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InterviewLCI (sur YouTube)· 5 juillet 2026ComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Bally Bagayoko : "Nous ferons campagne contre l’extrême droite"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que les couples demandent à ce que vous les unissiez vous-même ?

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Vous êtes un personnage national. Aimer ou détester ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous lisez tous les commentaires ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous ne vous énervez pas en public. Est-ce vrai ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui change à Saint-Denis depuis le passage du PCF à LFI ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un clientélisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Bally BagayokoFait
    « Il y a un clientélisme bourgeois de droite dans certains arrondissements de Paris, bobo de gauche dans d'autres arrondissements. »
  • 5:30Bally BagayokoFait
    « Les héritiers héritières d'immigration ne compensent pas. Ils vivent comme chacun et donc du coup d'amour et donc ça donne des naissances et dans cette naissance bah forcément ça participe au développement de la France en tant que telle. »
  • 6:30Bally BagayokoFait
    « Considérant que la France doit être sur le chemin de la promesse, l'égalité, la liberté, la fraternité et donc c'est cette main de la fraternité que nous devons tendre en toutes circonstances. »
  • 7:30Bally BagayokoPromesse
    « C'est régularisation de tous les 100 papiers. C'est l'ambition que nous incarnons parce que c'est principalement la promesse de la France. »
  • 10:30Bally BagayokoPromesse
    « Nous nous allons utiliser euh toutes les formes que permet le cadre légal. Désobéissance civique. »
  • 11:30Bally BagayokoFait
    « Il y a des votes isolés de parlementaires là demain un président de la République de l'extrême droite à la tête de la France c'est pas pareil. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bali Bagayoko, bonjour. Bonjour. Vous voici la mairie de Saint-Denis, votre mairie depuis 100 jours.

On est plus précisément dans la salle des mariages. Est-ce que les couples demandent à ce que vous les unissiez vous-même ? Oui, il arrive que des Dionisiens et des Pierres Pitois d'ailleurs demandent précisément que je puisse les marier.

J'en ai fait une dizaine depuis que je suis nouvellement maire de la commune nouvelle de Saint-Pier Pierre Piturcen. Vous êtes un personnage, vous êtes devenu un personnage national. On va évidemment beaucoup parler de l'actualité, de la présidentielle.

Aimer ou détester ? aimé par ceux qui disent vous vous incarnez disons une forme de renouveau la Nouvelle-France détesté par ceux qui disent communautarisme. Est-ce que vous lisez tous les commentaires ?

Bon, il m'arrive pas tous les commentaires, j'en lis quand même déjà beaucoup. Alors la question du la relation avec le commari c'est des choses qui sont d'une forme de l'acheter dont j'ai habitude et donc du coup je les ai très rapidement évacué. La démonstration est faite avec cette élection que ce sont bien sûr tous les Dionisiens un POR en terme massivement qui ont voté pour nous puisque nous avons été dès le premier tour.

Vous donnez l'impression en tout cas vous ne vous énervez pas en public. Oui. Alors je je m'énerve pas.

Il m'arrive de de haon. m'arrive de l'ilon et précisément quand l'opposition a un comportement qui est inadapté, c'est-à-dire bah comme au conseil municipal ou lorsque les règles de prise de parole sont pas respectées ou lorsque l'opposition interpelle de manière récurrente la majorité. Saint-Denis, 150000 habitants, c'est une ville emblématique de la force historique du Parti communiste dans les villes.

C'était ça. Aujourd'hui, c'est la France insoumise. Qu'est-ce qui change ?

Parce que c'est une ville de gauche depuis l'éternité. Donnez-nous un exemple de ce que de ce qui est la le saut et les filles. Je pense que le le la marque qui est profonde, qui vient quasi montrer que nous avons euh une nouvelle étape qui s'ouvre pour nous, c'est la question de la représentation du pouvoir en tant que tel.

