Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 17 octobre 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Non censure de Sébastien Lecornu, le pari risqué du PS | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Que s'est-il dit dans les coulisses de l'Assemblée ? À quoi faut-il s'attendre dans les semaines qui viennent ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a été compliqué pour le PS de faire respecter la consigne de vote au sein du groupe ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PS met-il en garde Sébastien Lecornu contre des entourloupes ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le PS s'est fait rouler dans la farine par Sébastien Lecornu ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le PS peut connaître une hémorragie qui pourrait profiter à LFI ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les différents groupes sont prêts à jouer le jeu des 70 jours ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et ravi de vous retrouver après cette coupure.

Ça y est, l'actu est donc de retour à l'assemblée et quel actuant. On va revenir sur le paris risqué du PS, le Parti socialiste, sur les divisions dans le camp macroniste au sujet de la réforme des retraites et puis sur les tensions à droite, programme chargé. Vous l'avez compris.

Alors, que s'est-il dit dans les coulisses de l'Assemblée ? À quoi faut-il s'attendre dans les semaines qui viennent pour en parler ? On est aujourd'hui avec Anne-Charlotte Dusau.

Bonjour et bienvenue Anne-Charlotte. Euh on est ravi de t'accueillir. C'est ta première dans Bourbon hebbdo.

Alors je te laisse peut-être te te présenter auprès de nos auditeurs. Bonjour Clément. Effectivement donc moi je suis Anne-Charlotte Dusseau.

Je suis journaliste pour le site internet de LCP la chaîne parlementaire et avec mes collègues on est chargé de suivre et d'expliquer les débats parlementaires et aussi en quelque sorte de raconter les coulisses de l'Assemblée nationale. Et ben bienvenue à nouveau avec nous également Stéphanie Despierré et Marco Pomier. Bonjour à tous les deux.

Alors nos auditeurs les plus fidèles vous connaissent mais quand même je vous présente vous aussi vous êtes deux de nos spécialistes parlementaires également. Euh vous participez notamment à l'émission autour des questions d'actualité euh le mardi et le mercredi et puis vous intervenez régulièrement dans notre émission le soir euh dans euh chaque voix compte. Euh on commence avec ce moment que tout le monde attendait.

C'était donc jeudi en fin de matinée. Voici le résultat du scrutin. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolu des membres composant l'assemblée 289 pour l'adoption 271.

La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adoptée. Une motion de censure rejetée.

Donc il a manqué 18 voix hein pour qu'elle soit adopté. Alors c'est pas vraiment une surprise dès lors que le PS avait décidé de ne pas la voter. Marco, est-ce que ça a été compliqué pour le PS de faire respecter la consigne de vote au sein du groupe ?

Bah déjà, on peut repartir euh presque une semaine euh en arrière, hein, avant que Sébastien Lecornu euh n'annonce la suspension de la réforme des retraites. Il faut bien se dire qu'il y avait à peu près 1/3 euh du groupe socialiste qui voulait voter la censure, 1/3 qui s'interrogeait et uners qui ne voulait pas voter la censure. Après l'annonce de Sébastien Lecornu, là la donne a changé.

Au début, les informations que l'on avait euh c'est qu'il n'y aurait finalement plus euh plus que 10 socialistes, en tout cas moins de 10 même moins moins de 10 députés socialistes qui voteraient la censure. Puis ensuite c'est par juste de l'annonce de Sébastien Lecnu qu'il était d'accord pour suspendre l'application de la réforme des retraites. Voilà.

Après l'annonce de la suspension de la réforme des retraites, on nous dit dans un premier temps, moins de 10 députés socialistes vont voter l'assensure maintenant. Le chiffre est tombé à 5 et puis finalement hier c'est remonté à 7 dont quatre députés dit d'outreemèire euh et ces députés euh d'outreemèire bah ils l'ont voté cette censure parce que pour eux c'était impossible de faire autrement euh car dans le budget on enlève de l'argent à ces territoires et pour eux il était inacceptable de ne pas la voter cette censure. Euh est-ce que ça a été compliqué pour répondre vraiment à ta question ?

