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Podcast / conversationSophia Chikirou· 4 mars 2026 58 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleLogementÉducation & rechercheTravail & emploi

Sophia Chikirou s'engage à soutenir les familles monoparentales

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 9 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous adapter concrètement les horaires des services municipaux et développer de nouveaux modes de garde pour permettre aux parents solo de concilier emploi, parentalité et engagement citoyen ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La pension alimentaire est prise en compte dans le calcul des revenus, ce qui empêche l'accès aux droits sociaux. Que proposez-vous pour y remédier ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment pourriez-vous accompagner des lieux comme celui-ci sur le long terme, sans renouveler les dossiers chaque année ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quelle proposition pour permettre aux familles d'accéder aux logements inoccupés du parc public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Sophia ChikirouFait
    « elle saigne du nez tous les matins à cause de ce qu'elle respire »
  • 0:15Sophia ChikirouFait
    « Son bébé qu'elle avait avec elle aujourd'hui est malade. Il a de l'asthme »
  • 0:25Sophia ChikirouFait
    « elle a déjà fait, c'est des fausses couches à 7 mois et 8 mois de grossesse »
  • 0:50Sophia ChikirouChiffre
    « Paris habitat me verse des dividendes parce que n'oubliez jamais ça. Vous êtes à RVP 40 millions de dividendes à la ville de Paris l'année dernière »
  • 2:00Sophia ChikirouFait
    « Si vous voulez le changer le système, bah il faut accepter de dire on le on en change »
  • 3:00Sophia ChikirouPromesse
    « L'essentiel c'est le la subvention pluriéannuelle »
  • 4:00Sophia ChikirouPromesse
    « on arrête de louer comme ça. Donc je vous loue ici ensuite je vous verse une subvention, vous la versez à Paris Habitat »
  • 5:00Sophia ChikirouFait
    « il y a zéro humanité rien. Il y a aucune compréhension c'est fermé comme ça »
  • 6:00Sophia ChikirouFait
    « Si vous le voyez comme un droit que ont les gens, vous vous comportez autrement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh merci, merci beaucoup Sopia Chikirou de de ta présence, de cette participation et de cette bah cet engagement déjà d'être ici avec nous pour pouvoir parler donc les familles monoparentales, le collectif, les associations et les politiques viennent parler de la situation aujourd'hui en 2016 des familles monoparentales et comment on va pouvoir transformer les politiques et transformer la vie et le quotidien demain pour des milliers de familles. Donc plus de 75000 familles à Paris. Donc c'est ce que nous attendons ici aujourd'hui et on s'est rassemblé donc en collectif pour travailler tout ça et pour faire émerger éclore de vraies solutions, des engagements, des actes concrets.

Donc je suis Olivia Marot, je suis la fondatrice de moi et mes enfants et donc de cet espace et je suis ravie de vous accueillir parce que à la fois chez moi et mes enfants, on fait des choses très concrètes comme effectivement des rencontres, des ateliers, des lieux de vie comme celui-ci dans lequel les parents peuvent venir se ressourcer et trouver trouver donc bah des temps pour eux et les enfants également, mais aussi porter porter haut et fort la parole des familles. Et puis en fait, on dit porter la parole des familles mais pas du tout que Nini, c'est vous qui le faites mieux que tout le monde. Donc on est très heureuse que vous puissiez puissiez vous exprimer aussi tout à l'heure.

Et je ne cache pas mon émotion de travailler au côté de Monia et Isabelle qui sont là toutes les deux et qui font partie de l'association des familles monoparentales et qui vont présenter le collectif. Merci à toutes. Merci Olivia.

Merci Olivier à nous recevoir chez toi dans ce dans ce lieu moi et mes enfants donc je vais être très très rapide. Donc Monia Douadi je suis donc avec Isabelle Maranè qui est secrétaire de l'association des familles monoparentales. Donc nous on on essaie d'agir sur trois thématiques principales.

Un petit peu de terrain c'est vrai qu'on en fait pas énormément mais on essaie de faire un un événement tous les 3 mois pour faire un peu l'état de l'art, l'état des lieux d'une problématique d'un sujet. On est très heureuse de faire des permanences en mairie, mairie du 18e et mairie du de Paris Centre depuis la rentrée. Donc c'est une fois par mois et on reçoit une dizaine de familles et puis on les oriente vers les services, on prend des rendez-vous avec ell donc c'est passionnant et puis on fait essentiellement pour bah ceux qui nous connaissent un tout petit peu, on fait essentiellement du plédoyer.

Donc on analyse des projets loirs, on fait des restitutions, on envoie plein plein d'amendements aux élus de la représentation nationale et puis bah hyper heureux. Donc là, on s'est dit stop, on arrête d'agir chacun, chacout dans son coin, on se mobilise, on essaie d'atterrir sur un socle commun d'engagement et de proposition pour discuter avec les élus, les futurs maires de Paris. Et l'idée, c'est vraiment de voir quelle levier on peut actionner à la fois au niveau des collectivités, des municipalités et aussi au national.

Voilà, donc ravi d'avoir pu créer enfin monter ce collectif avec vous. Moi et mes enfants on est voilà les deux forces un peu motrices entre guillemets sans aucune il y a rien de péjoratif pour les autres assauts qui sont pas forcément à Paris qui sont pas forcément toujours disponibles puis qui sont comme nous on est bénévole du coup donc c'est vrai que c'est pas forcément toujours évident de s'engager et de se libérer. En tout cas ravi aussi de travailler avec toi.

Ravi d'être ici. Merci Sopia vraiment d'avoir bien voulu venir échanger avec nous. On sait que c'est un sujet que qui te voilà qui te touche beaucoup et tu es très mobilisé pour les familles en général et encore plus pour les mamans solo.

Donc merci à toi d'être présent. Avec plaisir. J'ai tout de suite la parole.

Bonsoir. Merci infiniment de de m'inviter de m'inviter à m'exprimer parce que dans le dans le cadre d'une campagne municipale euh ce qu'on veut faire c'est justement aller à la rencontre, discuter, tester un peu nos propositions. C'est pas le moment à 15 jours du premier tour de de prendre les revendications parce qu'en réalité ce travail-là nous le faisons depuis plusieurs mois, plusieurs semaines. nous avons eu l'occasion de nous connaître et de travailler ensemble notamment lorsque j'ai présenté la proposition de loi pour la défiscalisation de de la pension alimentaire, mais auparavant aussi, j'avais travaillé avec pas mal d'associations sur la proposition de loi contre les violences obstétricales et gynécologiques qui sont des sujets qui touchent toutes les femmes mais qui peuvent être difficilement vécus d'autant plus quand on est maman seul.

En tout cas, c'est le la continuité d'une certaine façon d'un engagement qui est le mien, engagement très féministe. C'est la base de mon engagement et de ma préoccupation pour la condition des femmes, toutes les femmes, queles que soient les conditions. et naturellement dans cette campagne municipale pouvoir échanger avec vous, confronter notre projet qui a fait l'objet de la publication d'un livre, le Nouveau Paris populaire, qui est un projet avec plus de 300 mesures qui vont qui sont très larges he qui touchent plusieurs sujets.

C'est vrai qu'au cœur de ce projet, on s'est beaucoup intéressé à la condition des familles à Paris et de la façon dont elles vivent. Alors, on dit nous notre façon d'aborder les choses, c'est toujours de partir des familles les plus modestes et les plus vulnérables. Donc, on part pas forcément des besoins des classes supérieures ou des classes aisées parce que on se dit toujours ceux qui ont ce niveau-là sont pas forcément ceux qui ont le plus besoin des services publics, même s'ils en ont naturellement besoin, mais partons de des plus vulnérables, des plus modestes et de toute façon, les mesures qu'on proposera doivent bénéficier à tout le monde.

On a choisi une approche très universaliste de la question des familles, j'ai envie de dire inspiré de l'histoire et de la tradition française. Vous connaissez la caisse d'allocation familiale. On n'accorde pas l'aide au aux enfants par rapport à la condition financière d'une famille.

C'est notre approche à nous aussi. Alors bien sûr, Paris n'a pas les moyens de de pratiquer l'universalisme. C'est pas vrai.

