Discours sur l’état de l’Union européenne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Quelles mesures fortes ont été discutées concernant votre portefeuille ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Le mécanisme de protection civile est-il suffisant face aux feux de forêt ?
- 10:20OuverteRéponse directe
Que peut faire l'Union européenne face aux discriminations LGBTQI en Turquie ?
- 12:31OuverteRéponse directe
Quelles leçons tirez-vous des cyberattaques et menaces hybrides ?
- 14:43OuverteRéponse directe
La stigmatisation des migrants est-elle devenue plus courante en Europe ?
- 19:07OuverteRéponse directe
Que recouvre le statut de membre associé pour le Canada ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Adja LabibFait
« Never waste a good crisis »
- 4:29Adja LabibPromesse
« Vous avez demandé le triplement de ce budget pour aller au-delà des 10 milliards d'euros pour l'exercice 2028-2034. »
- 5:12Adja LabibChiffre
« On a eu des feux un peu partout dans l'Europe de façon simultanée avec quatre vagues de chaleur qui ont coûté la vie à plus ou moins 35000 personnes. 6600 hectares partis en fumée. »
- 5:56Adja LabibChiffre
« Notre mécanisme de solidarité activé 10 fois au sein de l'Union européenne, deux fois à l'extérieur au Chili et en Tunisie où on a pu répondre de façon positive à toutes les requêtes. »
- 6:41Adja LabibChiffre
« 660000 hectares qui sont partis en fumée. L'année dernière c'était 1 million d'hectares. »
- 6:41Adja LabibChiffre
« 220000 personnes en danger qui ont dû partir parfois en quelques minutes quitter leur maison sans savoir s'ils allaient la revoir. »
- 29:02Ursula Van Der LeyenFait
« Les enfants se retrouvent ainsi privés de leur enfance. Ils ont besoin de temps pour se construire, pour grandir au contact des autres. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France 24 LCP public Sénap présente.
[musique]
Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre au Parlement de Strasbourg pour ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires. En cette semaine très particulière puisque c'est celle du grand discours annuel sur l'état de l'Union de la présidente de la Commission européenne Urzula Van Derleyen, nous avons le plaisir de recevoir l'une de ces commissaires emblématiques. Il s'agit d'Adja Labib. Bonjour. Bonjour. Euh je rappelle que vous êtes en charge de de secteurs très visibles et stratégiques euh puisqu'il s'agit de la coopération internationale, de l'aide humanitaire, de la réaction aux crises, de l'égalité.
Vous êtes belge, ancienne grande reporter en Afghanistan au Moyen-Orient, euh ancienne présentatrice aussi et ancienne ministre des affaires étrangères qu'on peut qualifier de centrice puisque vous ne vous situez ni à droite ni à gauche. J'ai cru comprendre. Vous étiez présente effectivement lors de ce discours de la présidente devant l'hémicycle. Est-ce que concernant votre portefeuille vous pouvez détailler quelques mesures fortes qui ont été discuté ? Alors, permettez-moi de de reprendre la phrase d'ouverture où la présidente a dit "C'était le meilleur des temps, la meilleure des époques et la pire des époques à la fois".
En reprenant une phrase de Charles Dickens, auteur anglais que je peux traduire dans sa langue de Shakespeare en disant "Never waste a good crisis". Ne ratez jamais une bonne crise parce que c'est l'occasion de construire, d'avancer et d'étendre son horizon. Vous savez, il y a quelques années, 2022, on avait seulement 200 pompiers prépositionnés dans l'Europe, dans les pays à risque d'incendie. On avait un petit instrument qui commençait à naître qui était notre réserve stratégique. Aujourd'hui, cet été, on avait 800 pompiers prépositionnés, prêt à répondre aux incendies dans six pays à risque d'incendie. Alors, c'était l'heure aussi de vérité. C'était l'été de toutes les vérités.
une une vérité qu'on doit regarder en face aujourd'hui, c'est que on est face à des événements naturels extrêmes qui ne sont plus extraordinaire. C'est la nouvelle norme malheureusement et donc il va falloir les anticiper. Et ce discours, je vois je dois le dire m'a m'a ravi parce qu'il répond à toutes nos attentes et à tout ce qu'on est en train de mettre en place, à savoir un groupe d'experts qui est en train de tirer les leçons de cet été, un autre groupe qui va produire un document sur lequel on va bâtir notre première notre prochaine réponse l'été prochain. Alors Adjalabib, comme chaque semaine, nous allons euh regarder quelques nouvelles choisies.