Ça n'a pas été forcément compliqué puisque le président du groupe Boris Vallot s'est entretenu quand même avec ses députés qui voulaient voter la censure et ils avaient quand même une liberté de vote à la fin. Et du côté des autres groupes, est-ce qu'il y a des enseignements à à tirer de de ce vote ? Je sais pas qui veut intervenir.

Stéphanie. Alors, on a regardé quand même assez attentivement les votes des députés euh les républicains parce que vous savez que en 2023, il y a 19 députés les républicains qui avaient voté contre euh qui avaient voté pour la motion de censure contre Ellisabeth Born, ce qui revenait à voter contre la réforme des retraites. Soyons clair, euh aujourd'hui, il en reste 10 parmi ces 19 qui sont encore députés.

Donc on a quand même regardé euh voilà censure, pas censure infiner. Donc la consigne au groupe de la droite républicaine donnée par Laurent Vau qui est président du groupe, on verra après que c'était pas le cas partout dans le parti mais c'était de ne pas voter la censure et il y a quand même un une députée qui a voté la censure, la motion de censure insoumise, c'est Alexandra Martin qui est député euh des Alpes Maritines qui est une proche de David Lisnard. Et euh ils ont été trois à voter la motion de censure du Rassemblement national.

Hm. Anne-Charlotte, du côté de de la gauche, du reste de la gauche, bah du côté des écologistes, il y a trois députés qui n'ont pas voté la censure. Donc c'est-à-dire Delphine Bateau et Dominique Voinet qui sont toutes deux anciennes ministres et le troisème c'est Catherine Hervieux.

Et ensuite chez le groupe GDR donc il y a les communistes deux Yannick Monet et une députée ultramarine aussi dont j'ai oublié le nom Mar si tu t'en souviens on ira fouiller ça sur le site de l'Assemblée. Ce qui a permis d'éviter la censure c'est donc bien sûr la décision de Sébastien Lecnu de de suspendre l'application de la réforme des retraites jusqu'à la prochaine présidentielle mais on va le voir du côté des socialistes. On reste très prudent.

Il n'y aura pas d'entourel ou de russe procédurale. Vous êtes le garant qu'à la fin du processus, la suspension devienne une réalité juridique. La pérénité même de votre gouvernement est désormais liée à cet engagement pris à cette tribune devant des millions de français.

Donc là, c'était le député socialiste Laurent Baumel qui s'adressait directement à Sébastien Lecnu. Et là, on n pas l'image mais il le pointait même du doigt dans l'hémicycle. Anne-Charlotte, pourquoi est-ce qu'il met en garde comme ça Sébastien Lecornu contre de possibles entourloupes ? parce qu'en fait le Premier ministre a effectivement annoncé cette suspension de la réforme des retraites mais c'est un engagement oral mais pour le moment dans les faits rien n'est acté et donc il y a plusieurs à la fois le véhicule législatif on y reviendra peut-être sur l'amendement mais en fait c'est c'est un amendement gouvernemental qui va être ajouté dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale et qui du coup nécessiterait à la fin aussi un vote du budget de la SQ dans sa globalité et ça à côté ça veut dire qu'il y a d'autres mesures qui sont dans ce budget sur lequel qui ne sont pas aujourd'hui accep acceptables pardon par le Parti socialiste et sur lequel ben les socialistes estiment que le gouvernement va aussi devoir lâcher du l'est et donc tout ça en fait ça complique un petit peu la donne.

Après quand on parle à certains conseillers socialistes, il disent en fait aujourd'hui vu l'engagement pris à la tribune devant des millions de personnes par le premier ministre en fait il y a pas un monde où il peut renier ou le gouvernement peut renier cet objectif mais en fait il y a encore beaucoup d'étapes et la route s'annonce très longue. Paradoxalement, paradoxalement, si le gouvernement n'avait pas rencé au 493, il aurait pu au final inscrire cette suspension de la réforme des retraites. Il pouvait le faire, il peut le il pourrait le faire.

