Table ronde n°1 : « État des lieux de la Défense nationale française »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 39 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Rétablir des vérités sur la francophonie et l'Afrique
- 19:00OuverteRéponse directe
Politique africaine : manque de vision stratégique ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Budget de la défense : désaccord au sein de l'armée ?
- 27:00OuverteRéponse partielle
ACMI : financement et enjeux économiques ?
- 31:00OuverteRéponse directe
Crédibilité de la diplomatie française
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Général Henri Pinard LegrisChiffre
« en 10 ans c'est moins 80000 hommes qui seront supprimés un/4 de l'armée »
- 19:00Général Henri Pinard LegrisChiffre
« pour ce livre blanc 15000 hommes moitié moins 45 avions »
- 2:00Fait
« on a multé les multilatéralisé en tentant de d'impliquer l'Union européenne dans l'affaire depuis 2008 »
- 4:00Fait
« il a fallu faire le boulot à la place des locaux qui n'ont pas pu le faire »
- 6:00Fait
« l'ennemi qu'on a nulle part ailleurs c'est en Afrique qu'il apparaît mais un vrai ennemi quelqu'un qui veut nous voir mort nous et nos valeurs »
- 18:00Fait
« la francophonie était quelque chose de très important sur laquelle la France pouvait s'appuyer »
- 24:00Chiffre
« les budgets militaires depuis 30 ans déc en permanence »
- 29:00Fait
« l'armée est en train d'être démilitarisée par le haut et par les côtés »
- 1:00Fait
« il y a en effet des gens qui tirent des ficelles je rappelle quand même parce que ça c'est un fait qui a été admis par ses auteurs que islamisme tel qu'on l'entend aujourd'hui a été inventé et créé par les américains en Afghanistan »
- 7:00Fait
« on ne peut en envoyer qu'un petit nombre parce qu'on a pas des moyens considérables il faut qu'il soit très entraîné »
- 9:00Fait
« quand on envoie une unité professionnelle c'est tout le pays qui s'engage »
- 11:00Fait
« la France a une vraie vocation si vous voulez la la France a une façon de servir ses intérêts qui peut-être en général est moins agressive vis-à-vis des autres »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Rires] je ne participerai pas à cette table ronde je laisse des experts y participer je voudrais en mon nom mais aussi en notre nom collectif remercier tous les participants qui ont bien voulu venir à cette table ronde en commençant par l'extrême gauche c'est-à-dire pour moi que dit pour vous c'est à l'extrême droite le général Henri Pinard Legris qui général de 2e section enfin il se présentera tout à l'heure et qui est le président de l'association de soutien à l'armée française qui est donc une association qui essaie de faire valoir les intérêts de notre défense nationale qui en ont bien besoin en ce moment il aura l'occasion de nous en parler merci général d'avoir accepté notre invitation ensuite un peu moins à gauche il y a pierre Lévi qui est un ancien journaliste du journal l'Humanité et qui a été qui a je crois rompu avec le Parti communiste lorsque celui-ci a commencé à faire des des des des présentations de mode de de Prada place du Colonel Fabien et qui anime maintenant depuis plusieurs années un un journal qui est qui est le seul journal consacré à cette question qui s'appelle Bastille République nation et qui est sur une ligne plus qu'eurocritique puisque qui voilà radicalement eurocritique voilà je connais pierre nous n'avons pas les mêmes opinions politiques sur le sur le fond mais on se connaît depuis de nombreuses années outre que nous sommes assez amis il a il fait des analyses sur les questions européennes qui regroupent qui qui rejoignent beaucoup les les mienes ensuite nous avons tour non je je ne parle pas de régist ce chaman que tout le monde connaît ou à peu près qui est colonel jeune colonel en retraite de l'armée de l'air qui est notre responsable pour la défense des questions de de défense nationale et qui va donc animer cette cette table ronde madame Nicole villebou qui est de la Fondation pour la recherche stratégique qui se présentera tout à l'heure qui a un curriculum vité comme je disais tout à l'heure je lui disais qui est tout à fait impressionnant et et puis enfin monsieur Jean-Jacques Patrick qui est également de la Fondation pour la recherche stratégique et qui a un pédigré non moins intéressant y compris le fait je lui en parlais tout à l'heure qu'il a travaillé pendant quelques temps aux États-Unis auprès de Samuel Huntington vous savez celui le père de la théorie du choc des civilisations donc on aura l'occasion d'en parler voilà je m'arrête ici merci à tous d'être d'être venu et puis bonne taable ronde et moi je vais écouter avec vous merci [Applaudissements] bien bonjour à toutes et à tous je vais donc reprendre un peu la présentation des invités un peu plus dans le détail et plus ciblé pour vous dire que nous cette table ronde donc va se passer en deux parties une partie consacrée aux questions de Défense nationale une partie consacrée aux questions de géopolitique les deux vont ensemble pour la partie consacrée à la Défense nationale Nicole villebou donc qui est chercheurs indépendant associé à la Fondation pour la recherche stratégique est spécialiste des questions de sécurité concernant les États-Unis et l'OTAN elle nous parlera donc de la stratégie américaine au sein de l'OTAN elle a notamment publié plusieurs ouvrages un ouvrage sur l'adaptation de l'appareil de force américain dans les années 90 les stratégies de puissance américaines aux éditions ellipse et un autre sur les concepts de préemption et de prévention le général Pinard legriis Henri Pinard legri est saint-sirien de la promotion 1969 d'entrée à ketquidan il a une carrière opérationnelle dans la Légion étrangère parachuti instructeur commando puis après l'école de guerre une période en étatmajor avec des directions d'administration centrale qui l'ont conduit à la fin de sa carrière à être le sous-directeur exploitation de la direction dur renseignement militaire à cet égard il a donc une vision de la Défense nationale et des intérêts de la France assez aiguisé pour la partie géopolitique Jean-Jacques patri qui est chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique docteur en droit et en science politique il est actuellement chargé de mission mondes africains et sécurité il est spécialiste des formes non conventionnelles de violence collective il a beaucoup écrit sur les insurrections contemporaines et leur impact sur les outils militaires et sécuritaires de la nation il forme aujourd'hui la nouvelle génération de cadres africains sur les questions de lutte contre le de lutte contre radicalisme et d'action multinational il nous parlera donc de la politique française en Afrique la politique actuelle et ou la politique idéale en tout cas de l'Afrique et des intérêts de la France enfin Pierre levvi que françoislino a suffisamment présenté pour que je n'ai plus besoin d'en rajouter sauf le fait peut-être qu'il est l'auteur de plusieurs essais deux essais et d'un roman Un un pflet d'anticipation politique et sociale l'insurrection qui est en vente ici si vous le voulez sur la table à ma gauche voilà je vais donc S tarder laisser la parole à Nicole villebou pour la géostratégie des États-Unis au sein de l'OTAN voilà j'espère que tout le me m'entend merci beaucoup je merci je vous remercie de m'avoir invité à m'exprimer ici et à vous présenter donc quelques éléments sur la stratégie des États-Unis au sein de l'OTAN alors on pourrait se demander au premier abord pourquoi dans une réunion consacrée aux intérêts français et plus particulièrement une table ronde sur la la défense française pourquoi s'intéresser aux États-Unis et à l'OTAN et bien je pense que la réponse on va laavir tout de suite dans cette première diapositive qui vous donne simplement un extrait je ne parlerai pas de la défense française je laisserai le général Pinard legri développer ce thème mais pour qu'on voit simplement que dans le dernier livre blanc qui vient d'être publié donc cette année par le ministère de de la défense et bien la France se présente clairement inscrit clairement sa politique de défense et de sécurité dans le cadre de l'alliance l'Atlantique en même temps et en parallèle au cadre de de l'Union [Musique] européenne la France est évidemment un membre fondateur de l'Alliance en 1949 même si on se souvient qu'elle avait quitté les structures militaires de l'Otan à l'initiative du général de Gaulle en 1966 avec l'objectif de préserver son déépendance nationale en matière de de sécurité la France n'a réintégré la structure militaire de l'OTAN qu'en 2009 à l'occasion de de l'anniversaire des des 60 ans de de l'Alliance et elle assure depuis le le commandement de l'une des structures majeures de de l'Alliance le commandement consacré à la transformation de l'alliance qui situé à Norfolk mais qui est régulièrement dirigé par un général français l'objet ici ce n'est pas du tout de s'interroger sur les raisons du retour français dans l'alliance ou la politique qui préside la participation française dans l'OTAN mais plutôt de voir quelles peuvent être les implications général pour la France de cette participation à l'alliance en s'intéressant à ce qu'est l'otant et en particulier on peut voir la dirais l'évolution et la perception de l'OTAN aujourd'hui euh essentiellement sous sous l'angle de la l'influence qui exerce les États-Unis puisqu'ils sont évidemment la puissance majeure qui reste dominante au sein de l'Alliance ne serait-ce que par leur simple poids et leurs ressources donc même si il est évident que les choix français et européens ont un impact sur l'évolution de cette organisation on va se focaliser ici principalement sur euh la perception et le l'action des États-Unis au sein de l'OTAN on va revenir un tout tout petit peu en arrière pour rappeler quand même que l'OTAN est né essentiellement de la volonté des Européens à la fin de de la Seconde Guerre mondiale de s'assurer de la protection de la superpissance américaine face à la perception d'un der soviétique c'est ce qui explique que à l'origine l'alliance était fondamentalement un système de relation déséquilibré où on avait une puissance militaire majeure qui accepaiit pour la première fois de s'engager dans un accord de défense contraignant et de fournir à l'Europe à la fois un parapluie nucléaire et le symbole de de cet engagement américain une présence militaire permanente sur le continent face à la menace soviétique en contrepartie de cela évidemment les États-Unis contrôlaient l'essentiel des structures militaires de de l'Alliance il définissaiit les axes stratégiques même s'il y avait en permanence des débats mais la les choix étaient clairement venaient de Washington et 3è élément évidemment les États-Unis équipaient les armées européennes donc ce qui créait un débouché naturel pour les industries d'armement euh des États-Unis cette situation euh elle présente pour les pour les États-Unis je dirais l'OTAN est perçu surelon un double intérêt c'est à la fois l'instrument de la défense avancée contre l'URSS pendant la la guerre froide et c'est aussi un moyen pour les États-Unis d'assurer d'ancrer leur présence en Europe et d'avoir donc une influence sur l'évolution politique du du continent l'objectif des États-Unis étant alors de pouvoir consolider en Europe occidentale un ordre libéral démocratique qui va passer aussi par le soutien constant financier et autres des États-Unis à au projet de construction européenne de façon à avoir une Europe sur démocratique et libérale on peut dire que en 1990 d'une manière ou d'une autre même si ça n'est pas directement le du fait de l'OTAN ces objectifs sont en grande partie atteints il n'y a pas eu de guerre en Europe la menace soviétique disparaît quasiment du jour au lendemain et l'Europe l'Union européenne par ce qui va devenir l'Union européenne est un acteur international important un acteur prospère qui est au moins pour sa partie occidentale stable et effectivement devenu Pacifique bon dans ce contexte il n'était pas évident que l'Alliance atlantique continue à exister et qu'elle estit toujours un sens en tout cas il est clair que sa fonction devait être repensée de même que le les relations fondamentalement déséquilibrées nées de de la Seconde Guerre mondiale alors théoriquement il y a deux explication possible pour justifier pour comprendre pourquoi l'UTAN a survécu et n'a pas subit le même sort que l'organisation du du pacte de Varsovie qui lu faisait face on peut dire soit que c'est parce qu'elle correspond aux intérêts de ses membres hein et en particulier du plus influent et du plus puissant d'entre eux ou alors on pourrait aussi considérer que en 40 ans de fonctionnement en fait l'alliance est devenue une institution à part entière avec son existence bureaucratique propre et naturellement la tendance de toute organisation est à se euh à persévérer alors probablement une combinaison des des deux facteurs est possible si on s'intéresse plus spécifiquement aux intérêts en Europe en 1900 enfin dans le cas de l'Europe en 1990 il y a trois trois attitudes trois positions possibles les États-Unis qui sont clairement en faveur du maintien et de de la poursuite de l'OTAN comme organisation de sécurité centrale avec un projet d'adaptation de l'alliance qui est au service de leur conception de la sécurité de leur côté la plupart des pays européens membres de l'Alliance souhaitent plus que tout éviter le retrait et le désengagement des États-Unis et continue à considérer que l'OTAN est la meilleure garantie de sécurité qu'ils peuvent obtenir même la si les menaces ont changé et seul la France de son côté continue à porter un projet ce qu'on pourrait qualifier d'alternatif de pôle européen de défense qui devrait se situer à côté de l'OTAN puisqu'il n'est pas question de remettre en cause l'existence de l'Alliance mais cette cette situation ces rapports de force vont faire que finalement les les enjeux essentiels des années 90 c'est ce n'est pas l'alliance ou pas l'alliance c'est comment adapter les rôles et les missions de l'Alliance adapter ses capacités et rééquilibrer les relations entre les deux pôles de des relations transatlantiques donc au fur et à mesure l'OTAN va se transformer à l'instigation dans la la la de la V la des États-Unis dans une perspective qui est clairement définie par par les États-Unis et reprise par de nombreux alliés européens l'alliance devient d'abord une communauté politique c'est-à-dire qu'elle n'est plus simplement un accord de défense collective mais on va insister sur le fait que l'alliance est la réunion de de partenaires qui des deux côtés de l'Atlantique ont en commun des valeurs la démocratieon et une histoire qui est partagé et qui est qui crée des liens qui sont en quelque sorte indissolubles auxquels s'ajoute en plus de ça le développement des échanges économiques qui fait qu'il y a également naturellement des une sorte de communauté d'intérêt entre les les deux rives de l'Atlantique bon faut noter simplement que aujourd'hui le le discours américain sur ce point a un peu évoluer c'est-à-dire que dans les années 90 c'était l'OTAN qui était le cœur des relations transatlantiques aujourd'hui les états Unis parle des relations États-Unis Union européenne et l'OTAN tend à être moins importante dans le sens de communauté politique qu'elle ne pouvait l'être dans les dans les années 90 néanmoins elle s'est transformé également toujours dans la perspective de de la vision américaine d'étendre la zone de paix démocratique c'est un objectif qui était partagé par la première administration bouche au début des années 90 poursivre par l'administration Clinton par la suite hein dans cette optique l'OTAN devient une organisation de sécurité régionale dont la vocation et donc d'intégrer les nouveaux partenaires venant d'Europe de l'Est et en même temps de contribuer à la stabilisation des zones troublées ça va être essentiellement les Balcans pendant la la décennie 90 donc de devenir une organisation servant à étendre la paix et avec cette idée que le le l'extension de de l'OTAN accompagnée également de l'extension de l'Union européenne qui était aussi fortement soutenue par les les États-Unis contribuerait à à la vision d'un continent totalement pacifié libre et ouvert aux échanges économiques dernier élément