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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 2 janvier 2024 65 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileInstitutions & élections

Macron : opération "réarmement" #cdanslair 01.01.2024

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'en avez-vous pensé des vœux d'Emmanuel Macron hier soir ?

  • 7:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce mot-clé de réarmement ?

  • 7:12OuverteRéponse directe

    On a senti un ton grave. Il est dans quel état d'esprit en ce moment ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    On dit qu'il a changé autour de lui, son entourage. Cherche-t-il un second souffle ?

  • 10:28OuverteRéponse directe

    Quel est le message envoyé par le cadre des vœux avec les drapeaux olympiques ?

  • 12:54OuverteRéponse directe

    Ces remerciements à la Première Ministre ne signifient-ils pas qu'elle sera prochainement remplacée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurFait
    « « réarmement de l'État, des services publics, civiques, face aux dérèglements du monde. » »
  • 2:10InvitéFait
    « « Il a voulu réarmer sa politique, à mon avis. » »
  • 2:29InvitéFait
    « « Il y a eu deux réformes qui ont beaucoup bousculé le pays, les retraites et l'immigration. » »
  • 3:27InvitéChiffre
    « « Il a conservé un électorat qui est à peu près stable. » »
  • 4:23InvitéChiffre
    « « Il a toujours 80% de soutien dans les enquêtes IFOP-JDD ou IFOP-FIDUCIAL pour Paris Match. » »
  • 4:40InvitéFait
    « « La détestation, elle a eu plusieurs visages. Elle a eu l'arrogance, le mépris, les fameuses petites phrases. » »
  • 5:17InvitéFait
    « « Quand il parle de réarmement, il parle tout de suite de santé et l'hôpital, l'école et l'éducation. » »
  • 5:44InvitéFait
    « « Un discours anti-inaction, lorsqu'il a dit pas d'impuissance, l'action n'est pas une promesse, c'est une véritable obligation. » »
  • 5:54InvitéFait
    « « Et également, avec le millésime 2024, la fierté d'être français, un puissant discours anti-déclin. » »
  • 7:38PrésentateurFait
    « « Le réarmement civique, il l'a dit, le réarmement industriel, etc. » »
  • 8:21PrésentateurFait
    « « Il a parlé à plusieurs fois d'écologie, ce qu'il avait totalement omis de faire la dernière fois. » »
  • 8:39PrésentateurFait
    « « Il a lancé hier soir la campagne des européennes. » »
  • 15:01InvitéFait
    « « Les inégalités se creusent. » »
  • 40:02InvitéFait
    « une stratégie russe qui a identifié notamment la France comme un des maillons faibles dans lesquels on peut pousser pour faire parvenir au pouvoir des forces populistes »
  • 44:04InvitéChiffre
    « 82% des français craignaient des répercussions intérieures et rapides du conflit entre Israël et le Hamas »
  • 47:18InvitéPromesse
    « refaire de la France une terre de prospérité, de sécurité, d'ambition et de grandeur »
  • 51:49InvitéFait
    « il y en a beaucoup qui ont réussi parmi les élèves »
  • 55:15InvitéFait
    « une enquête récente de l'IFOP donnait un chiffre absolument terrible »
  • 56:46InvitéFait
    « avec la suppression de la taxe d'habitation, il a amputé d'une partie de son pouvoir le maire »
  • 1:00:01InvitéFait
    « il a lancé cette initiative de coalition anti-Hamas qui a fait pchit en exactement 24 heures »
  • 1:03:22InvitéChiffre
    « le budget de la défense aura été doublé en une décennie »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Présentateur26 %
  • Invité 214 %
  • Invité 33 %
  • ?3 %

≈ 15,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans C'est dans l'air. Au nom de toute l'équipe, je vous souhaite d'abord une très belle année 2024 et meilleur vœu également à nos invités du soir. En apercevant ce tour de table, vous avez compris que nous allons parler politique pour cette première émission de l'année au lendemain de la traditionnelle adresse à la Nation du Président de la République. En 13 minutes, Emmanuel Macron a voulu donner un cap, histoire de répondre à celles et ceux qui l'accusent d'avoir égaré sa boussole. Et puis il y

0:36
Locuteur

a

0:36
Présentateur

eu ce mot utilisé à 7 reprises, réarmement de l'État, des services publics, civiques, face aux dérèglements du monde. Pourquoi ce mot clé ? À quoi pourrait ressembler cette année 2024 entre les menaces extérieures, les fractures politiques à l'intérieur de notre pays et la perspective des européennes ? Commencera-t-elle par un remaniement dans les jours qui viennent ? On le dit imminent. Nous allons bien sûr en parler avec nos invités dans quelques minutes. « Macron, opération, réarmement », c'est le titre de cette émission. Nous attendons vos questions et réactions par SMS sur Internet et sur les réseaux sociaux. Avec nous ce soir, Yves Tréard. Bonsoir Yves.

1:14
Invité

Bonsoir.

1:15
Présentateur

Vous êtes

1:15
Locuteur

éditorialiste.

1:16
Présentateur

Merci. Vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du journal Le Figaro. Nathalie Moret, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste politique pour le groupe de presse régionale EBRAS. Je cite votre article disponible sur les sites des différents journaux du groupe. Le quinquennat va-t-il enfin, entre parenthèses, démarrer l'an prochain ? Frédéric Dhabi, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directeur général opinion de l'institut de sondage IFOP. Je cite votre dernier livre, « La fracture » publié aux Arènes. Et enfin, Pierre Aski, bonsoir. Vous êtes chroniqueur international pour France Inter et L'Obs. Je cite votre chronique ce matin à retrouver sur le site de Radio France.

« Quand les civils sont les premières victimes des guerres, c'est une terrible régression. » Merci à tous les quatre de participer à Cécé dans l'air en direct. Yves Tréhard, j'évoquais à l'instant les voeux d'Emmanuel Macron hier soir, un exercice

2:03
Locuteur

classique,

2:04
Présentateur

mais qui est toujours scruté de près sur la forme et le fond. Qu'en avez-vous pensé

2:08
Locuteur

? Il

2:10
Invité

a voulu réarmer sa politique, à mon avis. Non, c'est-à-dire que vous avez fait une introduction en disant qu'on lui reprochait de ne pas avoir de boussole. Et je pense qu'effectivement, il a cherché hier à montrer qu'il y avait un cap

2:21
Locuteur

et

2:22
Invité

à redonner de l'optimisme au pays qui est sorti essoré, de mon point de vue, de l'année 2023. Pourquoi ? D'abord parce qu'il y a eu deux réformes qui ont beaucoup bousculé le pays, les retraites et l'immigration. Des réformes qui ont beaucoup de mal, et c'est peu de le dire, à passer. Une très impopulaire, les retraites. L'autre, l'immigration, qui a fracturé le pays. Et ce sont deux épisodes qui montrent que la France est difficile à gouverner, somme toute. À côté de ça, il y

2:51
Locuteur

a

2:51
Invité

quand même eu, et il l'a rappelé, parce qu'on a tendance à l'oublier, une vingtaine de réformes qui sont passées. Des réformes importantes sur le nucléaire et sur d'autres sujets. Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est qu'on s'est aperçu à la faveur de ces réformes et de cette année politique, que le en même temps avait peut-être des limites.

3:13
Locuteur

Et

3:13
Invité

que le en même temps empêchait une politique claire d'être conduite clairement avec des objectifs précis. Et c'est probablement de ça dont a souffert la réforme, d'ailleurs, de l'immigration. La réforme de l'immigration était un côté social et un côté plus répressif. Je rappelle aussi que les retraites, la réforme des retraites qui a été votée, n'est pas du tout la réforme qu'il avait présentée à l'origine. C'est-à-dire il y a quelques années. Donc ça, le message a du mal à passer. En plus, il

3:47
Locuteur

y a

3:47
Invité

une détestation du président de la République, Frédéric, pour en parler dans les sondages, qui est quand même assez violente. Il a conservé un électorat qui est à peu près stable. Mais il y a quand même une virulence, une violence anti-Macron qui est assez inquiétante.

4:05
Locuteur

Il s

4:05
Présentateur

'exprime. Détestation,

4:07
Locuteur

Frédéric Daly

4:08
Présentateur

? Vous utiliserez ce terme ? Je ne

4:11
Invité

dirais pas tout à fait ce terme. C'est vrai que c'est intéressant de voir, et il l'a bien dit, il a son socle. Son socle présidentiel ne bouge pas. Il a toujours 80% de soutien dans les enquêtes IFOP-JDD ou IFOP-FIDUCIAL pour Paris Match. Mais c'est vrai que sur l'homme en tant que tel, ça a culminé à plusieurs moments. Une forme de détestation, les gilets jaunes, cette réforme des retraites qui a été rejetée par deux tiers des Français, trois quarts des personnes actives. Et surtout, la détestation, elle a eu plusieurs visages. Elle a eu l'arrogance, le mépris, les fameuses petites phrases. Mais surtout, ce qui me frappe, et c'est une critique qu

4:46
Locuteur

'on

4:46
Invité

peut faire sur ses voeux, c'est une certaine déconnexion. Les Français disent, vous ne connaissez pas vraiment votre pays. On le voit dans les voeux, où

4:53
Locuteur

si

4:54
Invité

je compare à, ce n'est qu'une enquête, mais une enquête IFOP-FIDUCIAL pour Sud Radio sur les grands événements de l'année, Crépole sort de manière très haute, il ne

5:03
Locuteur

l

5:03
Invité

'a pas évoqué. L'assassinat de Dominique Bernard, il a parlé bien sûr du terrorisme,

5:07
Locuteur

mais

5:07
Invité

il ne l'a pas évoqué vraiment. Donc c'est cette dimension-là. Il est passé à côté des sujets qui

5:15
Présentateur

préoccupent les Français ?

5:16
Locuteur

Pas

5:16
Invité

complètement. Quand il parle de réarmement, il parle tout de suite de santé et l'hôpital, l'école et l'éducation. Et le déclin français se cristallisent sur ces deux dimensions, sur ces deux institutions malades pour les Français, l'hôpital et l'école. Mais c'est vrai qu'il y a vraiment eu de ce point de vue-là quelque chose de très clair. D'abord des vœux qui ont été plus courts que les précédents, et c'est un président qui ne s'est pas fait recours. Et il a très clairement mis en branle deux grandes dimensions. Un discours anti-inaction, lorsqu'il a dit pas d'impuissance, l'action n'est pas une promesse, c'est une véritable obligation.

