Jordan Bardella sur LCI : « L'élection présidentielle sera un choix de civilisation ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir et merci beaucoup d'être avec nous. Bonsoir Jordan Burdelard. Bonsoir monsieur Rochemin.
Merci de votre invitation. Merci d'être là. Vous êtes l'invité de LCI dans ce format exceptionnel avec les questions des téléspectatrices et des téléspectateurs.
Regardez, c'est le QR code qui va s'afficher au bas de votre écran. Chacune et chacun peut poser les siennes y compris par vidéo avec les questions de Routel Crief. Bonsoir Darius.
Bonsoir Jordan Bella. Bonsoir Derric Brunet. Merci beaucoup et à l'un et à l'autre et vous serez confronté pour la première fois. il va nous rejoindre dans un instant à Alain Boer.
Comment résoudre les scénarios de crise majeur ? Ce sera une séquence tout à fait inédite que vous allez inaugurer avec nous dans 12 mois. Jordan Bardella, vous êtes ou président ou premier ministre de Marine Le Pen ou rien.
Députés européens quand même au milieu des grands fauves internationaux. Quand on voit ses visages, Trump, Poutine, Netaniaou, Trump d'abord la guerre contre l'Iran, c'est évidemment l'actualité de la soirée sans mandat de l'ONU. Est-ce que pour vous c'est une guerre légale ou illégale ?
On entre dans une dans une époque où le droit international est sans cesse remis en cause. Et il est remis en cause d'abord par des États puissances, des super puissance qui ne se voit plus comme des nations mais comme des empires. C'est vrai avec les États-Unis de Donald Trump et son intervention en Iran, mais avant cela au Venezuela il y a quelques il y a quelques semaines.
C'est vrai avec les ambitions impériales de du président Poutine et et cette guerre d'agression qui a été menée aux portes de l'Europe contre l'Ukraine. il y a maintenant 4 ans et depuis 4 ans et c'est vrai avec la tentation de de la Chine de s'emparer de Taiïwan. Donc on on va dans un monde qui est un monde de force sans sans doute le monde l'a-t-il toujours été mais dans ce contexte je crois que la France doit porter avec toutes les nations européennes une ambition pour la puissance pour l'indépendance et pendant très longtemps il est vrai que la puissance dépendait de l'étendue et de la taille d'un état.
Or, on s'aperçoit que si jadis la puissance était le fait de la taille d'un pays, aujourd'hui, elle est d'abord et avant tout le fait de l'intelligence collective, de la volonté du génie. Et on voit très concrètement que des pays, pardonnez-moi, je vois que euh il y a sur cet écran le Premier ministre israélien, on voit que des pays euh qui comptent 5 à 10 millions d'habitants comme Israël, on voit que des plus petits pays en terme de géographie comme Taïwan arrivent à influer sur l'économie mondiale ou sur la géopolitique mondiale. Et donc c'est cette nouvelle donne géopolitique qu'il nous faut prendre en compte et donc il faut permettre à la France de retrouver les moyens de son indépendance et de sa défense.
Oui. toujours pas répondu. Vous allez voir, on va vous cuisiner pendant cette émission.
Moi, je suis encore le plus gentil des trois ou des quatre ou des c répondu. Légal ou illégal cette guerre ? Bah, de fait, elle s'est fait hors du droit international.
Elle s'est fait, si je veux vous répondre, de manière très scolaire, sans mandat de l'ONU. Et pour vous répondre de manière peut-être en prenant en compte les les souterrains de la diplomatie, elle s'est faite sans aucune concertation avec les pays européens. Et donc nous nous souhaitons que cette guerre puisse se terminer au plus vite avec quand même l'objectif de ramener le calme dans cette région du monde, de neutraliser les ambitions nucléaires du régime iranien et surtout de permettre à l'économie mondiale de reconnaître de de renouer avec une forme de stabilité parce que nous payons très cher cette guerre et que le blocage du D3 d'ormous impacte le Golf, il impacte les les puissances asiatiques comme la Chine mais il impacte d'abord et avant tout le pouvoir d'achat des Français et la compétitivité de nos entreprises.
Question très concrète. Trump veut faire passer ses avions avec des moyens offensifs sur les pays européens. Alors chacun il va sa solution.
Les espagnols disent non. Les espagnols les anglais pardon d'abord dit non. Ils ont menti pour finir il laisse passer.
Et la France c'est un petit peu flou. Qu'est-ce que vous faites vous ? Si Trump vous dit "Je veux faire passer".
Ça l'énerve beaucoup he qu'on refuse "Je veux faire passer mes avions au-dessus de la France." Mais la France n'est pas partie prenante de cette guerre et la France doit demeurer une puissance d'équilibre, une puissance qui est capable de se tenir à à une distance raisonnable et àidistance. des conflits qui ne la concernent pas.
Donc nous avons des intérêts dans le golf mais cette guerre, elle est aujourd'hui une guerre conduite par les États-Unis, par le gouvernement israélien. Et donc pour vous répondre très précisément à votre question, aujourd'hui il n'est pas prévu qu'un avion qui transporte de l'armement puisse survoler en l'occurrence la France et et je crois que cette réglementation s'applique à beaucoup de pays européens. Ce qui est possible de faire, c'est de laisser naturellement passer des avions qui permettent le ravitaillement.
Mais à partir du moment euh où vous laissez passer euh des avions qui contiennent par exemple des bombes ou de l'armement lourd, vous prenez vous-même le risque de devenir de fait une cible, une cible de la part du régime iranien et et et il faut avoir un petit peu de mémoire et nous savons que par l'intermédiaire de proxy notamment par l'intermédiaire du Bbola, des intérêts français ont été visés de par dans quelques jours, dans quelques jours cette image. La France reçoit les plus grandes puissances au G7 à Éviant. Ça a été le G8 à l'époque.
L'image le rappelle idal avec Chirak. Est-ce qu'on peut revoir Vladimir Poutine au G8 ? Trump l'a envisagé.
Est-ce que c'est possible ou plus jamais ? C'est le président Poutine de mémoire qui a fait le choix de se retirer du G8 il y a de cela plusieurs années. Il est pas le bienvenu là.
Bah pour l'instant tant qu'il portera une ambition impériale aux portes de l'Europe, sa présence se posera nécessairement question. Maintenant, est-ce que viendra le temps où il faudra dialoguer ? Ça veut pas dire se complaire, ça veut pas dire être d'accord, mais dialoguer avec une puissance qui détient l'arme nucléaire pour négocier la paix parce que c'est l'impératif qui doit nous occuper aujourd'hui.
Le retour de la paix aux portes de l'Europe, des garanties de sécurité pour l'Ukraine. C'est ça qui doit mobiliser l'effort l'effort diplomatique. La France pourrait prendre une initiative en ce sens, mais je je ne suis même pas certain que sa gissant de Poutine lui-même souhaite revenir à la table.
L'initiative, ça voudrait dire que la France devrait téléphoner à que le président Macron ou si vous étiez président, vous appelleriez Vladimir Poutine. Il y a des échanges qui ont eu lieu naturellement ces dernières semaines. Si on veut la paix en Ukraine, nous n'obtiendrons pas la paix par les armes.
Voilà, il faut que d'abord le président Poutine comprenne que il n'a rien à tirer et qu'il n'a rien à gagner de cette guerre. Ce qui est certain, c'est que le conflit qui est en cours aujourd'hui en Iran permet à la Russie de booster ses exportation de pétrole et de booster ses rentrées de cach et rentrées de cache qui sont aussi utilisées pour financer le réarmement de la Russie, pour financer l'effort de guerre russe contre l'Ukraine. Donc viendra nécessairement le temps où il faudra se mettre autour d'une table, où il faudra dialoguer, où il faudra discuter pour faire en sorte que une paix soit négocier qu'un cesser le feu d'abord soit envisagé, qu'une paix soit négociée et que cette paix ne se fasse pas aux conditions de la Russie mais qu'elle permette en l'occurrence à l'Ukraine d'avoir des garanties de sécurité.
Et ce que nous avons proposé avec Marine Le Pen, c'est qu'il y ait entre l'Ukraine et la Russie une zone tampon, une zone grise qui puisse être placée sous l'égide des des Nations Unies. Vous entendez Donald Trump qui nous reproche à nous européens de ne pas être venu l'aider en Iran et qui dit bah dans la Balance ces dernières décennie nous les Américains on était là auprès des Européens euh dans la guerre froide. On était là pour installer des missiles pour vous protéger des soviétiques.
Euh et je vous demande un coup de main une fois dans l'histoire vous n'êtes pas capable de m'aider. Et qui d'ailleurs dans la balance fait un chantage avec la sortie peut-être fantasmée ou pas des Américains de l'OTAN. Vous l'entendez ça ?
Trump qui nous qui nous fait des leçons de morale et qui nous dit "Vous n'avez pas été solidaire comme les Américains l'ont été avec vous tout au long de l'histoire." D'abord, j'entends un président américain qui change régulièrement d'avis et donc avec le président Trump que je respecte, les vérités du lundi ne sont pas nécessairement les vérités du mardi. Ce qui est certain, c'est que la France doit être une puissance alliée des États-Unis, mais pas nécessairement alignée.
Et donc, à partir du moment où les États-Unis s'engagent dans un conflit, si la France n'a pas intérêt à entrer en guerre dans ce conflit, alors la France n'a pas à entrer en guerre dans ce conflit. Or, nous avons des intérêts dans le golf, je l'ai dit, nous avons des ressortissants, il y a des Français qui travaillent dans le golf. Nous avons des partenaires avec lesquels il y a des partenariats de défense et je pense notamment à des grands pays comme les Émirats arabes unis.
Moi, je m'étais rendu à l'été dernier sur la base militaire d'Abu Dhabi. Donc, nous avons des accords de défense, ils doivent être activés. Mais je ne crois pas que l'intérêt de la France, soit, si vous me posez la question, euh de déployer des soldats et de déployer des forces armées euh sur le territoire iranien estant entendu que la géographie gouverne très souvent l'histoire et on s'aperçoit que ce qui a été vendu euh initialement et promu en tout cas dans les médias euh par les Américains et les Israéliens, c'est-à-dire une chute très rapide du régime iranien n'est pas arrivée.
Et me semble-t-il l'erreur permanente des États-Unis d'Amérique dans ces guerres d'agression qui ont été mené de par l'histoire ou dans ces dans ces conflits parfois légitimes et parfois nécessaire, je retiens le terme, agression et bien c'est qu'ils ont sous-estimé leurs ennemis. Ça a été le cas en Irak, ça a été le cas en Afghanistan et c'est aussi manifestement le cas en Iran où le régime semble-t-il tient et où le régime s'est très certainement radicalisé autour de autour des Mola. Vos compétiteurs Atal, Retaillot, Philippe ont fait le voyage de Kief.
Vous n'êtes pas allé pour l'instant, n'est-ce pas ? Non, je n'ai pas eu l'occasion de me rendre à Kief. Pourquoi ?
Mais j'ai eu l'occasion ces derniers mois de faire un certain nombre de déplacements. J'ai été reçu par le gouvernement des Émirats Arabunis. Euh je me suis rendu en Israël, j'ai eu l'occasion de me rendre euh au Liban et donc si demain cela est nécessaire et si demain je suis en fonction chef de gouvernement par exemple avant même i aura forcément vous savez l'arrièrefond de tout ça à taorou a raison il y a une partie de l'opinion qui a toujours soupçonné votre parti d'avoir un penchant prusse en tout cas depuis les années Poutines aller à Kief évidemment serait un symbole pourquoi pas pardon penchant pour Poutine je me permets de vous rappeler que le président Macron lorsqu'il a été élu accueilli en grande pompe.
C'est vrai. Euh Vladimir Poutine au château de Versailles. Bon mais il a pas négoé son soutien à l'Ukraine par monsieur le Drillan euh pour qui j'ai du du respect à titre à titre humain et on va pas l'attaquer sachant qu'il n'est pas là mais s'est rendu lui-même l'été à l'été 2017 pour rencontrer me semble-t-il son homologue Lavrov et évoquer des coopérations de sécurité avec la Russie.
Donc moi, j'ai j'ai pas de leçons de probé, de patriotisme à recevoir et je vais vous dire ce la diplomatie et la guerre, c'est pas un jeu. Donc la démarche qui consiste à aller se mettre en scène sur des terrains de guerre, à arriver avec sa valise et ses mocassins comme j'ai pu le voir pour Édouard Philippe Eddard Philippe. Oui.
Bah je pense que la une scène de guerre et un théâtre d'opération comme ce qui est en train de se jouer aujourd'h l'Europe, ça n'est précisément pas un théâtre ou un ou un lieu de communication. Donc l'urgence c'est la paix. Moi, je salue le travail et l'engagement de la résistance ukrainienne qui est admirable depuis 4 ans.
On voit que le front a tendance à peu bouger et donc maintenant, il faut négocier la paix aux portes de l'Europe. Et pour répondre à la question qui m'a été posée tout à l'heure, on va devoir s'habituer durablement à ce que les Américains retirent leur engagement à la fois de l'OTAN, mais aussi de l'Europe. Et je ne souhaite pas demain que l'avenir des nations européennes se joue ailleurs.
Or, on voit que y compris dans les affaires qui concernent nos pays, l'Europe est aujourd'hui et les nations européennes sont aujourd'hui totalement sorties des affaires du monde, y compris lorsqu'elles sont aux portes de l'Europe. Et vous voyez bien que ce qui est en train de se jouer aujourd'hui en Ukraine se négocie entre la Russie, entre les États-Unis et ça pour le coup, c'est pas tenable. Et on reviendra sur ces scénarios cr vous faites des wares, vous jouez à ça ?
Enfin, c'est un jeu très sérieux. Vous savez, on simule des guerres et cetera sur internet. Non, non.
Ah bah, vous êtes faites vous ? Bah, j'essaye, j'essaie. Je et vous allez voir Alain Ber tout à l'heure.
Ain Boer vousend attendez attendez suspense suspense. Il va il va vous soumettre. Regardez il est là qui attend.
C'est le le professeur le bon professeur Bower qui qui vous attend. Jordan Bardella, vous avez longtemps traîné c'est la suite de la question sur la Russie hein. Laissons de comb vous auriez l'occasion d'en parler mais la l'affaire du prérusse ça vous a pas mal pourri la planche encore lors des élections de 2022.
Aujourd'hui passons cette affaire-là est-ce que vous avez réussi à trouver des prêteurs ? On sait c'est un problème pour vous. Est-ce que cette fois vous avez l'argent de la campagne électorale ?
Alors si vous le voulez bien on va passer, on va revenir sur l'interpellation parce que pour le coup moi je n'ai aucun aucun tabou et et et j'aime m'expliquer lorsqu'il peut donner le sentiment qu'il y a une ambiguïté. En 2015, le Rassemblement national qui éit le Front National à l'époque a contracté un prêt pour financer une campagne électorale qui était un prêt à 5 % 5 ou 6 % donc vous admettrez que c'est pas un prix particulièrement complaisant et qui avait été contracté auprès d'une banque tchorusse. Pourquoi ?
Parce que aucune banque française et aucune banque européenne avait souhaité prêter au rassemblement national. Il y a un problème démocratique. Le président Macron s'était engagé, vous en souvenez, à créer une banque de la démocrême absolument.
Et cette banque de la démocratie n'a jamais été mise en place. Mais je souhaite aujourd'hui pour vous répondre dans la perspective de l'anchain que les banques françaises puissent assumer cette responsabilité démocratique vous avez est-ce que vous avez l'argent aujourd'hui ? Non.
En revanche, il y a des des recherches qui sont en cours. Nous avons des discussions avec un certain nombre de banques, mais si des candidats à l'élection présidentielle autre que ceux du Rassemblement national devait trouver un prêt pour financer leur campagne sans qu'il n'y ait de risque. Nous n'avons eu jamais le moindre souci avec nos comptes de campagne.
Ils ont toujours été remboursés et toutes les règles ont toujours été respectées à la lettre et de manière extrêmement rigoure. qu'un autre candidat venait à trouver un prêt bancaire et que le candidat du Rassemblement national ou la candidate en l'occurrence venait à ne pas trouver de prêt, pardon mais ça posera un véritable problème démocratique qui choquerait des millions de français. Donc nous cherchons un prêt bancaire en France et et pardon mais on est aujourd'hui le premier parti de France et il serait parfaitement normal qu'un qu'un établissement ou qu'une une une organisation de plusieurs banques puisse prêter au rassemblement national.