de la la vision américaine c'est faire de l'autant la base d'un d'un partenariat mondial que les intérêts des occidentaux ne sont pas limités à la sécurité de l'Europe et ils sont de moins en moins focalisés sur la sécurité de l'Europe au fur et à mesure que le temps passe par conséquant l'OTAN doit sortir de sa zone la notion de hors zone ou out of area dans le le langage otanien c'est-à-dire que l'OTAN doit prendre en charge et se préoccuper de problèm de sécurité qui se situent hors de du continent et qui peuvent donc aller très loin sur la planète jusqu'en Afghanistan et euh donc là c'est un je dirais c'est un élément qui doit euh qui entraîne la nécessité d'adapter de transformer les capacités de défense des membres européens de l'Alliance et qui va être la la logique hein de transformation des des capacités militaires au cours des des années 90 cette vision américaine elle va être mise en œuvre avec une constance remarquable entre 1991 et 2001 on va dire queles que soient les orientations politiques des administrations à Washington on va retrouver toujours une une politique axée sur sur trois axes l'OTAN doit rester l'organisation principale de sécurité en Europe donc on va tenter autant que possible de limiter les efforts français pour construire un pôle européen don avec la la PESD euh en même temps les Européens doivent prendre une part plus importante et adapter leur capacités aux nouveaux euh enjeux internationaux pour devenir de véritables partenaires des États-Unis et donc toutes les initiatives qui vont être lancé dans l'OTAN vont dans ce sens elles sont euh elles sont liées à l'idée euh une idée américaine qui est euh celle de de cette notion de communauté transatlantique c'est-à-dire qu'en fait euh les États-Unis considèent que les problèmes de sécurité qu'il rencontrent sont à peu près les mêmes que ceux des des Européens et donc participant à cette même communauté transatlantique et bien tout le monde devrait agir ensemble dans dans le même objectif et donc on voit très clairement que ce qui va préoccuper l'OTAN au fur et à mesure de du temps et bien ça correspond aux enjeux de sécurité définis à un moment donné par les États-Unis au début des années 90 on a deux grandes préoccupations la la transformation des for ce qu'on appelle à l'époque la révolution militaire en marche mais lié au problème de de la prolifération en particulier du nucléaire et puis on va passer après 2001 à la focalisation sur le terrorisme et la lutte contre le terrorisme après l'Irak et 2003 on va passer à la stabilisation contre insurrection et aujourd'hui maintenant que ces thèmes sont tombés en désuétudes plus ou moins et bien c'est la la question de la cybécurité de la cyberdéfense qui est mise en avant au sein des instances hutan et en fait tous ces thèmes sont repris du discours de sécurité des États-Unis avec un petit temps de de retard donc cette cette perception fait que les Américains demande constamment à leurs alliés de d'adapter leur appareil de défense à ces nouvelles préoccupations donc qui change assez régulièrement selon les les modes stratégiques en cours et on voit donc que temp va servir à structurer encadrer des efforts d'adaptation des capacités et on a une succession depuis le milieu des années 90 de grands projets qui sont à chaque fois des liste de capacités à développer et de priorités qu'il faudrait suivre tous en commun alors on ce qu'on peut constater c'est qu'en fait ces listes s'accumulent he et que bon même si on peut considérer en gros les objectifs de 299 ont été plus ou moins remplis et bien on en a fixé de nouveau en 2002 auquel s'ajoute encore aujourd'hui dirais de nouvelles strates de développement capacitaire euh à poursuivre dont les résultats sont toujours euh très loin des attentes fixées au départ c'estd que on rajoute sans cesse des des nouveaux besoins euh à traiter mais on n'est pas sûr d'avoir déjà répondu aux objectifs antérieurs aujourd'hui les priorités euh donc elle se focalise sur deux grands thèmes ce qu'il appelleent le Smart defense euh et les les forces connectées les forces connecté c'est maintenir l'opérabilité la capacité des des forces de l'OTAN à opérer entre elles et le Smart defense ça a comme particularité en fait qu'aujourd'hui les efforts sont essentiellement demandés aux Européens entre eux qu'on va lancer des des initiatives bilatérales ou multilatéral exclusivement entre membres européens de de l'Alliance pour tenter de de renforcer les capacités dans les les domaines jugés prioritaires tout ça euh pour les États-Unis il s'agit à chaque fois d'encourager et de maintenir l'effort des Européens dans l'adaptation de leur appareil de défense parce qu'ils sont convaincu que en l'absence de ce leadership et bien il ne se passera rien et cela rejoint l'un des thèmes qui est quasiment euh constant dans au sein de de l'Alliance Atlantique depuis au moins les les années 60 c'est celui du partage du fardeau si on a tendance en Europe à considérer que l'alliance est dominée déséquilibrée en faveur des États-Unis bien les États-Unis ont depuis très longtemps souligné que ils partageaient dans cette alliance enfin qu'ils avaient dans cette alliance une part du fardeau de de la défense et de la sécurité collective tout à fait disproportionné aujourd'hui ils estiment qu'il prenent en charge 75 % de l'effort de défense au sein de de l'Alliance atlantique ce ce qui est une part qu'il juge désormais insupportable donc depuis les les années 60 il y a cette volonté d'amener les les Européens à faire plus et donc à rétablir un certain équilibre et bon avec des résultats qui en réalité sont quasiment dirais l'inverse de ce qui est constamment réclamé puisque ce qu'on peut constater aujourd'hui c'est que malgré toutes les incitations constantes les menaces voilées plus ou moins explicite ou implicite de désengagement américain ils n'ont rien pu faire pour aller contre la tendance depuis les années 90 des Européens à poursuivre leur fameux dividende de la paix et d'une certaine manière on peut dire que c'est la la réussite en fait de cette objectif américain de créer en Europe une ère de de démocratie libérale pacifiée qui est en partie responsable d'une sorte de démilitarisation des des sociétés européennes d'autant plus que Washington a insister pour maintenir l'idée qu'il s'agissait d'une communauté de sécurité transatlantique et donc dans ce contexte et bien si le la la sécurité des Européens est si importante si elle est commune avec celle des États-Unis pourquoi ne pas laisser les plus forts assurer cette sécurité en priorité et faire autre chose à la place c'est un peu la logique qui a prévalu en Europe et on peut penser que paradoxalement si dans les années 90 les États-Unis avaient laissé la PESD se développer d'une manière un peu plus autonome et plus forte et bien ça aurait sans doute incité davantage les États européens à continuer à faire un effort de défense plus important qu'ils ne le font aujourd'hui et dernier élément effet pervers de de la stratégie américaine c'est que tous les efforts de transformation de spécialisation d'adaptation constant ont finalement abouti à casser les appareils de défense européens plus qu'à les rendre réellement efficace donc aujourd'hui on a en fait une impatience encore plus perceptible que jamais de la part des États-Unis à l'égard de de l'insuffisance des des efforts européens des récriminations toujours plus importantes et à chaque fois que des opérations communes sont menées et bien ce qu'on peut constater c'est que sans les Américains il est encore toujours difficile de faire quoi que ce soit et il n' n'hésite pas je dirais à répéter avec cette fois aujourd'hui il y aurait peut-être plus de de raisons qu'il y a euh 20 ou 30 ans que si ça continue comme ça un jour ils ne viendront plus boucher les trous et apporter les capacités qui font défaut aux Européens alors est-ce que cette menace est crédible et bien elle est plus ou moins dans la mesure où aujourd'hui l'OTAN a aussi beaucoup moins d'intérêt politique pour les États-Unis qu'il ne pouvait l'avoir encore jusqu'à la fin des années 90 puisque ils ont bien dû constater que en tant qu'instrument d'intervention à l'extérieur et de gestion des crises mondiales l'an n'était pas tellement euh un outil euh aussi utile et performant qu'il ne pouvait l'espérer même si bon finalement l'OTAN est venu jusqu'en Afghanistan néanmoins à chaque fois qu'il a fallu utiliser la force dans le cadre de l'OTAN les États-Unis en ont surtout retenu les contraintes et les problèmes que ça leur posait et aujourd'hui non seulement les alliés ne sont pas prêts à suivre dans n'importe quelles condition mais il peut arriver des cas comme dans le en Libye en 2011 où en fait les États-Unis se trouvent entraînés par leurs alliés dans une intervention qu'ils ne souhaitaient pas mener ce qui effectivement devient un véritable problème alors c'est ces problèmes ils sont apparents depuis déjà longtemps et pourquoi est-ce que aujourd'hui on peut penser que l'OTAN pourrait perdre réellement de de l'importance du point de vue des des États-Unis bien deux éléments ont changé et changeent la la la perception américaine de de l'Europe et de l'OTAN les priorités stratégiques elles sont en Asie maintenant en Asie-Pacifique et là on assiste même si je dirais il y a toujours une part de de discours eu un véritable développement de des efforts dans cette zone au détriment de des préoccupations pour l'Europe parce que autant pendant la guerre froide les États-Unis pouvaient consacrer des ressources à une stratégie globale avec l'EST enfin l'Asie et l'Europe autant aujourd'hui ils souffrent eux aussi euh de de contraintes budgétaires extrêmement importantes et pesantes sur leur capacité de défense qui reste toujours considérable mais qui sont en train de de de s'éroder et euh donc l'idée que les États-Unis assurent en même temps la sécurité de l'Europe et défendre leurs intérêts en Asie-Pacifique devient de plus en plus douteuse pour beaucoup donc on assiste à visiblement un désengagement militaire de la zone dans laquelle il n'y a plus de menace évidentes actuellement on peut constater qu'aujourd'hui on est on est à à peu près 65000 hommes 65000 militaires américains en en Europe donc on est arrivé vraiment à un niveau extrêmement bas et qui reflète effectivement le la la perception de de l'importance stratégique de de ce ce théâtre donc le phénomène auquel on assiste maintenant je vais terminer là-dessus c'est vraiment un un processus de désaméricanisation de de l'OTAN que les partisans d'une plus grande autonomie européenne pourraient apprécier dont on pourrait se se réjouir si finalement ils avaient eux maintenant les moyens de reprendre les reennes de l'OTAN puisque pour la première fois les États-Unis semble disposés à à laisser une marge de manœuvre importante à leur Europe pour prendre en charge sa sécurité et ses problèmes tant qu'on n pas dans une crise majeure qui toucherait les intérêts vitaux des États-Unis mais eux considèrent que pendant qu'ils se retournent vers l'Asie et bien les Européens pourraient se prendre en compte les les problèmes de de leur région mais bon le aujourd'hui donc le la la responsabilité retombe un peu sur sur les Européens sur l'Union européenne et là on constate que ce n'est pas seulement un problème de manque de capacité adéquate mais que ce problème il reflète surtout des conceptions européennees très différentes entre les différents pays de l'Union des visions très différentes de de ce qu'est la sécurité de ce que sont les priorité de la conception de du recours à la force qu'on appelle la culture stratégique et on n pas plus d'entente finalement au sein de l'OTAN qu'on en a au sein de de la PESD ce qui fait que l'OTAN sans les États-Unis c'est plus une autant sans pilote sans substance euh pour autant ça peut continuer comme ça puisque en fait même si elle ne sert plus à grand-chose le le coup politique hein que que signifierait une une rupture serait trop important mais c'est un peu une sorte de de bateau fantôme merci Madame votre j'ai un peu dépassé votre intervention soulève évidemment beaucoup de questions mais nous allons laisser ça pour plus tard je cède la parole au général Henri pinardlegrim mon Général merci est-ce que vous m'entendez bien oui donc on m'a demandé de parler de la loi de programmation du Livre blanc et de la loi de programmation donc je me bornerai à un certain nombre de flash sur ce sujet central juste avant je vous dirai un mot sur sur l'azaf l'association que je préside pour que vous sachiez pourquoi je suis là et puis je terminerai par quelques réflexions personnelles sur ce que m'inspire le livre blanc et la loi de programmation donc je suis président d'une petite association qui regroupe 3000 adhérents dont 500 associations quand même et euh c'est une association qui existe depuis 30 ans qui a pour objet d'ailleurs de défendre l'honneur de l'armée quand celui-ci est mis en cause injustement soutenir soutenir ceux qui se battent ou qui se sont battus sensibiliser les Français aux questions de défense et je dirais même en premier lieu les les politiques ceux qui nous dirigent euh donc c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai accepté très volontiers de venir et de retrouver le colonel chamag que j'avais connu dans une vie antérieure et puis de contribuer au devoir de mémoire et de solidarité voilà donc on a une fonction de communication de sensibilisation donc on a quelques outils pour ça vous avez pu voir quelques quelques exemplaires de la revue que nous éditons tous les trimestres on a un site internet et deux lettres mensuelles nos cibles je vous l'ai dit c'est d'abord la les dirigeants politiques les relais d'opinion les professeurs d'histoire géographie parce qu'ils ont un rôle particulier à jouer et puis un cœur de cible qui qui est ou qu'on essaie d'atteindre euh c'est les jeunes de 25 ans ceux qui constituent la relève parmi lesquels il y en a un certain nombre ici et donc ceux qu'il s'agit de sensibiliser de former pour euh effectivement que notre pays dispose de l'encadrement politique ayant le sens du service et de l'état euh qui sera indispensable pour faire face aux crises à venir voilà pour tout ce qui est Asaf je passe livre blanc loi de programmation donc le livre blanc c'est le 4e livre blanc qui est rédigé le premier l'avait été en 72 pour mettre au point tout ce qui était concept de dis asion puisque la dissuision française s'est construite progressivement 64 c'était le premier mirage 4 je crois 68 c'était le thermonucléaire 72 donc c'était donc ce livre blanc qui constituait pour la France dans son outil de défense une véritable rupture stratégique ce que cette arme nucléaire tant décrié qui était considéré comme la bombinette à l'époque a fait son chemin et maintenant on voit que tous les hommes politiques de droit comme de gauche se raccroche à la dissuasion comme si c'était la planche de salut incontournable ensuite il y a eu 1994 donc suite à la à l'effondrement de l'URSS qui constituait quand même la menace majeur en Europe et à nos frontières 2008 qui est un peu dans dans le prolongement de du 11 septembre 2001 c'est le problème défense et sécurité le continuum entre la la la défense et la sécurité euh le terrorisme et cetera alors 2013 on se demande pourquoi quelques années après 5 ans après le précédent livre blanc il y a ce nouveau livre blanc alors on invoque les révolutions arabes en ommettant de parler de du terrorisme islamiste d'ailleurs hein donc on parle des révolutions arabes mais ça ne fait qu'amplifier la menace qui était qui existait déjà on parle bien sûr de la crise économique mais en regardant je ne suis pas économistes hein mais en regardant ça fait 30 ans qu'on vote des budgets en déficit si vous voulez forcément le la dette c'est s constituée et la crise est d'autant plus aigue aujourd'hui et on l'invoque d' d'autant plus que droite comme gauche ont largement contribué à euh creuser ces ces ces déficit et constituer ce monceau de dette aujourd'hui les dettes la dette français représente 60 budgets de la défense et les intérêts de la dette représentent deux fois le budget de les intérêt de la dette annuelle représente à peu près presque deux fois le budget de la défense annuelle pour vous cadrer donc l'effort de défense que l'on