Et également, avec le millésime 2024, la fierté d'être français, un puissant discours anti-déclin. Est-ce que ça suffira ? On sait très bien que des vœux ne changent rien à une situation d'impopularité. Mais détestation, je ne dirais pas ça, mais une relation toujours dégradée entre une partie des Français et lui. Je crois que, c'est la suite du propos que je voulais te dire, c'est qu'il a, à mon avis, cherché à montrer que la France était encore une puissance.

6:23
Locuteur

Et

6:23
Invité

qu'elle avait un rayonnement international, à travers les Jeux Olympiques qu'elle va accueillir, à travers la réouverture de Notre-Dame, qui est quand même un monument dont l'incendie a ému une grande partie de la planète, à travers la francophonie, puisqu'il va y avoir un sommet. Et à travers le débarquement, les 80 ans du débarquement. Pourquoi je dis ça ? Parce que, et Pierre pourra en parler, mais je pense que la politique étrangère du président de la République, qui est pourtant une passion chez lui, l'année 2023 est

6:56
Présentateur

terrible

6:57
Locuteur

en Afrique.

6:57
Présentateur

On y reviendra plus long. D'abord, juste pour revenir sur ce mot-clé de réarmement, Nathalie Moret, ce sera un peu notre fil rouge tout au long de l'émission. Il a aussi parlé, Emmanuel Macron, de la peur du retour de la guerre, du déclassement, de la perte de contrôle, qui sont bien là. On a senti un ton grave. Il est dans quel état d'esprit en ce moment ? Déjà, juste pour revenir sur le terme réarmement, c'est un terme qu'on a beaucoup entendu hier et c'était fait pour, puisque vous l'avez dit, il l'a répété à cette reprise. Mais ce n

7:24
Locuteur

'est

7:24
Présentateur

pas un terme qui est nouveau dans sa bouche. Il l'a souvent utilisé dans des interviews en presse écrite. La dernière interview qu

7:30
Locuteur

'il

7:30
Présentateur

nous a donnée,

7:31
Locuteur

il

7:31
Présentateur

y

7:31
Locuteur

a

7:31
Présentateur

à peu près six mois, juste après la sortie de la réforme des retraites, c'était un terme qui revenait déjà plusieurs fois dans cette interview.

7:38
Locuteur

C

7:38
Présentateur

'est-à-dire qu'effectivement, pour lui, le réarmement civique, il l'a dit, le réarmement industriel, etc., c'est vraiment quelque chose qui est le moteur de sa politique, le fil rouge pour reprendre votre terme. Mais il ne

7:51
Locuteur

l

7:51
Présentateur

'avait pas expliqué de façon aussi nette depuis hier soir. Moi, ce qui m'a vraiment marquée hier soir, c'est que j'ai l'impression que c'était des voeux de mise au point. Un, ce réarmement, c'est dans tous les thèmes que vous avez cités. Deux, je remercie ma première ministre,

8:06
Locuteur

tout

8:08
Présentateur

en étant très ouverte sur ce terme. Est-ce que ça veut dire je remercie au sens premier, vous avez fait le bon travail, ou je vous remercie parce que bientôt vous n'allez pas être là ? Donc, quelque part, cette ambiguïté, c'est aussi quelque chose qui est calculé. Trois, l'écologie. Il a parlé à plusieurs fois d'écologie, ce qu'il avait totalement omis de faire la dernière fois lors de ses voeux. Rappelez-vous, il avait dit que personne ne pouvait prévoir le dérèglement climatique. Et il s'en était pris un petit peu plein la figure. Et quatrième chose qui est, à mon avis, enfin à mon sens, très importante, c'est qu'il a lancé hier soir la campagne des européennes.

Clairement, en installant le débat avec le Rassemblement national, d'abord, Mésovodché, j'allais dire, en disant les petits calculs politiques, etc., ça visait clairement en partie le Rassemblement national. Et puis, quand il dit, il faudra savoir si l'Europe, vous allez pouvoir en parler sans doute, c'est stop ou encore, c'est quelle Europe on veut, etc. C'était une façon d'installer les duels qui sera, à mon avis, un des enjeux majeurs de 2024. Donc, dans quel état d'esprit est-il, c'était votre question, combatif, dans l'action, et déterminé à faire de 2024 une année utile, j'imagine. On dit qu'il a changé autour de lui, son entourage,

9:18
Locuteur

directeur de cabine, il y a pas mal de conseillers. Il y a beaucoup

9:20
Invité

de conseillers de l'Elysée qui sont partis.

9:22
Présentateur

Ils cherchent un second souffle ou un nouveau souffle

9:25
Locuteur

? Le

9:25
Invité

problème,

9:26
Locuteur

c

9:26
Invité

'est que le souffle de ce deuxième quinquennat n'est jamais arrivé. Il ne faut pas oublier qu'il n

9:31
Locuteur

'a

9:31
Invité

pas fait campagne, quasiment. Il a battu Marine Le Pen, beaucoup moins facilement que la première fois. Les Français prennent un mandat de 10 ans. 10 ans, oui. Et il n'avait pas de programme. La seule réforme qu'il avait en tête, c'était les retraites, il l'avait dite. Mais la réforme de l'immigration, par exemple, il ne

9:48
Locuteur

l

9:48
Invité

'avait pas du tout énoncée. Et il est arrivé en faisant tellement peu campagne que les Français ne lui ont pas donné de majorité absolue, lui ont donné une majorité relative. Et on a l'impression, effectivement, qu'on est à mi-mandat, là. C'est-à

10:02
Locuteur

-dire

10:02
Invité

qu'on est, après 7 ans de gouvernance Macron, on a l'impression qu'il cherche un nouveau souffle parce qu'il y a aussi l'usure du pouvoir.

10:12
Locuteur

Mais sans

10:12
Présentateur

dire comment ? Il ne dit pas comment il va

10:14
Locuteur

se trouver.

10:15
Invité

Il le dit, rendez-vous au mois de janvier. Lorsqu'il parle des déterminations de résultats d'efficacité, je vous dirai au mois de janvier les moyens d'y parvenir.

10:23
Présentateur

On va le développer dans quelques minutes.

10:25
Locuteur

D

10:25
Présentateur

'abord, on n'en a pas parlé, mais simplement sur la forme, le cadre dans lequel le chef de l'État a parlé hier, dans les Jardins, avec ces drapeaux derrière lui qui représentent les nations olympiques et dans lesquelles le drapeau français ne ressort pas spécialement. Quel est le message envoyé ? Il a commencé aussi par la politique internationale.

10:40
Invité

Oui, mais moi, je suis resté sur ma faim sur la politique internationale parce que, franchement, il a tracé le décor. Il y

10:45
Locuteur

a

10:45
Invité

une guerre en Ukraine, il

10:45
Locuteur

y a

10:45
Invité

une guerre au Proche-Orient. Moi, je pensais, franchement, j'écoutais ce discours en attendant, pas un exposé de politique étrangère, mais au moins quelques indications sur la position de la France, sur le rôle que la France peut jouer. On est dans une année absolument décisive sur ces deux conflits, l'Ukraine et ce qui se passe en ce moment à Gaza. Pas un mot. Il en a parlé dans le contexte de la campagne, effectivement, pour les Européennes, en disant, est-ce qu'on va décider, en gros, est-ce qu'on continue à soutenir l'Ukraine ou est-ce qu'on abandonne ? Mais par rapport à la position de la France dans ces deux conflits, il n'a pas dit un mot.

J'étais très étonné parce que ce sont des conflits qui ont une résonance très particulière dans le débat politique français. On l'a vu avec la lame de fond que le conflit du Proche-Orient a provoqué, la secousse que ça a provoqué dans la société française. Il n'a pas du tout évoqué cet aspect-là. J'ai trouvé ça étrange parce qu'effectivement, cette internationalisation, elle est présente par les drapeaux, par l'évocation des Jeux olympiques, enfin, tout ce qu'on décrive tout à l'heure, les Jeux olympiques, la francophonie, le débarquement, si on veut. Là, on est dans la commémoration. Mais pas du tout par rapport aux enjeux d'aujourd'hui. Et je ne comprends pas pourquoi. Parce qu'il y

12:02
Locuteur

a

12:02
Invité

une sorte de retrait après avoir pris des cours en 2023, il faut bien le dire. Et effectivement, sur ces deux sujets, c'est très surprenant de voir comment la France, par exemple, n'est pas plus active dans le conflit du Moyen-Orient. Parce que c'est un sujet sur lequel, traditionnellement, on a une position originale par rapport à nos partenaires européens. Et on a un rôle à jouer qui est aujourd'hui totalement ignoré. Et la deuxième chose, c'est aussi, je pense, par rapport à l'Afrique. Il a parlé de la francophonie. Mais 2023, c'est l'année où la France s'est retirée d'un certain nombre de pays. Le dernier, c'est le Niger. On a fermé l'ambassade de France au Niger.

Sujet totalement absent de cette présentation de la toile de fond du décor, disons.

12:52
Présentateur

C'est ça. Et on y reviendra plus en détail tout à l'heure. D'abord, au cours de son discours hier soir, Emmanuel Macron a vanté les réformes de l'année écoulée, passant brièvement sur la loi immigration adoptée dans la douleur. Une loi qui, on le disait, a fracturé la majorité, divisée le gouvernement. À quelques mois d'élections européennes annoncées comme périlleuses, l'exécutif cherche un nouvel élan. Et donc, à se réarmer, reste à savoir avec quelle munition. Théo Manval avec Julien Bernard.

13:18
Invité

Françaises, Français de métropole, de nos Outre-mer et de l'étranger.

13:22
Locuteur

Un

13:22
Invité

président debout devant les drapeaux des Nations Olympiques sur la terrasse de l'Elysée. Le message scénographique est clair. Volontarisme affiché. 2024, année de la détermination,

13:34
Locuteur

de

13:35
Invité

l'efficacité

13:36
Locuteur

des

13:36
Invité

résultats. Est-ce à dire qu'il en a manqué en 2023

13:39
Locuteur

?