Vous savez que les banques privées ont le droit de choisir leurs clients n'importe ou c'est toujours les mêmes he qui choisissent Non non, c'est c'est la règle, ils ont le droit de choisir leurs clients et a priori pour avoir passer quelques coups de téléphone avec des des des responsables de banque, bah ils ont tous dit qu'il feraiit aucun prêt au partis politique en général parce qu'il trouvait que c'était très risqué. Mais ce que vous dites, c'est qui ? Vous pensez à quelqu'un d'autre qui pourrait avoir un prêt ?
Je ne sais pas. On va chaque d'abord tous les partis n'ont pas déclaré leur candidat et donc nous regarderons la situation dans quelques mois et je mon petit doigt me me dit avec quelques mois d'avance que d'autres candidats trouveront naturellement un prêt auprès d'un établissement bancaire français et que des réserves seront exprimées à l'égard d'un parti politique qui est non seulement donné au second tour mais qui dans les derniers sondages est donné gagnant l'élection présidentielle ça mon pardon que vous restez un peu infréquentable pardon juste que ça ça montre quand même que vous restez un peu infréquentable pour une ro attendez pour une partie du patronat qu'on appelait la bourgeoisie ou la grande bourgeoisie en l'occurrence bancaire encore une fois tau a raison vous restez un peu infréquentable c'est un problème pour vous mais monsieur Rochbin la démocratie c'est pas une question de fréquentabilité les Français votent les Français choisissent mon parti a le premier groupe de députés à l'Assemblée national il a la première délégation au Parlement européen il est aujourd'hui donné au second tour et gagnant l'élection présidentielle donc en revanche vous avez en revanche vous avez des procédures judiciair pardon vous avez dit qu'il y avait aucune procédure judiciaire il y a une procédure judiciaire qui doit aboutir le 7 juillet concernant no comptes de campagne euh qui concerne une utilisation de fonds Non mais voilà euh c'est une procédure judici. Oui mais et les partis les autres partis n'ont aucune procédure judiciaire en cours.
Renaissance n'a pas de procédure judiciaire en cours. Horizon n'a pas de procédure judiciaire en cours. Non, il y a que le rassemblement est-ce que vous êtes inquiet sur la possibilité de trouver l'argent nécessaire à mener peut pardon.
On peut tourner on peut tourner autour du pot mais les Français voient bien que il y a un traitement pour les autres mouvements politiques et il y a un traitement particulier pour le Rassemblement national. Ce traitement, il ne me paraît pas justifié et donc que le premier parti de France ne trouve pas un prêt auprès d'un établissement bancaire alors qu'il n'a jamais eu le moindre problème avec ses comptes de campagne dans une élection présidentielle qu'ils ont toujours été du remplis, du complétés et du gérés puis remboursé par l'État pose une véritable interrogation démocratique. Est-ce que vous êtes inquiet justement sur cette questionlà ?
Non, je ne suis pas inquiet. Je crois dans les forces de l'esprit. Ah, vous aussi ? que je vous fasse une réponse.
Première citation de François Mitteran je vous fasse une réponse. Pas sûr qu'elle se mêle de l'argent mais ça c'est une autre question. Question rapide et réponse rapide si vous voulez bien parce que c'est c'est vraiment une histoire de principe.
Samuel Patti au pantthéon idée soutenue par Édouard Philippe vous êtes favorable. Oui j'y suis favorable. Vous êtes très scruté dans vos interventions Jordan Bardella.
Vous savez très bien adorer détester les angles d'attaque. On va pas refaire là-dessus au fond chacun jugera sur pièce hein. Coqui le côté Bardella Facho c'est un peu passé.
Il y en a encore qui considèrent ça hein, mais c'est plus souvent Bardella idiot. C'est ça. Vos adversaires souvent essayent de vous attaquer sur ce point-là en laissant côté l'aspect polémique.
Moi, j'étais frappé du mot que vous utilisiez. C'est rare en France où chacun se vende de ses diplômes, même quand il n'en a pas. Vous disiez "Je suis un autodidacte." Qu'est-ce que ça implique pour vous ?
Ça signifie que je me suis construit seul et bien souvent on cherche à me le faire payer. Et voyez bien que le mépris social que je peux parfois recevoir de la part de mes adversaires et de mes détracteurs est en fait un mépris qui est adressé à des millions de Français parce que il y a des millions de gens dans notre pays, il y a beaucoup de de gens très talentueux de de chefs d'entreprise de de grands de grands artistes, des gens qui ont parfaitement réussi dans leur domaine, qui se sont construits tout seul, qui n'ont pas fait les grandes écoles. Et donc on a précisément le droit de ne pas avoir fait l'ENAT.
On a précisément le droit d'avoir grandi dans des territoires populaires et d'aspirer à avoir des responsabilités dans notre pays. Donc je suis, c'est vrai, un pur produit de la méritocratie républicaine. Je n'ai pas fait l'ENAT, je n'ai pas fait les grandes écoles, mais ça ne m'en ça n'enlève rien à mes convictions, ça n'enlève rien à ma détermination.
Et quant à l'accusation qui est euh euh régulièrement faite de de mon âge, parce que on va le dire au fond, c'est un peu ça qui est souligné, euh l'âge a toujours été une condition secondaire dans l'histoire de France. Euh il y a des jeunes qui ont réussi euh certains à 30 ans avaient déjà euh conquis l'Italie et empêché les armées d'Autriche de passer. On l'alie tout à l'heure.
Il y en a d'autres, j'ai pas dit l'Italienne, j'ai dit l'Italie, pardon. Il y en a d'autres qui ont échoué. Euh il y a des hommes âgés qui ont réussi et puis il y a des hommes âgés qui euh ont échoué et qui ont livré la France euh à ses ennemis et à l'occupation.
Donc je veux dire, l'âge n'a jamais été un critère et je préfère en tout cas avoir l'âge que j'ai aujourd'hui, l'expérience de la banlieu que j'ai parce que au fond je fais à 30 ans ce qu'on fait normalement dans la vie à 50 compte tenu de mes responsabilités mais j'ai vécu dans un territoire difficile, j'ai vu la souffrance, j'ai vu les fins de mois difficiles, j'ai vu la violence et donc tout cela me donne aussi une lucidité sur l'état de mon pays. peut-être une forme de sagesse, mais surtout un sentiment d'urgence et une envie d'agir. Je juste pour compléter peut-être ce que ce que ce que fait Darius Rejoint peut-être pour ne pas répéter et revenir là-dessus, mais vous savez ce qu'on dit que certains de vos adversaires disent aujourd'hui ?
Ils disent "Si Marine Le Pen, ce sera peut-être plus difficile. Si c'est Jordan Bardella, ce sera peut-être plus facile de le battre. Après tout, il se compare parfois à Chirac à Jacques Chirac, il prend des postures qui ressemblent un peu à Jacques Chirac, mais lui il n'a été que président de parti député européen.
Jacques Chirac a été député, ministre, maire, premier ministre et donc c'est pas du tout la même carrure entre guillemets. Qu'est-ce que vous répondez ? Mais ça c'est au français de le juger.
Enfin, pardon, mais je je viens pas d'arriver sur votre plateau de télévision par l'opération du Saint-Esprit. Euh j'ai été élu député à l'âge de 23 ans. Euh j'ai été élu président du premier parti de France euh à l'âge de 26 ans.
Euh j'ai remporté les élections européennes en étant la tête de liste de mon parti à deux reprises. Donc nous sommes aujourd'hui dans les intentions de vote. Pardon.
Moi je regarde ce que disent aujourd'hui les études d'opinion, les dynamiques électorales et les sondages. Il se trouve qu'il y a beaucoup de Français qui placent en nous, qui placent en Marine Le Pen et un petit peu aussi dans la le président de parti que je suis une espérance pour changer leur quotidien. Donc moi, je n'ai euh j'assume tout.
Je ne fais pas partie de ces responsables politiques qui ont qui se sont inventés des diplômes pour essayer de se donner une épaisseur ou une stature, mais on peut pousser le raisonnement au bout. Euh on a peur de quoi ? On a peur d'une France qui aurait demain euh 3400 milliards d'euros de dette.
C'est déjà le cas. On a peur d'une France dans laquelle il y aurait une agression par minute. C'est déjà le cas.
On a peur d'une France où un français sur deux serait à 10 € près quand il fait ses courses. C'est déjà le cas. et on reparlera.
On aurait peur d'une France où notre état aurait perdu sonadership en Europe et sur la scène internationale. C'est déjà le cas. Donc pardon, je n'ai aucune leçon à recevoir de gens qui sont au pouvoir depuis des décennies qui aujourd'hui sont les somnambules du 21e siècle qui sont totalement sourds aux souffrances des Français et donc moi je me bats, je travaille et je le ferai jusqu'au bout.
Donc je ne suis peut-être pas vieux mais je crois être mû à gravir une montagne qui s'avère très haute s'avère rude. Non pas ral bol des boomers mais encore une fois je je crois que l'âge n'est pas un gage d'efficacité. Voyez Emmanuel Macron a été élu très jeune.
Je pense que s'il avait été élu à 50 ans, on aurait eu exactement la même politique. Donc là je n'est pas un gage d'efficacitéra peut-être. Je note que euh ce type de remarque est rarement faite à mes opposants et pour le coup un certain nombre d'entre eux sont jeunes et euh ont déjà eu des responsabilité ou euh aspire à en avoir.
Journal Mandela, une campagne, c'est tout sur la table, y compris les déclarations de patrimoine. Vous avez une réussite incontestable, c'est votre livre. Je sais pas combien vos livres, combien de centaines de milliers d'exemplaires au total ?
Le premier exemplaire s'est vendu à 240000 et le second à 170000. Alors, j'essaie de calculer les les comment on appelle ça ? Les droits d'auteur.
Vous êtes un homme riche. J'ai vendu des livres euh parce qu'il y a des responsables politiques qui écrivent des livres, pas tous en vendre. Et donc j'ai eu l'honneur d'être lu par les Français et j'ai beaucoup travaillé pour cela.
D'abord pour pour écrire ce livre et pour me confier dans ces deux livres. Le deuxième étant davantage consacré d'ailleurs au problème du pays, à la vie des Français. J'ai été à leur rencontre pendant de très nombreux mois.
Rien négatif dans ma dans ma réponse. Aujourd'hui, vous êtes millionnaire ? Vous êtes millionnaire aujourd'hui, j'ai euh encaissé des droits d'auteur qui sont publics.
Donc vous regarderez sur internet de toute manière quand vous faites de la politique, tout est tout est public. Et vous vous êtes millionnaire ? Hin non hélas non.
J'en rêve. J'essaierai de vendre comme vous. Mo je fais des livres et quelques milliers d'exemplaires.
Donc voilà. Non mais vous savez quand on fait la quand on fait de la politique par définition tout est public. Donc mon salaire de députés votre patrimoine se monte à combien ?
Votre patrimoine se monte à combien ? Vous regarderez sur ma déclaration de vous regarderez sur ma déclaration d'intérêt qui qui est sur internet. Mais j'ai j'ai travaillé pour pour écrire ce livre et il se trouve que ce livre euh c'est en tout cas ces deux livres se sont se sont vendus.
Journal Bardella, on va aller chapitre par chapitre y compris par l'immigration. Après, il y a les infôts qui passent derrière. Ah bah oui, bien sûr.
Euh le meilleur est pour le pire. On va en reparler aussi. On va avancer dans un instant.
Une question encore simplement sur ce qui hélas existe dans notre société. C'est Emmanuel Macron a été victime de comment dire de menaces assez similaires. Vous avez déposé plainte pour menace de mort que pour que contre le clip de ce rappeur dirigé contre vous qui représente votre tête battue à à terre.
Est-ce qu'il y a pour vous un risque physique ? Est-ce que vous vous sentez en danger ? Non, pas plus qu'un autre responsable politique.
Je vis sous protection policière depuis euh maintenant un certain nombre de temps. Ce qui veut peut-être dire qu'aux yeux du ministère de l'Intérieur, ma sécurité nécessitait que je sois accompagné dans mes déplacements. Euh c'est une contrainte.
Quand vous faites de la politique à haut niveau, vous plaisez à des gens, vous déplaisez à d'autres. Et donc je vis avec cela, mais malheureusement je m'y suis habitué. Euh et et au fond quand vous êtes exposé aujourd'hui en politique, c'est vrai qu'il y a de la violence.
Euh il y a de la violence quand vous êtes en première ligne. Il y a de la violence verbale, il y a de la violence physique. Or la démocratie c'est précisément la violence des mots pour qu'il n'y ait jamais la violence physique.
La peur vous l'avez pardon la peur du coup de point quand quand vous faites des signatures, vous savez très bien que ça peut arriver de là de là même quand il y a les meilleurs gardes du coup. Non non non non non non. Je je fais je fais pas attention à ça.
Moi je je vais beaucoup au contact. Euh j'ai été formé à euh l'école Marine Le Pen et donc je vais je vais énormément au contact, je vais au milieu des Français et donc chaque weekend régulièrement, je suis sur les marchés dans les foires, dans mes dédicaces à la rencontre des Français et et nous allons faire une campagne qui va être une campagne sous le signe de la proximité et sous le signe de l'enthousiasme. Vous avez dit nous et vous avez dit Marine Le Pen et ça amène le chapitre plus précisément de Routel CrioF.
Oui, parce que on ne saura que le 7 juillet qui sera candidat. Mais n'empêche quel que soit votre rôle, comme l'a expliqué Darius Rochemin au début de l'émission, il est intéressant de comprendre quelle est votre ligne pour les Français aujourd'hui. Et donc ma première question, elle est simple.
Est-ce que vous diriez aujourd'hui, comme l'aurait dit Laurent Fabus à son époque sur François Abiterrand ? Vous connaissez peut-être la phrase il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre Marine Le Pen et moi partageons énormément de choses. Nous partageons les mêmes convictions.
Maintenant si vous me cherch vous cherchez à me faire dire à travers cette phrase que nous sommes des clones, la réponse est non. Ce n'est pas un scoop. J'ai énormément appris à ces côtés.
Je continue d'apprendre à ces côtés. Donc nous partageons évidemment l'essentiel. Donc je peux vous dire qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous.
Euh vous trouverez très certainement deux phrases qui ne sont pas dites mot à mot de la même manière et bien souvent nous sommes enfermés dans ce jeu des différences. Mais je veux dire qu'il puisse y avoir des sensibilités différentes. C'est normal.
Je veux dire, on a euh on est de deux générations euh différentes. On a des profils qui sont extrêmement complémentaires, mais notre amour pour la France euh notre volonté de dépasser les clivage et de rendre à la France sa souveraineté, son identité et sa puissance sont l'ADN de notre combat politique. Moi, je me suis engagé en politique pas pour le parti d'ailleurs.
Moi, je me suis engagé pour elle et je me suis engagé pour l'avoir élu présidente de la République. Je lui dois énormément et et j'espère que cette ambition pour laquelle je me suis engagé en politique trouvera un horizon et et et un et une hypothèse dans quelqu'elà aujourd'hui parce que ça j'ai envie de dire vous l'avez dit souvent en effet mais depuis quelques semaines euh c'est extrêmement clair qu'il y a à cette heure-ci une forme de cohabitation entre deux lignes au-delà de ce que vous partagez comme conviction. Je me rappelle qu'entre les deux tours des municipales, vous avez appelé la droite à se désister pour vous comme une façon de dire on appartient au même camp.
Le lendemain, Marine Le Pen a dit "Nous ne sommes ni de gauche ni de droite." Marine Le Pen a proposé une surtaxe sur les compagnies pétrolières. Vous vous avez dit dans un pays où il y a déjà 46 % de prélèvement obligatoire, c'est peut-être pas la meilleure idée.
Enfin, sur les retraite, elle a dit "Nous maintenant l'âge de départ à la retraite à 62 ans et vous vous avez dit au Frankfurter Minong, nous examinons ou nous sommes en train d'examiner la question de l'âge." Donc en fait, ça va au-delà de pas être des clones. On sent et c'est normal d'analyser cela.
