Audition programmatique #10 - Enseignement supérieur et recherche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 28 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Quels sont les thèmes principaux que vous identifiez dans votre secteur ?
- 22:00OuverteRéponse partielle
Comment envisagez-vous la sélection des présidents d'université ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quelle relation avec les entreprises pour la recherche ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Avez-vous imaginé un plan de défaisance des réformes récentes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Chiffre
« on est à 9 % ça veut dire qu'en gros vous avez une chance sur 10 d'avoir un projet sachant que les projet sont financer 3 ans de toute façon c'est pas viable »
- 5:30Fait
« il y a 10 % du pognon qui est jeté à servir à créer des fonctions de gens qui vont aller emmerder les chercheurs pour le faire remplir des papiers que personne ne lira »
- 7:30Promesse
« supprimer le la Commission des Titres d'Ingénieur qui est ringarde qui a 30 ans de retard sur le sur les besoins de l'industrie »
- 8:30Chiffre
« on supprimerait allez en une année 70 petites écoles merdiques qui forment mal excessivement coûteuse »
- 12:30Fait
« au bout de 6 ans normalement on doit avoir sous certaines conditions avoir un poste stable »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour donc nous sommes à une audition programmatique de la France insoumise qui appuie le mouvement qui a soutient de candidature de Jean-Luc Mélenchon donc nous sommes là avec donc Charlotte Girard qui est lairectrice du programme et de l'élaboration collective du programme donc je dois excuser Jean-Luc Mélenchon puisqu'il a été invité en Espagne pour les législatives dans le cadre de la campagne de Pablo eglésias et de de podéos où on est que veut dire que sont ces auditions programmatiques de la fr insoumise ce sont une étape c'est dans l'élaboration il y a une première possibilité aux personnes et aux citoyens qui appuient la candidature de proposer en ligne leur contribution et de suggérer des mesures des axes dans ce dans ce programme et nous sommes ici dans une seconde phase où nous consultons des universitaires des experts des syndicalistes ou des lanceurs d'allettre pour nous apporter leurs idées le leur partager leurs diagnostic et nous avancz des propositions et donc comme on le dit souvent on est là pour prendre vos idées et profiteer pillz vos idées voilà participer utiliseer votre votre science puisque nous abordons aujourd'hui notamment les questions d'enseignement supérieur et de recherche donc nous avons le plaisir d'accueillir deux représentants du groupe Jean-Pierre Vernand le groupe Jean-Pierre Vernand réunit 59 universitaires proche de je cite la gauche de gouvernement et notamment composé d'enseignants chercheurs dans les universités euh donc aujourd'hui il est représenté par Bruno andréti vous êtes physicien professeur à l'Université Paris d'Idro et membre de l'Institut universitaire de France et Jean-Marie Maillard chercheur à l'université Pierre marcue à Paris 6 en mathématiques appliqué et nous accueillons aussi l'association science en marche née en 2014 et organisatrice de manifestation et d'action sur ces thématiqu de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et en dénonçant notamment puisque nous avons des points de convergence vous êtes pas là par hasard qui dénonce l'austérité dans la recherche science en marche est représenté par François mtivier professeur et directeur de l'UFR de Sciences de la Terre et de l'Environnement et des planètes à l'Université de Paris d'Idro donc à nouveau et Pierre Michot ingénieur donc qui était précaire mais qui vient de réussir son sa un concours de titularisation donc bravo en passant biologiste est spécialisé en microbiologie en génétique et bioinfermatique et vous étiez notamment en CDD auparavant puisque nous allons aborder aussi des questions de précarité euh les questions d'enseignement supérieur et la recherche sont au cœur d'une d'une société qu'on veut construire et c'est un objectifs de la France insoumise quelle société nous voulons construire quelle place de la recherche quel qu'est-ce que qu'est-ce que nous voulons transmettre euh à nos adultes à nos jeunes adultes puisque l'enseignement supérieur sont ceux qui ont de l'ordre de plus de de 18 ans de vingtaine d'années quels sont les les thèmes et comment notamment cette élaboration du savoir de la recherche et cette construction de la transmission des connaissances s'élabore dans quel dans quel cadre avec quel moyens avec quel statut avec quel financement donc ce sont des des des questions que nous aimerons auion traité et avancer aujourd'hui euh alors le l'exercice est un peu particulier pour des universitaires c'est on va vous notamment vous interroger sur le diagnostic mais aussi sur les propositions que vous pourriez défendre avec ce diagnostic que j'imagine en partie partagé notamment en s'opposant aux réformes récentes à la fois libérale et autoritaire donc ce soit la LRU que ce soit le crédit impô recherche que ce soit la loi fiorazo mais aussi en fait on peut parler de la un peu de la monarchie présidentielle à l'université puisque peut-être que vous le savez nous sommes défenseurs de la 6e république et euh des notamment des méthodes programmatiques démocratiqu euh et de construction des lois et des mobilisations citoyennes au à l'inverse de l'article du 493 et donc peut-être que nous allons réfléchir sur l'autonomie euh à l'université et le rôle euh de ce que ce soit l'ANR euh ou des euh des décisions arbitraires selon vous vous nous direz euh des présidents d'université euh donc je veux vous laisser la parole successivement d'abord à science en mararche pour quelques minutes donc l'exercice est compliqué on va vous peut-être vous demander une dizaine de minutes et ensuite au groupe Jean-Pierre Vernant et peut-être que Charlotte veut dire un petit mot avant de vous accorder la parole euh oui je vais dire un tout petit mot qui va ressembler à un grand merci d'être là dans ce cette cette audition qui je je je confirme ça çaassimile à un pillage en règle c'està-dire que vraiment on est là pour pour vous écouter pas du tout ni juger ni vous mettre en difficulté il s'agit juste de connaître un petit peu l'état de la question et effectivement Boris BIA l'a dit c'està-dire que on est intéressé à la fois par un diagnostic fin et qui nous permett de donner des solutions fines aussi et donc c'est pour ça qu'on va être aussi à l'écoute des voilà des de la problématique que que vous identifiez dans votre secteur voilà et donc va écouter si onoch merci ça F qu'on pasment prévu répondre à V questions vos attentes mais bon alors pour présenter science en marches rapidement donc c'est une association qui s'est crée en 2014 sur un coup ou c'estd sur une sur une sur une opération originale et revendicative qui constiue mettre en place une marche une marche à vélo hein beaucoup de cyclistes et de marcheurs à travers toute la France qui convergeent sur Paris et qui a été en fait initié essentiellement par un groupe biologiste de départ de Montellier qui s'est étendu à toute la France et qui a permis d'affaire deant tour le mois de septembre et d'octobre 2014 de converger des gens donc il avent toute une série d'ateliers la rencontre des gens dans les villes il passai j'ai é hébergé par par des par des collèguesou par des par des citoyens par des gens il y avait toute une série d'organisations de de de manifestations pour alerter la population enjeu cétait d'alerter la population sur la situation deenseignement supérieur et de la Recherche le problème des budgetsun point de vue d'abord budget et ensuite le problème de de en fait du devenir des gens et des postes qui étent alloué àement suériur la recherche qui sont dans diminution et puis en fait un problème sur moi que l'augmentation l'augmentation progressive de plus en plus importante une précarisation de la population la population universitaire dans son em parce que ça ne touche pas ça touche évidemment les étudiants les docteurs mais ça touche en fait aussi techn donc une augmentation de plus en plus important desats en cddat cour terme avec des enjeux faut que je parle plus fort c'est ça avec différents enjeux donc en fait cette marche donc elle a alors elle a abouti à une structuration du du mouvement puisqueen fait ça s'est retrouvé être un mouvement extrêmement décentralisé avec des comités de pilotage locaux et un comité de pilotage national qui organisit la marche donc en fait par nature c'est devenu quelque chose d'abordessentiellement en fait toute une série de satellites et puuis un comité de pilotage général ça abouti à la marche qui est arrivé en gros trop tard évidemment le 17 octobre le jour où la loi été vé à l'Assemblée nationale le budget et Cera donc un éche c'est pas le premier c'est pas le dernier on commence à avoir l'habitude de ne pas être écouté ou entendu et donc et donc après c'est en fait une fois que c'était une association qui départ cétait fondée là-dessus son objectif c'était ça et puis en fait ben comme ça fait naître un certain nombre de comités locaux ces comités ont continué à interagir ensemble à discuter le comité de pilotage on mis en place un vrai comité de pilotage national de l'Association et puis en fait c'est une association qui réfléchit et qui qui qui intervient sur des sujets assez divers qui traitent à l'enseignement supérieur et la recherche beaucoup à la recherche pour l'instant moins l'enseignement supérieur probablement lié en fait à la population DESP qui cons ce marche pour beaucoup une population de chercheurs mais il y a beaucoup enseignant il y a pas mal d'enseignants qui sont mis làdedans donc ça les thématiques desenseignement supérieur commence à arriver mais par exemple cl qu'on a des on n pas du tout des positions comme peut l'avoir un groupe comme group Jean-Pierre Bernand par exemple sur l'université en rgle générale ça c'est quelque chose qui n'était pas au départ dans dans ce qui défendait vraiment la recherche que la situation de la recherche académique en France de la recherche fondamentale et donc était un peu plus en un peu plus en retrait par rapport à l'enseignement supérieur qui est en train de changer et donc à partir de là c'est une association qui s'est emparé d'un certain nombre de sujets le premier sujet enématique s emparé l'association C cré d'impôtrecherche donc on a fait toute une étude on est plusieurs à avoir travaillé sur une étude du Crédit d'impô recherche à partir des données disponibles cette étude a donné lieu com un rapport qui até repris par Brig main qui nous Ava eu une audition au Sénat devant la commission la définte commission