Nicolas Sarkozy condamné : "L'exécution provisoire peut sembler être un acharnement" (Antonin André)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a le plus impressionné chez Nicolas Sarkozy ?
- 4:00OuverteRéponse directe
L'exécution provisoire vous semble-t-elle un acharnement ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous avoir été manipulé par la Libye ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction face aux menaces contre les juges ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La prison vous fait-elle peur ?
- 12:00OuverteRéponse partielle
Le Conseil constitutionnel outrepasse-t-il ses pouvoirs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:00Antonin AndréChiffre
« 79 % des Français estiment que la France doit durcir sa politique d'immigration »
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He, il est 20h24. On en vient donc à cette interview exclusive de Nicolas Sarkozi 3 jours après sa condamnation à 5 années de prison pour association de de malfaiteurs dans le cadre de la présumée affaire du financement libien de de la campagne présidentielle. L'affaire d'ailleurs dont on peut plus parler puisque les trois chefs d'accusation afférente à cette affaire sont tombés.
L'état de droite, il était bafoué comme l'estime l'ancien chef de l'État. On est avec Antonin André donc débatteur de la 2e heure qui est chef du service politique du JDD. Antonin, vous avez donc participer à cette interview.
Vous dites l'effet de souffle de sa force et de sa détermination se ressent physiquement. C'est un ex-président extrêmement combatif que que vous décrivez. Oui oui.
Quand on est arrivé Miroménine, on s'attendait à à on connaît on moi j'ai déjà interview Nicolas Sarkozy, je sais que c'est un homme qui a qui est un physique qui est une nature physique et dont on sent la force et la pression quand on l'interview. C'est-à-dire que c'est vraiment assez impressionnant h en dehors de cette affaire. Là, on s'attendait à trouver un homme peut-être un peu affecté, peut-être un peu amoindri, surtout qu'il était entouré de ses proches.
Donc, il est dans un lieu de confiance où il peut, j'allais dire, se laisser aller. Et en réalité euh il est arrivé euh avec même pas euh décidé euh qu'on lui connaît le le bus très en avant, les épaules en avant comme ça, très souriant, très chaleureux. Euh, il nous a accueilli presque alors comme si nous étions nous-mêmes plus plus déstabilisés par le moment que lui.
Oui, c'était 2 jours après cette fondation. Oui, 24 heures. Ah oui et euh et quand l'interview démarre, on comprend tout de suite que on a face à nous le sarco un peu comme la il est un peu comme un fauve quand il est blessé.
Sarco quand il est blessé, il est encore plus dangereux et d'une certaine façon, on a le sentiment que l'épreuve et l'adversité nourrissent sa capacité de rebond, sa détermination. C'est c'est ce que j'ai voulu dire par cette expression et c'est vrai que c'était un moment assez impressionnant. Ouais.
Ouais. Et qu'est-ce qui va vous a le plus justement impressionné ? Et peut-être je dirais est-ce que il vous a convaincu ?
Est-ce qu'il a été percutant à certains endroits plus que d'autres ? des arguments, il y a l'argument, moi je trouve le plus massif et le plus et qui d'ailleurs pose question au français qu'ils soi ou non saristes, qu'ils connaissent ou non le fond de l'affaire, ce qu'on comprend quand même, c'est que l'exécution provisoire qui consiste à l'envoyer en prison avant l'appel et donc avant le le le jugement définitif et peut paraître comme un acharnement parce que c'est vrai que dans il y a des critères dans l'exécution provisoire, le trouble à l'ordre public, la gravité extrême d'F en l'occurrence C'est vrai qu'il y a beaucoup de chefs d'accusation qui sont tombés, le risque de fuite et on voit bien que Nicolas Sarkozi ne remplit aucun de ces trois critères et du coup ça donne le sentiment que d'une façon ou d'une autre les juges voulaient avoir l'image de Nicolas Sarkozy derrière les barreaux et ça je dois dire que sur cette partie-là c'est assez convaincant pour le reste il revient sur ses explications sur la Libye euh avec des éléments des éléments plutôt convaincants. Et puis c'est vrai qu'il y a au cœur de cette affaire le document de de Medéia part dont le tribunal reconnaît que cette info.
Oui. Et d'ailleurs, il évoque un complot justement parlant de ce document parce que tout est parti de ce document. Il y a une ambiguïté sur la notion de complot.