C'est l'Europe en bref que nous propose Isabelle Romero.
[musique]
Un drone a frappé la ligne de train Varsovikiev à la frontière polonaise. Une voix empruntée quelques minutes plus tôt par l'ancien premier ministre Boris Johnson et d'autres personnalités européennes. Le lendemain, la Lituanie était visée par un drone et un hélicoptère danois par une fusée provenant d'une frégate russe. Alors que la Finlande a décidé de rejoindre le groupe de dissuasion nucléaire avancé proposé par la France, Jean-Noel Barreau, ministre des affaires étrangères, a réaffirmer la détermination des Européens. [musique] Rien ne peut nous intimider. Rien nous fera abandonner notre stratégie de soutien à l'Ukraine, de pression sur la Russie et de préparation de la paix.
Lors du discours sur l'état de l'Union, Ursula Van Derleyen a proposé au Canada de devenir un membre associé de l'UE. Un rapprochement souhaité par les deux partenaires face aux pressions croissantes de Donald Trump. Le président américain a qualifié cette proposition de ridicule, menacé d'augmenter les droits de douane et même de rompre les échanges commerciaux avec lui. Marc Carnet, premier ministre canadien a rétorqué. Nous ne voulons pas le pouvoir [musique] pour dominer les autres.
Au contraire, nous recherchons la résilience pour que personne personne ne puisse contrôler nos marchés, mettre en doute notre souveraineté et menacer notre intégrité territoriale ou minimiser la liberté de nos démocraties et l'état de droit. Cet accord pourrait concerner la défense, les minéraux critiques, l'IA ou l'espace. Mais une dizaine d'États européens n'ont pas encore ratifié le CTA, accord de libre échange entre le Canada et l'UE. Ursula Van Derleyen a aussi présenté un grand plan sur la résilience climatique.
Revenant sur les feux de forêt qui ont ravagé l'Union européenne, elle a souligné qu'il fallait anticiper en s'appuyant sur le mécanisme de protection civile de l'UE pour mutualiser les expertises et les moyens. Adjalabib, parlons justement de ce qui a été activé cet été, à savoir le fameux mécanisme de protection civile qui permet la solidarité entre les 27 face au feu de forêt. L'Europe a flambé d'un coup toute l'Europe, est-ce que c'est suffisant ? Du coup, vous avez demandé le triplement de ce budget pour aller au-delà des 10 milliards d'euros pour l'exercice 2028-2034. Une dizaine de pays fruot refusent une augmentation globale du budget demandé par la Commission européenne.
Donc un doublement à 2 % de notre PIB, notre richesse à 27. Euh est-ce que c'est mal engagé pour vous ? Bon c'est mal engagé si on ne tire pas les leçons de ce qui s'est passé cet été. On a eu des feux un peu partout dans l'Europe de façon simultanée avec quatre vagues de chaleur qui ont coûté la vie à plus ou moins 35000 personnes. 6600 hectares partis en fumée. Notre mécanisme de solidarité activé 10 fois au sein de l'Union européenne, deux fois à l'extérieur au Chili et en Tunisie où on a pu répondre de façon positive à toutes les requêtes. Mais là, on est vraiment au maximum de ce qu'on peut faire.
Et ce qu'on sait déjà à travers toutes les observation scientifiques, c'est que ça va se reproduire. Soit on continue à courir après les catastrophes en essayant de les éteindre euh soit on les prévient, on les anticipe et on les empêche de survenir. Et donc moi ce que je propose c'est d'anticiper ces feux euh d'éviter qu'ils surviennent, de se préparer. C'est pour ça que je suis d'ailleurs la première commissaire à l'anticipation et à la gestion. Donc mon but, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus de feu. Alors on peut peut-être pas tous les empêcher, mais on peut très certainement réduire. Vous savez aujourd'hui c'est 660000 hectares qui sont partis en fumée.
L'année dernière c'était 1 million d'hectares. Donc déjà on a quand même un progrès. Mais ce qui nous a marqué cette année, c'est que ces feux ont touché de plus en plus des grandes villes comme Bordeaux et ont entraîné l'évacuation de 220000 personnes. 220000 personnes en danger qui ont dû partir parfois en quelques minutes quitter leur maison sans savoir s'ils allaient la revoir. Pour ça qu'il faut prendre les citoyens à bord. C'est pour ça que j'ai présenté aussi les 72 heures de résilience. Non pas seulement pour rester à la maison en situation de crise, mais aussi pour partir pour pouvoir partir dans un temps record et savoir que prendre.