Hm. S'il est vrai que les formations politiques anciennes avaient euh une forte implication territoriale, ils avaient aussi une norme de représentation qui n'est plus la mienne. Et donc je suis à la fois un homme noir mais aussi euh donc un enfant de la République.

Est-ce qu'il y a un clientélisme ? Il y a un clientélisme partout. Il y a un clientélisme bourgeois de droite dans certains arrondissements de Paris, bobo de gauche dans d'autres arrondissements.

Est-ce qu'il y a un clientélisme des descendants de l'immigration ? Il n'y a pas de clientélisme euh de descendant, d'immigration. Il y a des pratiques qui parfois peuvent être des pratiques en tout cas isolées euh et que du coup nous combattons.

Et en aucun cas, c'est une politique en tout cas qui est soutenue ici par cette majorité. C'est pas un gros mot clientélisme he encore une fois il y a toutes les clientèles, c'est c'est vieux comme la politique. Oui.

Oui. En tout cas pour ce qui est de la connotation de ce qu'on entend par clientélisme, ce n'est pas notre conception de ce client et si c'est celui-ci, nous combattons. C'est très clair.

Là, la démographie est une clé. Votre famille, vous êtes une famille malienne. Vous étiez combien de frères et sœurs ?

On est H. H frères et sœurs. Moi, je suis d'origine personne.

Mon père, c'était 12 13 frères et sœurs au total. Donc chaque génération ensuite évolue, hein. Est-ce que vous considérez que ça influe sur la démographie aujourd'hui ?

En clair que l'immigration et les descendants d'immigration peuvent compenser le déclin démographique français ? En fait, les héritiers héritières d'immigration ne compensent pas. Ils vivent comme chacun et donc du coup d'amour et donc ça donne des naissances et dans cette naissance bah forcément ça participe au développement de la France en tant que telle.

Et donc au moment où on observe quand même plutôt le tassement du taux de natalité au niveau national, il est important aussi de comprendre que ce tassement a aussi une indication sur comment la société évolue. À la fois une véritable inquiétude dans l'avenir de nous sommes sur une société très exigente en terme de travail en tant que tel. Donc consacrer du temps à élever des enfants, c'est quelque chose qui est beaucoup moins évitant.

Et bien sûr, il y a aussi une situation sociale qui est pas simple non plus. Mais vous me répondez pas. Est-ce que vous considérez au fond que l'immigration, certains l'assument ou ne l'assument pas he que l'immigration permet de compenser un déficit de natalité en France ?

Ah oui, il permet mais il permet pas que cela. L'immigration est aussi une richesse pour la France aussi sur le plan économique, sur le plan de la culture. Les atouts et les difficultés quand ça se passe bien, quand ça se passe mal.

Un des débats de l'heure porte sur les clandestins. Personne ne sait exactement combien ils sont en France, mais plusieurs centaines de milliers. Donc en situation illégale, qu'est-ce qu'on fait quand on est la France dans une situation pareille ?

Considérant que la France doit être sur le chemin de la promesse, l'égalité, la liberté, la fraternité et donc c'est cette main de la fraternité que nous devons tendre en toutes circonstances. Et bien sûr que cela passe par la capacité d'accueillir, la capacité y compris aussi être dans une relation diplomatique puis permet aussi parfois d'apaiser les régions dont quit en fin de compte ce qu'on appelle des clandestats. Mais pardon, quand vous dites ceux qui sont en situation légale, c'est une chose, mais quand on est en situation illégale, est-ce que ça veut dire qu'il faut les renvoyer le plus vite possible ?

Non. Ce qui sont à la fois, il y a deux choses. Il y a ceux qui sont en situation d'illégalité.

Ils sont en situation d'illégalité parce que les régions qui quittent très souvent on les amène en fait à prendre le chemin de l'aventure. Donc ça c'est une réalité incontestable tout temps. Et donc notre question à nous, elle est plutôt un de pouvoir les accueillir dans les bondes de condition le plus possible pour celles et ceux qui souhaitent s'établir durement puis bien sûr celles et ceux qui souhaitent retourner, il faudra les accompagner mais principalement la France doit pouvoir être un pays de la fraternité donc accueillir.

