement en fait Elisabeth borne elle fait du du Laurent Berger c'est c'est très frappant de voir à quel point vous utilisez les mêmes mots ce matin non mais d'abord si elle faisait du Laurent Berger elle l'appliquerait pas c'est très fort et donc c'est pas la moi vous savez je sais pas ce qui se passe en fait très franche j'ai découvert comme vous dans le monde ce matin et je sais pas ce qui se passe mais ce qui m'intéresse en fait en vrai c'est pas la relation entre la première ministre et le président de la République ce qui m'intéresse c'est que les gens que j'ai encore vu hier les travailleurs que j'ai encore vu hier ils ne voient pas s'appliquer les deux ans de plus qui vont qui vont qui ne veulent pas et on va travailler sur enfin si on veut aller au bout de l'apaisement il faut mettre il faut il faut mettre de côté c'est très fort mais se dire on retravaille sur les sujets que la première ministre nous a proposé l'usure au travail l'emploi des seniors mais à minimal Laurent Berger vous saluez ce matin ces mots l'utilisation de ce terme apaisant et chaque c'est vrai chacun connaît la CFDT chacun me connaît et c'est que je préfère un dialogue constructif et respectueux que les petites phrases balancées par les uns et les autres je préfère évidemment que on parle d'apaisement et de respect des interlocuteurs notamment des organisations syndicales plutôt que la stigmatisation des position des uns et des autres surtout quand c'est des mensonges voilà mais ça ne fait pas le retrait ou la mise en pause de cette réforme mais c'est une très nette dit divergence vous dirais qu'Elizabeth borne respecte davantage les partenaires sociaux qu'Emmanuel Macron ah moi je dirais juste une chose c'est qu'avec madame Board on a eu des fois des débats quand elle était ministre du Travail ou quand les premières ministre qui était encore une fois rude sur le fond mais il y a jamais eu un problème de de de de de voilà de respect et donc moi Madame borne est une interlocutrice pour qui j'ai du respect avec laquelle je suis pas d'accord sur nombre de points et notamment sur cette réforme des retraites mais avec qui on a toujours pu discuter donc elle vous comprend davantage que le Président de la République mais c'est important c'est surtout pas me mettre au milieu d'une relation entre la première ministre et le président de la République voulait donc faites donc non je ne suis pas de fait moi je suis le un des porte-paroles du monde du travail et qui dit que puisque il faut de l'apaisement et il en faut bah il en compris sur le fond parce que on n'a pas besoin que de parole les paroles elles peuvent être blessantes elles peuvent être plus apaisantes et c'est le cas ce matin mais le fond du sujet c'est la réforme des retraites et c'est travailleurs et travailleuses intermédiaires qui vont devoir travailler plus longtemps et on voit bien que moi j'ai octobre j'ai dit on va parler d'un con il y a la tentation de construire un compromis politique au détriment du compromis social qu'est-ce que ça voulait dire c'est que le risque qu'on se déconnecte trop de la vie concrète de ceux et celles qui sont concernés par cette réforme et on voit bien qu'on est dans ce moment politique où finalement on parle plus d'affrontements de personnes etc que du fond du problème et ça ça pose c'est ça aussi qui va nourrir du ressentiment chez les salariés qui se mobilisent parce que ils vont avoir le sentiment que une fois de plus on va pas parler d'eux en fait et on va continuer à en parler un dernier mot sur ce sujet tout cela cet échange c'est divergences entre Elisabeth Emmanuel Macron c'est aussi la suite des tensions qui existent entre le Président de la République et vous notamment sur cette expression que vous avez utilisé crise démocratique vous avez répondu de façon très vive notamment sur cette antenne vous avez dit aussi sur d'autres antennes stop à la provocation on est chez les fous comme s'il y avait quelque chose d'irrationnel entre Emmanuel Macron et vous non il y a rien quasiment jamais aussi en colère mais en fait je vais vous dire ce qui me met en colère c'est pas le d'abord il y a deux choses il y a d'abord le fait qu'on voudrait résumer ça à un combat de coq entre deux coques mais de personnes qui ne s'entendent pas non mais moi j'ai plus j'ai du respect par de du président de la République parce que c'est le président de la République il a été élu suffrages universel mais je ne me mets pas à sa hauteur d'une certaine manière moi je suis un représentant du réseau social mais j'ai aussi une part de légitimité et je ne veux pas rentrer dans un combat interpersonnel qui n'aurait pas de sens qui ni aujourd'hui ni demain n'aurait du sens donc ça c'est le premier truc qui m'agace et c'était à dire que le côté de faire une des interviews des interventions de la part du président de la République pour soi-disant apaiser expliquer les choses il y a quelque chose et le deuxième point vous êtes jamais aussi le deuxième point non c'est pas je suis pas énervé là