C'est le budget de Paris ne le permet pas. Mais nous voulons y tendre et aller vers l'universalisme. C'est pour ça qu'on a un certain nombre de mesures qui prévoient d'ors et déjà dès 2026 la gratuité pour euh des cautions familiaux de 1 à 3, puis euh une nouvelle progressivité et une diminution des tarifs pour les niveaux les croscients suivants.

L'idée c'est d'aller à terme vers la gratuité vers que ce soit celle de la cantine scolaire. On trouve que nourrir les enfants euh les leur apprendre à déjeuner en collectivité, leur apprendre à se nourrir, à passer un moment ensemble, ça fait partie de l'éducation communale. Donc on considère que tout ce qui relève du monde éducatif, c'est disons l'idéal qu'on a toujours porté de l'école gratuite et ouverte à tous.

Voilà, sans cette barrière, y compris la barrière de l'alimentation. Donc on a déjà prévu ça dans notre programme de la même façon pour les fournitures scolaires et pour le périscolaire et les activités extrascolaire où on sait que c'est un frein à l'activité. C'est un frein notamment je crois que c'est un sujet sur lequel vous voulez discuter qui est celui des vacances scolaires, enfin des vacances de pouvoir partir en vacances tout simplement que les qu'on puisse emmener des enfants en vacances que les parents puissent aussi avoir surtout quand elles sont en famille seul en famille monom parentale avoir un temps de réelles vacances seul.

Enfin, tout ça, on on peut y répondre. Donc, on est parti des familles les plus modestes, on est parti globalement des familles et c'est vrai qu'on a longuement eu la discussion concernant la carte monoparentale qui était une des revendications. Voilà, je vais aller directement sur les sujets où on a discuté, hein, il faut dire les choses.

Moi, j'étais pas très favorable, même si c'est dans le programme de la France insoumise, la carte monoparentale, elle est dans le programme de la France insoumise, la boîte à outil programmatique. Moi, j'étais pas très favorable. Je me disais mais en fait on crée une catégorie euh et supplémentaire alors que ce qui compte c'est pas euh la catégorie la carte.

Ce qui compte ce sont les droits que l'on accorde. Et avec Monial m'a convaincu en me disant écoute c'est une position qui permet d'ouvrir les droits. Évidemment une carte sans droit c'est ce qui est le cas aujourd'hui ça vaut rien du tout.

Et en revanche les droits spécifiques aux familles monoparentales il faut en prendre compte. Donc très rapidement, avant de vous passer la parole et de pouvoir engager la discussion, je vais vous dire euh on en a on en a tenu compte en se disant quels sont les droits renforcé qu'on donne aux familles monoparentales à Paris puisque euh c'est une réalité sociale euh qui est aujourd'hui euh incontournable et majeure dans notre ville. Donc quels sont les droits renforcés que l'on accorde pour accompagner ces familles du moment de la séparation qui est un moment important je crois.

C'est pas un moment à négliger parce que si on réussit à être présent dès la séparation et bien les choses se passent mieux ensuite. Donc je vais vous en citer trois. Il y a d'abord la question de la crèche pour alors là c'est pas au moment de la séparation mais la question de la crèche pour les familles monoparentales avait on double le nombre de points pour les les je vais dire les mères isolées mais je c'est parce que elles sont dominantes dans le mais je pense le parent isolé on va dire.

Donc on double le nombre de points pour euh l'accès à la crèche. Euh avec Moda, on a longuement discuté et finalement on s'est dit "Allez, pareil pour le logement, il faut doubler le nombre de points pour l'accès au logement pour les familles monoparentales. Il faut queil y ait une reconnaissance euh pas statutaire mais presque en tout cas en terme de droit de la famille monoparentale.

C'est vraiment le travail que tu as fait. Pardon, je on a bien mais non, ça a été un échange, on a construit et euh et et je pense que voilà, elle a elle a très bien argumenté et puis euh moi j'avais aucune raison de rester bloqué sur une position précédente parce que en réalité si on regarde la réalité des 75000 familles qui sont concernées, oui, il y a il y a peut-être un coup de pouce à donner parce que c'est là aussi que les besoins sont les plus importants. Donc on s'est mis d'accord et on l'a inscrit dans notre dans notre on prend l'engagement, on va le signer là.

Donc on prend cet engagement là. Il y avait aussi d'autres engagements que nous on avait pris qui vous ne revendiquez pas mais que nous on a inscrit dans notre plan dont l'un qui est le suivant pour toutes les familles qui vivent dans des logements publics lorsque il y a séparation. On prend l'engagement nous de voir avec le bailleur pour adapter le loyer à la nouvelle situation familiale.

C'est-à-dire que quand on passe de deux revenus à un revenu mais que le loyer dans le logement public reste le même, souvent la personne qui reste est celle qui a le moins de revenu. C'est aussi elle peut perdre son emploi parce qu'elle se retrouve avec un deux trois enfants à gérer. C'est compliqué.

Euh sans compter que c'est la dimension dont on ne parle jamais dans dans la vie mais politique mais en réalité le moment de la séparation c'est aussi un moment extrêmement douloureux et qui peut déstabiliser euh moralement et mentalement une personne. Donc bref, pour toutes ces raisons-là, enfin la douleur de la séparation existe hein. Et donc pour toutes ces raisons-là, on se dit le bailleur doit se comporter comme un bailleur social.

Et donc dès lors que l'occupant euh perd des euh une partie du revenu qui peut être la plus importante, c'est souvent le cas, et ben il faut adapter le la le statut du logement. C'est-à-dire que si c'était un un logement plutôt intermédiaire, il faut le passer en logement social pour que la maman qui reste avec ses enfants ne soit pas prise à la gorge. Les familles monoparentales, c'est 50 % de leur revenu en moyenne qui est consacré au logement.

Et donc c'est important de faire ce travail là. On peut le faire dans le dans le public, faisons-le. Après, on s'est dit "Mais dans le privé, comment on aide ?" Et là, on a réfléchi euh en partant de la proposition de loi pour la défiscalisation de la pension alimentaire et on a dit "La ville a la possibilité de ne pas tenir compte dans le calcul des droits sociaux qu'elle accorde, des droits municipaux qu'elle accorde.

Elle a elle a la possibilité de ne pas tenir compte de la pension alimentaire comme un revenu. Il y a pas de règle qui établit que la ville doit dans la quand elle elle évalue les revenus d'une famille tenir compte de la pension alimentaire." Donc nous, on va pratiquer bah à l'avance la loi qu'on voudrait voir mise en œuvre, c'est-à-dire on va sortir la pension alimentaire du calcul des revenus de la famille monoparentale premièrement, ce qui pourra lui donner accès à des droits municipaux et notamment un droit qui existe déjà mais qui est très peu utilisé.

Mais quand je dis très peu, c'est-à-dire qu'aujourd'hui concerne 9000 personnes sur une ville de 2200. Nous, on veut monter en puissance sur l'accès à ce droit. C'est une une APL municipale qui pourrait aller jusqu'à 150 € par foyer et qui pourrait aider comme ça dans le privé une famille monoparentale à payer son loyer puisque notre engagement pour tout le monde c'est baisser les loyers à Paris et donc on veut le faire concrètement dès la première année y compris par cette aide directe pour soulager les familles parce que en réalité les gens peuvent plus attendre et que 150 € par mois bah ça ça nourrit une semaine une famille enfin vous savez mieux que moi.

Voilà ce que je voulais vous dire très rapidement mais après j'ai j'ai beaucoup d'autres engagements qui peuvent répondre que ce soit sur je pas si on passe en revue là d'ici je les vois pas donc je suis mine de mais on peut passer en revue les choses et passer le micro aussi. Ben, merci beaucoup Sopia, c'est déjà très riche et il y a déjà des choses extrêmement innovantes et concrètes. Euh on a on a déjà des questions par rapport à ce que tu viens de nous dire, mais toutefois euh j'aimerais passer le micro à Isabelle pour euh pour que tu puisses te présenter et puis vous allez pouvoir poser les questions.