En clair ça veut dire que par exemple à l'échelle de Saint-Denis, vous seriez pour tous les régulariser. Nous sommes clairs. C'estàd que toutes les populations qui sont sur le territoire français là c'est niveau national doivent être accompagné puisque c'est pas Saint-Denis en fin de compte que qui mène une politique d'accueil.

Donc en tout cas au sens national du terme pardon pardon. Accompagner ça fait euphémisme c'est régularisé ou c'est pas régularisé ? C'est régularisé. c'est à la fois accompagné puisque j'observe quand même que un certain nombre de nos concitoyens qui avaient des titres des séjours en règle et qui aujourd'hui juste pour renouveler leur titre de séjour se retrouve dans une situation extrêmement compliquée qui fait que déjà ils plongent sur la situation aujourd'hui des gens qui sont dans l'égalité.

Soyons encore plus clair, vous savez combien c'est sensible. Ça veut dire que vous êtes favorable à la régularisation complète de tous les clandestins. C'est régularisation de tous les 100 papiers.

C'est l'ambition que nous incarnons parce que c'est principalement la promesse de la France. Vous mesurez à quel point pour une grande partie de l'opinion, c'est créer un appel, c'est-à-dire dire à beaucoup d'autres regardez en France, c'est possible. Alors que ça allit pas dans beaucoup d'autres pays.

Regardez en Europe comme c'est en train de se resserrer même les socialistes danois. Ils sont pas suspects d'être fascistes hein, ils sont en train même de créer des hubs de renvoi en dehors de l'Union européenne. Oui, j'entends aussi ce j'observe aussi par exemple l'Espagne qui a fait un choix extrêmement important et donc on voit bien que je suis plus près moi de la politique qui est menée en tout cas sur cette questionlà de l'Espagne que les Danois mais c'est un choix y compris de société.

Je considère que la France sonore au regard d'ailleurs du volume que comporte aujourd'hui l'immigration, euh c'est aujourd'hui dans un pays qui s'affesse en terme de taux de notalité. Effectivement, l'immigration peut-être aussi un élément dynamisant en fait de cette société. Ça c'est un changement par rapport au communisme.

Moi, j'ai je suis assez vieux pour avoir beaucoup voyagé dans les pays communistes avant la chute du mur. Ils avaient une conception du contrôle du territoire très stricte hein. Je pense pas qu'ils auraient accepté ce genre de de situation.

Je sais pas quelle est la position de de Rousell sur le sujet mais je je pense c'est plus les mêmes communistes, ça je l'acord. Voilà. Et donc du coup en tout cas ce qui est certain que nous devons pouvoir nous retrouver sur une politique migratoire qui doit être une politique migratoire fraternelle en 2027 avec l'ensemble de la gauche de rupture.

L'immigration, ses atouts, ses désavantages, jusque parfois dans ce qui peut paraître anecdotique, Hamza Laadouan qui est devenu, vous avez vu, à quel point il y a une espèce de passion autour du du personnage, soit ceux qui disent voyou, soit que ceux qui disent au fond c'est pas grave Titi, c'est une sorte de gavroche façon 21e siècle. De quel œil vous le regardez ? Non, c'est avant tout un un jeune ados 14 ans, il a l'âge de mon de mon fils, quasiment un de mes fils.

Et donc, je pense que la manière le traitement qui lui est réservé, y compris dans dans certains médias, est indigne finalement de de la France. Je veux dire qu'on a une situation d'un jeune bon qui s'amuse effectivement avec des des jets d'eau qu'il qu'il fait, pistolet à eau. Voilà.

D'accord. Très bien. On en fait tout un p à caisse.

Il y a parfois un peu plus que ça. Oui. Alors après il peut y avoir mais ça c'est le c'est le c'est c'est la marque en fin de compte de l'ado.