Beaucoup de gens Oui, mais beaucoup de gens parlent de complot des juges. Moi ce que je comprends dans ces explications, c'est qu'il évoque plutôt un complot en fait de la Libye, un complot des proches de Kaddafi qui ont utilisé Madia. en était conscient ou pas, mais qui ont utilisé ce document et qui ont utilisé Miap pour se venger de Nicolas Sarkozi davantage pour pour l'enfoncer et et et stopper sa carrière politique.
Alors parce que sur les juges, ce qui est très étonnant, c'est qu'il est très sévère. Il est très sévère, il est très véhment mais hm il n'est jamais euh il y a pas d'esprit de revanche, il y a pas de violence à l'endroit des juges. Il est extrêmement précautionneux de ce point de vue-là de ne pas donner le sentiment d'une revanche ou d'un acharnement en retour de l'acharnement dont il est victime.
Justement, vous parlez de ce piège euh Antonin André, je voudrais vous faire écouter euh Robert Bourg, vous savez son avocat très proche de lui hein, qui qui semblait extrêmement ému tout à l'heure sur C News euh qui avait à cœur vraiment de de défendre son ami et écouter ce qu'il dit justement euh sur cette question de piège tendu selon lui également. Ils sont allés là-bas, ils ont vu leurs homologues l'un et l'autre et au dernier moment on leur dit c'est il est difficile quand vous êtes dans le pays en Libye que vous avez vu vos homologues, que vous vous avez signé des accords tout d'un coup de dire de faire savoir à Kaddafi qu'on veut pas aller voir ces nous-ci ils ont été piégés en quittant Paris ils ne savaient pas qu'ils allaient voir c'est nous c'est un piège qui leur a été tendu et c'est le reproche sans doute que leur patron Nicolas Sarkozi le a fait à son retour parce que ni géant ni ortefeu n'aurait accepté d'aller en Lipi. Effectivement, c'est très important ce que nous dit Robert Bourg parce que il évoque ce tout le cœur de l'affaire de cette fameuse association de malfaiteurs, Claude Guillant et Brisfeu qui vont rencontrer le fameux Senous.
On rappelle qu'il y a un proche de de Moamar Kaddafi responsable de l'attentat de du décès 10 hein envers les Français. Ça c'est aussi un un des points clés du procès hein. Sans faire offense ni à Brisu ni à Claude Guillan que je connais tous les deux et pour lesquels j'ai la plus grande considération, le plus grand respect.
Je pense que ils ne savent pas trop où est-ce où ils mettent les pieds quand ils vont en Libye et je pense qu'il ne maîtrisait pas totalement effectivement le sous-texte, les personnages du dossier et les implications que cela pourrait engendrer. Donc je ne suis même pas sûr moi puisque le tribunal retient une forme dit Nicolas Sarkozi connaissait des hommes qui travaillaient pour lui qui auraient eu l'intention d'eux. Sans même savoir s'ils ont eu l'intention d'eux.
À mon avis je pense qu'il y a une instrumentalisation de ces rendez-vous. par la Libye et je pense que Nicklaud Gu bristeron savait en réalité exactement crédit en effet ce que dit Roberge Bourger. Je vous donne parole dans quelques instants Vincent parce que je vois que vous voulez réagir aussi mais en attendant il est 20h30 et c'est Rudy Sada qui nous a rejoint pour le point sur l'actualité.
Europe 1, le journal permanent. Tout le monde est prêt annonce Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche souhaite annoncer quelque chose de spécial dans les prochaines heures concernant à la guerre à Gaza.
À 48 otages israéliens sont toujours retenus par le Hamas près de 2 ans après le programme du 7 octobre. Donald Trump qui recevra Benjamin Netanahou demain à Washington. Le président américain qui dénonce ce soir une attaque ciblée contre les chrétiens.
Après une fusillade dans le Michigan, un homme armé a fait éruption dans une église mormone. Un incendie est en cours. Il y aurait au minimum un mort et plusieurs blessés.
Selon les premières informations, le tireur a été neutralisé. L'Élysée juge inadmissible les menaces de mort visant certains magistrats depuis l'annonce de la condamnation à 5 ans de prison dans l'affaire du financement présumé libien de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozi. Sur le réseau social X, Emmanuel Macron estime que l'état de droit est le socle de la démocratie un état de droit pour lequel Nicolas Sarkozy est d'y mener son combat dans les colonnes du JDD.
La photo de son visage tuméfié fait froid dans le dos. Un homme âgé de 67 ans portant une kipa a été violemment prise à partie par un individu. Le traitant de salle juif et le menaçant de mort.