En fait l'idée c'est en effet les sept engagements qui sont là on a les a travaillé autour de question et et les les mamans, les ambassadrices qui sont dans la salle aussi en ont quelques-unes et donc donc ce sera une sorte de petit pingpong comme ça. Alors moi je suis maman solo mais de trois trois enfants majeurs. Donc bah moi je voilà je suis plutôt dans le cas contraire donc comment accompagner ces enfants.

Donc voilà pourquoi j'ai créé donc cette association et je suis très fière d'être là et en fait je pense que on a tous notre place et d'être entendu cette fois-ci. Donc autant euh nos mamans, elles se sont bataillées, je crois par rapport à ce qu'on discutait ce matin, mais autant aujourd'hui ben on fait ça pour nos enfant parce que c'est aujourd'hui important parce que demain ça sera aussi leur tour et ça sera important aussi qu'il voi tout ce qu'on leur laisse et c'est pour ça qu'on voulait vous accompagner enfin lors de la PPL pour nous c'est les choses des traces. Voilà.

Donc moi la première question que je vais vous poser, bah je vous cache pas que je suis pas habituée à parler en public. Je suis toujours dans l'ombre. Donc voilà, c'est ça concerne l'adaptation des horaires administratifs et le vote de garde.

Donc c'est comment comptez-vous adapter concrètement les horaires des services municipaux et développer de nouveaux modes de garde pour permettre aux parents solo et conciliés emploi, parentalité et engagement citoyen. Quand on est dans les cas, quand on a nos enfants qui sont malades, bah on doit partir et nos patrons nous dire qu'on prend des RTT alors que voilà donc tout ce genre de choses. Et voilà la première question que je pourrais vous poser.

Très bien. Je réponds tout de suite. D'accord.

Euh alors, on y a réfléchi aussi puis ça faisait partie des attentes et de la compréhension. On parle de ce que la ville peut faire parce que le patron lui ça serait peut-être au niveau législatif qu'il faudrait aussi changer le code du travail et moi je défends l'idée que qu'on adapte le code du travail à la condition féminine. Vous savez c'est une le code du travail il a été fait par des hommes pour des hommes, par des hommes valides pour des hommes valides, par des hommes jeunes et en bonne santé pour des hommes jeunes et en bonne santé.

Si vous regardez le code du travail, il est pas adapté au-delà de 50 55 ans et il est pas adapté si vous êtes un homme en situation de handicap. Mais alors, il est pas du tout adapté pour la condition féminine si vous voulez bien le regarder. La question du congé monstruel, c'est qu'une des batailles que l'on doit mener.

La question de des horaire de travail, c'est une des batailles que l'on doit mener pour modifier le code du travail. Mais ça, disons que c'est un travail législatif et de mobilisation aussi des collectifs et des associations dans leur plaidoyers et leurs revendications. Alors, la question c'est qu'est-ce que la ville peut faire concrètement ?

Bah la ville elle a quand même pas mal de leviers si vous voulez bien voir les choses parce que la ville elle s'occupe quasiment du quotidien des familles et ce quotidien il est très concret donc ça va du périscolaire vous en avez tous entendu parler et c'est un gros sujet de cette campagne électorale le péricolaire ça va de la question des crèches pour les enfants plus petit de tout ce qui est activité extrascolaire c'est-à-dire en dehors des temps habituels de l'année qui vont être les vacances notamment et ça va être aussi de la question du du budget en fait famille jeunesse et PMI santé aussi des familles de la ville de Paris. On a regardé ça et moi j'avais commencé la campagne en disant priorité logement, priorité éducation communale. Dans l'éducation communale, il y a tout ce qui est périscolaire et scolaire. on dit ça fait partie des temps éducatifs de l'enfant parce qu'on l' ce sont des adultes qui accompagnent des enfants pendant ces temps-là et qu'on considère que le temps de récréation comme le temps de de goûter comme le temps de déjeuner sont des temps aussi éducatifs.

Et donc d'abord on a réfléchi à comment on élargit les horaires le matin en prenant une demi-heure de plus le matin et une demi-heure de plus le soir pour éviter la fameuse course infernale dont tous les parents là pour le coup que ce soit les familles monoparentales ou les autres se se plaignent. C'est des temps qui peuvent vraiment soulager. Ensuite, on s'est dit ça suffit pas et là c'était vraiment une réflexion sur les les familles monoparentales.

On s'est dit le samedi, il y a beaucoup de mamans solo qui travaillent le samedi et il y a besoin d'avoir en fait un temps péércolaire aussi le samedi parce que l'idée c'est comment on soulage les parents et les et les mamans du temps de l'aide au devoirs de faire les devoirs. Quand il faut faire les devoirs à la maison, c'est compliqué parce que vous rentrez tard, vous devez préparer des choses. Enfin, c'est du très concret.

Donc on s'est dit si au moins le sur le temps éducatif, le temps périscolaire, on fait déjà l'aide au devoirs. Donc nous on dit on va prendre des animateurs spécialisés en aide au devoir. Il y a déjà des enseignants qui peuvent le faire mais c'est pas suffisamment.

Donc on veut spécialiser nos animateurs dans l'aide au devoir. C'est parmi les fonctions qu'on veut leur donner et ouvrir le samedi y compris pour faire de l'aide au devoir le samedi, pas juste des activités culturelles, sportives et cetera. Donc il y a ce besoinlà.

Ça c'était pour essayer de soulager. Ensuite, il y a tout ce qui peut être la la crèche, l'accès à la crèche, c'est la même chose. Il s'agit d'élargir les horaires.

Cela implique quoi concrètement ? Ça implique de recruter. Et pour recruter, cela implique d'offrir des conditions de travail, que ce soit aux animateurs du périscolaire ou au personnel des crèches, des conditions de travail qui soient meilleures.

Sinon, on ne recrute pas. Aujourd'hui, vous savez très bien, mieux que moi, je vois que vous avez un petit dans les crèches. Euh hier, j'ai discuté avec un militant qui est candidat chez nous qui m'a dit "Lundi, il ferme plutôt la crèche mais maintenant c'est toutes les semaines qui ferment plus tôt parce que il y a pas assez d'animateurs et aujourd'hui ils peuvent pas prendre tous les enfants, tous les bébés et cetera." Donc il faut vraiment qu'on agisse aussi sur l'attractivité du métier.

Nous on veut reconstruire les filières, c'està-dire la filière animateur, on crée une catégorie A pour progresser. Il faut augmenter les salaires. Je vous le dis franchement.

C'est pour ça que dans notre budget éducation communale, il augmente le budget consacré au périscolaires, au crèche, à l'extrascolaire, mais pour d'autres raisons encore, il va augmenter. Donc on a dit, peut-être que vous êtes concerné, mais moi j'ai aucune raison de le cacher. Tout notre budget fonctionnement avec tout ce qu'on a prévu dans notre programme d'amélioration, de recrutement des agents de d'amélioration des subventions et des soutiens aux associations qui sont indispensables à notre vie, tout ça va coûter 240 millions d'euros de plus la première année.

On dit pour le financer, on va augmenter la seule taxe qu'on peut financ qu'on peut augmenter en tant que ville de Paris, c'est la taxe foncière. On a décidé de l'augmenter de 2,5 points pour parce que ça rapporterait entre 300 et 350 millions d'euros par an. Cette taxe foncière augmentée de 2,5 points, je vous donne un exemple parce que encore c'est du concret, c'est un un 130 m² dans le 11e arrondissement.

Donc c'est quelqu'un qui est plutôt bien à l'aise 130 m² dans le 11e. C'est un cas réel, c'est quelqu'un qu'on connaît. Il a rue Alexandre Dumas 130 m² dans le 11e.

Il m'a dit "Regarde ma taxe d'habitation 1548 €." Je dis "Ben c'est pas cher la taxe d'habitation pour 13." Et bien avec notre réforme 2,5 points de plus, il payera 10 € de plus par mois.

Voilà, ça lui coûtera 10 € de plus par mois. Il m'a dit "Tu peux y aller encore si tu veux." Mais bon, j'ai dit tant mieux pour toi.

Il est médecin donc il a un peu de moyen. Il est tout seul dans son propriétaire. Il y a pas mal de gens qui se pos.

