La grande interview : Jean-Pierre Farandou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quel sentiment vous avez quand vous voyez cette végétation brûlée, ces habitations évacuées ?
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Qu'est-ce que l'État va faire pour les entreprises sinistrées comme les campings ?
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Comment allez-vous gérer les finances publiques dans un contexte de dette record ?
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Le chômage augmente, comment inverser la courbe ?
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Les entreprises aimeraient payer plus leurs salariés mais n'y arrivent pas à cause des charges. Que proposez-vous ?
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La SNCF dégage 1,2 milliard de profit. Est-ce que les billets de train peuvent baisser ?
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La grande interview sur et avec ce matin le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farandou. Bonjour à vous. Bonjour.
Comme tous les matins, nous suivons très attentivement la situation des incendies dans le dans le sud-ouest en Gironde. Le feu est stabilisé mais il n'est pas fixé. Les pompiers luttent toujours contre le le méga incendie qui a ravagé, je le rappelle, 42000 hectares.
C'est c'est énorme. L'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur va pas aider les sapeurs pompiers jusqu'à 41°gr attendu dans les terres aujourd'hui en Gironde. Jean-Pierre Farandou, vous êtes né à Bordeaux, vous y avez en grande partie grandi.
Quel sentiment vous avez quand vous voyez cette végétation brûlée sous nos yeux, ces habitations évacuées, ces maisons qui sont qui ont été complètement dévoré par les flammes ? Quand on connaît la région, c'est peut-être encore plus dur peut-être de de voir ces images terribles. Oui, c'est effectivement un territoire qui me parle parce que enfant, j'ai appris à par exemple à nager dans le lac de la Cano Mik ou voilà donc c'est vraiment des endroits que je connais bien.
En plus, j'habitais moi à Bordeaux mais pas très loin justement de de l'ouest de Bordeaux pour se diriger vers l'océan. Donc je vois tout à fait puis j'ai pas j'ai pensé pour les gens les gens d'abord vous rendez compte de plus de 200000 personnes qui ont dû être évacuées certains d'ailleurs reviennent dans leur maison aujourd'hui à ti temporaire et parfois il y a 240 maisons brûlées. D'ailleurs j'ai l'impression d'un ami qui a brûlé aux Porsches donc je vois tout à fait ce que ça veut dire.
Donc une pensée pour ces gens très très perturbés, très choqués dans leur vie sûr une pensée pour les pompiers enfin c'est héros de la vie quotidienne ces 3000 pompiers qui se battent contre ce méga feu avec quelques progrès. Même si oui on parle d'un orage de feu. C'est ça qui est assez inédit. c'est qu'en fait c'est ce ce méga feu en question, cet orage de feu euh il il y a des braises he qui vont jusqu'à 1 km, il se déplace jusqu'à un qui font des bons d'un km.
Donc c'est c'est vrai que c'est quasiment du du jamais vu. C'est une situation vraiment inédite hein. C'était jamais arrivé en France, c'est très peu arrivé dans le monde je crois.
C'est arrivé en Australie, c'est arrivé aux États-Unis. Il faut des coefficients de chaleur très très importants. On appelle ça un un pycumulonus, un espèce de nuage de chaleur intense qui déclenche ses propres éclairs qui vont allumer d'autres feux et qui déclenchent ses propres vents d'ailleurs.
C'est pour ça que les les pompiers sont très embêtés parce que les vents peuvent bouger. Donc les stratégies de lutte contre les incendies doivent être remis remises en cause très très rapidement. J'oublie pas non plus bien sûr les militaires mobilisés, les civils et puis tous ceux qui s'occupent aussi, tous ces bénévoles, tous ces élus locaux qui ont pris en charge ces gens qui étaient évacués.
Enf c'est vraiment une France qui se rassemble aussi. Voyez de temps en temps qui peut parfois d'ailleurs être un peu toisé de de haut par ce qu'on peut appeler les les grands technocrates. Mais c'est vrai que là c'est la France qui se qui relève les manches et qui va aider son voisin et ça c'est assez formidable de voir ces images aussi hein.
Oui. D'ailleurs vous le sentez à mon accent. Moi je suis pas du tout Ouais.
Je suis plutôt de cette France là de la France des régions. La France de ceux qui bossent le matin. La France que ceux qui sont solidaires.
La la France qui se mobilise pour leur territoire. Ils sont amoureux de leur territoire. Vous parlez de ce territoire ils sont très fiers de leur territoire.