Ce nouvel acte antisémite s'est déroulé hier dans les sonnes et puis le rugby avec le top 14 avec en clôture de la 4e journée le déplacement de Toulon à Bayon ce soir un match à suivre des 21h donc sur Canal Plus. Merci Rudy Sada. On se retrouve à 20h45 pour un point sur l'actualité.
Europ soir weekend 19h 21h Stéphanie de Mur toujours avec Antonin André Vincent Rois Vincent je sais que vous brûleriez d'envie de réagir aussi mais je voudrais quand même avant vous faire écouter le le deuxième son de Robert Bourg dans la même lignée invité sur C News tout à l'heure qui affirme vraiment qu'il y a jamais eu d'argent en provenance de chef d'État africain. Écoutez, c'est c'est avec son franc parler l'avocat. Dès 1981, l'immense Jacques Chirac m'avait placé au centre même du financement de la vie politique de la droite en provenance des États africains.
Je suis allé voir Nicolas Sarkozi, ministre de l'intérieur et il m'a dit ceci en présence de Claude Guéan et en présence de sa femme que je ne veux pas un sous sortie des chefs d'état africains. Alors, je me pose la question de savoir comment cet homme qui refusait qui a refusé tout financement quel qu'il soit venu d'Afrique puisse tout d'un coup avoir envie d'envoyer deux collaborateurs parmi les plus proches aller en Libye signer un pacte de corruption. Vincent Roi.
Oui. Moi, j'ai une question pour Antony André. Évidemment, à partir du moment où vous nous dites "Non, je l'ai trouvé extrêmement combatif, extrêmement bon, vous nous avez expliqué tout ça, eu le sentiment que ou ses avocats ou lui-même s'attendaiit à cela ?" Non, enfin non, il s'y attendait pas.
C'est-à-dire que les le verdict est prononcé, les accusations de corruption tombent, détournement de fonds public tombent. Donc il s'attendait à probablement et comme tout le monde d'ailleurs à ce qu'il y a une pelle avec surcis ou évidemment mais les 50 prisons ferme l'exécution provisoire non il ne s'y attendait pas alors ou plutôt il dit je m'attendais je je m'attends à tout venant des juges venant du parking national financier venant des du feuilleton de cette enquête qui a duré quand même 12 années avec des actes dans des pays étrangers euh il il dit oui je m'attends à tout compte tenu de du traitement que j'ai reçu Mais mais pas, il y a une contre-attaque qu'il prépare à mon avis et et qui va probablement se poursuivre dans les dans les jours qui viennent, c'est qu'il tient absolument à ce que les Français réalisent l'ampleur des actes qui ont été faits pendant 12 années et le coût que cela a engendré parce qu'il est convaincu que cette enquête qui avait pour but délibérément de l'atteindre d'une façon ou d'une autre a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros. Euh donc c'est un élément qu'il veut verser au dossier, en tout cas qu'il veut rendre public un peu dans cette quête euh qu'il mène en prenant l'opinion publique à témoin parce que c'est vrai qu'il s'adresse aux français dans cette interview euh en expliquant qu'aujourd'hui euh il a cette phrase euh "Vous voyez ce qu'ils me font à moi.
Imaginez pour un pour un qui un français moyen ce que la justice peut-être violente voire même accablante voire même injuste." Donc ça devient pour lui un combat politique et là on change de dimension. On n'est plus juste dans un sujet judiciaire sur Nicolas Sarkozy, on est sur un sujet politique que Nicolas Sarkozi a l'intention de mener.
Oui. Et euh alors vous avez pas réagi à Robert Bourg, c'était assez cocasse quand même ce ce franc parler et c'est vrai il forcé de constater qu'il qu'on aime encore une fois comme vous l'avez souligné ou pas Nicolas Sarkozy quand on écoute l'ensemble de l'interview, il il y a des choses assez troublantes. Et c'est dangereux d'ailleurs cette phrase de monsieur Bourg parce que souvenez-vous durant ou il a écrit dans les dans ses mémoires oui mais durant le procès si je ne m'abuse et je parle sous le contrôle de d'Anton André qui connaît encore mieux cette affaire que moi, la la le la juge a dit "Mais écoutez monsieur Guéan et monsieur Hortfeu ont tellement targué du fait que Nicolas Sarkozy n'était au courant de rien que finalement c'était forcément le fait c'était la c'était la preuve qu'il était au courant c'était la preuve qu'il était au courant Quand j'entends monsieur Bourg parler ainsi, je prends peur pour Nicolas.