Et et là, sauf que maintenant, il se retrouve un peu bloqué parce qu'il faut qu'il y ait un débat en renonçant au 493 et un vote. Et un vote. Et Laurent Baumel dit bien même dans sa prise de parole, il dit "Nous ne nous engageons à rien et surtout pas à voter le budget récessif." Et lui quand on en discut, ça veut dire que le PS veut faire bouger les lignes sur ce budget de la sécurité sociale qui prévoit des mesures d'économie qui vont toucher des millions de Français.

D'où la question, je reprends un peu les termes he de la France insoumise. Est-ce que le PS s'est fait rouler dans la farine ? Bah en fait côté des insoumis, on estime que c'est pas possible que en fait tous les irritants et les horreurs qui sont dans le projet de budget de la sécurité sociale soit n'y soit plus à terme.

Et en fait donc on estime que en fait un peut-être que il y aura même pas la suspension de la réforme des retraites parce qu'il faut que ça soit voté et de en plus il y aura aussi les autres horreurs comme ils appellent les autres mesures. Est-ce que c'est ce questionnement il est présent au sein même du groupe PS ? parce qu'il y a des députés socialistes qui se disent "Non mais là, on s'est peut-être fait avoir quand même par Sébastien Lecornu qui est réputé, très habile." Bah, il y a des interrogations sur comment va atterrir la discussion budgétaire et comment va atterrir le vote sur la suspension de la réforme des retraites.

Après, on l'a vu, le PS a vraiment beaucoup mis la pression pour dire à Sébastien Lecnu, "Attention, il y a des choses dont on ne veut pas dans le budget et si on n pas censuré jeudi, ça veut pas dire qu'on va pas censurer dans une dans un mois et demi et cetera au moment où on sera dans le dur des discussions." Je rappelle que le projet de loi de sécurité de la de financement de la sécurité sociale, pardon, ça commence début novembre. Donc le moment qui va être euh compliqué, c'est autour de mi-novembre.

Enfin, en tout cas pour la première lecture à l'assemblée. Et Olivier Fort, le chef des socialistes, l'a dit. De toute façon, c'est un paris.

Et est-ce qu'il était possible de faire autrement que de passer par ce véhicule comme on dit, c'est un amendement au projet de financement de la la sécurité sociale ? Alors, on aurait pu faire une loi parce que loi indépendante et cetera qui a ses avantages et ses inconvénients sur le point de vue. Les socialistes, par exemple, une partie des socialistes craignaaient que ce soit une loi à part entière parce qu'alors autant le symbole était bien, on avait une loi pour suspendre la réforme des retraites.

Donc, symboliquement, c'était plus facile d'en parler au français, sauf que elle aurait pu être votée à l'Assemblée et puis après au Sénat rejeter et puis se perdre en fait dans la navette parlementaire, prendre avec des mois et des mois de débat. Alors que là, l'avantage de d'avoir un amendement dans un processus budgétaire, c'est qu'il y a des délais pour le vote du budget. Donc on sait que fin décembre, normalement, on a la fin de l'histoire au moins sur la suspension de la réforme des retraites.

Ce qu'on ne pouvait pas faire en revanche, c'était le faire par décret parce que je pense qu' ça a été envisagé un moment été envisagé. Mais en fait, quand ce que vous faites par une loi, il faut le défaire par une loi. Très bien.

Alors, le paris qui a été fait par le Parti socialiste a permis de décanter les choses à gauche. On va le voir désormais, c'est clair, la rupture avec la France insoumise et consommée. Je le dis là aussi solennellement aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui depuis plusieurs jours ont dit leur dégoût de voir la direction du Parti socialiste rompre avec le programme du Nouveau Front populaire sur lequel ils ont été élus.

Rompez les rangs. C'était donc Mathilde Panot, la présidente du groupe PLFI, qui appelle directement les militants socialistes à rejoindre la France insoumise. Euh Anchles, c'est très violent euh comme attaque.