Ils sont très fiers de leurs forêts, ils sont très fiers de leur de leur de leurs plages, de leurs dunes, euh de de de l'humode de vie qu'ils ont aussi dans dans ces forêts-là. Ils se battent pour leur village, ils se battent pour leur pour pour leur pour leur pour leur écosystème et et c'est tout ça qui compte. On voit cette solidarité énorme.
Les agriculteurs, les entreprises de BTP qui sont venus aider les pompiers, les gens qui se mobilisent pour apporter à manger à à tous ses volontaires. C'est voilà, c'est la France qui se resserre et et et ça ça c'est quand même aussi quelque chose qu'il faut souligner. Oui, les Français les Français sont capables de se serrer les coudes devant laadversité.
Voilà, il y a cet élément aussi que je voulais souligner. Jean-Pierre Farondau, vous êtes vous êtes ministre du travail des solidarités au-delà du drame humain et environnemental. Il y a une autre bataille là qui commence la bataille économique.
Le ministre de l'économie, Roland l'escur parle d'un véritable coup de tonner économique. C'est plus de 15000 entreprises qui ont été évacuées. Il y a aussi tous ces campings qui sont désormais désertés.
Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ? Ils vont avoir besoin de l'État et potentiellement des d'aide. Est-ce que vous allez faire quelque chose pour ces ces responsables de camping par exemple qui voi leur chiffre d'affaires baisser petit à petit, des annulations qui arrivent au compte goutte ?
Le chiffre d'affaires, il est c'est terrible pour ces gens-là. Qu'est-ce que l'État va faire ? Bien sûr.
Alors, d'abord, c'est un travail en équipe, hein. Le gouvernement, c'est un travail en équipe. Moi, je suis au travail aux solidarité.
Moi, les instruments que je mobilise pour les pour les entreprises, c'est ce qu'on appelle l'activité partielle. C'est une prise en charge de 60% du salaire pour que les salariés qui travaillent plus n plus de travail parce que le entreprise a dû fermer comme on l'avait vu pendant le covid que voilà comme où l'activité est trop réduite voilà on assure au moins 60 % du salaire pour les pour les salariés c'est important donc on aide les entreprises finalement à garder l'emploi garder les compétences parce que ça va s'arrêter donc l'activité elle va repartir à un moment donné donc l'activité parti elle est mise en place très rapidement pour les pour les entreprises sinistrées très rapidement aussi pour les entreprises évacuées puisque je veux dire pour ceux qui vont se déclarer Au mois de juillet, il y a déjà 500 entreprises qui ont fait appel à ce dispositif. Les les les indemnités vont arriver début août.
Ça va être très rapide. Donc mobilisation en urgence, mobilisation en urgence pour que les entreprises puissent sauvegarder les salaires et les employés. Ça me paraît très important.
J'étais avec un un responsable de camping ce matin sur repin qui me disait par qui parlait de la taxe de séjour. Euh s'il y a plus personne dans le camping euh tout le mois de juillet, tout le mois d'août, euh ça va être dur aussi pour euh pour ces entreprises-là, euh cette activité-là de devoir payer des taxes. Euh les charges sont toujours là et il y a plus de plus d'argent qui rentrent pendant l'été.
Comment vont-ils faire ? Est-ce que vous allez les aider aussi à ce niveau-là ? Alors sur la trésorerie, puisque là vous posez la question de trésorerie, côté ministère du travail, ce que nous ce que nous gérons, c'est les cotisations à travers les Ursaf.
J'ai décidé bien sûr de demander aux Ursafes de décaler l'appel à cotisation. Donc jusqu'à 12 mois donc et j'ai j'ai demandé aux Urs d'ailleurs local d'aller au devant des entreprises pour qu'elles soient au courant. Voilà, non seulement on va pas attendre qu'elle nous le demande, on va être proactif.
Donc ça aussi on va le faire. Et puis n'oublions pas quand même les sujets de santé au travail. On a on va on a on a émis un guide pratique qui est sorti hier après-midi.
On a écouté les entreprises et les syndicats lundi. On était à Ber avec Roland l'escure. Et derrière en 24h, on a mis en ligne un guide pratique qui va donner toutes les les bonnes recommandations parce que n'oublions pas qu'il y a aussi des particules.
Donc, il faut qu'on puisse protéger les salariés. De 2 millions de masques FFP2 ont été distribués. C'est allé assez vite d'ailleurs.