Mais il y a un point aussi, Antonin, pardonnez-moi, mais euh euh vous disiez, bon, il s'attendait pas euh euh à l'exécution provisoire, pardon, même pas demandé par le par le PNF, hein, il faut bien le souligner et et par conséquent ces avocats n'ont pas pu plaider contre cette exécution provise. Ça c'est un point extrêmement important aussi. Ils vont le faire dans les de mois.
Je crois qu'il y a un délai de 2 mois où il y aura une audience sur l'exécution provisoire, mais ça veut dire que d'ici là, Nicolas Sarkozi sera en prison. J'ajoute que pour avoir suivi la campagne présidentielle de 2007 de près, vraiment j'ai j'ai suivi de A à Z, euh ce qu'il y avait d'impressionnant dans cette campagne présidentielle, c'est le professionnalisme euh de l'équipe qui entoure Nicolas Sarkozy, Laurent Soli, le chef de cabinet, Franck Louvrier, Frédéric Lefèvre, Claude Guillon, enfin on avait face à nous des grands professionnels qui ne laissaient rien au hasard. C'est une campagne qui a été réglée comme sur du papier à musique.
Le rythme des déplacements, les transports qui étaient pris qui ne devaient pas appartenir au ministère de l'intérieur. Un homme comme Eric Wt qui est quand même réputé pour une forme d'honnêteté et de probité, j'ai du mal à croire si vous voulez que de tels professionnels, des gens aussi sérieux qui ont mené une campagne absolument impeccable a pu verser dans ce genre de de de de manipulation. Ça pose effectivement là la question.
Moi moi ce que je crois comprendre dans ce que pointe Nicolas Sarkozy. Est-ce qui alors là je vous parle de mon intime conviction et de mon ressenti et non pas de je suis pas journaliste judiciaire, j'ai pas enquêté suffisamment. Moi je j'ai le sentiment que l'hypothèse la plus crédible c'est effectivement qui se sont fait manipuler et et et flouer et et plombé par par les libiens et par l'entourage de Kalafi.
Et dans ce cas, les juges quoi n'ont pas tenu compte ? juges. Alors les juges, il faut il faut aussi euh être humble.
Les juges, ils ont accès à toutes les pièces du dossier. Le parquet national financière enquête depuis 12 ans, je n'ai pas la même expertise queux. Donc c'est compliqué pour moi si vous voulez de de de rentrer dans leur tête pour savoir exactement les motivations de leur jugement.
C'est la clé la motivation de leur jugement. Vincent Roi. Oui.
Je pose une question bien naïve, mais je pense que ceux qui nous écoutent ont ont envie peut-être d'avoir un début de réponse. Je ne sais pas si vous pouvez la donner, mais vous lui avez posé la question de la prison. Oui.
Bon, de parce que quand même on est, il est convoqué le 13 octobre. le le c'est c'est peut-être euh la santé changer de vêtement de plus avoir enfin cette cette à la fois cette humiliation cette privation de liberté ce on on j'étais euh vendredi soir euh chez Stéphanie et on avait monsieur ici dans le studio mon cher dans le stud non on avait le maître sûr par qui parlait à propos de la prison d'un châtiment corp Oui, on l'a évoqué mais en fait ce qu'on comprend quand on évoque cette question avec lui, il a parfaitement conscience de ce qui va se passer. Il a parfaitement conscience une première nuit en prison, il paraît que c'est traumatisme abominable.
Il a parfaitement George FC me disait que Bernard Tapis avait pleuré toute la nuit et qui s'inquiétait beaucoup pour son prison est un endroit où on vous on vous brise quand vous arrivez d'une certaine façon et je pense qu'il le sait tout ça. Je pense qu'il l'a intériorisé. Mais si vous voulez dans sa façon de répondre, il y a une chose qui est aussi un fil conducteur en dehors de ne pas être dans la revanche, ne pas être dans la haine qui est de dire au juges "Vous ne m'atteindrez jamais." Jamais.
C'est-à-dire que il sait très bien que ce sera dur et que ce sera compliqué. Jamais Nicolas Sarkozi ne s'apitoira, ne laissera dire ou même ne se laissera voir en état de faiblesse même devant ses joliers. Je pense que personne ne verra jamais chez Nicolas Sarkozy euh laisser transparaître la moindre faille.
Donc il sait ce qu'il attend. Il sait que ça va être ce qui s'appelle avoir un certain système nerveux. Oui, oui.