C'est même, on peut dire, une déclaration de guerre. Alors, ça va, c'est très violent en effet puisque c'est elle s'attaque directement à un de ses alliés. Après ça va dans la continuité de ces dernières semaines et des échanges entre à gauche.

Après euh Mathilde Panot et il y a un communiqué aussi après de la France insoumise qui redit ça en fait quand elle prend la parole elle s'adresse tout particulièrement à la elle cible tout particulièrement la direction du Parti socialiste. Elle elle lance un appel aux militants et aux électeurs en s'attaquant à la direction du Parti socialiste. Et après effectivement ces attaques on a vu hier après-midi sur les réseaux sociaux se sont poursuivies entre Manuel Bonpard donc qui est le coordinateur national de la France insoumise Olivier Fort le premier secret du PS donc il y a vraiment effectivement une espèce d'ambiance les uns se traitant de Serbert les autres répondants et cetera qui est effectivement un petit peu de plus en plus tendu entre les deux formations politiques.

Est-ce que le PS peut connaître une hémorragie qui pourrait profiter à à LFI ? J'ai pas de boule de cristal mais mais en tout cas les socialistes, ils sont plutôt confiants, on va dire, sur leur stratégie. qui regarde parfois les sondages qui sont publiés sur des législatives anticipées en cas de dissolution et ils estime que pour l'instant leur stratégie est plutôt gagnante puisque dans certains sondages, ils se retrouvent à 18 19 % s'ils font une alliance avec les communistes et les écologistes et la France insoumise parfois est beaucoup plus basse.

Donc ils estiment qu'ils sont dans la bonne stratégie et que c'est comme ça aussi qu'ils peuvent gagner des électeurs. Et puis il y a certains députés socialistes qui se disent aussi, enfin ils le voi surtout dans leur circonscription auprès de leurs électeurs, des électeurs qui leur disent en fait on ne veut plus que vous soyez avec les insoumis. J'avais un député socialiste qui me disait "On a l'impression d'un front républicain, un front renversé aujourd'hui qui ne se fait non plus contre le RN mais contre les insoumis." Donc ça fait réfléchir certains députs qui pouvaient être favorable à ce nouveau Front populaire malgré toutes les attaques d'FI.

On va dire qu'il y avait une grosse partie des députés socialistes qui étaient plutôt favorables à l'Union de la gauche, au NFP et qui aujourd'hui sont en train de changer d'avis au vu de ce que leurs électeurs leur disent sur le terrain. Et ces députés socialistes disent "Ben, on est obligé de prendre ça en considération." H on a l'impression d'être un peu revenu à ce qu'on appelle à ce que Manuel Val appelait les deux gauches irréconciliables.

Stéphanie, vous avez assisté, je crois, à une scène qui dit long. Ça s'est joué au aux quatre colonnes, c'est ça ? Racontez-nous.

Oui, c'était hier donc euh pendant le les discussions sur la motion de censure. Donc Aurélie Trouvé, la députée insoumise avait parlé au nom de son groupe et donc elle arrive aux quatre colonnes pour commencer à parler devant les journalistes. Vous savez, il y a toute une meute de journaliste à la sortie de l'émycle.

Donc elle arrive, elle se positionne et en fait, elle a commencé à parler quasiment au moment où Laurent Bonel, lui l'orateur socialiste qu'on a entendu tout à l'heure dire qu'il n'y aurait pas d'entourloupe, a commencé à parler dans l'hémicycle. Donc au cas de colonne, c'était rigolo. On a une télé pour voir ce qui se passe dans l'hémicycle parce qu'on a pas la vue sur l'hémicycle.

Et donc j'avais ça d'un côté et de l'autre côté j'avais Aurélie Trouvé qui parlait au journalistes et elle a parlé, elle a parlé, elle a parlé et Infiné, elle a parlé aussi longtemps. Alors je ne sais pas si c'était fait exprès mais ça y ressemblait quand même. Vous le pensez visiblement.