13:39
Invité

Le président a en tout cas voulu tourner au plus vite la page d'une année marquée par la contestation contre sa réforme des retraites,

13:47
Locuteur

les

13:48
Invité

émeutes du printemps ou encore les déboires du projet de loi immigration.

13:53
Locuteur

Pour

13:53
Invité

se projeter, un mot-clé répété à cette reprise.

13:57
Locuteur

Le

13:57
Invité

réarmement économique, ce réarmement de notre souveraineté européenne, réarmement industriel, technologique, scientifique. Réarmement également invoqué par le chef de l'État sur le volet civique. La France est une culture, une histoire, une langue, des valeurs universelles qui s'apprennent dès le plus jeune âge. En 13 minutes, une seule phrase sur l'inflation qui, dit-il, rend tout plus difficile. Le président préfère renvoyer vers des événements heureux, les Jeux olympiques de l'été prochain à Paris ou la réouverture de la cathédrale Notre-Dame qui a retrouvé sa flèche ces dernières semaines.

14:33
Locuteur

Mais

14:33
Invité

dans l'opposition, à peine l'allocution terminée, les réactions se font critiques. Vœux délibérément trompeur du président de la République. Après avoir pris du retard à peu près sur tout depuis 2017, il fallait oser dire que l'on aurait dix ans d'avance en 2027. Le président de

14:50
Locuteur

la

14:50
Invité

République a utilisé souvent le mot de réarmement alors que l'année 2023, sous sa conduite, a été une année de désarmement. De désarmement républicain, de désarmement même civique. Les inégalités se creusent.

15:03
Présentateur

Il annonce par exemple la sortie du charbon en 2027 alors qu'il l'avait déjà fait lors de son premier quinquennat. Il avait dit qu'à la fin de son premier quinquennat, on sortirait du charbon, ce qui n'a pas été réalisé.

15:13
Invité

Au Rassemblement National, la critique se double d'un rendez-vous donné aux électeurs par Marine Le Pen. Emmanuel Macron se noie dans ses mensonges, inventant un pays sans crise, du pouvoir d'achat ou sans violence. Il ne voit et n'entend rien des difficultés des Français. Conclusion, il ne fera rien, vivement le 9 juin.

15:34
Locuteur

Le

15:34
Invité

9 juin date des élections européennes. Le chef de l'État sait qu'elles auront tout du scrutin de mi-mandat, pour ou contre lui. Alors il a lui aussi lancé sa campagne hier soir.

15:44
Locuteur

Je

15:45
Invité

serai inlassablement du côté de ceux qui agissent au service du pays, et jamais de ceux qui, refusant de vous dire la réalité pour justifier de ne rien faire, à la fin nous affaiblissent. Jamais du côté de ceux qui privilégient

15:59
Locuteur

les

16:00
Invité

calculs électoraux, les petits arrangements

16:02
Locuteur

ou

16:03
Invité

leurs intérêts personnels.

16:04
Locuteur

Une

16:05
Invité

pique à l'extrême gauche, à la droite, et ORN qui caracole en tête des enquêtes d'opinion, avec près de 10 points d'avance sur la liste Renaissance, 27% contre 19 à 6 mois du scrutin. Alors la question se pose à nouveau d'impossibles remaniements. Hier, le chef de l'État a rendu un hommage appuyé comme rarement à Elisabeth Borne.

16:25
Locuteur

Tous

16:28
Invité

ces mois passés

16:29
Locuteur

ont

16:29
Invité

donc été bien loin de l'impuissance qu'on nous prédisait, et c'est heureux.

16:33
Locuteur

Et

16:34
Invité

je veux ici tout particulièrement en remercier la Première Ministre et son gouvernement. Marque de confiance ou cadeau de départ ? Le prochain Conseil des ministres, prévu dans deux jours à l'Élysée, a en tout cas été annulé.

16:46
Locuteur

De

16:46
Invité

quoi alimenter les premières spéculations politiques de cette nouvelle année. –

16:50
Locuteur

Et

16:51
Présentateur

ces remerciements d'Emmanuel Macron à Elisabeth Borne vous mobilisent et vous interrogent. On a un téléspectateur qui nous dit « Ces remerciements à la Première Ministre ne signifie-t-il pas qu'elle sera prochainement remplacée ? »

17:03
Locuteur

– On

17:04
Invité

peut

17:04
Locuteur

l'imaginer,

17:04
Invité

on peut l'imaginer. D'abord, objectivement, la Première Ministre est pas mal usée par cette première partie de quinquennat. Et s'il veut trouver un nouveau souffle, même si ça sera que très temporaire, parce que c'est jamais un remaniement qui a relancé une politique, rarement en tous les cas, il faut qu'il le change. Alors après,

17:26
Locuteur

il

17:26
Invité

y a plusieurs

17:27
Locuteur

inconnus.

17:29
Invité

D'abord,

17:29
Locuteur

il

17:29
Invité

y

17:29
Locuteur

a

17:29
Invité

un ministre au gouvernement qui s'appelle M. Dussopt et qui aujourd'hui a une affaire judiciaire contre lui. Et le jugement sera rendu le 16, si ma mémoire est bonne, le 16 janvier.

17:43
Locuteur

–

17:43
Invité

Donc d'ici au 16 janvier, est-ce qu'il va remanier le gouvernement, changer de Première Ministre ou de Premier Ministre, alors que le 16, il est suspendu à une décision qui pourrait faire que le ministre du Travail soit obligé de sortir parce que quand il y a condamnation, généralement, vous quittez le gouvernement. Ça,

18:02
Locuteur

c

18:02
Invité

'est la première des choses. La deuxième des choses, quand vous discutez avec son entourage immédiat, ils vous disent qu

18:08
Locuteur

'il

18:08
Invité

n

18:08
Locuteur

'a

18:08
Invité

pas intérêt à changer avant les Européennes. Mais ça, il

18:11
Locuteur

y

18:11
Invité

a deux philosophies. Il y a une philosophie qui vous dit qu'il a intérêt à changer justement pour essayer de donner un nouveau souffle, un nouvel élan. Et puis d'autres qui disent, mais non, il faut qu'il l'use jusqu'au bout, il faut qu'il la crame, comme on dit vulgairement, jusqu'au bout. Donc, voilà. Et puis, il n'a pas

18:27
Locuteur

avec

18:28
Invité

qui. – C'est ça. – C'est ça le problème d'Emmanuel Macron. C'est qu'on est dans un pouvoir présidentiel hyper fort en France, semi-présidentiel, mais qui est en fait très, très fort, à un homme auquel on demande tout. Et d'ailleurs, l'épisode d'hier est le symbole de ça. Dans beaucoup d'autres pays étrangers de très grande puissance, vous n'avez pas les voeux du président ou du Premier ministre. C'est en France où on demande tout à cet homme. Regardez le titre de

18:56
Locuteur

l

18:56
Invité

'émission. Est-ce qu'il peut réarmer à lui tout seul ? Est-ce que Macron va réarmer la France ? Quand même, on attend beaucoup de cet homme-là. Est-ce qu'il est quand même très, très seul ? Très seul. Avec qui il peut gouverner maintenant ? Si vous prenez à l'extérieur, il n

19:14
Locuteur

'y a

19:14
Invité

pas beaucoup de candidats. Si vous prenez dans son gouvernement, il y a un homme qui pourrait faire l'affaire, qui s'appelle Bruno Le

19:22
Locuteur

Maire.

19:23
Invité

Parce que M. Darmanin a quand même essuyé beaucoup de... On ne

19:28
Locuteur

va

19:28
Invité

pas dire d'échecs, puisque sa loi est passée. Mais ça a quand même été très difficile pour lui. Et puis, les autres sont quasiment inconnus. Et M. Attal est encore un peu tendre, probablement. Donc, il y a aussi le problème de la troupe et du renouvellement des têtes. Ce n

19:43
Locuteur

'est

19:43
Invité

pas évident. Oui,

19:44
Locuteur

donc, dans

19:44
Invité

ce contexte, c'est vrai qu'un remaniement ne va pas changer grand-chose. Les Français sont sur une logique, pour reprendre les mots du Président, de résultat, d'efficacité et de cap. Il est revenu sur le cap lorsqu'il dit libérer, protéger, unir. C'est le cap du premier quinquennat. Mais il est vrai que les élections européennes vont avoir un rôle fondamental. Sauf dissolution d'ici 2027. Personne ne peut savoir ce qui va se passer. Ce sera le seul scrutin qui aura une dimension nationale où les partis pourront se compter avant la présidentielle de 2027 où, bien sûr, Emmanuel Macron ne pourra pas participer. Et il importe d'éviter deux choses.

Un, le vote sanction qui avait touché, par exemple, le PS en 2014 avec moins de 14% ou la droite en 2004. Et deux, une avance irrésistible du RN. J'ai vu le sondage de mes confrères et amis d'OpinionWay 27-19. Une enquête IFOF fiduciale donnait 30, 18 et surtout un bloc RN. Manon Maréchal reconquête Nicolas Dupont-Aignan à 40%, ce qui était complètement inédit. Et c'est vrai qu

20:49
Locuteur

'une

20:50
Invité

élection européenne a rarement un effet sur le cycle électoral. Mais avec un scrutin unique, ça met Marine Le Pen, dans la perspective de 2027, dans des conditions idéales qu'elle n'a pas connues en 2017, qu'elle n'a pas connues en 2022 parce qu'il y avait eu, juste avant, un an ou deux ans avant, des élections régionales, mauvaises pour l'URN, pour des raisons diverses, mais qui avaient entravé la dynamique du RN. Donc dans ce cadre-là, la petite musique du remaniement et d'un remaniement profond peut jouer, d'autant plus que Mme Borne est usée de deux manières. D'abord, les 49-3. C'est Mme 49-3, elle a commencé à chuter dans les enquêtes de popularité avant la réforme des retraites.

Et puis, c'est assez sévère de le dire, mais c'est ce que nous voyons dans nos enquêtes IFOP,

21:36
Locuteur

c

21:37
Invité

'est qu'il y a très peu d'éléments de bilan associés à sa popularité. C'est uniquement l'incarnation, c'est uniquement son image, une femme sérieuse, experte, intelligente, qui sait dialoguer, qui sait bien animer l'équipe gouvernementale. C'est relativement faible, plus d'un an et demi après sa nomination.

