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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 7 mars 2024 12 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Claude Malhuret. - IVG : un discours pour l'histoire - #cdanslair l'invité 06.03.2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15ComplaisanteRéponse directe

    Merci d'avoir accepté cette invitation.

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous avez voulu raconter cette histoire personnelle ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Ça vous fait quoi de vous revoir dans ce moment-là ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Vous dites d'autres histoires comme ça, j'en ai l'état, oui ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous avez voulu la raconter ce jour-là ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Vous n'avez pas eu d'état d'âme sur ce vote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Locuteur non identifiéFait
    « Je repense souvent à elle et à ses yeux d'animal traqué et moi me demandant combien d'années de prison pour un infanticide »
  • 1:30Locuteur non identifiéFait
    « Des avortements clandestins qui se terminent mal, des condamnations, des stérilités définitives. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Plus épouvantable encore, c'est le nombre de femmes qui continuent de mourir de l'avortement clandestin. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Elle n'est pas menacée, elle est menacée nulle part. Et puis depuis, elle est menacée aux États-Unis, elle est même interdite aux États-Unis dans 14 États. »
  • 4:05PrésentateurFait
    « le vote n'était pas acquis. Rappelez-vous, il y a 6 mois, on disait que le Sénat va le voter. »
  • 4:08PrésentateurChiffre
    « 780 votes en faveur de cette mesure, 72 contre, 50 abstentions, avec 38 sénateurs républicains qui ont voté contre. »
  • 5:52Invité politiqueFait
    « Simone Veil, soutenu par Giscard d'Estaing, président à l'époque, a subi les injures, a subi les insultes, a eu le courage de faire voter cette loi. »
  • 7:39Invité politiqueFait
    « les réseaux sociaux sont devenus la principale menace contre nos démocraties. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « au moment du Covid, de menaces de mort. »
  • 9:09Invité politiqueFait
    « une manifestation où les manifestants défilaient un peu dans tous les sens, comme des canards décapités. »
  • 10:09Invité politiqueFait
    « L'élection de Trump la dernière fois et son haut niveau aujourd'hui dans le sondage, ça montre bien que les réseaux sociaux sont aujourd'hui une vraie menace sur les démocraties. »

Temps de parole

  • Claude Malhuret57 %
  • Présentateur38 %
  • Locuteur non identifié5 %

16 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Je suis très heureuse d'accueillir ce soir Claude Maluret. Bonsoir.

0:14
Locuteur non identifié

Bonsoir.

0:15
Présentateur

Merci d'avoir accepté cette invitation. Vous êtes sénateur horizon de l'Allier, vous êtes président du groupe Les Indépendants au Sénat, vous êtes ancien ministre, vous êtes médecin, et vous avez été copieusement applaudi lundi à Versailles, sur tous les bancs du Parlement réunis en congrès pour faire entrer l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Une nouvelle fois, Claude Maluret, vous avez trouvé les mots justes et saisis votre auditoire avec un discours qui a, je crois, et on va en parler tous les deux, marqué les esprits. Pour ceux qui l'auraient raté, il faudrait qu'on regarde cet extrait de votre discours. Cet restera comme un des grands moments de cette journée.

Vous revenez sur une histoire, une histoire qui vous est arrivée en tant que médecin. Vous voyez arriver une jeune fille qui a, au fond, accouché clandestinement. On écoute.

0:58
Locuteur non identifié

Je revous encore cette adolescente, redoublant de pleurs, ressortie raccablée entre ses deux gardes. Je repense souvent à elle et à ses yeux d'animal traqué et moi me demandant combien d'années de prison pour un infanticide et surtout combien d'années de culpabilité peut-être toute une vie pour avoir tué son enfant. Des histoires comme celle-là, je pourrais vous en raconter d'autres si nous en avions le temps. Des avortements clandestins qui se terminent mal, des condamnations, des stérilités définitives. Chez nous, aujourd'hui, ces histoires n'existent plus. Depuis la loi Veil.

1:35
Présentateur

Ça vous fait quoi de vous revoir, là ? Dans ce moment-là, cette histoire-là qui est très personnelle, que vous avez choisi de raconter pour la première fois ?