d'étude sur le CIR qui nous a emmené discuter avec un certain nombre de parlementaires de sénateurs nous a amené jusqu'à jusqu'à proposer des amendements faire pour obtenir de certains groupes parlementaires à l'écoute euh des propositions d'amendement qui ont tout été rejeté une fois plus mais d'une certaine façon ça ça a été intéressant parce que ça a vraiment remis en gu dans la presse dans le public cet enjeu du CR d'un peu recherche et du fait que aujourd'hui les chiffres les données qu'on a montrent très clairement que il peut être effectivement utile pour certaines catégories d'entreprises les P un certain nombre de structures comme ça et que très clairement c'est un outil un outil d'optimisation fiscale pour les grands groupes aujourd'hui euh c'est vraiment une baisse d'impôt euh he en gros Ren chaque année touche plus en ce hier que la baisse de 120 millions d'euros qui n'a pas été compensé sur le programme 150 VI universita récemment dire une seule entreprise touche plus que ce qu'on retire aux universitaires pour former 1,5 million d'étudiants donc je pense que ça pose bien le problème c'est amusant et ils sont une dizaine à toucher ce genre de ce genre de factctor donc chaque année avec des montages financiers total plus ou moins plus moins contestable donc ça c'était une première chose après par de la tribune de coentanolog et ce c'est ça et donc le reste par que la tribune deent a sauvé 150 millions d'euros mais 150 million d'euros pour la recherche par contre il 12 million d'euros pour l'enseignement supérieur qui lui est toujours perdu pas revenu voilà donc ça c'est un don il n'est pas revenu contre a l'équivalent au m qui poes de Sanofi ou poes de r sur des critères pr pour prendre un autre exemple Sanofi l'industrie pharmaceutique en fait c'est un chiffre d'affaires absolument colal mais absolument pas en difficulté sauf que quand on regarde à l'échelle même du groupe de ce qu'on appelle ce qu'on appelle les secteurs pharmaceutiqu on se rend compte que c'est un secteur qui diminue sa masse salariale diminue ses investissements à RV alors même qu'il touch qu'ils ont des bénéfices absolument pour les SA et qui touche des quantités de crédit d'impôt pour la recherche justement qui sont tout à fait colossales ça va même d'une façon beaucoup plus loin parce que le président de Sanofi quand il a été auditionné par le Sénat n'a pas caché le fait que finalement l'ironie de l'histoire c'est que finalement pouri monter il n'hésiterait pas à monter des centres de recherche aux États-Unis là où le chercheur est plus cher parce que il y avait très DEES universités c'est quand même c'estàd que finalement voilà en gros le le NIH le National he Institute finance mie les universités aux États-Unis donc finalement pour une boîte comme Sanofi mais vome endroit où le gouvernement finance mieux les universités que rester dans un pays où le gouvernement finalement finance pas très bien s recherch c'est assz c'est comme ça voilà donc on on est on s'est retrouvé face à ça et puis après on a lancé différentes enquêtes donc pierre pourra parler plus long on a lancé deux grandes enquêtes une enquête auprès de des directeurs d'unités du CNRS et des différents grand PST épique qui est pour des directeurs du MRR donc qui était une enquête dans lesquelles il donnait toute une série de questions été posé pour donner avoir un petit peu une idée de leurension des problèmes qui se posent à l'heure actuelle et puis on a une enquête doncer qui est une enquête sur les PR qui été faite au niveau national à et qui on a plus 6000 personnes répond 6000n plus donc ça c'est vraiment la façon voilà on essaie de de produire on va dire des études en tout cas d'avoir des rlection à ce niveau-là après de temps en temps on aime bien on aim bien TER le gouvernement par exemple nous sommes intervenus récemment sur le problème de de la future nomination du prochain Président d'unraa qui n'est pas s'ans poser des problèmes des problèmes déontologiques puisque le directeur de cabinet du ministre de tutelle deina et candidat à succession de l'actuel président de qui lui-même est candidat à sa propre succession le le l'appel d'offre visiblement à tardé à être ouvert visiblement tellement tardé que on s'est demandé s'il allait même être ouvert pour l'instant il y a pas de comité de sélection il n avait pas de comité de sélection de prévu de mise en place donc donc voilà donc sur sa marche a fait une tribune qui qui a alerté leopexice parlementaire pour les choix scientifi et technologi qui ont posé deux questions question St sur la façon il comptait faire faire mener à bien cette cette nomation un des problèmes qui n des enjeux qui éta derrière ça cé directeur de cabinetevenir c'est d'abord le fait que ce directeur de cabinet n'est absolument pas un chercheur ne rien à la recherche que jamais pratiqué la recherche jamais chercheur de la recherche depuis depuis très très longtemps et donc quand même uncent institut au monde de recherche en agronomie sincè dans des réseaux internationaux il paraiss enfin voilà il paraît un peu un peu bizarre que cette personne atterrisse comme ça à la présidence de cet institut alors que les situations à l'heure actuelle les problématique de financement de ces institution et la nécessité d'avoir des réseaux internationaux extrêmement bien établis les enjeux qui sont derrière les recherche qui sont fait à voilà c'est c'est assez litatif visiblement on on a eu des discussions ministenseignement supérieur de la recherche une double tutelle ça dépend aussienseignement supérieur de la recherche a des incompréhensions entre ministère ministère de l'Agriculture on sa pas ce que c'est qu'un comité de sélection on a beaucoup de mal a priori on un directeur c'est pas question n pas de savoir si on une sélection entre des candidats par un processus comité de sélection doncignement supérieuressétat ministère essaie de éduquer en tout cas de le montrer comité sélection c'est que sech comm c'est possible aussiir des règles voilà c'est assez compliqué même secrétariat d'Éat visiblement donc voilà ça c'était une des dernières et en fait on est on est intervenu aussi en début d'année sur les budjets d'enseignement supérieur et de la recherche qui sont évidemment plus que problémati et notamment sur l'enseignement supérieur donc on a établi un certain nombre de graphiques qui montrent qui rappell parce qu'en fait c'est des choses que le ministère c'est très bien mais nime pas rappeler que aujourd'hui on nous demande une stratégie nationale de l'enseignement supérieur qui nous demande d'amer 60 % d'une classe d'âge au niveau de la distcance très bien pourquoi pas sauf que quand on regarde dans les faet l' invvestissement de l'État par étudiant à l'université en fait inférieur à celui qu' consent un élève de lycée il est très inférieur à ce qui est consenti aux élèves de classes préparatoires puisen gros aujourd'hui l'État un étudiant d'université coûte 10850 € à l'état par moin al classe préparatoire coûte 14850 € par an donc 4000 € de différence quand on une règle de 3 rapide 4000 € de différence si vous fait ça sur les étudiants de première année de licence ça fait des milliards d'euros qui manqu pour permettre d'offrir à ces gens-là les les chances qu'on prétend vouloir leur offrir euh voilà avec des des disparités giganteses entre universités alors qui sont liés évidemment à la nature des enseignements qui sont faits évident que les universités de sciences plus cher coû plus cher les universités mais on arrive quand même à des disparités qui vont pour certaines université qui dispose de 4 à 5000 € par étudiant et parents de budget tout compris donc ça inclu la dotation 75 % de cette dotation c'est pour des enseignants donc ça veut dire que les fr de fonctionnement de ces universités sont très limités donc ça amé les étudiants mettre en place Twitter ou des sur les délavrement de certaines universités parce que il a même plus les moyens entrepr des bâtiments dans certaines situations nous notre université n'est pas à haut du panier avec des sommes qui sont Plô de 12000 € par étudiant et par donc voilà mais c'est et ça évidemment quand vous mettez ça par contre en comparaison a les écoles publiques d'ingénieur il a une espèce de de saut évidemment parce que en moyenne ces écoles touchent à peu près 16 à000 € par an et par étudi pour former leurs étudiants dans les vocationt un vrai problème de formation et ça très bien que différentiel qui pas donné aux universités en fait comenc 75 % ce différentiel c'est c'est de l'enseignement ça montre très clairementen fait il manque de façon très claire des postes d'enseignant pour que l'université se voit doopter réellement de la capacité à former les gens comme on prétend vouloir les former notre r là c'est vraiment de rappeler une immense hypocrisie faire de grandes stratégies nationales avec avec rien derrière et en fait il s'apparente plus c'est pour rester po une très grande hypocrisie de mettre en place une stratégie nationale d'enseignement et de et de sanctionner ça par à chaque fois une baisse de crédit une baisse des crédits et voir même même une stagnation puisque le grand le grand crix de joie du ministère en septembre derni on a gardé à peu près on a sauvé les créditenseignement sauf que pas de chance 65000 étudi en plus donc évidemment il faut ça ça veut dire une baisse de crédit pour tout le monde donc c'est c'est ces simple chiffres là monre que le discours est à à des années lumières de la réalité de la pratique voil ou je crois que tu as déjà dit beaucoup de choses sur le volet que moi je connais beaucoup bien beaucoup mieux finalement qui est la précarité par que j'ai j'ai ce parcours un peu de de galère dans enseignement supérieur et la recherche au niveau de s en marche donc en fait on est parti d'un constat euh on s'est dit que finalement il y avait très peu de données sur la précarité des données détaillées donc ça a fait l'objet finalement de de cette enquête qu'on a lancé l'an dernier en fin d'année dernière euh où on a essayé justement nous précaire de de concevoir une une enquête pour avoir finalement des données détaillées sur bah le parcours de précarité de la personne sur également son ressenti sur les problématiques qu'elle peut avoir au quotidien au niveau de donc de de de cette précarité alors cette enquête a été diffusée très largement et même tellement largement qu'elle a fait le le tour du monde on a reçu des des témoignages de personnes qui sont en post-doctorat par exemple au Japon en Australie on a eu quelques pays africains également la majorité des pays européens euh des pays d'Amérique du Sud évidemment les États-Unis le Canada voilà donc on a eu comme François le disait 5600 réponses analysa dans cette ce pool de