21:55
Présentateur

Nathalie Moret va avoir lieu, on le dit, imminent, ce remaniement. Il pourrait vraiment intervenir là dans les prochains jours ? Évidemment, je n'en sais rien, mais il y a plusieurs raisons qui pourraient accréditer le fait que c'est imminent. Un, ça a été dit dans votre reportage, le Conseil des ministres de cette semaine est repoussé. Deux, l'emploi du terme réarmement. Si on réarme, ça veut dire qu'on a besoin de munitions. Or, c'est difficile de réarmer avec les mêmes munitions. Et ensuite, il

22:21
Locuteur

y

22:21
Présentateur

a effectivement l'histoire des européennes, effectivement, que je n'oublie pas. Mais il y

22:25
Locuteur

a

22:25
Présentateur

quand même deux choses. Il remercie la première ministre,

22:28
Locuteur

mais

22:28
Présentateur

il ne dit pas ce qu'il va faire dans les prochains mois et qui est déjà connu. Dans les prochains mois, ce qui est déjà connu, c'est qu'il va y avoir une loi sur le grand âge, une loi sur le droit à mourir dans la dignité

22:40
Locuteur

et

22:41
Présentateur

l'introduction de l'IVG dans la Constitution. Il aurait pu dire, je remercie la première ministre et son gouvernement, ils auront donc à mener telle et telle chose. Ce qu'il n'a pas fait.

22:50
Locuteur

Ce

22:50
Présentateur

qui accrédite le fait que peut-être, effectivement, le gouvernement pourrait changer. Mais soyons clairs, en tous les cas, moi, je n

22:57
Locuteur

'ai

22:57
Présentateur

aucune confidence de ce point de vue-là et personne ne dit rien, comme à chaque fois qu

23:01
Locuteur

'il

23:01
Présentateur

y

23:01
Locuteur

a

23:01
Présentateur

un remaniement. Est-ce qu'on sait malgré tout qui est menacé au sein de ce gouvernement

23:04
Locuteur

?

23:06
Invité

Oui, il

23:06
Locuteur

y

23:06
Invité

a des... Vous savez, le problème aussi, et on en revient, c'est qu'ils sont tous inconnus. À part quelques-uns, le ministre de la Justice,

23:15
Locuteur

qui

23:15
Invité

a les faveurs et qui garde les faveurs du président de la République, qui aurait dû, à plusieurs reprises, sortir du gouvernement, mais qui a même été promu dans l'ordre hiérarchique du gouvernement, qui, en plus, a sauvé sa peau face... L'expression est un peu rude, mais il est quand même... Il sort d'un procès qui aurait pu être très cher pour lui.

23:37
Locuteur

Donc,

23:38
Invité

à part lui, Darmanin, Lemaire et Attal, les autres sont de... Pardon, c'est très cruel de dire ça, mais sont des illustres inconnus.

23:48
Locuteur

C

23:48
Présentateur

'est ce que disent les fondages aussi

23:50
Locuteur

? C

23:50
Présentateur

'est

23:50
Locuteur

ce que disent

23:50
Présentateur

les Français dans les

23:50
Locuteur

fondages

23:51
Invité

? Alors, oui, on le voit, vous avez rappelé, Yves, les ministres les plus connus. Quand même, n'oublions pas que le remaniement de fin juillet a eu pour but de sortir des ministres qui incarnaient peu. En politique, il y a l'action, il y a également l'incarnation. Exit, Jean-Christophe Combes, Pape Ndiaye, le ministre du logement Olivier Klein et le ministre de la Santé François Braune. Donc là, on serait sur une même logique de remaniement. Et c'est vrai que ce gouvernement, quand même, incarne plus, je trouve, parce qu'il y a maintenant des vrais poids lourds.

Le phénomène Gabriel Attal, qui est vraiment, avec Jordan Bardella, dans l'opposition, la personnalité qui a gagné le plus de points en crédibilité, en confiance et en visibilité, il y a un Bruno Le Maire qui est Premier ministre de Bercy depuis 2017, extrêmement solide, Darmanin, Éric Dupond-Moretti, c'est plus compliqué pour les autres. Est-ce qu'on change le gouvernement seulement pour des questions de notoriété ? Je pense que ce n'est pas une fin, c'est plutôt un moyen. S'il change, peut-être, il irait beaucoup plus loin pour ne pas faire du remaniement à venir, personne n'en sait rien, une sorte de bis par rapport à ce qui a été fait fin juillet.

25:02
Présentateur

Et puis on le disait, la loi de

25:03
Locuteur

l

25:03
Présentateur

'immigration a créé des fractures au sein du gouvernement, au sein de la majorité, se pose la question de avec qui et qui on fait entrer dans ce gouvernement, c'est ce qu

25:10
Locuteur

'on

25:10
Présentateur

disait aussi. Il ne

25:11
Locuteur

faut

25:11
Présentateur

pas mésestimer l'immense fracture qu'il y a chez les macronistes du départ. Emmanuel Macron, et je pense que c'est l'une de ses difficultés, a été élu sur un public de centre-gauche, ce n

25:23
Locuteur

'est

25:23
Présentateur

pas Frédéric qui va me dire le contraire, et beaucoup de députés qui sont là depuis 2017 sont, on va dire, d'anciens socialistes. Ces gens-là, qui sont encore dans le groupe Renaissance, ont été extrêmement contrariés par la loi immigration. Je vous rappelle qu'il

25:41
Locuteur

y

25:41
Présentateur

a 59 députés de la majorité qui n'ont pas voté la loi immigration, et il y en a qui l'ont voté, et qui l'ont voté vraiment à reculons. Donc en fait, ce chiffre de 59 est à prendre vraiment hypothèse basse. En fait, il

25:57
Locuteur

y

25:57
Présentateur

en a vraiment beaucoup plus qui sont très mal à l'aise avec cette loi. Donc il va falloir gouverner avec eux. Donc s'il doit y avoir un changement de Premier ministre, il va falloir qu'il y

26:08
Locuteur

ait

26:08
Présentateur

aussi un changement dans la majorité. Pourquoi pas la création d'un groupe bis, etc. Il y a beaucoup de choses qui sont en train de se penser, de se faire dans cette majorité. C'est une des grandes difficultés d'Emmanuel Macron, parce que quoi qu'il veuille faire, il a toujours une majorité relative à l'Assemblée. Donc ça va être difficile pour lui de faire voter des textes. Tiens, Raskin.

26:27
Invité

L'une des difficultés du calendrier, c'est que si les élections européennes se passent mal, ce que le sondage qu'on a vu tout à l'heure indique, il y a une grande crainte dans la majorité, c'est que les électeurs de gauche qui s'étaient ralliés à Emmanuel Macron, le quittent au moment des Européennes, aillent vers un pôle gluxman de gauche pro-européenne, rassurant, détaché de Mélenchon, et donc affaiblissent encore plus la position d'Emmanuel Macron dans la foulée de ce qui s'est passé au moment de la loi sur l'immigration.

Et donc, réformer le gouvernement maintenant, c'est s'interdire de pouvoir le faire après les Européennes, lorsqu'il y aura un moment où on sera dans le choc d'une vraie défaite. Donc cette contradiction-là, elle est forte.

27:18
Présentateur

Avant d'évoquer les Européennes, justement, cette question d'Alain de Seine-Saint-Denis, après les retraites et l'immigration, Emmanuel Macron envisage-t-il d'autres réformes aussi clivantes ?

27:26
Invité

Vous

27:27
Locuteur

parlez du projet

27:27
Présentateur

de loi sur la fin de vie

27:28
Locuteur

? Oui, il y

27:28
Invité

a le projet de loi sur la fin de vie, mais alors ça, c'est des réformes clivantes qui clivent à l'intérieur même des formations politiques, si vous voulez. Et c'est ça qu'il faut aussi répéter, et c'est pour ça que les élections européennes vont être très intéressantes. Et là, le constat de Macron, il est juste. Aujourd'hui, l'opposition, elle n'est plus entre droite et gauche, même si on a cru que cette opposition était revenue à la faveur de l'immigration, c'est pas vrai.

Il est entre, vraiment, entre les gens qui sont souverainistes, nationalistes, sans aucun mépris de ma part en employant ce mot-là, qui sont pour un repli, qui l'a caricaturé hier, justement, en disant que c'était les populistes qui gagnaient ici ou là dans le monde, et puis lui qui entend symboliser les progressistes, une Europe qui s'accomplit, une Europe qui se fait. Donc, il va nous sortir, comme l'a dit Nathalie très bien, des réformes dites de société,

28:31
Locuteur

qui,

28:31
Invité

à mon avis, vont un peu noyer le poisson, de ce point de vue. Sur lesquelles, d'ailleurs, il n'a pas d'idée très précise. C'est le cas sur la fin de vie. La fin de vie, le texte a beaucoup changé maintenant. On est arrivé à l'emploi du mot euthanasie, peut-être. L'exception d'euthanasie va être, peut-être, figurée dans le texte. Donc, il va y avoir ça, il va y avoir l'IVG, et sincèrement, l'IVG, mais les Français doivent se dire, mais attendez, à l'heure où il n

29:00
Locuteur

'y

29:00
Invité

a pas de pouvoir d'achat, à l'heure où le ciel s'obscurcit économiquement, inscrire l'IVG dans la Constitution, est-ce bien utile ?