Bah ouais, j'ai bien des gens mais mais voilà vous voyez ça représente pour sa situation c'est 10 € de plus à moi. J'ai dit je me rappelle quand Macron a enlevé 5 € d'Apais aux gens les plus modestes en leur disant c'est rien là c'est 10 € de plus pour pouvoir financer tout ce qu'on vous propose là. La gratuité sur les les caution.

Vous vous rendez compte pour que vous ayez vraiment une idée de on demande pas tant que ça. Ils nous ont beaucoup pris de l'autre côté hein pendant des années. Euh là ce qu'on ce qu'on fait c'est pas si cher que ça que de permettre de répondre à toutes vos demandes et vos attentes.

Ça coûte pas si cher que ça. C'est pas un pognon de dingue parce que le service qu'on rend en échange euh comme vous dites, c'est de pouvoir accompagner des gens à à vivre bien, pas dans la pauvreté et la misère. D'autant plus qu'on connaît les conséquences euh de ce que c'est quand on a une famille monoparentale et des difficultés économiques grave ou des difficultés aussi qui peuvent accompagner tout ça, c'est-à-dire de la violence et tout.

Ensuite donc ça, ce sont les engagements qu'on prend sur le temps, essayer de libérer du temps pour accompagner et puis après je réponds à la question suivante parce que j'ai besoin d'autres. Ben, on va continuer sur le logement. Euh donc le logement donc effectivement on va pas tu as déjà parlé de ton engagement par rapport à l'insertion du critère et tu l'objet ?

Oui parce qu'en fait j'ai oublié et puis j'avais la la gorge. Vous m'avez demandé euh pardon vous m'avez demandé les horaires des services publics aussi. Il y a les horaires PMI qu'on veut rallonger.

Euh et puis comme on veut créer des maisons de quartier et des maisons des femmes, cinq maisons des femmes dans Paris et des maisons de quartiers en commençant par les quartiers prioritaires de la ville ou les quartiers populaires, mais on veut créer cinq maisons de enfin on veut créer cinq maisons des femmes et des maisons de quartier quartier en fonction des conseils de quartier. L'idée aussi là-dedans, c'est d'avoir des services déconcentrés de la ville de Paris, des services de proximité qui vont être l'aide juridique, l'accompagnement social, les services de propreté de proximité et cetera et cetera et d'avoir ces services même l'accompagnement au numérique enfin tout ça dans les dans les maisons de quartier bien sûr ouvert à tout le monde mais aux femmes. Et les maisons des femmes auront seront aussi des maisons de la coparentalité.

Elles feront beaucoup de choses les maisons des femmes, les cinq maisons des femmes, mais elles seront aussi des maisons de la coparental de la de la parentalité pardon et euh de la pour les familles monoparentales, mais dans un cadre très large. C'est-à-dire que nous, je sais que il y a une demande dans le 9e arrondissement ou dans Oui, c'est ça. Dans le 9e arrondissement, j'ai la candidate du 9e arrondissement qui a proposé dans son program la candidate du 17e arrondissement, Fanta Marena a proposé elle dans son programme d'ouvrir une association, une maison spécifique pour les les familles monoparentales.

Donc elle l'a inscrite dans son programme et on on l'inscrira nous en tout cas, on la financera et on trouvera le moyen de la soutenir parce que c'est un engagement. Elle m'a dit c'est une demande qu'elle a beaucoup dans les dans le les quartiers du nord du 17e et donc elle le fera. Et bon l'idée aussi c'est un peu le modèle que vous avez ici d'une certaine façon à chaque fois qu'on en parle c'est ce modèle-là qui revient et je pense que vous êtes né de des besoins que vous avez identifiés auquels vous avez voulu répondre mais on a exactement dans tous les quartiers la même attente d'avoir un espace qui soit pas un espace de officiel qui soit pas un espace dirigé par la ville.

On nous parle beaucoup d'autogestion et dans le 15e j'étais la semaine dernière, il y avait une association qui regroupe 200 familles dont 160 familles monoparentales et elle me disait bah nous on est dans l'autogestion et c'est comme ça qu'on veut s'organiser parce qu'on est on sait le mieux s'adapter à nos besoins. C'était le village. Non non, j'ai oublié le nom.

Alors peut-être on va repartir sur vraiment en la toute première proposition mais ça j'ai envie de dire que ça va être fait. Euh de toute façon, c'est un diagnostic territorial mais vraiment au plus près au plus près pour vraiment développer des bah comme des tiers lieux, une offre vraiment adaptée au quartier, à l'arrondissement et puis surtout développer le aller vert parce qu'on a quand même constaté qu'il y avait pratiquement 25 % 20 % des aides dans certains quartiers qui étaient juste pas connus par les habitants. Donc très bien. et sur la partie sur la question du logement donc et ben on adore cette idée parce qu'après tout il y a des enquêtes d'occupation tous les ans mais ça va appliquer un surloyer mais j'ai jamais entendu parler de gens qui me disaient tiens on baisse ton loyer parce qu'on s'est rendu compte qu'en fait il y a une personne qui est partie de ton foyer donc ça c'est une super bonne idée et sur la partie du logement donc le critère don tu t'es engagé à donc en fait on a pas de questions sur ce sur le logement peut-être que si tu peux nous parler de la proposition dont tu as parlé lors du podcast c'est-à-dire la régie municipale.

Oui, si tu veux. Et puis après je passerai la parole à Vanessa et je me permets juste de dire que je vais faire un petit peu le méchant gardien du temps. Je vais essayer de parler plus vite parce que j'ai des impératifs.

Donc voilà, pour que chacun puisse non très rapidement sur la question du logement à terme nous ce qu'on voudrait faire parce que je l'ai évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire comment on accompagne la séparation, c'est très important de le penser et de mettre en place des dispositifs y compris avec les bailleurs sociaux parce que si on arrive à accompagner la séparation, on peut aussi arriver à maintenir les liens familiaux. Et c'est un des gros enjeux qu'on a, c'est que nous à Paris, quand il y a une séparation, il y en a un des deux qui doit partir loin ou qui ne retrouve pas de logement, donc qui peut pas exercer euh euh ses son droit de visite, enfin ou de de garde et cetera. Et ça c'est un problème parce que c'est encore une fois les enfants qui le payent. le les premiers à le payer, ce sont les enfants.

Donc, il y a aussi l'idée de euh pouvoir avoir une pas c'est pas de la prévention parce que c'est pas c'est pas vraiment l'idée, mais c'est de pouvoir repérer ou de pouvoir avoir par exemple dans la maison des femmes, dans les maisons de quartier, la personne peut anticiper les choses, signaler les choses aux services municipaux. Je pense que je vais vers une séparation. Vous savez que c'est comme ça souvent que ça se passe 6 mois, 1 an avant, on se on se prépare à la séparation euh et de dire comment on l'accompagne.

Mais c'est un peu des pratiques qu'on va retrouver dans l'accompagnement qu'on peut faire aux femmes victimes de violence conjugale. C'est un peu le même type d'accompagnement mais cette fois-ci dégagé pas forcément lié à la situation de de violence pour pouvoir avec les parfois si les deux parents peuvent s'entendre pour essayer de d'royer un logement dans les parages pour que les enfants s'il y a une garde alternée les enfants n pas à courir d'un endroit à l'autre ou changer de log enfin changer de de devoir déménager ou ce genre de choses qu'on puisse vraiment avoir maintenir ses liens. Donc ça aussi ça fait partie des points de réflexion et de à maintenir.

Peut-être à voir plus d'ailleurs avec les collectifs et les associations sur la manière de le mettre en place plutôt que d'élaborer une usine à gaz ou quelque chose qui serait trop administratif et d'essayer de le gérer de façon voilà plus réelle, plus humaine et et naturelle. Sur la régie publique de gestion locative. Cette idée c'est on a 280000 logements vacants à Paris.

C'est énorme quand on a 200 ou 300000 280000 ou 300000 demandes de logement. On a besoin de remettre du logement sur le marché du de la location. Donc il y a plein de gens de bonne volonté et ces gens de bonne volonté qui ont un appartement mais qui le loupent pas parce que il est il y a des travaux des de rénovation énergétique à faire, ils veulent pas les faire, c'est trop compliqué, c'est dur à gérer.