réponse en fait on a ouvert l'enquête à la fois au précaire mais également aux tout titulaires qui ont connu un un parcours de précarité voilà pour pouvoir essayer eux aussi avant qu'ils soient titulair de reconstituer le leur parcours et de voir la progression de la précarité suivant la date de titularisation de la personne voilà donc on a fait toute une analyse derrière avec des graphiques il en ressort beaucoup de d'informations des informations qui sont différentes notamment suivant la discipline de la personne qui est dans l'enseignement supérieur et la recherche on voit notamment que les personnes qui sont en science humaine et sociale sont plus touché par la précarité que enfin elles sont un niveau de précarité plus important que des personnes qui peuvent être dans des sens science biologie physique chimie et puis également on peut voir finalement c'est c'est très marquant que il y a beaucoup de précaires qui sont qui ont un âge au-delà de de 30 ans et à cet âge là ben on compte faire fonder une famille acheter une maison et clairement c'est et ces situations ça ça paraît vraiment bien dans l'enquête ressorte bien en tout cas dans dans les témoignages également qu'on a qu'on a recueilli plus de 700 témoignages voilà donc après au niveau des des propositions je pense que françoisa également pour pour résorber cette précarité je pense que c'est pas lié à un seul un seul acte qu'il faut avoir il faut vraiment bouleverser le le système le modifier en profondeur pour permettre justement à tous ces tous ces précaires toutes ces personnes qui sont finalement en CDD ou en thèse ou dans des situations type vacation par exemple dans les universités bah d'avoir une situation stable de vivre de vivre décemment euh voilà il y a aussi un un problème que je trouve intéressant aussi d'aborder c'est le l'égalité des chances par rapport aux concours qui sont proposés euh que ce soit soit au CNRS àiner l'inerme dans les universités il y a maintenant tellement de de précarité que il y a beaucoup de de postes qui sont soit fléchés soit on essaie de de s'arranger d'ouvrir un de créer un profil de poste qui correspond plus ou moins à un candidat et clairement quand on on postule sur sur ce poste là bah finalement le candidat qui a déjà le le profil adéquate va avoir ce poste et voilà c'est beaucoup de d'investissement pour finalement pas grand-chose au final euh et puis j'insiste aussi sur les répondants clairement c'est des gens qui sont passionnés par leur domaine de compétenence qui donneraient tout l'ORS du monde pour pouvoir continuer à travailler pour faire avancer la société dans laquelle on vit et pour proposer pour générer de la connaissance voilà c'est c'est tout ça qui qui ressort également de cette enquête merci merci beaucoup nous allons vous écouter merci donc commencer par deux mots sur les les les conditions de notre création est-ce qu'on a pu faire et puis après je je vais aller assez vite au finond des choses donc donc nous on s'est retrouvé de du long mouvement de 2009 à constituer un groupe pour faire du lobbying la loi fiorasso et contrairement à eux avec succès enfin avec un demi-succès qui est assez amusant dans la mesure où on a un certain nombre d'amendements qui figurent dans le texte de loi et qui ont été écrits de nos mains et passés par des conjonctions des des des ver des communistes des socialistes et des centristes au Sénat et amendement dont l'application a été bloquée par la suite c'està-dire dans lequel on estès content d'avoir des bouts d'amendements mais leur mise à exécution a été empêché manitarie par toutes sortes de méthode semiiolente de menace de menace au crédit de menace donc donc ça c'est l'expérience de choses donc ça a été quand même assez loin par exemple il y a eu il y a eu un amendement qu'on a écrit qui été falsifié au Sénat un amendement vert qui entre le moment où il a été déposé le moment où il est revenu du ministère c'était plus le même donc les verres ont étouffé et ont profité de ça pour négocier des choses mais ça donne le niveau quand même de banquignol à qui on a à faire donc donc ça c'est notre la première expérience et ensuite donc ça refroidit nettement sur l'envie de faire du lobbying avec succès on a fait un petit peu de d'analyse budgétaire parce que l'analyse budgétaire c'est excessivement technique on peut avoir des enveloppes globales qui sont constantes mais les jeux sur les de ventilation sur les lignes budgétaires il suffit d'entrer plus de postes et du coup il faut aller suivre finement ligne par ligne les budgets pour savoir combien par exemple a été coupé euh à l'université et la vie universitaire et donc c'est de l'ordre du milliard sur les deux premières années de mandat donc là aussi c'est amusant le seul parlementaire qui a repris techniquement nos évaluations qui était euh douloureuse à mener c'est l'ancien dégésip de pcrè donc c'est un député les républicains qui a produit sans même nous remercier il a lu ce qu'on avait écrit euh donc voilà ça c'est les les amusement du militantisme donc sur cette base là euh on a essentiellement focalisé notre activité sur le fait de produire des ce qu'on appelle des critiques totales du système par opposition à réagir sur euh les éléments qu'on voit dans les blogs semaine après semaine les éléments d'actualité les choses qui sortent dans le monde sur la remise en cause de la gratuité tous les quarts d'heur les rapports Terranova qui sont les mêmes depuis 30 ans euh la sélection à l'université le dernier gadget pédagogique qu'il faudrait imposer à l'université est-ce qu'il faut une sélection en M1 M2 est-ce qu'il faut une valorisation des l'expérience dans un nouveau doctorat et cetera donc ces choses là on s'en préoccupe pas pour l'essentiel pour tenir une ligne un peu distincte et plus plus radical en un sens plus radical mais aussi en intervenant moins sur l'actualité donc donc je vais essayer de faire sortir trois points bon le la partie programmatique on peut répondre peut-être au tiers à ce que vous attendez comme il y avait un appel un appel a fait à donner des amendements produits par le ministère pour faire loi de simplification on a produit 21 pages de de simplification donc c'est c'est pas écrit dans un style très sérieux c'est écrit dans un style pampflétaire que on avait bien à l'idée mais le fond est sérieux disonsy donc ça ça représente à peu près un/ers de ce qu'on pourrait produire globalement mais ça au moins est formalisé donc il y a il y a trois lignes qui coûtent pas d'argent enfin qui sont des lignes qualitatives que je voudrais tirer et je essayer de de faire un panorama de la situation telle que je l'aperçois et puis des grosses difficultés donc donc l'une si on remonte historiquement l'une qui a jamais été traité sérieusement parce que ça demande du courage c'est la séparation entre les grandes écoles et l'université euh et cette séparation elle est excessivement douloureuse libéralisme pour libéralisme parce que on voit que une différence par rapport à l'Allemagne ou les Pays-Bas ou n'importe quoi et bien c'est que les les écoles d'ingénieur forment pas à la recherche ont maintenant des mauvaises formations techniques forment surtout au tertiire au management la gestion de projet l'École Centrale c'est une honte le programme d'enseignement de l'école Centrale et évidemment dans un contexte de guerre scolaire ils tiennent le haut du pavé euh et cette séparation est en train partiellement de se résorber à quelques endroits comme Polytechnique ou l'école où je je fais mes recherches l'école d'ingénieur mais pour l'essentiel cette séparation est désastreuse du point de vue de la production industrielle euh de pas avoir des ingénieurs formés à la recherche donc ça ça date de Napoléon ça a pas été résoré depuis et ça demande un courage excessif parce que pour qui suit l'actualité il y a eu des tentatives de rapprocher l'École polytechnique de sa clé donc ça c'est un exemple très concret et bien il s'est passé deux choses d'une part tous les xmin XP sont arrivé pour dire sauvons l'École polytechnique de la fréquentation de l'université tout le CAC40 x s'est mobilisé pour faire venir à un conseil d'administration de l'École polytechnique où il y avait supposément Mandon d'invité quand il est arrivé et bien il y avait deux autres ministres qui étaient invités il y avait le le ministre il y avait Macron et il y avait le ministre des Armées comment s'appelle leedillan qui était là et quand ils sont arrivés le le rôle de Mandon était de leur dire maintenant vous allez faire l'alliance avec l'université et les autres sont arrivés en disant bon vous avez vous allez avoir le droit de vous séparer de l'université et voilà 60 millions pour vous donc donc voilà ça c'est qu'est-ce qui se produit donc vous avez cette histoire qui est racontée dans les échos en deux articles magnifiques comment les réseaux de lobbying xmin XP xc40 arrive en une semaine à trouver 60 millions pour l'X et à lui sauver sa peau d'aller fréquenter la pleb à l'université donc ça ça demande un courage politique VO bien ça coûte aucun argent de d'aller taper dans les petites écoles d'ingénieur pour les faire fermer tout simplement ça demande un courage politique excessif parce qu'il faut affronter les lobbyes les plus puissants du pays et voilà donc donc ça ça c'est on peut tirer cette ligne depuis Napoléon ensuite de manière plus douloureuse sans doute il y a une ligne plus plus étroite en temps qui concerne l'université essentiellement publ qui fait que de de l'après-guerre et pend les 30 glorieuses tiré par par le PIB tiré par le plein emploi la ce qu'on appelle la première massification qu'on donne en terme poli comme première démocratisation donc qui a duré 30 ans qui a vu le nombre d'étudiants être multiplié par 8 donc monter monter en gros de 200 1000 à 1lion 2 1lion 3 1lion 5 ça dépend comment on compte dans le détail euh a été un succès malgré les amâes chagrines en ce sens que les études qui font référence autour de baudelau qui maintenant est retraité et son équipe de sociologue et bien ils ont montré je pense de manière très convainquante que l'on prenne le prier pour le premier 10 % le dernier pour euh dans une hiérarchie sociale et bien tout le monde a profité pendant d'une montée qualitative du niveau de qualification pendant ces 30 ans là bien que pendant cette même période la massification a fait que le niveau du bac a baissé le niveau de la licence a baissé mais comme il y avait plus de monde ça a pas empêché les meilleurs de monter et les moins bon de monter aussi et tout au milieu de monter dans la foulée donc donc ça a été en partie interrompu par 60 8 dans lequel il y a une loi importante pour les supérieur qui est la loi fort qui a étit qui a eu pour conséquence d'abord qui