C'est normal d'essayer de comprendre deux lignes différentes qui sont d'une forme une forme de de de national populisme étatique traditionnel du RN et peut-être une forme de volonté d'appartenir à la droite de de de rentrer dans la famille de la droite ou peut-être même carrément une forme de centrisation de votre parti pour rassembler plus large. Je ne pensais pas qu'un jour un journaliste m'accuserait d'être centriste. C'est pas c'est pas prior une politique le pire n'est jamais sûr.
C'est pas a priori une accusation. C'est une accusation. Répond je vais vous répondre sur le fond.
Euh d'abord au second tour des élections. Je me souviens que vous avez déjà prononcé ce mot au second tour des élections municipales. Euh moi je suis dans mon rôle de chef de parti.
Je veux dire, il faut aussi prendre en considération que depuis plusieurs mois et parce que c'est un accord et un pacte que nous avons mûri, préparé ensemble, nous ne nous préparons pas aux mêmes fonctions. Jusqu'à Nouvel ordre, je me prépare à devenir premier ministre et à devenir chef du gouvernement. Marine Le Pen jusqu'à nouvel ordre se prépare depuis plus de 20 ans à devenir la présidente de la République française.
Lorsque vous concourez à l'Élysée, vous n'avez pas vocation à parler à la droite ou à parler à la gauche. Vous avez vocation à parler au cœur de tous les Français, d'où qu'ils viennent, quel qu'ils soi et quel qui a été leur choix politique passé. Quand vous êtes à la tête d'une formation politique, que vous ambitionnez d'être le chef d'une majorité, nécessairement vous devez aller chercher des alliés.
C'est ce que j'ai fait lors des élections législatives en proposant Eric Sioti, président des Républicains avec lequel nous partageons énormément de venir travailler à nos côté de bâtir cette coalition plus d'ailleurs qu'avec Marine Leen et de bâtir cette coalition pour avoir la majorité la plus large possible. Bon, aux élections municipales, il se trouve que dans un certain nombre de configurations, nous avons considéré qu'il fallait tout faire pour éviter la France insoumise de remporter des municipalités. Et j'espère qu'on aura l'occasion de revenir sur le rôle absolument dél que la France insoumise est aujourd'hui en train de jouer dans le débat démocratique.
Donc nécessairement, j'ai appelé les candidats de droite patriote qui se reconnaissaient dans le combat que nous menons à travailler à nos côtés. Jordan Bardella, même si vous n'êtes que que premier ministre ou président de parti, il y a une différence de ton, il y a une différence de positionnement, il y a une différence mais c'est pas une c'est pas une critique, c'est une observation. C'est normal d'essayer d'analyser cela.
Et il y a il y a aussi sur le les surtaxes sur les les compagnies pétrolières et il y a sur la retraite. Oui, mais il y a une complémentarité. Pourquoi une différence ?
Ah, une complémentarité. Bah à partir du moment où Marine Le Pen décide et je le remercie parce que c'est pour moi un honneur et c'est pour moi une responsabilité et une charge très lourde de faire de moi son premier ministre si demain elle est présidente de la République, c'est parce qu'elle estime que nous avons des profils qui sont complémentaires et qui peuvent nous permettre de créer une majorité non seulement dans le pays lors de l'élection présidentielle mais ensuite derrière lors de l'élection législative. Donc je pense que c'est important de ne pas mélanger les fonctions, de ne pas mélanger les missions.
Jusqu'à nouvel art, je me prépare à devenir chef du du gouvernement. Si demain je suis appelé à d'autres responsabilités, l'enjeu ne sera pas de parler à la droite ni de parler à la gauche. Ce sera de parler à la France dans son intégralité.
Et donc vous diriez et donc vous diriez dans ces cas-là comme elle je ne suis ni de droite ni de gauche ou vous diriez je suis de droite ? Mais j'ai toujours indiqué que beaucoup de valeurs qui étaient les miennes s'inscrivaient dans un étos de droite. Euh la liberté, ce qu'elle dit, la liberté euh euh le le la défense de l'identité nationale, l'autorité, la valeur travail, la défense de du pouvoir d'achat de ceux qui de ceux qui bossent des classes populaires et des classes moyennes.
D'abord, ce sont des valeurs que que j'ai au fond du cœur et que j'ai toujours voulu défendre en politique, mais ce sont aussi des valeurs qu'elle partage. Et Marine Le Pen a fait le choix de ne jamais s'enfermer dans ce clivage. Et je ne crois pas vous avoir dit que mon ambition était de sauver la droite.
Ce que je dis c'est qu'il y a des orphelins aujourd'hui à droite et qu'il y a beaucoup de gens qui pendant très longtemps ont voté pour le président Sarkozy, ont voté pour François Fillon, ont été des militants, des sympathisants, des électeurs de cette famille politique du général de elle les appelle les droitards. Appelle pas les droits tards. Dites pas cela.
Je travaille avec elle tous les jours. Elle n'a jamais dit cela. Bon, donc nous travaillons ensemble avec l'ambition de rassembler et à titre personnel, je considère qu'il y a aujourd'hui beaucoup d'orphelins qui se trouvent à la droite de les chiquers politiques avec lesquels nous avons parfois des différences de nuances mais avec qui nous partageons l'essentiel.
Et donc quand je vois des électeurs de droite aujourd'hui prisonniers du parti LR qui est devenu la béquille du macronisme et bien je leur dis venez travailler à nos côtés. Moi, je vous tends la main et j'espère que nous aurons l'occasion de faire un bout de chemin de fin à compter de des prochaines élections présidentielles et législatives. C'est aussi simple que ça.
Il y a un point quand même sur lequel euh vraiment Route et le CRIF est légitime à vous titiller, c'est le sujet économique. On en parlera tout à l'heure un peu plus tard, on parlera d'économie tous les deux. Vous voyez bien que il y a un ou 2 ans, les grands patrons, les banquiers, les financiers disaient "Oh, le programme de Marine Le Pen, c'est un programme de gauche." Ça, vous l'avez entendu 1000 fois.
On l'a tous entendu 1000 fois. Et là, depuis peu de temps, les gens disent "Ah Jordan Bardella", je parle des capitaines d'industrie, des patrons du CAC 40, ils disent pas "On est fou d'amour de Jordan Bardella". Ils disent il a un peu bougé les lignes, on l'a vu, il nous a parlé, il est un peu plus compatible.
Voilà, alors qu'il y avait un rejet total du programme économique de Marine Le Pen il y a 2 ans. Ça veut bien dire quand même que vous êtes pas exactement sur la même ligne. Je cherche pas absolument à montrer qu'il y a des lézards, des fic assumez, il y a aucun problème.
C'est c'est le jeu de l'interview et c'est votre rôle. Mais je vais vous dire euh quand on ne se parle pas h quand on n' pas de contact, c'est normal qu'il puisse y avoir des caricatures et du prête à penser quand vous rencontrez des chefs d'entreprise, moi mon objectif c'est de relancer l'économie française et l'ambition que nous portons, c'est de refaire de la France une très grande puissance de productive, une puissance de bâtisseur. Et donc dans ce cadre-là, on a besoin de baisser la dépense publique, de faire la chasse au gaspillage d'argent public dans le pays de l'OCDE qui gaspille le plus.
Mais on a aussi besoin de permettre à nos chefs d'entreprise de recréer les conditions de la création de richesse et de recréer de la valeur. Et donc moi, je viens discuter avec eux et je viens leur dire voilà le le calendrier que l'on vous propose, voilà l'agenda économique que l'on vous propose, mais je leur dis euh éclairez-nous sur vos besoins, éclairez-nous sur les normes, sur la paperace administrative, sur les réglementations qui posent problème aujourd'hui dans la vie de l'entreprise. et nous avons lancé avec Marine Le Pen consultation de toutes les filières économiques pour récupérer filière par filière la liste des normes qui posent problèm parce que je pense que notre économie et que l'économie française des goulines de normes, des goulines de taxes et des golines d'impôts.
Est-ce que c'est être de gauche ou est-ce que c'est être de droite ? Alors, je vous l'accord, c'est certainement pas être de gauche que de poser ce constat, mais je pense que le programme de Marine en 2022 a été mal compris sur un certain nombre de points parce que bien souvent, on vient m'attribuer à moi le mérite d'un certain nombre de mesures mais bien souvent je ne fais que présenter et que relayer le programme économique qui a été celui de Marine Le Pen. Non, aux gens qui ont le cœur à droite et qui pensent que nous avons un programme socialiste ou un programme communiste en économie, je leur dis arrêtez d'écouter les cadres des républicain dont le dernier argument est d'essayer de développer ce prête à penser et cette caricature pour empêcher des gens de la classe moyenne, des chefs d'entreprise, des seigneurs de venir travailler à nos côtés.
Nous avons un programme économique et nous aurons en 2027 un programme économique qui est résolument pro business, procroissance pro travail entreprise on en reparlera mais pas sur les retraites. Vous allez vous allez revenir aussi mais juste écoutez écoutez euh euh notre téléspectateur Aurélien, lui aussi se pose des questions sur votre ligne. Bonjour monsieur Bardella.
J'avais une question à vous poser. L'Union des droites est-elle toujours une ambition et un objectif pour vous ? Bonsoir monsieur.
Euh je considère que c'est une trop petite ambition et qu'il faut naturellement et j'y travaille depuis que je suis président du Rassemblement national créer cette passerelle avec les orphelins de la droite et c'est la raison pour laquelle nous avons construit et bâti cette alliance avec Eric Sioti en 2024 président des républicains. En électeur ça marche mais pardon en tête d'affiche vous n'avez personne. Regardez Eric Sioti 1 ou qui d'autre ?
Eric Sioti maire de la 5e ville de France. Respect, parfait, très bien. Mais en dehors de lui de une vice-présidente du conseil départemental LR qui sera notre tête de liste dans les bouche du rau nos élections sénatoriales.
Voulez qu'on en fasse parce que j'en ai j'en ai plusieurs. Vous nous racontez vousz pas nous raconter des craques. Ça c'est un ratage vous auriez pu vous auriez pu étendre.
Vous avez des bons sondages mais vous avez des bons sondages. Vous devriez attirer beaucoup plus au moins d'opportunistes. Au moins d'opportunistes.
Non non non mais attendez euh si la question c'est est-ce que demain on va travailler avec Xavier Bertrand, Valérie PC, Jean-François Copé ou Gérard Larchet, la réponse est non. Mais Bruno Rotaillot, il a été ministre d'Emmanuel Macron. Enfin moi je veux bien qu'on soit si vous voulez le le bac àass de tous les macronis.
Mais monsieur Retaillot, il a non seulement été ministre de Macron, mais il a été le ministre de l'intérieur dans la période où la France n'a jamais autant accueilli d'immigration. Donc il est le comptable aussi de la politique de monsieur Macron. Pardon ?
Rappelez-vous François Mitteran dont on équait les man tout à l'heure, il a siégé avec des communistes. avec des communistes. Aujourd'hui, ce que vous imaginez un gouvernement où siégeront des RN comme vous, mais aussi des gens DLR, exceller, LR, comme vous voudrez, si un jour vous voulez effectivement étendre votre champ.
Mais bien sûr. Et si demain j'ai la capacité de former un gouvernement, je constituerai un gouvernement d'union nationale pour parler à tous les Français. Alors, naturellement, il s'agit pas d'aller faire l'ouverture à gauche, mais il y a beaucoup de de gens au sein des républicains, au se cette famille politique qui sont tiraillés entre des cadres LR qui préfèrent gouverner avec Macron et d'autres cadres LR qui regardent avec beaucoup d'admiration et beaucoup de courage le geste qui a été fait par Rioti lors des élections législatives.
Donc, on interroge sur l'Union des droites. Je viens dire que c'est une trop petite ambition et que quand vous voulez permettre à la France de vivre une nouvelle renaissance, de renouer avec cet appétit pour la fierté nationale, pour la puissance et pour la conquête, il faut parler à tous les Français. Et si demain nous sommes au pouvoir, nous respecterons aussi les Français qui n'ont pas voté pour nous, qui n' pas voté pour la droite et qui peuvent exprimer des désaccord avec nous parce que c'est ça la grandeur de notre démocratie et on est un peu les derniers aujourd'hui à défendre cette fraternité française et cette ce ce goût pour le débat et pour la démocratie.
Donc il y a beaucoup de gens de conseillers municipaux d'élus locaux LR qui nous rejoignent, qui travaillent avec nous. Ils ne sont pas moins méritants que les vieux pantoufls qui sont au Sénat depuis des années et qui euh préfèrent euh sagement attendre la peut-être euh la la l'engagement dans la campagne d'Edouard Philippe pour raller une nouvelle fois euh le camp de ceux qui déconstruisent notre pays depuis euh depuis très longtemps. Je vais revenir juste sur un point qu'on a évoqué tous ensemble.
Euh les retraites, c'était un des points des divergences avec Marine Le Pen. Vous avez dit "On en reparlera". Moi, je vais vous poser une question extrêmement claire.
Aujourd'hui, l'âge de départ légal est à 62 ans et 9 mois. Oui. Euh dans le programme et Marine Le Pen l'a répété, c'est 62 ans.
Euh est-ce que si et vous vous avez répondu au journal allemand, nous examinons la question. Ça veut dire que on sent bien qu'il y a une forme de pragmatisme de votre part. On sent bien que vous êtes peut-être conscient des bah des milliards, des milliers de milliards de dettes.
Donc c'est pas illogique de se dire que peut-être vous pensez qu'il va falloir retarder l'âge légal de départ à la retraite. Est-ce que ce sera le cas ? Est-ce qu'elle vous l'a reprocher Marine Le Pen ?
Non non mais attendez attendez je vais vous répondre sur le fond et après si vous voulez on fera de la popole h sur le fond. Je dis une chose très simple. Le système des retraites aujourd'hui il n'est pas soutenable sur le plan économique.
D'accord. Il y a 60 ans, il y avait quatre actifs, quatre quotisans pour un retraité. Il y a aujourd'hui en 2026 1,7 cotisans pour un retraité.
Donc sur le plan économique, le système n'est pas soutenable. Deuxièmement, sur le plan social, c'est pour ça que la réforme a été faite en 2023 à laquelle vous étiez opposé. Deuxièmement, sur le plan social, le système en vigueur est profondément injuste.
Pourquoi ? Parce que plus vous rentrez tard dans le système, moins vous cotisez longtemps. Vous êtes une infirmière qui commençait à travailler, infirmière libérale, disons à 21 ans.
Pour avoir votre retraite à ta plein dans le système actuel, il faut cotiser 43 ans. Vous êtes quelqu'un qui a des conditions qui hérita de conditions modestes, qui fait des études longues, vous rentrez à 29 à 30 ans sur le marché du travail. vous devez cotiser 37 ans, soit 6 années de moins pour avoir votre retraite à temps plein.
Donc ce système, non seulement il n'est pas viable économiquement, mais il n'est pas soutenable sur le plan social. Donc moi, je dis une chose très simple, il nous faut bâtir le système de retraite qui permettra à la France au 21e siècle d'assoir sa soutenabilité économique et d'avoir un système plus juste où ceux qui ont commencé à travailler tôt partent plus tôt et où ceux qui ont commencé à travailler tard partent plus tard. Aujourd'hui, quand on a commencé à travailler avant 18 ans, on part à 60 ans.
Quand on a commencé à travailler avant 16 ans, on part à 58 ans. Et quand on a commencé à travailler avant 20 ans, on part entre 60 et 62 ans. Oui madame.
Mais on nomet une chose, c'est que l'âge de départ ne veut rien dire parce que pour que le système soit beaucoup plus lisible et soit beaucoup plus juste, il faut regarder le nombre d'années cotisé. C'est ça qui fait foid. Et donc je pense qu'on gagnerait à simplifier les choses et à bâtir un système qui mette davantage en avant la durée de cotisation.
Et deuxème chose, ce qui vous explique que en décalant l'âge de départ à la retraite, on va sauver le système de retraite français. Je pense à Édouard Philippe par exemple qui il y a quelques mois dans une interview je crois vos confrères de challenge parlait d'une retraite à 67 ans il mente au français parce que au mieux vous allez encaisser des recettes supplémentaires au mieux parce que ça n'est pas garanti pour quelques temps supplémentaires mais la question se posera dans 2 ans ou dans 3 ans. Le problème dans un système où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas, c'est le nombre de gens qui travaillent.
