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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 février 2024 9 min

Crise agricole, pour Céline Imart, le gouvernement manque d’un “cap” et de “cohérence”.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la guerre en Ukraine elle a eu des conséquences sur la la crise agricole est-ce que la suppression des droits de douane sur les produits Ukrainiens était une faute encore une fois faut être assez pragmatique aujourd'hui ce sont des principes on dit on supprime on remet on supprime on remet il faut être pragmatique et regarder exactement le monde agricole aujourd'hui nous avons besoin d'être pragmatique sur ces sujets on n'est pas sur des principes on supprime on remet il faut simplement pouvoir anticiper les flux savoir à chaque fois quel effet ça peut avoir n'éffaste ou pas sur l'équilibre le déséquilibre de nos marchés quelle incidence ça peut avoir sur les prix à la fois sur le revenu des agriculteurs et sur les prix payés à la consommation par les consommateurs et en fonction il faut être agile on n'est pas sur le fait de dire il faut un principe il faut à chaque fois vous savez l'économie le monde du travail les filières la consommation c'est quelque chose qui change qui bouge et il faut se donner les moyens d'avoir des clauses de sauvegarde ou des mécanismes mais qui sont ajustés en fonction des d européenne a recuit la semaine dernière l'exonération des droits de douan il fallait le faire écoutez euh je nous on pense très très clairement aujourd'hui que ce n'est pas qu'à l'agriculture et qu'X agriculteurs de supporter en tout cas directement sur des filières qui sont fragilité aujourd'hui qui d'autre devrait supporter cet effort mais c'est un effort collectif qui engage qui qui engage la nation aujourd'hui ce genre de denrée mais ça fait maintenant 2 ans si vous voulez on n'est pas sur du court terme ce qu'il faut bien comprendre avec ça c'est que sur la partie conjoncturelle on peut tout à fait envisager qu'effectivement il y a un effort à fournir et que mais là ça fait de an que ça dure et comme vous l'avez très bien dit on a un conflit qui s'installe sur la durée donc là on n pas sur un problème où il faut aider conjoncturellement mais on est sur un problème structurel et ça rejoint en plus d'autres voilà d'enry qui rentrent aussi du Brésil qui rentrent d'autres pays et qui viennent déstabiliser les filière de la volaille de l' et aussi des céréales et on en parle pas assez mais ça veut dire que les agriculteurs ils payent trop le prix de la guerre en Ukraine pour vous oui non mais ex oui aujourd'hui effectivement ça vient déstabiliser vraiment des filières qui sont déjà en grande difficulté extrê exêmement fragile et derrière il y a des hommes et des femmes on parle des filières on parle d'économie mais il y a aussi des des personnes chez nous qui qui qui sont installé et qui vivent de ça le gouvernement dit on a obtenu le gouvernement dit on a obtenu des clauses de sauvegarde notamment sur l'œuf et sur la VO on travaille sur les céréales pour vous il faut aller au bout oui il faut aller au bout absolument il faut qu'il Contin vous connaissez que la France fait des efforts justement pour obtenir ces clauses de sauvegarde écoute là aussi c'est la profession agricole fait remonter énormément ce genre de problématique et c'est ça fait aussi partie du travail que de pouvoir coûter et quand même protéger au minimum les les agriculteurs et les consommateurs on va parler de cette crise vous êtes agricultrice vous vous avez repris l'exploitation familial dans le Tarne on le disait ça fait plusieurs semaines que les agriculteurs expriment leur colère Emmanuel Macron et Gabriel Atal ont apporté des réponses on va y revenir sur le fond mais quel est ce matin le sentiment de l'agricultrice que vous êtes euh je pense qu'on est déjà très content au salon que les choses soient apaisées puisque ce qu'on a vu samedi vraiment c'était unanime que ce soit les ex exposant que ce soit les visiteurs personne n'avait jamais vu ça de mémoire de de de présence au salon vous savez que le Salon de l'Agriculture a fêté cette année c'est 60 ans mais la faute ce qui s passé al oui je me suis déjà exprimé sur ce sujet mais juste je voulais dire que voir des CRS comme ça casqués enfin dans les allées au milieu des animaux et des agriculteurs c'est c'est vraiment du jamais vu donc il y a eu très clairement le le bon je je me suis déjà exprimé sur le sujet mais je je dois dire que quand même l'épisode de l'invitation des soulèvements de la Terre a été vraiment la coupe d'eau qui a fait déborder le Vasin là aussi ça a été l'allumette sur la poudrière de la colère en fait cette invitation n'est pas passée du tout c'est une véritable pr jet sur le feu sur ce coupl que dément Emmanuel Macron qu'il a démenti oui mais il peut toujours démentir après si voilà si les journalistes vos confrère ou vous vous aimez être pris pour des imbéciles alors qu'il a répété deux fois devant une centaine de journalistes clairement que oui bon voilà c'est encore une fois des effets de C des effets d'annonce le monde agricole mérite mieux que ça et je pense que la France qui travaille en général mérite mieux mieux que ça mais est-ce que vous vous cautionnez l'accueil qui a été réservé à Emmanuel Macron non je ne cautionne pas les violences mais il faut comprendre aussi que il y a vraiment des agriculteurs qui puissent craquer dans ce contexte CREL alors Emmanuel Macron a réuni les syndicats hier il a dit il faut qu C revendications pas plus vous vous dites c'est une forme de mépris mais alors comment on travaille avec autant de revendication et aussi différent les unes des autres qu'est-ce que vous proposeriez vous d'abord c'est de définir un cap et une vie c'est ce qui manque cruellement à ce gouvernement et c'est ce qui manque cruellement au monde