a été salvatrice pour arriver à gérer les h fois plus d'étudiants ça été plutôt une bonne loi qui a eu pour conséquence de séparer Paris en 13 universités et l'île-de-fance en 17 université qui a créé les Unités d'Enseignement et de Recherche c'està-dire des petites unités à l'échelle humaine qui pour gérer l'enseignement et la recherche qui a démocratisé les règles d'élection donc a mis quand même un coup dans le mandarinat assez important on peut dire plutôt une bonne loi et puis la fin de la première massification donc le plafonnement vers 1200000 étudiants 1300000 arrive de manière douloureuse vers 83 84 donc dont il ne vous échappera pas ce qui représente du point de vue politique euh et à ce à ce plafonnement arrive une première loi néfaste qui est due donc à notre camp on peut dire qui est la loi de 84 qui a changé le statut des enseignants chercheurs pour en particulier leur augmenter considérablement la charge d'enseignement en passant d'une dose qui permettait d'avoir un métier d'universitaire excessivement aristocratique et luxueux du point de vue du temps qui est not bien le plus pré à faire tourner la machine alors même que la massification était terminée et depuis elle est terminé et depuis un certain nombre de lois je pense toute néfaste une autre douloureuse le plan université 2000 de Jospin qui a consisté à mettre dans chaque sous-préfecture une université et l'idée était généreuse sans doute d'avoir une université près des parents et cette chose là a été absolument désastreuse on si à postériori on aurait fait 10 campus avec des cités universitaires pour tirer les gamins de leur milieu d'origine et avoir des jeunes adultes dans un milieu d'étudiant dans un contexte d'émancipation et bien on en serait pas là c'est une erreur majeure une erreur énorme et du reste on peut interpréter si on n interprète favorablement la loi furassau et bien c'est essayer de revenir en arrière ce plan désastreux de l'université 2000 pour refusionner les universités et refaire des campus par métropole régionale en mettant une par un gros campus par métropole régionale avec cette grosse douleur qui à nouveau un héritage on peut dire napoléonien que Paris concentre un tiers des étudiants et de la Recherche et que du coup c'est une métropole régionale qui fait exception et pour lequel la loi furassau a été très mauvaise alors que en région elle est un peu moins voir même positive par certains endroits donc je je reviens à donc on a donc cette ligne après guerre 68 84 le plan université 2000 et là on arrive avec 30 ans de néolibéralisme à l'université l'université c'est pris frontalement le néolibéralisme qu'on reconnaît très très bien par euh le fait que son bras armé qui est le néo management et arrivé à l'université donc ça si on regarde les les les manuels de management de des 30 glorieuses et bien si on regarde l'index ce qui arrive le plus dans l'index c'est le mot hiérarchie et si on regarde un manuel de néoanagement le mot qui a le plus d'entrée c'est le mot projet et donc l'idée centrale de N management c'est la coproduction par les victimes de du malheur qui leur arrive et donc ça va avec un ensemble de choses qui sont les projets les appels à projet l'évaluation et de manière absolument remarquable du clientélisme parce que mettre en concurrence les choses mettre en concurrence tout mettre en concurrence les individus les structures les surstructure et bien ça demande d'instaurer des règles et instaurer ces règles demande une énorme mobilisation d'énergie qui crée du clientélisme d'une part un retour du Mandarina comme digne de la période la pire période gaulienne mais surtout une bureaucratie démante et donc ce point là je pense est assez original dans dans la pensée contemporaine récente le fait que les libéraux attribuent Natur à la gauche centralisatricetatique la bureaucratie or les 30 ans de néolibéralisme ont été un délire un délire de bureaucratie délire d'accumulation de couch inuti sous prétexte de simplifier donc ce beau diagramme que je vous envoyé par mail montre l'état actuel de structurationignement supérieur on n pas réussi à mettre toutes les cases mais ce diagramme dans la période récente de 6 7 ans de nombre de types de structures différentes interconnecté au prétexte de simplifier c'est-à-dire simplification libilité visibilité qui sont ces mots vides du néomanagement et bien serv à créer un délire un délire et donc donc on peut appeler ça période de soviétisation libérale qui montre bien les deux aspects soviétisation ça fait plaisir mais du coup le monter avec libéral derrière ça permet de bien retourner la chose que cette période de mise en concurrence a pas du tout été une période de simplification du point de vue des des étudiants la seconde massification est terrible elle a consisté à un changement de population à l'université vers des étudiants de moins en moins préparés à université telle qu'on la conçoit faite d'émancipation d'exence de liberté intellectuelle on a une population qui est de moins en moins préparé à ça donc d'une certaine manière on est très content d'avoir cette population et de pouvoir faire des choses mais le décalage est très grand et euh dans le même temps les mêmes études de sur le niveau qui monte montrre de manière extrêmement précise que pratiquement tout ce qui a été gagné depuis l'après-gerre sur le niveau de qualification de la population s'est reperdu en 30 ans c'est-à-dire que on a maintenant un dérapage net du niveau d'exigence à tous les niveaux de l'école hormis les la la maternelle qui est très bonne la période préscolaire est très bonne et après ça bien ça dérape pour toutes sortes de raisons et en particulier une qui nous échappe qui est le tau de croissance du PIB et de pas être au plein emploi et VI et on a plus on a plus ce moteur qui avait pendant les 30 glorieuses et qui a fait marcher la première massification ça vient avec une dépossession donc j'ai parlé de la dépossession des universitaires et des chercheurs de dépédés de leur métier des posséd de leur liberté de leur droit de regard il en va de même pour les étudiants euh cette phase depuis 68 et ça ça va vous être douloureux pour une raison qui va apparaître c'est que les les baby boomers sont au pouvoir depuis 68 et ne lâchent pas les reines du pouvoir et du coup euh il y a dans l'esprit du temps le fait que les jeunes adultes sont irresponsables ils sont plus comme dans le temps capable de se battre pour le féminisme capable de se battre pour ceci ou cela et il y a une humiliation des jeunes adultes il suffit de voir un jeune parisien qui vient de former un couple disons qui cherche un appart il a besoin de la caution de ses parents à 27 ans pour s'installer donc cette humiliation des jeunes adultes l'infantilisation et bien elle est elle est là de manière soujassante dans le fait dans les idées qui traînent en ce moment de transformer le la licence en lycée d'aller au contrôle continu en licence d'accompagner par la main les étudiants et bien non cette dépossession il faut revenir au fait que le bac sanctionne le passage l'âge adulte c'est iatique après le bac on est un adulte quand on est un adulte et bien on est traité en adulte avec CIS bien que le le mot responsabilité appartient au vocabulaire de droite mais je pense traiter avec responsabilité et et ça va à l'encontre de tout ce qui a été fait depuis 20 ans de de de dépossession des jeunes adultes et je pense que ce ce diagnostic là on l'a fait par écrit des mois avant nuit debout la prédiction que nuit debout vous allez arriver on l' fait en double aveugle que ça ça allait péter que c'est pas possible de traiter les jeunes gens comme ça avec ce niveul là et il faut bien dire que les représentants étudiants ont mouliné dans le sens de la dépossession en demandant ce qu'on appelle des droits des étudiants et ces droits des étudiants sont toujours toujours toujours une baisse des exigences une demande d'aller vers toujours plus de compensation du module salsa par de la mécanique quantique par le module salsa et donc cette idée de de déresponsabilisation des jeunes adultes elle est cproduite et la coproduction c'est la marque du néolibéralisme est coproduite par les représentants étudiants à qui on doit beaucoup de mauvaises choses donc ça ça pointe ça pointe les trois axes dont je parlais l'un c'est s'attaquer au privé et faire quelque chose pour que les grandes écoles et l'université euh se rejoignent en y allant violemment s'il faut euh redonner du sens l'exigence et à l'émancipation et en particulier euh si il faut si les étudiants sont si les jeunes gens sont pas préparés à affronter ce que ça veut dire l'exigence et l'émancipation peut-être qu'on est monté trop au niveau de de en nombre d'étudiants mais il faut remettre ces principes comme un moteur de construction de sorte que on retrouve peut-être ce qui a été l'esprit de de Vincen pendant la faible période où ça existait c'est-à-dire un public qui vient à l'université parce qu'il a envie de venir à l'université et pas parce que il est contraint ou c'est un prolongement ou qu' sait pas quoi faire donc ce cette idée de de d'approche volontariste de sa vie ça ça ça ça manque ruellement c'est un point et donc l'échec à l'université qui est un sujet d'actualité sur lequel qui un sujet douloureux un sujet sérieux préoccupant au quotidien et bien les réponses qui sont apportées depuis 10 ans 20 ans sont excessivement mauvaises du point de vue de ce diagnostic c'estàd ne peut que se renforcer par un processus de dépossession progressive faisant des d'enfants des des gens qui ont 23 ans 24 ans d'accord la bureaucratie et la dépossession des universitaires voilà une autre chose évidemment les les regroupements récents c'est l'histoire récente de cette dépossession mais c'est ou la lre mais sont des épisodes anecdotiques par rapport à une grande ligne comme ça donc voilà les trois points notre métier les grandes écoles et disons qu'est-ce que c'est que l'université et en particulier la rupture avec le bacis évidemment pas contredir mon collègue Bruno je vais essayer peut-être de décliner un peu dire des chos semblable mais légèrement différente brous parlait de du mouvement 2009 effectivement il a été important dans dans beaucoup de choses à la fois syndicalement il y a eu association il y avait encore sa la recherche à l'époque avant qu'il se il se sabordent bon il se trouve que moi je suis membre de saon l'université mais je ici je ne parle pas en tant que porte-parole de sa l'université je suis aussi syndicaliste secrétaire de section SCS de Paris et donc ces différentes associations ou syndicats ont été amenés à se battre contre la rue parce que la rue all d'entrée on pouvait voir bah comme dans beaucoup de textes le diable est dans les