BURE : REPORTAGE AU CŒUR DE LA MANIF RÉPRIMÉE PAR LES BLINDÉS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56InvitéFait
« Ça fait 30 ans, mais aujourd'hui, on est dans une phase où la demande d'autorisation de création est en train d'être étudiée par les autorités. »
- 2:07InvitéFait
« Les experts et experts indépendants, proviens de la société civile, ont pointé des énormes risques dans tout le processus de ce projet. »
- 2:18InvitéFait
« Et aujourd'hui, l'Andra, qui mène ce projet, n'a pas les réponses qui permettraient de garantir que ce projet serait complètement sûr. »
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« Et on sait que, de toute façon, à moyen ou long terme, les déchets nucléaires qui vont être enfouis dans le sous-sol vont remonter et sûrement polluer les marines créatrices. »
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« il se trouve que ce projet vaudra au moins pour l'instant 37 milliards. »
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« Il y a eu une immense victoire, qui est aussi un désaveu de ce que fait Emmanuel Macron depuis 8 ans, en juin dernier, où l'association de malfaiteurs, une procédure qui a duré 8 ans, qui a coûté 1 million d'euros aux contribuables, qui a utilisé des moyens antiterroristes, des balises sous les véhicules, qui a intercepté 75 000 conversations, c'est-à-dire l'équivalent de 16 années cumulées d'écoute, et qui a mené à une association de malfaiteurs et des interdictions de territoire, est tombé totalement avec une relax et un non-lieu qui ont été prononcés. »
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« Près de Verdun, on a retrouvé une usine de destruction d'obus, qui a été fermée en 1918. On l'a retrouvée en 2018. 100 ans après, cette usine qui continue d'empoisonner les sols avait été complètement oubliée de tout le monde. »
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« Stockhamin, où ils ont mis des déchets ultimes sous la plus grande lave phréatique d'Europe et où ils ont promis à tout le monde que c'était réversible, qu'on pourrait enlever les déchets. Le résultat, c'est qu'il y a eu un incendie en 2002 sous terre avec ces déchets ultimes, qu'on s'est rendu compte qu'on avait perdu des données et donc qu'on ne savait pas exactement ce qu'il y avait dans les colis et sous la terre. »
Temps de parole
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Ce projet se fait, c'est une contamination de tout un territoire pour des centaines de milliers d'années. Moi, j'arrive des monts du Lyonnais, à 50 kilomètres de Lyon, dans les monts. On va dans le mur, on le sait, et que ça continue et qu'on ne nous entend pas. C'est impossible de parler sereinement du nucléaire en France. C'est secret défense. Et ça, ça commence à être pesant, surtout pour mes enfants, mes petits-enfants, les générations à venir. Il faut arrêter de nous balader avec une énergie propre. Ça fait 30 ans, mais aujourd'hui, on est dans une phase où la demande d'autorisation de création est en train d'être étudiée par les autorités.
Les experts et experts indépendants, proviens de la société civile, ont pointé des énormes risques dans tout le processus de ce projet. Et aujourd'hui, l'Andra, qui mène ce projet, n'a pas les réponses qui permettraient de garantir que ce projet serait complètement sûr. Et on sait que, de toute façon, à moyen ou long terme, les déchets nucléaires qui vont être enfouis dans le sous-sol vont remonter et sûrement polluer les marines créatrices. La question de la subsistance, c'est aussi évidemment la question de l'eau. La contamination au nucléaire, c'est la contamination de l'eau, c'est la contamination de toute notre vie.
C'est vraiment l'instauration d'un monde toxique sur ce territoire et partout ailleurs. Et du coup, on voulait aussi que de l'hydre de l'eau, qui en puissent ramener cette incroyable mascotte marionnette. Aujourd'hui, c'est important de visibiliser qu'un tel projet est en train d'être étudié par l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, parce que l'issue et la décision qu'elle va prendre va conditionner le fait qu'il y ait ou non de la radioactivité sur ce territoire. Aujourd'hui, Bure, c'est un territoire non nucléarisé. Et la validation de ce projet changerait complètement l'avenir du territoire.