29:10
Présentateur

Quand il est remis en cause ailleurs et dans d'autres pays,

29:13
Locuteur

est-ce qu'il l'est en

29:14
Invité

France ? Personne ne le demande. Enfin, vous voyez, c'est des questions comme ça qui peuvent se poser, et donc ça va être particulier, à mon avis, cette année. Alors, cette remarque d'Yves est souvent exprimée par les Français de voir des réformes de société comme des dérivatifs. J'avais été marqué et même amusé en 2013, au moment des grands débats sur la loi Taubira et de l'autre, la manif pour tous, que des pros comme des anti-lois Taubira tenaient le même discours, passons à autre chose, ce n'est pas le vrai sujet. Mais si on regarde cette année 2023, c'est frappant de voir que sur les retraites, il y avait une sorte de convergence entre

29:53
Locuteur

le

29:53
Invité

Parlement

29:54
Locuteur

selon

29:55
Invité

les formations politiques et les Français selon leur sympathie partisane, rejet massif à gauche de la réforme des retraites, adhésion molle à droite. Par contre, sur l'immigration, et c'est en ça que ça explique aussi cette coupure entre les représentants et les représentés, le clivage gauche-droite au sein de la population, telle que mesurée dans les enquêtes, ce ne sont que des enquêtes, mais ça donne un reflet, était beaucoup plus faible que par le passé. Les sympathisants de gauche étaient largement favorables à expulser des délinquants étrangers. Les sympathisants de droite étaient favorables à la régularisation de sans-papiers. Et c'est la même chose sur la fin de vie.

Yves Tréard parle de fractures possibles au sein des groupes politiques. Moi, ce qui me frappe sur ce sujet de la fin de vie, c'est que, quelle que soit la sympathie partisane, clairement, les Français souhaitent que ça bouge sur cette question. C'est peut-être le sujet actuel où il y a le plus grand fossé entre ce que veulent les Français massivement, l'égalisation du suicide assisté, peut-être exception d'euthanasie, et ce que propose le législateur.

30:58
Locuteur

–

30:58
Présentateur

Et puis, il

31:00
Locuteur

y a

31:00
Présentateur

l'enjeu, on ne

31:02
Locuteur

va

31:02
Présentateur

pas parler des européennes qu'on va détailler dans la deuxième partie, mais vous nous le disiez tout à l'heure, Emmanuel Macron a lancé la campagne, en quelque sorte, hier. Est-ce que ce n

31:11
Locuteur

'est

31:11
Présentateur

pas trop tard, quand on voit justement que le Rassemblement national s'y est mis il y

31:14
Locuteur

a

31:14
Présentateur

longtemps déjà ? – Alors, au sein de la majorité, il y a deux thèses. Il y a une partie, effectivement, de la majorité qui dit que c'est beaucoup trop tard, parce que le Rassemblement national, on l'a encore vu dans votre sujet tout à l'heure, martèle la date du 9 juin, depuis la rentrée de septembre, en en faisant une date importante, en disant que c'est l'occasion de dire non à Macron, etc. C'est quelque chose qui est vraiment très, très martelé dans le camp du Rassemblement national, et ça porte ses fruits.

Aujourd'hui, l'électorat du Rassemblement national, qui traditionnellement n'est pas un électorat qui se déplace beaucoup pour ce genre d'élection, il va être motivé pour aller dire non à Macron, et ils ont une tête de liste très incarnée. Une tête de liste qui vient d'apparaître dans le sondage, dans votre sondage, comme la personnalité politique préférée des Français.

32:05
Invité

Oui, c'est dans le top 50 des personnalités.

32:08
Présentateur

Jordan Bardella.

32:09
Invité

Tout à fait, c'est la plus vieille enquête où on mêle des politiques, des non-politiques, des sportifs, etc. Qu'est-ce que raconte ce sondage depuis maintenant

32:16
Locuteur

20

32:16
Invité

-30 ans ?

32:16
Présentateur

Mais quelle question a été posée

32:19
Locuteur

au Sondé

32:19
Invité

? C

32:20
Locuteur

'est une question

32:20
Invité

de sympathie et une question d'influence. Est-ce que cette personnalité compte pour vous ? Alors, au-delà du cas Goldman, qui est toujours en tête, mais ce n

32:26
Locuteur

'est

32:26
Invité

pas notre sujet de ce soir, cette enquête raconte la défiance à l'égard du personnel politique. La première enquête de février 88, François Mitterrand était 4e, Chirac 9e,

32:38
Locuteur

il

32:38
Invité

y avait Georges Marchais,

32:39
Locuteur

il

32:39
Invité

y avait Jean-Marie Le Pen, il y avait beaucoup de politiques. Il y

32:42
Locuteur

en

32:42
Invité

a maintenant quasiment plus. Et le fait que Jordan Bardella rentre directement en 30e position, il n'est bien sûr pas 1er, mais c'est très significatif. Il est 1er à droite, il est 1er chez les sympathisants du Rassemblement National, avec d'autres baromètres, le baromètre match, où il, pour la première fois, il devançait Marine Le Pen. Est-ce que c'est maintenant un atout pour Marine Le Pen ? C'est la première fois qu'elle a un numéro 2 qui lui permet de prendre du champ, de ne pas prendre tous les ballons ou d'intervenir. Est-ce que ce n

33:10
Locuteur

'est

33:10
Invité

pas aussi, si la date du 9 juin se confirme, si le RN, pour la 3e fois consécutive, gagne les élections européennes, peut-être une mise en orbite ou une irrésistible ascension, si je puis dire, de Jordan Bardella ? Il y a ces élections européennes qui vont être effectivement décisives, qu'on peut interpréter comme des élections de mi-mandat, comme aux États

33:32
Présentateur

-Unis.

33:34
Invité

C'est quand même un peu différent. C'est-à

33:36
Locuteur

-dire

33:36
Invité

que là, les gens se lâchent dans une élection européenne. C'est une élection qui, par exemple, est toujours très favorable, souvent assez favorable aux écologistes. Or, dans les autres élections, ils ne brillent pas beaucoup. Les municipales, on va... Il y a aussi un événement qui va être capital cette année 2024. C'est les Jeux Olympiques.

33:55
Locuteur

Si

33:56
Invité

les Jeux Olympiques sont un fiasco dans l'organisation, sans parler même de ce que certains appellent une catastrophe, enfin, un attentat, quelque chose qu'il ne faut vraiment pas souhaiter. Mais même si ça se passe mal, pour Macron,

34:14
Locuteur

c

34:14
Invité

'est terminé. Terminé.

34:16
Locuteur

C

34:16
Invité

'est-à-dire que ça restera comme une tâche indélébile sur ses demandeurs. En revanche, si ça se passe très bien, là, ça peut changer la donne. Ça peut changer la donne parce que ça peut redonner... Et il a employé ce mot aussi, de fierté. Ça peut redonner de la fierté aux Français. Et ça peut lui redonner des couleurs à lui aussi. —

34:38
Présentateur

Oui.

34:39
Locuteur

2024

34:39
Présentateur

sera le millésime français, a-t-il aussi dit. Justement, ces élections européennes auront-elles des conséquences, et notamment sur les conflits entre la Russie et l'Ukraine, sur la situation au Proche-Orient entre Israël et le Hamas ? 2024 sera une année de choix décisifs, a aussi répété hier le chef de l'État. Nicolas Bidard avec Benoît Thébouf.

35:01
Locuteur

—

35:02
Invité

2024 sera aussi une année de choix décisifs.

35:06
Locuteur

Nous

35:07
Invité

aurons à faire le choix d'une Europe plus forte, plus souveraine,

35:10
Locuteur

une

35:10
Invité

Europe qui œuvre à la paix au Proche-Orient

35:13
Locuteur

et

35:14
Invité

sur notre propre continent, en continuant à soutenir le peuple ukrainien et avec lui notre sécurité, notre liberté, nos valeurs. Une diplomatie européenne plus forte, l'un des mantras d'Emmanuel Macron martelés hier soir encore une fois. Un impératif pour le chef de l'État face au bouleversement du monde.

35:32
Locuteur

D

35:32
Invité

'abord, le Proche-Orient.

35:35
Locuteur

Depuis

35:36
Invité

l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre, Israël bombarde sans relâche la bande de Gaza. Une situation humanitaire catastrophique. — Des personnes pacifiques se trouvaient chez elles lorsqu'elles ont été frappées, des martyrs et de nombreuses familles. Tout le quartier a été visé. Nous avons appelé des ambulances, mais elles ne sont pas encore arrivées. Israël affiche son jusqu'au boutisme, laissant présager un conflit dans la durée. —

36:05
Locuteur

Nous

36:07
Invité

nous battrons jusqu'à la victoire. Nous n'arrêterons pas la guerre tant que nous n'aurons pas atteint tous ses objectifs, la destruction du Hamas et la libération de tous nos otages.

36:17
Locuteur

Et

36:17
Invité

après avoir détruit le Hamas, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Gaza ne constitue pas une menace pour Israël. De cette situation qui semble inextricable, émerge le début d'un embrasement du conflit dans la région, notamment en mer Rouge. Les Houthis des rebelles du Yémen y multiplient les actes de piraterie en soutien au Hamas, comme sur ces images. Ce qui a poussé les États-Unis à former une coalition d'une vingtaine de pays

36:43
Locuteur

dont

36:44
Invité

la France fait partie.

36:46
Locuteur

Un

36:46
Invité

chaos qui détourne l'attention de la communauté internationale d'un autre conflit,

36:53
Locuteur

celui

36:53
Invité

de la guerre en Ukraine.

36:55
Locuteur

Il

36:56
Invité

y a trois jours, Moscou a lancé une de ses plus grandes attaques de drones et missiles depuis le début de la guerre. 39 personnes tuées dans plusieurs villes ukrainiennes, dont Kharkiv. J 'ai entendu une explosion. J'ai regardé par la fenêtre et j'ai vu de la fumée s'échapper. Puis deux minutes plus tard, un autre missile. Les troupes russes les lâchent toujours par paire. Quelques heures plus tard, la ville de Belgorod en Russie est bombardée. 24 victimes. La Russie accuse l'Ukraine. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière sur le sol russe. Dans ses voeux au peuple ukrainien, un Volodymyr Zelensky plutôt menaçant.

L'année prochaine, l'ennemi va subir les ravages de notre production nationale.

37:42
Locuteur

Nos

37:42
Invité

armes, nos équipements, notre artillerie,

37:45
Locuteur

nos obus, nos salutations navales à l'ennemi et au moins un million de drones FPV ukrainiens.

37:53
Invité

Tout

37:54
Locuteur

cela, nous l'utiliserons généreusement.

37:56
Invité

Sur terre,

37:57
Locuteur

dans le ciel et

37:58
Invité

bien

37:59
Locuteur

sûr en mer. Pas

38:01
Invité

de quoi masquer l'échec de la contre-offensive de Kiev, lancée il y a maintenant six mois. Les combats s'enlisent, les positions sur le front se figent et dans les tranchées, la lassitude grandissante des soldats ukrainiens. La vie paisible me

38:15
Locuteur

manque.