En attendant 22 Canadaires, c hélicoptères, des moyens terrestres. C'est ce mécanisme de protection européen. Les pays aussi doivent prendre leur part, doivent acheter aussi de leur côté et renforcer parce que ça peut pas tout ne peut pas passer par l'Union européenne. Oui, il faut savoir qu'en situation de crise, l'État est toujours le premier à répondre. il est souverain et ce n'est qu'en 2e ressort qu'il active un mécanisme européen. Là où on est vraiment une valeur ajoutée, c'est qu'on peut créer un pool en fait commun euh pour partager des Canadaires, des hélicoptères, tous les États.
Euh imaginez-vous si tous les États se mettaient à acheter des Canadaires, 10 Canadaires chacun, mais c'est énormément d'argent. Par contre, si on crée un pool européen comme on en a aujourd'hui, euh et bien ça permet de distribuer et aux États aux petits États comme au grand, d'ailleurs, on l'a vu en France cet été, de bénéficier euh de d'une réserve stratégique qu'on partage et c'est ça la valeur ajoutée de l'Union européenne.
Maintenant en fait, on découvre de plus en plus avec le réchauffement climatique et il faut pas oublier que le continent européen est celui qui se réchauffe le plus sur la planète et bien on a beaucoup plus besoin de ces avions, de ces hélicoptères, de ces de ces moyens terrestres aussi que il y a 10 ans. Alors les Européens ont fait face, vous l'avez dit à une canicule sans précédent.
Pourtant, votre Commission européenne, elle est accusée par ailleurs d'avoir fait passer des lois dites omnibus pour réduire les obligations environnementales des entreprises, des multinationales, de des transporteurs, des agriculteurs et donc d'annuler les effets bénéfiques, la baisse de CO2 prévue par le pacte vert. Est-ce que est-ce que la Commission européenne elle est à contre-courant du réchauffement ? On a euh pas perdu de vue les objectifs de Paris.
Donc pour ce qui concerne du réchauffement climatique, on maintient la barre mais il faut vraiment prendre tout le monde à bord et être sûr que nos industries euh continuent à être compétitive, qu'on continue aussi à booster la recherche et le développement, que nos citoyens aussi sont à même de répondre à ces exigences alors que ailleurs, si aujourd'hui par exemple l'Union européenne pollue à peu près représente à peu près 6 % des émissions de gaz à effet de serre, la Chine représente 30 %, les États-Unis 11 %, une dizaine de pour l'Inde. Donc c'est un effort collectif.
Le problème c'est quand on a une distorsion quelque part entre les objectifs de l'Union européenne et puis des des concurrents qui tirent les bénéfices de ces objectifs qu'on se fixe et qu'on respecte et d'autres qui ne les respectent pas et qui en même temps développent l'électrique et cetera et qui deviennent vraiment des compétiteurs qui inondent nos marchés par ailleurs de ces nouvelles technologies.
Donc, il faut vraiment travailler à de nouveaux partenariats et c'est pourquoi d'ailleurs on a proposé avec la présidente ce nouveau partenariat euh au Canada avec des matériaux critiques, des terres rares qui sont essentielles, une production industrielle aussi euh entre autres les Canadaires et un partenariat économique, le CTA qui a déjà fait ses preuves puisque la balance commerciale est tout à fait à l'avantage de l'Union européenne. Vous êtes aussi en charge madame la commissaire de la lutte contre les discriminations. C'est ce que recouvre le terme égalité. On parle en particulier beaucoup des LGBTQi. Vous vous réjouissez d'un mieux en Hongrie Victor Orban sans doute.
Et puis par contre en Turquie et bien il y a des minorités emprisonnées massivement par centaines. Que peut faire l'Union européenne ? Alors, en Hongrie, c'est clair. Euh, je me suis rendue tant quand euh euh c'était sous Urban et que la Pride était interdite, par exemple, euh pour euh euh voilà, transmettre un message fort euh de condamnation euh de cette interdiction euh de marche des fiertés à laquelle j'ai moi-même aussi euh participé cette année. J'ai rencontré tous les membres du gouvernement, communiqué avec le ministre de la justice. Je suis ravie que cette marche a été autorisée et que la Hongrie regarde à nouveau et retrouve sa place pleinement au sein de la famille européenne.