Et la France est l'un des seuls pays où la richesse produite par heure de travail a baissé depuis 2016. Donc il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Et donc l'esprit de la réforme qui avait été proposée par Marine Le Pen, elle visait à permettre aux jeunes de rentrer plus tôt sur le marché du travail.
J'écoutais il y a quelques heures ce matin euh le patron du MEDF, Patrick Martin qui parlait du chômage des jeunes. Mais il disait et il mettait en avant ses chiffres euh les jeunes qui travaillent, le taux d'emploi des jeunes, les jeunes en activité, c'est 30 % en France, c'est 50 % en Allemagne, c'est 75 % au Pays-Bas. Bah, vous le savez et peut-être que les gens, pardon, mais peut-être que les gens qui nous regardent ne le savent pas.
Donc, j'ai juste une question. Non non, mais vous faites un Je vais vous retrouver, laissez-moi 10 secondes, je vais vous retrouver. Le problème de notre système aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas assez de recettes et qu'il n'y a pas assez de cotisation.
Donc, il faut recréer de l'activité économique. Quand on quand on désindustrialise, quand on délocalise, quand on conçoit un pays sans usine, et bien nécessairement on a beaucoup moins d'emploi et donc on a beaucoup moins de cation Marine Le, c'est ce que vous nous expliquez. Mais c'estàd elle vient de dire elle elle dit c'est on ne change pas et vous vous nous dites il faut changer.
Mais elle n'a pas dit cela madame et je l'ai entendu il y a quelques jours chez votre confrère à Pauline de Malerve sur BFM TV pardon pour la publicité disant que nous étudions les pistes de financement. Ça ne vous aura pas échappé que nous nous apprêtons à hériter d'un état qui est au bord de la faille financière. Et j'ai toujours dit, y compris lors des élections législatives, que notre priorité sera toujours de permettre aux gens qui ont des métiers difficiles de partir beaucoup plus tôt.
Donc la situation et l'équation budgétaire, elle est très compliquée et croyez-moi, la charge que s'apprête à laisser Emmanuel Macron à son successeur, c'est-à-dire un état français qui est la 7e puissance économique mondiale, qui ne cesse de reculer sur tous les plans est aujourd'hui en situation de faillite financière. Donc notre priorité ira nécessairement vers ceux qui ont commencé à travailler plus tôt. Et donc nous sommes en train de travailler, nous sommes en train de faire des projections budgétaires, d'examiner la question et donc nous aurons l'occasion de présenter un nouveau système et une réforme qui sera juste sur le plan social et qui sera soutenable sur le plan économique.
Je dis juste cela et c'est précisément ce que j'ai dit à vos confrères allemands. Pour ça plus, on est d'accord. Vous êtes président de la République, scénario hypothèse he 2027. 5 ans plus tard, on est donc à l'issue du quinquena en 2032.
Bon, dites-nous-le clairement. Est-ce que les Français en 2032, à la fin du hypothèse de travail du quinquena de Jordan Bardella, est-ce que les Français partiront à la retraite à 67 ans comme les Italiens par exemple, à 70 ans comme les Danois ou à 62 ans comme le souhaite votre parlementaire Jean-Philippe Tangui ? Dites-le clairement parce que moi j'ai franchement j'ai des capacités de concentration très limitée et j'ai vous m'avez un peu perdu.
OK. Donc vers le système de retraite compliqué, je vais essayer de naviguer avec des idées simples. Par voilà, parlez-moi comme si j'avais 12 ans.
Très bien. Euh bah d'abord, je vais vous dire que vous avez peu de chance d'avoir une retraite dans l'état actuel de l'économie française à 12 ans. Donc ce que je dis c'est que nous allons tout faire pour recréer de l'activité économique et pour faire en sorte que notamment les jeunes rentrent plus tôt sur le marché du travail et éventuellement que les entreprises arrêtent de se séparer d'un certain nombre de gens au motif qu'ils ont passé la soixantaine d'années parce que le premier emploi signifie bordel 62 ans 67 ans 70 ans de test de travail grosso modo vers quelle direction allez-vous aller monsieur Brunet je ne sais pas à quel âge vous avez commencé à travailler mais l'âge légal ne veut rien dire.
Ce qui compte, c'est la durée de cotisation. Donc nous allons, nous sommes en train de faire des projections, nous travaillons et nous travaillons à un modèle qui soit juste. Mais ce que je dis, c'est que décaler l'âge de départ légal ne règlera pas le problème du système financier français.
Est-ce que vous pourriez nous dire Est-ce que vous pourriez nous dire Est-ce que vous pourriez nous dire je peux vous donner un exemple ? Regardez parce que vous parlez de l'Allemagne est-ce que vous connaissez la durée est-ce que vous connaissez le niveau de cotisation en Allemagne ou en Italie ? Nous avons un niveau de cotisation pour les retraites.
Certes, on part au moment où je vous parle beaucoup plus tôt qu'en Allemagne ou beaucoup plus tôt qu'en Italie, mais nous avons environ 8 à 10 points de cotisation supplémentaire sur le travail et sur les salaires. Donc nécessairement, les cotisations qui sont acquises tout au long de la vie sont plus importantes qu'en Allemagne et sont plus importantes qu'en Italie. Mais en Allemagne, l'âge auquel vous rentrez environ sur le marché du travail, le premier emploi significatif, on va prendre cet indicateur, le premier emploi significatif en Allemagne, c'est 23 ans, c'est 27 ans en France.
On a considéré que toute une classe d'âge avait vocation à faire des licences de sociaux et aller à l'université. Moi, je suis un défenseur du système dual à la Suisse ou à l'allemande et de la fin du collège unique qui doit nous permettre d'orienter plus tôt, de mieux valoriser l'apprentissage et d'avoir des jeunes qui mieux formés rentrent plutôt sur le marché du travail. Ça fera des recettes en plus, ça fera des cotisations en plus.
Et donc ce que je vous dis, c'est que avec de la croissance, tout est plus soutenable. Les États-Unis, ils ont 120 % de dette. Et quand vous avez de la croissance, que vous attirez les investissements et que vous avez de la stabilité économique, et bien toutes les autres variables sociales sont infiniment plus santé.
Juste pour terminer par une petite pirhouette, les Français adorent qu'on qu'on se dise qu'on dise parfois ça nous arrive nous les journalistes, on s'est trompé sur tel dossier. Est-ce que vous n'avez pas vous alors que vous êtes dans l'opposition apprécié d'une façon un peu rapide ce problème ultra complexe des retraite et qu'aujourd'hui finalement alors que vous êtes en passe de peut-être gouverner la France, vous vous dites "Ou là là, c'était très compliqué. Les solutions un peu populistes qu'on avait apporté, les réponses qu'on avait apporté à ce problème complexe était peut-être un tantinet simple.
Finalement, on revoit un peu notre copie discrètement et cetera. On a un peu le sentiment, nous les journalistes, que c'est que c'est ce qui se passe. C'estàd que vous avez vous aviez apporté des réponses un peu définitives et rapides et aujourd'hui vous vous dites "Bon, on est en train de recalibrer les choses parce que c'est plus complexe que et c'est pas déshonorant de le dire hein.
C'est pas déshonorant de dire bon euh on c'est plus compliqué qu'on de penser. Euh vous m'avez demandé de vous parler comme un enfant de 12 ans." Ouais.
Sau v respect, je vais quand même vous rappeler que le monde a changé depuis 2017 et que la France a 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires et que les taux d'intérêt qui étaient à 1 % aujourd'hui entre 3 et 4 %. Donc, il serait euh profondément démagogique et pour le coup extrêmement populiste puisque c'est le terme que vous avez utilisé, de venir devant vous 10 ans après l'élection d'Emmanuel Macron en train de vous dire "Notre chiffrage, notre trajectoire budgétaire ne va pas changer d'un Yota alors que la situation de la France n'a fait que se dégrader" et on reparlera des comptes largement. Avançons s'il vous plaît Jordan Bardella et allons au sujet qui est votre principale marque de fabrique, l'immigration.
Quel est exactement l'état de votre projet ? Et surtout la question essentielle, qui est français qui n'est pas français ? La France pratique le droit du sol.
L'enfant né de parents étrangers en France, résident en France, devient français, peut devenir français à ses 18 ans par une procédure très simple, attribution de fait automatique. Parquoi voulez-vous remplacer cela ? Il y a deux questions qu'il va falloir se poser et deux questions très simples lors de l'élection présidentielle.
C'est comment arrêter les flux migratoires et comment relancer l'assimilation ? Comment arrêter les flux migratoires dans un pays où il y a depuis 2017 par les choix politiques qui ont été faits par monsieur Macron 4,3 millions d'étrangers qui sont rentrés sur notre sol ? La France n'a jamais accueilli autant d'immigration sur notre sol avec ce que je considère être une immigration subie.
C'est-à-dire qu'on a demandé depuis des années aux Français de s'exprimer lors des élections sur des choix. Ils n'ont jamais été entendus sur leur volonté aujourd'hui très nette dans tous les sondages de réduire la voilure en matière d'immigration. Et deuxième question, c'est l'assimilation parce que il y a aujourd'hui des millions de Français qui ont ce sentiment d'exil intérieur, qui ne reconnaissent plus la France, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi et qui voient leur pays changer et voi leur pays se transformer.
On a des gens qui arrivent dans notre pays qui ne savent rien du pays où ils arrivent et on a un peuple qui hérite qui est là depuis des décennies qui est là depuis 1000 ans et qui a de plus en plus tendance à ne plus s'aimer et avoir honte d'être français de son histoire de son identité de sa culture. Donc il faut apporter des réponses et la première le premier grand chantier que nous souhaitons engager si nous gagnons les élections présidentielles, c'est un référendum sur l'immigration. Nous souhaitons faire ce référendum très vite dès les premiers mois et peut-être même dès les premières semaines sur le droit du sol précisément.
Ça peut être un projet de loi qui contiendra l'ensemble des mesures pour permettre aux français de s'exprimer sur cette politique et de reprendre le contrôle de leur patrie, de leur nation et de leur identité nationale. Certains avaient agité rappelez-vous jusqu'à destin même jusqu'estin en avait parlé ça a toujours été remis aujourd'hui. Allons s'il vous plaît chapitre par chapitre parce que soyons vraiment très pédagogique là.
C'est pas si simple droit du sol. Monsieur Rochbin, il y aura la suppression du droit du sol sous quelle forme exactement soyez encore pardon par nous interrompre mais je trouve que c'est très important d'aller pas à pas quand vous dites suppression du droit du sol je reprends le cas le l'enfant né de parents étrangers en France qui réside en France qui maintenant devient français à 18 ans de manière quasi automatique qu'est-ce que vous changez vous vous il sera forcé de se naturaliser c'est ça aujourd'hui est français celui qui est né d'un ou deux parents français sur le seul français ou celui qui étrange étranger est né en France de parents étrangers est né sur le sol français et peut de manière quasi automatique à la arriver l'âge de la majorité obtenir la nationalité nous supprimons le droit du sol c'est-à-dire que sera français celui qui est né en France est dont l'un des deux parents est de nationalité français ensuite il vous sera possible de devenir français si vous êtes né de parents étrangers en faisant conformément au droit français une demande de Alors soyons très précis pardon le le le jeune homme de 18 ans ou jeune femme qui est à ce momentl doit au lieu de la droit du sol monsieur R c'est une exception des pays frontaliers mais je vais être très précis des prix frontaliers par exemple comme l'Italie n'ont pas le droit du sol la nationalité française s'hérite ou se mérite et donc nous considérons qu'elle peut s'obtenir si vous êtes étranger par le respect de tout un tas de critères et par l'obtention favorable d'une demande de naturalisation est-ce que ça veut dire que cette naturalisation comprendra et vous avez raison de le lire ça se fait dans d'autres pays un certain nombre de tests même pour l'enfant né en France de parents Absolument de test genre chanter la marseillaise quoi d'autre qui est Clémenceau qui est Jor culture générale française c'est pas moi qui qui fait le test on donnera en tout cas les les objectifs et les orientations mais il s'agira de maîtriser les l'essentiel de ce qui est la France d'abord de parler la langue française peut-être d'avoir un contrat de travail en France ou d'avoir un motif légitime pour aspirer à cette nationalité française à son contrat de travail on pourrait privé de la possibilité devenir français peut-être et peut-être de ne pas avoir de casier judiciaire parce que la nationalité française est quelque chose qui doit retrouver une valeur sacrée dans l'esprit français mais aussi dans l'esprit de nos institutions et donc nous supprimons le droit du sol. Exemple, je vous donne un exemple, pardon.
Attendez, dans ce manière systématique les délinquants et criminels étrangez attendez. droit du sol par exemple en Allemagne il demande au naturalisés de considérer l'histoire de dire à quel point la choa l'enseignement de la choix ça ferait partie par exemple du fait de connaître l'histoire de l'Europe ? Oui, c'est vous savez que c'est déjà le cas aujourd'hui lorsque vous faites une demande de naturalisation, vous devez déjà répondre à un certain nombre de critères et donc ces critères, ils seront renforcés si nécessaire.
Mais la nationalité française n'est pas un spéculose qu'on offre avec le café. Euh elle est quelque chose que nous tenons en très haute estime et euh aujourd'hui l'ensemble du système français est en soi une pompe aspirante euh à l'immigration. Donc nous souhaitons réduire considérablement la voilure en matière d'immigration parce que aujourd'hui les flux migratoires déstabilisent les grands équilibres de la société française.
Je vous donne un exemple. Euh 31 % des immigrés selon l'INC occupent un logement social. 44 % des ressortissants algériens en France occupent un logement social et dans le même temps, vous avez des millions de familles françaises qui n'arrivent plus à se loger, soit parce que le prix des logements est trop cher, soit parce qu'il manque des offres de logement.
Et donc, nous souhaitons notamment par l'intermédiaire de ce référendum et j'en termine instaurer la priorité nationale, c'est-à-dire la possibilité de donner une priorité d'accès dans le logement social qui est une aide sociale parmi d'autres aux familles françaises. De la même manière pour bénéficier des aides sociales françaises et de la de la générosité du modèle social payé par les Français qui travaillent et par les 72 % de Français qui travaillent dans notre pays ou qui sont en activité. Et bien, il faudra avoir la nationalité.
Est-ce qu'il sera constitutionnel fait un homme ? Est-ce qu'il sera pas en opposition avec la Constitution ? Vous savez qu'on peut changer la Constitution soit par la réunion du Congrès et des 35/ 5è du Congrès, soit par référendum.
Et donc ce référendum, et merci de me permettre de préciser, il aura valeur constitutionnelle et il vise à faire rentrer l'ensemble de ces dispositifs dans la constitution française pour se protéger aussi de la remise en cause permanente des décisions administratives français par exemple d'éloigner un OCUTF par des décisions absurdes de la Cour européenne des droits de l'homme. Donc on doit redevenir souverain. Les Français doivent pouvoir s'exprimer sur cette politique.
Et quand j'en termine sur mon exemple du logement, mais quand on accueille 500000 personnes chaque année de manière légale, sans parler des clandestins dont seulement 10 % c'est-à-dire 50000 ont un contrat de travail et que vous construisez de l'autre côté 300000 logements, et bien ça crée nécessairement des pressions sur l'ensemble des services. Monsieur Bardella, est-ce que vous êtes déjà dépassé en fait sur votre droite quand Gérald Darmanin dit il y a quelques jours, il propose un moratoire de 3 ans sur l'immigration légale. Ah ouais, il veut restreindre le regroupement familial.
En réalité en Danemark social-démocrate danoise premier ministre de social-démocrate pas la soupçonner d'extrême droite il est vrai avec madame Mélonie mais avec beaucoup d'autres Autriche Belgique et cetera demande d'assouplir les critères européens ceux de la convention européenne de droit de l'homme en réalité est-ce que vous marquez encore votre différence pour différent je vous sais beaucoup trop intelligent pour tomber dans le panneau et pour croire que monsieur Darmanin qui a été l'un des pires ministres de l'intérieur de la République française sous lequel nous avons franchi tous les records en matière d'immigration, il a le droit de promettre et tous les records en matière d'insécurité venir aujourd'hui changer d'avis parce que c'est populaire et que c'est majoritaire dans l'opinion de venir épouser les thèses du Rassemblement national. Est-ce que vous croyez vraiment dans la sincérité de ces gens-là ? Moi, j'aimerais que tous les gens qui ont été au pouvoir présentent leurs excuses au peuple français et qu'il leur demande pardon pour le pays qu'il s'apprête à nous léguer dans quelques mois qui est un pays rempli de fractures, qui est un pays profondément divisé.