On en oublie même que c'est un ados. Qu'est-ce que vous lui diriez ? Vous êtes père de famille.

Qu'est-ce que vous pè lui dis juste que il y a bien sûr l'amusement donc ça c'est ce qu'il fait. Et puis après il y a aussi de mesurer les risques parce que par exemple quand vous courez après un véhicule et que vous tirez les risques y compris de tomber et de se blesser c'est réel. Est-ce que vous lui diriez "Tu arrêtes, tu rentres à la maison ?

Non non, tu arrêtes ça et ensuite le reste est possible. C'est pas un interdit total. Oui, voilà.

Parce que dans tout ce qu'il a fait, des choses qui sont à mon avis normal de la part d'un enfant de 14 ans. Après, il y a l'observation de l'adulte. Les gens qui sont là qui observent forcément, il y a une surenchère dans le comportement qui mécaniquement se fait.

En clair, je lisais certains représentants et les filles qui disaient s'il s'appelait Louis Ladou, très clairement, ce serait différent. Vous croyez ça ? Je pense qu'il serait différent.

Je pense qu'il serait différent. les propos seront pas les mêmes. Euh et donc c'est très clair mais c'est euh c'est c'est c'est toujours pareil, c'estàd que euh moi je me je me réfléchis pas derrière un discours [raclement de gorge] à charge.

On voit bien ce qui se passe aujourd'hui. Il y a un traitement qui est spécifique parce qu'il s'appelle effectivement Julie Ramza. Vous avez une éducation assez stricte d'après ce que je comprends.

Vous vous emportez la marque là derrière le crâne. Je crois que vous avez eu enfin vous avez contourné une voiture de police qui vous a renversé. C'est ça.

Vous étiez en scooter. Vous aviez quel âge ? Et puis j'avais 13 14 ans. 13 14 ans.

Et si j'ai bien compris vos parents quand vous rentrez, alors vous avez le crâne déformé à cause de ça. Vous avez gardé la déformation là derrière le crâne, vos parents prennent plutôt le parti de la police quand vous rentrez. Oui, mes parents, c'est très clair.

C'est dire que mes parents étaient le le le le cadre le cadre était était non négociable et donc par conséquent la police ne pouvait pas être fautif en toutes circonstances. le bailleur ne pouvait pas être fautif en tout cirquent y compris quand il a des erreurs de de dans les charges et donc c'est comme ça les impôts peuvent pas se tromper donc voilà moi j'ai été élevé sur ce sur ce registreel là 2027 la possible victoire du du RN vous avez fait il y avait eu une grande agitation quand vous aviez dit qu'une insurrection populaire était possible soyons honnête vous aviez ajouté que vous ne la souhaitiez pas enfin dire c'est possible c'était déjà une manière de peut-être de de proposer un schéma votre votre collègue de parti madame Trouvé ajouté résistance pacifique. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Non, je pense que à la fois il y a il y a deux dimensions là-dedans. Il y a ce que nous avons nous toujours porté au nouvel la France insoumise qui est la question de la révolution citoyenne. Et donc c'est dans cet esprit là que nous nous engageons les choses.

Donc quand madame Trouvé évoque la la question d'une mobilisation pacifique, c'est juste à un moment donné pour soyons plus clair, est-ce que ça veut dire quoi une forme d'obstruction ? Ça veut dire quoi ? Si le RN met que le 2 mai ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella qui soit élu, qu'est-ce qui se passe pour vous ?

Mais nous c'est très clair déjà nous allons tout faire pour que soit pas le cas et donc l'hypothèse que Marine Le Pen ou entre guillemets son écurie puisse être en tête au second tour aux élections présidentielles, c'est une hypothèse. Et le peuple est souverain si le peuple choisit. Voilà.