Maintenant, la Turquie, comme vous le savez, est un pays candidat qui ne fait pas encore partie de l'Union européenne. Le chemin est encore long. On le voit surtout avec ce qui vient de se passer tout récemment avec cette sorte de purge, on peut le dire, qui s'est traduite par l'arrestation euh de représentant de la communauté LGBT. J'en suis euh vraiment désolé. Nous aurons certainement des échanges parce que si la Turquie est un état candidat, elle doit se rapprocher aussi de nos valeurs. Et notre union est une union de la diversité, une union où tout le monde doit se sentir inclus et accepté.
Peu importe pour l'instant ces négociations sont gelées et elle et elle ces négociations sont gelées. Elles s'éloignent hein. Elles s'éloignent. Alors au chapitre de la préparation des crises, très important pour vous. Euh, on voit de plus en plus présente dans notre quotidien de survol des 27 qui se multiplient des cyberattaques aussi ou des menaces de cyberattaque. Quelle leçon vous en tirez ? La leçon que j'en tire, c'est que nous sommes ni en situation de paix ni en situation de guerre et que ce qu'on appelait des menaces hybrides sont de moins en moins des menaces mais des risques réels sur notre sol.
Je me suis rendu tout récemment en Roumanie où euh très régulièrement des morceaux de drones, voire des drones entiers tombent sur la frontière représente des risques tant pour pour les enfants qui jouent sur les plages euh que les adultes qui les ramassent dans leur champ. Et voyez ce qui s'est passé aussi à l'aéroport de Leips où on a arrêté à toute dernière minute euh en Allemagne euh une attaque euh terroriste qui aurait pu vraiment avoir un impact majeur euh sur le sol européen. Donc on est dans une situation vraiment euh grise où il faut regarder la situation la vérité en face.
c'est que cette guerre qui s'estvie en Ukraine contamine de plus en plus le sol européen et il faut se préparer à ces menace. Vous savez aujourd'hui la guerre, elle commence dans notre poche, dans nos smartphones avec des manipulations de l'information massive. Je me suis rendu en Moldavie aussi où vous le savez, des élections ont été remportées malgré tout par Maya Sandou par une force démocratique. Malgré toutes les tentatives de manipulation et d'achat aussi des voies euh des citoyens, vous savez qu'en Europe, on va vers cette élection très importante.
Si cette élection entre autres en France aussi en Allemagne, la Suède vient d'en avoir, qui sait si on va être manipulé, si nos citoyens ne vont pas se retrouver massivement manipulés par des forces étrangères. Donc il faut éduquer nos citoyens, nos médias aussi. Vous faites partie du pilier démocratique et donc avoir ça en tête tous ensemble.
Adjalabib, quand vous voyez progresser des partis d'extrême droite comme l'AFD en Allemagne qui a marqué des points dans des élections locales, les démocrates de Suède dans les dernières élections qui donne un peu le ton sur beaucoup de sujets en particulier migratoire, bientôt des élections en France avec le Rassemblement national en tête des sondages. Est-ce que vous trouvez que la stigmatisation des migrants est un discours qui est devenu plus autorisé, plus courant dans nos sociétés européennes ? Notre union s'est bâtie sur la diversité. Il n'y a qu'à regarder l'hémicycle parlementaires. Vous y voyez des opinions variées, divergentes, malheureusement de plus en plus polarisé.
Ce qui fait la richesse de ce Parlement, des institutions européennes, c'est précisément l'échange, la diversité, la différence. Maintenant, jouer sur les peurs, le repli sur soi, c'est exactement à l'encontre du projet européen qui est un un projet d'unité, de se s'unir dans la diversité et de valeur. Et donc, il faut se rappeler pourquoi on a construit cette Union européenne et revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire le respect, la liberté, la paix. C'est un projet de paix. Et ce que prône les extrêmes en fait, c'est tout sauf la paix. c'est le repli sur soi, la peur de l'autre.
Et donc voilà, ce sont des discours populistes, malheureusement simplistes et qui sont manipulés en plus par des puissances malveillantes comme la Russie et on le voit aussi les États-Unis qui soutiennent des groupes d'extrême droite. Et c'est pour ça qu'il nous faut aujourd'hui étendre nos partenariats. On en a à peu près 80. Nous sommes certainement l'union qui a le plus d'accords au monde. Et pourquoi ces accords ont lieu ? Parce que les gens, les autres pays aussi pensent que nous sommes encore ce phare dans la nuit quand il s'agit de respect, de valeur, de démocratie et de principes et et de bien-être aussi de protection de nos citoyens. Merci à Jalabib d'avoir été notre invité.