Non, c'est mais c'est c'est enfin moi j'ai côtoyé plusieurs présidents, Chirak, euh Hollande, SarkoZi, euh Macron le plus impressionnant physiquement dans ce qui dégage comme énergie et comme puissance vraiment et je n'ai aucune sympathie, je veux dire euh en dehors de toute sympathie partisane pour lui. Je je je connais peu d'hommes, croisé peu d'hommes qui dégageaient autant de force et de puissance que Nicolas Sarkozi. Oui, ça ça nous enfin alors peut-être que ça n'a rien à voir mais c'est vrai que je je me rappelle de cette scène avec Donald Trump qui se prend cette balle et qui se relève c'est du même à Kabi.
C'est c'est de pas trop les hommes parce que je pense que je vraiment je pense que Nicolas Sarkozy est un est sans coudé au-dessus de Donald Trump. En tout cas ça n'engage que moi. Mais je pense que c'est quelqu'un de plus fin, de plus intelligent, de plus tactique.
Parlez pas de la personnalité c'est ce côté animal. Ce sont des bêtesqual est une bêteque. Le type qui se prend une balle et qui pense à se relever et à fixer les objectifs des cam Oui, je souscris.
Merci je du mal à le dire. Je voulais vous faire justement écouter François Beouot parce que bon et Nicolas Sarkozi ira évidemment en prison quelques jours mais il y aura un appel et c'est cette exécution provisoire évidemment qui a fait beaucoup parler et qui interroge. Même François Baot va au secours de Nicolas Sarkozi qui a pourtant voilà pas porté dans son cœur.
En effet, Antonin André, écoutez François Ber un mot sur la condamnation de Nicolas Sarkozi. Je crois pas qu'il y ait dans la vie politique française de responsable qui est affronté Nicolas Sarkozy et avec autant de vigueurs que j'ai été amené à le faire. Je trouve que il faut protéger les juges, je trouve qu'il faut respecter les décisions mais qu'on a le droit de se poser des questions sur une disposition qui est l'exécution provisoire.
Si on adopte la généralisation du principe de l'exécution provisoire, ça veut dire qu'il y a plus d'appel possible. S'il n'y a pas menace immédiate sur la sécurité publique, le double degré de juridiction, c'est un droit de la démocratie. Évidemment, cette exécution provisoire, c'est celle qui pose question et qui choque le plus encore une fois, qu'on aime, qu'on des intimes convictions.
Mais ce sont les le législateur, ce sont les législateurs qui l'ont voté. Anton oui. Alors oui, évidemment les politiques ont eu après l'affaire qu'USAC euh qui a été un traumatisme pour la classe politique et pour les Français, il y a eu une espèce de mouvement de balancé extrêmement puissant visant à durcir fortement les règles.
Rappelez-vous qu'à l'époque, il était même question d'une inéligibilité à vie pour des délits financiers de de de responsable politique. Elle aurait pu être votée. Alors, elle aurait été inconstitutionnelle.
Mais du Rassemblement national à la gauche, tout le monde évoquait ce cette question. l'exécution provisoire avec la loi Sapin a été mis en œuvre. Alors en l'occurrence, c'est pas la même qui s'applique, je crois, dans le cas Nicolas Starkozi, je suis pas expert judiciaire, mais il est vrai que le législateur a durcit fortement les moyens de de répression et de de peine de la justice et qu'aujourd'hui d'une certaine façon ce balancer se retourne contre eux.
Alors ça n'exonère pas la responsabil ça ça n'exonère pas la responsabilité des juges puisque la peine, elle est intuité personnelle. C'est-à-dire que le principe d'une peine appliquée à un individu, vous n'êtes pas vous avez une palette devant vous de peine, vous n'êtes pas obligé de sortir le bazooka systématiquement. Donc c'est là où ça interroge.
J'ajoute pour répondre à François Baou qui avait une phrase qui avait été donnée dans son procès en devant le tribunal correctionnel qui disait en substance euh condamner quelqu'un au mépris de la présomption d'innocence sur une faute que l'on présume qu'il a commise sans aucune preuve euh n'est pas n'est pas recevable devant une juridiction. Cette phrase- là si elle s'applique à Nicolas Sarkozi il n'aurait pas été condamné. Oui.
Là où l'analyse de Nicolas Sarkozi me paraît d'une d'une très grande acuité, c'est lorsqu'il cite Saint-Juste hein, "Prouvez votre vertu où vous irez en prison." Et ce qui veut dire qu'il a bien il a bien senti qu'on était là sur une justice rebespier si vous voulez. C'est-à-dire que il y avait là comme un couet qui qui tombait.