Mais vous reconnaîtrez le vote populaire. Moi, j'ai toujours indiqué que euh elle aura bien sûr la reconnaissance, mais c'est pas le mon souhait hein, très clairement. Euh ça sera pas ça en fait en 2026.

Je bien sûr, je manifesterai bien sûr je manifesterai. Je manifesterai parce que je considère que nous serons en fait dans une nouvelle France pour le coup mais qui serait celle-ci qui est en danger pour mais dans le but de changer quoi ? C'est-à-dire mettons qu'il y ait un million de personnes sur les Champsélysées, vous y serez j'imagine.

Mais dans le but de changer quoi ? mais dans le but de changer en fin de compte, je veux dire le projet de société qui est pas le nôtre. Vous aura pas échappé que euh lorsqu'on nous serons et nous sommes déjà en campagne euh les projets de société présentés sont radicalement différents, opposés d'ailleurs.

Et donc nous nous savons nous observons que euh ce qui se passe au nombre de choc dans nos territoires, c'est la raison pour laquelle il y a un un une atmosphère un peu différent quand on est d'un quartier populaire que par rapport à l'échelle nationale. Qu'est-ce qui changerait Bali Bagayoko ? Franchement, est-ce qu'il y a est-ce que vous ne surv pas le risque et d'ailleurs, on fait la même chose à votre égard quand on dit la France insoumise, ce serait la dictature et cetera.

Non, vous n'êtes même plus pour la dictature du prolétariat par rapport. Moi, j'ai interviewé des gens Kaganovic qui était du polite bureau du parti communiste, je peux vous dire qu'il était beaucoup plus à gauche que vous si on veut. Euh, de la même façon, le RN, ils sont plus pour la peine de mort.

Euh, ils sont beaucoup moins à droite en réalité qu'une certaine droite classique des années 80. Rappelez-vous, il y avait une droite classique qui soutenait même l'aparteille en Afrique du Sud en disant "C'est un rempart au communistes." Au fond, vraiment vous pensez que ce serait la dictature ?

Qu'est-ce que ça changer Ça sera clairement on le voit sur un certain nombre de lois permis que l'on voit dire qui sera renforcé et principalement il y a une part de population mais vous voyez par exemple toute la question des violences policières quand vous avez entre guillemets une industrie quasiment syndicale qui est à l'intérieur de ces mais ça veut dire que vous leur donnez une toute puissance déjà dans la séquence actuelle l'état a du mal déjà à gérer sa situation vous avez pas vu un centre de mobilisation où en fin de compte il y a un centre de dégradation qui on été fait qui compris des propor pardon vous pensez quoi vous pensez que la le pouvoir inciterait la police à être violente c'est je ne dis pas que en tout cas ça renforcerait en fin de compte, je veux dire ce camp qui aujourd'hui est un problème pour notre société mais c'est valable y compris pour tous les groupescules racistes qui existent. C'est quasi donner un blancin à tous ces groupuscules de pouvoir faire Vous me répondez quand même pas qu'est-ce qui changerait au fond qu'est-ce que quelle serait la mesure qui prendrait qui à vos yeux serait antidémocratique mais la mesure qui prendrait c'est sûr à la fois je veux dire toutes les populations LGBTQR+ on voit très bien la manière dont ces questionsl sont traitées y compris du point de vue de l'extrême droite. Et la question bien sûr de celles et ceux qui sont héritiers de l'immigration mais même là vous savez très bien que ça a changé par vous avez vu à l'assemblée le nombre de de députés eren qui défendent les droits des homosexuels autant que ceux de la que les gens de la France insoumise par exemple.

Ah non non je pense que il y a il y a des votes isolés de parlementaires là demain un président de la République de l'extrême droite à la tête de la France c'est pas pareil. C'est très clair. C'est pas un vote isolé d'un député pour essayer de donner un sentiment que l'extrême droite serait devenu Est-ce que vous appelleriez à une forme d'objection, c'est-à-dire dans la fonction publique, dans bah la France insoumise est devenue un grand parti.