Ils ont pu arriver sur place assez rapidement. Ça c'est une bonne chose. En revanche, moi j'entendais un syndicat pharmacien qui disait que bon, il y avait pas encore des masques, notamment des des masques pour les enfants.
Tout n'est pas absolument parfait, mais vous avez raison de le préciser, il y a des masques et il faut que les personnes les plus fragiles puissent les utiliser rapidement. Ça c'est vrai pour la population en général bien sûr, mais dans le monde du travail quand vous travaillez en télé, d'abord recommande le télétravail au maximum. Si vous pouvez rester chez vous, c'est mieux. travailler à l'intérieur, il y a pas de problème.
Et pour les travaux à l'extérieur, dans les zones où il y a où il y a des fumées importantes et c'est les alertes météo autour des seuils d'alerte autour des particules, nous recommandons le port d'un masque FFP2. Donc après c'est les chefs entreprises qui s'organisent et les pharmacies comme vous l'avez dit seront sont dotées de masque FFP2 dont les entreprises pourront aller dans les pharmacies, se procurer les masques FFP2 et commencer à s'organiser pour que l'activité continue parce qu'on voit bien aussi que l'idée en terme d'économique c'est de préserver l'activité au maximum. et je le soulligne euh il y a 4 ans, malheureusement c'était aussi un cauchemar à la tesse de bûche et à l'andiras, mais l'activité économique avait pu reprendre.
Donc tout n'est tout n'est pas perdu. Monsieur le ministre, euh toutes ces aides sont évidemment indispensables, mais elles interviennent dans un contexte où les finances publiques sont sous très forte tension. Dans quelques semaines, le gouvernement va présenter un un budget.
Ça va être difficile, hein, ce budget 2027, le sens du compromis. La 5e République, elle est pas vraiment faite pour ça, mais il va falloir il va falloir y arriver. On a on n pas vraiment d'autres choix.
C'est ce que vous allez nous dire, j'imagine ce matin sur C News et sur Europ. Oui, parce que certains PL par exemple, vous savez, s'il y a pas de budget, qu'est-ce qui se passe ? On appelle ça une loi spéciale à fait qui permet à l'État de fonctionner.
Mais c'est une erreur totale parce que cette loi spéciale, vous pouvez rien engager. Vous pouvez par exemple, moi chez moi, je peux pas aller donner de l'argent à l'insertion. Je peux pas donner l'argent aux mission locale.
L'État est paralysé et le nouveau président, nouvelle présidente dans cette hypothèse là devra travailler pendant plusieurs mois pour disposer d'un budget pour l'année 27. on va se retrouver au mois d'octobre, ils ont déjà travaillé sur le budget 28. Donc c'est une horreur.
Donc il faut vraiment que effectivement on arrive à trouver des compromis sur le budget. Il faut doter la France d'un budget. Budget pour l'État, budget pour la sécurité sociale qui est très important aussi pour moi parce que vous savez que je gère par exemple toutes les retraites.
Voilà, donc c'est très important. Donc on est en train de travailler un budget. C'est un budget courageux parce qu'il va assumer bien sûr toujours la volonté de maîtriser la trajectoire et de baisser le déficit. parce que vous savez, on a trop de dettes dans ce pays, il faut vraiment progressivement 3500 milliards c'est énorme.
C'est les c'estàd que les taux d'intérêt parce que comme tout le monde he comme quand un français en prenne pour sa maison on emprunte pour le pays, on doit payer des taux d'intérêt. Et ce qui est catastrophique, c'est que les Français ne voient pas le bénéfice de leur travail puisque l'argent que nous produisons et ben il est il paye les intérêts de la dette. Donc quand est-ce que nous allons avoir enfin le fruit de notre travail pour nos hôpitaux, pour nos pompiers, pour nos casernes, c'est un vrai sujet.
Est-ce que vous avez déjà commencé d'ailleurs je crois à à faire des économies en tant que ministre du travail ? Parce que 3500 milliards d'euros de dettes, on attend pas 2027. C'est maintenant vous, ministre du travail qui êtes au premier plan.
Exactement. Et vous savez, mon ministère est exemplaire. Je pense que fait partie des ministères qui a fait le plus d'économie.
Certains me le reprochent d'ailleurs, mais pas moi. Lesquels ? Moi je suis bah parce qu'il y a toujours des alors les quelles économies ?