fait au regard et bien des conséquences de ces ce laxisme qu'aucun d'entre vous sans doute ne na pour le je dirais la gestion de son propre budget on n'imagine pas que pendant 30 ans on soit en déficit et on capitalise les dettes alors le livre blanc j'en viens à celui de 2008 de 2013 donc qui a sur les six premières parties une brillante analyse comme les Français savent les faire remarquablement rédigé et cetera sur la situation mondiale sur euh la place de la France dans le monde sa géographie qui rappelle justement d'ailleurs que la France est présente par son territoire national non seulement en Europe mais sur les trois grands océans que ça soit l'Atlantique le Pacifique et l'Océan Indien avec une zone économique exclusive donc un territoire sous-marin qui est le 2e du monde 11 millions de kilmè²r donc c'est une donnée on a forcément un regard mondial notre histoire qui n'est pas celle du Luxembourg ou de la Suisse algérien contre ces pays-là mais évident que notre ouverture au monde nos actions passées nous donnent des pouvoirs donc on est membre permanent du Conseil de sécurité hérité de la 2ème guerre mondiale puisqu'on a été inclus dans le dans le groupe des pays vainqueurs on a l'a rappelé madame été l'un des membres fondateurs de de l'Alliance atlantique et de membres actifs pour la constitution de la communauté européenne devenu par extension progressive de l'Union européenne une une analyse des risques et des menaces les risques provenants et les menaces provenant à la fois des pays qui s'armment de plus en plus donc des pays émergent mais qui s'armment énormément tous les pays sauf en Europe développent leur budget de la défense entre parenthèses et en même temps autre risque et menace donc ce sont les pays faibles qui deviennent euh qui qui dont l'état est défaillant hein et c'est toutes les crises en Afrique notamment les crises internes en fin de compte la situation de la France à titre personnel j'estime que c'est en même temps donc un effacement des budgets de la défense et en même temps un affaiblissement de l'État alors que la défense est la première responsabilité de l'État vous le savez bien il n'y a pas de nation sans état de Gaul disait que la France sétait faite à coup d'épé mais je reste persuadé que aujourd'hui et on le voit avec toutes les puissances émergentes c'est la puissance militaire qui est nécessaire qui est recherché par toutes les puissances émergentes parce que c'est un ensemble dans le positionnement stratégique mondial alors ce livre blanc euh donc une très belle analyse mais quand on passe comme toujours souvent en France quand on passe de l'analyse de la formulation à au moyens et à la façon dont se réalise alors là c'est le grand écart euh parce que les la cohérence euh l'incohérence l'incohérence apparaît euh alors on définit quand même trois priorités stratégiques que sont la protection du territoire la dissuasion et l'intervention et ça ça implique bien sûr d'avoir des capacités d'appréciation de situation d'analyse de renseignement d'anticipation pour pouvoir agir efficacement si on n'est pas renseigné la preuve quand vous allez faire un voyage vous regardez sur Internet pour vous renseigner sur les horaires sur les itinéraires et cetera et cetera vous imaginez bien qu'un pays qui souhaite engager des des forces quelque part ou ne pas être trop surpris car on est toujours un peu surpris mais ne pas être trop surpris doit développer des capacités d'analyse d'acquisition d'analyse pour permettre une certaine anticipation préparation des hommes préparation des unités préparation des matériels et cetera l'espace stratégique pour nous et on est revenu à des cercles d'intérêt si j'ose dire comme il y avait les trois cercles auparavant dans les premiers livres blancs là il y a le le premier CERC qui est naturellement le territoire national mais qui intègre les domcom bien sûr l'Europe et c'est ses abords la Méditerranée et l'Afrique jusqu'au golfe de Guinée alors le territoiretion c'est vraiment le sanctuaire donc on voit bien que ça c'est les intérêts stratégiques vitaux l'Europe et la Méditerranée je pense que ce n'est plus à la dimension de la seule France donc on est dans une logique alliée je dirais alliance adoc plutôt que alliance Atlantique ou Union européenne je crois que ça c'est c'est quelque chose qui est un peu voué à l'échec ces grandes structures tout tous les conflits actuels montrent que sont des ce sont des alliances qui se constituent en fonction des intérêts d'ailleurs c'est pas surprenant seul peut-être l'Afrique l'Afrique subsaharienne peut-être une zone d'intérêt que j'estime à titre personnel vital pour les les prochaines décennies on en a parlé tout à l'heure peut-être vous en parlerez beaucoup plus ça vament que moi j'estime que c'est un problème central en raison d'abord de l'explosion démographique de l'Afrique hein qui va doubler sa population en 2050 et deuxièmement sont relatif sousdével développement ça veut dire que on peut imaginer des migrations très importantes c'est pas en millions de personnes c'est peut-être en dizaines voir une centaine de millions alors du coup on change la nature et cette cette cette menace démographique qui est inscrite déjà euh constitue une menace existentielle pour les pays européens mais en même temps on voit bien qu'il y a aussi une dimension il y a un intérêt ça c'est l'intérêt je dirais défensif mais il y a aussi un intérêt à travailler pour le développement de l'Afrique car si vous voulez s'il y a pas de développement africain les Africains viendront en Europe ça c'est indiscutable il y a un véritable partenariat à mener ça veut dire qu'une politique et dans cette politique parce que ça sera l'un des points de conclusion une politique c'est un ensemble de de stratégies particulière he c'est une stratégie générale qui se décline en plusieurs stratégies et dans laquelle il y a une stratégie économique une stratégie financière une stratégie culturelle et une stratégie militaire il y aura pas de développement économique de l'Afrique s'il y a pas de stabilisation de l'Afrique de sécurisation de l'Afrique et la France a un vrai rôle à jouer peut-être pour entraîner des pays européens je parle pas trop d'Europe parce queà mon sens elle existe pas et donc donc je crois qu'il faut il faut balayer cet aspect là il y a pas de projet européen donc il y a pas d'Europe donc il y a des nations européennes et c'est avec ces nations européennes qu'on peut faire éventuellement quelque chose alors alors le budget de la défense aujourd'hui c'est quoi c'est 31,4 milliards d'euros bon ça représente 1,5 % du produit intérieur brut il est prévu dans la loi de programmation militaire qui va s'étendre de 2014 à 2019 au moins pour les 3 années de la les trois premières années de cette loi 2014-26 le gel de ce budget même si on appelle ça une une sanctuarisation c'est un gel c'est-à-dire que bon tout ce qui est inflation disparaît et cetera donc ça va être dans les faites la loi de programmation entraînera une réduction de l'effort de défense français qui passera de 1,5 à 1,3 % du PIB en 2019 peut-être même moins puisque aucune loi de programmation n'a été respecté depuis 1960 première loi de programme qui était constitué pour la réalisation entre parenthèses de l'armement nucléaire stratégique donc c'est de Gaul qui avait initié ça pour conduire ce redoutable projet qui était la constitution d'une force de dissuasion la loi de programmation c'est ni plus ni moins que l'expression chiffrée du Livre Blanc donc ça se traduit par ce maintien entre guillemets c'est-à-dire un gel c'est-à-dire en fait une réduction c'est là où on parlait de sémantique tout à l'heure et il y a une vérité vable désinformation et ça je peux vous le démontrer on pourra en parler après une véritable désinformation sur les chiffres donc c'est une réduction des des budgets c'est aussi une réduction considérable des effectifs qui prolonge celle qui étai déjà engagé selon la précédente de programmation puisqueen 10 ans c'est moins 80000 hommes qui seront supprimés un/4 de l'armée le contrat opérationnel du livre blanc précédent qu'on fixait aux armées c'était de pour faire très simple 30000 hommes 70 avions n'oubliez pas que le livre blanc précédent c'était c'était 50000 hommes 100 avion c'était passé au précédent livre blanc 30000 hommes 70 avions et c'est pour ce livre blanc 15000 hommes moitié moins 45 avions on est la 5e puissance mondiale soit 65 millions d'habitants voilà ce qu'on est capable je dirais d'engager pour une crise majeure pour une crise majeure donc quand on parle de de renforcement pilier européen et cetera je ne vois pas très bien ce que ça veut dire et ça je crois que vous partagez totalement ce point de vue car il je dirais que l'analyse est bien on voit bien ce qu'on veut être ou déclare ce qu'on veut être mais derrière ça ne suit pas si j'ai encore 2 minutes quelques réflexions personnelles donc j'insiste sur le en fin de compte la première responsabilité de l'État c'est ça il y a quatre fonctions égaliennes vous le savez et cette fonction je dirais de défense est centrale ça veut dire que cette fonction là elle s'inscrit dans le temps long vous ne pouvez pas constituer une armée un outil de défense en 3 ans en 5 ans on peut le détruire facilement mais pour le reconstituer je prends l'exemple par exemple d'un matériel la 400m dont on vient d'avoir le premier exemplaire les fiches de caractéristiques je crois ont été é laboré en 1993 2013 c'est le premier avion et en 2019 on en aura 15 l'objectif je crois que c'est 45 on a réduit un peu la cible parce que la loi de programmation ne permet pas de financer ce qui avait été initialement envisagé donc on réduit la cible finale et on on étale au maximum les productions voilà donc l'aspect politique est fondamental il est fondamental aussi pour l'engagement des forces en opération car on ne décide pas d'engager des forces mais vous en parlerez certainement pour punir un tel ou pour faire un coup ça c'est ce qu'on appelle instrumentaliser l'armée l'engagement de la force armée c'està-dire accepter de verser le sang des Français ne peut se faire que pour un objectif stratégique central c'estàdire les intérêts supérieurs du pays on va pas punir Bachar simplement pour punir Bachar si vous voulez et donc il faut avoir un but de guerre il faut avoir une politique avec des buts de guerre qui servent les intérêts nationaux sinon et bien on est les toutous des uns et des autres et en l'occurrence dans dans l'Alliance atlantique on est le toutou des Américains et donc il faut retrouver cette autonomie stratégique il faut retrouver cette autonomie stratégique dont tout le monde parle dont tout le monde parle je parle des des décideurs politiques dont tout le monde parle mais qui dans les faites ne se traduit pas comme ça devrait se traduire donc je crois beaucoup c'est vraiment la la la fin de mon intervention parce que je vois que le temps presse donc je crois que tous les citoyens ont un devoir d'expression d'écoute et d'expression dans les domaines qu'ils connaissent un peu c'est une contribution au débat national il est je crois du devoir des des des militaires au moins les officiers et et pourquoi pas les sous-officiers qui ont aussi des choses à dire de témoigner d'expliquer de sensibiliser de faire comprendre aux Français qui tous ne le savent pas l'importance d'une armée et les les contraintes des réalités opérationnelles de façon à ce que ça soit bien intégré dans dans l'esprit hein l'azaf souhaite que l'armée demeure au cœur de la nation et soit une priorité pour l'État merci merci mon général avant d'aborder la le volet géopolitique de cette table ronde je voudrais faire dire quelques mots pour compléter ce que vous venez de dire mon général vous avez parlé des aspect opérationnel et politique de notre défense nationale qui sont qui mèneent c si sur une pente descendante concomitamment il faut bien parler aussi de l'industrie de défense qui est l'outil industriel technologique d'ingénierie de recherche qui nous fournit qui fournit à l'armée à la France ses matériels donc son sa ses défenses immunitaires le la Cour des comptes a commis un rapport en début d'année 2013 sur l'industrie de défense française elle dit en gros elle rappelle que la l'industrie défense d'un point de vue stratégique c'est un peu comme des poupées russes vous avez le cœur la poupée centrale la plus petite c'est le cœur ce sont les matériels qui concourent à la souveraineté exclusive làdedans il y a la cryptologie gouvernementale la dissuasion nucléaire et ce dont le général Pinard legri a parlé analyse anticipation renseignement ensuite la deuxième poupée c'est ce qui relève de la souveraineté partagée là-dedans vous avez à peu près tous les matériels conventionnels des chars des canons des bateaux des avions qui peuvent se développer et se construire en partenariat et enfin la troisième couche c'est ce qui concerne les les achats sur étagèr que s'est-il passé depuis 20 ans avant nous avions des entreprises nationales qui dans un premier temps ont été partiellement Pr privatisé ou fusionné avec des entreprises privées donc privatisées partiellement mais en franco-français et dans un second temps il y a eu fusionnement avec des entreprises étrangères européennes si bien qu'il y a eu par deux palier une dilution des entreprises de l'outil industriel national première dilution publ privé 2è dilusion France Europe l'Europe le rapport de la Cour des comptes met l'accent sur le point suivant ce qui ressort de la lecture de ce rapport c'est qu'en fait malgré les dispositifs juridiques et techniques qui permettent qui permettent à la France de maintenir sa souveraineté et sa volonté là où elle le juge stratégique malgré cela ce qui ressort c'est un espèce de laisser aller constant et un abandon de notre industrie de défense un abandon de la de la souveraineté de l'État français sur les domaines industriels stratégiques ça c'est la première chose que je voulais dire la deuxième chose qui va dans le même sens qui prolonge cet été fin juillet j'entends sur France interre que EADS va changer de nom il va plus'appeler EADS mais herbus alors on convoque le spécialiste des questions de défense d'industrie aéronautique et tout ça blabbla machin bidule et on lui demande alors qu'est-ce qui va se passer et ben il va se passer que ADS va s'appeler apus c'est beaucoup plus joli finalement Airbus c'est le fleuron desads donc le type à France à Radio France qui est chargé des questions de défense il vous parle d'un concours de beauté et quand on creuse que ça de quoi s'aperçoit-t-on c'est qu'en fait il va y avoir non seulement un changement de non ça c'est pour l'aspect concours de beauté mais derrière il y a une restructuration et deux en particulier deux des quatre divisions de ADS la division espace et la division défense vont fusionner donc on passe de Astrium la division espace cassidan la division défense vont fusionn en une seule division qui va s'appeler Airbus space and defense donc il y a plus y a plus de Français làdedans et non seulement ça mais en plus la direction de cette Airbus spacefense situé à Munich et sera dirigé par un Allemand je vous rappelle qu'arian au départ était un produit français la première Arian qui a été tirée était à 92 % française les Allemands ont fourni quelques boulons les Italiens un peu de peinture mais c un programme français de Gaul avait rompu avec le programme européen de l'époque qui ne marchait pas il a dit on va faire notre lanceur nous-même je vous rappelle qu'erbus c'est un avion français le premier Airbus A300 qui est sorti des chaînes en dans les années 75 était le produit de l'aérospatiale ingénierie recherche développement fabrication française et ensuite on a intégré les autres bien donc c'est un Allemand maintenant qui va présider aux décisions stratégique de l'espace et de la défense au sein du groupe Airbus et que trouve-t-on donc les décisions stratégiques ça veut dire des priorités des moyens c'est ça la stratégie fixer des priorité AFF affecter les ressources en fonction des priorités c'est ça fondamentalement les objets conceptuels qu'on manipule quand on fait de la stratégie don ça ça va être dirigé par un allemand depuis Munich que trouve-t-on là-dedans dans le paquet espace défense on trouve par exemple et bien tout ce