On veut à toute force euh laver plus blanc que blanc et dès lors dès lors que l'on l'on l'on invoque la vertu, c'est-à-dire la totale transpérence de de la vie politique à rebour de ce que disait Henry Guena au micro de Pierre de Vinot en disant il y a une zone grise qu'on appelle soit zone grise comme soit après tout raison d'état. Et il y a là quelque chose qui est pointé par Nicolas Sarkozy que je trouve d'une d'une très grande acuté parce que le fond du problème, il est là. La vertu à tout prix mène à l'échafaud.
Oui. Et et et même de façon extrêmement pratique, on a l'impression que la cour a inversé le sens de la justice. C'est-à-dire que quand vous quand vous quand vous tradusez quelqu'un devant les tribus d'eau, vous devez prouver sa culpabilité.
C'est pas à lui de prouver son innocence. C'est à la cour de la charge de la messieurs messieurs on marque une pause et puis on se retrouve après pour la suite des débats c'était avec nous Antonie André et Vincent Roi. Et avant d'avancer dans les débats, je voulais quand même un pour la route vous faire écouter tout de même la réaction de d'Éric Dupont Moretti hier sur l'affaire SarkoZie.
C'était dans quelle époque, vous le savez, autour de cette question de la partialité ou non des magistrats, notamment de la présidente Nathalie Gavarino qui avait déjà, on le rappelle, instruit l'affaire Fillon et qui avait été aperçu en train de manifester contre Nicolas Sarkozi, c'était en 2011. Écoutez ce que dit l'ancien garde des SAAU. Un juge peut-être syndiqué et oui, un juge peut avoir des opinions politiques.
Pourquoi voudriez-vous qu'un juge ne soit pas comme nous tous ? On fait de faux procès à la justice et on amalgame tout. Un juge, il peut-être syndiqué, il peut avoir des opinions politiques.
Pour autant, un vrai juge et un bon juge, même s'il a ses opinions politiques, il doit savoir s'en affranchir au moment de juger. Et moi, je dis que la grande majorité des magistrats savent le faire. Ensuite, la mauvaise foi, elle ne se présume pas.
Enfin, quand Marine Le Pen est condamné, on dit quoi ? On dit "La présidente dont on livre le nom et l'adresse est scandaleuse parce que sa vocation de magistrate, elle l'a trouvé en regardant un film sur Evol Jolie. On est chez les dingues, chez les dingues et on crache sur toute l'institution judiciaire.
Toujours le le sens théâtral de d'Éric Dupont Moretéti. Mais enfin, c'est vrai que c'était forcément c'est la question que tout le monde se pose autour de de cette affaire. Oui ou non ?
Est-ce qu'il y a partialité roi ? Il y a pas de question. Ça a été évoqué que Nicolas Sarkozy soit jugé, soit enfin relaxé de trois chefs d'accusation qu'on allez qu'on le qu'on le condamne pour le dernier.
On peut en discuter. C'est c'est à la cour d'appel de se prononcer désormais sur cette question. Mais pour ce qui est de l'exécution provisoire et du mandat de dépôt même différé, il y a une volonté il y a une volonté du milier à Non, mais au-delà effectivement du fond du dossier, il y a il y a cette il y a cette ce soupçon autour de la justice qui est pas forcément eff un problème avec la justice, c'est un fait.
C'est-à-dire que les Français n'ont plus confiance dans l'institution judiciaire. Quand l'institution judiciaire euh est en est en défiance vis-à-vis de l'opinion, c'est un vrai problème de cohérence pour la société. Donc il y a un sujet qu'il faudra poser et qui mais qui nécessite qu'on le fasse non pas dans le feu d'une décision contre Nicolas Sarkozi, mais il y a un problème aujourd'hui de la justice qui ne fonctionne plus en France et qui n'est qui est censé être rendu au nom du peuple français d'un peuple qui ne comprend plus cette justice.
Donc ça c'est un sujet pour le reste évidemment il faut condamner les attaques contre adnominem contre ces juges. Rien ne justifie de menacer de mort ces magistrats quand bien même ils ont ils ont commis une faute et quand bien même leur décision est critiquable et on peut les critiquer et il serait bon peut-être que l'institution judiciaire ait une système de contrôle ou en tout cas d'audition de ses juges pour les aider à évaluer leur décision et parfois dire quand elle est mauvaise les sanctionner mais envoyer des menaces de mort à un magistrat évidemment dans un état de droit c'est inacceptable c'est inadmissible et inacceptable je suis tout à fait d'accord avec vous mais le mur des cons c'est inadmissible et inacceptable Oui. C'est une chose alors là qui porte un discrédit absolument fondamental sur l'institution judiciaire.