Ben, on fait des économies sur tous les dispositifs que nous déployons. Mais ce qui est très important et ça le premier ministre m'a m' m'a accordé, la seule demande que je lu faite, c'est de préserver la jeunesse. Et la jeunesse, c'est quoi ?
C'est l'apprentissage et c'est les contrats d'engagement jeune dans l'é mission locale à France travail. Il m'a l'a accordé. Voilà.
Donc, je préfère faire des efforts. C'est une bataille très importante parce que c'est l'avenir. La jeunesse, c'est l'avenir.
Faut jamais laisser tomber la jeunesse. Et moi, j'ai deux manières d'aider la jeunesse à s'insérer dans le monde du travail. C'est le dispositif de l'apprentissage qui est une vraie réussite et et là on va stabiliser à la fois les aides aux entreprises et et les et les coûts de formation pour former les jeunes.
Et puis deuxièmement, vous savez dans parfois il y a des jeunes qui ont peu de problèmes vers 18 19 ans qui se retrouvent dans des environnements sociaux un peu compliqués, un peu en échec scolaire et ben ils peuvent aller dans une mission locale et là on va leur proposer un contrat d'engagement jeune. On les prend par la main et en 6 mois, en 8 mois, en 9 mois, on leur permet de s'insérer dans dans dans la vie professionnelle. Voilà, ça je l'ai préservé. et je remercie le premier ministre d'avoir rendu cet arbitrage.
Alors bien sûr, ça veut dire qu'il faudra faire des économies par ailleurs et moi au total c'est environ 2 milliards d'économies que je vais faire dans mon ministère. Je ferai même des dans mon ministère proprement dit, il y aura moins d'effectifs. Donc on va jouer le jeu.
Vous voyez ? Donc vraiment je m'inscris dans cette trajectoire de de de gestion de gestion et de réduction et de mieux dépenser l'argent et et et moi le le critère c'est faut que l'argent pour être efficace qu'il faut qu'il permette le retour à l'emploi. Moi je suis là pour aider les Françaises et les Français à trouver de l'emploi.
À chaque budget c'est la même question. La gauche c'est le concours l'épine de la taxe. Excusez-moi l'expression mais à chaque fois toujours plus taxé.
Toujours plus taxé. On paye beaucoup d'impôts en France déjà. On est l'un des pays qui paye le le plus d'impôts et puis a la droite qui dit attention on dépense peut-être mal et on dépense trop.
Euh c'est sur les dépenses qu'il va falloir faire attention sur ce budget 2027. Monsieur le ministre B je crois que le premier ministre tax Oui. Le premier ministre ça a été très clair.
Il a dit il faut engager la construction de ce budget sans impôts supplémentaires. C'est très clair. Donc c'est pas sur les impôts qu'on va aller.
On va aller sur les économies et l'efficience. Moi je suis beaucoup là-dessus et je suis même sur la lutte contre la fraude. L'efficience c'est faire en sorte que quand les gens fraudent et et trichent avec l'argent public.
C'est le cas d'ailleurs dans l'apprentissage. On a parfois des organismes de formation qui sont pas corrects, qui sont pas réglaux. On n'hésite pas à les fermer carrément.
Donc je crois qu'il faut être très clair. Efficient de l'argent public qui peut aller jusqu'à la fermeture d'organisme de formation frauduleux. Hm.
Euh je voulais qu'on parle également euh Jean-Pierre Farodou, ministre du travail et des solidarités du chômage. Le nombre de chômeurs en catégorie A inscrit en France à France travaille a augmenté de 0,8 % sur un trimestre et de 3,1 % sur un an. C'était un engagement ça du du chef de l'État Emmanuel Macron.
Il voulait si encore si c'était possible qu'on se retrouve sur dans une situation de de plein emploi. On en est loin. Comment faire pour pour vraiment que faire inverser la courbe ?
C'est c'est ça aussi l'un des grands enjeux de la présidentielle. Oui. Alors bien sûr c'est ma bataille hein.
La la bataille pour l'emploi c'est ma bataille. Alors les chiffres il faut être clair, le chômage il est autour de 8 %. Bon voilà.
Alors c'est vous savez en France il a été que 6 fois en dessous de 8 % en 40 ans. Donc on a on a ça fait longtemps qu'on a des sujets de de chômage un peu structurel dans ce pays. Et et d'ailleurs la la la il y a eu des enquêtes qui ont démontré que qu'il y a eu une baisse structurelle du chômage de de depuis les les les précédents gouvernement.