Merci à vous de nous avoir suivi. Vous restez en notre compagnie avec les chaînes parlementaires. C'est l'heure du débat consacré justement au débriefing du fameux discours sur l'état de l'Union ici même dans cet hémicycle de Strasbourg par Urzula Van Derleyen. À tout de suite. Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen où tous les yeux et les oreilles étaient tournées le 16 septembre vers la présidente de la Commission européenne, Urzula Van Derleyen, a en effet prononcé son traditionnel discours sur l'état de l'Union.
un discours fleuve, le 6e du genre sur les grandes orientations de sa politique européenne pour l'année à venir et puis avec quelques annonces en matière de diplomatie devant les élus européens et en présence du premier ministre canadien Marc Carney, Ursula Van Derleyenon a fait une proposition inédite que le Canada devienne un membre associé de l'Union européenne du jamais vu pour un pays du continent américain donc non européen. La présidente de la Commission a également réaffirmé le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine et le besoin d'une solidarité entre les 27 euh pour gérer les flux migratoires dans un contexte euh de monté des nationalistes en Europe.
Ursula Van Derleyen a aussi annoncé une loi de protection de l'enfance face aux réseaux sociaux, le Kids Act avec l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 13 ans. Alors pour commenter ces annonces, on accueille sur ce plateau trois euros députés. Virginie Jon. Bonjour, vous êtes heureux député française, membre du groupe membre du Rassemblée national en France et du groupe des patriotes pour l'Europe ici au Parlement européen. On accueille également Laura Balarine. Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé espagnol socialiste et puis Dir Götting, vous êtes en notre compagnie aussi eurodéputé néerlandais du groupe du Parti populaire européen.
C'est euh le groupe de la présidente Vaner Leyen. Euh d'ailleurs euh on va on va tout de suite regarder ce Canada membre associé de l'Union européenne. C'est la proposition d'Urzel Vanerle. Euh, on l'écoute. Nous voyons le monde avec les mêmes yeux, de l'IA au changement climatique, de l'Arctique à la géopolitique. Mais par-dessus tout, cher Marc, l'Europe et le Canada croient en la démocratie. Nous croyons que ce pouvoir n'appartient ni au plus fort, ni au plus riches, ni à celles et ceux qui font le plus de bruit. C'est notre bien à tous. Ce partenariat ne se dresse pas contre qui que ce soit, mais vise à mettre nos forces en commun.
En un mot, nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible. Je voudrais donc œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'Union européenne. Et d'ailleurs, le premier ministre canadien écouté, il a donné lui-même un discours écouté par la présidente de la commission le jeudi dans ce parlement. une annonce assez inédite quand même pour un pays du continent américain qui deviendrait membre associé de l'Union européenne. Pour vous, ça recouvre quoi exactement ? Ça changerait quoi concrètement ce statut nouveau, inédit pour le Canada ? Mais je pense que pour pour moi c'était surtout un signal de solidarité avec le Canada.
Ils sont en guerre commerciale très forte avec les États-Unis. Ils sont sous une très forte pression et d'ailleurs ils sont aussi un partenaire très fiable de l'Europe et on a euh le CTA le traité de libre échange mais il travaille aussi avec nous sur la défense sur des questions de défense. Elle cherche manière de se rapprocher de Marcarnet qui a aussi dans une certaine manière donné cette coup de départ à une réflexion sur OK, si les États-Unis sont plus avec nous, qu'est-ce qu'on fait nous les démocraties avec une libéralisme social qui qui ont un système sur basé sur le droit ? Qu'est-ce qu'on fait ?
On doit travailler ensemble et je pense que c'est très bon qu'on cherche nos partenaires et on les regroupe parce qu'en ce moment-là l'Europe est très faible et seule. Virginie Joron, ce statut de membre associé de l'Union européenne pour le Canada, d'abord est-ce que vous y êtes favorable et puis est-ce que c'est un pied de nez qui est fait à Donald Trump ? Donald Trump qui est en train de lâcher les Européens sur tous les plans commerciaux, sécuritaires, démocratiqu même déjà comprends pas trop la démarche parce que déjà 27 étamment, on a du mal à se faire entendre. On rajoute quelqu'un en associé déjà le statut juridique, je ne sais pas, on va voir ce ce qu'il y aura dans les tiroirs.