Moi je le pense parce qu'en fait elle a parlé très longtemps alors qu'il y avait pas énormément de questions de journalistes. Elle a parlé très longtemps et elle s'est a arrêté au moment même où Laurent Baumel a mis un point final dans l'hémicycle à son discours. Et on peut dire aussi que lorsque Auréie Trouvé a pris la parole dans les mysycles le matin, il n'y avait quasiment aucun socialiste pour l'écouter dans l'hémicycle.

On va dire qu'ils ont tous le sens du timing. Donc on a bien compris que bah tout va se jouer sur le débat budgétaire, que ça va être assez sportif cette année et puis il y a il y a une contrainte he c'est qu'il faut pas dépasser les 70 jours. Est-ce qu'on est-ce qu'on sait si les différents groupes sont sont prêts à jouer le jeu ?

On sait que certains ont l'habitude de jouer la la carte de l'obstruction notamment du côté des insoumis. Bah en fait là il y a une en commission des finances Éric Crêel nous expliquait que en fait ils ont donné des cibles d'amendement pour essayer effectivement donc le projet de le projet de loi de finance 70 jours. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale c'est 50.

Il faut pas le parlement doit doit examiner ces textes dans ce temps-là. Et en fait donc ils ont donné des cibles d'amendement parce qu'en fait chaque groupe a envie d'aller au vote et effectivement n'a pas envie de dépasser le temps un parti qui pourrait ensuite mener à des ordonnance et cetera et donc aujourd'hui tous se disent prêts à ne pas justement jouer l'obstruction et déposer trop d'amendements pour pouvoir débattre parce que on l'a dit il y a eu le renoncement 493 mais il y a quand même si on arrive au bout de ces 70 jours qu'il y a pas de budget le gouvernement peut faire des ordonnances et là il y a tout un débat pour savoir s'il prend le projet de loi initial ou le projet de loi un peu amendé et du Du coup, ça c'est Éric Cocrel côté insoumis qui avait tiré la sonnette d'alarme en disant attention s'il y a des ordonnances c'est le projet de loi initial donc c'est le budget dont la gauche ne veut pas. Donc les insoumis se sont dit on ne va pas faire d'obstruction.

Donc la ligne pour l'instant c'est on ne fait pas d'obstruction et parce qu'ils ont aussi espoir comme la main a été redonnée au parlement de pouvoir gagner un certain nombre de votes sur un certain nombre de choses. Après est-ce que cette stratégie elle tient jusqu'au bout ? On verra.

Du côté des députés insoumis, on pense que c'est la stratégie finalement que les débats finissent par s'épuiser euh et que et que le gouvernement finisse par faire passer un budget par ordonnance. On pense véritablement que c'est la stratégie et d'ailleurs euh certains disent ils vont faire passer ça par ordonnance. Résultat, ensuite, les socialistes vont se faire piéger et ils ne censureront pas le gouvernement infin à 3 mois des municipales.

Bon, c'est un paris un peu osé, je pense. On verra ça. On va parler de la droite.

Là aussi, il y a eu de fortes secousses cette semaine avec deux personnages centraux qui semblent jouer à front renversé. Stéphanie. Alors, Bruno Retaillot et le renvoqué évidemment.

Donc, Bruno Retaillot, vous avez suivi, il est il n'est plus au gouvernement. Il avait décidé finalement après avoir été pendant plusieurs mois ministre de l'intérieur de ne pas y participer alors qu'avant c'était plutôt le renvoqué qui était sur cette ligne là. Depuis un an, c'est lui qui voulait éventuellement soutien sans participation mais qui ne voulait pas au départ que les républicains entrent au gouvernement depuis 2024.

Donc là ça s'est complètement complètement renversé. Donc ça c'est assez intéressant à voir. Et et infiné, on a le sentiment que les républicains sont complètement perdus. en tout cas ont perdu la ligne.