Parfois, il y a aussi des problèmes de gestion administrative. C'est compliqué de louer. C'est pas si simple. euh tous les mois vous avez vous avez des des choses à gérer.

Donc on dit nous ville de Paris, on vous propose une gestion administrative et un véritable accompagnement y compris financier vers la rénovation thermique. En échange de quoi vous nous confiez votre bien privé, on le conventionne, ça existe déjà. C'est un conventionnement qui existe déjà, qui est très peu utilisé. on le conventionne, votre logement passe en en logement public d'une certaine façon à loyer modéré et nous on le met en location et on s'occupe de tout ça sur d'une durée de 3 à 12 ans.

Voilà, renouvelable et cetera et c'est de la une façon de récupérer. À côté de ça, ça c'est ce que j'appelle la carotte d'une certaine façon pour que les gens nous confient et qu'on puisse les accompagner vers de la rénovation thermique aussi qui est indispensable dans le cadre de notre plan de bifurcation écologique. À côté de ça, on a un peu la le bâton et le bâton, c'est l'augmentation des taxes sur les logements vacants, sur les bureaux vacants et sur les résidences secondaires parce qu'on ne peut pas continuer d'accepter que des gens spéculent.

Et si vous regardez la répartition entre propriétaires résidents par exemple et multipropriétaires, les multipropriétaires à Paris sont très très nombreux et euh multipropriétaires, c'est à partir de cinq biens. Mais entre deux et quatre biens, il y en a aussi, c'est une majorité de Parisiens plus que de propriétaires résidents. Donc il faut aussi à un moment donné que des gens qui possèdent un bien acceptent parce que c'est de nécessité publique de le mettre en location.

On propose de les aider à le faire. Je voulais parler de la pardon de la vie professionnelle. Qu'est-ce qu'on fait quand on est une femme à Paris qui travaille et qui n' rien ?

Bonsoir, Kirou, je suis maman s'adresse à l'association Moi et les enfants et ma question porte justement sur le fait que pour il y a différentes catégories, il y a plusieurs situations en tant que maman vraiment cachette de famille médoparentale. Moi dans mon cas la pension alimentaire est un pris en compte dans le j'ai l' chance d'en touche et percevoir une mais elle est prise en compte dans mon revenu et donc je n'ai effectivement droit à rien du tout. on se retrouve un peu à la limite un peu de de tout où il faut tout payer plein pot et en même temps être particulièrement vigilante sur son budget.

Mais moi ma question porte surtout sur l'évolution des perspectives en tant que maman solo puisque on a le sentiment qu'une fois qu'on se retrouve dans cette situation bah il y a plus de suite ça s'arrête là d'un point de vue professionnel. Alors, je sais que vous n'avez pas de de probablement on peut pas parler au niveau national, mais est-ce que vous c'est quelque chose que vous prendrez en compte aussi, ne serait-ce que pour donner l'exemple, je pense si la mairie de Paris euh surtout en tant mairie de Paris arrive à à promouvoir ce genre de choses qui pourrait aussi donner des idées pour les autres municipalités, en tout cas dans le débat public, que les mamans solo puissent prétendre aussi à évoluer professionnellement et ne plus être uniquement conté à cette situation qui parfois est assez difficile à porter. Parfois, on a un peu de gêne à le dire, hein.

On vous parlait de de la carte sans droit, mais en même temps quelque part, tu me dis aussi cette carte, elle c'est une manière de de l'affirmer et et d'avoir une reconnaissance de cette situation. Voilà, c'est c'est pas forcément évident. Donc, d'un point de vue professionnel, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait être envisagé justement de d'accompagner ces mamans qui le souhaitent évoluer d'un point de vue professionnel ?

On aspire aussi, moi j'ai encore beaucoup d'années à travailler, à évoluer professionnellement et on a le sentiment que justement prendre du temps pour son enfant, c'est mal perçu. Le présentisme encore une place qui est beaucoup importante dans le monde du travail alors que c'est tout aussi important. On a envie de contribuer, de travailler, d'évoluer tout en élevant nos enfants.

Merci. Merci. C'est vrai, c'est Alors là, vous me posez la question de de deux points de vue, je pense.

Le premier point de vue, c'est celui la ville de Paris ville employeur. C'est quand même plus de 55000 agents à la ville de Paris. Et alors, nous allons présenter notre plan pour les agents de la ville de Paris, je crois, dans dans 8 jours.

Enfin, je sais plus exactement quelle date, mais nous avons décidé nous de prendre en compte justement la situation euh des parents euh isolés, des familles monoparentales et donc des agents qui sont dans cette situation en disant on va faire une sorte de de d'audit mais appel à volontariat en quelque sorte enfin à pas pour que les gens disent "Moi, je suis dans une situation de famille monoparentale où j'ai besoin je suis d'accord pour discuter de l'aménagement de mes horaires de travail. travail et je crois que c'est très important que en tant qu'employeur et vous l'avez très justement dit la ville de Paris regarder et la ville de Paris elle peut elle doit donner l'exemple. Moi, je prends toujours l'exemple de la commune de Paris.

Quand on fait 1871, quand on fait la commune de Paris, parmi les premières choses qu'on applique, c'est l'égalité salariale homme-femme. La commune de Paris, c'est la première qui dit "On veut l'égalité salariale entre les hommes et les femmes." Et donc c'est une avancée qui a été certes au bout de quelques mois, ils l'ont supprimé hein.

Il y a eu la contre révolution versaillais à ce moment-là et la répression contre les communards. Mais elle est restée cette idée et elle a fini. On se bat toujours pour parce que j'ai vu le l'annonce comme hier comme quoi dans le privé on est toujours à 22 % ou 23 % d'écart de salaire entre hommes et femmes.

Mais bon euh donc oui, ville de Paris euh employeur exemplaire et employeur qui ouvre la voie qui ose. Donc nous on assume, ce sera dans le plan, on l'annoncera, on assume par exemple de mener un certain nombre de combats y compris face à l'État. Vous savez que l'État a refusé le congé menstruel.

Donc il faut aller faut recommencer, il faut y retourner sur l'aménagement des horaires des familles monoparentale. Nous on veut le faire notamment. Je vais vous prendre l'exemple des cases VP.

On a c'est très féminisé tous les métiers qui sont très féminisés, on sait qu'il y a des familles monoparentales. Et pour ça, il faut faire ce que vous appeliez tout à l'heure à juste titre. Déjà, on va le faire aussi dans la ville de Paris auprès des agents de la ville de Paris parce que le diagnostic est indispensable de savoir quelles sont les situations et de pouvoir travailler à cet aménagement là.

Euh est-ce que c'est est-ce qu'on peut décaler les horaires d'arrivée si c'est ce qui arrange ou euh avancer les horaires de départ ? Enfin, trouver vraiment le moyen y compris, moi je le sais hein, euh on sait toutes de toute façon euh le télétravail ça ça soulage aussi dans les les mamans solo. Le télétravail soulage.

Ça aide de pas avoir ce temps de déplacement, ce temps hors de la maison parce que mine de rien, tout en travaillant, c'est pas qu'on fait pas le travail à la maison mais la productivité sera là de toute façon mais ça nous permet de régler deux trois quatre choses en plus en même temps en travaillant à la maison. Je le sais, c'est que c'est une réalité qui qui concerne plus encore les mamans solo que d'autres mamans. Ensuite, sur les évolutions de de carrière dans la ville de Paris, nous on inscrit aussi tout ce qui est lutte contre les discriminations.

Et parmi les discriminations, il y a cette situation là. On a beaucoup de mamans qui se s'autocensurent pour une raison très simple, c'est qu'elles disent "Je vais pas prétendre, tandis que mes petits sont encore petits à évoluer parce qu'on me demandera de faire des heures en plus. Je les vois les jeunes célibataires sans enfant là, il reste un peu plus.

Je comprends tout ça, on le comprend parfaitement. Donc l'idée c'est vraiment aussi à un moment donné de la ville de Paris a un problème, c'est qu'elle a beaucoup personnalisé les évolutions de carrière en confiant à des directeurs. Vous savez c'est tout le système de managérial qui a été mis en place dans la fonction publique sur lequelle nous on veut revenir parce qu'il y a beaucoup de travers.