Est-ce que vous vous rendez compte que nous vivons dans un pays, monsieur Rochebin, où en grande partie à cause de notre politique d'immigratoire, la vie et la fête sont devenus impossibles ? Il n'est plus possible d'organiser un événement, une manifestation sportive, un bal populaire, un rassemblement dans une ville ou dans un village sans qu'il y ait systématiquement des ordes de délinquants qui viennent casser, s'en prendre aux forces de police, détruire les commerces, détruire les portes d'immeubles et je vous dis bientôt, ils rentreront dans les immeubles, ils casseront les digicodes et ils s'en prendront aussi aux familles honnêtes qui habitent dans les cet enauvagement de la société française est aussi la conséquence de notre incapacité à maîtriser notre politique d'immigration. Alain Ber va nous rejoindre mais pendant qu'il va s'installer, je vous pose encore cette question.
Si vous avez raison et si vraiment il faut un changement de cap complet, est-ce que vous assumerez la dureté ? Certains disent l'inhumanité que ça représente ? Regardez aux États-Unis, Trump l'assume complètement.
Quand il fait des renvois, c'est pas à moitié, il va jusqu'à faire des renvois forcés à Guantanamo et cetera. Si vous devez restreindre l'aide médicale d'État comme vous le proposez à l'aide médicale d'urgence, le regroupement familial limité et cetera, vous savez très bien que ça passera par une certaine dose de dureté d'inhumanité. Vous savez très bien qu'au premier reportage de JT, on montrera une famille qui doit remettre ses soins médicaux gynécologiques parce qu'ils sont pas connaiss très bien les journalistes.
C'est vrai vous avez parfaitement l'opinion pub l'opinion publique aes paradoxes. On peut vouloir restreindre l'immigration et en même temps quand ils verront le reportage, ils diront "Ah quand même c'est quand même très inhumain de faire ça." Est-ce que vous assumerez cette dureté ?
Non, monsieur Rochin, ce qui est inhumain, c'est la politique d'immigration telle qu'elle est menée aujourd'hui. Voyez, ce qui est inhumain, c'est de laisser s'accumuler les bidonvillees à la porte de la chapelle et de laisser s'accumuler les difficultés que connaissent beaucoup de nos compatriotes dans les cités et notamment dans les quartiers qui ressemblent beaucoup au quartiers dans lesquels j'ai grandi. Ce qui est inhumain, c'est d'avoir un revenu modeste, peut-être aussi d'être issu de l'immigration, d'avoir fait un effort exigeant de s'assimiler et d'être aujourd'hui coincé parce qu'on a du trafic de drogue en bas de sa fenêtre. euh les salafises qui imposent leur lois dans les quartiers et de ne pas pouvoir fuir parce que le logement privé à l'extérieur est trop cher.
Ce qui est inhumain, monsieur Rochbin, c'est d'aller dévitaliser l'Afrique et c'est d'aller chercher en Afrique des ingénieurs, des médecins, des forces vives, des classes moyennes, des jeunes africains pour venir faire le le entre guillemets le sale boulot et pour venir faire la plonge dans les restaurants de l'agglomération parisienne. C'est cette vision là qui est profondément inhumaine et que je combats. La fermeté peut-être une forme d'humanité.
Est-ce que vous croyez, monsieur Rochbin, que c'est inhumain d'expliquer à tous les peuples du monde que l'on va les accueillir et les prendre en charge en Europe en permettant et en laissant ces gens traverser la Méditerranée en donnant 10000 dollars aux mafiaas de passeur au risque de leur vie. Donc ceux qui appellent à l'immigration massive qui font croire à tous les peuples du monde que la France est encore un Eldorado alors que nous avons d'innombrables difficultés sont en réalité les les véritables tenants d'une politique inhumaine. Donc cette fermeté en matière d'immigration, c'est aussi une forme d'humanité.
Je vais vous donner un ultime exemple. Il y a quelques années, l'Australie euh qui était régulièrement accostée par des bateaux de migrants a mis en place une politique qui s'appelait No Way. une politique qui consistait à dire "Ne venez pas en Australie, vous serez systématiquement reconduit dans votre pays de départ" et il y avait même des campagnes de publicité dans les pays d'origine.
Il n'y a plus quasiment un seul drame au large des côtes australiennes. Donc cette vision de l'immigration qui consiste à accueillir sans limite et à laisser ces gens croire que notre pays est encore une mine d'or qui va les accueillir est en fait profondément inhumaine. Journal Bardella, on va entrer dans un moment de l'émission tout à fait inédit.
C'est Alain Boer qui va nous rejoindre. Alain Boer qui signe notamment intrigue à l'ONU. Ça nous ramène à beaucoup des scénarios qu'on va voir ici.
Je vous en prie Alain Ber tout à fait inédit auquel on va vous confronter. Alain Ber va vous Bonsoir. Bonsoir professeur.
Un certain nombre. Ah vous l'appelez professeur vous. Vous avez le sens des convenances. d'habitude euh un certain nombre de crises majeures que vous pourriez rencontrer si vous étiez au pouvoir.
Alam Bouer, je vous passe la parole pour le premier scénario. Alors monsieur le président de la République, car je prends cette option comme étant l'élément qui devrait illustrer la question qui peut se poser à un homme ou une femme qui vient d'être élu et de nous mettre dans cette hypothèse. Après tout, elle est aussi crédible que n'importe quel autre et elle fait même partie, d'après les enquêtes d'opinion, des plus crédibles disponible.
Nul ne sait qui sera candidat et jusqu'au bout de ce parcours très compliqué. Un an, une élection présidentielle, on est toujours surpris du résultat après. Mais pourquoi pas ?
Monsieur le président de la République, vous n'allez pas avoir d'état de grâce. À la grande différence de beaucoup de vos prédécesseurs, les crises sont déjà là. Elles ne vont pas disparaître par votre élection et vous allez avoir à gérer toute une série d'événements au-delà de la formation de votre propre gouvernement, de la construction des élections législatives, de la gestion du toutvenant qui fait le rythme passionnant de la politique quand elle n'est pas que politicienne. un certain nombre de crises internationales et d'événements vont se précipiter et je voudrais en prendre un certain nombre pour les aborder avec vous comme si vous étiez en situation de prendre des décisions.
Évidemment, vous aurez autour de vous, j'espère, des diplomates, des haut fonctionnaires républicains qui seront en mesure de vous éclairer, mais la décision, elle est toujours la vôtre. Premièrement, le gouvernement chinois décide que le moment est venu pour lui d'étouffer Taïwan, pas de l'envahir, je le précise bien, d'étouffer Taïwan par un blocus de la mer de Chine. Ce blocus amène mécaniquement une série de pays amis, alliés ou très lointain pour la France. la Malaisie, l'Indonésie, les Philippines, le Vietnam, mais aussi l'Australie, la Nouvelle-Zélande et quelques territoires français qui ne sont pas tout à fait secondaire dans notre histoire. certains départements d'autres territoires parmi lesquels la Nouvelle-Calédonie mais on oublie souvent la Polynésie française dont le territoire est équivalent celui de l'ensemble de l'Union européenne à considérer que ce qui est en train de se passer est un enjeu majeur.
Le gouvernement des États-Unis décide comme il l'a envisagé d'ors et déjà par un accord militaire de bloquer le détroit de Malaka. Nous nous occupons beaucoup d'ormous où sort le pétrole qui va vers la Chine. Le D3 de Malaka, c'est 80 % des exportations chinoises vers le monde entier.
Il s'agit donc d'une confrontation majeure et pour débloquer la situation ou pour bloquer le blocus comme ceci se fait désormais, le gouvernement des États-Unis appelle à une coalition internationale visant à rétablir la liberté de la circulation en mer de Chine. Qui participez-vous ? D'abord, la France est présente dans cette région du monde, dans cette région de l'Indo-Pacifique qui compte et on la voit s'afficher d'ailleurs derrière près de la moitié de la population mondiale.
Je peux d'ors et déjà vous dire que les moyens et nous critiquons cela, les moyens militaires qui sont aujourd'hui ceux de la France dans cette région du monde sont non seulement très insuffisants, je crois qu'on a 6 ou 7000 militaires qui sont présents dans l'Indo- Pacifique. Donc beaucoup sont présents notamment sur les bases de la Réunion et on a quelques moyens militaires qui se déplacent en mer et qui sont en nombre extrêmement légers. Donc par définition et au moment où je vous parle, mais ça ne supute pas de la politique que nous mettrons en œuvre pour renforcer la présence militaire française dans l'Indo Pacifique.
Les moyens français de toute manière seraient très largement insuffisants pour aboutir à une réponse militaire efficace. J'imis des réserves sur votre hypothèse parce qu'en réalité il y a une interdépendance qui est très forte entre la Chine et Taiïwan. Et je vais vous dire, je pense que le meilleur bouclier aujourd'hui à Taïwan, il n'est pas militaire, il est économique et c'est notamment TSMC qui est le leader mondial, un des leaders mondiaux de la fabrication des semi-conducteurs.
Et donc en réalité et contrairement à ce qu'on pense, la Chine et Taiïwan sont extrêmement dépendants sur le plan économique. Donc un tel scénario provoquerait une guerre économique majeure, une déstabilisation de l'économie mondiale mais qui pénaliserait en premier lieu la Chine. Et donc ce que je crois nécessaire pour la France, c'est de rester non aligné, de rester en retrait d'une potentielle coalition tout en préservant la défense et la sécurité de ces ressortissants.
Je pourrais pas vous le dire de tête, mais on a plusieurs centaines de milliers de Français qui sont aujourd'hui installés dans l'Indo- Pacifique parce que nous avons grâce à notre espace maritime 17 fuseaux horaires et on est, dit-on souvent, le seul pays où le soleil ne se couche jamais. Donc on a cette dimension euh euh multiple sur toute la planète. Mais je ne crois pas ce scénario envisageable.
Je ne le crois pas probable et je pense qu'on va plutôt se diriger vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine dans cette dans cette région du monde. Et nous devons rester la nonaligné, dites-vous, hein. C'est la position de la France.
Je veux dire, depuis la reconnaissance de de la Chine et la proclamation de la République populaire de Chine, la France a toujours pratiqué la politique et non pas le principe mais la politique de la Chine unique qui consistait à reconnaître comme seul état la Chine, à maintenir un statut quo pour Taiïwan mais sans reconnaître euh la la prééminence de Pékin sur euh Taïwan. Donc je veux dire, je pense que ce qui joue et ce qui permet à la paix mondiale de de jouer la montre, c'est en réalité davantage les intérêts économique et ce sont les intérêts notamment liés au au semiconducteurs taïwanais plutôt que de potentiel navire qui pourraient être déployés au large des deuxè scénario un beauur vous venez d'être élu vous recevez un message de Vladimir Vladimirovic Poutine président de la Russie vous disant cher Jordan Bardella, félicitations pour votre élection. Je suis tout à fait ravi.
Le moment est venu de rétablir les échanges historiques entre la France et la Russie. Je vous propose de venir rapidement pour votre premier voyage officiel à Moscou où vous serez reçu avec les honneurs du notre histoire commune afin de trouver ensemble la solution au conflit ukrainien. Dans le cadre assez simple, l'Ukraine entre dans l'Union européenne, pas dans l'OTAN, neutralisation, finlandisation au sens historique du terme.
Acceptez-vous d'y aller à Moscou ? Non. parce qu'elle consisterait en réalité en une victoire symbolique pour le président Poutine.
Et j'ai de la mémoire et je me souviens comment est-ce que le président de la Fédération de Russie avait utilisé, vous vous en souvenez, la visite d'Emmanuel Macron qui est arrivé en fanfare dans une période de très forte tension pour ne rien obtenir et pour en réalité se faire balader. Donc si la Fédération de Russie souhaite dialoguer avec un État européen en vue de négocier la paix en Ukraine, d'abord il y a des contacts qui doivent pouvoir se faire par l'intermédiaire de nos services respectifs et pardon même seul sans madame Vlen et madame Kak surtout sans madame Vlen parce que l'idée c'est qu'on obtienne quelque chose. Donc on laisse l'Union européenne parce qu'à chaque fois que l'Union européenne touche à quelque chose c'est catastrophe.
Donc on laisse la présidente de la Commission européenne qui n'a aucune compétence euh diplomatique d'après les traités. Donc on laisse l'Union européenne de côté. Et je lui proposerai que l'on se retrouve dans un état neutre ou dans un état aux portes de l'Europe.
On pourrait par exemple se retrouver en Roumanie euh à proximité des éléments militaires français qui s'y stationnent. Hm. Je pense que la France a une responsabilité particulière euh à l'est de l'Europe parce que pas engagé vous feriez le coup de Trump qui avait montré CB2 en montrant des armes françaises.
Par principe, je ne dois pas vous dire ce que je ferais dans cette situation parce qu'elle contribue de l'ambiguité stratégique qui doit nécessairement se se se nourrir. Ce qui est certain, c'est que viendra le temps, il faudra se mettre autour d'une table, non pas pour se complaire, non pas pour se vendre, mais pour dialoguer et pour discuter de la paix. En tout cas, soyons plus directord, soyons plus direct.
Est-ce que vous avez une nostalgie des années Shiraak ? Chirak était allé très loin dans l'amitié avec Poutine et il faut le rappeler hein, à l'époque la Tchenie était déjà écrasée. Poutine était moins dictatorial qu'aujourd'hui mais enfin c'était déjà pas une démocratie libérale pure sucre.
Est-ce que vous avez la nostalgie de ça ou est-ce que c'est définitivement fini aujourd'hui ? La Russie est un adversaire. Non mais monsieur RBin, le monde change, le monde évolue et les les ambitions impériales de la Russie, elles existent.
Elles existent aux portes de l'Europe et elles existent même sur des intérêts français puisque je vous rappelle que partout où nous nous sommes retirés en Afrique, ce sont les Russes et ce sont notamment les milices Wagner qui ont pris notre place, se rajoutant à cela les opérations d'ingérence et l'ingérence notamment dans des territoires d'outreem français comme le le parti prix de la Russie pour les comor face à Mayotte. Donc la Russie conteste aujourd'hui des intérêts européens, elle conteste des intérêts français mais c'est une puissance nucléaire et nous savons en Europe ce que signifie l'escala. Donc la France et il ne s'agira pas pour nous de faire un renversement d'alliance assure la sécurité des pays baltes.
Elle assure des missions sur le flanc est de l'OTAN. Ces missions doivent être prolongées et il est évident et et je le dis pour pas qu'il y ait d'ambiguité que nous sommes tenus par une clause d'assistance mutuelle à l'égard de tous nos partenaires européens. Donc si demain le président Poutine devait franchir une ligne supplémentaire et je pense qu'il ne le fera pas mais je ne suis pas devin et je n'ai pas de boule de cristal.
Ça provoqua nécessairement une réaction euh des des pays des pays européennes. Anecdote historique, premier voyage officiel à Moscou 1944. C'est le premier voyage du général de Gaulle qui choisit Moscou et une visite à Staline et qui a été allé très loin dans les concessions concernant la Pologne.
On est bien d'accord. Trème scénario. Nous avons un grand allié en Asie.
Tout ça dans la même journée professeur. Oui. Car je vous ai pris très exactement la liste de des problématique stratégique traité au cours de la semaine.
Je dois être honnête. Mais son fond de commerce le scénario du la période la période de transition ne dure pas qu'une journée. Une jour vous consulter à il est cher.
Non au service public. Moi vous savez c'est en plus je suis émérite c'est maintenant je fais je fais le travail gratuitement pour lequel j'étais mal payé avant. Euh nous avons un grand allié en Asie qui est l'Inde.
Oui. Et l'Inde a un grand ennemi en Asie qui est le Pakistan. L'Inde est armée essentiellement par nous absolument notamment Rafale et en Scorpen les sous-marins.