On a un peu l'impression, rappelez-vous, je alors ça c'est un petit détail mais en fait le siège des républicains a déménagé et maintenant il est vraiment en face de l'autre côté de la rue de l'Assemblée nationale et on a vraiment l'impression qu'en fait il y a deux partis les Républicains. Il y en a un du côté de la rue, le parti les Républicains présidé par Bruno Rotaillot avec une ligne portée par les sénateurs qui étaient qui sont désormais contre la participation au gouvernement mais qui sont aussi contre la suspension de la réforme des retraites et qui étaient pour la censure. Et de l'autre côté de la rue, vous avez le groupe les républicains ici donc droite républicaine à l'Assemblée nationale présidée par Lavo Vqué qui lui est refusait de voter la censure qui lui est partisan d'une participation au gouvernement.

Je rappelle qu'il y a encore des euh des des ministres les Républicains. Bref, tout ça est inversé et il y a une tension monstrueuse depuis le milieu de la semaine dernière entre les députés, les Républicains, la tête du parti et les sénateurs. Oui.

Et et même les députés européens, enfin avec François Xavier Bélami, il y a eu des échanges sur les réseaux sociaux à droite qui ont été très Tout. Mais parce qu'en fait François Xavier Bellami, c'est un proche de Bruno Retaillot. Donc dès qu'il parle, les députés ici savent que c'est la voix de Bruno Rota.

Et j'ai un député qui me racontait que lundi matin, il avait eu pendant 3/4 d'heure au téléphone Bruno Retaillot pour discuter de la situation, pour essayer d'apaiser les choses et cetera. Il a eu l'impression que bon le message était passé euh côté euh du côté des sénateurs parce que les députés, les républicains disaient "Nous, on votera pas la censure, la suspension de la réforme des retraites, certains sont pour, d'autres sont compte. Mais il faut voir, laissez-nous, fichez-nous la paix.

C'est nous qui votons et c'est nous qui ne volons pas des solutions. Et tris qu4 d'heure et ce député me dit "La conversation a duré trois qu4 d'heure." J'étais un peu rasséréné et dans l'après-midi, paf, une nouvelle déclaration vue du camp d'en face entre guillemets et et Patatra la c'est la bataille est repartie en interne au LR.

Alors, on a pas encore parlé de la famille des Macronistes. La réforme des retraites était évidemment jusque-là la réforme que il mettait en avant dans leur dans leur bilan. Comment est-ce que ça réagit quand Sébastien Lecnu a a annoncé qu'il était d'accord pour suspendre son application ?

En en fait, depuis plusieurs plusieurs semaines, les Macronistes s'y préparaient. Il savaient que c'était dans l'air. Il ne savait pas exactement si le prochain premier ministre, donc Sébastien Lecnou eu un autre parce que je vous rappelle qu'il a quand même été fraîchement nommé, euh aurait le le feu vert d'Emmanuel Macron pour donner cette immense concession au Parti socialiste.

Donc certains s'y euh s'y préparaient. Donc là, il y a une espèce de de résignation. Ils ont fait le choix de la stabilité.

Et le choix de la stabilité parce qu'en considérant que une crise politique, ça coûte plus d'argent encore qu'une suspension de la réforme des retraites, bah il ils sont ils sont là-dedans. Après, il y en a beaucoup pour qui il est hors de question d'appuyer sur le bouton dans l'hémicycle et de dire "Je suis pour la suspension de la réforme de retraite." Ça, ils n'en veulent pas.

Et c'est là que ça va être très compliqué pour le bloc central et pour Sébastien Lecorn. C'est-à-dire que même s'ils s'y résolvent, ces députés ne seront peut-être pas forcément là dans l'hémicycle le jour. Il faudra voter pour cette suspension de la réforme des retraites qui sont garant du compromis mais qui vont peut-être pas vouloir aider Sébastien Lecornu à faire avancer cette suspension de la réforme des retraites.

Donc voilà et on a vu hier soir qu'ils avaient été reçus une partie des députés par Emmanuel Macron. Voilà Emmanuel Macron a a donc reçu quelques parlementaires renaissance à l'Élysée jeudi soir. Euh il leur a dit quoi ? et il leur a dit bah il va falloir accepter ça de suspendre.