détails dans les traités européens on sait bien que telle disposition va faire un effet de cliquet de verrou définitif et fait que un retour est quasien possible un article 2 fait que le code du travail disparaît ou bon donc là on voyait très très bien avec la rue que ben ça n'était enfin on était un certain à penser que çait au-delà du du du slogan de souvent la recherche dire l'université n'est pas une entreprise euh bon on aurait pu éventu ement on peut discuter du fait que l'université se couple un peu plus à l'entreprise par l'entreprise malgré tout il y a un principe de réalité quand on fait trop de bêtises et bien si on utilise trop l'université comme de simples domestiques qui vont faire le travail qu'on ne veut pas faire notamment de recherche a un moment donné on va le payer donc il a peut-être eu un certaine forme d'équilibre mais on était un certain nombre à voir que çatait c'était au-delà de ça et c'était effectivement l'apparition d'un d'un féodalisme à travers des règles toutes simples qui faisaient que par exemple football vous connaissez la plaisanterie c'est un un jeu qui joue à 22 à la fin c'est l'Allemagne qui gagne et bien le la règle électorale universitaire fait que à la fin ce sont des mandarins hospital universitaire ou des profs de de droit ou des économies économistes orthodoxes ultraorthodoxes qui gagnent et décid d' impose le leur lois leur férul sur alors par exemple pour ce qui est de nos universités de de Scien très très souvent on voit que lesoupements se sont fait en fonction des jeux de pouvoir de ces mandarins hospital universitaire le fait que nos mandarins de Paris 6 ne peuvent pas supporter ceux de de Paris 7 etcart et cetera et donc ça fait que les liens que nous physiciens chimistes matate et toutes les sciences exactes avons entre nos universités ont dû être cassés par rapport à ces logiques qui sont des logiques qui n'ont rien à voir avec la science mais sont pure logique de pouvoir donc effectivement ça ça ça fait qu'on a été nombreux à se battre contre la les ru dans un mouvement qui était très ample qui a énorme il y a eu énormément de manifestation et de et en nombre parce que là on est toujours en train de dire par exemple travail là il y a de moins en moins de manifestants donc on va finir par avoir selon BFM Business 500 manifestants au bout de 4 mois là c'était pareil on a eu des manifestations très très par exemple sur sur Paris 6 on a organisé 27 ça veut dire 27 textes 27 manifestations et cetera et dans tout ce mouvement il y a eu un un rendu dans les médias qui était en permanence totalement négatif sur ce mouvement alors on peut dire que ce mouvement était le fait de quelques gauchistes qui qui n'ont pas compris les enjeux la modernité bon mais il a pu y avoir une certaine chose équilibrée dans le rendu de de de ce mouvement qui était très ample euh après quand le effectivement on a vu la rus se mettre en place à travers RCE enfin tout ça de choses dans l'université et avec cette montée de la bureaucratie et ce cette destruction du peu de démocratie universitaire qui existait et avec un verrouillage de de la plupart de nos instances euh au moment où la gauche vient au pouvoir effectivement il y a eu un espoir que les lois péess et les rues et cetera allait être remise remise en cause on a très très vite déchanté parce qu'on a vu qu'au contraire c'éta un approfondissement de ces lois avec on a parlé par exemple de loi et ru 2.0 avec la loi fiassau et on a commis quelques petit texte dromatique pour parler de de ça et décrire ça parce qu' il est apparu à ass vite que nos amis socialistes voulaient étit prêt à détruire nos métiers totalement pour navoir qu'une seule chose une seule chose les intéressait à savoir la territorialisation de l'ch et donc là aussi une logique de pouvoir qui fait qu'on a une grosse boîte qui se rappellera université fusionnée alors à l'époque on pouvait parler de commué de différentes formes de d'association forcé un peu comme les mariages forcé entre université pour avoir une grande boîte où il y a un chef un leader et ce chef ce leader parle avec le président de Région ça tombe très bien tout les président de région était socialiste donc donc il y avait une une alliance objective entre la droite et et la gauche en de gouvernement pour aller vers ce ce mouvement qui amplifiait approfondissait la la lre et effectivement je qu personnel j'ai assisté au débat parlementaire à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat et je je dois dire j'en il m'en reste une expérience douloureuse pour les lombes et pour parce que les bans de l'Assemblée nationale sont extrêmement inconfortables rappelons que c'est le peuple doit pouvoir assister à mais c'est quand même très très réglementé et euh le débat était terrible il y a que quelques députés ou sénateurgeet Isabelle Attard ou 1 qui qui sauve l'honneur de nos représentants mais c'est c'est c'est ça été absolument terrible effectivement c'est une seule volonté c'était cette territorialisation à toute force quitte à ce que nos métiers soi détruits et sachant pertinemment qu'une finé ce serait une augmentation considérable de la buocratie dans nos universités à travers ce néoanagérial ridicule avec une prolifération jargonesque qui qui est vraiment des Précieuses ridicules managerrial il faudrait vraiment un Molère moderne pour décrire tout tout ce tout ce vocabulaire de filière technologique passeur de frontières améliorer l'attractivité Europe en jeu je vous passe cette chose mais on le vit au quotidien il se trouve que bon je suis au au conseil après avoir été à la commission recherche de de Paris 6 je suis au conseil d'administration et je vois cette montée de cette bureaucratie qui est absolument insensée les euh personnel BIATOS it enfin catégorie C euh qui devrait bah sont sont form sont absolument essentiel pour la vie de l'université pour euh euh il y a de moins en moins de postes sur ces pour aller dans ce qu'il s'appelle les composantes que ça soit les laboratoires les les UFR et cetera et ça va nourrir euh des directions de la recherche technologie et cetera qui euh euh croissent et embellissent toujours plus euh au détriment de nos métiers de base dans enseignant et de de chercheur euh donc là on est dans la dernière étape de de cette fusée et après la l rue 1 la l rue 2.0 là on est dans cette ru 3.0 de la des fusions en des fusions chaudes ce sont des fusions qui se font en force et contre la volonté des gens des il y a pas d'ésion des cœurs et des armes sur ces fusions euh si on voit ce qui s'est passé dans les différentes fusions euh à travers la France on a la constitution de mastodonte absolument insensé que ça soit ex Marseille Strasbourg Bordeaux et cetera où essentiellement on est déjà avec des universités qui sont chacune énorme et euh rappelons que même aux États-Unis je veux dire euh Princeton Harvard ou il faut aller euh toutes ces universités ne ne font pas euh 6000 80000 100000 étudiants il font 20000 ou 25000 il a quelques pere université not cl qui faitend mais ce ce ce gigantisme est une est une folie bureaucratique et essentiellement on est avec deux usines à gaz qu'on qu'on met qu'on soude ensemble en rajoutant des tuyaux et tous ces tuyaux veulent dire à chaque fois toujours plus de petits marquis qui vont être le chef du tuyau du de la crossfertilisation entre l'université a et l'université B le le tuyau de la du GO bituinage entre l'université B et l'université et cetera et donc on est en train de de de créer une littéralement une caste de de néoanagers qui sont déchargés de leurs enseignements ne font plus recherche et enseignement et sont comme une espèce de de nouveaux de nouvelles noblesse et éclairgé qui pèse de plus en plus sur un tiersétat de de de chercheurs et d'enseignants chercheurs et de et de BIATOS qui eux continuent à faire le leur travail parce que c'est ce pourquoi il sont censé faire donc là cette dérive ce cancer c'est un véritable cancer qui est qui est en train de monter et il faut quand même dire comment les ces fusions se sont passées elle se passe très très mal il y a trouve que j'ai encore une autre casquette je suis aussi membre du csht donc commation Hygiène Sécurité conditions de travail dans dans l'université et nous ons avec tous mes collègues représentant dans ces instances une montée de Al parle maintenant en jargon de plus en plus de RPS mais c'est risques psychosociaux mais ça veut dire des gens qui vont très très mal qui sont au bord du suicide qui qui sont dans des des états de dépression et de sur lequel ont fait peser une des pratiques qui sont parfois de assez souvent proche de de l'ordre du harcèlement par tout un tas de petits chefaillon et de petits marquis qui qui prolifèrent partout et je veux juste dire que par exemple sur on va prendre un seul exemple de l'Université de Strasbourg la fusion a priori on n pas eu comme on veut le faire à par ici c'est une fusion chaude qui doit se faire absolument là en très très peu de temps parce qu'il faut absolument que le décret soit passé avant la présidentielle des fois que je sais pas ce qu' c que Jupé passe et que il a d'autres intérêts et qu'omose différemment les choses euh mais donc là la fusion s'est faite sur 10 ans avec 4 ans dans le dur parce que pourquoi 10ans c'est qu'il y avait les RCE enfin on va pas rentrer dans la la technique mais avec 4 ans littéralement dans le dur et en 4 ans il y a quand même quatre suicid euh donc on on est vous pouvez imaginer que quand on a ce ce nombre de de suicide c'est le haut Deberg c'est euh c'est qu'il y a un nombre de de personnes qui vont très mal qui est absolument considérable donc c'est une destruction de nos métiers et aussi une souffrance réelle qui alors qu'en même temps ben on voit proliférer alors cette évaluation qui très très souvent se fait par un management par projet donc il s'agit de que de plus en plus de gens écrivent des projets passe un temps considérable il faudra une véritable évaluation du temps passé à à écrire ses projets dans certains laboratoires proche du mien je sais qu'il y a des gens qui ont passé déjà 4 C demandes de d'anr en pure perte parce que évidemment on est tombé à des taux pour ce qui est la recherche fondamentale des taux de réussite qui sont inférieurs à 10 % qui sont 92 donc ça veut dire que les gens vont passer 3 semaines à écrire un projet et ces 3 semaines sont à pour les 910è perdu ça veut dire de la masse salariale ça veut dire aussi des experts qui vont uer des gens qui donc c'est un gâi absolument considérable alors que si on donnait les choses dans le récurrant des laboratoire ou autre et bien les choses se passerait nettement mieux pu a aussi un autre effet pervers c'est que pour faire passer ces ces projets les gens sont amenés à je