Donc on a réussi à le baisser quand même. Alors c'est un peu compliqué parce que l'environnement économique, il est pas facile. On vous l' reproché justement aussi hein d'aller faire un peu la la chasse à ceux qui euh qui ne travaillent pas euh justement parce que euh cette chasse au au aux personnes qui cherchent du boulot euh c'est ça a été aussi un peu une polémique un temps ou alors pour moi les choses sont claires.
Et alors pour revenir à France Travail c'est pas le chômage c'est les inscrits à France Travail c'est une bonne nouvelle presque ça augmente parce que ça veut dire comme vous l' dit qu'on va chercher tous ceux qui sont potentiellement en capacité d'avoir un emploi. Voilà, donc on a notre place plus ouvert et il y a des emplois en France qui sont pas couverts. On souvient de cette phrase d'Emmanuel Macron qui avait dit alors vous ça avait fait la polémique, vous vous traversez le vous traversez la rue, vous aurez du boulot.
Mais au-delà de la polémique, il y avait ce constat de dire il y a des emplois en France mais comment faire pour s'ils ne sont pas pourvus ces emplois en question, comment on fait pour donner envie aux Français et ben d'aller les chercher ces emplois aussi ? Bien sûr, vous avez raison par exemple dans les secteurs souverains et c'est une très bonne nouvelle qui est lié d'ailleurs à la stratégie du président de la République de relance par exemple de la défense ou de relance du nucléaire. Ces entreprisesl les recrutent.
C'est des beaux emplois dans l'industrie très bien payés, très bien rémunérés avec des proutions de carrière qui ont beaucoup de sens parce que vous aidez la France quand vous travailler dans le nucléaire ou quand vous travaillez dans défense, c'est la France que vous aider à faire face au grands défis du monde. Voilà. Et et c'est sont des au passage des emplois ouverts aux garçons et aux filles hein.
Il y a plus d'emploi genrés. Moi, je dis aux jeunes filles, dirigez-vous aussi vers l'industrie. Il y a des très beaux emplois pour vous.
Et moi, je me je me décarcasse là-dessus. J'ai même recruté une générale, voyez, la générale Vite pour faire le lien entre le monde du travail France travail et le monde de la défense. Et ça marche.
On est en train par exemple dans le VAR, on a on a signé une feuille de route qui va permettre d'apporter à toute l'industrie de la défense liée à la marine tous les salariés, toutes les compétences dont ils ont besoin en mobilisant les centres d'apprentissage, en mobilisant l'université. On va créer une école d'ingénieur supplémentaire à Toulon. Voilà, c'est mobilisation générale pour l'emploi.
C'est exactement ce qu'il faut faire. Et dans ce cas-là, tout le monde va trouver du boulot. les jeunes, les les moins jeunes, les seniors en 2e partie de carrière bien sûr qu'il y a de l'espoir.
Bien sûr, il y a de l'espoir parce qu'il y a des opportunités. Il faut s'organiser, il faut se mobiliser, il faut donner les bonnes informations à la jeunesse pour qu'elle s'oriente vers les secteurs où il y a du travail et il y a beaucoup de secteurs en France où il y a du travail. Il y a aussi des chefs d'entreprise qui nous écoutent qui aimeraient payer leur salariés un peu plus.
Euh et d'ailleurs euh ça revient dans la campagne présidentielle notamment chez David Lissard de Nouvelle énergie qui dit "Mais les entreprises elles payent trop de charges, elles aimeraient payer plus mais elles n'y arrivent pas." Qu'est-ce que vous pouvez dire ce matin sur C News et sur Europein aux chefs d'entreprise qui aimeraient payer un peu plus leur salariés mais qui n'y arrivent pas parce qu'ils sont euh abattus par les les charges qui leur tombent dessus à chaque fois ? Est-ce qu'on peut baisser ces charges là ?
Alors c'est un vrai sujet. Alors faut comprendre d'où elles viennent ces charges. J'ai regardé pas plus tard qu'hier ces charges c'est les cotisations.
Qu'est-ce que c'est les cotisations patronales cotisations salariales ? C'est ce que les Français payent pour justement leur retraite, la santé, l'autonomie. C'est un système d'assurance, l'assurance sociale complété par les patrons.
Vous savez que là aujourd'hui quand vous additionnez le tout, on est entre 40 et 60 % donc c'est énorme. Après guerre, quand la sécurité sociale a été crée, vous savez combien c'était ? 16 %.