Le Pakistan est armé essentiellement par la Chine Chine et régulièrement suite à un attentat ou un conflit frontalier, il y a une reprise du conflit entre les deux. L'Inde indique que le Pakistan ayant organisé un attentat qui lui est attribué, que ça soit vrai ou faux est un autre second vient de commettre un élément majeur de déstabilisation et décide d'entrer en guerre contre le Pakistan pour faire payer cet attentat et fait appel à la France pour avoir son soutien logistique, accélérer les ventes et surtout la livraison des rafales, des missiles qui vont avec. bref d'être de choisir un camp, c'est notre plus grand client de rafale.
Que faites-vous ? D'abord, ce conflit, il dure il dure depuis près de 80 ans. Et dans cette région du Cachemir, nous avons trois belligérants parce qu'en été, il y a la Chine, une partie du Cachmir est attachée à la Chine.
Trois bell gérant qui ont la bombe nucléaire. le Pakistan, l'Inde et la Chine. C'est assez inédit dans les conflits que nous avons aujourd'hui sur la carte du monde.
Donc la décision que prendra la France est évidemment une décision qui sera souspesée mais peut-être encore davantage souspesée que d'habitude. Vous avez raison qu'il y a une proximité industrielle et économique avec l'Inde, mais il n'y a pas, sauf erreur de ma part, d'accord de défense ou d'accord d'assistance mutuelle avec l'Inde. qui veut dire que si nous sommes amenés à vendre des rafales à l'Inde et l'Inde est un très grand partenaire économique de la France, nous devons nécessairement, mais ça c'est pas de mon ressort, ce serait du ressort de des équipes de d'Assut et de monsieur Trapier de dire si oui ou non ils peuvent répondre à une telle demande.
En tout cas euh le président français se doit de défendre l'intérêt économique et l'intérêt industriel de la France. Et donc si l'intérêt économique et l'intérêt industriel de la France est d'exporter davantage de rafale, alors nos entreprises trouveront à leur côté un gouvernement qui appuera cette initiative sur le plan diplomatique. Vous avez mentionné euh l'attentat qui a été commis sur le territoire indien dans la partie indienne du Cachmir il y a quelques mois.
On peut se réjouir d'avoir constaté la supériorité aérienne des Indiens grâce notamment au génies militaires français et au génie de nos rafales sur les systèmes de défense chinois. Je je le dis parce que on a toujours tendance à croire que euh la France grande puissance est une cause perdue. Je considère que l'âge d'or non je considère que l'âge d'or de notre pays est encore devant nous.
Sinon je ne ferai pas de politique. La France sera plus jamais une grande puissance. Non, je vous dis l'inverse, c'est que il y a beaucoup de gens qui s'habituent à l'idée que la France est une cause perdue.
La France est non seulement une grande puissance, c'est une puissance continentale. Je considère qu'elle doit redevenir une grande puissance maritime mais aussi une grande puissance du ciel. Ça parle par par le spatial, mais ça passe aussi par notre défense.
Et donc nous avons un joyau français qui s'appelle d'assaut qui produit des rafales et donc nécessairement la France devra répondre. Est-ce que ça passe Jordan Bardella par ce que fait actuellement le président de la République ? c'està dire étendre non pas le partage nucléaire comme c'est dit parfois faussement mais la dimension européenne de la protection nucléaire française avec l'ambiguïté que ça suppose à d'autres pays européens.
Est-ce que vous dites bravo Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire ? et et nous avons toujours considéré que la France devait continuer à honorer sa propre doctrine. Et cette propre doctrine, elle a été développée par le général de Gaul dans une instruction aux armées au début des années 60 et qui indiquait précisément que la défense des intérêts vitaux de la France ne s'arrêtait pas aux frontières de l'hexagone.
Le débat qui a été porté par Emmanuel Macron, d'abord le bouton nucléaire devra toujours toujours rester sous le contrôle total du président de la République. Tout le monde le dit. Oui, enfin le président a été ambigu pendant un certain nombre d'années sur ce sujet.
Non, là tu pas avec l'idée d'un partage du siège français par exemple au siège de au siège de l' Oui, mais je connais son il y a pas beaucoup de conviction je pense dans sa politique qui a qui est extrêmement erratique et qui a beaucoup changé mais en tout cas son adhésion à un agenda fédéraliste européen, il existe. Donc moi, j'ai toujours été opposé à l'Europe de la défense parce que je ne veux pas que madame Van Derlon puisse demain décider d'envoyer des soldats français mourir sur des théadres d'opération extérieure. Mais je dis et je redis le bouton nucléaire, il doit rester sous l'autorité exclusive du président de la République française.
Et vous avez raison que dans son dernier discours, il a rappelé cela. Mais avant d'envisager des postes avancés dans d'éventuels pays européens, ça doit être donnant donnant. Et donc la question que je pose à nos partenaires européens, c'est sont-ils prêts à se libérer de l'extrat territorialité du droit américain qui fait que les Américains ont droit de vie ou de mort sur les pays à qui ils vendent des armes ?
Et donc avant de demander à la France d'étendre son parapluie nucléaire, il faut que nos partenaires européens arrêtent d'acheter des F35 et achètent des rafales. Scénario suivant, il faut faire la liste de nos ennemis, de nos adversaires et parfois de nos vrais faux amis. Sachant qu'une nation peut être tout cela à la fois en réalité.
Tous cela la foi. Ou les amis de nos amis, c'est pas toujours nos nos amis. Les amis de nos ennemis sont pas toujours nos ennemis.
Et c'est le rôle du président de la République, il est vrai, de gérer toutes ces ambigués. Euh nos amis américains Oui. qui ont un tropisme hémisphérique nouveau de l'Arctique à l'Antarctique et de l'Alaska au Groenlande décide d'aller jusqu'au bout de l'opération "Récupérons le Groenland".
Pas tellement pour le Groenland en tant que tel, mais pour les routes qui vont ouvrir du fait de la fonte de la glace. Comme quoi, le réchauffement climatique en matière stratégique n'est pas un débat, il est militairement acquis et euh en quelques heures d'importants équipements américains atterrissent sur les pistes des anciennes bases américaines qui appartiennent aux États-Unis depuis un traité de 1941, renouvelé en 1951, revisité dans les années 70 puis au début des années 2000. Et le royaume du Danemark et son gouvernement social-démocrate, on suppose qu'il le sera encore, décide de faire appel dans le cadre du traité de l'Union européenne, je ne parle pas de l'OTAN, et de dans le cadre de l'Alliance atlantique de à au soutien des pays de l'Union européenne, des pays de l'Alliance et donc particulièrement de la France.
Que faites-vous ? La situation s'est déjà posé. Il y a quelques mois, lorsque la tension du côté américain est montée, il y a eu une réaction de la part notamment de plusieurs pays européens, de la France qui a envoyé, je dirais, du monde et du matériel, même de manière sporadique, mais ça a été un geste qui a été fait par la France.
Il y a surtout une réaction de d'un certain nombre de gens au niveau européen pour geler les négociations, ça a été le cas au Parlement européen, de l'accord économique qui a été signé entre les États-Unis et l'Union européenne. Je pense que c'était une bonne réaction parce que le président Trump est un businessman qui ne comprend que l'intérêt est d'abord l'intérêt économique. Vous avez souligné l'accord qui lit le Grenland et les États-Unis depuis plusieurs décennies.
En réalité, les Américains disposent déjà de bases militaires au Greenland et il disposent même de la possibilité d'exploiter et d'explorer un certain nombre de ressources. Depuis cet acte extrêmement grave qui a eu lieu il y a quelques mois, il y a et il y a encore ce au moment où on parle sur de ma part des discussions en cours entre des diplomates grenlandais et des diplomates américains. Donc je ne peux pas croire que demain le président américain déciderait subitement d'envoyer des soldats pour tirer sur d'autres soldats de l'OTAN parce que non seulement ça serait extrêmement grave que ça provoquerait une implosion de l'OTAN mais s'il tente il tente le coup de force il tente le coup de force.
Allez c'est l'hypothèse de de il peut tenter mais je crois qu'il ne le fera pas. Est-ce que et je vais vous dire le simple fait et d'abord les mythmes américaines arrivent et devraient peut-être canaliser les ambitions hégémoniales du président Trump de mon point de vue. Mais il est évident que si demain un pays de l'Union européenne est attaqué, la clause d'assistance mutuelle s'applique.
Et je crois que du point de vue en tout cas du Groenland, les Américains qui veulent renouer en fait avec les fondements de la doctrine Monro et qui veulent s'approprier tous l'hémisphères occidentales, c'est écrit noir sur blanc dans leur stratégie de sécurité. Jordan Bardella, vous avez dit que ce qui s'était passé finalement était une bonne initiative, c'est-à-dire qu'elle a été pris par la France mais par d'autres pays européens. Il y a quelques instants, vous disiez aucune défense européenne, on l'entend sur le plan économique, hein.
Mais là, j' là il y a eu une initiative globale européenne euh concertée surprendance sur le plan économique euh la suspension de l'accord euh qui a été signée par Ursula Van Derlin à l'été 2025, c'est un accord économique mais de toute voilà enfin je veux dire il y a eu une utilité en quelque sorte de l'Union européenne qui s'est mobilisé ensemble et qui peut-être a fait un petit peu qui a peut-être ébranlé Donald Trump malgré tout parce que il y a eu une un front uni où la France a envoyé des hommes mais les autres pays européens se sont mobilisés. Donc il y a une utilité très claire à cette Europe là. Encore heureux que lorsqu'un pays partenaire, amis, membre du même espace politique est agressé ou voit sa souveraineté remise en cause, encore heureux que cela provoque une réaction et une mobilisation de l'ensemble des partenaires européens.
Mais faut pas non plus se réjouir de cet accord économique. D'abord, c'est un accord économique qui avait été suspendu, qui est un accord de vassalisation économique qui et et et j'ai voté contre moi comme député européen au Parlement européen parce qu'il prévoit précisément euh la multiplication des investissements aux États-Unis. Il prévoit un droit de douane sur toutes les exportations euh américaines.
Donc on ne peut pas non plus se réjouir du travail de négociation qui a été fait par l'Union européenne. Il y a eu cette réaction. Cette réaction, nous l'avons demandé et nous l'avons salué.
Mais euh je ne peux pas croire que les États-Unis décident euh de tirer sur des soldats de l'OTAN. Voilà, je suis désolé. Euh l'ucronie assez limites, professeur.
Et euh au moment où je vous parle, je refuse de me mettre dans scène. Jordan Bardella, l'attitude à l'égard de Donald Trump. Vous vous l'avez dit, il y a eu une réaction contre Trump à ce moment-là.
Est-ce que on peut être plus ferme vis-à-vis de lui ? Si vous étiez face à lui, c'est quelque chose d'être face à Trump. Donald Trump parfois respecte Emmanuel Macron et parfois a des propos insultants quand il limite le président de la République à la tribune en limitant son l'air moyen, quand il le supplie de ne pas augmenter les les tarifs sur un certain nombre de produits et cetera, il y a quelque chose de très insultant.
Elle est gard quand même une grande puissance nucléaire. On devrait parler d'égal à égal. Vous président, est-ce que vous lui répondriez sur un ton plus haut ?
Est-ce que vous oseriez ? Alors, je n'ai pas de talent humoristique prononcé pour imiter, mais Donald Trump appartient à cette nouvelle génération de dirigeants politiques qui ne respectent que la force. Et donc, vous pouvez faire des mamours aux Américains, vous soumettre sur le plan économique, leur promettre que vous allez leur acheter de l'énergie.
Un exemple, donnez-nous un exemple s'il vous plaît. Un exemple, vous lui feriez sentir le faire qu'on ne fait pas assez aujourd'hui. Un.
Mais il y a pas un exemple à donner. D'abord, moi l'exemple moi l'exemple je l'ai donné au Parlement européen il y a quelques semaines en m'opposant à plusieurs reprises et en votant contre l'accord économique entre l'Union européenne et les États-Unis parce que je considère qu'il était un accord de vassalisation économique. Je quand vous êtes contraint à 15 % de droits de douane plus les 12 % de dépréciation du dollar sans aucune contrepartie, il y a pas un chef d'entreprise sérieux et un chef d'entreprise compétent qui aurait signé un tel accord. un scénario encore avec vous Anna Bower, je me permets un petit retour en arrière.
Il y a quelques années dans la même configuration, si j'avais été amené à vous poser des questions avant une échéance importante qui aurait pu se traduire par votre élection, j'aurais pu vous poser une question sur Vladimir Vladimir Poutin allait-il envahir l'Ukraine ou Donald Trump allait-il lancer la guerre des 12 jours ou l'invasion du golf pers ? Le problème de Lucronie, c'est qu'elle est toujours en retard sur la réalité et parce que la nature même de notre surrationalisation du comportement des autres nous permet assez souvent de ne pas comprendre ce qu'ils ont dans la tête et notamment le retour des vieux empires. Je termine la parenthèse sur l'UCR par rapport à la réelle politique.
De temps en temps, nous sommes surpris, parfois extraordinairement surpris du fait que les dictateurs et les futurs empereurs ou les terroristes passe leur temps à nous dire des choses que nous ne croyons pas et comme nous ne les croyons pas et que nous ne les pensons pas capables de le faire, nous sommes du coup très pragmatiques et très modernes. Alors, vous avez parfaitement raison et et c'est je crois le l'impérieux motif pour lequel nous devons cesser de concevoir que notre avenir se jouera ailleurs et se jouera dans les mains des autres. La France doit redevenir et les nations européennes aussi de grandes puissances capables d'assurer leur sécurité, capable d'assurer leurs propres défenses.
Et de ce point de vue là, je crois que la France qui a une base industrielle et technologique de défense d'exception doit répondre aussi à ce besoin de souveraineté de tous les pays européens. la puissance et l'objectif que nous souhaitons donner au programme que nous allons proposer dans le cadre de la campagne présidentielle, elle se détermine d'abord dans le regard qu'on porte sur nous-même. Il faut qu'on arrête de se regarder comme un petit pays, comme un petit pays qui a de petites ambitions et qui dépend de petites décisions.
Et elle se regarde surtout au travers du regard que portent les autres sur nous. Et à partir du moment où nous nous regarderons nous-mêmes comme un grand pays fier et comme une grande puissance et où les autres dirigeants nous regarderont eux-mêmes comme un grand pays libre et comme une grande puissance, alors la France redeviendra cette grande nation qu'elle n'a crois jamais cessé d'être. Venons-en au ner de la guerre.
L'économie pour être puissant comme vous dites encore faut-il être prospère. Merci beaucoup Alain Boer. Voilà vous étiez convaincu Alin Boer.
Vous avez le droit vous avez le droit de dire quelque chose. Vous étiez convaincu. Vous étiez convaincus.
Vous avez le droit de dire aussi quelque chose de l'un et de l'autre. Mais je suis convaincu d'un monde de plus en plus incertain et et de plus en plus dangereux mais il a été recardien voyez donc chacun ses boul il est toujours. Ah bravo.
Je recommande d'ailleurs un excellent ouvrage de Michel Rocard qui intéressera tout le monde. Le marché commun contre l'Europe. Pourquoi l'Europe ne peut pas se limiter à être un marché mais doit devenir aussi une puissance citoyenne ?
Merci beaucoup Alain Beruer, votre livre intriguel nu et on va venir avec vous s'il vous plaît Éric Brunet à la au ner de la guerre effectivement la dette 3500 milliards et tout le reste. Jordan Bardella on en parlait tout à l'heure, vous avez parlé d'Éric Trapier le le patron de d'assau, considéré d'ailleurs comme le patron des patrons français par beaucoup de d'entrepreneurs. C'est pas le patron du BDF, mais bon, il est tellement emblématique.
C'est vrai, on l'a dit au début de l'interview avec Rutel Kriev et et Darius Rochemin, beaucoup de chefs d'entreprise considéraient il y a un peu de temps, 1 an, 2 ans, que le programme économique de Marine Le Pen était de gauche. Vous avez répondu à cette question, vous n'êtes pas d'accord très bien. Mais s'est produit quand même quelque chose, c'est que depuis quelques temps, vous avez pris votre bâton de pèlerin et vous voyez des gens, vous parlez à des patrons du CAC 40, à des banquiers, à des grands capitaines d'industrie, vous les voyez et vous semblez avoir bougé les lignes.
Ma question est toute simple. Je vais pas revenir sur la feuille de papier cigarette entre vous et Marine Le Pen. Je sais ce que vous répondrez.