Mais en tout cas de la coopération avec le Canada, il y a déjà, je vais vous donner un exemple, dans les relations commerciales, l'Europe a commandé des Canadaires auprès du Canada. Euh donc ça se fait déjà euh sans qu'il y ait un lien, il y a un traité commercial, le CTA, le CTA que la France a encore refusé parce qu'effectivement pour les intérêt de nos agriculteurs et bien on maintient euh ce n' pas encore ratifié effectivement on maintient cette cette interdiction. Je pense qu'il faut d'abord penser à l'Europe, aux Européens et notamment les Français. Et voilà. Donc qu'est-ce qui qu'est-ce qu'est-ce qu'il y a dans cette proposition ?
Évidemment, on voit effectivement, mon collègue le rappelle, il y a une situation géopolitique qui est peut-être une opportunité pour madame Vanderienne de se positionner par rapport aux États-Unis et contre Trump. C'est plutôt la lecture que nous faisons. Alors Laura Balarine, Urgula Van Derleyen veut aussi créer d'ailleurs un conseil de sécurité européen élargi avec le Canada, le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Norvège avec une réunion automatique. Elle a parlé de l'article 4 du traité de l'OTAN. Donc c'est ça veut dire une réunion automatique de ses membres si un pays est attaqué sur son sol. On sait qu'il y a des attaques de drone. Il y en a eu d'ailleurs en Allemagne.
Euh c'est un nouvel autant en quelque sorte qui ne qui ne dit pas son nom pour vous. Bon, je crois que c'est évident que les États-Unis de Donald Trump ont montré plusieurs fois que on ne peut pouvons compter sur eux, que leurs priorités ne sont pas nécessairement les priorités de l'Europe aussi en matière de sécurité et défense. Alors euh la présence de le premier ministre Carni cette semaine ici à Strasbourg envoie un message très fort que l'Europe et le Canada veulent renforcer les les liens entre les pays ou les territoires que partagent leur vision de monde sur les climats, sur les IA, sur l'énergie et aussi en matière de sécurité et defend je crois. Et sur la démocratie peut-être ?
Oui, bien sûr et surtout sur les oddes globales internationales que est mis en question je crois récemment. Je crois que l'Europe doit renforcer les liens et les partenariats avec cette région du monde, pas uniquement avec le Canada, aussi avec l'Amérique latine, l'ande au plusieurs partenaires. Dir Goting, on va parler d'immigration puisque'Orours Sola Van derlen dans son discours a aussi exprimé la solidarité de l'Union européenne envers l'Espagne du premier ministre socialiste Pedro Sanchez après la crise migratoire cet été à Seouta l'enclave espagnol au Maroc avec l'arrivée massive de dizaines de milliers de migrants dans cet enclave.
Il était temps d'exprimer cette solidarité alors que la droite européenne cet été, votre famille politique a beaucoup critiqué le socialiste Pedro Sanchez sur ce dossier. Ben oui, je pense que aussi des critiques ont été très proportionnelles en effet par rapport au fait qu'on a qu'on a constaté tous. Je pense que il faut commencer avec la situation que monsieur Sanchez en premier ministre, il a régularisé beaucoup de monde sans en parler avec ses collègues européens. Il a il a aussi essayé mais Georgia Méloni en Italie qui est de droite aussi il a aussi essayé de bloquer la régulation pour renvoyer des bigro qui peuvent plus rester sur le sol européen.
Du coup, les collègues de monsieur Sanchez, ils sont un peu dit "Bon, maintenant que vous avez un problème, que vous savez en avant que et tous ces gens allaient arriver que maintenant vous avez besoin de solidarité, alors il faut le demander." Et là, je pense que c'est correct de soutenir parce qu' c'est aussi vrai qu'il a renvoyé beaucoup de ces gens qui sont venus, il a renvoyé aussi avec force vers le Maroc. Mais il faut aussi mettre un peu en perspective euh le le laagne politique du Premier ministre et je pense que c'est compréhensible maintenant que Ourlavand dit ça. Mais pour nous, la situation reste inacceptable.