Voilà voilà, il leur a dit ça. Il leur a dit je sais que c'est douloureux, je sais que vous vous êtes beaucoup battu dans l'hémicycle dans la rue pour pour cette réforme des retraites mais et et il leur a redit c'était nécessaire cette suspension de la réforme des retraite car il fallait qu'on enclenche avec le PS cette logique de compromis et il a redit que lui il estimait que l'instabilité était plus coûteuse pour le pays. Mais c'est vrai qu'en pratique ça va être assez compliqué.

Alors, ça va être compliqué euh parce qu'il y a aussi la donnée du rassemblement la donne pardon du Rassemblement national. Quand on voit à quel point ça crée des levées de bouclier chez les macronistes et à droite cette euh levée, cette suspension de la réforme des retraites, on se dit que les socialistes, ils vont avoir besoin des des voix du RN. Anne-Charlotte, est-ce qu'on sait comment va se positionner le RN ?

Bah en fait ce qui se passe c'est que effectivement pour avoir une majorité sur cette suspension euh si le bloc central euh n'y va pas et ne vote pas, sachant qu'horizon le modem et tout euh aussi voilà Horizon n'en veut pas et le modem ça dépendra un peu de comment on tourne la discussion mais bon ça fait pas effectivement euh majorité unanimité en tout cas dans le bloc central donc il faut que la gauche compte sur les voies du RN et ben le problème c'est que le RN effectivement ils étaient contre la réforme de retraite et cetera, sauf que ben on connaît le Rassemblement national ces dernières semaines, ces derniers mois et en fait ils ont des fois on s'attendait à ce qu'ils votent quelque chose et ils ont fait l'inverse. Donc il y a toujours une espèce de vigilance à avoir avec le par que ne pour eux ne pas voter la suspension de la réforme des retraites, ce serait potentiellement faire tomber Sébastien Lecnu et déclencher une dissolution. C'est ce qu'ils veulent.

Oui, c'est ce qu'ils veulent. Là, ils disent "On va voter la suspension de la réforme des retraites" tout en disant "Mais attention, pas n'importe quel prix. Là, sur le papier, on a une suspension de la réforme des retraites mais on a des milliards d'euros de plus. on tape sur les classes moyennes et les classes populaires donc il mettent en guerre.

Donc je pense qu'il faut être assez prudent sur la manière dont va se passer le le vote du Rassemblement national parce qu'on l'a vu en ce moment, ils sont revenus dans une logique très antisystème et peut-être qu'ils voteront à l'inverse de ce qu'ils auront dit avant simplement parce qu'à ce moment-là ça servira leur stratégie. Un mot de ce qui nous attend la semaine prochaine. Marco, on va commencer à débattre donc du budget en commission des finances des lundis.

Et pour la petite histoire, il y a eu une mise en bouche si on peut dire des cette semaines. Oui, cette semaine le ministre de l'économie Roland l'escur et la ministre des comptes publics Améline Monchalin, ils ont été auditionnés en commission des finances et la tradition veut que les ministres amènent des spécialités. Alors en l'occurrence Roland l'escur avait amené du sirop d'érable parce qu'avant d'être ministre de l'économie il était ministre il était député plutôt des Français de l'étranger.

Ces circonscription comprend les États-Unis et le Canada. Donc lui, il a apporté du sirop d'érable et puis Améline Montchalin, elle a apporté un plateau de fromage et de charcuterie euh qui venait de de la ferme de son oncle dans les sones. Euh voilà, donc les députés, ils ont pu auditionner les ministres en mangeant ces ces ces petites douceurs.

Et c'est une tradition véritablement parce que l'année dernière, les députés avaient eu le droit à des macarons. L'année d'avant c'était des canelés. Voilà chacun pas sûr que l'ambiance sera aussi bonne dans les prochaines semaines pasadoué pour autant les députés de l'opposition restir les plateaux repas parce que ça va être long.

Bon ben, merci beaucoup à tous les trois d'être venus nous exclirer donc sur les les coulisses de cette semaine agitée. C'est la fin de ce bourbon hebbdo. Bon weekend à tous et à la semaine prochaine.

La séance est levée.