Enfin c'est une réforme à la fois globale et en même temps avec la prise en compte de cette spécificité là. Après, pour ce qui est du niveau euh des entreprises privées et des autres structures, nous on veut créer le Conseil économique, social et environnemental parisien. C'est un espace où on veut réunir, qui n'existe pas à Paris.

Il existe au niveau régional, il existe au niveau national. On pense que Paris avec ses ces centaines de milliers d'entreprises, ces millions de de travailleurs a besoin d'un lieu où associatif, syndicat, organisation patronale et tous les acteurs de différents secteurs puissent avoir une représentation et puissent travailler ensemble sur des sujets. Moi, je prétends pas tout faire depuis en haut parce que ça n'a pas d'intérêt.

Vous voyez comme ça se passe. En plus, je fais partie d'une famille politique qui croit beaucoup en l'autoorganisation et l'autogestion. Et donc confier au CESP par exemple un groupe de travail et de réflexion avec les entreprises permettent à vos associations par exemple de travailler avec des représentants du MDF, du représentant d'autres organisations.

Et dans le CEP, peut-être que si on crée le groupe de travail sur aménager le temps de travail, d'autant plus que c'est un des sujets qu'on va devoir traiter avec le patronat entre guillemets parce que Paris peut pas continuer à avoir il va falloir partager le temps de travail enfin le temps de travail partager le temps de circulation par exemple donc partager les horaires. Il faut qu'on résiste aussi à la volonté de certains de supprimer le télétravail parce que malgré tout même s'il y a eu des inconvénients au télétravail pour le commerce, c'est vrai à Paris, mais il y a eu aussi pas mal d'avantages en terme de de circulation dans Paris et aujourd'hui c'est devenu un mode de vie, une façon d'accepter aussi des jobs qui sont pas toujours évidents et puis c'est plus adapté à nos à nos familles, à nos modes de vie actuel quoi. On a participé à la convention citoyenne sur les temps de l'enfant.

Euh et donc effectivement, il y avait un très très gros sujet sur l'adaptation horaire mais énormément de résistance. Donc il y avait essentiellement des syndicats d'enseignants, des syndicats de parents, aucun représentant des entreprises. C'est pas un sujet qui les intéresse.

Et après, on a quand même fait du forcing. On a rencontré le commissar le commissaire à la lutte contre la pauvreté qui nous a dit si c'est pas des métiers en tension, ils font rien pour pour adapter les horaires. OK.

Donc c'est vrai que c'est un sujet éminemment politique. C'est des décisions, il faut il faut forcer forcer forcer quoi. Pauline, tu avais une question.

Bonjour madame. Euh je m'appelle Pauline, je viens ici depuis euh je me lève Ouais, allez, je me lève. Euh donc je viens ici depuis 2 ans et demi.

Ici c'est ma deuxième maison. Euh je suis fait des amis, des copines. Euh c'est un peu très difficile.

C'est très difficile quand on se sépare parce que tout le territoire enfin tout le tout l'entourage il bascule et du coup on est vraiment content de pouvoir retrouver des lieux comme celui-là. Et je pense que avec ce qui nous attend les conséquences de l'intelligence artificielle, les lieux comme celui-là sont encore plus utiles euh parce que sinon on se crée des barrières entre les gens. Et donc ma question c'est comment pourriez-vous envisager d'accompagner des lieux comme celui-là sur du terme on va dire moyen de 3 ans parce que tous les an devoir renouveler les dossiers tout ça je pense que ça va être très fatiguant et en fait finalement ça les empêche de faire leur vraie mission parce qu'ils sont en train de dire comment je vais obtenir et comment je vais tirer mon éping du jeu par rapport à une autre association et essayer d'être dans la nouveauté tout ça On les attend ailleurs les associations.

Ch Merci. Ouais. Alors là pareil, c'est un sujet qui concerne toutes les association de Paris qui n'en peuvent plus.

En réalité, on est arrivé au bout du modèle qui a été imposé ces dernières années de l'appel à projet. euh les associations sont en train d'en d'en souffrir terriblement et d'autant plus que à côté de ça, il y a eu des baisses de subventions, des suppressions de postes adultes relais ou d'autres types de contrats qui fait que par exemple rien que les centres sociaux à Paris, c'est 1,5 ETP en moyenne supprimé d'une année sur l'autre. On est vraiment dans une situation où les associations sont en péril et en grande difficulté.

Et il peut pas être question de maintenir pour nous hein ce système mais on le défend dans le programme de la France insoumise depuis plusieurs années. Donc on l'a inscrit là dans les programmes municipals. Nous ne maintiendrons pas le système des appels à projet comme règle d'or de de la subvention aux associations.

Nous pensons-nous que le mieux c'est pour inscrire les associations dans des politiques publiques que nous menons, que nous qui qui que nous avons construit jusque-là mais que nous allons mener. Nous voulons que les associations puissent conventionner avec la ville de Paris, donc signer une convention pluriannuelle de 3 ans renouvelables qui soit une convention avec certes des objectifs, certes des indicateurs. Il s'agit pas de dire qu'on on ne mesure pas l'efficacité de l'action, c'est vous le faites déjà, j'en suis certaine.

Il où il s'agit de dire l'objectif c'est d'accompagner l'association dans ce qu'elle sait faire et que nous on a besoin qu'elle fasse dans notre politique publique parce que on peut pas tout faire en tant que puissance politique et les agents de la ville ne font pas tout même s'ils accompagnent. Ils sont là, c'est des référents et tout ce qu'on veut mais les associations doivent pouvoir être accompagnées sur la durée. En plus, ce qu'on veut introduire nous, c'est que vous savez, si vous avez un emploi dans votre association et que vous avez une subvention publique, euh on vous fait la même subvention chaque année.

Or, les emplois doivent être évolutifs dans les associations. C'est-à-dire que vous pouvez avoir quelqu'un qui entre et qui fait de l'accueil la première année, il monte en capacité, en connaissance, il doit pouvoir passer à un poste supérieur. Ce qu'on nous dit partout, là encore, j'étais dans le 20e dans une association, ils nous disent "Nous, on a besoin de stabiliser nos équipes parce que quand nos équipes elles restent, elles durent longtemps, elles connaissent le quartier, elles connaissent les enjeux, elles connaissent tout l'écosystème qui permet de venir en aide aux familles, qui permet de d'orienter, d'accompagner les enfants et cetera.

Si vous voulez donner de la stabilité, comme vous le disiez, ça fait 2 ans et demi et c'est votre seconde maison, euh pour les enfants, imaginez ce que ça représente. Euh que les enfants puissent se dire "Mais maman, euh j'habite en face, j'habite à côté" et pendant 10 ans, je j'en ai vu tout à l'heure comme ça, c'était des jeunes hommes, maintenant, ils ont 24 25 ans, il racontait, on venait à 12 ans dans cette association pour faire des devoirs et aujourd'hui on y vient pour faire du bénévolat parce qu'elle est toujours là. Donc, c'est très important.

Moi, je le pense que dans nos politiques publiques parce qu'il y a un intérêt général à euh travailler avec les mêmes acteurs sur la durée parce que c'est une montée en compétence, vous avez une bonne connaissance du terrain, donc une action plus efficace. Voilà ce que je pense et ça coûte pas plus cher à terme et la ville doit prévoir d'augmenter la subvention chaque année parce qu'il faut accompagner l'inflation si elle a lieu, c'est quand il y a de l'inflation et puis euh l'augmentation des salaires parce que moi je suis pour l'augmentation des salaires. Donc si vous embauchez quelqu'un à 1800 € pour commencer, c'est normal que l'année suivante il puisse avoir 1800 + 2 %.

C'est ce qu'on a en général dans une entreprise quand pour suivre l'inflation et pour reconnaître quelque chose et puis d'avoir aussi des conditions. Alors tout ça c'est des réflexions qu'on doit avoir avec les associations autour de la question des mutuels des salariés. Il y a beaucoup d'enjeux euh de ce type-là si on veut améliorer les conditions des associations, le développement des associations, l'erreur, enfin l'erreur ou la faute politique ou le danger politique qui existe, c'est tous ceux qui considèrent que l'association, c'est un problème.