qui est recherche développement du missile M51 le futur missile balistique m sol tiré de nos sous-marins nucléaires la fe donc là on est dans dissuasion nucléaire souveraineté exclusive on trouve le satellite Musis français 100 % français satellite d'écoute électromagnétique on est dans analyse anticipation renseignement souveraineté exclusive et ça ça va se passer au 1er janvier 2014 le vol est parfait l'industrie française stratégique est en train de nous être volé voilà je voulais donc en complément de ce que vient de dire le général Pinard Legris sur l'état de la défense je voulais ajouter cette petite ce petit chapitre sur la la l'outil industriel de défense je pense que nous pouvons maintenant passer à la partie géopolitique de cette table ronde monsieur patri je vous laisse la parole merci mon colonel mesdames messieurs bonjour je suis très très heureux de de pouvoir m'exprimer quelques minutes devant vous partager avec avec vous c'est ces quelques minutes sur l'Afrique qui est un sujet qui est très très mal connu moi-même je le connaissais pas vraiment bien il y a encore 2 ans je m'y suis mis parce que non pas que j'aime l'Afrique loin de là elle m'indiffèrre mais je me suis aperçu qu'en réalité si je voulais survivre dans ce monde il y avait intérêt à regarder ce qui s'y passait mon propos euh sera de vous brosser très rapidement comment la France a restructuré son dispositif en gros depuis la fin de la guerre froide sachez qu'il y a parmi ce public deux deux catégories bien différentes pour les euh les seiors les personnes de plus de 60 ans cette affaire n'est que euh de l'information pas plus pour les jeunes c'est votre avenir directement qui se joue qu'est-ce que c'est que les ce qu'on appelle les intérêts français en Afrique en quelques chiffres c'est 6 % du commerce français c'estàd c'est pas grandchose 6 % ça fait 31 milliards d'exportation d'importation 26 milliards d'exportation dont 17 % pour les importations sont des produits énergétiques on se dit c'est marginal et quand on regarde quand on dit relation France Afrique on pense Afrique a accent FRC parce qu'on a ça dans la tête nos grands nos grands baobab total Boloré Areva qui sont des opérateurs qui sont véritablement implantés sur l'ensemble du Contin continent africain si effective et ce sont en réalité ces activités là qu'on a beau qu'on a dans la tête parce qu'on lit le journal parce qu'on on écoute les nouvelles quand on parle de des relations d'intérêt avec l'Afrique et on ignore la réalité des choses qui qu'en fait c'est ça le tissu français en Afrique aujourd'hui c'est un peu plus de 1000 entreprises et moins de 250000 personnes présents en permanence sur le continent et ce ne sont pas des grands groupes contrairement à ce qu'on peut penser ce sont des petites et moyennes entreprises euh qui vont de quelques dizaines de salariés à moins d'une centaine ça va des Salins du Midi qui sont au Sénégal pour euh pour leur métier à des entrepreneurs de travaux public mais qui n'ont rien à voir avec les gros les gros groupes que vous avez là donc c'est quelque chose qui euh malgré tout est très diversifié qui concerne quand même en gros 250000 personnes sur 65 millions ça explique pourquoi on ne connaît pas l'Afrique et pourquoi on s'en fiche qu'est-ce qui a changé depuis maintenant une petite dizaine d'années c'est que le discours ambiant d' y a encore 10 ans et même plus récemment c'était de considérer l'Afrique à travers le prisme de la maladie des massacres et génocidaire euh de la corruption bon bref c'était tout ce qui n concernait pas et puis depuis 10 ans c'est l'inverse oh là là mais ça devient le jackpot il faut qu'on soit en Afrique parce que sinon les Chinois vont prendre des marchés les Turcs vont prendre des marchés les Allemands vont prendre des marchés les Américains vont prendre des marchés les Brésiliens mais ils ont déjà pris les marchés donc on a eu un retournement de la de la perception des gens qui s'occupent de la zone en disant hier on était afroopessimiste maintenant on est afro positif parce qu'on peut faire du business le problème c'est comme le disait le Général Pinard Leri l'Afrique c'est tout et son contraire vous avez des états puissants comme la République sud-africaine l'Ouganda le Kenya puis vous avez des États qui n'en sont pas comme la République centrafricaine comme le Mali qu'on qu' tient par les brêag actuellement qui pourrait très bien se tomber comme il est tombé encore quelques mois il n'est pas stabilisé donc le continent est quelque chose qui n'est pas homogène suivant les zones géographiques vous n'avez pas les mêmes problèmes de sécurité ni les mêmes la la même le même degré de d'urgence ce qui se passe c'est qu'en réalité c'est un un continent qui n'est pas gouverné dans de larges zones géographique dans lesquelles se développent des entités violentes parfaitement cohérentes extrêmement efficaces qui elles ont des objectifs et tant tche de les mettre en œuvre évidemment ça ça impacte pas seulement le commerce français avec l'Afrique je dire tout tous les commerces du monde avec l'Afrique on l'a vu avec la piraterie au large de la Somalie aujourd'hui dans le Golfe de Guinée on l'a vu également avec l'enlèvement des otages européens ou nonaricains quelle a été la martingale française ce que j'appelle le 321 la martingale française c'està la politique française que tous nos gouvernements ont adopté en fait depuis maintenant la fin du de la guerre froide ces trois termes génériques c'est essentiellement une démocratie la démocratisation politique le développement économique l'accompagnement sécuritaire ça se fait par deux instruments qui sont l'aide publique au développement la coopération et la multilatéralisation des actions c'estd que la France apparaît de moins en moins directement pour des raisons historiques le maître mot c'est rendons les Africains maître de leur destin c'est l'appropriation je passe sur les grandes étapes ça s'est jouer en fait ici c'est-à-dire du temps de du président Chirak on a complètement reconfigurer notre coopération en l'intégrant au sein du ministère des Affaires étrangères a de deux outils on en a plus qu'un aujourd'hui passons là-dessus que faut-il rentenir des de nos affaires économiques c'est qu'en réalité bah on fait pas on n' pas fait beaucoup d'affaires en dehors du du secteur critique de l'énergie qui reste un des secteurs pour lequel on a des relations avec les avec l'Afrique mais qui aujourd'hui demanderit être complété pourquoi est-ce que les gouvernements français ont continuer à développer une attention au moins minimale avec le continent pour toutes ces raisons que vous voyez ici bah d'abord parce qu'on enlève des des expatriés ce qui est ennuyeux et puis parce que leurs opérateurs économiques ils sont dit mais si vous bougez pas d'autres bougent les Américains les bricks donc les les Chinois et cetera et puis vous avez tout ce potentiel de développement futur à cause de la démographie et de la possibilité de marcher deuxième tendance c'est la démilitarisation de nos de notre posture ancienne puissance coloniale on a dégagé à partir des années 60 et on toute l'histoire des relations euh avec le continent consiste à démilitariser les relations pour pouvoir construire des partenariats différents qui correspondent à des aires euh historiques différentes il faut simplement se souvenir que depuis 1960 on est intervenu une quantaine de fois sur le continent on avait des accords de défense ceux-ci viennent d'être négociés on a extrait de ces accords de défense tout ce qui un moment où un autre nous aurait obligé intervenir dans les affaires intérieures de ces états et qui était un problème sérieux en même temps on a considérablement réduit également le format de force vous avez ici les années 60 on était à 30000 hommes aujourd'hui on est à moins de 5000 5000 à peu près et il faut comprendre que nous n'avons en réalité aujourd'hui ça c'est donc l'actuel livre blanc plus que deux vraies bases une sur la côte ouest une sur la côte Est et Djibouti est en train d'être re réduite au maximum pour redéployer un maximum de moyens ce qui reste hommes vers l'ouest c'est-à-dire vers le la façade atlantique à partir desquelles on va pouvoir envoyer des renforts à droite à gauche dans les derniers postes qui nous restent il faut savoir donc que la présence française aujourd'hui tout y compris la présence française dans les comes aux alentours de l'Afrique c'est une dizaine de milliers d'hommes incluant tous les personnels mais sur le continent on est à moins de 5000 hommes et c'est 800 million d'euros par an hors opération extérieure pour compenser ça on a mis en place une politique de coopération notamment ce qu'on appelle la coopération structurelle avec les états de manière à essayer de leur faire de construire avec eux des bureaucratie des institutions de sécurité qui pourrai prendre en main le contrôle le contrôle effectif de leur territoire c'est en 2010 un peu moins de 80 enfin 90 millions d'euros et comme vous le voyez ici c'est essentiellement l'Afrique subsaharienne qui est notre point de mire on a également parce que le problème numéro 1 de l'Afrique c'est les cadres il faut des cadres intermédiaires ces cadres intermédiaires il faut les former donc on a mis en place un système d'écolle qui s'appelle les écoles nationales à vocation régionale pour former les cadres à la fois militaires mais aussi gendarmes logisticien sécurité protection civile de manière à ce que ils se forment eux-mêmes et ensuite puissent armer leurs propres institutions donc c'est un gros effort que la France a a consenti il y a pas d'équivalent he faut être clair parce que la France fait il y en a pas d'autrre personne d'autre le fait et puis on a multilatéralisé nos relations c'est-à-dire que avant on intervenait bilatéralement avec les forces armées de nos pays alliés maintenant on passe au maximum le relais en tout cas on a tenté de le faire avec l'Union européenne dans un programme qui s'appelle eurorcamp qui est appelé en Afrique Amani Africa et qui est tout simplement la mise en place de force de maintien de la paix par grandes régions cinq grandes régions du continent euh on on aide à structurer cette ces forces permanentes de maintien de la paix voilà la dominante du dispositif français en gros de 60 à 90 la la période de guerre froide on fait la police et on achète les votes au sein du Conseil de sécurité des Nations unies c'était la politique africaine de la France ça correspondait à ce dont on avait besoin à partir de 94 c'est le génocide on est accusé de complicité donc tous les gouvernements quels qu'ils soi vont se dire ou l'Afrique on s'en occupe plus c'est plus notre pro me on dégage c'est ce qui a été fait et mais les forces françaises ont tout de même eu intervenir entre 98 et 2008 parce qu'il a fallu protéger des ressortissants et pas seulement français des tous les ressortissants européens de l'Afrique c'est nous qui en qui dans les cas graves en prenions les pren en charge et puis on une partie de nos de nos forces ont aidé les Africains à construire à construire ce qu'on appelle l'architecture de paix de sécurité de l'Afrique donc ces fameuses brigades en attente ces opérations de maintien de la paix et puis on a multé les multilatéralisé en tentant de d'impliquer l'Union européenne dans l'affaire depuis 2008 euh les résultats ont pas été mirifiques vu le désordre qui se qui se déploie dans les zones que vous connaissez ben il a fallu faire le boulot à la place des locaux qui n'ont pas pu le faire et donc de stratégie indirecte à faire wandz on a été obligé de se réinvestir dans la dans la la stratégie directe d'abord en mettant en place des forces spéciales pour lutter contre des adversaires que les États locaux comme le Mali ou avait du mal à prendre en compte et puis comme ça ne suffisait pas que ses adversaires ont pris une puissance quasiment protoétatique et bien il a fallu intervenir directement ces servales enfin qu'est-ce qui va qu'est-ce qui nous attend en Afrique et bien paradoxalement l'ennemi qu'on a nulle part ailleurs c'est en Afrique qu'il apparaît mais un vrai ennemi quelqu'un qui veut nous voir mort nous et nos valeurs il faut être clair là-dessus l'onde de choc c'est le printemps arabe je passe sur la Libye euh qui n'est qu'un épiphénomène il faut se concentrer sur la zone méditerranéenne et notamment ce qui va se passer ici actuellement ce qui est en train de se passer en Algérie personne le sait c'est l'air postbout Flica c'estàdire qu'on est en train de renégocier les alliances politique à l'intérieur le pays est fragile il est riche mais il est limité aussi par l'entente des grandes familles qui contrôle donc la manière dont la transition algérienne va se faire aura un effet soit stabilisant soit au contraire extrêmement déstabilisant pour l'ensemble de la région et quand on sait ce qui se passe déjà en Libye et en Égypte on comprend quel est les quels sont les enjeux directs pour la façade méditerranéenne très concrètement le Maghreb c'est déjà un front de lutte contre terroriste alors après cal parce que Serval on a quand même remis les les pendu à l'URE le peu qu'on avait on a raclé les fonds de tiroir on y est allé et tactiquement on a remporté les victoires mais on n' pas défit les adversaires ils sont toujours stratégiques présent et en fait ils se regroupent ces braves gens ici dans cette nous on a une dorsale qui fait ça eux ont une dorsale qui fait ça donc on voit qu'en réalité on a une zone dans laquelle qui correspond à la à l'ancienne zone Franco enfin la zone francophone l'ancienne principalement l'ancienne partie colonisée par la France c'est la partie du continent qui entre en guerre civile et on peut pas extraire tout le monde de là c'est pas possible vous faites plus de commerce avec avec personne donc la question c'est comment on va arriver à contrer des ennemis qui cherchent à à qui s'allient les uns aux autres qui sont extrêmement intelligents très habile et qui cherchent véritablement euh bah à mettre en place leur système de valeur très concrètement aujourd'hui le seul point d'alliance qui nous reste fiable c'est les tchadiens qui sont pas des enfants de cœur les Tchadiens est le seul pivot quand vous regardez tout autour ce sont des pays qui sont en proid en guerre civile ou en conflit euh interétatique mais on n'est pas tout seul ça sera ma conclusion comme vous l'avez vu sur ces cartes il y a aussi des états locaux le Nigeria le le Kenya donc c'est ces états sont conscients qu'il y a maintenant tout la RCI aussi l'affaire l'affaire du Mali a ouvert les yeux à un certain nombre de décideurs politiques africains qui se sont dit mais si on ne bouge pas on est mort les États dont on a hérité de la la colonisation vont tout simplement disparaître sous les coups de bouttoir des luttes communautaires des de l'impossibilité à contrôler et cetera donc ils ont décidé de se mettre ensemble et on a il y a des partenariat qui ont qui se sont mis en place un des exemples de réaction qui est très caractéristique c'est la missomme la missomme est une mission de maintien de la paix de l'Union africaine qui en fait très très pratiquement fait de la contreinsurrection contre les shebab en Somalie et vire les shebab des centres de gravité qui était la capitale et le port de kismaillo en conclusion qu'est-ce qu'il faut retenir aujourd'hui de la la position française en Afrique c'est que l'acteur principal de la politique africaine c'est plus l'état ce sont les opérateurs économiques pourquoi est-ce que l'État n'est plus l'acteur principal tout simplement parce que nos élites administratives et politiques ne connaissent pas l'Afrique connaissent plus l'Afrique il y a eu un changement de génération dans les années 90 les Africains sont partis avec la retraite et la nouvelle génération qui sont des gestionnaires ne voit l'Afrique que à travers les statistiques et en plus c'est pas un enjeu politique intérieur donc ça ça n'intéresse pas à l'inverse ceux qui ont une vraie vision stratégique de l'Afrique ce sont les les opérateurs économiques si vous voulez savoir à quelle Afrique à quelle sauce va être mangé l'Afrique dans les 10 années qui viennent vous regardez les plans des grands des grands opérateurs énergétiques et vous savez comment le continent va être partagé les relais d'influence