38:16
Invité

J'aimerais que la guerre se termine bientôt et que nous puissions rentrer chez nous, retrouver nos familles et notre travail et oublier tout cela. Vladimir Poutine, lui, se montre plus en confiance que jamais quand les voeux du nouvel an virent à l'exercice d'autosatisfaction. Au cours de

38:35
Locuteur

l

38:36
Invité

'année écoulée, nous avons travaillé dur et accompli beaucoup. Nous pouvons être fiers de nos succès. Nous avons défendu fermement les intérêts nationaux. Nous

38:45
Locuteur

ne

38:45
Invité

reculerons jamais car aucune force ne peut nous diviser.

38:50
Locuteur

D

38:50
Invité

'autant que les forces ukrainiennes pourraient manquer à court terme de l'aveu même de Kiev. L'Ukraine aura besoin de mobiliser près de 500 000 soldats supplémentaires pour faire face à l'effort de guerre.

39:04
Présentateur

Voter Le Pen et Bardella,

39:05
Locuteur

c

39:05
Présentateur

'est voter Poutine, point barre. C'est Stéphane Bojeta, qui est député Renaissance des Français de l'étranger, qui le dit. Parce que c'est une allusion à l'enquête qui est apparue notamment cette semaine sur le Washington Post, je

39:15
Invité

crois.

39:15
Locuteur

Le Washington

39:15
Invité

Post, oui. La grande difficulté d'Emmanuel Macron, c'est qu'effectivement, comme on le disait tout à l'heure, le Rassemblement national en fait un référendum pour ou contre Emmanuel Macron. Lui polarise sur le thème voter Le Pen,

39:30
Locuteur

c

39:30
Invité

'est Poutine et c'est abandonner l'Ukraine. Et le problème, c'est qu'il y a une part de vérité dans ça, mais que tout le monde y voit un calcul politique parce que les précédentes élections ont été menées sur la base de cette polarisation avec Marine Le Pen et qu'on se retrouve de nouveau dans ce schéma. Sauf que la réalité du monde d'aujourd'hui, c'est quand même celle-là.

39:52
Locuteur

C

39:52
Invité

'est que cette enquête du Washington Post est très intéressante.

39:54
Locuteur

Est-ce

39:54
Présentateur

qu

39:54
Locuteur

'on

39:54
Présentateur

peut rappeler en quelques mots de quoi il s'agit

39:56
Locuteur

?

39:56
Invité

Donc le Washington Post fait état de documents qu'ils ont pu consulter qui montrent qu'il y

40:02
Locuteur

a

40:02
Invité

une stratégie russe qui a identifié notamment la France comme un des maillons faibles dans lesquels on peut pousser pour faire parvenir au pouvoir des forces populistes qui affaibliront le soutien occidental à l'Ukraine. C'est en gros le résumé de cette stratégie. Il n'y

40:20
Locuteur

a

40:20
Invité

rien de nouveau sous le soleil parce qu'on le sait depuis longtemps que la Russie favorise que ce soit en Italie en France ou ailleurs les forces qui peuvent affaiblir la cohésion européenne. Mais là en l'occurrence ça va être un véritable enjeu parce qu'on voit bien que le soutien à l'Ukraine est menacé aux Etats-Unis qu'il est en difficulté en Europe avec l'obstruction de Viktor Orban le Premier ministre hongrois et que s'il y avait un pays comme la France qui basculait dans le camp de ceux qui s'opposent à l'aide à l'Ukraine ça serait la fin en gros de ce soutien à l'Ukraine. Donc ça changerait la carte géopolitique de l'Europe et d'une grosse partie du monde.

Et la toile de fond de tout ça et je pense que ça va jouer un rôle dans la campagne électorale des Européennes c'est Donald Trump.

41:14
Locuteur

C

41:14
Invité

'est que l'ombre de Donald Trump aujourd'hui pèse sur le monde entier. Poutine joue la carte de l'attente de l'élection de Donald Trump pour gagner en Ukraine. Netanyahou joue la carte de l'attente de la victoire de Donald Trump pour se débarrasser de Joe Biden et des pressions américaines sur une solution politique à deux États. Et vous avez cette situation qui est soumise aujourd'hui à l'issue des élections américaines. Donc ce sont des facteurs qui compliquent énormément l'équation politique de ces Européennes.

et les électeurs vont être partagés entre l'idée de voter en fonction de choix de politique intérieure française ou de l'État du monde qui est chaotique inquiétant et dans lequel l'Europe reste une boussole à laquelle on peut s'accrocher malgré tout quel que soit le contexte. Donc c'est extrêmement compliqué pour l'électeur pour le citoyen.

42:12
Présentateur

Et Michel par exemple de Belgique nous dit pourquoi la France doit-elle se préparer pour des conflits qui ne la concernent pas et qui ne l'atteindront

42:18
Locuteur

pas ? Oui mais

42:18
Invité

ça c'est... Alors parce qu'il y a guerre et guerre. Il y a la guerre physique entre l'Ukraine et la Russie entre Hamas et Israël mais vous avez une autre forme de guerre qui est une guerre qui emploie les moyens de la propagande qui emploie les moyens de la déstabilisation et c'est cette guerre-là qu'il mène Poutine. C'est une guerre qu'il mène contre l'Occident en général. Il prétend où on parle maintenant mais on ne

42:46
Locuteur

va

42:46
Invité

pas utiliser tous ces mots mais on parle du sud global. Il y a cette guerre qui est menée par tous les pays qui ne veulent plus de l'ordre occidental qui estiment que cet ordre occidental imposé par les Etats-Unis l'Europe il faut le détruire et Poutine fait partie est un chef de guerre de ce point de vue et il se sert de toutes les élections pour essayer effectivement déstabiliser et donc les élections européennes pourraient être très exposées à une forme de propagande poutinienne qui soit assez redoutable. Moi je pense que le président Macron redoute beaucoup ça beaucoup beaucoup surtout que il a des alliés Poutine effectivement sur le continent européen. Donc ça c'est très grave.

Oui c'est assez étonnant cette phrase de Michel parce que votre téléspectateur c'est que les français pensent maintenant complètement le contraire pendant très très longtemps une des raisons pour lesquelles personne ne s'intéressait à la politique extérieure en fait à part des catégories particulières des personnes âgées des personnes extrêmement d'hypnées c'est que ça ne nous concernait pas.

Maintenant de plus en plus les français ont compris que ce qui peut se passer au bout du monde ce qui peut se passer à Kiev ou en Russie ce qui se passe au Proche-Orient si on agit fois pour le CRIF 82% des français que le Figaro avait je crois publié 82% des français craignaient des répercussions intérieures et rapides du conflit entre Israël et le Hamas c'est ça qui a changé la politique extérieure intéresse de plus en plus les français parce qu'elle a des conséquences concrètes sur nos vies La crise vous suit bien La

44:23
Locuteur

crise de

44:23
Invité

l'énergie par exemple l'hiver dernier on disait que c'était lié l'inflation à Toro a raison c'était lié au conflit entre l'Ukraine et la Russie donc justement une posture isolationniste est vraiment très marginale en

44:40
Présentateur

France Donc si je vous suis bien les français vont voter sur les enjeux aux européennes pas sur les enjeux de politique nationale pas forcément s'ils sont plus concernés

44:48
Locuteur

par la politique Non parce qu'on sait très

44:50
Invité

bien qu'il

44:50
Locuteur

y a

44:50
Invité

toujours une dimension de vote sanction aux élections européennes pour un pouvoir sortant et Emmanuel Macron l'avait évité en 2019 parce qu'il y avait cette France du oui qui a voté massivement pour le camp Macron il y avait aussi même si c

45:04
Locuteur

'est

45:04
Invité

Lorraine qui avait gagné les élections mais ce qui me frappe quand même c'est à quel point maintenant la question européenne intéresse également les français parce qu'ils ont vu lors du Covid ils ont vu lors de la guerre en Ukraine une Europe beaucoup plus active une Europe beaucoup plus incarnée une donnée de mes confrères et amis de Cantar de l'Eurobaromètre pour la première fois depuis je crois 20 ans ou 25 ans en France même si on est très mal placé par rapport aux autres pays la commission européenne avait plus d'opinions positives ou favorables que d'opinions négatives là c'est une vraie rupture c

45:37
Locuteur

'est

45:37
Invité

un exploit c'est même un

45:38
Locuteur

exploit par

45:38
Invité

rapport à il

45:39
Locuteur

y a

45:39
Invité

quelques années ce n'est pas rien ça non plus

45:41
Locuteur

je

45:41
Présentateur

voudrais qu'on revoie le sondage qu'on a aperçu tout à l'heure sur les intentions de vote aux européennes avec le Rassemblement national qui est en tête avec 27% devant Renaissance 19% le PS 10% Nathalie Moret

45:55
Locuteur

vous

45:56
Présentateur

pensez que le RN dans l'état actuel des choses va gagner les européennes

45:59
Locuteur

?