Les gens, les citoyens en ce temps restent sous pression énorme de sécurité et de incertitude. Et je pense que c'est le gouvernement de Pedro Sanchez et pas à l'Europe de résoudre ça. Et d'ailleurs, Urgula Vanderle a annoncé un nouvel instrument européen de gestion de ce type de crise euh de nouveaux donc outils pour réguler les flux migratoires quand il y aura finalement des arrivées massives à la frontière mais qui sont poussées par les États. Vous voyez des Oui, les attaques hybrides comme on appelle ça comme on a vu là cet été puisque c'était ça faisait partie d'un des rapports que nous avons tous vu. Moi je suis contente de l'entendre mais on a perdu beaucoup de temps.
Nous on veut pas que ces 80000 800 migrants si si on lit les rapports puissent rester sur notre sol. Nous avons pas les moyens. Euh donc il est évident que dans la lecture que moi j'ai du discours de madame Vandalarienne, elle a déjà dit une chose intéressante. Elle a bien dit que c'était une frontière européenne. Donc qui dit frontière européenne ? On applique les traités. Mais aussi il faut aussi que le gouvernement socialiste prenne ses responsabilités à avoir un discours ferme. On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Et de ce fait, il faut appliquer les traités. Et dans la lecture du discours Vline, je n'ai pas entendu l'application des mesures de retour.
Laura Balarine, est-ce que vous sentez une réelle solidarité européenne ? D'ailleurs, après les mots de vos homologues eurodéputés sur ce plateau, une véritable solidarité européenne envers l'Espagne après ce qui s'est passé à temps. Pas du tout. En fait, comme espagnol euh je suis très triste d'entendre le mot du Parti populaire européenne en parlant d'une crise humanitaire, une crise humanitaire qui affecte l'Espagne mais aussi l'Europe. Ursula Vl Espagne, c'est Europe. Et je suis contente d'entendre ces ces mots mais triste d'entendre un parti populaire que essaie d'utiliser cette crise pour attaquer un gouverne espagnol. Oui.
Est-ce qu'il faut déroger au droits d'asile pour gérer ce type de crise en urgence avec cette arrivée massive sur m'exprimer sur la pas solidarité que qu'on a entendu cet été ? Parce que comme vous avez dit, le pacte de migration européenne est basé sur la solidarité, une solidarité que nous les espagnols n'ont pas un senti. Non euh cet été surtout euh de quelques pays membres, pas la France mais quelques pays membres que dans les passés euh on ou de crise migratoire et humanitaire. Et nous on était dans ce côté. On parle de l'é en Italie, on parle euh à Grenlande avec la Danemarque, on parle aussi en Pologne et roumaine euh quand ils ont des attaques euh à la frontière.
C'était un rappel à la solidarité quand même de Urzula Van Derleen d'un certain point de vue, c'était un rappel à la solidarité à l'époque avec le Pologne, avec le Belarus qui a attaqué en hybride. C'était le côté des socialistes qui ont attaqué la Pologne pour renvoyer ces gens avec force et ça c'est il faut le dire aussi. Et le problème c'est nous c'est pas de force armées euh pour euh défendre Bogne et Biolo juste pour être clair, monsieur Sanchez refuse d'appeler ça une attaque hybride. Il il refuse de mettre en responsabilité les Marocains. Du coup, pourquoi nous saler les Marocains ? J'ai l'impression. Alors autre annonce importante quand même. On va on va avancer dans ce discours.
Une loi européenne sur la prétextion de l'enfance face aux réseaux sociaux. On écoute. Nous assistons à une grande confiscation de nos enfants. On leur confisque leur attention, leur concentration, leur esprit. Les enfants se retrouvent ainsi privés de leur enfance. Ils ont besoin de temps pour se construire, pour grandir au contact des autres. L'heure est venue pour l'Europe d'agir. Demain, la commission proposera Leu Kids Act. L'approche que nous adopterons sera graduelle et différenciée. Chaque âge a ses propres sensibilités et chaque âge aura donc son propre niveau de protection approprié. par exemple, pas de médias sociaux avant l'âge de 13 ans.
Cette loi sur la protection de l'enfance face aux réseaux sociaux prévoit également que pour les mineurs entre 13 et 15 ans, il y ait la possibilité d'ouvrir un compte sur les réseaux avec une autorisation parentale et des fonctionnalités limitées pour ce compte. Laura Ballarine, l'Espagne souhaite une interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans. Est-ce que c'est trop timide ce que propose la présidente de la commission ? C'està-dire en dessous de de 13 ans, on interdit, on salue cette mesure parce que on pense que c'est bon d'avoir une régulation à niveau européenne. C'est vrai qu'en Espagne, on proposé saison mais 15 c'est déjà une très bonne debout pour ça.