DIRIS pas c'est pas une forme de malalité intellectuelle enfin c'est une déformation c'est on imagine les mots chatoyants qui qui vont faire que le projet va passer et donc le euh de de l'honnêteté de l'intellectuel qui va faire son boulot honnêtement en disant bon benah voilà je c'est ça mes talons c'est ça je pense que ça ça peut marcher j'ai besoin de ça non non il faut raconter une toute autre histoire managériale qui en général il faut demander beaucoup plus d'argent que ce qu'on a besoin pour avoir plus parce que si on demande pas suffisamment et bien ça n'est pas sérieux demander plus d'argent ça veut dire demander de la masse salariale demander de la masse salariale ça veut dire euh bah postes précaire et donc se transformer en petite esclavagiste local ou en tout cas et et et et après se retrouver piégé par les mots chattoyants idiots qu'on a raconté pour avoir les choses en terme d'évaluation s'il devait y avoir une évaluation elle doit se faire à postériori alors que là on est en permanence avec les évaluations à priori où les gens racontent des salades et et après bah certains parce que ils ont les réseaux les combines ils sont connaissent les experts ouutes vont toucher énormément d'argent et puis les autres sont et à l'eau dans leur avec le rcurrent de leur laboratoire il vaudrait nettement une évaluation à postérieur en disant bah voilà vous avez raconé que vous aviez résoudre le cancer le le zidka le que sais-je la théorie du monde l'équation du monde et cetera bon ben voilà vous avez eu de l'argent pouvez dites-nous ce que vous avez fait avec cet argent l'évaluation à postériori tout scientifique peut siplier nous nous passons notre temps à être évalué il y a pas de de de profession qui soit plus évalué que la nôtre et là on se retrouve avec le le pire d'une évaluation a priori et qui ne fait que mais mais on sait la raison il s'agit de renforcer cette cette ce néo manageria avec littéralement la création d'une cte nouvelle qui se qui s'impose et nous une coiffe en permanence merci merci beaucoup pour tous ces propos très riches si on essaie de résumer je pense qu'il faut faire la PE donc au cré recherche il faut faire la peau à la NR au président d'université la cpendu du coup peut-être de manière un peu succinte peut-être que comment pourrait par exemple se poser la question de quelle sélection des présidents d'université ou des directeurs de laboratoire sélection de répondre si vous avez des pistes sur ça comment euh se se poser la question du du financement de la des relations de la recherche avec les entreprises donc bon les grands groupes on va le augmenter leur impôt si voilà mais est-ce que justement quelle relation avec les entreprises euh est-ce que c'est une bonne idée par principe ou pas donc qu c'est en fait ma question la question qui est derrière c'est est-ce qu'il y aurait un crédit enfin est-ce qu'il y aurait un crédit un peu recherche bis ou pas ou absolument pas du tout estce qu' a une manière de le faire bien après sur des chiffres peut-être vous avz quel montant par étudiant on peut se fixer comme objectif la question qu' a derrière c'est quel montant on veut augmenter de l'enseignement voilà ça trois petites questions voilà c'est de pas forcément régler les grandes questions qu'on sur la sélection et tout ça sont déb rich mais est-ce que vous aurez peut-être des éléments et d'une manière je peux compléter tes questions qui qui sont tout à fait pertinentes c'est est-ce que vous avez imaginé un plan de défaisance de ce qui a été fait est-ce que vous avez anticipé des choses comme ça et si oui est-ce que c'est réaliste quoi est-ce qu'on peut comment supprimer ses couches par exemple voà ouis B ça ça par demand peut-être succin peut-être non non non non non mais on peut très bien imaginer d' d'abord l'agence de la recherche en fait elle est relativement simple entre guillemets d'abord le CNRS faisait déjà des appels à projet avant que laexiste donc je veux dire je pense qu'en fait le le une un des un des fondements de la création de céit déposséder le CNRS d'un partie deune partie des prérogatives qu'il avait en tant que grand organisme de recherche guerre et de de alors avec à mon avis une bonne partie de l'aide des président de l'université qui qui voyant le CS mis en difficulté frçais récupéré unear il y a tout un jeu un enjeu de pouvoir je pense que il y a aussi quelque chose qui transparaî làdedans et qui fait systématique c'est que ça une bonne chose que les gens ont compris c'est que les universitaires paraissant c'était des gens qui par essence TR sont des gens qui ont V de la critique et l'indépendance et donc c'est beaucoup plus facile de les de les de les dissocier les uns des autres diviser pour M réner c'est beaucoup plus simple et diviser des universitaires c'est relativement simple c'estàd qu'en fait dans un dans un processus comme comme comme la mise en place d'appel à projet il suffit qu' en a un qui réponde pour que tous ça veut dire que s'il y a pas s'il y a pas ce qui commence éventuellement apparaître puisque par exemple à la NR tout le comité de mathématique de la NR a démissionné un bloc certains c'est pas la première fois il aussi en S de l'univers des gens BL et C si il suffit qu'il y en ait un làdedans qui disent NON je reste donc en fait ça c'est un vrai c'est une vraie on dire qualité stratégique de T tous les gouvernants qui sont succédés depuis Val c'est C capacité al un à désunir g donc à diviser c'est à trouver un point qui fait que finalement en bossant le poil en disant oui on va vraiment aider les meilleurs en jant sur le narcissisme un peu naturel du chercheur qui d'une certaine façon positive quand il s'agit de faire de la recherche on le dévoie complètement c'estàd qu'on transforme la compétition scientifique en compétition pour l'argent en disant si vous si vous êtes bon vous aurez de l'argent si vous avez de l'argent c'est parce que vous êtes bon tout d'un coup en fait on fait complètement exploser quelque chose qui avantavait absolument pas lieu d'être et et donc ça c'est c'est c'est quelque chose qui fait que ce système fonctionne ce système là sent et c'est très difficile aujourd'hui je pense que ce à on confronté tous c'est que il est très difficile d'arriver à unir les gens autour d'un combat en tout cas d'obtenir une adhésion qui fait que on se bloque on on a du mal à faire ces chos là la NR aujourd'hui ce qui vient d' dit c'est complètement ridicu on on est à 9 % ça veut dire qu'en gros vous avez une chance sur 10 d'avoir un projet sachant que les projet sont financer 3 ans de toute façon c'est pas viable parce que s'il faut 10 ans statistiquement pour avoir un projet vous allez vivre 4 ans 5 ans dans la di pour avoir un financement pour 4 ans si jamais vous y arrivez donc c'est de toute façon c'est complètement Stu lar a encore inventé une nouvelle couche avec les institut convergence qui Vinent d'apparaître donc c'est c'est et c'est vraiment uneç alors ça a pu il y a aussi un phénomène qui a joué c'est que la première année der c'est pareil lar répondait entre guillemets cétait un peu un dévoiement de SLR première version SLR demandait des d' et ça l' demander des projets et ça l' demander il y a eu une demande de de favoriser des projets et ça a été complètement repris et dévoyé donc et c'est un peu pareil pour l'exerc de la recherche propositions les gens finalement au changement de majorité se sont bien jou le jeu des asses de la recherche les gens ont joué ça et en fait qu'est-ce qui a été retenu finalement ce qui était prévu ce qui était prévu d'avance exactement c'estàdire qu'en fait les gens ont fait un travail et si on ditit les assdes il y a énormément de propositions qui sont très intéressantes aucune n'a été repris dans ces propositions il pareil c'est un dévoiement systématique c'est oui on vous a entendu oui on va faire les choses dans votre s fait de faire les choses dans vre sens et on déie systma alors je vous avoue que pour beaucoup de gens ça ça ça tendance à briser la confiance qu'on peut avoir dans un parti politique et dans des promesses politiques ça veut dire que je pense que pour beaucoup de gens par exemple la recherche les preng ce qui les croi et donc ça veut dire que chaque fois qu'on voit un H femme politiqueenez pas mais nous sommes par essence méfiants des gens pension qu'il ét qu'ils allaient changer les choses être favorbl se sont inscrit dans une continuité complèement dévoyé le sens ce ce qu'ils av de ce qu'ils avaient euxmêm promis de faire av promis de remettrecherche je y a des gens qui essent de faire des études c'est la seule victoire qu'on a eu c'est qu'en fait on a par et on a Moné un projet de recherche en fait on vientir l'autorisation d'accéder à la base du S en fait il a un certain nombre de chercheurs il un groupe de chercheurs qui qui qui vient d'obtenir indépendant pour le coup c'estàd qu' ne sont pas des économistes néolibéraux ou des gens qui sont dans la mouvance et cet qui vient d'obtenir l'accès au donn fic donn fiscal des entreprises don du C aux enquêtes du ministère donc on va vellement pouvoir faire cette analyse et dire bah oui ça marche ça marche pas qu'est-ce qu'est-ce qui se passe est-ce qu'il y a des entreprises pour lesquell effectivement influence est-ce que pour comme le CRA beaucoup d'entreprises ça a eu influence qu'est-ce que ça a eu surtout c'est en fait il y a aussi des conséquences ce genre de mécanisme citation fiscale a des conséquences sur la structurationelle de la recherche entreprises qu est c conséquence un effet très clair c'est qu'aujourd'hui en fait on forme à peu près 60000 60000 docteurs docteurs par an c'est pas plus que la moyenne des autres pays en Europe on est pas du tout audessus de la moyenne alors comme on a un tau de chômage qui 10 % des docteurs par rapport à 2 % dans les autres pays on se retrouve avec et quand on regarde finalement toutes les possibilités qui sontes les entreprises n'ont pas compensé ça alors que finalement l'enjeu c'était est-ce qu'on est capable de compenser ça dans la recherche finalement la baisse des emplois dans la publon est capable de la compenser dans privé c'est absolument pas ça na absolument pas eu lieu donc en fait c'est catastrophique pourquoi parce qu'on est en train de former des gens docteur master qui en fait arrivent sur le marché du travail ne sont plus recrutés dans dans le public ne sont pasrés dans ré du privé en fait on crée cette espèce de zone grise qui mathématiquement va faire que les durées de les durées de stage çaallong les durées de CDD çaallonge donc en fait on crée on crée un un immense rappord précarité euh pour lequel il est très difficile et on a proposé de moraliser un minima de moraliser ceUc là c'està-dire de conditionner par exemple le d'EMP