On a fait presque x 3 donc forcément il y a problème. Il y a problème. Donc effectivement c'est un sujet mais alors bien sûr qu'il faut l'idée elle est simple baisser les cotisation mais ça c'est de l'argent donc faut le trouver ailleurs.
Je pense que la première chose à faire c'est déjà tenir la dépense quand même. Tenir la dépense voir la réduire en C'est pour ça qu'il faut une réforme pour les retraites. C'est pour ça qu'il faut une réforme de la sécurité sociale dans le financement de la sécurité sociale.
Et ensuite sur les retraites. Je me permets, il faut il faut aller jusqu'où parce que cette réforme des retraites, elle a été on peut certains peuvent le regretter mis un peu en suspend en attendant la présidentielle. Il faut travailler jusqu'à quel âge ? 67 68 ?
Non, là là-dessus, moi je j'ai lancé une conférence sociale autour des retraites qui fonctionne bien, qui a démarré en octobre, qui est terminé, le rapport sera encendu en septembre. On va entendre la sortie du rapport et à ce moment-là, je donnerai mes commentaires. Pour le moment, je joue le jeu, je laisse cette conférence aller à son terme, présenter ses propres conclusions.
Je les commenterai bien sûr quand elles seront connues en en septembre. Mais on voit bien, on voit bien les idées quand même. On voit à peu près où où ça se passe.
Voilà. Donc je pense qu'il faut effectivement euh mettre en place des des réformes pour tenir la dépense, voir la réduire sur les deux grands postes que sont la santé et et que sont les retraites. Et ensuite, il faudra effectivement réfléchir.
Moi, je suis favorable aux réflexions qui consistent à baisser les cotisations, mais dans ce cas-là, il faudra trouver d'autres forme et ça sera la fiscalité. Faut pas rêver. C'est où les salariés qui cotisent et les entreprises qui cotisent ou c'est la fiscalité.
Mais je le redis avec une première étape où il faudra baisser au maximum les dépenses. Peut-être que c'est une bonne solution puisque euh ça peut redynamiser aussi euh l'économie. Euh j'avais noté également, je voulais vous faire réagir sur ce chiffre, 47 % euh de Français payent un impôt sur leur revenu.
Euh ne faudrait-il pas, monsieur le ministre, peut-être à une échelle minime, mais que tout le monde paye un petit peu d'impôt sur le sur le revenu, même ceux qui ne ne travaillent pas juste de point de vue idéologique, est-ce qu'il faudrait pas harmoniser les choses à ce niveau-là ? Bah, je suis assez sensible à ce que vous dites parce que je me laisse du travail des solidarités. Mais les solidarités, ça va dans les deux sens.
Il faut bien sûr aider les gens les plus démunis et c'est ça fait partie de nos valeurs et on continuera à le faire. Il faut continuer à le faire mais il faut que tout le monde effectivement participe à il faut être solidaire de son pays quelque part. Voilà, donc je pense que c'est une idée effectivement intéressante.
Rappelez quand même que au-delà de l'impôt sur le revenu, il la TVA tout le monde la paye. Donc il y a aussi d'autres formes de fiscalité peut-être moins visible. Dès que vous avez quelque chose en fait, vous avez la TVA dedans.
C'est une forme aussi de participation à à l'effort à l'effort de la de la finance publique. Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui se lèvent très tôt le matin, qui partent au boulot, qui finissent très tard le soir, qui gagnent le SMIC et c'est une réalité qui parfois vaut des gens qui ne travaillent pas, qui gagnent autant si ce n'est voir plus. Euh et ça on peut les comprendre, c'est exaspérant.
Euh il faut que le travail, la valeur travail paye davantage pour donner aussi envie à ceux qui ne travaillent pas et ben d'aller le matin et de se dire "Moi, je vais trouver du boulot parce que c'est intéressant, je vais je vais gagner plus." Il faut leur donner envie d'aller bosser. Oui, la valeur de travail, elle est fondamentale.
Voilà, il faut y faire attention. Elle a pu être abîmée de temps en temps. Faut faire attention.
Moi, je suis, vous l'avez compris, très favorable à leur travail. Je pense que je l'ai incarné moi-même dans tout mon parcours. Je pense avoir beaucoup travaillé.