Donc vous avez un certain nombre de leviers. Est-ce qu' aurait une forme d'objection de conscience ? Nous nous allons utiliser euh toutes les formes que permet le cadre légal.

Désobéissance civique. Nous allons tout utiliser mais notre énergie désobéissance civique soyez plus précis parce que ça veut dire quoi ? Donnez un exemple.

Ça veut dire quoi ? compris. J'espère qu'il y a quand même des maires qui refuseront d'appliquer un certain nombre de dispositions qui seraient portées notamment, je veux dire avec une conexation raciste et donc nous l'assumerons et donc après le préfet jouera son rôle dans ce cadre là.

Il y a pas de difficulté mais ça veut dire qu'aujourd'hui toutes les manifestations que nous faisons y compris pour condamner le génocide en en Palestine mais du coup nous l'assumons. C'est-àdire que tout simplement on a vu toutes les lois qui sont faites notamment pour contrarier voir criminaliser tous ceux et celles en fin de compte qui font montrent de solidarité à l'égard de nos semblables en humanité qui sont à l'international. Emmanuel Macron a été moteur international pour le la reconnaissance d'un état palestinien.

Là là-dessus vous lui dites merci. Je pense que et j'ai j'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet bien sûr, pas lui dire merci parce qu'il m'appartient pas de dire merci auuprès de la République. Vous avez le droit même dire bravo à Emmanuel Macron à saluer là-dessus.

Vous vous trouvez qu'il a bien agi ? Je trouve qu'il a bien, je considère qu'il a agi un peu tard mais comme il avait réagi un peu tard pour préciser sa condamnation des proporcides dont j'étais victime, mais c'est fait. Vous avez une petite histoire personnelle avec Emmanuel Macron.

D'abord, il y avait l'histoire du portrait. Ça a commencé chez nous. Alors, je me permets de le citer.

Voilà. [rires] Euh alors, on n'est pas là dans votre bureau, mais ça il y a pas le portrait du président de la République ici. Non, ça c'est normal.

Ah oui, c'est normal. Ouais. Et dans votre bureau, il est toujours déposé ?

Ah bah oui, comme il était depuis il y a plus de 20 ans. Déposé ou retourné ? Ah, il est déposé pas retourné.

Là, il est couvert maintenant par le portrait de Fali Poopa qui est aussi dans le coin. Ahah. Ouais.

C'est un jeu. Oui. Ben, Fipa, il devait venir.

Il avait pris une promesse, il est pas venu. Donc, vous l'avez rencontré ? Ah, moi je l'ai pas rencontré.

Si au Stade de France, c'est au stade de France que vous vouz le président République. Oui, je l'ai rencontré. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

Non, non, je je le rencontre dans un contexte où il n'avait toujours pas répondu à un courrier qu'on lui avait adressé. Alors, les gens peuvent considérer que c'est pas au président de la République de répondre, mais quand on vous écrit, on essaye. Moi, j'écris pas pour Bali Bageko, j'écris pour ma population.

Qu'est-ce qu'il vous a dit ? Il me dit clairement monsieur Bagaco je vous ai répondu. C'est vrai qu'il m'avait répondu dans la petite conversation que vous avez, il dit ça pas très longtemps.

Oui, je vous ai répondu de monsieur Baga. Soit vous êtes maire et nous allons travailler ensemble, soit vous êtes un influenceur au quel cas on travaill pas ensemble. Et monsieur le président de la République, vos propos sont en ligne d'un président de la République.

Vous avez affaire au maire de Saint président de plein de communes, donc on travaillera ensemble. Ah, vous lui avez répondu ça. Oui.

Et donc Ah, donc l'échange n'est pas si enfin il est respectueux mais il est assez tendu. Oui. Alors, il est tendu parce que c'est le choix que le président fait mais je suis pas certain que c'est le choix qu'il ferait pour un autre maire d'une ville.