multilatéraux sont inexistant c'est-à-dire que d'abord c'est l'Union européenne qui prend en compte mais l'Union européenne c'est plusieurs architectures et plusieurs organisme qui ne se coordonne pas en dépit des efforts qui sont mis en place et surtout les intérêts de l'Union européenne c'est pas les intérêts de la France c'est autre chose l'Union africaine qui est l'équivalent de l'Union européenne sur le continent c'est pour pour ça que ça marche si bien d'ailleurs les mêmes causes entraînant les mêmes les mêmes conséquences il y a vous c'est l'union africaine est paralysée donc vous avez des gens qui sont nos amis mais aussi des gens qui sont franchement opposés à la présence française le nigerria et la République sud-africaine enfin les Africains ont beaucoup évolué c'est aussi pour ça qu'on ne les comprend plus parce que euh à la vitesse à laquelle avance le continent et bien ce qu'on savait il y a 10 ans n'est plus valable aujourd'hui et bien ces gens-là c'est nos partenaires ils ont une vaste offre de service les bricks les Chinois les Américains les Français n'apparaissent là-dedans que N parmi d'autres et puis la langue française ce n'est plus aujourd'hui euh quelque chose qui fait gagner de l'argent c'est l'anglais qui fait gagner de l'argent donc la nouvelle génération en Afrique parle anglais parle pas français en tout cas moins et puis le dernier instrument qui était l'instrument militaire don on a vu qui nous a sorti de beaucoup d'erreurs et de beaucoup de chos trpp Laffer malienne bien c'est au moment où on l'emploie de plus en plus prochain théâtre d'engagement c'est la République centrafricaine qu'on le démembre donc on est dans une position de dispositif qui se disloque ça conclut ma présentation j'espère ne pas avir le temps à parti et je vous remercie de votre attention merci Monsieur patri pour cette présentation très synthétique et très ciblée sur la politique française en Afrique je cède la parole maintenant à Monsieur Pierre Lévi pour nous parler du Moyen-Orient en général de l'Union européenne et du reste le micro va suffire je pense et bien bonjour à tous merci beaucoup euh merci à l'uppr et merci à son président de m'avoir invité à contribuer à votre réflexion ce matin j'en suis très heureux jamais très facile de passer après plusieurs interlocuteurs plusieurs interventions brillante je François a bien voulu rappeler que nous nourrissons tous les deux une vieille complicité sur la base d'un d'analyse partagée même peut-être plus partagée encore que ce qui que ce qu'il l'avait bien voulu laisser entendre notamment sur un point qui est essentiel et qui je crois fait le fil rouge de l'essence même de l'uppr c'est-à-dire la souveraineté des peuples la souveraineté de chaque peuple alors bien sûr la souveraineté de notre peuple de notre pays mais aussi la souveraineté de chaque peuple sur la planète c'est-à-dire le droit pour chacun de décider de son propre avenir c'est essentiel c'est la seule base d'ailleurs sur laquelle un monde vivable de demain peut être construit par la tradition et sur laquelle l'amitié entre les peuples peut se construire l'amitié entre les peuples est un terme un peu général disons la coopération sur une base d'égalité françoiselino rappelait dans sa conférence hier que l'ONU en tout cas dans son esprit dans l'esprit de sa charte à défaut d'être dans son sa mise en œuvre actuellement qui est souvent l'inverse malheureusement proclamer haut eff fort la non inérence dans les affaires des pays et le fait que chaque pays compte pour un qu'on soit les États-Unis ou le Costa Rica alors certains disent mais c'est contre nature oui précisément c'est de l'ordre de la civilisation humaine d'être contre nature c'est-à-dire de bâtir de manière politique cette égalité entre chaque peuple alors vous avez bien voulu rappeler que j'étais journaliste donc je ne suis pas forcément je n'ai pas forcément l'expertise de mes prédécesseurs je suis rédacteur en chef du mensuel donc qui s'appelle Basti République nation un mensuel progressiste radicalement buocritique j'en dirai peut-être un mot tout à l'heure je veux pas trop prendre sur mon temps de parole en tout cas c'est un journal que vous pouvez découvrir à la table là-bas et qui précisément se propose d'informer sur les enjeux et les dangers de l'intégration européenne en tant qu'elle constitue par essence même une volonté politique de soustraire au peuple leur souveraineté et dans ce contexte donc nous informons mois après mois de l'actualité en donnant des informations qu'on que bien souvent on ne trouve nulle part ailleurs et dans ce contexte c'est pour ça que j'ai proposé aujourd'hui de de vous proposer quelques idées sur un dossier je mets le terme de dossier entre guillemets qui est celui de de la guerre en Syrie évidemment parce que c'est à la fois dramatique c'est à la fois exemplaire à bien des égards sachant évidemment que l'avenir est ouvert l'avenir est ouvert en tout cas on sait pas exactement dans quel sens ça va évoluer en tout cas on connaît les risques et on connaît aussi on souhaite aussi je pense qu'on est nombreux à souhaiter ici que tout cela évolue de manière dans l'intérêt des peuples et à commencé par celui du peuple syrien c'est aussi significatif parce que hélas cette guerre en Syrie nous rappelle en tout cas par ses premières étapes des scénarios que nous avons vu dans la précédente période dans la dans les années qui qui se sont écoulées des scénarios qui commencent tous d'une certaine manière par une préparation médiatique un tir d'artillerie visant à présenter tel ou tel dirigeant bah Charel àade dans l'occurrence mais on a connu ça avec des des précédents et pas seulement dans le monde arabe quand on pense à milozevic et cetera qui sont considérés présentés comme des assassins des tyrans des Sanguinaires des nouveaux Hitlers c le point ultime de toute propagande et qu'il convient évidemment de dégager le le plus vite possible c'est toujours comme ça que ça commence et évidemment je crois que beaucoup d'entre vous ici sont convaincus que tout ça recouvre des intérêts et des ambitions qui ne n'ont rien à voir avec cette ce prosélitisme des bons sentiments euh je note d'ailleurs François slin faisait hier référence à cette notion hélas de plus en plus prignante dans l'actualité internationale qui est le deux POS de mesure vous avez vu que dans C dans la coalition initiale qui s'était auto intitulé Les Amis de la Syrie figurit des des des partisans aussi notoires de la démocratie des droits de l'homme que la Arab saudit et d'autres ce qui évidemment relativise quelque peu la sincérité de ceux qui ont souhaité et souhaitent encore euh mettre en l'air et de se débarrasser du régime syrien euh dernière élément François Cino hier a fait référence à une un passage extrêmement important dont vous vous souvenez sans doute les déclarations du général westle Clark qui était lui-même estomaqué des projets qui avaient été nourris par les néoconservateurs même si évidemment les choses ont un peu évolué depuis le début parce que la réalité est là et qui prévoyait explicitement de s'attaquer à Sep pays successif euh se pays successifs notamment pas seulement mais notamment dans le monde arabe je je note en remarque préliminaire que les que la Syrie est en quelque sorte alors le trème il y en a eu plus mais enfin le 3è pays arabe notoire qui est dans le viseur des puissances occidentales disons-le de manière globale j'y reviendrai peut-être un peu plus en détail ensuite et forcé de constater après l'IRAC et d'une certaine manière la Libye que la Syrie est le pays qui était ou qui est enfin dans les conditions dramatiques qu'on connaît en tout cas qui était et ces pays étai ceux qui étaient les plus je vais mettre cet adjectif entre guillemets parce qu'en réalité pas forcément dans le sens où on l'emploie mais les plus laïques c'est-à-dire ceux dans lesquels les minorités ethniques religieuses étaient les plus libres d'exister et d'apparaître comme elles étaient moi je j'étais en reportage il y a pas mal d'années en 2006 je crois en Syrie et ce qui m'a frappé c'est que le nombre de femmes qui se qui se qui étai dans la rue sans voile signe particulier beaucoup plus en tout cas de que dans certains endroits en France donc il faut il faut bien avoir en tête que derrière ces grandes ces grands sentiments apparents de défendre un peuple contre ses dirigeants sombre plaisanterie les pays qui sont visés hasard ou nécessité on y aviendra sont les pays dans lesquels euh un certain nombre de de principes étaient précisément les mieux respectés indépendamment de ce qu'on pense des politiques économiques social des uns ou des autres juste en un mot pour rappeler le contexte on est en 2011 il y a eu successivement ce qu'on a ce qu'on a ce que certains ont regroupé sous le terme d'ailleurs tout à fait inadapté à mon sens de printemps arabes ou de révolutions arabes en globalisant des situations d'ailleurs qui bien souvent n'avaient rien à voir les unes avec les autres la Tunisie n'est pas la Libye l'Égypte n'est pas la Syrie dans un certain nombre de cas dans deux cas en particulier des dirigeants extrêmement proches pour ne pas parler de marionnette de de puissances occidental ont été dégagé par des mouvements populaires importants donc j'ai en tête la Tunisie et l'Égypte il se trouve que précisément ces pays étaient dans des pays dans lesquels les les intérêts d'un certain nombre de puissances occidentales se sont fait prendre de cour en quelque sorte et le raisonnement d'un certain nombre de dirigeants occidentaux a manifestement été il y a pas de raison que ce soi nos alliés les plus proches qui étaient dégagés sans que nous-même nous essayions de reproduire ou de contribuer à faire que se reproduise un scénario dans notamment un pays dans avec lequel nous nous nourrissons des relations beaucoup plus difficiles je rappelle qu'en matière de Syrie qu'en ce qui concerne la Syrie des tentatives de déstabilisation ne ne datent pas d'hier il y en a eu dans les années 50 avant même l'arrivée des Assad au pouvoir il y en a eu dans les années 90 et là il se trouve que sans doute certains géostratèges Occident on pensait que le moment était venu de dire et bien ce ce dictateur va tomber comme les autres et donc ça tombe bien puisque ça ça nous intéresse en réalité il y a eu là une une erreur d'appréciation qui loin de moi l'idée que de dire que le président syrien est soutenu par 100 % de syrien bien entendu il y avit une opposition une opposition légitime et un mécontentement mais ils se sont dit ben voilà ça va tomber comme les et bien non il se trouve que le président syrien disposait dispose d'une d'une d'uneune crédibilité d'un appréciation de la part de son peuple qui n'avait rien à voir avec les précédents simplement un certain nombre de forces notamment aux États-Unis aux États-Unis mais je vais revenir plutôt sur l'Europe se sont dit euh vous avez très tôt par exemple euh les manifestations ont très tôt été militarisées avec très tôt des morts et des morts des deux côtés j'y insiste et euh peu de mois après le début des manifestations et des et des et des et de la répression euh madameint alors secrétaire d'État a eu cette phrase monsieur Assad n'est plus nécessaire et en langage diplomatique on comprend ce que ça veut dire n'est plus nécessaire et à partir de là c'était au moment où il pensait que ça ça allait pouvoir se régler en quelques sorte en quelques semaines et tout s'est passé comme si un certain nombre de dirigeants occidentaux considérait que dès lors où cela avait été dit c'était difficile de perdre la face et de revenir en arrière il fallait donc très vite soutenir armé financer des forces dont qu'on a rapidement euh considéré comme celles sur lesquelles on pouvait s'appuyer et comme vous savez vous rappelez sans doute cette période où on disait le régime assassad n'en a plus pour quelques mois voir pour quelques semaines c'est il all lait s'eondrer et euh c'est pas ce qui s'est passé et donc plutôt que de de de prendre en compte la réalité certains ont manifestement considéré qu'il fallait en rajouter qu'il fallait encore entraîner et et et et qu'au fond il ne manquait plus qu'un dernier coup de pouce pour que le le pouvoir syrien euh ne tombe euh il y a eu une deuxième erreur d'appréciation puisqu'on parle de géopolitique François slino il a fait référence beaucoup hier il y a une deuxième erreur d'appréciation manifeste manifestement certains dirigeants occidentaux considérraent que les Russes allaient laisser faire quit à bougonné un peu mais que comme en Libye et bien il il laisserait il donnerait une sorte de feu ver implicite ce n'a pas été le cas pour diverses raisons euh Poutine était revenu au pouvoir et sans doute pour des raisons d'intérêt russe bien entendu mais aussi le sentiment que si on ne mettait pas un coup d'arrêt un certain nombre de visés alors c'est c'est c'est l'équilibre même du monde qui pouvait qui pouvait être mise en cause les Russes n'ont pas n'ont pas suivi le chemin dont enfin dont on attendait qu'il qu'il le suivent donc il y a eu ces deux erreurs d'appréciation j'ai parlé de la des États-Unis enfin de un certain nombre de de forces au sein du pouvoir américain qui ont donc poussé vers une escalade cité Madame Clinton et en même temps force de constater comme vous l'avez rappelé que c'est plus complexe que ça au sein de l'appareil militar politique américain et que le président Obama dès son premier mandat avait fait un discours au CER qui euh était une manière d'annoncer une tentative de de de de réaméliorer l'image des États-Unis auprès du monde arabe alors vaste tâche parce que le passif est lourd mais il y avait quand même cette volonté non pas forcément par ouverture d'esprit mais parce que il y avait ce que vous aviez ce que vous avez évoqué c'est-à-dire cette analyse de demurant tout à fait compréhensible et assez rationnel que qu'il qu'il qu'il convenait que les États-Unis opérassent un pivot de de de la de la direction Atlantique vers l'Asie Pacifique pour des pour des raisons géostratégiques évidentes de monter en puissance de la Chine y compris de la Russie puissance Pacifique aussi et que donc au fond il y avait un certain nombre de de terrain sur lesquels il convenait de manière cert relative de de se désengager d'autant que les expériences précédentes en Irak et en Afghanistan n'ont pas produit y compris du point de vue de ceux qui les ont enclenchés d'obtenir des résultats en tout cas tels que ceux qui étaient espérés donc il y a sans doute eu du point de vue du président Obama et de ceux qui le conseillent qui on compris l'arrivée d'un nouveau secrétaire d'État une volonté de je je ne dirais pas par exemple que les les Obama avait planifié prévu la guerre telle qu'elle est aujourd'hui menée même si évidemment alors je vaisenir venir dans un instant au fait qu'au sein des puissances occidentales tout le monde n'a pas partagé la même comment dire la même pondération de vue euh forcé de constater qu'un certain nombre de puissance hélas parmi lesquels et en tête desquels la France non seul enfin non seulement se sont placés dans dans le camp de ceux qui considéraient qu'un changement de régime pouvait et devait être imposé de l'extérieur ce qui est une enfin c'est extraordinaire quand on quand on se rappelle que Fabius disait il faut donc que Assad dégage et nous nous nous nous considérons en responsabilité de réfléchir au futur régime quand même se représenter et et preuve mal nous vivons une époque un peu difficile dans d'autres dans d'autres époques sans doute ça aurait provoqué un tolet ou plus mais non c'était considéré au fond comme c'est un peu normal que les certaines puissances décident à la place du Peuple qu'elles sont je vous rappelle hélas que les dirigeants français alors Sarkozi d'abord puis très rapidement Hollande concernant la Syrie la France a été le premier voir le seul pays à euh vouloir faire reconnaître l'opposition comme la seule puissance la seule force représentative du peuple syrien et quand on voit aujourd'hui ce qu'est ce qui est devenu l'opposition on mesure la l'extraordinaire lucidité de cette de cette ambition jusqu'au moment où en mai encore et en duo avec Monsieur Cameron euh la France a plaidé et a fait en sorte que l'Union européenne je vais évidemment revenir sur l'Union