Donc ne viennent pas après nous donner des leçons lorsqu'ils se comportent ainsi. Absolument. Vous avez tout à fait raison de le souligner.
D'ailleurs, Emmanuel Macron a réagi un petit peu tardivement. On lui a reproché de son silence assourdissant euh pour venir évidemment en défense et c'est tout à fait normal euh de la juge qui reçoit ses ces menaces de mort qui sont en effet absolument inacceptables. Alors le pouvoir des juges, on en parle souvent euh dans nos colonnes, dans les studios et sur les plateaux de de télé questionner justement aussi en matière de politique migratoire.
Ce n'est pas le législateur qui fait le droit des étrangers, c'est le juge. C'est ce qu'a affirmé Henry Genau ce matin dans le grand rendez-vous européen C News les écho. Je vous propose de l'écouter, de vous faire réagir.
Après, si vous voulez maîtriser les frontières, il faut remettre en question la libre circulation en Europe. Voilà. Et vous n'y échapperez pas.
Deuxièmement, il faut changer la hiérarchie des normes. Aujourd'hui, ça n'est pas le législateur qui fait le droit des étrangers, c'est le juge. Je non, un mot là-dessus qui est un dernier mot des choses les plus importantes qui soit aujourd'hui le le juge écarte la loi française au nom des textes européens des conventions internationales.
Il faut changer la hiérarchie des normes. Pour changer la hiérarchie des normes, il faut corriger notre constitution. Et pour cela, est-ce qu'il faut défier le Conseil constitutionnel ?
Alors, mais le problème c'est le Conseil constitutionnel. Onarlera il pas il est pas prévu qu'il intervienne dans ce sujet. il le fera sans doute.
Et oui, ben il faut le défier comme le général de Gaul a défié tout le monde à l'époque et demander au peuple de trancher. Oui, c'était la fin de l'émission et le temps pressé mais c'est vrai que ce qu'il dit c'est assez majeur. Euh c'est un reproche que font beaucoup de Français.
On rappelle ce sondage news européen JDD. 79 % des Français estiment que la France doit durcir sa politique d'immigration. Et c'est vrai que dans l'actualité, on a eu droit souvent à des retoages du Conseil constitutionnel euh et euh peut-être à des sur transposition aussi du droit européen euh euh en France.
Vincent Rois, mais quel est l'origine du mal ? L'origine du mal, c'est le délit de clandestinité. Le délit de clandestinité n'existe plus dans notre pays.
Pourquoi ? Parce que l'Europe et pendant 3 ans d'ailleurs, elle a mis une pression formidable sur la France pour qu'on mette à bas le délit de clandestinité. Ça veut dire pour ceux qui nous écoutent que lorsque vous rentrez sans papier sur notre territoire, vous ne commettez plus un délit.
Si on fait un contrôle et bien vous serez placé sous OQTF, c'est tout. Et vous ressortez du commissariat en étant placé sous EQTF. Et à partir de là, vous avez si vous faites une demande de papier, vous avez un certain nombre de recours.
Mais l'origine du mal, c'est le délit de clandestinité. Or, le délit de de clandestinité, pourquoi l'avons-nous aboli ? pour être en conformité avec la loi européenne par conséquent et puis parfois on va plus loin encore plus loin par conséquent nous ne sommes plus souverains.
Ça veut dire qu'on a on on ne peut plus dire j'accueillerai sur mon territoire tel telle ou telle personne. Henry Geno dit un pays qui ne maîtrise pas ses frontières, ne maîtrise pas son son destin. tout le je je souscris en partie, c'est-à-dire que je pense que les le droit européen va devoir de toute façon réagir et prendre en compte euh le le traitement du sujet migratoire qui, on le voit bien suscite des mouvements populaires dans à peu près tous les pays d'Europe.