1:42
Claude Malhuret

Ce que je revois surtout et ce que je revois, je ne dirais pas souvent, mais assez souvent, c'est le visage de cette jeune femme. C'est la scène parce que là, je raconte la scène et effectivement, j'ai l'impression d'avoir ému beaucoup de parlementaires. Mais moi, je la revois, la scène, je la revois en vrai et c'est un souvenir dur, difficile. Ce que j'ai voulu faire, ce que j'ai voulu expliquer, c'est comment, dans tous les pays où l'avortement est interdit et puni, largement puni, on arrive à des situations épouvantables et peut-être l'une des plus épouvantables, c'est celle-là. Plus épouvantable encore, c'est le nombre de femmes qui continuent de mourir de l'avortement clandestin.

2:26
Présentateur

Vous dites d'ailleurs d'autres histoires comme ça, j'en ai l'état, oui ?

2:29
Claude Malhuret

Vous savez, tous les médecins qui ont pratiqué avant 1974, c'est-à-dire avant la loi Veil, c'est 50 ans, ils ont les mêmes histoires. D'ailleurs, il y a eu des films là-dessus à l'époque, le journal d'un homme en blanc, je crois que ça s'appelait comme ça, au moment où les faiseuses d'anges, comme on disait, pratiquaient cet avortement clandestin et des femmes qui mouraient.

2:51
Présentateur

Pourquoi vous avez voulu la raconter ? Pourquoi vous vous êtes dit, ce jour-là, je dois la raconter ?

2:57
Claude Malhuret

Parce que la question qui se posait, c'était pas la liberté de l'avortement, puisque la loi Veil la consacrait. C'était, est-ce qu'il faut la mettre dans la Constitution ? Et il y avait deux questions. Si on la met dans la Constitution, c'est pour la protéger. Donc c'est parce qu'elle est menacée. On m'aurait posé la question il y a 5 ans, j'aurais dit, ça sert à rien. Elle n'est pas menacée, elle est menacée nulle part. Et puis depuis, elle est menacée aux États-Unis, elle est même interdite aux États-Unis dans 14 États. Des pays européens sont en train, ou ont déjà interdite. Et par conséquent, même en France où on se dit qu'il n'y a aucun problème, il faut commencer à y penser.

Et donc, de ce point de vue-là, le problème, c'était un vote. Il fallait convaincre.

3:42
Présentateur

Vous n'avez pas eu d'état d'âme sur ce vote ?

3:45
Claude Malhuret

J'ai eu d'état d'âme parce que je suis d'accord avec le président du Sénat lorsqu'il dit que la Constitution, ce n'est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux. Il a raison. Mais à partir du moment où l'un de ces droits risque d'être particulièrement menacé, il est possible aussi de faire des exceptions. Donc c'était un vrai sujet. Le vote n'était pas acquis. Rappelez-vous, il y a 6 mois, on disait que le Sénat va le voter.

4:05
Présentateur

Et ce qui est intéressant, Claude Malurek, le vote n'était pas acquis. Et aujourd'hui, ça se termine avec 780 votes en faveur de cette mesure, 72 contre, 50 abstentions, avec 38 sénateurs républicains qui ont voté contre. Ils n'ont pas été sensibles, à ce qu'on a beaucoup entendu ces derniers jours, à cette jeune génération, aux femmes, aux sœurs, aux tantes, à toutes ces femmes qui ont fait, d'une certaine manière, pression sur ces sénateurs en disant « ouvrez les yeux et votez, et votez pour ».

4:31
Claude Malhuret

– Bien sûr, on peut se dire ça. Il y a des motifs philosophiques, il y a des motifs religieux, et par conséquent, il y a des gens qui ne transigeront pas là-dessus. Mais en même temps, on peut se dire « c'est formidable ».

4:45
Présentateur

– Qu'est-ce qui est formidable ?

4:46
Claude Malhuret

– Si on avait été en Union soviétique ou dans un pays totalitaire, il y aurait eu 100% de votants. Donc il ne fallait pas non plus qu'il y ait 100% de votants. On est dans un pays où même, comme vous dites, sous la pression, et même peut-être s'ils se trompent, et bien…

5:04
Présentateur

– On a le droit de s'opposer, on a le droit de voter contre.

5:06
Claude Malhuret

– On ne force pas les gens, et donc de ce point de vue-là, je veux retenir le côté positif.

5:10
Présentateur

– Et c'est une notion qui est très importante pour vous, la liberté. On va entendre dans un instant un discours que vous aviez fait aussi au moment du Covid. Je voudrais avoir votre réaction sur cette affiche qu'on a vue ces derniers jours de certains responsables politiques, notamment de la France insoumise, qui se sont affichés aux côtés de Simone Veil, comme Mathilde Panot, disant « on l'a fait », elle, vous voyez un hommage, c'est ce qu'a dit la France insoumise, certains ont été choqués. Est-ce que vous, cette image vous choque ?