45:59
Présentateur

alors évidemment je ne peux pas m'avancer là-dessus

46:01
Locuteur

mais quand même

46:03
Présentateur

honnêtement il faudrait demander à Frédéric mais avec un tel écart à 6 mois du scrutin ce serait très étonnant quand même que le Rassemblement national ne soit pas en tête moi j'ai le sentiment enfin ce n

46:15
Locuteur

'est

46:15
Présentateur

pas que j

46:15
Locuteur

'ai

46:15
Présentateur

le sentiment je sais que dans la majorité ils ont déjà intégré que le RN serait en tête là ils sont en train de penser à l'écart juste pour se rappeler en 2019 il y avait 200 000 voix d'écart simplement entre Renaissance qui était juste en seconde position derrière le Rassemblement national qui était à 23 23 ou 24 etc donc c'était très très peu là si jamais le RN faisait le même score que la dernière fois c'est-à-dire 23 ce serait un échec terrible donc vous imaginez en 5 ans l'emprise du RN sur l'électorat européen qui n'est pas son premier électorat c'est absolument considérable donc oui je ne vois pas comment pour répondre très concrètement à votre question je ne vois pas comment le RN national ne peut pas compte tenu de tout ce qu'on a dit ici être largement en tête au mois de juin prochain en faisant référence donc à ce 9 juin en permanence et dans une posture qu'on va retrouver dans le discours de Marine Le Pen hier alors de ce jour écoutez voilà le vœu que je formule

47:16
Invité

pour cette année 2024 refaire de la France une terre de prospérité de sécurité d'ambition et de grandeur

47:23
Locuteur

une

47:24
Invité

nation où il fera à nouveau bon vivre malgré le mépris et l'aveuglement des gouvernants qui se sont succédés depuis 40 ans nous avons en nous des gisements inépuisables de créativité et d'intelligence

47:36
Locuteur

qui

47:37
Invité

seront demain

47:37
Présentateur

les instruments de notre puissance

47:40
Locuteur

et

47:41
Présentateur

ça apprend un peu ce qu'on disait tout à l'heure que ce sont des élections pour le RN de mi-terme de mi-mandat hier soir Marine Le Pen a fait un tweet en réaction à l'allocution du président de la république dans lequel Sophie Erreur de ma part elle mentionne

47:58
Locuteur

le

47:58
Présentateur

9 juin donc faites attention c'est assez intéressant à observer il n'y a pas une intervention d'un élu des rassemblements nationals dans les médias qui ne mentionne pas cette date là c'est quand même la preuve si besoin on était que cette élection là est pour eux absolument fondamentale

48:14
Invité

et puis les différents leaders qui se sont exprimés depuis hier 20h y compris Marine Le Pen sur l'allocution fait présidentielle ont mis en avant les deux thématiques que le président Macron a seulement effleuré l'insécurité il y a eu des pudeurs de gazelles si je puis dire sur les émeutes urbaines qui ont beaucoup marqué les français en parlant d'éléments de violence et bien sûr l'inflation et le pouvoir d'achat qui reste derrière la santé la première préoccupation des français Emmanuel Macron a seulement parlé de l'inflation qui a continué à sévir en France là aussi le procès en termes de déconnexion c'est ça deux sujets qui font le bon vivre français un pouvoir d'achat élevé une sécurité une tranquillité n'ont pas été évoqués par le président

48:59
Présentateur

alors que les maires et on le dit souvent les élus locaux sont en première ligne aujourd'hui disent leur lassitude parfois et agissent aussi un exemple concret a cerné le maire de la ville

49:13
Locuteur

il

49:13
Présentateur

organise chaque mois des réunions pluridisciplinaires afin de repérer agir pour stopper au plus vite d'éventuelles violences c'est un reportage de Constance Meyer avec Adrien Guillotot et Arnaud Faura

49:25
Locuteur

vous

49:26
Invité

pouvez vous installer où vous voulez il

49:27
Locuteur

y a

49:27
Invité

du café il

49:27
Locuteur

y a

49:27
Invité

du thé

49:27
Locuteur

à

49:28
Invité

la mairie de Cernay c'est désormais une réunion d'habitués

49:31
Locuteur

bonjour

49:32
Invité

Christelle vous allez bien ?

49:33
Locuteur

oui ça va Jean

49:34
Invité

-Marc ça va bien ? ça va bien depuis 2015 chaque mois l'adjoint à la sécurité organise un conseil communal bien particulier

49:40
Locuteur

la

49:42
Invité

gendarmerie l'éducation nationale les services sociaux

49:45
Locuteur

la

49:46
Invité

police municipale pôle médiation sécurité etc on fait un 360 degrés sur la sécurité sur la délinquance des mineurs sur la déscolarisation sur la détection du phénomène de radicalisation la sécurité à 360 degrés

49:59
Locuteur

un

50:00
Invité

tour de table pour faire remonter les problèmes de terrain notamment à l'école avec l'oreille attentive de la procureure de la République de Munoz

50:08
Locuteur

on

50:09
Invité

a eu une arme factice qui a été introduite dans l'établissement donc il faut savoir que c'est

50:13
Locuteur

quand

50:14
Invité

même un incident grave alors voilà on a eu un signe nazi la semaine dernière en plein cours d'histoire et puis il

50:20
Locuteur

y a

50:20
Invité

eu une troisième situation avec des menaces de viol vis-à-vis d'une élève de l'établissement finalement notre palette nous de sanctions ça va être une exclusion d'établissement temporaire

50:30
Locuteur

qui

50:30
Invité

pour moi n'a pas de sens l'élève va rester à la maison et finalement il va rien se passer il n

50:35
Locuteur

'y a

50:35
Invité

rien de pédagogique

50:36
Locuteur

en

50:36
Présentateur

tout cas il ne faut plus laisser les chefs d'établissement démunis par rapport à ces situations très très compliquées et dont on sait que ça va mal

50:46
Locuteur

se

50:47
Invité

terminer c'est la déscolarisation dans un premier temps la marginalisation et la violence de rue et tout le reste dans certains cas la procureure peut enclencher une procédure auprès d'un tribunal de proximité apporter une réponse à ces violences du quotidien à l'heure où la police n'a pas toujours les moyens de les traiter pour moi c'est incontournable et je préfère quelquefois laisser tomber quelque chose

51:11
Locuteur

d

51:12
Invité

'autre pour pouvoir aller à la rencontre des élus parce que je sais

51:15
Présentateur

que c'est là sur le terrain que se crée ce sentiment d'insécurité

51:19
Locuteur

à

51:20
Invité

Cernay lorsque la justice condamne des jeunes à des travaux d'intérêt général ils sont parfois envoyés au club de boxe de la ville sous les instructions d'Abdelac

51:28
Locuteur

voilà

51:29
Invité

mobile très mobile relâchez allez

51:33
Locuteur

coach

51:34
Invité

et médiateur social en plus de ses élèves il encadre chaque année une quinzaine de jeunes condamnés

51:40
Locuteur

quand

51:41
Invité

on organise un gala ils sont là pour nous aider à monter le ring à préparer les chaises les tables voilà on essaie de leur donner une deuxième chance il y en a beaucoup qui ont réussi parmi les élèves ce soir là aucun n'est concerné mais la boxe c'est justement ce qui a empêché Moussa de déraper j'ai commencé à boxe à l'âge de 15 ans c'était mes professeurs au collège qui m'ont conseillé de faire du sport parce que j'étais j'étais devenu un jeune assez perturbateur on va dire j'ai mis bien la bagarre quand j'ai commencé la boxe j'ai tout de suite commencé les compétitions donc tout de suite ça m'a créé un cadre j'avais des gens autour de moi donc j'étais obligé déjà pour moi et aussi pour les gens qui me suivaient je ne voulais pas les décevoir donc j'étais à fond dans mon truc

52:32
Locuteur

et

52:32
Invité

après en grandissant tu te rends compte tu te dis j'ai eu de la chance en fait heureusement que j'ai eu ce sport là parce que ça m'a fait éviter des choses

52:42
Locuteur

la

52:43
Invité

méthode Cernet a déjà inspiré d'autres communes qui ont répliqué ce modèle de prévention de la délinquance

52:50
Présentateur

une question de téléspectateurs ne serait-ce pas les maires qu'il faudrait réarmer Nathalie Moré moi je suis convaincue que les maires sont déjà armées au sens où effectivement il faut les aider mais les maires sont des capteurs incroyables de tout ce qui se passe dans la vie de la société ce qui se passe à Cernet est absolument remarquable parce qu'on voit que c'est institutionnalisé qu'il y

53:14
Locuteur

a

53:14
Présentateur

des réunions avec les procureurs les travailleurs sociaux etc.

de façon institutionnalisée mais moi je connais énormément de maires qui font ça ou ce genre d'équivalent sans être institutionnalisé c'est-à-dire qu'ils sont régulièrement à la rencontre des associations qui vont régulièrement à la rencontre du procureur d'un république ou des travailleurs sociaux de façon totalement informelle alors ce qui est effectivement très très bien à Cernet c'est que justement ça devient quelque chose une façon de travailler ensemble mais les maires sont des capteurs incroyables ils sont vraiment au contact de la population et ils sentent les choses venir donc des armées alors est-ce qu'il faut les réarmer il ne

53:52
Locuteur

faut

53:52
Présentateur

pas les armer d'information parce qu'ils les ont moi à mon avis il faut plus être en contact avec eux parce que c'est souvent du terrain que vient l'association on le dit souvent qu'ils sont à portée de baffes est-ce qu'il reste malgré tout les élus préférés des français ?

54:05
Invité

clairement oui c'est vraiment l'élu de confiance le maire vis-à-vis de l'opinion publique parce que c'est le seul élu qui arrive avec peut-être maintenant un peu les présidents de région à matérialiser la promesse du politique le contrat entre représentants et représentés qui est changer la vie peser sur le cours des choses Emmanuel Macron lors de ses voeux n'a cessé de mettre à distance la fatalité l'impuissance jamais dans nos enquêtes les français disent leur maire qu'il ne fait rien l'inaction c'est pas quelque chose qui s'applique au maire parfois on ne voit pas le cap parfois on critique l'incarnation mais le maire change la vie maintenant Nathalie l'a très très bien dit il y

54:41
Locuteur

a

54:41
Invité

un niveau d'exigence à leur égard absolument terrible c'est la première raison dans une enquête IFOP pour le groupe LR du Sénat en 2019 avant les dernières élections municipales qui rendaient la vie et la fonction très difficiles pour les maires et on voit très bien qu'il y

54:56
Locuteur

a

54:56
Invité

un tel niveau d'exigence qu'une sorte de défiance commence à très doucement Mezzo-Voce à contaminer la sphère locale les français qui se sentent souvent abandonnés vont vers leur maire sur des questions de santé sur des questions d'accès aux droits sur des questions même judiciaires le maire est en première ligne et une enquête récente de l'IFOP donnait un chiffre absolument terrible alors

55:19
Locuteur

ça

55:19
Invité

ne concerne pas tous les maires on est loin de 2026 une majorité de maires qui n'envisageaient pas un nouveau mandat en 2026 alors que c'est on sait très bien que c'est l'élu qui subit le moins la sanction et on a toute une série de villes où il y a des maires qui sont là depuis 3, 4, 5 voire 6 mandats parce que le maire a ce crédit de confiance

