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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 19 août 2026 93 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Criminalisation et répression du mouvement de solidarité avec la Palestine | #Amfis2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:53LucyChiffre
    « à l'école, nos analyses vont se baser sur 113 témoignages, soit 10 % 11 % du total des témoignages du rapport et les points qui ressortent assez clairement. »
  • 19:22LucyChiffre
    « sur la totalité des cas, euh le nombre représentant des personnes non blanches, donc des élèves et étudiants non blancs est de 50 % dans les cas de répression. »
  • 27:22LucyChiffre
    « sur la totalité des cas d'apologie du terrorisme que l'on a traité, 50 % des affaires concernent des personnes étrangères ou avec une autre nationalité que la nationalité française et que sur la totalité des cas, 70 % sont des nomblancs, 7 sont des Palestiniens et 5 % sont des personnes de confession juive. »
  • 28:05LucyChiffre
    « 46 % des personnes non blanches ont subi une perquisition dans le cadre de ces affaires d'apologie du terrorisme contre 18 % de personnes de personnes blanches. »
  • 36:25Salah MouriFait
    « la répression qui était quelque part même avant le 7 octobre, il y a beaucoup de Palestiniens qui étaient visés avant le 7 octobre en France. elle s'est multipliée après le le 7 octobre pour plusieurs raisons. »
  • 38:29Salah MouriFait
    « Ali Ali qui est depuis 2 ans quasiment aujourd'hui en prison en France à la demande à la demande d'Israël directement à la demande de la demande d'Israël. »
  • 50:36Salah MouriFait
    « il y a un lobby sioniste énorme en France. Il y a la France c'est le deuxè pays où il y a le plus grand lobisionniste après les États-Unis. »
  • 52:00Salah MouriFait
    « une coopération très claire de de des branches de sécurité français avec les avec le Mossade en France. »
  • 1:02:57LucyFait
    « la loyad qui sont en train d'essayer de faire passer sous couvert de plan national contre le racisme. Ça s'appelle la cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l'antisémitisme dont l'examen au Sénat est prévu dès octobre pour une adoption définitive dans les meilleurs délais. »
  • 1:16:14Fait
    « le terrorisme c'est un concept politique comme je disais euh c'est pas un hasard que il y ait pas eu au niveau international en fait de consensus sur cette définition du terrorisme »
  • 1:16:53Fait
    « La loi de avril 1955 qui instaure donc l'état d'urgence, elle avait été créée et mise en place en Algérie pour écraser la lutte de libération algérienne. »
  • 1:18:17Fait
    « il y a eu une circulaire qui a été passée et qui a appelé à la vigilance en fait dans les établissements suite au blocus notamment à science et cetera. »
  • 1:21:47Fait
    « le CRIF c'est le premier le premier le premier groupe de de lobby en France, c'est le plus grand. Euh et le CRIF euh c'est on c'est vraiment l'équivalent de l'IPAC de de de des États-Unis clairement en en France. »
  • 1:23:46Fait
    « la France, c'est le premier pays qui a construit le projet le projet du du de la bombe nuclaire israélien qui a fourni tous les éléments pour construire. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

4:20
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

4:58
Locuteur

[applaudissements][acclamation]

5:03
Non speech

[applaudissements]

5:12
Locuteur

Bonjour, [rires] [applaudissements] je suis très heureuse. Bon, je vais serrer, je vais servir l'eau après. On va essayer de pas trop tarder pour commencer parce qu'on peut pas, faut qu'on s'assure de pas déborder au-delà de 11h30 et éviter de mettre en en retard nos camarades et et les autres tables rondes qui vont s'enchaîner. Tout d'abord vous dire que je suis très heureuse de vous retrouver et je pense que je vais avoir plein d'occasions tout au long de cette année de vous retrouver sur les différentes tournées des meetings et des réunions publiques qui vont se se tenir.

Donc et à la fin de cette de cette discussion, je serai bien sûr aussi là toute la journée et demain pour échanger avec vous un peu plus intimement. Euh donc on va pas tarder et je vais euh sans plus attendre donc introduire un peu d'abord la raison d'être [grognement] de cette de cet échange de cette table ronde qui porte sur la criminalisation et la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine.

Il y a eu on a essayé en tout cas avec le mouvement de la France insoumise de nombreux camarades qui sont dans le mouvement de solidarité d'essayer de couvrir autant que possible ce qui se déroule actuellement en Palestine, que ça soit le génocide, que ça soit le nettoyage ethnique en cours en si Jordanie et de documenter, de sensibiliser, d'avoir aussi toute une pédagogie sur les enjeux du droit international sur ce que révèle en fait aussi la Palestine de l'État du monde et également de de de notre de notre pays dans son positionnement politique actuel et de l'Union européenne.

Mais ça nous paraissait très important aujourd'hui de dresser un peu un état des lieux de la question de la répression tant elle est devenue euh systémique structurelle aussi dans la question militante à proprement parlé pour la Palestine et et puis largement. On verra qu'il y a énormément de connexions à faire dans sur la question sur cette question de la répression.

Euh et donc c'est ça nous paraissait voilà très important qu'on puisse en fait se rencontrer euh vraiment pour discuter de cet angle là qui n'est pas assez ou en tout cas qui est abordé de manière très euh euh ponctuelle euh épisodique et qui n'est pas euh voilà qui n'a pas à mon sens assez d'espace d'analyse et de discussion politique qui soit qui lui soit totalement dédié. Donc ce qu'on peut se dire pour introduire brièvement le sujet, c'est que bien que les mobilisations, on l'a vu, ont pu faire évoluer les lignes, on voit de plus en plus de dirigeants condamnés ce que commet Israël.

On voit de plus en plus des lignes évoluer dans les discours, pas encore assez dans les dans les actes et dans les décisions politiques. Mais en parallèle, paradoxalement, la elle la question de la répression s'accentue et elle demeure trop invisibilisé, peu analysé et on a un besoin urgent d'investir politiquement ce qui se passe dans cet espace de répression et décriminalisation des voies solidaires de la Palestine. Donc pour parler de cette de ce sujet, je j'aurai l'occasion de d'intervenir, de rebondir sur vos propos respectif. Donc j'ai avec moi Lucy, membre de la Légal Team antiraciste et qui est également de formation juriste. [applaudissements] Merci. Bonjour.

[applaudissements] tu pourras nous présenter tout à l'heure un peu plus en détail euh le travail les travaux de de ce collectif et également on le présente plus Salah Mouri [applaudissements] donc avocat avocat et militant pour les droits du peuple palestinien et aussi ex-pisonnier politique et également porte-parole d'urgence palestine. Donc cette table ronde, elle va s'articuler autour de 3 temps qui tront suivis d'un échange question réponse avec vous. Donc on va essayer de s'accorder pour 25 minutes d'échange avec vous. Donc le premier temps ça portera sur l'état des lieux de la répression depuis octobre 2023.

Le deuxième portera sur la ce que révèle finalement cette répression de l'État français et du champ politique et médiatique français. Et enfin le 3è temps parce que c'est extrêmement important, comment on résiste et comment on fait face finalement à cette à cette répression en développant des stratégies politiques et militantes de résistance.

Donc pour commencer cette première partie qui porte donc sur l'état des lieux de la répression, la bonne nouvelle c'est qu'on a de plus en plus de collectif qui investissent la nécessité de documenter l'état de la répression en France qui on a très peu de chiffres, on a du mal à savoir combien de perquisitions il y a autour de des engagements pour la Palestine. On a du mal à savoir combien de procès sont en cours, combien de convocations pour apologie du terrorisme. On a du mal vraiment à avoir une cartographie de tout ce qui se passe dans notre pays euh sur cet angle-là.

Donc la bonne nouvelle, c'est que de plus en plus de collectifs, en tout cas de militants, sont soucieux justement de documenter, de cartographier cette répression. Et c'est le cas euh en particulier donc du de la légal team antiraciste et qui va publier en octobre une étude qui pourra nous donner en tout cas de cet état des lieux. Donc je te passe sans plus attendre la parole pour nous présenter les premières données et un premier exposé de de la répression en France depuis octobre 2023 autour du mouvement proalestinien. Merci beaucoup. Bonjour à toutes, [applaudissements] merci Rima et à l'organisation pour l'invitation de la Légal Team antiraciste que je représente aujourd'hui.

Donc effectivement alors simplement pour présenter un petit peu le collectif, donc on est un collectif de militants et qui travaillons avec un réseau d'avocats et avec des partenaires en France et à l'international dans le but d'assurer la protection et la représentation juridique et politique des personnes qui sont donc victimes de racisme et de répression d'état. Donc le collectif, il a été créé au lendemain de du crime policier de Nael Mzuk à Nanter et depuis on est focalisé sur effectivement la défense politique des des personnes issues des quartiers populaires, euh des personnes premières concernées par la par la répression et par l'islamophobie d'État.

Euh et depuis effectivement le début de la création de l'AL LTA, on défend effectivement des militants notamment proalestiniens. Mais on s'est rendu compte que effectivement depuis euh depuis octobre 2023, il y a eu une intensification et une multiplication des dispositifs d'état qui ont été déployés contre la solidarité avec la Palestine.

[grognement] Et donc face à ce constat, on a été on a une réflexion d'interne et on s'est dit que c'était absolument urgent de ne plus attendre pour documenter et analyser politiquement ce que cette répression dit en fait de l'état de de l'état de de de la justice et des libertés en France et au-delà et donc et donc c'est avec nos partenaires donc Urgence Palestine et et le Centre européen de soutien légal. et avec le soutien de Rima que nous avons lancé une grande enquête sur donc la criminalisation du soutien à la Palestine en France depuis octobre 2023.