agricole encore une fois comme je je je je le dis souvent on est sur du long terme nous on fait une récolte par an on rend une copie par an on est sur du temps long on n'est pas sur l'immédiateté des effets d'annonce on a besoin d'un CAP on fait des investissements qui nous engagent à 5 ans 10 ans 15 ans donc effectivement c'est là la difficulté de trouver la méthode c'est que on nous a dit faites remonter toutes les mesures qu'il vous faut de simplification et même Gabri latal a dit aux agriculteurs écoutez même s'il y a 900 mesures de simplification proposées sur des formulaires des logiciels de la de l'administration de la paperasserie comme on dit aujourd'hui bon je les examinerai une par une et Emmanuel Macron arrive il nous dit il en faut 4 c pas plus donc voilà je c'est on ne peut pas gérer comme ça les problèmes du monde agricole où on réclame une vision à long terme un changement complet de logiciel un CAP en disant qu'on veut une agriculture qui produit qui est reconnue qui a de la considération et du revenu et de dire OK vous dit que le gouvernement n'est pas cohérent non ce n'est pas cohérent déjà dans la méthode aujourd'hui quand on a un Premier ministre qui dit toutes les mesures même s'il y en a 900 je vais je vais les examiner une par une et puis quand on a 2 jours après ou 48h après un président de la République qui nous dit ok 4 C mesures pas plus discuter et puis essayer de fixer déjà rien que dans la méthode de travail c'est pas clair là avec les annonces de Gabriel Atal et d'Emmanuel Macron depuis plusieurs semaines maintenant vous le voyez toujours pas ce cap pour vous il est toujours pas tracé dans les déclarations d'amour il est tracé on met l'agriculture au-dessus de tout on aime les agriculteurs mais ça c'est pas c'est pas un cap stratégique aujourd'hui c'est opportuniste c'est de l'opportunité politique ou vous croyez à la sincérité de de gabrielal et je veux bien croire à la sincérité de beaucoup de monde et de beaucoup de choses mais il faut qu'on me montre des acte on dit toujours qu'il n'y a pas d'amour il n'y a que des preuves d'amour je pense que ça n'a jamais été aussi vrai là vraiment le vous savez les le le monde agricole attend vraiment des actes et on va pas berner les agriculteurs par des effets d'annonce pour vous ce cap il doit ressembler à quoi il do en dessin les grandes lignes il doit ressembler d'abord un cap où l'agricultur doit assumer aujourd'hui de produire alors il faut sortir des clichés des pensifs de produire plus et de produire mieux et ça c'est extrêmement important on oppose beaucoup trop souvent c'est c'est non seulement compatible mais c'est aussi nécessaire et vital aujourd'hui on ne peut pas se permettre d'opposer ces deux enjeux moi je moi je suis agricultrice aujourd'hui je travaille sur une terre que j'ai reçu que je transmets et qui qui est aussi un bien voilà de notre patrimoine de notre identité française et aujourd'hui il est inenvisageable de mettre en opposition les enjeux de production et les enjeux environnementaux et on a les outils pour réconcilier ces deux enjeux simplement on a besoin qu'on nous fixe un cap et qu'on nous disent aujourd'hui on peut produire plus on peut produire mieux les denrées alimentaires peuvent fournir l'alimentation elles peuvent aussi fournir l'énergie elles peuvent décarboner ça c'est extrêmement important prod plus ça veut dire plus de machines des surfaces plus grandes c'est compatible avec l'environnement plus ça veut dire non produire plus aujourd'hui ça veut dire utiliser les outils qui sont à notre disposition je pense à la sélection variétale je pense à l'intelligence artificielle je pense à la robotique à l'agriculture de précision à l'amélioration des pratiques pour dire on va utiliser les technologies je crois beaucoup en la science en l'innovation et aujourd'hui les agriculteurs pas réservé à une certaine catégorie d'agriculteurs on on les moyens mais justement le cap qu'on veut se fixer à long terme c'est cette capacité à dire aujourd'hui voilà nos objectifs produire plus et mieux c'est compatible comment les outils qui sont à not notre disposition pour arriver à ça on va d'abord mettre la recherche appliquée l'inrael les instituts en ordre de marche vers un objectif commun c'est-à-dire on va fixer quels sont les caps et on va mettre en œuvre les moyens de la recherche pour y parvenir et pour que ces outils dont vous parlez peuvent être aujourd'hui effectivement difficilement accessible arrive dans toutes les cours de ferme et c'est ça en fait de fixer un cap c'est de dire aujourd'hui la France veut encore de vous l'agriculture ce qu'on se fixe comme objectif à long terme c'est produire plus produire mieux avec du revenu qui arrive dans les fermes de la considération et de la confiance pour nos agriculteurs donc d'une part il y a ça cette partie- làà on anticipe les changements on donne les outils ensuite ça veut dire on a de la confiance en vous de la considération au lieu de vous imposer un millefeuille normatif complètement administré avec des réglementations hors sol on fixe des objectifs à l'agriculture et on vous fait confiance sur les moyens pour y parvenir et ensuite troisièmement on a beaucoup de mesures qui ont été portées par les républicains dans la PPL du plan au Sénat par le livre blanc des voilà on a clairement mis des mesures sur la table qui portent aujourd'hui un choc de compétitivité une baisse des charges une action sur les leviers pour pouvoir permettre de ne pas continuer ce plan social qui est à l'œuvre dans l'agriculture depuis 30 ans on voit des des fermes qui disparaissent on voit des agriculteurs qui qui ne sont pas renouvelés et il y a une détresse profonde morale aussi dans dans les campagnes aujourd'hui

Crise agricole, pour Céline Imart, le gouvernement manque d’un “cap” et de “cohérence”. — Céline Imart · Pourquijevote