55:38
Présentateur

sans parler de ceux qui abandonnent en cours de mandat

55:40
Invité

bien sûr dans

55:40
Locuteur

les

55:41
Invité

petites villes surtout

55:41
Présentateur

quel est le rapport d'Emmanuel Macron avec les maires justement il est compliqué

55:45
Locuteur

il n'est pas bon il

55:45
Invité

n

55:46
Locuteur

'est

55:46
Invité

pas très bon parce que vous savez au début en 2017 il avait dit on n

55:49
Locuteur

'a

55:49
Invité

pas besoin de pouvoir intermédiaire il avait remis en question tout ça il se pensait tout à fait omnipotent omniprésent un petit peu comme Nicolas Sarkozy il y a une quinzaine d'années et il ne

56:04
Locuteur

s

56:04
Invité

'est pas rendu d'ailleurs cette année encore au congrès des maires il a des rapports compliqués il n'est pas élu lui-même il n'a jamais été élu local il

56:12
Locuteur

n

56:12
Invité

'a

56:12
Locuteur

pas

56:13
Présentateur

d'ancrage local

56:13
Invité

il

56:13
Locuteur

n'a

56:13
Invité

pas d'ancrage local son parti n'a jamais réussi à s'implanter localement donc pour lui c'est un corps étranger si vous me permettez l'expression c'est vraiment très difficile pour lui d'appréhender ce qu'est la vie d'un maire alors qu'un maire et puis alors il

56:30
Locuteur

y

56:30
Invité

a une chose qui est considérable c'est que le conflit je dirais que la méfiance qui s'est instaurée entre les maires les élus locaux et le président de la république vient aussi des réformes qu'il a conduite notamment de la fiscalité locale puisque avec la suppression de la taxe d'habitation il a amputé d'une partie de son pouvoir le maire d'une partie de leur pouvoir les maires et ils ont pour certains d'entre eux enfin ils le disent ils n'ont pas eu le substitut ils n'ont pas eu la contrepartie si vous voulez de ce qu'ils ont perdu avec la taxe d'habitation donc ça ça a quand même aussi beaucoup tendu les relations entre les deux

57:11
Locuteur

est

57:11
Présentateur

-ce que malgré tout depuis les émeutes de juin dernier les maires vous disiez qu'ils ont besoin davantage d'aide et d'être accompagnés est-ce qu'ils le sont un peu plus un peu plus il y a eu une concrétisation justement de ce soutien vis-à-vis des maires lors du dernier congrès des maires alors avec des solutions très techniques qui avaient été négociées très en amont par l'association des maires de France avec les ministres concernés mais effectivement il y a des tas de petites choses techniques que les maires demandaient depuis longtemps qui leur ont été accordées signe alors je ne rentre pas dans les détails parce que ce sont vraiment des choses techniques assez loin du grand public mais ça signe cette attention de l'exécutif un petit peu plus aiguë maintenant vis-à-vis des maires mais notamment je crois ça rentre dans les détails mais aussi plus de sanctions pour notamment

57:57
Locuteur

alors ça c'est la plus emblématique effectivement c'est

57:59
Présentateur

effectivement le fait que quand les maires ou les élus municipaux sont attaqués et se sont agressés effectivement les sanctions pour les auteurs sont plus fortes

58:08
Locuteur

on

58:09
Présentateur

va passer à vos questions SMS

58:14
Locuteur

on

58:15
Présentateur

commence avec Frédéric Duvaux-Cluse en dehors des habituelles critiques de l'opposition ses voeux présidentiels ont-ils un écho dans la population française ? Frédéric David

58:22
Locuteur

j

58:22
Invité

'ai envie de dire oui il y a une audience qui a été bonne 17 millions de personnes maintenant est-ce que ça change une situation de popularité d'impopularité la réponse est non il y aura un élément que je vais suivre dès cette semaine dans le baromètre et fois fiducial pour Paris c'est le niveau de conversation des français la part des français qui déclarent c'est du déclaratif avoir parlé des voeux du président Macron c'était tombé à un niveau très bas l'année dernière mais rappelez-vous ces voeux c'était 21 ou 22 minutes c'était des voeux extrêmement compliqués on va voir si ça suscitait plus d'échanges

58:56
Locuteur

ces

58:57
Invité

voeux ça sert à minima à remobiliser sa base mais elle est plutôt confiante vis-à-vis du président est-ce que les critiques qu

59:05
Locuteur

'on

59:05
Invité

verra dans les enquêtes qualitatives en termes d'inaction en termes de cap où est-ce qu'Emmanuel Macron embarque le pays j'avais été frappé les semaines précédentes par le mot girouette qui lui a été associé notamment sur la politique internationale est-ce que ces mots vont disparaître suite à des voeux quand même offensifs qui étaient très en réaction aux deux inquiétudes l'inaction et le déclin

59:26
Locuteur

c

59:26
Présentateur

'est l'image qu'il a sur la politique internationale Pierre Aski

59:28
Locuteur

oui

59:29
Invité

parce qu'il a il s'est beaucoup engagé sur la politique internationale on se souvient évidemment de toutes ces communications avec Vladimir Poutine pendant la première partie de la guerre en Ukraine il a un côté proactif extraordinaire

59:45
Locuteur

mais

59:45
Invité

il n

59:45
Locuteur

'y a

59:45
Invité

pas de résultat à la clé c'est que tout son engagement vis-à-vis de Poutine alors il peut dire j'ai essayé mais il est allé sans doute trop loin pour à un moment se retrouver tout seul sans interlocuteur sur le Proche-Orient quand il a fait cette tournée il a lancé cette initiative de coalition anti-Hamas qui a fait pchit en exactement 24 heures et dont personne n'a compris d'où elle sortait et à quoi elle correspondait donc il y a un côté extrêmement actif de proposition d'agitation et sans résultat et lorsqu'il y a des résultats et sur le plan européen il a des résultats malgré tout que ce soit le plan de relance après le Covid la conférence la CPE la conférence qui regroupe toute l'Europe y compris les Balkans etc qui était une proposition française qui en est déjà à sa troisième édition prochainement tout ça ce sont des choses qui ont généré des effets

1:00:49
Locuteur

et

1:00:50
Invité

il n'en tire pas le bénéfice parce que c'est perdu dans un un activisme excessif et qui n'a pas prise avec le réel

1:01:00
Présentateur

question de une autre question de téléspectateurs les remerciements à Elisabeth Borne sont-ils de bonne augure pour son avenir ?

1:01:08
Invité

Pour l'avenir de Elisabeth Borne ? Oui Moi je me bénéficierai beaucoup parce que il fait du en même temps c'est-à-dire qu'on peut considérer que c'est très sympathique mais ça peut être aussi un

1:01:22
Locuteur

coup

1:01:22
Invité

de

1:01:22
Locuteur

poignard dans le dos Merci de le revoir

1:01:23
Invité

J'ajouterai si vous me permettez par rapport à ce que vous venez de

1:01:27
Locuteur

dire

1:01:27
Invité

il y a en politique étrangère quelque chose qui est tout à fait et là qui a des répercussions sur la politique intérieure c'est le pas qu'a fait le président Macron en direction de l'Algérie où il a essayé de relancer un dialogue et tout qui n'a jamais abouti et le président Tebbou n'est toujours attendu à Paris il est toujours

1:01:45
Locuteur

pas là Il est

1:01:45
Invité

attendu au printemps Mais ça nous a fâché avec le Maroc parce que ça a compliqué les relations avec le Maroc et comme en plus la France dans le débat sur l'immigration n'a pas arrêté de parler de la remise en question des accords de 1968 sur l'Algérie qui facilitent l'immigration algérienne tout ça ça brouille les messages de ces initiatives je trouve

1:02:11
Locuteur

Question

1:02:12
Présentateur

de Daniel Duvar Comment peut-on réarmer la France alors qu'on est incapable d'approvisionner l'Ukraine en armes et munitions suffisantes ? Pierre Esquiet

1:02:19
Invité

Alors déjà je pense qu'il faut se calmer sur le mot réarmer parce que c'est le mot clé de cette soirée et du discours du président évidemment mais qui est un mot extrêmement ambigu puisqu'il a deux sens le premier littéral qui est celui qui est évoqué dans cette question celui de l'armement et qui est aussi côté moral on l'emploie beaucoup avec le réarmement moral et je pense que c'est un peu le défaut d'Emmanuel Macron souvenez-vous le Covid on était en guerre donc aujourd'hui il

1:02:48
Locuteur

y a

1:02:48
Invité

des vraies guerres et on se rend compte à quel point le mot était déplacé et mal approprié pour le Covid il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites sur le plan de la défense en France et à l'échelle européenne on est loin du compte évidemment parce qu'on sort d'une période de 20 ans pendant laquelle on ne s'est pas préparé à un état de guerre voilà ça n'était pas dans nos plans ou dans notre vision du monde cela dit et le président y a fait référence hier le budget de la défense aura été doublé en une décennie ce qui est considérable souvenez-vous du début du premier quinquennat le clash avec le chef d'état-major sur le budget puisqu'il avait baissé pour ensuite le monter systématiquement avec des objectifs assez ambitieux donc de ce point de vue-là il y a eu un réarmement mais face aux besoins d'une vraie guerre conventionnelle comme l'Ukraine on n'est pas encore à la hauteur l'Europe n'est pas encore à la hauteur

1:03:51
Présentateur

une dernière question rapidement les français qui vont voter aux européennes ont-ils conscience des enjeux de leur bulletin Frédéric Davies

1:03:57
Locuteur

?

1:03:57
Invité

Oui déjà ils votent c'est un acte de voter aux élections européennes il y a souvent eu une abstention très forte elle avait été pour la première fois en baisse en 2019 oui maintenant la question c'est l'articulation entre un vote sanction un vote de soutien et un vote sur des enjeux principalement européens tout dépendra d'une campagne européenne qui est toujours on le sait extrêmement courte

1:04:17
Présentateur

Merci beaucoup à tous les quatre d'avoir participé à ce C'est dans l'air en direct si vous avez manqué un petit quelque chose il y a bien sûr le replay demain vous allez retrouver Caroline Roux en direct passez une très belle soirée