L'association, vous savez ceux qui sont là en train de crier "Oh, ils ont donné des millions de subventions, un milliard de subventions aux associations." Mais les associations, elles participent pleinement des politiques publiques. Eux, ils ont une vision la droite.

Je parle de de Dati ou Knafo qui parle comme ça. Leur vision, c'est que l'association, c'est une entreprise privée dont les membres bénéficient. Mais nous, on a une vision où l'association c'est une initiative citoyenne qui profite au grand nombre.

Vous fermez pas votre porte aux gens en disant euh euh tu as pas la bonne couleur de peau, tu as pas euh le bon portefeuille ou tu as pas le bon âge ou que sais-je encore. Je pense pas que vous fassiez ça. Si vous avez une maman, j'ai vu une grand-mère euh dans de de famille monoparentale, et ben elle est la bienvenue, je suppose.

Et ben ça, c'est très important d'avoir une vision d'intérêt général de cette façonlà. Bonjour, bonsoir madame Chikou. C'est vraiment un grand plaisir de pouvoir échanger avec vous aujourd'hui.

Je ne sais pas si on m'entend bien donc je suis Laura, maman d'un petit garçon de 15 mois et ambassadrice également de l'association Moi et mes enfants. Euh je souhaite revenir sur la question du logement si je peux me permettre. Euh donc éventuellement sur l'engagement, il y aurait euh le fait de doubler des points pour permettre effectivement aux familles de pouvoir accéder aux logements sociaux.

Vous le disiez tout à l'heure, il y a une tension au niveau ben du logement. Donc cette régie pourrait peut-être éventuellement mettre de nouveaux logements sur le sur le sur le marché si je puis dire, mais il y a aussi euh dans le parc public des logements qui sont inoccupés. Euh aujourd'hui, qu'est-ce que vous pourriez proposer pour permettre aux familles de pouvoir accéder à ces logements inoccupés ?

Je pense notamment au colloque solidaire qui permet à certaines familles de se réunir. Donc ce sont des des logement partagé. Est-ce qu'éventuellement on pourrait pas imaginer de se saisir de ces logements inoccupés appartenant au parc public et de pouvoir créer comme cela des sortes de colloques solidaires pour familles monoparentales.

D'accord. Euh là, vous soulevez un sujet qui est vraiment traité dans notre dans notre programme, c'est celui du parc public. Euh honnêtement, on a un très gros problème avec le parc public parisien, mais c'est pareil dans toute la France.

Mais à Paris vraiment j'ai il y a des cas vraiment qui là où on s'apprête à porter plainte contre par des cas de mise en danger de de la vie des des occupants. On a un problème de depuis une dizaine d'années. La gestion qui est faite fait que moi je dis quand on arrive aux responsabilités, on va être obligé d'organiser un audit.

Un audit à la fois pour relever le nombre de logements vacants qu'il y a dans le parc public. Officiellement c'est 10 %. C'est à peu près ça.

Pardon. Il y a de la poussière qui me rentre et du coup ça m'étouffe. Non mais ça va.

Officiellement c'est 10 % mais pour faire beaucoup de porte à porte vraiment je pense qu'on est à plus de 10 %. Officiellement c'est un problème de turnover mais pour faire beaucoup de porte à porte je pense qu'il y a aussi une politique qui consiste à ne pas relouer des appartements en prévision de travaux qui auront lieu en 2028. 2029 ou 2030 des travaux de rénovation.

Donc il y a un problème de la façon dont ça a été géré parce que je vous assure que j'ai vu des appartements, j'ai vu des immeubles qui n'ont pas été entretenus depuis 8 ans. Zéro entretien, zéro, rien. Donc on a un problème dans le parc public et vous avez raison de soulever qu'il y a beaucoup de vacances dans le parc public.

Nous, on veut commencer par un audit pour évaluer les charges parce que les les charges des gens ont explosé en quelques années. Il y a aussi les loyers qui ont explosé. On a des plein de témoignages vraiment où les loyers ont pris en moyenne 13 % en 5 ans.

Mais c'est une moyenne. C'est une moyenne. On a des cas où c'est 25 30 %.

Tout à l'heure quelqu'un m'a dit "Moi, je suis passé de 600 € il y a 3 euh c'était il y a 3 ans, je sais plus ce qu'il me disait. Ouais, il y a 3 ans. Non, 600 € il y a 6 ans à 850 €.

Donc il a pris 250 € en 6 ans. C'est énorme de loyer. Donc il y a un vrai souci là-dedans.

Ensuite, comment on envisagera une fois qu'on aura fait cet audit qui peut prendre un peu de temps mais on va essayer de de l'accélérer et de le faire rapidement, c'est de pouvoir dire comment on baisse les charges, comment on baisse les loyers et comment on revoit notre plan de rénovation thermique et on change de méthode pour la rénovation thermique avec l'objectif de maintenir les familles dans leur logement et non pas de les forcer à partir pour ensuite transformer les logements en logements moins sociaux pour louer à des familles et cetera. Et donc la question d'intégrer là-dedans la cohabitation euh d'offrir euh de de d'organiser, elle peut se faire dans le cadre d'une rénovation d'immeubles et d'une rénovation de de ces plans-là. Et ça pourrait être très intéressant.

Mais vous savez, juste pour terminer, notre idée des conseils de quartier, de la de la redynamisation des conseils de quartier, c'est aussi l'idée de de de donner plus de pouvoir au conseil de quartier pour intervenir sur des sujets qui les concernent. Et le logement, c'est un sujet qui concerne les habitants, donc les conseils de quartier. Vous m'avez parlé tout à l'heure du budget participatif.

Nous, on va vraiment multiplier, monter en puissance pour augmenter considérablement le budget participatif en disant finalement les gens, ils peuvent décider avec le budget participatif d'aménager mieux que nous nous pourrions le faire. Je ne sais pas mais vous connaissez ce coin, vous vivez en face toute l'année, vous avez peut-être une idée meilleure que celle d'un urbaniste ou d'un architecte de quoi faire de cet endroit-là qui est en face de vous qui pour le moment est recouvert euh et euh de gouder et bien dans le cadre de ces de du budget participatif, c'est vraiment de et des conseils de quartier, c'est vraiment de faire confiance aux gens pour proposer, y compris ce genre de choses. Comme vous disiez tout à l'heure, si on fait le diagnostic et qu'on voit que dans cette zone les familles monoparentales représentent tant de de pourcentage que il y a un problème d'adaptation des logements pour les familles monoparentales, qui a une volonté, on lance un appel, est-ce qu'il y a une volonté de cohabitation dans le quartier entre familles monoparentales ?

Bon, on a je sais pas 200 familles monoparentales qui nous disent "Oui, on a une volonté de cohabitation." Qu'est-ce qui nous empêche ensuite d'organiser les matchs comme on dit maintenant ? Bah, vous voyez ce que je veux dire ?

Mais ça tout ça peut partir aussi du conseil de quartier. Et j'insiste là-dessus sur notre méthode. Notre méthode c'est aussi beaucoup tenir compte des initiatives qui partent d'en bas parce que ça marche mieux que celles qui partent d'en haut souvent.

Et c'est pas pour dénigrer le travail d'en haut hein. On fait les agents de la ville font aussi un bon travail et les politiques sont aussi capables. Mais ça peut mieux marcher.

C'était juste pour rebondir sur ça. C'est vrai que euh il y a un politicien qui avait dit qu'en fin de compte tout ne se joue pas sur la présidentielle et au contraire devrait se jouer dans les municipales. Il y a et les municipalités sont mis à l'écart de tout ça. vaut mieux demander à des conseils associatifs ou de quartier quel est réellement le besoin que ça soit des familles monoparental ou même des familles oui reconstitué ou n'importe et c'est vrai que là c'est là où le bamo est dans la société et je pense que vous avez raison c'est que il va falloir faire des audits au niveau des logements des logements sociaux pas que mais aussi sur des logements vacants.