La commémoration de Hiroshima et Nagasaki, on a des camarades japonais et japonaises qui nous font aussi le plaisir d'être là, en commémoration du coup de toutes les... Nous, ce que nous allons donner aux générations futures, si ce projet se fait, c'est une contamination de tout un territoire. Pour des centaines de milliers d'années, je parle évidemment des sols, des eaux, et dans un moment où nous avons un gouvernement qui ne cesse de nous parler d'austérité budgétaire, il se trouve que ce projet vaudra au moins pour l'instant 37 milliards.
Je vais commencer par la question des médias rapidement, parce que vous l'avez constaté, on en est très content, une couverture médiatique de cet événement, pour que tout le monde voie ce qui se passe aujourd'hui en Meuse, en Haute-Marne, que tout le monde apprenne ce qui est en train de se passer ici en termes de dévastation des territoires. Mais du coup, ça pose plein de questions.
Nous, on vous invite à faire attention aux dispositifs médiatiques, qu'on arrive à cohabiter tous et toutes ensemble pour ce moment, qu'on a envie d'être médiatique, et en même temps que les gens aient à faire attention à leur image, que les voix vous faites attention, parce que potentiellement, il y ait des personnes qui enregistrent pendant la manifestation, et du coup, avoir une attention à ça. Et je le précise, parce qu'on est sur un territoire où la police nous harcèle au quotidien. Bure a servi de laboratoire de la répression.
Il y a eu une immense victoire, qui est aussi un désaveu de ce que fait Emmanuel Macron depuis 8 ans, en juin dernier, où l'association de malfaiteurs, une procédure qui a duré 8 ans, qui a coûté 1 million d'euros aux contribuables, qui a utilisé des moyens antiterroristes, des balises sous les véhicules, qui a intercepté 75 000 conversations, c'est-à-dire l'équivalent de 16 années cumulées d'écoute, et qui a mené à une association de malfaiteurs et des interdictions de territoire, est tombé totalement avec une relax et un non-lieu qui ont été prononcés. Comment vous alerter ?
Ne serait-ce que dans 10 000 ans, ne serait-ce que même que dans 1 000 ans, ne serait-ce que dans 100 ans, il y a des déchets nucléaires radioactifs en dessous. Je vais vous donner deux exemples. Le premier, c'est ce qui s'est passé près de Verdun. Près de Verdun, on a retrouvé une usine de destruction d'obus, qui a été fermée en 1918. On l'a retrouvée en 2018. 100 ans après, cette usine qui continue d'empoisonner les sols avait été complètement oubliée de tout le monde. Donc là, nous sommes sur une échelle de 100 ans. Imaginez 100 000 ans. Et le deuxième exemple, c'est évidemment ce qui s'est passé à Stockhamin.
Stockhamin, où ils ont mis des déchets ultimes sous la plus grande lave phréatique d'Europe et où ils ont promis à tout le monde que c'était réversible, qu'on pourrait enlever les déchets. Le résultat, c'est qu'il y a eu un incendie en 2002 sous terre avec ces déchets ultimes, qu'on s'est rendu compte qu'on avait perdu des données et donc qu'on ne savait pas exactement ce qu'il y avait dans les colis et sous la terre. Et surtout, qu'on ne peut pas déstocker ces mêmes déchets. Donc la promesse démocratique qui avait été faite à l'époque ne peut pas être honorée. Et qu'est-ce qu'on propose maintenant ? De couler du béton et de faire comme si cela n'avait jamais existé.
Sur la question de la légalité, la question juridique, évidemment on a une base arrière juridique aussi. Alors normalement, j'espère que vous avez votre petit papier. Il y a des petits papiers qui ont été distribués comme ça, qui sont des petits papiers qui recoupent notamment le nom et le paro de nos avocats et avocates pour la journée. On a trois avocats et avocates sur cette journée. On abandonne, ce n'est pas possible. Ou alors la personne de Blas. Est-ce que tout le monde peut... Juste à tout le monde, ce n'est pas un policier. Voilà, je dis que c'est un ami, vraiment. C'est vraiment un ami, il n'y a pas de souci.
Dans cette journée de convocation du futur, l'enjeu c'est qu'on puisse laisser à nos générations suivantes les traces, l'héritage qu'on aura résisté, qu'on résiste ensemble, qu'on leur transmette les capacités de lutte et d'opposition. C'est la meilleure transmission que vous pouvez laisser à nos générations futures. Merci à toutes et tous. Très bonne journée. Profitez à vous. Vous êtes d'accord, c'est pas pour moi. C'est comme avec les conférences. D'accord. Dégage.