regardez non là deuxième point qui m'agace c'est que ça fait ça occultes ça occulte la réalité sociale ça occulte ce que vivent les salariés de ce pays et ça c'est inacceptable parce que vous savez le risque de de quand je parle de crise démocratique terme que j'assume le risque c'est de voir arriver l'extrême droite syndicale qui va sur des terrains qui ne sont pas les siens les macronistes dont vous parlez il se ils disent être les connaisseurs de la CFDT ils n'en connaissent rien il dit même je me connaissais rien berger il ne pense pas qu'il dit oui bien sûr au final ils vont savoir comment je m'habille le matin et combien non mais ça va ça suffit écoutez le il ne connaissent rien de son histoire la CFDT est en toute son histoire elle a toujours pris des positions notamment sur les questions démocratiques qui étaient extrêmement claires au moment de la décolonisation au moment d'un certain nombre de moments compliqués dans notre pays elle a toujours elle est toujours intervenue sur c'est pas pour rien qu'on a démocratique dans notre sigle sur les questions démocratiques aujourd'hui le rassemblement national qui est tapis dans l'ombre il peut prospérer sur deux ressorts le ressentiment social qui est de plus en plus fort notamment quand les salariés de ce pays ont le sentiment alors qu'une réforme dure va rentrer en vigueur qui ne compte plus et qu'on ne parle plus d'eux et le deuxième point c'est la défiance dans les institutions et je crois que de jouer ce petit jeu de petites phrases ça nourrit la différence dans les institutions 570 000 selon le ministère de l'Intérieur contre 740 000 le 28 mars vous aviez pourtant appelé en sortant de Matignon mercredi à ceux qui ont maximum de gens rejoignent les cortèges qui sont simples est-ce que le mouvement s'essouffle le mouvement s'essouffle pas mais ce qui s’essouffle c'est la capacité qu'on les salariés à venir une onzième fois et la semaine prochaine une douzième fois dans des cortèges parce que ça fait ça pèse sur le pouvoir d'achat donc il y a moins de monde et donc il y a moins de monde mais ce qu'on constate une forme d'essoufflement ou c'est ce qu'on constate c'est que ça devient plus compliqué de mobiliser dans la rue mais deux choses 500 000 personnes sur les chiffres de la police ça reste beaucoup pour une onzième journée de mobilisation l'autre élément c'est que c'est une onzième journée qui est soutenue par 68% selon un sondage de la population et pour une réforme qui est contestée à plus à 70% aussi par la population ce que je veux dire par là c'est que classiquement dans un mouvement social de ce type d'ailleurs il est pas classique du tout par rapport aux autres des dernières années et bien on a plutôt une baisse de la participation des malbisations mais on a aussi une opinion qui s'est retourné et qui n'est plus ce n'est pas le cas ça veut dire quoi ça veut dire que il y a toujours autant de d'auto ou toujours autant de détermination quand vous voyez ces tendances là c'est vraiment utile de revenir une journée la semaine prochaine totalement utile à la veille de la décision totalement issue je vais vous dire pourquoi mais il y a toujours il y a toujours beaucoup de monde dans la rue il y a toujours deux particularités depuis le début du mouvement beaucoup de monde partout partout y compris dans les petites villes et beaucoup de monde de professions très différentes et plus de violence et plus de violence dans trop d'endroits sur la violence sur la violence mais sur la violence deux choses d'abord la CFDT comme d'habitude les condames quelle qu'elle soit et le deuxième point c'est pas le fait de manifestants qui viennent manifester contre la réforme des retraites chacun le sait et c'est au contraire quelque chose qui nuit à la mobilisation sociale et est-ce que c'est utile de mobiliser la semaine prochaine oui oui parce que oui on attend du monde on attend autant de monde ici possible plus de monde peut-être que les gens vont regarder aussi ils font des choix vous savez quand vous vous faites grève ça coûte cher et bien je pense que la semaine prochaine il y aura encore du monde et il y aura toujours la même détermination à dire que cette réforme elle est injuste et elle pèse pardon elle pèse trop sur les travailleurs intermédiaires le renversant des efforts partagés notamment de la part des entreprises de la décision du Conseil constitutionnel est-ce que c'est une façon de faire pression tu vois si on a voulu faire pression si c'était la logique qui était la nôtre on aurait fait la manifestation de 14 et on aura donné un moment et vous avez été sur la table et vous avez dit Non pas question tous on considère que on n'a pas à faire pression on a à montrer la détermination des salariés de ce pays contre cette réforme et après à respecter la sagesse des puisque comme ça on l'a par message du Conseil constitutionnel qui va juger il a plusieurs éléments le Conseil constitutionnel la procédure parlementaire le contenu du texte et le référendum d'initiative partagée