Euh on a dans ce cadre euh récolté euh environ 1000 témoignages euh de censure, de répression, de violence institutionnelle contre l'expression d'un soutien à la Palestine. Euh et donc c'est à partir de ces témoignages qu'on est en train de préparer effectivement la publication d'un rapport qui sortira en octobre de cette année. [grognement] On voudrait juste souligner le fait qu'on a conscience que 1000 témoignages, c'est un échantillon limité de ce qui a été en fait la campagne de répression a été massive. elle a dépassé en fait bien au-delà des des 1000 témoignages.

Néanmoins, on est assez confiant que cet échantillon va nous permettre quand même de porter des analyses fines sur les mécanismes à l'œuvre, qu'ils soient policier, administratif, judiciaire, médiatique et cetera qui se sont déployé contre les militants proalestiniens mais aussi contre des personnes lambda en fait qui sont constamment assimilées au récits qui sont produits et on y reviendra. Euh et donc en fait voilà, le but de ce rapport c'est donc de produire des analyses euh euh de produire des analyses pour permettre d'en sortir des conclusions stratégiques et politiques pour le mouvement.

C'est ça principalement en fait le but de de ce rapport, de mieux comprendre nos adversaires politiques et de mieux soutiller en fait pour continuer à organiser la contestation politique. Donc pour rentrer dans le dans le dans le dur, on va dire, que disent donc ces témoignages ? Donc tout d'abord, ce que disent les témoignages, c'est que la répression a été un fait social total, c'està-dire il y a pas un espace de la société française qui n'est pas été touché par la répression contre la solidarité avec la Palestine.

Et donc c'est précisément ça que le rapport ambitionne de faire, c'est-à-dire d'analyser dans chaque espace de la société euh ce qui s'est passé, quels instruments ont été déployés, euh qui sont les cibles. Et donc on a effectivement les espaces à savoir donc l'espace public, l'école, le travail, l'espace privé, les réseaux sociaux, l'espace culturel et artistique, donc tout ce qui est débat et les frontières. Euh [grognement] donc effectivement, le rapport sortira à l'automne, donc vous aurez accès à l'intégralité de ces analyses. Euh et aujourd'hui, on a décidé de euh de vous présenter quelques analyses relatives à un espace qui a été particulièrement touché qui est l'école.

[grognement] Donc à l'école, nos analyses vont se baser sur 113 témoignages, soit 10 % 11 % du total des témoignages du rapport et les points qui ressortent assez clairement. Le premier constat, c'est donc la diversité des dispositifs utilisés pour faire terire la mobilisation étudiante lycéenne collégienne. Donc la répression, elle a été à la fois académique, administrative, policière et judiciaire. Très concrètement, on a eu des mesures de punition et de privation notamment à l'égard des plus jeunes, donc y compris des enfants de 4 ans, de 10 ans, de 11 ans.

Euh et ça a pris l'aspect de rappel à l'ordre, retrait et interdiction par exemple de porter des vêtements qui symboliseraient l'identité palestinienne. Donc un simple t-shirt avec écrit Palestine ou une casquette avec le drapeau palestinien euh ont été donc visés. Il y a aussi des refus d'entrée dans l'établissement suite à ça. Privation de récré, renvoie dans une autre classe, retrait des fonctions de délégué de classe, évaluation négative sur le bulletin de note.

Donc ça c'est des mesures donc parfaitement informelles, c'est-à-dire qu'il passent par aucun processus en fait qui soit contradictoire ou autrees et qui sont prises et qui sont prises contre des dizaines de d'élèves de très jeune âge. Sur le plan disciplinaire, il y a eu donc des dizaines de convocations chez le directeur, des exclusions temporaires ou définitives de l'établissement pour la participation, par exemple, à des mobilisations, des blocus, des occupations euh qui relèvent donc du droit à la désobéissance civile.

On a eu par exemple le cas de mesures conservatoire en fait, on a eu plusieurs étudiants qui ont par exemple empêchés d'accéder dans leur établissement sans qu'ils aient jamais pu se défendre [raclement de gorge] des accusations et sans qu'aucune commission n'est statuée en fait sur les faits qui étaient qui qui leur été reproché. Euh en plus de en plus de ça, il y a effectivement eu un phénomène massif de surveillance et de fichage étudiant à la manière de la police. C'est-à-dire que euh les étudiants, ils témoignent avoir été harcelés, euh ils témoignent avoir été scrutés sur les réseaux sociaux, sur leur profil personnel.

On a des décisions euh on a des décisions formelles de certains établissements qui d'ailleurs actent ça en disant qu'effectivement des membres de leur établissement euh ont violer euh la vie privée de certains étudiants. [grognement] Euh on a des étudiants qui témoignent avoir été informés, qu'ils étaient surveillés et qu' s'ils ne cessaient pas leur engagement pour la Palestine, ils seraient privés de certains programmes, bourses doctorales ou opportunités professionnelles au sein de l'établissement.

Et sur le plan policier euh il y a eu effectivement bah des interventions policières à l'intérieur des établissements avec une grande occurrence de violence policière et de faits et propos racistes xénophobes à l'encontre des étudiants et des élèves. [grognement] Sur le plan judiciaire, il y a eu des enquêtes et des procès en raison des mobilisations étudiantes et notamment des condamnations pénales même de d'étudiants et d'élèves mineurs qui se sont vu par exemple condamnés à effectuer des stages de citoyenneté et cetera. Donc ça c'est le premier constat. Euh le deuxième constat est que euh l'école a aussi été le terrain de la racialisation des étudiants et des peines.

À l'école, il faut savoir que sur la totalité des cas, euh le nombre représentant des personnes non blanches, donc des élèves et étudiants non blancs est de 50 % dans les cas de répression. Euh dans 32 des cas de répression à l'école, on trouve des témoignages de propos ouvertement raciste qui aurait été proféré par les directions, le personnel pédagogique ou des policiers. Et dans 38 % des quatre été, on trouve une occurrence avec la police et la justice. Et ce qui est frappant, c'est que euh c'est-à-dire que 49 de ces 49 % de ces cas-là, d'occurrence avec la police et la justice concernent des personnes non blanches. Euh tandis que les étudiants sont également surreprésentés.

Donc les étudiants par opposition donc aux élèves et aux plus jeunes ont été surreprésentés également dans les cas où ils ont été confrontés à la police et à la justice. [grognement] Ce qu'on constate globalement c'est un déséquilibre net entre des cas où la sanction reste symbolique ou nulle. C'est-à-dire, on va dire peut-ê par exemple un rappel à l'ordre, une relaxe pour des profils qui sont perçus comme blancs et des cas où la sanction est plus sévère. Euh par exemple, excusion définitive, garde à vue avec violence ou poursuite pour des profils qui sont perçus comme arabes, maghréin ou noir.

Le troisème constat qu'on tire de l'école, c'est que les directions d'établissement n'ont pas seulement été des relais passifs de la répression. Au contraire, [grognement] elles ont été des acteurs à part entière, produisant elles-mêmes des formes de surveillance et de sanctions. Les directeurs d'établissement, membres du personnel, professeurs des établissements ont parfois joué le rôle de la police. On a le cas, par exemple, d'une étudiante qui avait été euh accusée d'avoir fait un tag sur la Palestine, donc sur la façade de l'établissement.

et [grognement] un membre administratif a formellement communiqué les copies d'examen de l'étudiante euh pour permettre à la police d'enquêter et d'établir sa culpabilité et de donc comparer en fait les écritures entre ses copies d'examen et l'état qui avait été fait sur la façade. Donc elle a effectivement été placée en garde à vue et condamnée. Là je je suis limitée dans le temps. Donc évidemment, on va dire je vous je vous expose les constats principaux qu'on a tiré des analyses dans le rapport. Tout ça sera évidemment chiffré et bien plus développé.

Et enfin le dernier constat, alors du coup, même si ce rapport se focalise principalement sur la répression d'État, il nous a quand même semblé intéressant de relever des analyses de témoignages qui vont montrer comment le phénomène massif qui est d'abord institutionnel et médiatique est en train d'infuser les relations interpersonnelles. Donc à l'école par exemple, mais c'est assez transversal finalement dans la société, à l'école, on a eu plusieurs cas de délation, de surveillance et de pression entre pères et collègues.

Donc ce qu'on voit très concrètement, c'est que le niveau en fait de répression à l'école, qui soit par le nombre de dispositifs qui ont été déployés ou encore la dimension racialisée en fait des peines et l'exposition des étudiants à des formes de racisme et cetera. Euh elle s'explique notamment euh par le rôle qu'on joué euh la justice, la police, les administrations, les directeurs d'établissement. Euh c'est véritablement toute la machine de l'État en fait qui s'est déployée pour faire terire cette mobilisation étudiante, lycéenne et collégienne.

Euh c'est pas Alors, ce qu'il faut en tirer aussi comme conclusion, c'est que c'est pas non plus une dérive isolée d'un établissement qui a géré. C'est véritablement en fait ce qu'on voit euh l'investissement euh d'infrastructure civile, éducative, professionnelle dans des fonctions de maintien de l'ordre. Et ce qui est particulièrement euh euh inquiétant, c'est que des structures éducatives qui sont censées être des cadres d'apprentissage et de travail deviennent en fait des on deviennent des relais actifs en fait du contrôle politique. Euh et ça c'est un point central de notre analyse.