Je suis frappé parce que quand on voit l'image, l'impression générale, on a le droit de sourire et d'être dur. C'est mais je comprends que l'enchage était quand même assez serré. Oui.

Alors, c'était pas du tout l'état d'esprit dans lequel moi je je j'entendais rencontrer le président République. Bon, après je je pense qu'il avait une journée extrêmement chargée et que voilà la le lieu où nous sommes, je crois que c'est une mairie du de la 3e République. Euh, on voit alors il y a tout, il y a l'histoire de France est là.

Il y a les il y a les le fleurs de lis évidemment les rois de France ont finissaient le enfin dormait pour l'éternité ici. Et il y a aussi la République très présente, le calendrier républicain. Il y a tout dans cette histoire de Saint-Denis hein.

Il y a la tradition royale et il y a l'extrême révolution aussi hein. La profanation des tombes. Vous prenez tout pas en tout cas je prends en compte tout.

Je prends en compte tout parce que vous êtes héritier de tout ça ensemble. Je suis héritier de tout cela et il m'appartient pas de trier en fait ce patrimoine et donc mais ça nous engage le fait de savoir un peu c'est l'histoire de de France, sa chronologie, les faits, ça ça encourage et ça engage aussi à être à la fois connaisseur de de de ces moments importants qui sont différents des nôtres mais qui s'il nous en prendre pas le garde peut à un moment donné ressurgir parce que la question du du des peuples dominés et des dominants parce que c'est ça en réalité l'ensemble de l'histoire et qui amène en fin de compte à des à des sursauts démocratiques, à des sursaut y compris et populaires. Bah, c'est ce qui en fin de compte fait avancer la société aussi.

L'histoire coloniale, je comprends à quel point vous considérez qu'elle n'est pas encore si on veut clarifier. La 3e République par exemple a été un régime très bien pensant à l'intérieur mais très colonialiste, très brutalement colonialiste. Et vous pensez que ça n'est pas encore réglé ?

Moi, je pense que nous sommes sur un processus qui malheureusement n'est pas n'est pas achevé. Hm. Et du coup euh il faut que chaque génération euh soit vigilante.

Qu'est-ce qui reste à régler ? Je pense qu'il reste à régler, on a par exemple toute la question des afroodescendants donc est un sujet de préoccupation importante et d'ailleurs quoi de concret ? Vous savez très bien, il y a une partie de l'opinion qui considère que quand vous dites ça, vous essayez presque d'avoir une sorte de rente sur un sujet qui est au fond terminé.

La décolonisation est faite, le général de Ga l'a faite. Voilà, c'est c'est fini. Que dire à ceux qui nous disent c'est fini ?

C'est fini. Alors, c'est sur le plan, c'est sur le plan institutionnel peut-être et c'est bien ça le problème parce que si c'est fini, vous pouvez pas comprendre parce que dire c'est fini, c'est invalider tout c de ceux qui continuent à considérer et d'autant plus c'est directement eux qui sont concernés voire même leur leur leur leurs défunts sont concernés et ils sont descendants de cela. Mais alors ça veut dire quoi qu'on comprenne bien quand vous dites c'est pas fini, c'est des excuses, c'est des compensations ?

C'est quoi ? Je pense que je pense que c'est un mix de tout ça. 202 Jean-Luc Mélenchon évidemment est votre champion.

Il fait de il fait un parcours tout à fait tout à fait remarquable. Mais vous avez vu les derniers sondages par Hollande assez bon assez bonne poussée de Hollande. Si le PS à un moment donné est devant vous, si l'autre gauche est devant vous, est-ce que vous la soutiendrez ?

Mais ça c'est une hypothèse qui n'existe pas. Ah si. Non non toutes les hypothèses existent.

Non non non. Il y a toutes les hypothèses qui existent pour raconter un récit, mais de manière là du coup pragmatique et concrète pour ceux qui vivent quand même qui connaissent un peu le milieu politique, cette hypothèse n'existe pas. Aujourd'hui, on a un Parti socialiste qui est complètement effrité, qui n'a aucune orientation politique claire, qui n'a aucun programme et encore moins avec un ancien président de la République qui a entre guillemets, je veux dire échoué.