européenne dans quelques instants euh lève en tout cas adopte le principe de la levée de l'embargo précisément précédemment décrété d'ailleurs par l'Union européenne sur les armes uniquement en faveur évidemment des rebelles armées c'est-à-dire que là aussi il faut se représenter hein une une puissance comme la France euh l'Union européenne décide officiellement alors c'est peut-être déjà fait officieusement mais c'est quand même un grand supplémentaire quand on l'affiche et quand on l'affirme d'armé d'encourager de financer d'aider directement des forces armées pour renverser le le un pouvoir aujourd'hui encore euh représenté à l'ONU et considéré comme à nouveau considéré comme légitime pour les raisons que François asino a rappelé hier euh j'ai j'ai j'ai parlé donc des Franois Holland le président français du son ministre des Affaires étrangères donc du il faudrait donc rappeler il faut rappeler que le pouvoir anglais était sur la même longueur d'onde mais qu'au final il se trouve que les parlementaires anglais ayant sans doute un peu plus conscience de leur responsabilités de leur rôle autre que celui d'être des godillot à brideré le premier Premier ministre britannique et donc a empêché ses ambitions d'intervention directe car nous y étions presque en revanche François Holland lui a continué s'est retrouvé en quelque sorte comme plus ultra que les dirigeants américains eux-mêmes alors on peut s'interroger sur le sur les raisons de cette de cette aspect ultra en quelque sorte alors peut-être peut-on remarquer que la France et le RoyaumeUni sont ont un passé d' pire colonial commun si je enfin commun cétait pas un empire commun mais un passé commun d'empire colonial j'ai j'ai été très frappé sans doute comme vous par le terme de punition hein qui a été employé par le Président de la République au moins Sarkozi avait-il pris le prétexte fallacieux évidemment quand il s'est agit de la Libye de de de protéger la population de de Bengazi ça était tout à fait faux mais mais au moins il y avait eu ce souci d'apparaître comme de même pas là si s'agit essaie de punir vous avez rappelé à quel point ce terme est extrêmement dangereux et et et sans sens militaire qui plus est punir c'est c'est une sorte de de de de retour du refoulet enfin de de vieux réflexes de de de de de dirigeants qui pour qui sans doute un certain passé revient donc il y a cette vous imaginez si un pays par exemple avait dit si la Syrie avait dit nous voulons punir la France bon euh peut-être il y a-t-il aussi là ça va rebrancher sur nos sujets enfin sur les sujets qui ont été traités une comment dire une volonté de la part du des dirigeants français actuels euh non non seulement de se présenter mais de de de de d'apparaître comme les plus ailés dans dans dans un sens atlantiste comme s'il fallait se faire pardonner une certaine politique de la France comme s'il fallait se faire pardonner euh ce qui fut par exemple la politique arabe de la france du du du général de Gaulle c'est-à-dire cette volonté d'indépendance du pays de ne pas se la s dicté de l'extérieur sa propre politique extérieure euh et et de prendre les distances avec les uns et les autres et avec la puissance américaine en particulier puis plus proche de nous même si je n'assimile pas les deux hommes mais les Américains ont mal pris que le président Shirak n'est pas n'est pas enfilé immédiatement le trayer en ce qui concerne la guerre contre l'Irak sans doute fallait-il en quelqu sorte se faire pardonner par un excès de Zè montré que nous étions à nouveau les serviteurs aés d'un certain nombre de en tout cas et et et c'est d'autant plus catastrophique que les dirigeants son français se sont fait prendre de cours puisque il y a eu deux deux deux événements successifs les les les 9 et 11 septembre et donc notamment le président américain qui décide de de de demander son avis au Congrès en oubliant de de prévenir les dirigeants français on s'imagine la scène tout d'un coup Obama qui tape sur l'épaule de de son vice-président au fait en fait as-tu pensé à prévenir auand et non en fait il faut absolument le préir au dernier moment donc et on savait évidemment que cette ce n'était pas que pure forme on l'a vu et puis 2 jours après l'événement qui a consisté qui a que l'initiative russe a constitué en disant et bien enfin vous la connaissez desés armements chimiques et cetera et qui a de fait stoppé une guerre François aselinois parlé tout à l'heure d'éventuel conflit mondial à côté duquel nous serons passés on ne le sait pas vraiment en tout cas les avions étaient quasiment dans les starting blocks si je j'ose expression exprimer cette une expression qui n'est pas adaptée mais et donc donc voilà alors je je pour me diriger vers ma conclusion en de ou 3 minutes la France est quand même juste quand même pour dire évidemment dans ce cadre-là l'Union européenne a joué un rôle particul néfaste alors apparemment elle été hors jeu et de fait la politique extérieure de sécurité commune est encore une abstraction mais il y a un projet il y a des ambitions même si elles sont difficiles à mettre en œuvre et de fait elle a quand même pris 17 paquets de sanctions successifes visant à favoriser l'insurrection armée 17 paquets de sanctions tout en se proclamant en s'autoproclamant investi d'une mission il faut que nous assumions nos responsabilités mondiales mais personne ne sait qui a lui a confié ses responsabilités mondiales en tout cas aucun peuple car c'est une caractéristique de l'Union européenne que d'avoir été construit sans les peuples contre les peuples et en tout cas de ne pas correspondre aux intérêts de quelque peuple que ce soit puisqu'il n'y a pas de peuple européen et donc par cette sanction par ces sanctions par cette je je je j'en j'en termine dans quelques instants par ces santion elle a voulu en quelque sorte légitimer une aberration sachant au nom de la défense et je je pense que mes interlocuteurs ne sont pas en désaccord avec moi le le terme de défense est d'ailleurs totalement impropre quand on pense d'ailleurs par exemple même s'ils ne sont pour l'instant pas opérationnels enfin pas utiliser les les battles group européens qui n'ont rien à voir avec la défense de quelques Europe que ce soit qui ont qui vise à intervenir au quatre coins de la planète pour sans doute réinstaller ou vouloir installer un ordre qui ne correspond pas aux intérêts ni des peuples chez qui évidemment qu'on qu'on bombarde pardon qu'on frappe ni évidemment aux intérêts des nôtres donc pour conclure alors je je que je parlerai du journal vous nous avons une intéressante dans notre prochain numéro une intéressante interview d'une corres enfin d'une journaliste allemande qui est sur place il aurait fallu mais je le ferai dans les discussions par je n'ai plus de temps parler aussi du rôle de l'Allemagne qui n'est pas qui n'est pas du tout le même hein et qui avec lesquels les les relations avec la Syrie sont anciennes autant avec la RD AC la RFA d'ailleurs c intéressant faut savoir par exemple depuis mars de cette année les contacts ont été repris entre le BND donc les services secrets allemands et les services secrets syriens du pouvoir officiel le le chef du bend aller CIN fois à Damas personnellement pour reprendre ses contacts alors c'est un peu schizophrène parce que les Allemands aussi ont poussé aux sanctions les Allemands comprennent qu'il y a peut-être des intérêts qui peuvent défendre économique stratégique et qui ne consiste pas à bombarder et à détruire mais plutôt à prendre langue pour la suite donc ce qui prouve aussi que le vent tourne voilà donc en tout cas pour conclure l'Union européenne dans son ensemble et la France en particulier hélas il eu le meilleur et le pire he dans l'histoire la politique internationale la politique extérieure de la France le meilleur quand il s'est agit de défendre la souveraineté l'indépendance he Jean d' passant par la Révolution française la Commune de Paris la la résistance la politique du général de Gaulle et puis le pire quand il s'est agit de se soumettre aux puissances extérieur quand il s'agit de de de courir derrière et donc malheureusement on est dans une de ces périodes là et dans le cas syrien pour conclure là-dessus hélas il faut quoi qu'on pense du président syrien force de constater que si les dirigeants occidentaux et les nôtres en particulier n'avaient pas pris la responsabilité d'armé de financer dans encager la la rébellion et bien ce il y aurait 2 ans que les choses seraient terminées peut-être pas dans le sens qu'ils auraient souhaité mais il y aurait pas eu ces dizaines dizaines et dizaines de milliers de morts j'espère qu'on trouvera évidemment une solution dans les intérêts des uns et des autres mais on voit le rôle nocif qu' a l'intégration européenne dans cette accélération d'événement que j'ai voulu décrire voilà je vous remercie merci Monsieur Pierre Lévi euh on va donner la parole à la salle pour des questions réponses puisque nous avons plus trop le temps en tout cas pas le temps qu'il ait une discussion entre les intervenants je voulais juste ajouter à propos des services secrets allemands qui ont repris contact avec les services secrets syriens je vrais juste donner cette petite information avant que la situation ne se détériore entre la Syrie et la France les services il y avait des des des liens très étroits entre les services secrets français et syrien et en particulier les services secrets syriens informer les nôtres des menaces islamistes terroristes qui pesaient sur le sold national vous confirmez mon général la parole oui j'aimerais poser une question monsieur je suis donc délégué à l'UP et je voulais juste rétablir quelques vérités vous avvez dit que vous aviez peur de mourir en Afrique c'est ça qui nous m assez de mort je crois non non je vous ai dit qu'il y a des ennemis mortels enem mortel alors que la France ne se reconnaî aucun ennemi n'avons aucun ennemi en réalité il y en a qui se déclare comme telmi et tous ces ses affidés sont clairement antiançais parce que c'est plus facile d'atteindre la France que les États-Unis ou d'autres ou les gouvernements contre lesquels il lutent donc c'est ça ce que j'ai dit précisément désolé s'il y a eu un malentendu sur le le fait parce que tout le monde été un petit peu choqué par la manière dont vous avez présenté les choses mais bon à titre personnel moi je voulais vous dire moi je voulais vous dire que à l'UP on pensait que la francophonie était quelque chose de très important sur laquelle la France pouvait s'appuyer pour relancer un petit peu son image qui est un petit peu écorné ces derniers temps et que la Major ma partie des francophones dans le monde se trouve en Afrique et qui est très important de se de s'appuyer dessus là-dessus et de relancer quelque chose de plus stable il y avait aussi quelque chose une question que je voulais poser à à mon général si vous permettez vous avez touché du doigt quelque chose de très important vous annonciez que la destruction des états particulièrement africain pouvait se transformer en danger ce qui est très très très très très vrai et la question que je voulais vous poser c'était est-ce que la la la le seul véritable ennemi parce qu'on on en a pas encore de déclarer n'est pas la la la politique étrangère française elle-même actuellement merci en fin de compte vis-à-vis de l'Afrique que je connais certainement moins bien mais j'ai eu l'occasion d'y aller plusieurs fois en fin de compte il faut une politique parce que quand vous abordez la l'aspect culturel l'aspect économique l'aspect sécuritaire ça veut dire qu'est-ce qu'on est et qu'est-ce qu'on veut être en Afrique qu'est-ce qu'on veut faire avec les différents pays africains parce que l'Afrique c'est quand même 30 millions de kilomè Carr hein c'est près de 60 fois la France donc qu'est-ce que c'est qu'est-ce qu'on veut faire avec les différents ou différents pays africains quelle politique veut-on mener quelle stratégie générale veut-on conduire en Afrique or il n'y a pas de politique vous parliez de l'aspect culturel la francophonie ce devrait être un axe mais il faut que ça se combine à d'autres dimensions il a la dimension sécuritaire la dimension économique la dimension démographique et il est évident que ça ça ne s'improvise pas et on en parlait dans dans la voiture tout à l'heure il faut véritablement un projet vous pouvez pas inscrire une action en Afrique pour 3 ans ou 5 ans c'est pour 20 ans 50 ans et à ce moment-là que ça soit un régime de droite de gauche du dessus du dessous il faut qu'il y ait une continuité sinon vous êtes illisible les efforts que vous faites pendant 5 ans ils sont détruits 5 ans après et donc l'action de la France elle doit à mon sens il faut investir en homme pas en argent mais en homme en Afrique parce que c'est d'une part notre intérêt économique notre intérêt je dirait existentiel c'est moi j'en ai parlé tout à l'heure avec l'aspect avec les le problème migratoire c'est notre intérêt économique parce que l'Afrique a des matières premières que la France et l'Europe d'ailleurs n'ont pas donc si vous voulez il faut diversifier nos sources de puis troisièmement je crois qu'il y a une dimension humaniste on ne peut pas indéfiniment alors me dire ça c'est discutable mais moi c'est ma ma conviction profonde je dirais il faut il faut voir le le regard des gens et cetera vous devez vous investir quand vous voyez quelqu'un qui traîne et cetera vous pouvez pas passer à côté le et le bon alors ils ont des responsabilités énorme c'est pour ça que moi je crois à un engagement un engagement où la France doit être leader parce que c'est quand même elle qui connaît le mieux l'Afrique s'intéresse le plus à l'Afrique il y a encore quand même quelques quelques gens qui connaissent bien et qui et qui aiment un certain nombre de pays mais c'est un c'est une c'est une action extrêmement extrêmement longue et il faut avoir cette détermination ou alors on dit bon on fout plus les pied en Afrique ou alors on fait simplement des opérations mais vous ne réglez rien une opération militaire le Mali le montre et va le montrer de plus en plus si vous voulez c'est si on décide d'aller au Mali alors d'une part il y avait en urgence après de nombreuses hésitations parce que quand même ils sont renforcés on savait qu'ils se renforcai en face mais oninvenait pas bon mais parce que c'était un peu idéologique un moment donné quand quand on avait les colonnes de 100 100 pickup qui qui allaient débouler sur bamaco avec 6000 otages potentiel alors quand même le président a a dit Okon donc on a évité cilotage mais l'intervention elle résout rien du problème fondamental qui est dans toute la zone saélienne je dirais ce ce clivage C cette différence culturelle entre les sédentaires et les nomades entre les entre les qu'on retrouve tout le long d'ailleurs notamment Mali Niger Tchad Soudan et cetera et donc c'est c'est ça et ce problème ce problème là il faut l'attaquer c'est dire qu'il faut dire au gars du Sud parce que la démocratie c'est la démocratie c'est le nombre eux ils sont 90 % au sud 10 % au nord au nord c'est le désert il faut vivre quoi bah c'était les redzou avant euh jusqu'à la jusqu'à la présence française c'était les redzou c'était les toutes ces actions là il faut bien qu'il vivent donc c'est du trafic c'est de la circulation si vous voulez bon ben il faut que reconnaître une certaine autonomie contrôlé dans dans les différents peuples et c'est on peut pas rester dans la situation antérieure parce que vous savez au Mali moi j'avais une sœur qui était sur place il y a 15 ans elle entend les coups de feu un peu au nord donc c'est c'est un un problème qui qui est récurrent qui va se propager ou qui peut se propager ressortir on le voit également au Nigéria avec la présence de de Boko Haram et cetera donc il faut avoir un projet politique et c'est ce déficit politique qui fait que on est dans dans dans dans on est paumé quoi je rajouterai une chose je pense que tout le monde peut m'entendre la difficulté majeure à laquelle nos systèmes modernes de décision est confronté c'est que la manière dont on prend la décision est tout sauf rationnel ça peut pas être rationnel c'est bureaucratique c'est c'est biaisé par l'approche cognitive du décideur parce qu'il a une culture un passé il est dans un milieu qui fait que c'est biaisé