C'est-à-dire que la répression du soutien à la Palestine, elle ne se limite pas à, on va dire, l'appareil répressif classique, c'est que elle vient irriguer, elle vient transformer aussi des institutions qui n'ont statutairement pas de vocation répressive. Donc pour comme pour l'école, il y a évidemment d'autres espaces, on détaillera ça davantage dans le rapport. Il y a eu donc une partie dédiée à aux espaces touchés par la répression, mais il y a eu aussi une partie qu'on l'on dédie à l'analyse l'analyse pardon des outils politiques et juridiques de la répression.

Et donc là l'idée ce sera de mettre en lumière comment certains outils qui sont particulièrement puissants et efficaces d'un point de vue répressif ont été déployés, développé pour empêcher certains propos ou certaines formes de solidarité de s'exprimer. C'est le cas par exemple de l'infraction de d'apologie du terrorisme qui a été utilisée contre des militants proalestiniens, des représentants politiques euh et des tout un p de la société. Euh concrètement, voici quelques points d'analyse qu'on a identifié sur l'usage donc effectivement de de cette infraction. Alors, tout d'abord euh l'infraction l'accusation de l'infraction d'apologie du terrorisme, elle permet un double phénomène.

D'une part, elle va permettre effectivement de jeter le discrédit moral, politique, de délégitimer en fait certains discours et certaines pratiques politiques, mais aussi certaines figures et personnalités. On y reviendra. Euh et d'autre part, ce qu'elle permet, c'est qu'en même temps qu'elle délégitime ces personnes-là et ses discours et ses pratiques, elle permet à son tour de légitimer euh la mise en œuvre euh des pratiques policières, euh des outils en fait les plus invasifs et les plus violents qui soient dans notre dans notre système judiciaire.

Euh et ce que l'on constate en fait quand on regarde de près les affaires d'apologie, en tout cas celles que nous on a eu à traiter, c'est que les propos qui sont poursuivi ne constituent pas des appels à la violence mais bien des analyses et des positions politiques sur euh la question des coloniales et sur la question de la lutte de libération nationale palestinienne.

L'écrasant de majorité des condamnations concerne des condamnations et des poursuites concernent des personnes qui ont qualifié par exemple les attaques du 7 octobre d'actes de résistance dans le cadre d'un propos qui relève d'une analyse historique politique et juridique et non pas d'un appel à la violence contre des civils israéliens par exemple. Mais alors euh donc ça c'est euh globalement les messages qui sont effectivement poursuivis. Alors, on a vu qu'il y avait l'usage extensif a aussi produit en fait des interprétations qui ont permis en fait de ratisser très large sur les propos qu'on allait poursuivre.

Donc, on a même eu un cas d'une personne qui a été à qui on a reproché de ne pas avoir condamné, ce qui est quand même ce qui est quand même très inquiétant d'un point de vue même de de la logique en fait judiciaire. [grognement] Euh la question qu'on s'est posée aussi, c'est qui sont les cibles en réalité de de qui sont les cibles premières donc de de ces accusations ? Euh bien que l'accusation d'apologie du terrorisme, elle permettent contre toute personne euh qui soit accusée euh la mise en place de procédures qui sont particulièrement lourdes, des perquisitions, des gardes à vue. Parfois, en fait, on voit le le lien entre ces mesuresl avec d'autres mesures administratives et cetera.

Euh, on constate quand même que la régularité du recours à certaines pratiques policières et leur sévérité a été particulièrement notable s'agissant des profils de personnes non blanches. Déjà, il convient de relever que sur la totalité des cas d'apologie du terrorisme que l'on a traité, 50 % des affaires concernent des personnes étrangères ou avec une autre nationalité que la nationalité française et que sur la totalité des cas, 70 % sont des nomblancs, 7 sont des Palestiniens et 5 % sont des personnes de confession juive. Les personnes non blanches sont donc effectivement surreprésentées dans les affaires d'apologie du terrorisme que nous on a eu à traiter.

Mais elle constitue également et c'est là le ce qui c'est là où l'argument prend toute son importance, c'est constituer également les profils qui sont exposés aux pratiques policières et procédurales les plus invasives. Par exemple, 46 % des personnes non blanches ont subi une perquisition dans le cadre de ces affaires d'apologie du terrorisme contre 18 % de personnes de personnes blanches. Dans le cas des personnes d'origine palestinienne, c'est systématique. Chaque fois qu'on a eu une personne accusée, poursuivie ou condamnée pour apologie du théorisme qui soit d'origine palestinienne, elle a été perquisitionnée.

Et enfin, les personnes qui sont donc visées par les peines les plus sévères, que ce soit la peine de prison ou encore par exemple l'inscription au Figette. Donc c'est un c'est un fichier le fichier de d'auteur d'actes terroristes qui en fait l'inscription entraîne des contraintes sur le déplacement, la circulation et cetera qui sont assez lourdes au-delà de la problématique d'être effectivement fiché comme terroriste en France.

euh sont aussi donc ces personnes-là, celles qui vont être visées par ce genre de sanction, de peine et cetera, sont aussi celles qui ont le moins de reconnaissance sociale, soit parce qu'elles sont au chômage, soit parce qu'elles sont aux précarités économiques, contrairement à d'autres profils euh profil de médecin ou de chercheurs, en fait qui échappent généralement à la prison ou au PES les plus sévères alors que l'on constate que sur en tout cas la matérialité de des faits en fait, c'estàdire sur les propos qui ont été tenus, il y a une certaine proximité proximité entre ce qui a pu être dit, mais on reviendra sur ça.

Donc les premières cibles effectivement c'est fait sans surprise les personnes non blanches en France. Les deuxièmes cibles et ça ça ressort assez clairement de de des témoignages, c'est effectivement les forces de la gauche et les mouvements politiques de contestation. Donc effectivement, on voit que les représentants politiques de la gauche de rupture notamment euh les représentants syndicaux et associatifs représentent 33 % du total des cas que l'on a traité pour l'apologie du terrorisme. Donc c'est énorme. Euh on voit en fait que très clairement que ces accusations, elles servent comme un outil politique de censure et de stigmatisation contre l'opposition.

Euh et ça on le voit que ce soit au niveau des représentants politiques, notamment la France insoumise a été particulièrement touchée. C'est un vrai acharnement judiciaire avec cette accusation et avec d'autres d'autres moyens. Euh mais on le voit, c'est le mouvement politique dans son ensemble qui est visé aussi pour la posture en fait de rupture qu'il tient face à l'État sur la question palestinienne et sur d'autres questions. Il y a aussi euh la question de l'implication d'organisation proisraélienne dans les signalements et les constitutions de partie civil pour les affaires d'apologie de terrorisme.

Il faut savoir que rien que l'OJIE et l'OJIF, donc l'organisation juve- européenne et l'organisation juive française sont à l'origine des plaintes dans 23 % des cas sur lesquels nous travaillons et dans 17 % des affaires se constituent partie civile. D'autres organisations euh vont signaler et aussi se constituer parti civil. Euh on a le CRIF, la LICRA, la jeunesse française-juive, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. Il faut savoir que ces six organisations constitu à ell seul 33 % des plaintes et euh et des signalements et 23 % des partis civiles dans les dossiers.

Donc c'est vraiment en fait ce qu'on voit des organisations qui se constituent comme des outils de low fair et des machines à faire des plaintes pénales. Et ça a des effets très concrets, c'est-à-dire au-delà de la problématique que l'État suiv dont les pratiques sont plus que dout doutables, on fera un focus sur ça. Qui sont ces organisations ? Qui les financent ? Quelles sont leurs pratiques vis-à-vis des militants et cetera ? Mais il faut savoir que nous on a aussi constaté en aux audiences, il suffit de de s'y rendre en fait pour se rendre compte très souvent en fait ces organisations arrivent débarquent avec plusieurs avocats, parfois avec 7 h avocats à ell seul.

Donc très concrètement ce que ça fait c'est que ça leur permet déjà de monopoliser les prises de parole donc par des plaidoiries qui sont interminables. Empêcher la défense d'argumenter et de se défendre. Euh et souvent on remarque la référence dans leur plédoirie à des fake news de la propagande israélienne, ce qui n'est pas sans conséquence sur évidemment la sensibilité des magistrats. Euh et dans certains cas, on a on a été témoin personnellement, on a vu des membres de ces organisations harceler physiquement les militants, les prendre en photo et cetera alors que c'est complètement interdit. Pour conclure, dernier constat sur ça, sur cet outil.

Euh, on constate effectivement que généralement les accusations d'apologie du terrorisme, elles vont s'accompagner d'autres formes de répression notamment administrative. [grognement] Euh il faut savoir que ces accusations, elles permettent de nourrir des dossiers pour la mise en place par exemple de mesures de gel des avoirs. Donc le gel des avoirs, c'est des mesures administratives qui prennent la forme de sanction économique [grognement] et qui vont être prises lorsque le ministère de l'intérieur considère qu'une personne constitue un risque, c'estàdire qu'elle va commettre ou inciter à commettre des actes terroristes.