Il y a pas que des logements vacants, il y a aussi des logements sociaux qui sont pas adaptés parce qu'ils sont pas rénovés. Bon, ça fait 5 ans que je suis ici et je vais vous dire ça fait 5 ans que je me bat pour qu'il y ait des rénovations. Ouais, cétait juste.

Je l'ai encore vu tout à l'heure. On était en porte d'apport dans le 12e. On a filmé.

Moi, je suis scandalisée de la façon dont on laisse les choses. Je vois des parties communes qui sont dans un état lamentable et je me dis mais les gens payent des charges pour l'entretien de leur partie communes, de leur jardin et cetera et et les charges vont vraiment exploser hein. Et pourtant les les euh on lève le doigt he on est pas écouté.

Non, mais je vais vous dire ça fait ça fait 5 ans que je me parle. Vous êtes en association de locataire, vous écrivez les courriers. Non, mais on en est arrivé euh à se dire euh faut judiciariser tout ce qu'on fait.

Donc euh puisqu'on n'arrive plus à établir le dialogue avec les bailleurs sociaux et là c'est là qu'il y a un vrai scandale honnêtement. Le les bailleurs sociaux parisiens, ils sont dirigés par la ville de Paris. Nous sommes euh vraiment les pouvoirs sont considérables.

Il faut jouer son rôle. Je vais vous dire franchement les choses. Euh je suis maire de Paris demain.

J'ai euh je nomme parce que je peux pas y aller moi-même et cetera, mais je nomme des adjoints au maire présidents de Paris Habitat, de RVP et cetera. je les nomme président, ils sont là pour mener une politique, veiller à ce que la politique que l'on définit s'applique. Donc et comme ils ont ils sont élus, ils sont aussi représentants des des habitants vis-à-vis de l'administration de que qu'elle est le bailleur social.

Ils ont un rôle donc d'orientation, de guide, de surveillance et et d'intervention aujourd'hui. Et je vous assure, enfin aujourd'hui rien de tout cela n'a été fait. Moi, je les connais, c'est je les connais.

Je vous garantis que je me suis battu, ça fait 4 ans que je suis députée. Je me suis battue parce que quand je vais dans un appartement qui a des champignons que la la maman dont je vous parle, elle a elle est malade de la respiration, elle saigne du nez tous les matins à cause de ce qu'elle respire. Son bébé qu'elle avait avec elle aujourd'hui est malade.

Il a de l'asthme et donc pour essayer de le préserver, elle le met à la crèche de 9h du matin à 18h tous les jours pour pas qu'il respire l'air de la maison. Elle a déjà fait, c'est des fausses couches à 7 mois et 8 mois de grossesse. Elle a déjà perdu deux bébés.

Et quand les médecins lui ont dit "On peut pas les sauver parce qu'en fait ils sont empoisonnés par l'air donc le cerveau n'a pas été et donc c'est on je lui dis bon bah là on est au stade on va porter plainte contre le bailleur donc on prend un avocat on prend le machin on porte plainte contre le bailleur et la mairie du 20e est au courant la mairie de Paris est au courant et il la laissent et cette femme elle vient de perdre enfin elle a perdu sur 3 ans deux enfants parce que ça aussi on peut en parler de la façon dont les pailleurs sociaux louent leurs locaux aux associations d'ord aux associations ouais en leur disant OK on vous le donne mais vous l'aménagez à vos frais dis donc c'est pas au propriétaires d'aménager c'est pas la responsabilité du propriétaire d'aménager pour les associations en parla ce matin avec avec élu donc on vous Ouais on on prétend vous faire un cadeau mais puisque vous êtes inscrit dans ma politique publique moi je je suis maire vous êtes vous faites partie des acteurs de ma politique publique c'est quand même à moi de vous loger c'est à moi de vous installer et de vous donner les moyens de mener ma politique publique parce que vous êtes inscrit dedans et c'est pas à vous en plus de payer vos et vous êtes pas les seuls. Je connais le système par cœur. Ça va je vous dis franchement quand on arrive et qu'on dit ah nous on arrive avec un programme de rupture.

Il y a des gens qui disent ils sont chiants les insoumis là avec leur radicalité. Maintenant on est qualifié d'extrême gauche, vous avez qu'à voir. Mais en réalité tout ce qu'on vous dit c'est le système tel qu'ils l'ont instauré depuis 25 ans, il mène à tout cela. il mène à tous ces dysfonctionnements.

Si vous voulez le changer le système, bah il faut accepter de dire on le on en change. Moi je vous dis plus de subvention par appel à projet, ça peut être mais marginal. L'essentiel c'est le la subvention pluriéannuelle.

Je vous dis on arrête de louer comme ça. Donc je vous loue ici ensuite je vous verse une subvention, vous la versez à Paris Habitat. Paris habitat me verse des dividendes parce que n'oubliez jamais ça.

Vous êtes à RVP 40 millions de dividendes à la ville de Paris l'année dernière. que il y a je pense que on doit voilà à moins qu'il y a quelque chose de très très urgent vraiment non négociable à juste une chose il y a vous avez parlé il y a des femmes qui qui perdaient un conjoint par exemple pour un divorce ou peut-être un décès ou quoi que ce soit mais il y a aussi des femmes qui ont à la charge leur mère par exemple et ça c'est pas prêt encore. des aidants monoparentaux.

Effectivement, c'est c'est vrai que nous on a pas mal de cumul cumul aussi he de de famille monoparentale et d' familial et ça revient à la question du logement tout à l'heure qui est bah où est-ce qu'on peut aller vivre ? Finalement, on retourne vivre chez ses parents et on se retrouve à être à la fois et dans le on a on connaît très bien le sujet puisque figurez-vous qu'on a on a parmi nos nos colistiers une maman de du quartier de la Réunion dans le 20e qui a pendant 8 ans vécu dans l'appartement avec sa mère. Elle était venue s'y installer quand sa mère a fait un AVC.

Euh donc elle elle était parent enfin enfant aidant de sa mère pendant 8 ans. Sa mère était en situation de handicap et sa mère est décédée là il y a pas très longtemps en septembre et euh la mettre dehors. Ouais.

Et sauf que cette femme c'est pas pour faire pleurer hein, mais tu la connais Amanda, cette femme elle a deux enfants je crois ou trois et dont un qui a été victime de violence policière en 2023. Il était sur le scooter, vous savez, il y avait trois enfants sur un scooter. La police a percuté et son fils était sur le scooter.

Il avait 14 ans, 13 14 ans et il est devenu handicapé. Donc maintenant, elle vit dans cet appartement. Sa mère est décédée en septembre.

Elle elle vit avec ses enfants dans cet appartement avec un enfant handicapé désormais. et Paris habita là va l'expulser à la fin de la trêve hivernale. Donc typiquement c'est c'est un tel scandale.

Alors Ramada c'est une battante mais au bout d'un moment vous avez beau être battante ça va quoi. C'est trop dur quoi. Et donc typiquement là c'est le genre de situation où non le bailleur social mais pas dehors la personne mais là il y a zéro humanité rien.

Il y a aucune compréhension c'est fermé comme ça. Alors que la loi dans le dans partout ailleurs peut être différente. Chez un bailleur privé, vous avez plus de chance d'avoir de l'entend de l'écoute et de la compréhension que chez le bailleur social.

Donc on est d'accord, il y a beaucoup à réviser. Mais ce sont aussi, il faut vraiment entendre bien que c'est des c'est des questions politiques de comment on traite et comment on voit le logement public, quoi. Si vous le voyez comme un un service que vous rendez à des gens, bah vous allez mépriser les gens.

Mais si vous le voyez comme un droit que ont les gens, vous vous comportez autrement. C'est ça aussi qu'on doit réussir à changer dans la la pratique qu'il y a depuis au moins 2008. C'est-à-dire le la bascule, c'est quand même SarkoZi qui l'a fait le premier, mais après elle n'a plus jamais cessé.

Parce que si vous vous avez un souci avec votre loyer et puis vous le payez pas, vous inquiétez pas qu'on vous met en 2 minutes les soci. Alors ce qu'on peut retenir je pense de toute cette intervention effectivement il on a vraiment trois priorités enfin en tout cas essentiel la justice fiscale c'est très important bien sûr Et.