par les rapports de force c'est biaisé par les les compétitions entre les différents centres de pouvoir donc toute prise de décision politique est nécessairement un compromis boiteux bien pour l'Afrique la France dispose d'outils on a la francophonie mais la francophonie comme vous le vous l'avez souligné aujourd'hui s'occupe moins de l'Afrique que de l'Asie qui n'est pas francophone parce que bah elle a sa propre routine nous avons l'Agence française du développement remarquable outil mais qui a peu de moyens qui a ses propres son propre agenda on très concrètement l'Agence française de développement elle fait du développement elle s'occupe pas de la stabilisation des États qui en ont pourtant le plus grand besoin nous avons tout ce que je vous ai dit à la défense donc la difficulté c'est de que ça soit rationnel mais je vous en prie mais le désengagement il y a désengagement par la force des choses par rapport à une référence que nous avons tous dans la tête qui est l' postcoloniale donc ce désengagement n'implique pas qu'on dégage définitivement ce que je vous ai montré c'est qu'il y a une adaptation du dispositif parfois parce que on veut plus entendre parler et maintenant sous la le couteau sous la gorge ce qui s'est passé au Mali c'est très exactement ça pourquoi on est entré en campagne avec Cal pas par un choix rationnel stratégique par peur comme toujours quand on rentre en guerre c'est par peur parce qu'on n' pas été capable ou pas en mesure de de prévenir ou de trouver une stratégie indirecte qui va qui puisse le faire donc le couteau sous la gorge il a fallu qu'on y aille il faut donc sortir de ce genre de c'est très compliqué ce que vous voyez pour l'Afrique vous l'avez aussi pour la gestion des grandes questions françaises de politique intérieure qu'est-ce qu'on veut faire de nos services publics et cetera ça nécessite des des une approche une prise de décision qui n'est pas rationnel et c'est tout l'intérêt d'avoir des réunions de cette nature il faut nous on est des experts vous serez sortis vous aurez oublié ce qu'on a dit si tantis que ça une quelconque valeur d'ailleurs ce qui est important c'est que à travers des des des mouvements des unions comme comme celle-ci vous preniez en compte ces problèmes là que vous cherchiez à trouver pour vous ce qui ne va pas et que vous dites euh ben moi je propose telle solution et oh mais c'est trop compliqué je m'en occupe pas là il y aura un progrès parce que quelle que soit la solution bonne ou pas bonne peu importe au moins on va commencer à discuter sérieusement d'un problème ce que nous faisons actuellement vous et moi voilàre question oui je voudrais oui juste un complément par rapport à ce que j'ai entendu tout à l'heure et ce que répète monsieur asselino c'était un reportage sur la chaîne LCP il y a quelques mois de ça à l'époque j'étais pas adhérant à l'uppr donc je vais le mettre en ligne pour que les gens le voient il y avait ce grand spécialiste du monde arabe qui s'appelle Spear je crois ou quelque chose comme ça exactement qui avait été appelé en renfort pour éclairer une commission parlementaire sur les orientations les tenant et les aboutissants d'une stratégie c'était très vague du monde terroriste sous-entendu islamiste alors évidemment il leura parce que il y avait quatre personnes à cette commission quatre personnes qui étaient totalement ignard il leur a tout appris du minimum pour comprendre quelque chose à ce qui se passe ils ont pris la parole chacun leur tour simplement pour se redorer le blason eux personnellement c'était très net et il sont restés comme ça un peu babas de voir ce qu'ils entendaient il leur a expliqué un petit peu historiquement ce qui s'était passé à savoir que la France ayant perdu petit à petit son son culot d'intervenir en son son nom propre en tant que membre permanent il pouvait se le permettre dans des négociations internationales en ne prenant pas parti mais en défendant une éthique petit à petit on s'est mis à défendre l'éthique des partis de certains partis belligérants et on a perdu complètement toute crédibilité dans ce domainelà perdant la crédibilité du coup on ne nous a plus rien confié c'est-à-dire qu'on ne sait rien de ce qui se passe dans les négociations vraiment très importante puisque nous ne sommes plus crédibles et que on sait pas qu'est-ce qu'on va faire de notre rôle et donc du coup ne sachant plus on est encore moins capable d'intervenir là-dedans donc on a complètement perdu l'URA qu'on avait à travers le monde de notre capacité à mener les gens à des tables de discussions dans une éthique de paix internationale et et voilà quoi c'était juste un complément alors en de compte ce que vous dit de compte ce que vous dites là c'est le problème de la diplomatie mais je reste persuadé que notamment l'opération cal avec toutes ces lacunes parce qu'il faut savoir que une bonne partie du transport aérien a été effectué par avec l'aide de nos alliés je dirais que il y a très peu de pays euh qui qui qui est qui aurait été capable de mener cette opération et donc en terme de crédibilité aux yeux des des pays européens mais même auprès des auprès des États-Unis la France y a gagné alors sur l'aspect diplomatique je je partage tout à fait votre point de vue il faut savoir ce que l'on est ce que j'aime à dire et il faut oser être ce que l'on est et donc ça on n'est pas toujours capable de le faire et donc la confiance à ce moment-là est est moins forte mais sur un plan militaire c'est pour ça que je crois beaucoup à la dimension militaire pour un pays comme la France je pense qu'elle utilise son outil militaire généralement à bon cient et deune de façon assez humaine au regard de ce qui se passe dans de nombreux autres pays et je crois que c'est vraiment un atout pour la France la f est un atout pour la France non seulement dans le cadre de ses interventions parce que quand même ça a été assez remarquablement mené hein les raides de 8h45 8h45 de vol pour aller bombarder délivrer l'armement et ensuite se poser à njamena et cetera il y a peu de pays qui savent faire la rapidité des actions militaires qui se sont déroulées sur un territoire quand même qui fait deux fois et demi la France avec 4000 hommes il y a pas beaucoup de pays qui savent le faire en Europe il y en a pas il y a que les États-Unis donc ça je crois que c'est c'est important alors avec d'autres moyens mais je pense que les États-Unis auraient attendu beaucoup plus longtemps pour intervenir alors l'autre aspect comme quoi la défense est un atout si je peux rajouter ça parce que je crois que c'est assez important c'est que quand même l'armée cultive des valeurs pour la guerre bien sûr pour affronter la guerre qui sont peut-être aussi des valeurs qu'il qu' serait intéressant de de prendre au niveau de la été pour faire face à la crise je parle de la notion de courage de de solidarité de de discipline de de camaraderie et cetera et deuxièmement c'est aussi un atout parce que je crois qu'au moment où il y a véritablement des problèm d'intégration je parle même pas d'assimilation mais d'intégration l'armée même si c'est pas le service national contribue quand même à je dirais à faire prendre conscience d'un certain sentiment national du sentiment national pour ceux au moins qui rejoignent les les rangs militaires donc à une époque où il y a une fragilisation de notre société et réduire les effectifs est-ce bien sérieux et n'est-ce pas prendre un risque démesuré tous les partis politiques je note souhaite un renforcement de cette cohésion de cette de ce lien création de lien et cetera vous savez pour avoir une petite expérience de gens qui viennent un peu de tous les pays il est certain que quelques mois passer ensemble contribue largement à donner un sentiment d'appartenance [Applaudissements] oui j'aimerais poser une question au je suis voilà j'aimerais poser une question donc au col Chamagne et au général aussi euh je vois bien qu'il y a enfin j'entends donc quelque choseassez grave c'est qu'au niveau du budget donc concernant la défense du pays par donc vous êtes en désaccord même avec les décisions qui sont prises à la chef euh à la tête de l'État et je voulais savoir si vous êtes nombreux en fait au niveau au sein de l'armée à faire ce constat et et donc si effectivement vous devenez nombreux en fait à être inquiet à ce sujet qu'est-ce que vous préconisez qu'est-ce que vous pensez qu'il faut faire pour donc avoir plus de budget puisque le nerf de la guerre tout le monde le sait c'est l'argent mais donc en fait quelle solution vous préconiser et combien êtes-vous en fait à penser à avoir à être parce que ça semble quand même être un désaccord lorsqu'on vous entend mot désaccord est faible on vous sent quand même révolté en fait voilà ma question alors il faut bien il faut bien dis oui que je voulais vous vous interroger mon mon général je souscris tout à fait à votre analyse entre la la différence que l'on consacre au au moyens et l'analyse que l'on fait de la situation géopolitique mondiale qui mène à une certaine forme de schizophrénie cette schizophrénie fait souffrir dans les armées elle fait souffrir des officiers supérieurs des sous-officiers des personnels civils de la défense dont je suis on a pu lire récemment sur le blog de Jean-Dominique Merchet une tribune dont on peut dire que pour le moins l'armée est peu coutumière ma question est très simple pensez-vous que nos armées soient stables en ce moment sans remettre bien évidemment en question le le loyalisme absolu de de cette institution merci alors je je réponds de façon très simple et très directe c'est c'est plutôt mon genre si vous voulez il y a l'armée d'active l'armée donc les les gens qui sont sur le terrain les aviateurs les marins les les soldatsarmé de terre qui sont commandé et c'est une structure je dirais organisée hiérarchieque qui se prépare à la guerre et les chefs d'état-major s'expriment plusieurs fois par an devant les membres de la commission de la Défense nationale et les deux commissions d'ailleurs de l'Assemblée nationale et du Sénat et quand vous relisez ou quand vous lisez leur déclaration et que vous décryptez un petit peu parce que bon il y a une certaine urbanité à respecter mais les les les chiffres qu'il donnent sont extrêmement alertants pour les les membres de la commission de la défense encore faudrait-il que les membres de la commission de la défense soit présent premièrement et deuxièmement agisse ensuite parce que les députés qui sont les représentants du peuple et là j'en arrive un petit peu à la la deuxème partie c'est à eux aussi à faire partager les préoccupations nationales vers leurs élus c'est pas simplement passer de la pommade dans le dos pour être réélu donc les ceux qui sont éclairés les hommes politiques qui ont en même temps le temps les informations les capacité et c'est leur préoccupation c'est leur mission première ont un devoir de sensibiliser d'expliquer aux Français l'importance de la défense qui je le rappelle plutôt je reprends l'expression de De Gaulle qui est la première responsabilité de l'État et un état qui ne les assumerait pas disparaîtrait donc ça c'est quand même important alors il y a un certain nombre d'officiers et de sous-officiers mais surtout des officiers qui ont exercé des des responsabilités dans différents domaines qui sont peut-être plus à même d'apporter des éléments d'explication d'alerter l'opinion publique sur ce qui se dit et ce que ce qui se fait les les chefs militaires qui sont en poste ils ont un devoir de réserve ils expriment leurs préoccupation devant la représentation nationale mais c'est souvent c'est peu relayé par les médias et c'est assez occulté par le service communication qui dépend du ministre en place et ces problèmes là ils sont pas de gauche ou de droite depuis 30 ans si vous voulez vous avez une DC continue et ce ce processus il se poursuit le problème c'est que plus vous réduisez c'est comme si vous aviez 10000 € au départ par mois maintenant il y a plus que 1000 € il faut toujours prélever ça devient intenable on a vu au Mali des des lacunes considérables sur le en terme de projection de force notamment mais maintenant c'est des problèmes logistiques au sol bon demain si on poursuit sur cette pente là on sera plus capable de faire serv ouis je voudrais ajouter une chose effectivement la la question que vous posez est bonne il y a euh il y a la question de du devoir de réserve et de l'obéissance structurelle du militaire à à la hiérarchie parce que bah cette obéissance comme je le dis est structurelle parce qu'au bout du compte au bout du bout il y a la question de la vie et de la mort et donc la solidarité dans le travail est une nécessité absolue pour les militaires donc il y a déjà ça qui fait que la le corps social militaire est est légèrement différent du corps social en général la solidarité qu'on appelle esprit de corps ou qu'onappelle comme on veut la solidarité est un est une valeur cardinale sans laquelle la survie n'est plus possible premier élément à prendre en compte deuxième élément à prendre en compte le général vient de dire que les les budgets militaires depuis 30 ans déc en permanence à cela s'ajoute le fait que l'armée est en train d'être démilitarisée par le haut et par les côtés par le haut en ce sens que des postes important qui étai tenu par des officiers généraux avant aujourd'hui sont tenus par des administrateurs civils qui ne raisonne plus en homme en stratège mais qui raisonne en calculatrice par le côté avec le phénomène de privatisation l'armée que l'on appelle piquement et ça c'est l'inversion sémantique horwellienne que l'on appelle externalisation c'est-à-dire qu'on dit finalement finalement le métier de militaire c'est d'aller c'est cher canon donc tout ce qui concerne les àôtés la nourriture sur la logistique tout ça ça peut très bien être fait par des civils faux c'est un tout c'est un système il suffit d'avoir lu trois pages d'analyse systémique pour comprendre que c'est une absurdité absolue voilà et donc on donc il il y a ce processus ce qui fait donc pour revenir à votre question que finalement le poids du militaire relativement toopolitique est de plus en plus petit de plus en plus faible et de plus et on voit qu'on atteint se critique on voit une transition de phase il y a un phénomène de non linéarité dans l'évolution des budgets militaires parce que justement on arrive à un seuil où le poids d'un du militaire est très très faible il y a 30 ans un général 4 étoiles ou 5 étoiles aurait claqué la porte avec un grand coup de gueule ça aurait fait du des remous dans la population française aujourd'hui je suis persuadé que si le chef d'état-major des armées quitte son poste ave avec un grand coup de gueuf je suis pas certain qu' on va peut-être en parler de jours parce qu' ils pourront pas faire autrement et puis après on passera à Kanta la coupe du football le rugby et puis la dernier fait d'hiver donc voyez il y a il y a voilà pour répondre à votre question effectivement je pense qu'il y a beaucoup de beaucoup de militair bon quand on est en retraite on peut parler plus librement il y a beaucoup de militaires qui tirent la sonnette d'alarme mais je suis pas certain que ça a un grand une grande efficacité en tout cas on envoie les résultats on juge un arbre assees fruits et et je crois que notre monde politique globalement est empreint de de manque de courage comme disait François hier les gens font carrière ils font des petites carrièrre et l'intérêt supérieur de l'État [Applaudissements] euh bonjour je voudrais répondre à ce que vous avez dit je suis là coucou je suis là je suis là voilà les les deux là côté droit vous avez dit que l'ennemi de c'est l'ennemi que la France avait c'était akmi et vous le général vous avez dit si on est allé au Mali c'était pour pour pour protéger les les 4000 pour éviter d'avoir 6000 otages de plus voilà pour éviter d'avoir 6000 on les aurait eu par ACM oui voilà mais euh mais mais moi je me suis renseigné en fait ACMI c'est financé par la France c'est euh en fait voilà voilà et et en fait HMI sert à la merde dans dans la au Mali par la voilà et le prétexte c'est comme prétexte pour pour envahir parce que en fait les trois raisons en fait il y en a quatre trois raisons c'est uranium or pétrole et euh en fait pour pour éviter que pour fa prendre ça pour