Ces mesures ne nécessit absolument pas de décision judiciaire, aucune condamnation. Et donc du jour au lendemain, on a eu des militants proalestiniens qui voient leur compte bancaire clôturer sans aucune justification officielle. euh celle les comptes bancaires de leurs proches également, parents, frères et sœurs et cetera, euh le gel de leurs ressources économiques et la mise en place euh d'une enveloppe mensuelle où pour chaque dépense du quotidien, ils doivent apporter un justificatif aux autorités euh pour faire les courses, pour aller chez le médecin, pour aller à la pharmacie et cetera.

Euh dans les cas qu'on a donc recensé dans le rapport, on aura toute une partie dans la partie des outils justement sur la question de des sanctions économiques. [grognement] Euh les personnes qui sont visées par ces sanctions sont en fait des personnes qui le sont parce qu'elles ont par exemple fait des tweets sur les réseaux sociaux, des tweets sur la cause palestinienne, des tweets sur la résistance palestinienne et cetera.

Et à son tour, cette mesure de gel peut aussi justifier que par exemple les préfectures refusent à une personne la délivrance de son passeport français parce que ça serait incompatible avec la dite mesure ou [grognement] encore une une convocation pardon pour la révocation du statut de réfugié d'une personne palestinienne. Voilà. Merci. Merci beaucoup. [applaudissements] J'aurai l'occasion de toute façon dès la publication du rapport d'en faire aussi une synthèse, une communication et vous pourrez, je l'espère aussi, vous y référer. Euh pensez simplement à prendre les bouts de papier qui peuvent vous être distribués pour noter vos questions euh pour la la fin de cette de cet échange.

Donc vous pouvez les demander donc auprès des personnes qui passent un peu dans les dans les rangs et voilà pour qu'on puisse les faire remonter à temps. Je sais pas ça là si tu as envie de de rebondir un peu sur cette première partie brièvement ou si tu penses voilà plutôt investir la deuxième mais tu peux tu peux ne faire Oui, il y a pas beaucoup de choses à rajouter. Tout est presque dit. Tout d'abord, merci pour l'invitation d'être parmi vous aujourd'hui. Ça fait plaisir.

[applaudissements] [applaudissements] Quand on parle quand on parle de la complicité de la France dans le génocide en cours à Gaza, la complicité ne s'exprime pas que dans dans l'envoi d'armes et par l'envoi des soldats franco euh francoisraéliens sur les terrains tués des Palestiniens. Ça s'exprime aussi dans la question de la répression interne en en France. Aujourd'hui, la répression qui était quelque part même avant le 7 octobre, il y a beaucoup de Palestiniens qui étaient visés avant le 7 octobre en France. elle s'est multipliée après le le 7 octobre pour plusieurs raisons. On va analyser ça plus dans la deuxième partie sur la sur l'analyse politique.

Mais je pense que la complicité de la France, elle a voulu montrer que en France il y a il croyait qu'il y a une se il veulent montrer à Israël qu'il y a une seule voix, c'est la voix de soutien inconditionnel à à Israël alors que la vérité c'était c'était haute que ça. Et moi je rajoute la question de de la désolution des des groupes et des collectivités. cette cette décision de dissolution qui n'est pas nouvelle dans la mentalité coloniale française. C'est pas c'est pas nouveau. C'est c'était contre les collectivités algériennes dans les contre les [raclement de gorge] collectivités de Vietnam de Cameroun dans les années 60 70.

Mais après aujourd'hui, on l'a vu dans la dissolution euh de d'urgence palestine, de la June Garde et d'autres d'autres d'autres [grognement] d'autres groupes. Moi, je pense que cette cette répression euh interne, elle vient dans un contexte politique, il faut le voir, dans le dans le contexte politique plus large que la que la que la que la France. C'est ça, c'est ça qui est qui est qui est qui est dangereux aujourd'hui. Euh l'État français avec tous les mesures qu'ils ont pu euh faire contre nous, contre vous, contre les députés, contre les médias, contre les médecins et les étudiants, ça n'a pas empêché qu'on a pu continuer le le le travail.

Moi, je pense que je rajoute juste une un truc sur la question de la répression de de des Palestiniens qui étaient pour moi très très une informatione. Par exemple, il y a beaucoup de Palestiniens qui étaient euh convoqués euh ils allaient pas par exemple dans les simples commissariat du quartier, ils étaient directement convoqués par la DGSUI pour des heures et des heures et des heures et pas dans les pas et pas dans les commissariats du quartier par exemple. On a d'autres cas. On a le cas de du prisonnier palestinien en France. Ali Ali qui est depuis 2 ans quasiment aujourd'hui en prison en France à la demande à la demande d'Israël directement à la demande de la demande d'Israël.

Et c'est pas que le cas de Ali, on a on a d'autres cas des six Palestiniens arrêtés en Italie et d'autres dans de d'autres pays. Ça veut dire la répression, elle est coordonnée au niveau euh euh européen.

Aujourd'hui, quand on voit que peut-être mal sait bien parler sur ça, mais la demande israélienne aux commissions, à la police européenne que le shimbet doit avoir accès aux données de tous les citoyens européens dans la police européenne, ça montre à quel niveau les Israéliens aussi ils sont dans le système, ils sont dans le dans le dans le dans le dans dans l'organisation de de de la répression, même s'ils sont pas directement, il y a c'était dit, il y a des branches de l'obitionniste en France qui mène les attaques contre les Palestiniens et les pro et et les pro Palestiniens. Bon, dans cette partie, moi je que ça à rajouter. Merci. Merci beaucoup.

[applaudissements] Je pense en effet que c'est fondamental de comprendre que la répression est indissociable en fait de la question de la complicité et que effectivement elle ne se joue pas queen France. qu'elle est qu'on est dans une complicité politique idéologique d'intérêt stratégique et cetera et que est vraiment intégré que cette répression c'est une des matérialités en fait de la de la de la complexité euh de notre de notre de notre pays avec euh avec Israël.

Euh donc moi, j'ai eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que euh dès le début d'ailleurs hein que euh la Palestine était en soi un baromètre, un bon baromètre en fait pour euh les les États européens, pour les démocraties européennes pour voir en fait où on en est réellement dans dans ces démocraties en terme en terme de pour dresser un état des lieux de nos libertés, de l'état de droit de la liberté d'expression. Je trouve que la Palestine est est un terrain à investir aussi qui est extrêmement intéressant pour de ce point de vue-là, au-delà de l'adhésion militante à la cause.

aussi un terrain très intéressant pour voir jusqu'où nos nos états nos j'en ce que c'est je l'ai vécu mais jusqu'où nos dirigeants sont prêts à aller dans cette absurde dans cette schizophrénie dans cette situation vraiment kafayenne [rires] et à quel point ils vont ils peuvent être troubles en fait confrontés à cette question palestinienne à la mobilisation populaire euh en soutien à la Palestine.

Et c'est vrai qu'on se retrouve dans des situations mais totalement absurdes dans les cas que tu as pu citer, dans les cas que moi-même j'ai pu vivre euh et dans euh la manière dont nos dirigeants vont vont réagir finalement à ce qui se à ce qui se ce qui ce qui se passe dans notre société autour de la question palestinienne.

La question qui se pose pour cette deuxième partie, c'est selon vous deux, même si tu vas essentiellement introduire cette partie, qu'est-ce que la Palestine révèle politiquement de de l'État français plus largement comme tu l'as dit si l'Union enfin l'Union européenne parce que ça se joue effectivement dans une stratégie aussi d'alliance et de coordination mais également du système médiatique français. Qu'est-ce que la Palestine vient nous apprendre en fait finalement au-delà de l'adhésion qu'on peut avoir à la légitimement à cette cause ? Qu'est-ce qu'elle nous enseigne euh de notre pays ? Ouais. Euh merci Rima.

Moi je pense que la question de la répression, il faut la voir que c'est une question hautement politique. C'est pas que c'est une question politique profondément politique qui est venue dans un contexte global qui est attaché à des années de de de de de changement politique que la France faisait partie. Je veux pas retourner dans toute l'histoire, mais c'est juste pour un peu comprendre le contexte comme je le pense. La France, il faut le dire clairement, la Grande-Bretagne et la France, c'est eux plus ou moins qu'ils ont créé l'État colonial israélien. C'est le c'est c'est leur bébé. Ils ont pas maîtrisé après la fin des années 80 90, il y a les Américains qui sont qui sont arrivés.

Mais la France et la Grande en Bretagne ne sont pas détachés de leur de leur projet qui est le grand Israël dans le dans le prochain. La France n'a jamais s'est détaché de ce de ce projet, c'est resté son projet. Elle était un peu affaiblie à cause du du contexte mondial mais elle est elle est toujours restée elle est toujours restée là dans cette dans cette dans cette mentalité.

Et et du coup dans les années 9394, les Européens et les Américains, ils ont poussé les Palestiniens à signer les accords d'Oslo dans le contexte dans laquelle il était une processus de paix, reconnaître l'État d'Israël, faire une paix entre guillemets et voilà dire que le conflit est terminé, ils vont vivre ensemble de côtés côte à côte. Les Français [grognement] et d'autres pays européens, c'était les garants, c'était les garant de de cet accord. Il fallait que ces pays poussent les Israéliens à accepter ou à faire le plusieurs étape de cet accord qui devait se terminer dans les années 2000.

Les Américains, les Européens derrière, ils savaient que les Israéliens, ils vont pas reconnaître le le le l'accord, ils vont pas accepter l'accord et à l'inverse, ils vont aller vers un projet colonial plus large. Ils vont colonialiser de plus en plus les Français. Ils étaient dans cette histoire. Du coup, après on a eu tous les changements de 2011-212, le le le printemps arabe avec tout ce qu'elle a participé la France à la destruction du du du proche Orient et du monde et du monde arabe. Les Américains, les Européens, ils ont aussi poussé les pays arabes vers les accords d'Abraham pour normaliser l'état d'Israël.