Qu'est-ce qu'il incarne pour vous au Londres ? Non, je pense qu'il incarne le passé. il n'incarne absolument rien de nouveau.

Et d'ailleurs, qui est capable de dire quel est le rôle que l'ancien président de la République a pu porter dans la séquence ? Rien. Donc c'est pas à l'occasion d'une élection présidentielle importante.

S'il rentre dans cette séquence, c'est uniquement pour diviser. C'est très clair. On parle de la bataille du premier tour mais il y aura un deuxème tour.

Là il l'hypothèse vous paniez qu'elle est très forte que enfin elle fait partie des hypothèses fortes qu'il y ait face au RN dont vous dites que c'est votre ennemi principal. Euh soit monsieur Philippe, soit monsieur Atal, soit monsieur Rotaillot, soit et cetera et cetera, soit quelqu'un de la gauche. Est-ce que vous le soutiendrez pas seulement euh de façon passive, mais est-ce que vous soutiendrez activement tout candidat contre le RN ?

Non, mais nous c'est tout candidat contre le RN d'abord, c'est nous posons la question de toutes ces personnes qui soutiennent parce que la probabilité la plus sérieuse, c'est que ce soit la France qui soit devant. C'est très clair. Mais vous m'z pas répondu.

Est-ce que vous le soutiendrez ? Est-ce que vous ferez campagne contre l'ORN même si ça n'est pas Jean-Luc Mélon ? Nous nous ferons campagne contre l'extrême droite comme nous l'avons toujours fait au deuxème tour y compris au deè tour nous ser donc voilà et ensuite on laissera bien sûr les électeurs décider mais ce qui est certain nous ferons campagne comme l'avons toujours fait contre les droit si Jean-Luc Mélenchon devient président de la République il fera suite à toute une série, c'est une sorte de monarchie républicaine.

Un mot sur chacun des des présidents qui ont incarné la France avant lui. Et ça éclairera ce que vous ce que représente pour vous Jean-Luc Mélenchon. de Gaulle un mot à chaque fois.

Moi je dirais euh je dirais la Constance. Pompidou. Moi je dirais plutôt patrimoine pour lui.

Giscar moi je prendra je je regarderai France France Afrique. Ouais le chasseur. Mitteran.

Mitteran, je dirais un espoir. Ah oui. Vous aviez voté pour lui ?

Ouais. Et ensuite, vous avez voté pour qui en 2002 ? En 2002, Chc Le Pen.

Non non non, c'était Non. Abstention. Abstention.

Vous n'aviez pas voulu voter Chirac. Pourquoi ? Alors parce que c'était la conscienne de mon père à l'époque.

Mon défunt-père. Chirac. Non.

J'avais c'était plutôt l'aspect sécuritaire Sarkozy la plus sécuritaire lui Hollande vous avez déjà donné votre avis Emmanuel Macron c'est quand même je regarde capitalisme. Merci Bali Bagayoko vous citiziez Pompidou il y a un mot fantastique de Pompidou qui dit quand il a été élu je suis un autre. Est-ce que vous vous êtes senti autre quand vous avez été élu il y a 100 jours exactement ?

Non, je suis le même. Je suis le même. Il y a jamais de boulard.

Non, moi je suis le même. Je pas changé. Est-ce qu'il y a une fierté ?

Le hasard fait que précédente interview, votre fils était là et je voyais évidemment dans ses yeux la fierté d'avoir un père. Mère, c'est quelque chose. Mère d'une vle0000 habitants.

Oui. Oui. Je pense que lui il mesure la il mesure tous les moments où le père était absent.

Il voilà le tradu en fait c'était pour assumer cette responsabilité. Beggayo. Merci.

Merci à vous. Yeah.