éviter que la Chine sacapare ce truc et puis 4ème raison aussi c'est pour préparer la future attaque parce qu'ils son en train d'encercler l'Algérie parce que l'Algérie c'est c'est la prochaine étape après et et puis je je voulais c'est pas logique par rapport à ce que vous venez de dire en fait par rapport à ce que voilà mon général je exposer non mais d'abord il y a pas que ACMI hein dans dans la zone parce que si vous voulez c'est beaucoup plus compliqué que ça en fin de compte les islamoterroristes c'est des trafiquants c'est alors il y a des alliances ethniques religieuses des convergences d'intérêts c'est un alors on peut utiliser ce qu'il faut c'est déjà dissocier l'adversaire identifier ceux qui sont plus durs ceux qui sont maléables ceux qui qu'on peut acheter et cetera et cetera si vous voulez c'est un peu schématique parce qu'on a pas beaucoup de temps pour expliquer pour parler du Mali mais il faudrait passé une journée sur le Mali pour bien comprendre la nature d' l'adversaire alors euh vous me parlez de l'or et cetera bon il y a des ressources potentielles mais au Mali à ce que je sache on n'exploite pas donc c'est pour le Niger le Niger c'est effectivement important mais euh je dirais que quand même la défense des des Français des 250000 Français qui sont en Afrique ça fait partie des de la mission première des des forces armées on doit défendre on doit protéger les Français où qu'ils soient et 6000otage c'est quand même pas neutre alors dans dans l'au il y avait des des en plus il il y a des Européens et cetera mais bon je dirais que c'est une raison quand même essentielle pour intervenir quand on est intervenu à colvésie c'était aussi pour préserver des des Français et des Belges d'ailleurs en l'occurrence mais je dirais que ça ça fait partie des des fonctions premières de d'une armée hein alors vous allez répondre plus euh admettons même que ça soit vrai ACMI soit une créature de la France je dis ça coûte vachement cher pour obtenir des droits de concession vous donnez un chèque à un chef de gouvernement ça va lu vous coûter quelques millions d'euros et l'a faire est faite pourquoi on s'en kquinerait à ça donc non il faut bien comprendre que le monde arabo-musulman et plus spécifiquement vous avez deux mondes arabomusulmans vous avez le Maghreb et vous avez la péninsule arabique vous avez des des des forces qui sont actuellement qui travaillent ces société depuis maintenant une trentaine d'années qui émerge et ce qu'on a appelle ce qu'on appelle piquement les printemps arabes son en fait des révolutions ces révolutions personne ne peut les piloter pas plus qu'on a piloté la Révolution française la révolution toute les phénomènes révolutionnaires se terminent mais c'est vrai je rejoindrai quand même l'un des intervenants de la salle tous les phénomènes révolutionnaires se termine toujours de la même manière c'est un régime d'ordre qui clot les événements bien mais en attendant que ce régime d'ordre arrive et on ne sait pas quand et où il arrivera tout cet environnement est en train d'exploser ou d'imploser plus exactement ACMI c'est ce n'est que un acteur parmi d'autres ce qui les forces qui sont qui travaillent sont des forces qui n'aiment pas l'Occident pour une raison simple parce que l'Occident ce sont les régimes qu'on a mis en place après la Première Guerre mondiale c'est le modèle nasséen ou c'est le modèle d'aturque de modernisation de modernisation et ce modèle n'a pas pris il a été rejeté par une partie de ces populations une partie seulement une autre elle cherche la modernisation donc on est dans un environnement hautement instable le pilotage américain mais je paierai bien moins ma ma retraite qui va pas être grosse pour être certain que qu' a des Américains dans l'avion mais ce que je vois c'est que les Américains contrôlent pas plus qu'on contrôle et ce qui me fait peur c'est que justement il y a personne à la barre d'où la nécessité de ce que disait le le général il faut maintenant avoir une vraie pensée stratégique pour savoir comment on Vail on va se piloter nous-même pour pour pour se sauver nous-même dans cet environnement pour essayer d'être le moins atteint par les éclaboussures de cet environnement donc une pensée stratégique qui nous permette d'avancer nos pions et de prendre le moins de coup possible parce que des coups on va en prendre ça vous pouvez en être sûr et plus on avancera dans le désordre général du Maghreb et du monde arabe plus on prendra des coup parce qu'on est les plus exposés parce qu'on est les plus proches géographiquement et parce qu'on est beaucoup plus facile à atteindre que les Américains Monsieur Lévy souhaite ajouter quelque chose à ce qui a déjà été dit ensuite il y aura une dernière question et pour pour pouvoir terminer à l'heure c'est-à-dire 12h et3i je vous remercie oui deux remarques d'abord en commençant par la deuxème puisqu'il a été évoqué Al-Qaïda et son financement éventuel ou pas moi je je n'ai pas de lumière sur ce point précis je je pense qu'en effet tout n'est pas instrumentalisé et en même temps il ne faut pas être naïf il y a en effet des gens qui tirent des ficelles je rappelle quand même parce que ça c'est un fait qui a été admis par ses auteurs que islamisme tel qu'on l'entend aujourd'hui a été inventé et créé par les américains en Afghanistan quand il s'agissait de faire échec à l'Union soviétique de l'époque c'est brezensski qui l'a expliqué tout à fait clairement ensuite évidemment quand on a fait sortir le diable de sa boîte c'est plus difficile de lu faire rentrer et évidemment il y a des dynamiques ensuite qui échappent parfois au tireurs de de ficell donc ça c'est une chose je serais pour ma part plus prudent sur l'utilisation du mot révolution dans un certain nombre de cas de de pays arable il s'agirait plutôt d'une contre révolution d'une révolution mais ça nous entraînerait un petit peu loin en tout cas c'est vrai moi je partage l'idée que les processus où les peuples ou une partie d'entre eux rentrent en ligne de compte ne sont pas complètement maîtrisable mais pour le meilleur comme pour le pire d'ailleurs et la manière dont on s'y oppose B en revanche et c'est ça que je voulais sur lequel je voulais insister en deux mots la question a été plusieurs questions porté sur les moyens donné à la à la défense alors moi je suis pas aussi expert que vous bien sûr en la chose militaire je pense que la question des moyens est évidemment importante les données que vous avez vous avez indiqué sont sont évidemment à prendre en compte mais en amonde la question des moyens se pose évidemment la question de savoir ce qu'on veut et ce qu'on entend comme politique de défense et même le mot défense est à interrogé en lui-même c'estàd qu'en gros pour schématiser il y a deux conceptions ou une conception où le mot défense a un sens c'estàdire qu'on se défend contre toute attaque éventuelle euh au sens de l'expression Gauliste la défense tous aasimute c'est-à-dire qu'on on sanctuarise le on empêche que des des puissances extérieures s'ingèrent directement physiquement militairement ou autre dans nos affaires euh ça c'était une logique dans lequel et moi je trouve c'est dommage que le service national était supprimé c'était une logique avec un lien fort entre l'armée et la nation et d'ailleurs cette décision cette décision de de de supprimer le service national était avait une cohérence avec celle de réintégrer ça c'est fait plus tard de réintégrer le commandement militaire de l'OTAN et donc ça correspond non plus une conception de défense tel me semble-t-il on devrait l'avoir mais une conception de de s'insérer dans un ordre mondial qu'on voudrait préserver ou créer dans lequel ce ne serait plus les peuples les états et les nations qui seraient les briques de base en quelque sorte chacun décidant de son propre avenir mais où le monde serait reconfiguré dans un nouvel ordre avec des grandes régions politiquement intégrées Union européenne Union africaine et cetera dans les dans lesquelles les peuples seraient effacés en tant qu'entité politique et où il y aurait en quelque sorte une sorte de gouvernance mondiale ça des ébauches avec le G8 le une sorte de gouvernance mondiale où les grands grand puissance négocierai leurs intérêts quand je parle de grande puissance c'est pas seulement des pays mais c'est des puissances économiques avec lesquelles elles sont imbriquées et et dans lesquels j'y insiste et et c'est au fond l'essence de l'intégration européenne dans lesquels les peuples ça vaut pour l'Europe dans mon propos mais ça vaut pour les autres n'auront plus leur mot à dire ne serait plus considéré comme les décideurs politiques de leur avenir donc c'est ça le point si vous voulez où on est où on reste où on revient à une logique de défense nationale et chaque pays est fondé et légittime à organiser sa défense nationale qu'il soit petit ou qu'il soit grand où on où on vire et c'est hélas ce qui se produit depuis des années vers une logique d'intervention de de d'expédition je vous rappelle qu'il a en vous avez pas fait référence faute de temps mais en gestation un corps expéditionnaire franco-anglais aussi bon il y j'ai parlé des battle groups il y a tout tout ce qui est en gestation actuellement et qui vise à à à contribuer à forger cette C cet ordre si on peut dire et contraire à l'intérêt des peuples puis qu'ils en seraient effacés et j'ajoute extrêmement dangereux pour l'avenir de la planète car évidemment ces rivalités ces alliances et ces rivalité comme le montrit à François sininot hier sont porteuses de déflagration et à notre époque de déflagration particulièrement dangereuse donc on retrouve vite à retrouver ça dans dans Bastille République nation c'est c'est un peu notre ligne et je crois qu'en cela ce sont des questions tout à fait essentielles donc pas seulement une question de moyens mais une question d'orientation quelle défense quelle politique étrangère doit on revenir à l'indépendance telle est la [Musique] question on va prendre une dernière question pour ne pas déborder des 12idh et demi donc il est 28 donc éventuellement une toute petite intervention oui alors s'il vous plaît la question est la suivante quand on voit ce qui se passe euh sur la scène française et je reviens à l'incident syrien la question que je me pose c'est n'y aurait-il pas en fait une guerre qui ne dit pas son nom mais qui passe par le renseignement ou le trafic d'influence et qui aurait pour mission essentielle en tout cas aujourd'hui c'est ce qu'on observe de discréditer la parole de la France quand je vois l'épisode syrien et la façon dont il est dont finalement on s'est marginalisé la question que je pose au aux représentants militaires que que vous représentez c'est comment est-ce qu'on agit au niveau de l'information au niveau des services secrets au niveau du trafic d'influence ça c'est première chose parce qu'évidemment vous vous connaissez tout ce qui se fait en psychométrie dans les armées aussi bien aux USA qu'en URSS donc ça c'est ma première question et deuxième question c'est euh comment est-ce que vous avez pu réagir vous en t cors d'armée donc de défense pour faire un débrief des autorités de quelles autorités parlez-vous [Musique] madame en général les armées ne dévrivent pas le gouvernement donc c'est la deuxè c'est la réponse à votre deè question je passe Paro au général donc vous parz des les actions souterraines mais c'est c'est omniprésent les relations internationales c'est des rapports de force et il est évident que les nations fortes ce sont les nations à mon sens qui ont un projet une cohésion et qui ont une détermination dans l'action bon alors après de Gaul disait un objectif 12 chemins du blanc au noir après vous utilisez tous les atouts dont vous disposez vous protégez vos faiblesses et vous utilisez tous les atouts et alors il y a l'action miatique Israël est très fort il y a l'action des services tout le monde a des services plus ou moins performants ça dépend selon ce qu'on investit si c'est secret je suis pas au courant mais il est certain que il y a pas de de de réserve à ça le but c'est de servir chaque nation je suis désolé de le dire mais chaque nation sert ses intérêts mais là peut-être que la France je crois parce que je crois que la France a une vraie vocation si vous voulez la la France a une façon de servir ses intérêts qui peut-être en général est moins agressive vis-à-vis des autres on a c'était quand même l'essence de la politique gaulienne c'était de parler d'égal à égal de Gaul demandait d'être de parler d'égal à égal avec les États-Unis concernant le service national professionnalisation et cetera je crois que c'est illusoire de croire de de penser qu'on pourra revenir sur la suppression ou la suspension du service national pourquoi mais parce que c'est à l'issue de au moment de la guerre du golf en 9091 mit Teran a dit on n'envoie pas les soldats français à l'extérieur du territoire national quand même il y avait une vraie rupture il y avait le service national quand on défendait directement le sol français le territoire français là il y a plus de menace directe aux frontières même s'il a plus de frontières aux menaces et donc on envoie effectivement des forces à l'extérieur on ne peut en envoyer qu'un petit nombre parce qu'on a pas des moyens considérables il faut qu'il soit très entraîné parce que quand même les les engagements sont complexes et difficiles et donc on est condamné à une armée de professionnels ce qui n'exclit pas on réfléchit là-dessus à concevoir d'autres formes qui intégrerai peut-être des stage de formation militaire peut-être au cours d'une année sébatique et cetera et ce enfin il y a des possibilités pour retrouver peut-être des stages courts de formation ou d'immersion dans certains milieux ça c'est un autre débat mais je crois que et puis dernier point quand même si on envoie des des soldats parce que la France est membre permanent du Conseil de sécurité à l'ONU on doit intervenir au titre de membre permanent pour envoyer des soldats pour contribuer à stabiliser des situation c'est une responsabilité internationale la France et donc là vaut mieux envoyer quand même des professionnels qui sont normalement plus entraînés sous réserve qu'on ne coupe pas encore le budget profn per attendez alors là j'ai j'ai un point de vue sur la question engager un plus engager un soldat professionnel c'est engager un français et là c'est l'officier de légion qui vous parle c'est engager un français et si vous voulez le professionnel il a été civil pendant 20 ans il est militaire pendant 10 5 10 15 ans il est civil pendant 40 ans bon et donc quand on envoie les Espagnols pour vous donner l'explication quand on envoie une unité professionnelle c'est tout le pays qui s'engage la totalité les Espagnols ont envoyé un bataillon en Irak ils ont eu un gars qui ont posé des sacado dans un train à Madrid ça fait 40 morts si vous voulez donc il faut pas croire que sous prétexte qu'on qu'on a des professionnels on peut décider n'importe comment il y a une représentation nationale et les gens qui sont qui sont engagés ce sont des Français à part entière je suis désolé alors ça c'est quelque chose de formel les les soldats professionnels ce sont des Français et ils se battent alors après il y a pas plus facile on a envoyé quand même il faut avoir la mémoire un peu plus longue on a envoyé des Français maintenir l'ordre les appeler maintenir l'ordre c'est un gouvernement socialiste d'ailleurs entre parenthèses dans les mines en 1947 c'est aussi un gouvernement socialiste qui a envoyé le contingent dans les opérations d'Algérie et cetera et cetera donc on peut pas dire c'est plus facile moins facile non quand il s'agit de sauver des soldats français des des des civils français à colvésie on envoie à cette époque-là la meilleure unité pour être parachuté pour prendre le plus de risque possible certes on prend des légionnaires parce que c'est pas tout à fait du sang français quand même mais ils servent les intérêts français voilà donc ça je crois que c'est un point très important la nation est derrière son armée à tout moment un soldat français est engagé toute la nation est engagé merci mon général ce sera la conclusion de cette table ronde je vous remercie d' avoir assisté et puis je sais plus à quelle heure ça repart mais 14h et quelqu je crois