Mais tout ça se faisait sous les yeux des Américains et les Européens et les Français dans la question dans la mentalité coloniale israélienne de faire disparaître le peuple palestinien. On était dans un procès de faire disparaître. Quand je parle de la dangerosité des accords d'Oslo, c'est juste la dangerosité de la fragmentation. les les Américains et les Israéliens, ils étaient dans une dans une stratégie de mettre un fin pour l'existence du peuple palestinien sur à long terme dans une stratégie de fragmentation. À la place d'avoir un peuple euh dans une intifada dans les années 80, on a à la aux accords d'Oslo, on avait cinq peuples.

Un peuple enfermé à Gaza, un peuple enfermé en Siordanie, un peuple enfermé à Jérusalem, un peuple enfermé dans les territoires de 48 et les réfugiés à l'extérieur, on en parle plus. Ça dans le dans les dans les longs termes, ça conduisait à la disparition du peuple palestinien. Après et pour eux dans les années 2016 2017 la cause palestinienne elle était derrière nous, elle était derrière eux. Il y avait plus de calcul que il y a un truc qui peut vraiment faire bouger et que la Palestine revient en tant que première priorité politique mondiale et que ça réveille tout ce qui est à réveiller.

Le génocide il commence une boule de neige qui commence à à tomber que ces effets politiques jusqu'à aujourd'hui ne sont pas euh terminés. La Palestine reveille toutes les causes mondiales. La Palestine revient la boussole de de l'injustice mondiale. La Palestine revient le fil conducteur des combats de peuple. Ça a réveillé euh beaucoup des causes autour du monde. La jeunesse s'est re euh exprimé sur la cause palestinienne. On a vu ça dans les mouvements euh de des étudiants, on a vu ça dans les rues, on a vu ça dans les les influenceurs, on avait ça, on a vu ça partout. Pour les Français, ça c'est un danger.

C'est un danger de dire que voilà la Palestine et les est revenu parce que pour les intérêts euh économique française, pour les intérêts de sécurité, les bases françaises qui sont installées en Jordanie, qui sont installées au Qatar, qui sont installées partout dans le dans le dans le monde arabe. Il faut pas reparler du colonialisme français, il faut pas reparler de de l'impérialisme et le système de destruction du monde arabe. un système, il faut pas recritiquer Israël pour dans avant 2023. On continue en Europe de dire que voilà, c'est la seule démocratie dans le dans le dans le dans le proche Orient. Alors qu'aujourd'hui, il y a un mandat d'arrêt contre contre Netaniau.

Ça ça pour eux c'était une ligne rouge de dépasser, de arrêter ou juste un mandat d'arrêt de de Netaniau, de poursuivre les francois israéliens. C'était aussi un une alors que la France elle a continué mais là on a il y a un rapport sur l'armement de la France qui est sortie il y a pas il y a pas longtemps. La France continue jusqu'à octobre jusqu'à septembre là pardon juin et juillet ils ont envoyé des armes vers vers Israël. Il y a un il y a un passage de FedEx spécialement fait à Charles de Gaul pour l'envoi d'armes de depuis les États-Unis jusqu'à jusqu'à Israël.

Du coup, profondément, ce qui s'est passé en Palestine et qui continue aujourd'hui, ce qui se passe au Liban, en Syrie, dans toute la région, la révolte mondiale de la jeunesse et des mouvements propales, elle a quand même détruit, pas détruit définitivement, on est en train de le faire, mais le projet américain de la destruction totale du monde arabe, la fin de la cause palestinienne, les intérêts françaises, britanniques ou d'autres dans la dans la région le plan de de des l'accord les accords d'Abraham que aujourd'hui ils sont vraiment presque terminé donc dans parce que on voit des nouveaux alliances qui sont en train de se créer sur le nouveau sur le sur le niveau mondial.

On a vu l'accord de la défense euh euh en commun entre la Turquie, le Pakistan et l'Arabie Saoudite. Alors que ça c'était c'était pas le cas s'il y avait pas tous ces mouvements. Aujourd'hui, on a vu la guerre contre contre l'Iran euh qui n'est pas d'ailleurs terminé. Ça veut dire ce qui s'est passé en Palestine tout ce qui s'est passé en octobre jusqu'à aujourd'hui que ça soit la guerre en Liban, en Syrie, ce qui s'est passé en Iran, les changements partout, c'est à cause de la Palestine. Tu peux pas le voir outre que ça. C'est un changement que la Palestine a apporté alors que les forces impérialistes et la France en première concerné voulu enterrer totalement cette cette cause.

Et la répression aujourd'hui en France, elle vient dans ce cadre elle vient dans ce cadre dans ce cadre-là. Du coup, moi je pense que il y a un il y a un côté positif pour moi. Je essayie de voir le côté positif que cette répression, il y a une seule réponse, qu'ils ont peur de nous. Et ça c'est bien, c'est bien qu'ils ont peur de nous. [applaudissements] Ils ont peur qu'on de tout le travail qu'on a fait. Il y a il y a un il y a un côté que je veux c'est très il est très long mais je veux je vais le je vais le dire comme ça. Euh c'est pas que l'État français mène la répression en France mais non il y a il y a un lobby sioniste énorme en France.

Il y a la France c'est le deuxè pays où il y a le plus grand lobisionniste après les États-Unis. Il y a les États-Unis après il y a la France. Aujourd'hui, quand tu vois, il y a un recherche qui va être aussi va sortir peut-être en octobre sur les lobbynistes avec lui mais on a on travaille ensemble sur une recherche détaillée des lobbitionnistes en France et dans le Parlement européen.

C'est de représentants directs que ça soit du Loud que ça soit de Bengvir que ça soit de Smotriich, c'est des représentants officiel de de de Liqu d'une d'une association qui s'appelle Israël Forever de que a un mandat d'arrêt aujourd'hui contre sa sa présidente qui qui veut le plus revenir en France parce qu'elle a participé directement dans le blocus humanitaire euh à Gaza. Aujourd'hui, il y a une coopération très claire de de des branches de sécurité français avec les avec le Mossade en France. Ça c'est pas c'est pas c'est pas caché. Quand par je te donne un exemple un peu vieux mais ça relève des trucs.

Quand un dirigeant du Hamas qui était assassiné à Dubaï en 2000 en 2000 en 2016 par 20 agents du du Mossad, après l'enquête que les qu'ils ont mené, ils ont trouvé que la cellule qui gérait toute l'assassinat, elle était à Paris et il y avait 12 passeports français dans les dans dans l'affaire alors que la France n' n'a rien fait. Aujourd'hui, ils te disent, même les Israéliens, ils te disent la plus grande piste pour le Mossad en Europe, c'est c'est la c'est la France. Et ça ça exprime beaucoup de choses quand on imagine que la la LDJ, c'est une organisation non autorisée ni aux États-Unis, ni en Israël elle-même. Elle est juste autorisée en France.

La LDJ, c'est la branche du Mossad de clairement en France que on les on les on les a vu dans les marches de droits des femmes il y a il y a 2 3 ans à à Paris comment ils ont agressé les militants palestiniens. Mais c'est tout un système économique, c'est tout un système de soutien, c'est tout un système qui exprime comment la France en même pas 72, elle a pu envoyer ou elle a permis, je vais le pas dire permis, elle a permis à envoyer 4000 ou 5000 soldats franco euh euh israéliens à Gaza. Dans Carrefour, il ouvre le marché et ils envoient des milliers des des des paquets de nourriture au aux soldats israéliens à Gaza. Ça c'est pas rien.

Ça ça montre à quel niveau le lobby sioniste a à influence sur l'état sur l'État français. Quand on permet à Netaniaou à plusieurs reprises de survoler la France pour ses ses déplacements, c'est pas un détail. Ça montre à quel niveau la France elle protège elle protège Israël et pour essayer de de de nous vendre des mensonges après tout ce qui s'est passé après tout le soutien après tout Macron il vient pour essayer de nous calmer de dire que voilà je veux reconnaître l'État palestinien mais il nous prend vraiment pour des idiots politiques quoi. Il nous prê vraiment pour des cours.

[applaudissements] [applaudissements] La reconnaissance de l'État palestinienne tel elle est faite dans le cadre politique, les décisions, comment ils étaient faites, ça c'est une mensonge total. C'est juste pour essayer de calmer la rue, de calmer la situation interne, d'essayer de montrer que voilà la France, elle elle a mais la France n'a reconnu rien du tout. Nous cette reconnaissance si tu avais juste posé un embargo militaire à la place de la reconnaissance de l'État palestinien, ça aurait été mieux. [applaudissements] [applaudissements] Du coup, je je veux résumer là cette cette partie. Euh moi, je pense qu'on a on a encore un rôle très important à à jouer.

Il faut voir les choses profondément. Comment la France, elle continue son soutien sur tous les fronts à à Israël. Il faut le juger de ce côté de ce côté-là. La répression, je pense elle va continuer. Mais nous aussi on va continuer. Nous on va pas lâcher on va pas lâcher l'affaire [applaudissements] [applaudissements] et je pense que voilà, on doit continuer le travail en France et et ailleurs et je termine cette partie là et on reviendra sur les méthodes de résistance tout à l'heure. Merci. Bravo ! Merci beaucoup. [applaudissements] Merci beaucoup.