recherche à la création d'emploi je dire donc à une analyse à postorie a des création d'emploi dans la RD euh aujourd'hui le pouvoir public s'oppose à ça il t de on pourrait très bien imaginer plutôt faire un CR recherche si vraiment l'État et ça c'est un problème politique par contre est-ce qu'on veut aider est-ce qu'on veut est-ce que l'État est censé les entreprises privés c'esttique pas mais si jamais l' les entreprises privés il est probablement plus simple de baisser les cherches sur les nouveaux emplois don crédit recherche sur des déclarations fiscales plus ou moins contournabl et contourné à volontairement par les entreprises qui engage en gros toutes les grosses entreprises la moié des grosses entreprises aujourd'hui servic spéciaux pourire pour recherche passe par des cabinets de conseil pour qu' le optimise tout ça pour en fait faire le SAL et comme c'est pas lié à de l'emploi c'est pas il y a pas de contrainte sur l'emploi en fait vous pouvez parfaitement bénéficier du créd recherche ça n'est strictement il y a aucune corrélation les corrélations qu'il y avait entre l'augmentation de la variation de la créance et création d'EMP strictement corrélation création d'emploi d'un point de vue de l'emploi c'est de toute façon ÉIS un éche donc si l'enjeu iljeu premier c'est aujourd'hui le rappel emploiise ce dispositif ass de toute façon point de vue de l'emplo dansentrepris c'est des succès localement il faudra regarder en détail ta d'entreprise par secteur notamment les entreprises Captiv P qui vivent en France qui sont indépendant qui donc elles sont associé à un bassin d'emploi à des universités des systèmes comme ça qui sont pas internation is il est possible que dans ces CASL ce genre d'incitation puisse avoir aujourd'hui ça reste en terme de chiffre d'affa ça resteè complètement par rapport au reises qui sur les question posée donc une partie vous allez retrouver par écrit a besoin d'un il y a besoinj un quena qui se contenterait d'un d'une loi de simplification qui Suppr aerait l'essentiel des couches inutiles et bien aurait déjà fait un très bon boulot par rapport au six mandat qui viennent de s'écouler euh donc de ce point de vue l'unique question difficile auquel il est difficile de répondre c'est réellement comment reconstruire l'Université du point de vue des étudiants et euh refaire démarrer cette cette logique d'exigence donc ça c'est la question dure les autres questions d'un certaine manière sont faciles à traiter écrire un en tout cas plus facile en ayant un point de vue de gauche de de d' là-dessus donc donc sur les questions précises par exemple que faire pour les présidents d'université supprimer les membres extérieurs euh des conseils comme on le fait à Cambridge c'est-à-dire redonner donc ça va avec la revalorisation des libertés académiques et de redonner euh de redonner à la communauté universitaire son son pouvoir d'autogestion qui fond l' fond l'université quand on voit les membres extérieurs il viennent pas il donent procuration et C donc donc ça ça c'est vraiment simple il y a une spécificité pour les médecins parce que les médecinsont voter les morts et donc ça c'est un problème spécifique de du de la PHP qui vient qui est historique mais pour l'essentiel c'est ça pour le deè question c'est quoi sur le le est-ce qu'il faut l'aide aux entreprises pour les PME c'est beaucoup moins scandaleux que pour les grands groupes déjà deuxièmement je pense que les le une grosse partie du conservatisme dans la sphère industriel vient de cette séparation des grandes écoles de l'université qui fait que il y a des des recrutements endocrines que les ingénieurs recrutent des ingénieurs qui recrutent des ingénieurs et que personne là-dedans ne former à la recherche et donc supprimer le la Commission des Titres d'Ingénieur qui est ringarde qui a 30 ans de retard sur le sur les besoins de l'industrie euh le supprimer et exiger qu'une école d'ingénieur qui délivre un titre d'ingénieur ça soit assujetti à au doctorat comme c'est la norme partout dans le monde c'est pas particulièrement de gauche et c'est c'est simple et efficace on supprimerait allez en une année 70 petites écoles merdiques qui forment mal excessivement coûteuse et qui prennent de très bons étudiants qu'on serait ravi d'avoir à l'université pour faire de la bonne science et redévelopper ces départements d'ingénierie dans le cadre universitaireen tout cas systématiquement les études d'ingénierie soi assujetti à de la recherche et bien assez naturellement les entreprises auraient des vra cher et ainsi naturellement les passerelles se feraient comme elles se font relativement naturellement en Allemagne qui est pas particulièrement un pays de bche donc sur ce plan là l'Allemagne le fonctionnement est meilleur les les universitaires ont parente de travailler avec l'industrie souvent on croise des ingénieurs dans l'industrie allemande qui ont un niveau en science qui est remarquable on discute avec des ingénieurs de chez R nous on a honte qu donc donc ça ça c'est une réalité qui est spécifique de notre pays qui un archaïsme terrible donc ensuite comment distribuer les crédits est assez évident que faire des audits donc cette loi de simplification s'appuie sur des audits de oùelle gâi le gachi est partout c'està-dire systématiquement on a 10 % de bureaucrate mais il coû très cher à l'institution le le l'ANR la courbe de la fraction des crédits de laanr qui sert de manière Ogam à générer l'ANR accru linéairement depuis sa création et on est près de 10 % ça signifie qu'il y a 10 % du pognon qui est jeté à servir à créer des fonctions de gens qui vont aller emmerder les chercheurs pour le faire remplir des papiers que personne ne lira et donc donc ça il suffirait d'diicter une règle qui dit voilà le coût consolidé c'està-dire salaire compris de n'importe l'appel d'offre il doit on doit mettre que 2 % pour réunir le jury et faire le secrétariat 98 % doit être utilisé et bien ça élimine naturellement du jour au lendemain l'essentiel des appels d'offre parce que c'est impossible de tenir ça avec la bureaucratie donc les gens les supprimeraient de la même manière donc une des choses qui est apparu qui qui date de cette loi fort et qui sur lequel on est revenu c'est l'idée selon laquelle l'échelle d'organ tion pertinente c'est celle qui vient de la loi fort c'est-à-dire essentiellement à une centaine de personnes on s'engueule mais les choses tourn de manière fluide de manière rapide avec les changements et donc une des choses qu'on ne sait pas faire pour l'instant on ne sait faire que des pyramides hiérarchiques et l'idée de mettre en réseau des cellules à échelle humaine une idée moderne contemporaine qui n'existe pas en France c'est-à-dire que en France on crée des couches chaque couche on lui met une structure bureaucratique de décision qui va être surplombée par une autre couche et l'idée d'avoir des laboratoires des unités de formation des unités de recherche petitte une centaine de personnes et que en mise en raison horizontal cette chose là qui est moderne dans la théorie des organisations on utilise des à nouveau des choses qui tra dans dans les bouquins de théorie des organisations des années 70 donc ça ça ferait que une centaine de personnes et bien une politique de crédit dans lequel on donne les crédits à un laboratoire qui do rendre des comptes moi je suis pas je pense que l'égalitarisme total en recherche peut pas marcher il y a des des sous-domaines qui demandent énormément d'argent il y a des sous-domaines qui en demandent moins euh les sciences expérimentales demandent beaucoup plus d'argent que les sciences humaines c'est factuel et parmi les sciences expérimentales il y a des sous-domaines dans lequel et ben il faut construire un moyen d'instrument qui va coûter très cher donc l'égalitarisme est pas une solution et les appel projet fonctionnent parce qu'il brise l'égalitarisme malgré tout que il y ait une politique d'évaluation sur 5 ans d'activité d'un collectif de 100 personnes et vous distribuer l'argent à 100 personnes débrouillez-vous avec ça et vous rendez des comptes collectivement et bien ça contraindrait ce collectif de 100 personnes à fonctionner ensemble de concert plutôt que d'avoir un porteur de projet avec son usine de précaire sous le lu donc de manière assez générale dans cette simplification ce qu'on envisage c'est de mettre beaucoup de pouvoir aux unités de 100 personnes qui soit organisé en de manière confédérale en réseau en réseau confédéraux et que du coup les crédits soient collectivisés à l'échelle de 100 personnes de manière inégalitaire sur territoire que les gens qui produisent pas de bonnes sciences et bien il y a une logique à ce que euh ils aient moins de crédit pour fonctionner que les gens qui produisent de la science très très bonne c'est pas choquant du point de vue scientifique je trouve mais en rendant des promes à postérior comme ça merci beaucoup je pense qu'on va être obligé de peut-être de conclure si vous voulez rajouter dernièementot peut-être des pistes de propositions qui nous faudraituser vraiment essentielle parce que c'était au cœur de de ce ce cette maladie de la ru ce cancer ru les ru de.0 fassau c'est changer les règles électorales euh dans euh à l'université euh là puisqu'on parle d'une présidentiel ou d' jeux électoraux nationaux euh que penserez-vous d'une société où le notaire ou un Bernard Arnaud ou un beret euh sa voix contterait pour 1000 1000 voix d'ouvriers ou 2000 voix de chômeurs euh immédiatement tout le monde sauterait au plafond en disant c'est une violation des principes de 89 et de ce qui marquait surtout nos fronton de liberté égalité fraternité en tout cas égalité là nous vivons dans le monde universitaire cette situation là où le les les les pu pH les rang A compte plus que les rang B qui compteent infiniment plus que que les rang C euh revenir à un mode électoral plus égalitaire c'est euh ça fera que on aura plus de démocratie dans l'université et que toute cette cette divergence vers un féodalisme et un euh et qui s'accompagne de cette divergence vers le ce néo management serait serait cassé donc ça c'est pour moi c'est la chose essentielle et et là pour ce qu'on vit actuellement avec la création de ces mastodones BR parlait de de des des échelles de d'organisation de d'une centaine de personnes et cetera donc ça correspond à des UFR ce type de structuration là on est en train de créer des mastodondes qui ont une logique dans dans dans cette évoluation vers la le néoanagement et la bureaucratie triomphante et la création de castes véritable je vois par exemple à Paris 6 on a je sais plus 13 ou 18 vice-présidents plus des chargés de mission plus des gens qui sont déchargés enfin c'est une c'est vraiment la création d'une