Voilà. Et donc vous avez avec le ministre du travail quelqu'un qui sait ce que c'est que le travail, qui croit au travail, à l'apport du travail qui est très important. D'abord le travail cré créer les richesses et les richesses faut les créer d'abord avant de les partager et c'est le travail qui les crée.
Et puis le travail c'est une forme d'émancipation, c'est une forme d'utilité sociale qui est fondamentale. Voilà donc je et une forme de réalisation personnelle. Donc je crois au travail bien évidemment et vous avez raison.
Il faut que le travail pe. Il faut que le travail pai plus que que le non travail. On est, je suis d'accord avec ça.
D'ailleurs, on avait préparé un projet de loi, je sais pas si on aura le temps de le de le de le passer à l'assemblée, mais il est quasiment prêt. On a l'a travaillé, il est passé au Conseil d'État pour justement faire en sorte qu'il y a une incitation au travail et et on et dans les principes par exemple de ce projet loi, on voulait dire voilà dans un foyer, ben un foyer où il y a du travail doit gagner un peu plus qu'un foyer où il y a pas de travail. Voilà, donc c'est ça.
Ce projet de loi en question sera pas présenté, on imagine à la finestival. Mais non, je pense pas. Je pense pas.
Mais en tout cas, ça veut dire que l'idée est là, le débat est là, le débat politique est là. On est prêt, on est prêt à l'avir. Et moi je pense qu'il faut trouver des équilibres là aussi.
Il faut aider ceux qui sont vraiment dans le besoin. Il faut leur tendre la main dès lors qu'ils font l'effort de revenir vers le travail. Et deuxièmement, il faut aussi bien sûr qu'il y a une incitation au travail.
Faut trouver les équilibres entre les entre les deux les deux les deux projets. Jean-Pierre Ferandou, vous êtes ministre du travail et des solidarités. Vous avez été aussi le le patron de la SNCF et la SNCF c'est tombé, les chiffres sont tombés là qui dégage un profit record de 1,2 milliards d'euros au premier semestre.
Et c'est important parce que il y a le grand chasser croisé jettétiste à haussien qui arrive. Les gens prennent de plus en plus le train, beaucoup le train, mais trouvent que les billets sont toujours trop chers. Comment faire à un moment donné ?
Est-ce que c'est possible que ces ces billets de train baissent au vu des records incroyables que le le la compagnie vient de vient de vient d'avoir ? Bah, je crois d'abord il faut il faut se réjouir qu'une grande compagnie nationale comme la SNCF soit performante. Voilà, on parle d'entreprise, c'est une entreprise la SNCF.
Certes, une entreprise publique qui appartient au français mais c'est une entreprise et et ce milliard dégagé euh il il va être réinvesti. Il il rentre pas dans la poche d'actionnaire privé. Il réinvestit notamment sur le réseau ferroviaire national qui en a bien besoin.
Il est réinvesti dans l'achat de TGV9 qui vont enfin arriver pour avoir plus de capacité. et ce qui permettra d'ailleurs peut-être de baisser les prix quand il y aura plus de capacité et il sera réinvesti dans la qualité de service. Donc c'est une très bonne nouvelle qu'une grande entreprise publique comme la SNCF gagne de l'argent parce que ça va permettre de rénover le système ferroviaire français dans toutes ces composantes.
Donc c'est une très bonne nouvelle. On doit conclure Jean-Pierre Farandou. Juste un mot.
Vous êtes au gouvernement certes mais 2027 arrive très vite. Est-ce qu'il y a déjà peut-être une personnalité qui se dégage selon vous pour relever la France ? On a parlé du budget, on a parlé du déficit.
Est-ce qu'il y a quelqu'un déjà que vous avez vous avez peut-être déjà quelqu'un en tête ? Bah vous savez pour le moment le ministère du travail et solidarité, il a de quoi faire. On enchaîne les crises depuis le début de l'année.
Il y a eu Ormous, il y a eu la canicule et j'ai beaucoup travaillé sur la santé au travail des salariés dans ces périodes de grande chaleur. Maintenant on a les incendies. À la rentrée, vous l'avez compris, j'ai les budgets.
Pour le moment, le ministère du travail, il est tout à sa tâche pour répondre aux enjeux des français. On aura votre candidat sûrement en septembre à la rentrée, celui auquel vous pensez en tout cas le moment venu. Le moment venu.
Merci Jean-Pierre Fond. Merci d'avoir été avec nous. Bonne journée.
Merci beaucoup.
Jean-Pierre Farandou