Euh il nous reste euh 10 15 minutes pour euh aborder la 3e et dernière partie avant de vous donner euh enfin faire passer le micro dans la dans la salle pour pouvoir ou récupérer les questions euh du de du public. Enfin donc euh si vous pouvez chacun en 5 minutes euh articuler euh ce qui selon vous est prioritaire en terme de stratégie de résistance. Donc tu tu l'as dit, on la répression va continuer mais nous aussi on va on va continuer que ça soit politiquement, que ça soit dans l'espace militant. Euh donc qu'est-ce qui selon vous est à prioriser à la fois en terme de stratégie de résistance collective ? Et qu'est-ce qui est aussi selon euh toi Lucy ?

Qu'est-ce qui doit être le plus surveillé euh en matière de répression ? Quel est le Quelle est la question qui est la plus la plus pas inquiétante mais oui préoccupante à laquelle il faudrait sensibiliser le plus largement, mobiliser le plus largement dans la répression qui est en cours contre le mouvement proalestinien. Si vous pouvez chacun prendre 5 minutes, je compléterai pour conclure et ensuite on on passe aux questions. Merci. Merci. [raclement de gorge] Euh alors sur les préconisations, moi je voudrais juste rebondir sur ce que tu disais Salah à propos de la répression.

Donc effectivement on est on est d'accord, la pression continue et la répression il faut pas il faut pas il faut pas il faut pas renoncer face à ça. C'est-à-dire que on voit nous à la LTA qu'il y a beaucoup de il y a beaucoup d'autocensure en fait qui est produite par la répression. Il y a beaucoup de gens qui ont peur. Euh, il y a une grande place en fait à la question des risques dans l'action, ce qui est jusque une certaine mesure normale. Euh mais en fait la répression quand là où elle s'attaque, c'est un indicateur en fait pour nous, pour le mouvement. stratégiquement, politiquement, en fait, ça veut dire quelque chose.

Ça veut dire quelque chose de ce qu'on ne veut pas entendre en France euh de de de l'usage de certaines méthodes en fait de mobilisation qui marche en fait qui marche et c'est pour ça qu'elle s'attaque à ça. Et donc en fait, on avait eu un une fois on avait eu une militante qui nous disait par par peur que la loyade en passe, elle disait "Imaginez, on peut plus dire "Vive la Palestine et cetera. Est-ce que on devrait pas commencer à utiliser la pastèque Euh non, on va pas commencer à utiliser la pastèque. Euh c'est justement là où c'est là où ça coince en fait. C'est là où ça réprime qu'il faut y aller.

Si euh face à un génocide face au génocide des Palestiniens, nos mobilisations sont parfaitement acceptées par l'État et avalisé par la loi et cetera, c'est qu'il y a un problème. C'est que il y a quelque chose qui marche pas en fait. euh c'est qu'on fait pas bouger les lignes. [applaudissements] Donc ça c'est la première chose. Euh je vais faire vite parce que je j'ai entendu ta question Ima et euh et je vais y répondre. Euh il y a euh une préconisation et aussi euh euh comment dire une alerte qu'on veut euh qu'on veut porter euh auprès des mouvements par rapport à notamment l'utilisation du droit comme un outil contestataire.

Euh à la LTA, on travaille beaucoup sur ces questions-là parce que en fait on travaille beaucoup sur le droit. Donc c'est un outil qu'on l'utilise euh et on considère qu'il y a des situations dans lesquelles il est parfaitement en fait stratégique et effectivement il peut produire des effets en fait pour pour le mouvement. Euh mais on constate que malgré euh malgré euh le fait que euh on est tous d'accord que c'est euh par le droit en fait que l'État réprime en premier lieu euh que c'est la loi en fait qui institutionnalise la discrimination, euh c'est la loi en Palestine qui institutionnalise l'apartide.

Euh malgré ça, on a parfois un recours trop confiant euh et trop systématique dans le mouvement et dans la stratégie en fait politique à cet outil qui peut être tout aussi bon comme il peut être néfaste. Et nous ce qu'on constate en tout cas du point de vue des luttes antirracistes, c'est que et du point de vue de toutes les luttes, je pense, mais je parle depuis depuis depuis notre mouvement, euh c'est que le droit produit des effets très concrets de dépolitisation et d'individualisation en fait des affaires. C'estàdire que le droit a une logique propre. On va pas aller demander à un juge de reconnaître le caractère systémique du racisme en France.

On va pas on va même on peut même pas demander à un juge de reconnaître euh euh le caractère volontaire d'un crime policier qui a été filmé et que tout le monde a vu euh parce que ça viendrait à reconnaître en fait la nature profondément raciste des institutions de l'État. Donc en fait et pour conclure euh c'est pas de dire qu'il faut y renoncer mais il faut être absolument vigilant au au aux effets que ça peut avoir sur nos mobilisations et aussi à ce qu'on peut atteindre par le droit. C'estàd, il faut être très clairvoyant par rapport à ça. Il y a des limites très claires en fait par rapport à ce qu'on peut atteindre.

Oui, on peut faire potentiellement par un concours de circonstan et une bonne stratégie politique, on peut faire condamner une entreprise d'armement israélienne, par exemple. Ça, ce serait une victoire. Mais on va pas mais on va pas émanciper on va pas émanciper on va pas s'émanciper avec le droit. Et ça, il faut il faut en être conscient. [applaudissements] Voilà. Donc ça c'était c'était euh c'était je voulais faire un point là-dessus euh sur euh l'urgence en terme de de la répression. Euh bon euh globalement euh il y a des lois euh très inquiétantes qui sont en train de d'être passé les unes après les autres. Euh je pense que c'est ça qu'il faut surveiller, on va dire euh dans l'immédiat.

Alors, il y a évidemment d'autres préoccupations à avoir politique plus structurelle et tout, mais là dans l'immédiat, dans la séquence, il y a la loyad qui sont en train d'essayer de faire passer sous couvert de plan national contre le racisme. Ça s'appelle la cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l'antisémitisme dont l'examen au Sénat est prévu dès octobre pour une adoption définitive dans les meilleurs délais. Donc ça prépare le terrain.

Ça pr Ouais, c'est exactement, c'est Berger qui est derrière ça sans surprise et et qui camoufle en fait, prépare le terrain pour pour ce qui viendra tôt ou tard si on se mobilise pas contre contre ça, contre l'amalgame, contre entre l'antisionisme et l'antisémitisme. Alors là, ils ont fait un pas de côté parce qu'ils sont obligés, parce que la mobilisation a fonctionné. Euh voilà. Mais c'est une question de temps si on ne s'organise pas contre ça. Donc ça ce serait une préconisation que on donnerait.

1:03:43
Non speech

[applaudissements]

1:03:47
Locuteur

[applaudissements] Euh je pense que il y a beaucoup beaucoup de travail qui a été fait mais il y a aussi beaucoup de travail qui reste qui reste qui reste à faire. Moi, première chose, je suis tout d'accord avec toi que on va pas choisir les missions faciles. On va pas le on va on va lutter pour le garder le drapeau levé partout et pas le remplacer par une pastèque. C'est beau la pastèque, mais le drapeau, ça reste un drapeau. [applaudissements] Du coup, du coup en priorité, je pense que il y a une priorité politique qu'aujourd'hui de dire que voilà, le génocide n'est pas arrêté. Le génocide est est toujours en cours à Gaza. Il faut rester mobilisé.

Il faut pas que cette question retombe dans le dans le dans le dans le flou parce que à Gaza tous les jours, tous les jours tous les jours il y a des massacres, il y a un blocus, il y a des méthodes de destruction. de la société euh euh Gazau il y a ce qui se passe en si en si Jordanie, on le voit euh il y a ce qui se passe dans la région. On peut pas détacher ce qui se passe en Palestine, de ce qui se passe au Liban, de ce qui se passe en Isérie, de ce qui se passe au Yémen, en Irak. Du coup, il faut bien rester vigilant sur le sur la sur la sur la sur les questions politiques dans la dans la région. garder les les les mobilisations. Il y a plein de il y a plein de choses à faire.

Moi, je pense que les 5000 francos israéliens, leur place c'est pas entre nous. Leur place, c'est la prison. On va tout faire. [applaudissements] Il faut il faut [applaudissements] il faut recruter des témoignages, reconnaître leur identité, ne pas avoir peur de dire que voilà c'est des génocidaires, il faut les poursuivre. [applaudissements] Ils font ils sont toujours présents sur le sol français. Ils font des allers-retours, ils ont pas même pas honte de mettre ça sur leur leurs réseaux sociaux. Du coup, je pense ça de passer à l'attaque et pas rester dans la et pas rester dans la défense, il faut pas qu'on reste dans la défense, il faut aller à l'attaque des entreprises d'armes.

[applaudissements] Il y a aussi une bataille qui qui est la nôtre et je je je pense que aujourd'hui de gagner cette bataille en France, ça va faire gagner beaucoup d'autres batailles parce que là on parle pour la Palestine mais c'est pas que pour la Palestine. C'est une lutte anticoloniale et antiraciste qui est qui est coordonnée [applaudissements] [applaudissements] mais surtout aussi cette lutte elle est antisioniste. Il faut le dire clairement que cette lutte elle est antisioniste. [applaudissements] Je pense que chacun dans son coin, il va pouvoir faire le le travail, le juridique, le politique, le militantisme. Chacun dans son coin, il faut continuer de de de cette cette bataille.