noblesse et d'un et et et et d'un Clerget qui appuie sur le le tiersétat de des chercheursur chercheurs et gatau qui travaillent donc ça c'est et puis remplacer effectivement une culture de la euh de la défiance par une culture de la confiance il y a nos professions sont extraordinairement évalué euh et il n a pas besoin d'en d'en d'en rajouter et peut-être il faut imaginer au contraire qu'il y a une espèce de Smic de de de minimum de de moyens récurrents pour tout chercheurs enseignant chercheur pour pouvoir travailler actuellement euh on vit des situations où certains directeurs de labo peuvent littéralement faire des règlements de compte en mettant au pincer qui est à l'eau en faisant que un chercheur n'a pas de moyen et on dira ah bah non mais c'est des dispositions de service qui font que on va considérer que ton thème à toi n ne mérite pas de vivre et bon euh créer ce ce alors effectivement on n pas en train de dire que tous les chercheurs chercheurs sont hgau mais au moins qu'un minimum soit assuré parce que ça ça n'a pas de sens de d'avoir formé que la nation a formé des des gens que ça coûte cher et et leur offre un salaire pour ne pas leur donner les moyens d'exercer leurs talents c'est un gâie absolument total et rappelons que dans cette situation on est vraiment actuellement dans une situation où le la pluie tombe énormément là où c'est déjà mouillé vous avez des gens qui touchent des ERC c'est c'est des millions de et et d'autres qui n'ont absolument rien et en plus on une personne qui a touché une URC il faut absolument qu'il ait une prime de 20000 € parce que il est tellement bon il a tellement fait du bon résotage que voilà il faut les les primes des DGS dans dans dans certaines universités comme la mienne c'est 48000 € ENF on est on est un niveau qui est juste obsène alors que le les chercheurs qui travaillent au quotidien eux sont avec des salaires qui sont juste ré il y a il y a quelque chose qui est très important qu même à comprendre c'est que il il y a pas de ce qui est complètement faux a quelque chose qui est vraiment a un espèce de fantasme derrière dans lequel des chercheurs on donner continu donner c'est c'est c'est c'est le fantasme du meilleur ça veut dire qu'en fait le en gros l'idée il y a des études bibliométriques qui ont été faites au Canada et cetera qui montrre que justement concentrer l'argent sur des gens c'est complèement idio c'està dire que si vous donnez un peu plus plus d'appu vous donnez l'argent à un chercheur évidment plus est productif sauf que sa productivité elle augmente moins vite que l'argent que vous lui donnez donc en fait rapidement ça devient en fait c'est très amusant c'est qu'on continue pour sur des raison purement idéologique de concentrer l'argent sur des gens vous concentrez l'argent sur des gens Mo Mo c'est utile en fait vous commencez à perdre de l'argent c'estd qu'en fait pour beaucoup de chercheurs alors qu'on a une vraie chance par rapport à des tas de de pays notamment saon parce que ça c'est quelque chose qui est assez qui est en train de devenir un peu unique qui risque pas dur on a de vraies équipes de recherche avec des permanents qui travaillent ensemble c'estàd que dans une université aux États-Unis c'est impossible c'est c'est inconcevable d'avoir quatre chercheurs qui travaill sur quatre chercheurs à temps plein employés facult qui V travailler sur le même sujet alors que c'est bien le propre des UMR c'est effectivement d'être capable d'avoir cette réflexion on a plusieurs chercheurs enseignant chercheurs qui à tant plein vont travailler sur le même sujet ensemble et donc ça c'est une grande force et en fait on se rend compte que les chercheurs pour beaucoup de recherche a dit effectivement il y a des inégalités qui en fait sont beaucoup lié aux équipements mais en terme de projet de recherche de fonctionnement il y a énormément de chercheurs des projets émergents qui peent fonctionner avec relativement peu d'argent et ça c'est ça va complètement à l'encontre d'un principe aujourd'hui de concentrer la sur beaucoup de sur peu de gens et qui en fait se rév d'un totale inefficacité parce que vous mettez des gens dans une situation critique alors qu'il sont qui pourrait faire de la très bonne recherche à pe de frè et bien complètement srétique puis que les financement récurents des laboratoires permettent àpr de payer l'électricité et donc la survie finalement Matéri du laboratoire alors que si vous mainteniez finalement suffisamment d'argent dans ces équipes ces laboratoires pour le permett d'avoir justement de faire émerger des recherches vous auriez une productivité qui sera bien plus important en terme en terme scientifique c'est totalement sér un système Parti Complètement en [Musique] O en fait cette espèce de principe idéologique est faux complètement faux on pleut où on pleut où c'est mouillé et donc en surconcentrant l'argent sur très peu de personnes on a exactement l'effet inverse le c'està dire que oui c'est quelques personne va être un peu plus productive mais en fait on a aucune assurance sur le fait que çaa quelque chose et pu en fait c'est c'est c'est c'est en fait l'effet total quand on fait le avec tous les autres est extrêmement d'accord merci beaucoup rajouter un petit peu 20 secondes il faut il faut finir sur la formation on a un B naturel qui est le d'aller vers la recherche je pense qu'il faut bah soit il faut une séance d'enseignement spécifique mais en tout cas c'est la question la plus dure faut pas la la maltraiter bon il il y a des bon je je vais pas rajouter mais on re on retient l'information il y aura peut-être une deuxièmeue il faut euh il y a quelques idées bien que ça soit la question la plus dure il y a quand même quelques idées à avancer sur la formation des enseignneurchercheurs le versant enseignant des enseignant chercheur ouioui pédagie par beaucoup des questions simples effectifs d'accord et le form itthéâre et ouaisok de de mots sur leaspect précarité oui je voudrais juste dire que je pense que le la précarité donc en fait c'est c'est corrélé vraiment à à l'agence à la création de la NR c'est depuis qu'on a ce C ce raisonnement en terme de projet où on fait vraiment la recherche de projet que tout la machine s'est emballée vraiment on fait que ça maintenant on a plus beaucoup de de moyens pour recruter les du personnel titulaire les budget cnral sont sont gelés maintenant depuis quasiment 2010 donc les gens compent beaucoup sur la NR et du coup bah on recrute en masse des CDD je pense que déjà une des solutions la NR n'est pas n'est pas faite pour pour pour embaucher Duat actuel donc il faut arrêter ce ce raisonnement un peu fou qui dit que B on va avoir des projet de recherche et puis on rapocher du du CDD là-dessus il faut vraiment réorienter toute cette partie qui est dédiée au contractuel au financement du contractuel he qu' ce soit sur projet ANR sur Europe et puis vraiment le le le réinjecter dans dans un vrai budget l'enseignement supérieur et de la Recherche ça c'est un premier point le deuxième point bon clairement le la précarité c'est vraiment un effet cocttail hein il y a le l'ANR il y a le fait que le les les les ressources des laboratoires soient complètement gelé et puis il y a il y a un troisième point qu' dont on n pas parlé c'est la loi sauvadé alors cette loi en fait c'est une loi l'esprit est bon hein puisque Ben elle était censé résorber la précarité sauf que Ben faute de budget en fait elle est pas appliqué comme il faut et bah faute de budget les les les les instituts de recherche ont fixé leur propre loi il y a une charte du CDD au CNRS qui dit bon ben voilà pas plus de 3 ans de CDD avec derrière une période de carence donc clairement nous on est vraiment limité en terme d'emploi on fait nos 3 ans et puis derrière on est quasiment mis à la porte mais c'est pas possible donc quand on veut faire une loi notamment cette loi sauvader il faut vraiment la retravailler la reformuler euh il y a il y a plusieurs points dans cette loi il y a déjà le fait que c'est si je me trompe pas c'est c'est l'article 8 de la loi qui dit que au bout de au bout de 6 ans normalement on doit avoir sous certaines conditions avoir un poste stable quand on a 6 ans d'expérience sur le même établissement de recherche la même thématique de recherche sur tout ce qui est pas administratif mais vraiment recherche c'est c'est très rarement le cas vous trouverez jamais des personnes qui ont fait 6 ans dans un seul laboratoire sur une même thématique sur un même projet sur un même mode de financement c'est pas possible donc il faut vraiment élargir ces conditions pour avoir une sédéisation efficace et puis il y a le deuxème volet de la loi qui ouvre des concours réservés alors là aussi clairement c'est c'est des tension dans les laboratoires également parce que bah il y en a qui vont y avoir droit parce que ils ont fait ils ont ils ont les bonnes conditions pour avoir un poste réservé par rapport à à à cette loi làà et du coup ça ça crée des tensions et puis en plus on nous a expliqué que que ces postes ils étaient vraiment créés mais en fait la la réalité c'est que c'est des postes qui sont sur des des départ à la retraite donc on réoriente directement à ses avec ses ses postes réservés c'est voilà là aussi il y a quelque chose à retravailler au niveau de et pourquoi est-ce que il y aurait des g ont déjà fait 4 ans d'expérience dans un Lab le droit à ces postes là alors que d'autres personnes qui sortent de l'université qui peuvent elles aussi être compétent sur sur une thématique il y a clairement il y a de l'justice làdessus c'est pas possible je pense qu' vraiment cette c'est une piste très bien cette piste et puis il a peutêtre aussi quelque chose à faire en lien aussi avec les vacations dans les univers là aussi on recrute énormément de vacata pour faire quelques heures de d'enseignement par-ci par là et finalement ils sont payés d'une au lancepierre et de deux on les paye tous les 3 mois enfin ce qui ressort de l'enquête en tout cas PL en PL voilà et puis le dernier point et après j'en ai terminé c'est la reconnaissance du doctorat dans les entreprises privées on en a parl aussi un petit peu aussi je pense qu'il faut aussi changer les par rapport à ça faut que vraiment le les PDG comprennent que c'est pas parce qu'on a un profil académique qu'on n pas capable de travailler dans le dans le dans le dans le privé et voilà il faut aussi inciter les industriels à comprendre nos travails nos formations et à recruter également des personnes qui n'auraient pas pu avoir imp poste de titulaire également et àer payer à la juste valeur parce que c'est un investissement de l'État exctement exactement ex merci beauoup cétait déjà dans le programme on l'aurait déd
Sylvain Maillard