Donc, je vous pose pas cette question. Ma question, c'est qu'est-ce que vous leur avez dit ? Comment les avez-vous amadoués, charmés ?
Qu'est-ce que vous l'avez Qu'est-ce que vous leur avez promis à ces grands patrons ou simplement comment les avez-vous convaincu que vous étiez plus acceptable sur le plan économique que ne l'était euh le Front National époque Marine Le Pen vis-à-vis duquel ils avaient ou le Rassemblement national pardon vis-à-vis duquel ils avaient quelques réticences sur les questions économiques. Qu'est-ce que vous leur avez dit ? Mais d'abord, je les ai écouté ce que beaucoup de responsables politiques ne font plus.
Euh c'est-à-dire écouter les Français, écouter ce qu'ils font tous les jours, écouter ceux qui travaillent, écouter ceux qui prennent des risques pour euh apporter des réponses à leurs problèmes. Je vous dis ça parce que ça va plus de soi et depuis très longtemps, la politique économique est devenue d'abord de l'idéologie. Vous voyez, il y a 20 ans, il y avait 216000 codes, règlements, articles de loi.
Aujourd'hui, il y en a plus de 350000. Il y en a eu plus de 13000 en 2 ans. Le code de l'environnement en 20 ans, il a été multiplié par 7.
Tous les 4 matins, chaque jour, on invente des normes, des règlements de la paperace administrative qui doit s'appliquer sur des secteurs, sur l'agriculture, sur la pêche, sur l'automobile qui nous condamne à la décroissance. Et on fait cela parce que par idéologie, on a considéré qu'on devait moins produire et qu'on devait précisément, et ça rejoint la discussion qu'on a eu avec le professeur Bower, remettre notre avenir entre les mains notamment des importations et entre les mains d'autres puissances. Donc moi, je combat au Parlement européen l'agenda de la Commission sur le Green Deal et par exemple la remise en cause de la vente de véhicules thermiques à l'horizon 2035.
On a pris cette décision en pensant que cette seule décision allait sauver la planète. Résultat, elle nous a rendu dépendant des véhicules chinois. Elle a dilapidé 40000 emplois dans la filière automobile industrielle et elle a mis à mort l'un des joyaux de l'industrie européenne.
Et elle a été cela a été fait pour des raisons totalement euh idéologiques et pour des raisons qui sont totalement déconnectées des besoins de notre économie. Donc d'abord moi je les écoute et et je leur ai demandé leur demandiste bien je parle pas des patrons de PME qui sont naturellement enclins à voter pour vous. Non non je parle des grands les pas monsieur je ne les oppose pas.
La France a besoin de ses TPE PME, elle a besoin de ses ETI qui bien souvent sont des sont des sont des organisations familiales qui n'arrivent plus à transmettre leur activité. Et je suis très fier aussi moi des grands groupes français, je suis très fier de grands groupes. On parlait de d'assaut tout à l'heure qui arrivent à produire des avions qui permettent précisément à des partenaires de supplanter des systèmes de défense chinois.
Je suis très fier de ces grands groupes qui font la fierté de la France en Europe mais aussi partout dans le monde. Et aujourd'hui, il y a des contraintes qui pèsent sur la croissance. Et moi, la seule ambition économique que je porte, c'est d'abord de remettre le pays et et nous avons proposé des choses très fortes avec Marine Le Pen pour remettre le pays sur le chemin de la raison budgétaire, pour lutter contre les gaspillages d'argent public et baisser la mauvaise dépense, mais aussi pour déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance.
Donc, il faut supprimer des normes et je souhaite que nos filières économiques puissent nous faire parvenir les difficultés et la paperace administrative très concrète auxquelles elles sont confrontées chaque jour. Nous souhaitons supprimer les impôts de production. Nous avons une fiscalité sur la production qui taxe qui vous taxe avant même que vous ayez créé de l'activité dans votre entreprise et qui sont parmi les les les impôts de production les plus élevés de l'ensemble des partenaires européens.
Donc nous souhaitons ce choc de la compétitivité. Nous voulons retrouver un prix français de l'électricité. Enfin pardon, mais quand un boulanger, et je vous parle pas d'un grand groupe, je pourrais vous parler de grands industriels, mais quand le boulanger du coin de la rue d'un petit village de la Marne a vu sa facture d'électricité multipliée par 5, 6 ou x 7 et qu'il est obligé de déposer le bilan parce que la France est privée de cet atout comparatif qui est permis par le nucléaire qui est d'avoir une électricité pas chère, décarbonée et qu'il dépend des règles européennes.
Et bien tout cela est invivable et insoutenable pour nos chefs d'entreprise. Et c'est le même calvaire pour les grandes entreprises. C'est le même calvaire pour les boîtes du C 40.
C'est les mêmes difficultés économiques pour les les grands grands groupes. Vous parlez de d'assau par exemple, c'est que vous me répondez boulanger mais moi je vous moi je vous pose la question de Dasso. Comment vous les avez convaincus que vous étiez quelqu'un d'acceptable sur le plan économique ?
Mais je veux pas être accepté. Je veux qu'ils aient confiance en nous et qu'ils se disent qu'avec nous ils seront un gouvernement qui défend les entreprises français. le besoins et qui ne cherch pas à les accus les quins de normes de tax d'impôts de concurrence déloyal s'agissant de nos agriculteurs ou de nos pêcheurs de prix de l'énergie qui ne correspondent pas à ce que coûte aujourd'hui en terme de production le nucléaire français.
On on parle du boulanger mais pardon le parler avec les responsables de Michelin de l'augmentation de la facture d'électricité et de ce pourquoi ils ont été contraints de délocaliser parce que produire en France devient aujourd'hui euh insoutenable tant euh ce que promettait Emmanuel Macron, c'est-à-dire un un paradis pour la startup nation est en fait devenu un enfer fiscal et un enfer socialiste sur le plan normatif. Donc l'économie c'est d'abord et avant tout ce lien de confiance et je revendique de bâtir cette écoute, ce lien de confiance et ses réponses pour nos chefs d'entreprise dont nous aurons besoin pour redresser le pays. 2è question 56 % des Français 56 % reçoivent plus de l'État qu'il ne lui donnent.
On appelle ça rapidement hein l'assistana à la française. La France est le pays le plus redistributif du monde. Il y a des milliers d'aides, on a essayé de les compter mais c'est très difficile parce qu'il y a des aides régionales, des aides nationales, des aides européennes, des bon euh il y a des milliers d'aides pour les entreprises, il y a des milliers d'aides pour les Français, les citoyens eux-mêmes.
La question, elle est finalement assez idéologique. Est-ce que vous souhaitez vous mettre un terme à l'assistana à la française ? Et derrière, il y a une question plus politique.
Est-ce que vous êtes prêt, vous au Rassemblement national, si vous avez le pouvoir en 2027, à assumer de ne plus être un parti populaire, populiste qui distribue des chèqus un peu facilement ? Quel chèque on distrib ? Je sais pas, je vous pose la question.
Est-ce que vous êtes prêt est-ce que vous êtes prêt à vous voulez baisser la TVA sur un certain nombre de produits ? D'abord non mais donc vous allez du coup baisser les recettes de l'État alors que vous avez évoqué la la l'immense dette que nous avons et le déficit public. D'abord la TVA c'est pas un chèque.
Euh non. D'accord. Quand Non, mais d'accord, mais euh quand euh vous avez euh une facture d'énergie, une facture d'électricité de 1000 € par an pour une famille française, sur ces 1000 € vous avez 350 € qui sont imputables euh aux taxes et qui sont imputables à l'abonnement.
Sur euh, vous en avez 350, pardon, 350 précisément, non pas 300, mais 350 pour être précis sur 1000 € qui est imputable aux taxes, à l'abonnement. sur les euh euh 600 et quelques euros restants, vous en avez que 200 qui sont imputables réellement à la fabrication par EDF de son électricité. Donc il y a une une inflation de d'impôts et de fiscalité sur sur les sur l'énergie, sur l'électricité, mais qui s'applique aussi au carburant.
Je veux dire, ça fait des semaines qu'il y a des millions de français qui se privent qui se rationnent la consommation de carburant à la baissé de 15 % au mois d'avril parce que les gens n'arrivent plus à mettre de l'essence dans leur voiture. Donc vous n'auriez pas fait ce qui est en train de faire le gouvernement, c'est-à-dire juste essayer de distribuer des aides aux gros rouleurs et pas à tout le monde pour essayer de faire des économies et de pas tout de cramer la caisse quoi. On ne crame pas la caisse.
Ils ont cramé la caisse d'ord. la baisse des taxes, j'aurais baissé si j'avais été chef du alors si j'avais été chef du gouvernement, soyons concret, j'aurais baissé la TVA sur les carburants pour permettre aux Français de continuer à les travailler, pour permettre aux Français de continuer à se déplacer, pour permettre aux Français de pouvoir continuer à les voir dans leur voiture et de pas être contraint tous les 2 jours de mettre 15 ou 20 € d'essence dans leur voiture en attendant peut-être que la semaine d'après le prix du baril et donc que le prix à la pompe diminue. Et je vais vous dire la baisse de la TVA sur l'énergie c'est 12 milliards.
H OK 12 milliards madame. 17 c'est même pas 1 % même pas 1 % de la totalité des dépenses de l'État. Donc on a une France du travail à qui on demande tous les qu matins de se serrer la ceinture et l'État obèse qui vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans, qui a 3400 milliards d'euros de dette, qui dépense tout et n'importe comment pour l'immigration, pour l'augmentation de la contribution au budget de l'Union européenne, pour payer des éoliennes et des panneaux solaires chinois, pour financer le réseau d'eau à Gaza ou des pistes de vélo à Madagascar, cet État français là serait incapable de faire 1 % d'économie.
Mais enfin pardon, si on considère cela alors il faut rendre son tablier donc nous assumerons de faire des coupes dans ce que nous considérons être la mauvaise dépense publique pour redonner de l'oxygène et pour baisser la fiscalité et pour baisser les taxes qui pèsent à la fois sur la France du travail mais aussi sur les entreprises et ça pardon mais c'est pas être socialiste. J'entends donc vous avez une question une réponse un peu mitigée sur ma question c'estàd est-ce que vous supprimerez l'assistana à la française ? Vous me dites on continuera à aider mais on coupera ailleurs.
Mais mais ça veut dire mais ma question c'est philosophique. Est-ce que vous serez si vous avez le pouvoir en 2027 des des gouvernants austères de la rigueur budgétaire ? situation à partir de maintenant va falloir serrer la ceinture ou au contraire comme vous l'avez dit et ben je suis désolé et bien on va continuer à aider les Français qui vivent dans la souffrance et à distribuer donc finalement vous prati pratiquerez une forme de quoi qu'il en coûte version Renne par mais les Français ils se serrent déjà la ceinture.
Enfin, moi je veux bien qu'on explique que euh le les Français sont euh tous des assistés euh qu'ils ne bossent pas et qu'ils sont tous euh euh financés, subventionnés par l'État, mais la réalité, c'est qu'on a un français sur deux qui est à 10 € près quand il fait ses courses. Et que quand vous avez un/3 de votre pouvoir d'achat et de ce que vous gagnez euh dans votre salaire euh qui part dans le logement, et ben il y a un sujet sur la relance de la construction et sur la nécessité de supprimer des normes pour permettre au logement pour permettre des constructions de logement et pour permettre de faire baisser les prix. Quand vous avez un/3 de taxes sur l'électricité, que vous avez 60 % du prix des carburants qui sont des taxes, et ben vous avez un levier direct pour aider les Français.
En revanche, en revanche, je considère que le modèle social français est beaucoup trop généreux et que la solidarité nationale, elle doit redevenir nationale. Donc avec nous, ça coûte 20 milliards d'euros par an. Nous ferons en sorte que les aides sociales soient réservées aux personnes qui ont la nationalité française parce que arriver en France, pouvoir se faire soigner gratuitement, pouvoir être loger, parfois être prioritaire dans les HLM dans un certain nombre de mairies de gauche, tout ça n'est pas possible et tout ça n'est pas tenable.
Et je pense qu'il y a beaucoup d'aides social aujourd'hui en France que le système est difficilement lisible et moi, je suis assez favorable à l'idée de tout fusionner dans une allocation sociale unique pour éviter cette disparité où plus personne n'y comprend rien à tel point et vous et vous l'avez dit, l'État français est incapable de déterminer le nombre d'allocations sociales tant il en existe aujourd'hui dans notre pays. on peut les regrouper en une seule allocation unique et et je pense qu'il est important que on remette un peu d'ordre et qu'on revalorise le travail parce que aujourd'hui l'écart entre celui qui ne travaille pas, qui bénéficie de la protection sociale et celui qui fait un métier difficile et qui a un faible salaire, cet écart, il est beaucoup trop serré, beaucoup trop réduit et il n'est pas incitatif à rendre le travail plus attractif. Donc le travail doit mieux payer, la fiscalité doit baisser et on doit ramener la la France sur le chemin de la discipline budgétaire.
Je voudrais vous faire écouter la question de Manuel qui habite à Aujarg et qui est assez intéressante. Écoutez-la bien. Bonsoir monsieur Bardella.
Si vous deviez appliquer votre programme demain matin, quelle serait la première mesure impopulaire mais certainement nécessaire que vous assumeriez devant les Français ? Merci beaucoup. Bonsoir monsieur.
On on n'est pas voué à à faire de la politique, à être élu, présidente ou président. et à être détesté 6 mois après. Hm et je pense que ça n'est pas une fatalité.
Et ma conviction, c'est que beaucoup de mesures que nous portons, voyez, si vous demandez aux Français s'il faut baisser la TVA sur l'énergie en contrepartie euh d'un état qui ferait 1 % d'économie sur l'ensemble de ces dépenses, et bien je crois que cette mesure est extrêmement populaire. On a eu l'occasion tout à l'heure de parler du référendum sur l'immigration. Je crois qu'il y a beaucoup de Français qui attendent cela.
Donc gouverner c'est choisir pardon gouverner c'est aussi prendre des mesures au service du peuple Jordan Bardella quand il faut se désendetter à ce point je crois il l'a dit sur notre antenne vous avez déjeuné avec Thierry Breton voilà et ah il l'a dit il a dit il l'a dit il l'a dit il l'a dit voilà c'est pas non mais je on a on a échangé non mais on a on a on a c'est vrai on a on a on a échangé parce qu'il a été commissaire européen et il a un point de vue aujourd'hui et un regard sur la dette française qui nécessite d'être discutée et donc nous rencontrons, c'est vraioup, j'observe un légè instant de flottement ça, il y a rien de non c'est votre côté comment dire normalisation de déjeuner avec Thierry Breton. Non mais je j'assume, j'assume. Il incarne l'Europe dans ce qui est là de plus mais enfin il y a pas de honte.
Il y a pas non mais il y a pas de honte à déjeuner à rencontrer quelqu'un qui a été commissaire européen. Ouioui je sais pas qui l'avait dit mais je je n'ai pas pour habitude de de de rendre public euh les rencontres ou les et ça vous honore. Sur le fond quand il dit la règle d'or, c'est sa grande idée et il il prend son bâton de pèlerin.
D'ailleurs, il a dit qu'il a il a déjeuné avec beaucoup de responsables politiques. Vous êtes de loin vous n'êtes de loin pas le seul. 1 % de déficit seulement en 2032.
C'est très ambitieux. Ça a l'air très inatteignable, sauf à faire des économies aussi considérables et avoir cette espèce de règle d'or de discipline de fer que les Allemands se sentent imposés. Est-ce que vous y êtes prêts ?
Nous nous allons présenter un plan de redressement des finances publiques et nous allons présenter un retour à la raison budgétaire qui se traduit par une baisse de la dépense publique de 100 milliards à horizon 5 ans à mesure de 20 milliards d'euros supplémentaires chaque année. Donc nous avons des pistes d'économie, je va pas y revenir mais j'ai eu l'occasion d'en présenter certaines. Nous allons faire des économies sur le train de vie de l'État sur la bureaucratie sur les gaspillages d'argent public 20 milliards sur les aides sociales versées aux étrangers moins de fonctionnair c'est la grande affaire.