Euh il faut dire et moi je le pense comme ça, je les gens ils me disent ça va, je dire ça va parce que quand tu vois ce qui se passe en Palestine, ce qui se passe avec notre peuple, nous moi et d'autres Rima et d'autres Palestiniens, nous on le dit clairement. Nous, on fait partie de cette bataille. On n'est pas en solidarité avec des batailles. Nous, on fait partie de cette bataille. Du coup, on va nous la diaspora palestinienne, on va continuer, on va de assumer notre rôle politique et et et militant.

Euh la bataille est longue, le chemin est long, mais nous aussi on a cette détermination et on a cette cette croyance très profonde que nous les Palestiniens avec vous, on sera fatalement les vainqueurs. Merci. [applaudissements] [acclamation]

1:08:24
Non speech

[applaudissements]

1:08:30
Locuteur

Jésus [applaudissements] [acclamation] [applaudissements]

1:08:55
Non speech

[applaudissements]

1:09:00
Locuteur

[applaudissements] On est à ça partir en manif dans les enfis. [rires] [applaudissements] Merci infiniment à vous deux. Donc vous l'avez compris euh et je je me permets donc de le dire aussi, la question palestinien, elle va être centrale pendant cette année des présidentielles centrale et elle doit demeurer aussi une priorité absolue pour tout ce qu'on vient d'évoquer. C'est-à-dire que au-delà de l'adhésion à la question palestinienne, parce que vous y êtes sensible depuis quelques années, parce que vous êtes très naturellement opposé au génocides, très naturellement opposé aux violations du droit international, à la complicité de la France avec Israël.

La Palestine, elle elle a tellement d'autres causes qui se jouent en elle. tellement d'autres causes.

les luttes des coloniaes, les luttes anti impérialistes, les les luttes progressistes qui se joue en en France, les luttes antiracistes en fait qui sont aussi qui se passent directement sur le sol français et où on trouve qu'effectivement il y a tellement de de moyens similaires qui sont mobilisés autour de la répression pour la Palestine et qui sont aussi ceux qui sont mobilisés que tu l'as cité la jeune garde le soulevement de la terre, toutes les procédures de dissolution, de dissuasion, d'intimidation et puis fondamentalement, il y a des des socles qui doivent nous mobiliser toutes et tous, queles que soient nos opinions que sont effectivement la défense de l'état de droit, la démocratie, l'idée qu'on peut se faire en fait de nos libertés et plus largement je dirais aussi de notre pays.

Et je pense que fondamentalement ce qui honore aujourd'hui la France, c'est toutes celles et ceux qui défendent en fait finalement l'idée qu'ils se font de de de ce de ce pays qui doit demeurer pour nous et pour tant d'autres personnes des un pays de liberté, un pays où on doit pouvoir dire ce qu'on a à dire sur les causes, sur l'état du monde et le faire [applaudissements] et le faire de ce bord là.

Je pense que effectivement on on le faire de ce bord là, c'est aussi être en résistance et c'est pour moi honorer la France finalement, c'est-à-dire se refuser, [applaudissements] se refuser, se refuser à tout prix qu'on soit impliqué, associé à tous ces crimes, à toutes ces atrocités et à toute cette complicité qui est en cours. Et il faut impérativement qu'on continue donc individuellement, collectivement avec la France insoumise, avec toutes les organisations qui sont mobilisées à poursuivre le combat et à le faire en complémentarité. Je pense que tu vois ce que tu as dit, c'est très important, c'est qu'on puisse être en complémentarité, chacun dans son espace.

On a un travail énorme à à mobiliser pour nous pour le mouvement de la France insoumise, c'est effectivement sur le plan politique, sur les même la proposition politique. On aura d'autres moments pour pour en parler mais voilà, déconstruire deux états. Enfin, il y a plein de choses en fait sur lesquelles on a du travail de fond. Et puis pour toutes les associations de solidarité militantes, il y a tout le travail juridique, les entreprises d'armement, la question des binationaux et puis chacun et chacune continu à parler de la Palestine.

cette cause en fait, elle survit, elle vit face à cette répression aussi parce que il y a des gens qui continuent à en parler, qui continuent à lui donner de la visibilité d'autant que nos médias, on on en a pas beaucoup parlé voir pas du tout mais d'autant que il y a tout un tout un travail à faire aussi sur la le positionnement de nos médias d' mainstream, l'invisibilisation qui est faite, la déshumanisation qui est faite de la question palestinienne et en cela aussi sur cet espace là, nous sommes aussi en résistance. C'est important de de le dire. [applaudissements] Alors, on va passer aux questions.

Je crois qu'il y a une sélection qui a été faite malheureusement parce qu'on a 20 minutes. Il y en a que deux. Non, il y en a beaucoup plus mais pas le temps de faire plus de que deux. Mais je pense qu'on peut en prendre une troisième. Non. Oui. Allez quatre quatre quatre et on c'est [rires] on va rester là. On va s'installer en fait. On va occuper la salle. [rires] [souffle coupé] Alors elles sont un peu longues. Alors voilà, c'est pour ça c'est qu'elles sont elles sont un peu longues. Euh je je les distribue peut-être et puis on en fait euh en vous voulez en lire ou je l'ai lu toute comme vous voulez. Je lis tout. Allez c'est parti. La première que je n'arrive pas à lire.

[rires] Il y a des médecin dans la Faut-il [rires] Non, je plaisante, c'est plutôt bien écrit, mais faut-il abroger l'infraction d'apologie du terrorisme ? Quel autre dispositif légaux faut-il abroger ? Tu veux commencer ? Allez, vas-y. Faut-il abroger l'apologie du terrorisme ? Bah oui, faut l'abroger. [raclement de gorge][applaudissements] Il faut la broger, ça c'est important, mais il faut l'abroger chez nous aussi. C'est-à-dire que ce qu'on voit en fait, le problème avec ces infractions d'apologie du terrorisme, tout ce qui est en lien avec le terrorisme en fait, ce concept de terrorisme, c'est c'est du poison en fait. C'est du poison contre nous, mais c'est du poison chez nous aussi.

C'est-à-dire ce truc de reprendre des concepts qui sont des concepts parfaitement politiques, qui sont toujours en fait une arme contre nous et de s'en justifier. Qu'est-ce qui est terroriste, qui est pas terroriste. Mais on s'en fout en fait. On a d'autres termes pour qualifier ce qui se passe que ce soit en Palestine. Il y a ple de de vocabulaire et tout pour dire les crimes les crimes qui sont commis. Euh je pense qu'il faut vraiment déjà abandonner chez nous ça, cette tendance déjà à se justifier de ça, de ces accusations de terrorisme, de d'antisémitisme quand elles sont instrumentalisées et cetera.

Euh et effectivement euh cette infraction et bien comme tout le dispositif antiterroriste bah il faut l'abroger parce que un c'est un c'est le terrorisme c'est un concept politique comme je disais euh c'est pas un hasard que il y ait pas eu au niveau international en fait de consensus sur cette définition du terrorisme et que d'ailleurs il y a eu des discussions en fait entre les États et que les pays du sud ai voulu pousser pour une définition du terrorisme qui puisse inclure le terrorisme d'État et sans surprise les États occidentaux se sont opposés à ça. Donc ça a créé tout un tout un tout débat et ce qui a fait que la discussion est en temps mort et qu'on n pas de définition sur ça.

[grognement] Donc il y a ça et puis il y a aussi le fait que le terrorisme en fait c'est vraiment l'exemple que il y a une continuité coloniale historique en fait de ces dispositifs. La loi de avril 1955 qui instaure donc l'état d'urgence, elle avait été créée et mise en place en Algérie pour écraser la lutte de libération algérienne. [grognement] Après, en 2005, en 2005, elle a été elle a été déployée dans les quartiers populaires. Ensuite, en 2015, elle a été utilisée pour la lutte contre le terrorisme et cetera.

Et on voit aujourd'hui qu'en fait ces mêmes outils qui traversent en fait les frontières et qui traversent le temps euh et nous connecte en fait à la réalité aussi des peuples colonisés en fait euh quand on voit en fait qui ces infractions elles ciblent en France, les quartiers populaires, les arabes, les noirs, enfin voilà quoi. C'est c'est c'est ça la fonction en fait de ces lois. Donc oui, je on est assez convaincu qu'il faut les abroger. Merci. Et d'ailleurs, la France Mise a beaucoup œuvré aussi en terme de sensibilisation, de plaidoyer pour pour en ce sens-là.

Euh je continue avec toi et puis ensuite on a une grosse question qui t'attend [rires] sur vous avez relevé dans votre enquête que des directeurs d'établissement des professeurs ont dénoncé les élèves soutenant la Palestine. Est-ce que vous savez si ces agissements ont été demandés par des circulaires directives du ministère de l'enseignement supérieur ou si ça relève de de du zelle de ces fonctionnaires d'état ? Est-ce qu'il y a eu des consignes ? Euh euh est-ce que tu tu penses ou est-ce queil y a eu des témoignages qui ont qui ont pu nous éclairer sur euh l'implication directe de du ministère de l'enseignement supérieur de l'éducation de l'enseignement supérieur ?

Il y a eu une circulaire qui a été passée et qui a appelé à la vigilance en fait dans les établissements suite au blocus notamment à science et cetera. euh et qui appelait donc effectivement à euh non seulement la vigilance des établissements, mais incitait en fait les membres des établissements à porter des signalements, article 40, donc directement au procureur sur des faits euh euh sur des faits terroristes. Et en fait, il y a eu Oui, on peut voir alors c'est difficile à dire parce que je dirais que globalement ça ça a eu un impact forcément ça a eu un impact et d'ailleurs à Science Po, il y a eu il y a eu énormément d'affaires.