5:34
Claude Malhuret

– Elle me choque. Je préfère en rire, je préfère en sourire.

5:39
Présentateur

– D'accord.

5:40
Claude Malhuret

– Parce que ça voulait dire aussi, Mme Panot se compare à Simone Veil. – Oui, ça c'est drôle. – On l'a fait. Quand on l'a fait, l'événement historique, ce n'était pas lundi, c'était en novembre 1974, quand Simone Veil, soutenu par Giscard d'Estaing, président à l'époque, a subi les injures, a subi les insultes, a eu le courage de faire voter cette loi. C'est ça le moment historique. Comparé aujourd'hui à un vote qui était important et tout, et dont Mathilde Panot n'est qu'une des participantes. En profiter pour faire une affiche, une photo en face de Simone Veil, se comparant à Simone Veil, je préfère en rire.

6:21
Présentateur

– C'est fait, c'est dit. Claude Maluret, vous êtes quelqu'un de très discret. – Oui, plutôt discret.

6:27
Claude Malhuret

– Oui, je ne cherche pas les projets.

6:28
Présentateur

– Comment est-ce que vous vivez le fait que chacune quasiment de vos interventions à la tribune suscite autant de réactions ? Vous n'êtes pas un homme de buzz, je rassure les gens qui nous regardent, vous soignez énormément vos discours, et il y a même des jeunes qui ont voulu écrire, lancer une page de fans sur Facebook, etc. Comment est-ce que vous l'interprétez, le succès, la résonance qu'ont chacun de vos discours ?

6:52
Claude Malhuret

– Écoutez, j'ai du mal à l'interpréter parce que ça me surprend moi-même.

6:55
Présentateur

– C'est vrai ?

6:56
Claude Malhuret

– Ça me surprend.

6:56
Présentateur

– Ce n'est pas de la coquetterie de dire ça ?

6:57
Claude Malhuret

– Non, non, je veux dire que ça me surprend moi-même parce que j'ai l'impression, et d'ailleurs en racontant une histoire comme ça, j'ai l'impression de dire des choses naturelles, c'est une histoire naturelle que j'ai racontée. Dans les autres interventions, pour moi, c'est un peu du bon sens.

7:12
Présentateur

– Votre discours Covid, pour les gens qui nous regardent, a été vu un million de fois.

7:15
Claude Malhuret

– Oui, oui, et celui-là est déjà plus d'ailleurs.

7:18
Présentateur

– Voilà.

7:20
Claude Malhuret

– Et c'est une sorte de paradoxe parce que ce que vous savez sans doute, c'est que je ne suis pas un fan des réseaux sociaux.

7:26
Présentateur

– Mais non, pas du tout, on ne vous trouve pas sur les réseaux sociaux.

7:28
Claude Malhuret

– Je pense, enfin, oui.

7:30
Présentateur

– Vous avez un compte, mais vous ne postez pas.

7:32
Claude Malhuret

– Voilà, mais je suis d'accord avec Obama qui dit aujourd'hui, qui disait il y a un an dans une interview, les réseaux sociaux sont devenus la principale menace contre nos démocraties. – Les réseaux sociaux, il y a des tas d'avantages, et puis il y a des tas d'abonnés, bien entendu, mais en même temps, il y a une dégradation du débat public, un affrontement généralisé, un buzz, comme vous disiez. Et par conséquent, je pense que là-dessus, la régulation des réseaux sociaux, l'autorégulation, la modération d'un côté et la régulation par les autorités est insuffisante et dégrade le débat public.

8:05
Présentateur

– C'est ce que vous essayez de faire avec vos discours, c'est-à-dire en les travaillant, en ayant le sens de la formule. – Encore une fois, pour ceux qui ne vous connaissent pas et qui ne lisent pas encore le maluré dans le texte, il y a tout un tas de formules que vous avez, notamment sur Mélenchon, vous dites c'est comme le leader minimo de la France à Cuba, vous parlez d'Olivier Faure en disant c'est le petit chien en plastique sur la plage arrière qui dit oui pendant tout le voyage. – Je parle de la neupesse là. – Oui, vous vous amusez avec l'écriture, et vous voulez remettre le discours politique là où il devrait être, sans être…