Mais là, on est à 13. Oui, c'est vrai que de 13 à 15 euh c'est uniquement avec contrôle parental et aussi de comptes qui sont comme avec des restrictions une heure par jour, pas de scroll infini et pas aussi de la possibilité d'avoir des comptables des inconnus pour notre enfant. Et c'est déjà un premier pas très positif. Euh le Parlement, on a demandé ça l'année dernière, plusieurs pays, l'Espagne, la France et c'est vrai que on a en on est en face de une pandémie de santé mentale physique de notre mineur. Alors, c'est vrai que en France ont demandé ça. La France a demandé ça avec force.
Est-ce que les élus du Rassemblement national vont voter pour cette interdiction de réseaux sociaux au moins de 13 ans ? Est-ce qu'il faut d'ailleurs frapper plus fort les géants du numérique qui laissent circuler par exemple des images sexualisées de jeune fille fabriqué par l'intelligence artificielle ? Alors je rappelle une chose, la France a proposé une loi, elle a été retoquée par Conseil constitutionnel parce qu'elle respectait pas la liberté d'expression.
C'est très important parce que il y a sur la forme et sur le fond, c'est un sujet qui est très important, peut pas le prendre n'importe comment et on l'a vu, Emmanuel Macron est allé trop vite et je pense qu'il faut faire plus d'impact, d'études d'impact. On n'a pas tous les tenants les aboutissants. Je suis le dossier très play parce que euh oui, il faut protéger les enfants. On est face effectivement avec des nouveaux outils. Il faut accompagner les parents. Il faut accompagner les enfants. Moi, je suis ces dossiers avec vous aussi. On a plusieurs fois échangé.
La proposition, je l'ai lu, elle est cohérente aussi avec ce que proposent les grandes plateformes puisqu'il y a quand même, on parle pas de zéro he, il y a un DSA, il y a l'article 28 qui prévoit déjà des mesures. Moi, ce qui me fait peur, c'est comment on va mettre en œuvre l'interdiction. Moi, je ne veux pas qu'on mette une une société où on contrôle tout, où on a des données de d'identité qui sont mis dans partout, dans tous les qui soi qu'on ne maîtrise plus puisqu'on l'a bien vu qu'il y a des attaques. Vous parlez de l'exemple de la nudification. J'ai passé toute une nuit à rédiger parce qu'on a eu l'omnibus de l'intelligence artificielle.
Vous savez, c'est ce fameux simplification qu'on a voulu mettre en œuvre. On a passé des heures et des heures et on a défini que c'est interdit d'utiliser des réseaux sociaux pour nudifier les les les personnes. Donc ça c'est déjà dans les tuyaux, c'est déjà encadré. Mais effectivement, il faut aller plus loin. Il faut des études d'impact. Il faut écouter aussi euh plus ce que nous ont à proposer les plateformes. Dir Goting, la présidente de la commission veut également inverser la charge de la preuve, c'est-à-dire euh les plateformes numériques, les géants de la tech américains devront prouver que leurs applications sont sûres pour nos enfants.
Est-ce que l'Union va vraiment au final gagner ce bras de fer avec les gens de la tech ? Mais on a les outils euh euh légal déjà, on a le DSA, madame Jon l'a dit. Euh et je pense que surtout sur le côté de de l'addictivité l'addiction des jeunes et de nous d'ailleurs parce que c'est pas que les sous 15 ans qui sont addictes aux écrans, on est tous addictes aux écrans et du coup euh c'est ces éléments addictifs, il doit être combattu avec une force sévère. après un âge d'interdiction très fort, on a dit en Australie que l'impact en fait est assez euh faible par rapport à la proportionnalité de la mesure.
Je suis d'accord aussi, le cours français a aussi donné quelques limites légales sur qu'est-ce qu'on peut faire. Du coup, moi j'aimerais euh mettre euh euh tous nos travails sur l'addiction, l'impact sur la psychologie des jeunes et de mettre aussi les parents au centre des décisions qui sont prises pour les enfants. Merci à tous d'avoir bien illustré ce débat. Merci à vous de l'avoir suivi. Vous restez sur notre antenne pour plus d'informations. Merci.