Ça a été un endroit qui a illustré en fait tous les dispositifs qu'on a donc qu'on a développé là plus tôt. Mais je dirais qu'en vrai, il y a quand même une part de zel, il y a une part de science po et de connivance idéologique. C'està-dire que c'est des institutions qui sont parfaitement alignées avec le fait de capitaliser sur l'histoire coloniale palestinienne, c'est-à-dire avoir des programmes d'échange, avoir des cours spécialisés sur la question du colonialisme et de la Palestine et cetera. Mais quand il en vient à prendre une posture critique par rapport à ce qui se passe, euh ils ont pas voilà, ils ont ils ont pas fait ce qu'il fallait faire.

Ils ont jamais cédé sur la question des partenariats avec des institutions et des des universités israéliennes malgré euh les vagues de mobilisation étudiante. Euh et donc il y a une part effectivement de zel et c'est ce qu'on disait, c'est-à-dire que on a aujourd'hui des universités et d'autres infrastructures en fait de la société française qui s'investissent elles-même d'un mandat de maintien de l'ordre et de surveillance.

Euh donc je dirais qu'il y a des deux globalement c'est difficile en fait de chiffrer directement mais ça participe les circulaires participe d'un climat mais il faut dire que les universités ont ont pris des initiatives particulièrement poussées sur la répression et du ministère de l'éducation nationale à ton avis parce que enfin dans l'éducation nationale on a parlé de plutôt des universités mais dans l'éducation nationale tu tu penses qu'il y a eu j'ai pas connaissance de D'accord. Très bien. Merci beaucoup. [applaudissements] La question c'est une question un peu conclusion, je pense.

En tout cas, tu as tu as de quoi dérouler sur ce dans quand on s'embarque pour la campagne présidentielle. [rires] [souffle coupé] Alors, comment agir contre les lobby professionnistes en France et en Europe ? Peut-on dire que le CRIF est l'équivalent de l'IPAC aux États-Unis ou et quelles sont leur place dans les l'ingérence israélienne dans la campagne présidentielle qui arrive qui est déjà entamé ? [rires] Oui, ça c'est une question vraiment profonde, mais il faut peut-être un débat pour elle-même.

Euh moi, je je le redis parce que le rapport qui va sortir en octobre, c'est vraiment un rapport détaillé détaillé détaillé sur les lobby euh sionistes en France et dans le et dans le Parlement européen. Du coup, vous allez vous allez avoir énormément euh des éléments euh pour réagir sur sur ces sur ces lobbyes. Euh oui, le CRIF le CRIF c'est le premier le premier le premier groupe de de lobby en France, c'est le plus grand. Euh et le CRIF euh c'est on c'est vraiment l'équivalent de l'IPAC de de de des États-Unis clairement en en France. On voit comment les présidents de la les présidents de la France s'expriment au dîner du CRIF chaque année.

Ce qui donne politiquement au chef du du CRIF chaque année [grognement] euh comment le CRIF aussi il joue un rôle politique en France. On voit par exemple euh une ancienne présidente de de de du CRIF qui est élue euh à Toulouse numéro 2 du numéro 3 de le de de de la mairie de de Toulouse. Ils sont joués ils jouent un rôle interne et un rôle externe. C'est un rôle d'influence sur la politique, sur les médias. Alors beaucoup des des riches ici qui font partie du CRIF et d'autres gars font aussi sont aussi euh fait partie des des gens qui ont l'influence sur les médias françaises qui répond euh à la question pourquoi on parle pas de la Palestine dans les dans les médias.

Il y a aussi la la le rôle du CRIF et d'autres orgas économiques en France qui sont attachés à à Israël qui joue le rôle de la coordination avec les milliardaires, que ça soit du Qatar ou ça soit les milliardaires libanais qui gèrent un peu là où là les ports français et ça nous fait comprendre aussi comment les armes passent en en France. Ça veut dire que le rôle c'est pas juste de miner la la répression, c'est vraiment garder la main haute d'Israël partout dans le dans le dans le monde. Quand on on voit que la France, c'est le premier pays qui a construit le projet le projet du du de la bombe nuclaire israélien qui a fourni tous les éléments pour construire.

Ça montre historiquement à quel niveau la France elle est impliquée dans le dans le dans le dans le dans le dans le concret de laisser Israël la grande force et la grosse base armée de la de la de la région. Comment comment agir ? Il faut poursuivre. Donc quand je vous parle de de de Nathalie qui était le président de de Israël forever, là on a on a porté plainte contre elle et le contre le la vice-présidente du de l'assaut. Là c'est la première fois qu'il y a un mandat d'amener ou d'arrêt en France. Ils ont dit "On revient plus en France, on veut plus revenir, on veut pas être arrêté en France." Ça a pris du temps.

Ça a pris du temps mais on mais on l'a fait parce que quand [applaudissements] en 2000 en 2005 juste pour vous donner des exemples pour faire pour vraiment avoir de l'espoir en 2005 quand BDS elles étaient créées par des par des Palestiniens, moi j'ai vu un camarade de BDS qui s'appelle Mohammed, il était passé pour apologie du terrorisme en 2005 parce qu'il a parlé de BDS. Alors que aujourd'hui BDS c'est un outil légitime en France. Du coup chaque combat qu'on mène, il va prendre un peu de temps. Aujourd'hui, qui peut qui a pu imaginer que un mandat d'arrêt peut être contre le premier ministre israélien et le ministre de la défense et d'autres et d'autres dirigeants israéliens ?

On on l'a jamais imaginé que la cour internationale elle elle va le faire mais elle l'a fait. Bon, c'est pas respecté, c'est pas grave. Mais il y a déjà un mandat d'arrêt qui a une avancée dans la question de l'isolation des de l'État d'Israël. Tout va la stratégie pour moi au moins c'est voir comment collectivement on isole l'état d'Israël. Il faut il faut le dire comme ça parce que Israël sans armes et sans économie, ça reste pas Israël. Je veux le dire comme ça, mais ça veut dire pour sanctionner l'État d'Israël, il faut l'isoler.

Il faut l'isoler sur tous les francs, que ça soit le front culturel, euh les chanteurs, euh les soldats, les armes, euh économique économiquement parce que c'est de là que Israël prend sa force. Aujourd'hui, on peut malheureusement la répression dans le monde arabe, elle est énorme et on l'a vu s'exprimer de plus en plus. Tous les militants proalestiniens sont fait arrêter dans la majorité des pays des des pays arabes. Les les gens qu's ont organisé des convois, ils étaient arrêtés. les prisons des dictatures arabes, ils sont ils sont pleines. Euh et du coup, moi je pense qu'on a un rôle essentiel aujourd'hui.

Nous, malgré la répression, on a un marge une marge plus grande que ailleurs pour travailler sur la question du boycott, de la question de de l'isolation d'Israël, la question de poursuivre les les dirigeants euh israéliens. [applaudissements] Du coup, et là je termine je termine là-dessus. Nous depuis des années et des années et des années, que ce soit le système français ou américain ou les dirigeants arabes ou d'autres, ils ont toujours travaillé sur une question essentielle que nous nos souffrances n'ont pas commun. Notre combat n'est pas en commun. Ce qui concerne Gaza concerne Gaza ne concerne pas Paris ou ça concerne pas la France.

Ce qui se passe dans les dans le banieu parisien ça concerne pas les gens qui sont en 6 Jordanie. Mais en fait tout est attaché. Quand on va mener un combat il faut le penser que c'est un combat vraiment internationaliste. C'est un combat mondial. [applaudissements] [applaudissements] Alors, je et je et je termine là-dessus. Euh parler de Palestine, c'est parler de notre souffrance. Parler de Gaza, c'est parler de notre combat. Parler de notre combat, ici, on parle des gens qui sont en en si Jordanie. Notre commun, mais aussi notre destin est commun. Du coup, il faut penser comment gagner la bataille. Merci [applaudissements]

1:28:50
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:29:02
Locuteur

la policia. [applaudissements] Jésus la

1:29:20
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

1:29:33
Locuteur

[applaudissements] tous les enfants de tous les Nous sommes tous des enfants de Gaza. [applaudissements] Tous les enfants de Nous sommes tous des enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants de Gaza. [applaudissements] Nous sommes tous des enfants de Gaza. [applaudissements] Nous sommes tous des enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants du Gaz. [applaudissements][acclamation] Merci infiniment de votre présence. J'espère que ça a été instructif pour vous. Donc il y a deux échéances quand même à suivre. Enfin la publication de ces deux rapports sur la répression et sur les lobby proéliens. Donc de toute façon, j'en ferai autant que possible une communication et une synthèse.

Et je veux juste dire un mot euh je veux dire un mot de remerciement pour le peup pour le peuple palestinien finalement et moi je l'ai dit en permanence, c'est le peuple palestinien qui nous libère. On essaie de faire ce qu'on peut à notre échelle pour cette lutte mais c'est lui qui nous libère et c'est lui qui paye aussi le prix de cette lutte. Et voilà, faut avoir en tête que notre responsabilité notre responsabilité [applaudissements] c'est d'être digne de cette lutte. C'est d'être digne de cette lutte. Merci. Merci beaucoup. [applaudissements]