Donc ça, que ce soit européen ou français, je dirais que même l'Europe va devoir se saisir de ce sujet-là sous peine sinon de ne pas de ne pas être capable d'assurer l'ordre public et la quiétude, j'allais dire, de de la de ses citoyens. Donc c'est un sujet à adresser à l'Europe d'une part, mais par ailleurs en France, il y a aussi des choses que l'on peut faire. Euh vous vous l'avez dit, le Conseil constitutionnel a censuré certains aspects de la loi immigration et en réalité c'est parfois souvent des textes qui sont mal rédigés par le législateur, qui émanent de propositions de loi et qui ne sont pas juridiquement suffisamment solides.
Ce qui est regrettable. C'était le cas par exemple la durée de rétention des étrangers c'était mal rédigé selon vous vou par Bruno lendemain de l'affaire. Bien sûr, on peut très bien allonger la durée de rétention à 150 jours, 200 jours comme le font les Allemands, comme le font d'autres pays européens.
C'estàd qu'on a des règles aussi nous national qui ne sont pas toujours qu'on peut modifier, sur lesquelles on a le pouvoir mais qui sont soit extrêmement politisés et instrumentalisés par une partie de la classe politique, soit qui sont des projets de loi qui sont mal ficelés, juridiquement faibles et qui et qui ne passent pas les fourches collines du Conseil constitutionnel. On pourrait ensuite évidemment parler du Conseil constitutionnel et de son rôle, mais il faudrait une émission entière. Peut-être effectivement que il y a il y a effectivement une dérive du Conseil constitutionnel en ce sens qu'aujourd'hui il il considère que sa propre jurisprudence relève du droit à valeur constitutionnelle.
Ce qui n'est ce qui originellement n'est pas le rôle du Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel doit s'intéresser strict au census aux articles de la Constitution. Mais depuis les années 70 il élargit cette jurisprudence à sa propre Donc ça pose un problème parce que on a l'impression qu'aujourd'hui le Conseil constitutionnel est souverain dans la législation française.
Donc ça voilà. Donc il y a des il y a des sujets, il y a il y a des moyens j'allais dire d'agir. Oui.
Et et le référendum par exemple tous c tous ces sujets là à mon avis doivent être posés à l'occasion parce que on va pas se faire dillusion Stéphanie entre maintenant et la prochaine présidentielle il se passera rien. Donc c'est un sujet à adressé au français. la justice, le l'immigration, la sécurité, les coupes budgétaires, ce sont des sujets majeurs.
Emmanuel Macron ne pourrait pas justement saisir cette occasion de de Il l'avait promis le 31 décembre évidemment des référendums. Est-ce que ça serait pas le moment avec cette pétition de Philippe Deviler ? 2 millions quand même de signataires.
Alors, vous pouvez le faire si vous si vous l'abordez sous un angle économique en réalité, mais sinon c'est très compliqué. Donc est-ce que est-ce que le climat actuel quand on voit qu'on arrive même pas à faire fonctionner le pays et avoir un budget, un gouvernement, c'est c'est je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, mais ça paraît très ambitieux et très compliqué à mettre en œuvre aujourd'hui. Là où on peut faire un reproche là où on peut faire un reproche Emmanuel Macron et et bon en tout cas moi je lui adresse, c'est que c'est un homme qui ne s'est jamais intéressé au sujet de sécurité, d'immigration, de laïcité très sur le Tard.
C'est quelqu'un qui pensait que on pouvait résoudre tous les mots de la société par la réussite économique. Or, un pays ce n'est pas juste des feuilles de paix et du pouvoir d'achat. Un petit moment qui aurait pu c'est un vivre ensemble avec des soubassements culturels affectifs.
Le peuple a le droit aussi parfois d'avoir des ressentiments dont il faut tenir compte et et ça c'est une impensée de d'Emmanuel Macron et qui remonte à 2017. Donc effectivement on a pris beaucoup de retard. Oui, on a pris énormément de retard.
D'autant que d'un point de vue économique, le pouvoir d'achat depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, pardonnez-moi, mais j'ai pas le sentiment que les Français alors ils en ont peut-être pas le sentiment, le pouvoir d'achat a plutôt progressé depuis 2017 en France. Oui, mais enfin, ils en ont pas le sentiment. Alors, ce qui est important, c'est quand même la manière qu'ont les Français de vivre et on a toujours pas de gouvernement avec ça. 1er octobre.
Oui, ça sera l'objet. Vous reviendrez me voir, j'espère Antonin André nous expliquer un petit peu le cette composition du gouvernement de Sébastien Lecnure. Je demande ce qui va se passer parce que c'est vrai qu'il est sur une ligne de crête lui aussi.
Merci à tous les deux Antonin André. Merci à Vincent Roi.
Nicolas Sarkozy