Alors on vair parce que sur la règle d'or, c'est intéressant. Euh nous regardons toutes les options possibles. La règle d'or pour que les gens qui nous qui nous qui nous écoutent comprennent consisterait à dire et et c'est la proposition qui a été faite par Thierry Breton d'ici à 5 ans, présenter un budget en déficit est interdit.
Le problème c'est qu'il faut gager cela. Hm, il faut qu'il y ait des pistes d'économie et c'est précisément la position que j'ai exposé à Tyry Beeton parce que si dès la première année vous dites alors que le déficit est autour des 5 % euh qu'il y a une règle d'or qui s'applique, vous êtes donc contraint de baisser les salaires des fonctionnaires. Donc je me méfie de ces éléments qui peuvent être des solutions très séduisantes sur le papier, mais nous sommes en train d'y travailler. regardons cela et ce que je suis d'ors et déjà en mesure de vous dire naturellement avec Marine nous travaillons sur le projet mais que nous allons présenter un plan de redressement des finances publiques et une trajectoire qui vise aussi à asseoir le futur projet et les futurs investisements.
Est-ce que ce serait un objectif 3 % en 2029 ? J'espère même que nous J'espère même que nous ferons mieux et et et nous espérons Vous rêvez pardon. Excusez-moi, monsieur Rin, vous espérez quoi ?
Moins que 3 % 202 Nous espérons remettre le pays sur le chemin de la prospérité, de la croissance et du sérieux budgétaire parce que si on continue sur cette voie là, l'économie française va craquer. Et je ne souhaite pas que les je souhaite pas être celui et je ne souhaite pas être celui le dirons pendant la campagne, mais je ne souhaite pas être celui qui placera l'État français en liquidation judiciaire. Ça risque d'arriver à Emmanuel Macron avant qu'il ne quitte l'Élysée.
Donc nous allons présenter tout cela calmement. Nous allons présenter nos pistes d'économie. Nous allons présenter nos priorités budgétaires et nous allons présenter nos ambitions pour faire en sorte que la France qui a aujourd'hui le taux de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés de l'économie développée puisse diminuer.
Monsieur Rogbin, vous m'avez euh un peu ronné il y a quelques secondes du tout. Lorsque je vous ai dit que nous souhaitions ramener le déficit au plus proche de zéro. Ouais.
Je me souviens que les mêmes, je pas dire les mêmes moqueries parce que ce serait un poli à votre égard, mais que les mêmes remarques avaient été faites à Georgia Méloni pendant sa campagne électorale en 2022. Euh lorsque Georgia Méloni a été élue, elle a mis en place des mesures en Italie H et quelques années après, l'Italie est devenu le seul pays du G7, le seul pays du G7, je dis bien le seul à être en excédent primaire sur le plan budgétaire. Donc arrêtons d'expliquer aux Français que c'est foutu et que c'est fini et que la France est cause perdue.
Nous sommes un grand pays. Nous avons de grands atout, nous avons des chefs d'entreprise fabuleux. Nous avons dans mon parti politique en tout cas de futurs décideurs politiques qui sont courageux et donc nous prendrons des mesures pour faire en sorte que la France retrouve le chemin de la prospérité.
Dites, je j'ouvre une petite parenthèse qui est pas tout à fait économique, mais les Français sont pas les Italiens, hein. Le président de la République aim à dire que nous sommes des gauloirs réfractaires. Bref, je me dis que un président, si un président comme Emmanuel Macron qui est censé être un président centriste, réformateur, modéré, voilà, qui avait pour projet de réformer la France, si lui à chaque fois qu'il a initié des réformes s'est retrouvé avec tantôt les gilets jaunes, tantôt des manifestations brutales, parfois avec de la case, des moments très difficiles qui parfois l'ont conduit à réfléchir et parfois peut-être dit je vais faire demi-tour, peut-être même a-t-il fait demi-tour.
Je me dis que un président de la République de Rassemblement national en 2027 qui souhaite réformer la France, ça serait pire. Et puis les problème qu'a connu Emmanuel Macron, François Hollande les a connu, hein, toujours avec euh les Français qui rêvaient quelques mois après l'avoir mis au pouvoir de le dégager de son trône. Même chose avec son prédécesseur Nicolas Sarkozi.
Vous avez pris en compte au Rassemblement national la réalité de la rue, la réalité de la dimension éruptive du peuple de France qui est capable de disons-le parfois de toutes les outrances quand il y a des manifestations, des contestations qui se coagulent. Vous allez probablement si vous avez le pouvoir susciter ce genre de choses. Le problème c'est les franis.
Non non mais je connais cette théorie. Le problème c'est les Français. C'est ça.
C'est feignant qui veulent pas travailler et votre naïveté et votre candur à l'égard du président Macron est est presque touchante. Enfin, on en a presque l'alarme à l'œil. C'estd que Emmanuel Macron était en fait le président qui allait sauver la France.
C'était Bonaparte après le consulat mais il en a été empêché parce que les Français étaient grognards. Je ne crois pas dans cette théorie. Je pense que les Français, ils sont prêts à toutes les aventures collectives et ils sont prêts à beaucoup de sacrifices s'ils ont le sentiment qu'il y a à la tête de l'État des gens qui les aiment, qui les respectent et qui les considèrent.
Or, pardon, mais s'agissant de monsieur Macron, s'agissant des petites phrases, s'agissant des propos extrêmement blessants qu'il a tenu avec beaucoup de violence à l'égard du peuple français, et bien ont eu le sentiment que à la tête de détail, il n'y avait pas de gens qui aimaient suffisamment les Français pour que en retour les Français soient prêts à faire des sacrifices. Donc, les Français sont prêts encore une fois à affronter des tempêtes, affronter des ores, affronter des temp. Vous pensez que je vais vous répondre non, monsieur, rappelez-vous par exemple dans cette même émission, c'est pres devenu un gimic.
Marine Le Pen dit si vous voulez réduire le nombre de fonctionnaires et c'est un truc de droite. Je pensais que vous allez me la faire un peu plus tôt dans et vous l'êtes aussi je vous rassure Jordan Bardella. Est-ce que oui ou non vous allez réduire, vous savez très bien, Cesbé dans n'importe quelle petite ou grande entreprise ou grand état, la masse salariale, c'est la grande affaire des comptes que ça plaise ou non.
Alors, je vais vous dire, monsieur Rochin, il y a en réalité deux types d'hommes politiques. Il y a ceux qui euh sont angoissés profondément, viscéralement et qui se réveillent la nuit en pensant à ce qui est en train de devenir la France et à ce que nos dirigeants politiques sont en train de faire du plus beau pays du monde. Et puis vous avez les autres, vous avez les autres dirigeants politiques qui grenouillent dans les pouloirs du pouvoir depuis des décennies et qui eux n'ont pas d'insomnie à l'idée de ce qui est en train de devenir la France, mais qui somnolent et qui considèrent que tout va bien et qu'il ne faudrait rien changer parce que le moindre risque, la moindre décision pourrait avoir des conséquences dans une code de popularité, pourrait vous faire détester des Français.
Je ne crois pas à tout cela. H moi et je pense pouvoir parler en son nom, Marine comme beaucoup de mes amis au rassemblement national, nous appartenons à la première catégorie et donc nous allons prendre des mesures pour réformer la France parce que nous arrivons à la fin d'un cycle et la fin de ce cycle cher Darius Rochbain, elle est historique et elle est en train de se mettre en place dans tous les pays d'Europe. Regardez ce qui est en train de se passer.
Je veux dire, nous les Européens, on est en train de passer à côté de la marche du monde. Le modèle européen a précisément détruit tout ce qui est en train de faire le succès de toutes les grandes puissances. La nation, les frontières, la fierté de notre identité nationale, le retour du politique, l'aspiration et la volonté de conquête et l'appétit pour la puissance.
Si les Français renou avec cet état d'esprit, alors je crois que notre peuple sera euh capable des plus grandes aventures collectives et des plus grande réussite. Donc il faut arrêter d'expliquer aux Français que c'est pas possible, que la France est trop petite, qu'il y a des problèmes qui apparaissent insurmontables. On est au pied de la montagne et faites-moi confiance monsieur Rochbin, la montagne nous allons la gravir et nous allons emmener la France vers le sommet.
On arrive au terme et on va parler y compris de quelques aspects plus personnels. Un mot encore, est-ce que vous avez un portefeuille d'action ? Qu'est-ce que c'est que cette question ?
Bah c'est une très bonne question. Je Oui, j'ai un portefeuille d'action et je je j'investis dans les entreprises françaises. Vous regardez chaque matin vos les les actions qui montent ou qui descendent.
J'appartiens à une génération euh qui est très soucieux de ce qu'on appelle l'éducation financière, qui a compris que l'avenir serait difficile et donc qui considère que investir dans les entreprises françaises, européennes, mondiales, investir dans la croissance, c'est aussi un moyen de se mettre à l'abri pour pour demain. Donc c'est un sujet qui me qui m'intéresse et donc oui, j'ai j'ai un PE. Et vous ?
C'est assez rare que les politiques Non, je suis nul en bourse, mais c'est assez rare que les politiques en parlent assez librement. frapper juste juste je pars du principe chez nous que tout est public donc je n'ai rien à cacher. Allez ce serait ce serait quoi votre duel idéal au 2e tour pour vous c'est qui l'adversaire principal ?
J'ai pas de duel idéal. Je veux dire d'abord le second tour il n'est pas acquis automatiquement et je dis ce soir aux Français que il ne faut pas anticiper trop vite trop tôt et considérer que par principe le Rassemblement national sera au second tour l'élection présidentielle. Nous allons tout faire pour l'être.
Les sondages sont extrêmement confortables. Mais je j'ai eu l'occasion il y a quelques jours devant nos députés de leur rappeler que la politique devait d'abord être une leçon d'humilité parce que la situation du pays nous l'imposait et que nous devions faire campagne comme si nous étions donnés à 10 %. Donc il n'y a pas d'adversaire idéal.
Mais ce qui est certain que c'est un choix de civilisation qui va se poser aux Français. Et et je vais vous dire avec beaucoup de sincérité ce que je peux promettre et ce que nous pouvons promettre aux Français aujourd'hui, peut-être qu'on ne pourra plus le promettre dans 5 ans parce que peut-être que dans 5 ans, il y aura plus une exploitation agricole en France dans un pays qui en a perdu 3/4 en 40 ans. Peut-être qu'il y aura plus une seule usine automobile en France et peut-être que les phénomènes de communautarisme, de trafic de drogue que nous connaissons se seront convertis en cartel.
Regardez ce qui est en train de se passer en ce moment au Mexique où les cartels de la drogue parce que l'État a voulu mettre hors d'état de New l'un des chefs de gang. Des cartels sont en train de brûler les aéroports, de s'en prendre aux gens dans les rues, de mettre le pays à feu et à sang. Je ne veux pas que mon pays se réveille demain dans cette situation.
Et donc le temps presse et peut-être que dans quelques années, ce sera trop tard. Un mot personnel, dans 12 mois, on par on partait de là hein ou président ou premier ministre de Marine Le Pen euh ou rien. Dans le cas de président, on connait rien.
Je députés européen. Mais oui, respect au Parlement européen. Vous avez eu l'élégance de rappeler euh mon jeune âge, je n'entends pas disparaître si nous ne gagnons pas cette élection dans 12 mois.
Je continuerai de me battre pour mon pays aussi longtemps que je le pourrai. Qui serait la première dame à l'Élysée ? Maria Carolina de Bourbon des des deux Siciles.
Un mot sur le nom parce qu'alors il y a une partie privée, vous êtes libre de vos amours évidemment mais le nom Bourbon. Alors même si je crois que c'est pas exactement la même branche une Bourbon à l'Élysée avec ce qui est arrivé au lointain arrière petit cousin. Je sais pas si vous arrivez à faire le le lien généalogique il y a eu une Maria Carolina de Bourbon euh qui a dormi à l'Élysée il y a il y a quelques années.
Ça c'est pas très bien quelques dizaines d'années ça pas très bien terminé. Qu'est-ce que vous faites de ce symbole-là à l'échelle de l'histoire de France ? Ce serait quelque chose ?
Qu'est-ce que vous en faites ? Non, mais avant d'être un symbole qui est euh éminemment euh éminemment supérieur pour euh tout amoureux de l'histoire de France et avant d'être le passé commun euh de tous les Européens, euh c'est d'abord la personne que j'aime. Et donc avant de regarder le nom, je regarde d'abord la personne qui la personne qu'elle est, la personne qui partage ma vie. et je suis extrêmement fier d'elle et j'espère que les Français auront l'occasion de de la de la découvrir et de la connaître comme moi je j'ai pu la découvrir.
Alors, je c'est c'est mon tour de poser une question qui peut être pas désagréable mais vous avez dû l'entendre, j'imagine. Il y en a qui ont dit le candidat du peuple va devenir le candidat de la Jet 7. Pourquoi ?
Parce que sa famille appartient plutôt à la Jet 7 et que vous vous voulez représentant le peuple. Vous en avez beaucoup parlé. Non mais euh vous savez pas tout est politique et on a le droit de vivre avec une personne.
Nous ne venons pas et je vous je pas coupe mais nous venons de milieux très différents. Mais moi je suis fier de la femme qu'elle est et je suis avec elle. Je partage ma vie euh parce que je l'aime et et pour la femme et pour les qualités qui sont les siennes.
Je veux dire après le reste tout ça est totalement secondaire. Donc moi je je ne changerai pas. Je viens d'un milieu populaire, j'en suis extrêmement fier.
ça m'a suffisamment été reproché de façon assez méprisante au travers de de reproches sur le thème que qui vide, il a pas fait les grandes écoles. Bon euh voilà, ce que je peux vous dire, c'est que je suis heureux et et conserver cela pour nous devenait très difficile. Voilà, parce que je l'ai dit, on était suivi par des photographes, on l' encore.
Et donc quand vous vous faites de la politique au niveau où je la fait, conserver sa vie privée, ça devient difficile et ça devenait objectivement assez compliqué. Voilà. Maintenant, je suis très heureux et c'est la seule chose que j'ai envie de vous répondre.
Une petite précision, d'abord, elle est ressortissante italienne, donc j'imagine qu'elle ne vote pas en France, mais est-ce qu'elle est intéressée par la vie politique ? On essaie de la découvrir, de la connaître. Est-ce qu'elle est intéressée par la vie politique ?
Est-ce qu'elle vous conseille ? Est-ce que vous avez aidé à préparer cette émission ? Tiens, est-ce qu'elle est Oui.
Elle vous a aidé à préparer cette émission. Oui, on en a on en a naturellement parlé. Je sais qu'elle nous regarde.
Je sais qu'elle nous regarde mais elle n'est pas une femme politique dans le sens où elle n'est pas engagée et elle a aussi son intimité et sa pudeur sur sur ses choix, sur ses décisions, sur ses convictions. Mais elle est extrêmement engagée. Elle est extrêmement engagée par divers engagements notamment associatifs pour l'égalité homme-femme, pour la cause pour la cause animale.
Elle est extrêmement attachée aussi au patrimoine dans lequel œuvre beaucoup sa famille parce que c'est son histoire son histoire personnelle. Euh maintenant, on est en 2026 et donc elle n'a pas non plus à répondre de mes de mes décisions, de mes choix, de mes de mes convictions. Et donc, je souhaite moi tout autant être fier d'être peut-être un jour le mari, en tout cas minima le conjoint d'eux qu'elle est la conjointe d'homme.
Et vous savez, en 2026, une femme ne vit des engagements de son de son conjoint. Je suis désolé mais je je le rappelle c'est générationnel mais c'est comme ça. On est en 2026.
Voilà. Merci beaucoup Jordan B et et quant au reste et bien peut-être qu'elle vous le dira un jour. Voilà voyez et l'élection et la date de l'élection est pas encore connue.
Vous espérez que Emmanuel Macron la la donne bientôt. Bah il serait temps non parce que c'est dans moins de 12 mois donc lui il a plus rien après. Mais nous on a des choses à préparer donc ça serait bien qu'on ait la date de l'élection très vite.
Oui. Vous visualisez le péron de l'Élysée. Il y a le 7 juillet d'abord.
Voilà. Merci Jordan Bardella d'avoir été notre invité. Merci beaucoup à vous de nous avoir suivi, merci aux questions que vous nous avez envoyé évidemment.
Jordan Bardella