8:36
Claude Malhuret

– C'est-à-dire que je constate évidemment que si vous voulez vous faire entendre aujourd'hui, dans un monde de buzz, il faut faire du buzz. Mais j'essaye de le faire avec des formules qui peuvent être ironiques, mais qui ne sont pas des injures, qui ne sont pas des insultes, qui ne sont pas… Et même en faisant ça, je suis comme beaucoup d'autres, mais je reçois moi-même un nombre incalculable, non seulement d'insultes, mais au moment du Covid, de menaces de mort. – Ah bon ? – Comme tous ceux qui ont défendu la vaccination, les menaces de mort. Alors, j'avais parlé un jour d'une manifestation où les manifestants défilaient un peu dans tous les sens, comme des canards décapités. – Oui.

– Vous ne pouvez pas savoir le nombre de réponses que j'ai eues en disant tu vas voir qui est-ce qui va être décapité.

9:23
Présentateur

– Ça vous fait encore sourire là ?

9:25
Claude Malhuret

– Oui, parce que ça fait tellement longtemps.

9:27
Présentateur

– Et là sur l'IVG, vous n'avez pas de menaces, il n'y a pas eu de commentaire désobligeant.

9:31
Claude Malhuret

– Non, enfin, il y a quelques-uns de l'époque qui rappellent des antivax, qui n'ont pas supporté ce que je disais à leur sujet, et qui ressortent les choses de l'époque. Mais non, là c'est la première fois effectivement qu'il y a une vraie unanimité.

9:48
Présentateur

– Justement, dans un instant, avec les experts de Sénanlère, nous allons revenir sur le Super Tuesday, sur le succès phénoménal de Donald Trump. Il est cet homme du buzz, de l'outrance, des réseaux sociaux, est-ce que vous, vous avez une inquiétude justement à la veille des élections européennes et puis des prochaines échéances électorales ?

10:06
Claude Malhuret

– C'est exactement ce qu'on disait tout à l'heure, c'est exactement ce que disait Obama. L'arrivée de Trump, l'élection de Trump la dernière fois et son haut niveau aujourd'hui dans le sondage, ça montre bien que les réseaux sociaux sont aujourd'hui une vraie menace sur les démocraties. Je ne dis pas qu'il faut les interdire, mais il faut qu'on apprenne à vivre avec.

10:23
Présentateur

– Et parfois prendre la parole comme vous l'avez fait. Une dernière question rapide, combien de temps vous avez mis pour écrire ce discours ?

10:28
Claude Malhuret

– Alors c'est marrant parce que quelqu'un m'a posé la question il n'y a pas longtemps. D'habitude je mets pas mal de temps à écrire parce que c'est des discours très écrits, très structurés et souvent je réfléchis des jours et des jours et puis j'écris quand même, il me faut plusieurs heures. Et celui-là, pour la première fois, je l'ai fait sans doute à peu près en une heure parce que l'histoire était tellement, je la connais tellement, elle me honte depuis tellement longtemps que je n'ai eu aucune difficulté à l'écrire. Après, écrire pourquoi il fallait le voter, ça a pris un peu plus de temps.

10:55
Présentateur

– En tout cas, un discours très applaudi. J'invite d'ailleurs les gens qui nous regardent à aller retrouver les discours que vous avez pu faire aussi sur le Covid, vous en parliez à l'instant ou celui devant le Parlement réuni en congrès. J'imagine que ça vous a touché d'être applaudi par tous les bancs de l'Assemblée, de l'extrême droite, on peut le dire ainsi, jusqu'à l'extrême gauche ?

11:14
Claude Malhuret

– Oui, et d'autant plus que je vais vous dire, il y avait un tel silence dans la salle, un tel silence, il y avait 1000 personnes. À un moment, je me suis dit, mais je suis hors du sujet. Les gens ne comprennent pas ce que je suis en train de dire et c'était le contraire.

11:28
Présentateur

– C'était le contraire, et ils étaient là à vos côtés. Merci beaucoup, Claude Maleray, d'être venu nous raconter ce qui restera sans doute un moment de l'histoire politique. Merci encore. Et puis comme je le disais, une page spéciale aujourd'hui, nous allons revenir longuement sur ce Super Tuesday et le retour en force de Donald Trump. Nous interrogeons ce soir, c'est Amérique qui a décidé, on pourrait le dire ainsi, d'y retourner et qui souhaite de nouveau une victoire de Donald Trump. À tout de suite. – Sous-titrage Société Radio-Canada