Maires insoumis : ras-le-bol du racisme et des médias
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueChiffre
« nous avions 500 listes estampillé la France insoumise dans tout le pays, que dans 400 villes, nous allons entrer dans les conseils municipaux, que nous allons avoir plus de 1000 conseillers municipaux. »
- 1:23Invité politiqueFait
« nous prenons deux villes de très grandes villes à la droite. Roubet avec mon camarade David Guerro que je salue si jamais il nous regarde et puis la ville du tampon à la Réunion avec Alexis Chaussalé qui devient donc maire de la ville du tampon. »
- 2:43Invité politiqueFait
« ils disent avant le premier tour qu'ils veulent pas faire d'alliance avec nous au entre le 1er et le deuxème tour localement ils font des alliances avec nous et puis une fois que le deuxième tour est passé ils disent oui on a fait des agences avec la France insoumise mais si on a perdu, c'est de la faute des insoumis. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Bali Bagayoko, il s'en prend plein la tête parce que c'est trop pour eux les médias d'extrême droite que il y ait un maire insoumis et en plus qui assume une ligne insoumise notamment en disant qui va enlever les LBD à la police municipale. »
- 7:19Invité politiqueFait
« C'est un sentiment qui est celui de l'exclusion permanente de la nation, c'est-à-dire vous êtes mis à distance de la nation. Parce que c'est ça que fait le racisme. »
- 23:54Invité politiqueFait
« ces attaques à la fois contre les installations pétrolières sur le D3 d'Ormous dont tout le monde a appris à le situer sur une carte désormais. »
- 24:36Invité politiquePromesse
« Cette solution elle est simple, c'est le blocage des prix et le blocage des marges. »
- 25:14Invité politiqueChiffre
« Ce sont des prix qui sont fixés par la préfecture. Donc là, par exemple, dans la période et bien la Réunion, ils sont en train d'encaisser le choc parce que pour l'instant les prix n'ont pas augmenté. »
- 25:51Invité politiquePromesse
« Blocage des marges, ça veut dire on dit au pétrolier, bah vous allez pas faire plus de temps de marge parce que là, il y a une situation de crise. Donc, on bloque les marges en disant vous faites pas plus de 5 % ou plus de 10 % de bénéfices sur la vente. »
Temps de parole
- Antoine Léaument100 %
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Une actuelle évidemment je vais revenir sur le résultat des élections municipales, mais pas seulement. Je vais revenir aussi sur le traitement médiatique qui fait suite à ces élections municipales. Vous parler de ce que j'en ai vu, mais je veux aussi vous parler de l'actualité internationale avec la guerre qui continue et ses conséquences en France avec l'augmentation des prix du carburant et de l'énergie notamment.
Bref, tous ces sujets, je vous en parle et je vous invite dès maintenant à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications si vous voulez être informé régulièrement de ces actuain qui sortent tous les samedis à 9h30. Je commence donc avec ce bilan des élections municipales et le moins qu'on puisse dire, c'est que la France insoumise a réussi son paris. Paris qui était celui d'une implantation locale de la France insoumise dans de nombreux conseils municipaux.
Je rappelle [grognement] que nous avions 500 listes estampillé la France insoumise dans tout le pays, que dans 400 villes, nous allons entrer dans les conseils municipaux, que nous allons avoir plus de 1000 conseillers municipaux. Donc ce paris de l'implantation locale de la France insoumise, il est réussi d'ors et déjà. Et puis aussi évidemment, il y a eu ces victoires très importantes, très symboliques aussi avec la ville de Saint-Denis au premier tour. Mais au-delà de la ville de Saint-Denis, et bien des [grognement] victoires dans cette autre très grande ville.
On a aussi des victoires dans des plus petites villes, parfois même dans des villages, même si euh les gens sont pas toujours euh ont pas fait une liste de la France insoumise. Ils sont des insoumis mais ils ont pas fait une liste les sans pillers la France insoumise euh [grognement] comme ça peut être le cas dans les plus grandes villes. Mais globalement on ne peut être que satisfait, très heureux même de notre résultat. Je rappelle aussi que nous prenons deux villes de très grandes villes à la droite. Roubet avec mon camarade David Guerro que je salue si jamais il nous regarde et puis la ville du tampon à la Réunion avec Alexis Chaussalé qui devient donc maire de la ville du tampon.
Tout ça fait que et bien la France insoumise a plus que réussi son paris et d'ailleurs vous l'avez vu dès le premier tour, j'en avais parlé la semaine dernière mais la lecture médiatique c'était quand même nous on était surpris la lecture médiatique c'était le succès de la France insoumise dans ces élections municipales parce que je pense déjà que personne ne s'attendait à ce qu'on gagne la ville de Saint-Denis Pierrefit avec Bali Bagayoko dès le premier tour et puis que ensuite tout le monde a vu que il y avait quand même une ambiance une dynamique autour de la France insoumise dynamique qui a poussé certaines formations politiques qui nous avaient beaucoup craché dessus.
Je pense notamment aux partis socialistes etcologie les verts et bien qui les a poussé à faire des alliances avec la France insoumise. Alors, ils sont quand même assez fort de café tous ces gens notamment du côté du Parti socialiste parce que ils disent avant le premier tour qu'ils veulent pas faire d'alliance avec nous au entre le 1er et le deuxème tour localement ils font des alliances avec nous et puis une fois que le deuxième tour est passé ils disent oui on a fait des agences avec la France insoumise mais si on a perdu, c'est de la faute des insoumis. C'est quand même la meilleure, quoi. C'est jamais de leur faute.
Et euh leur responsabilité dans l'effondrement euh de la gauche social-démocrate, ça n'existe pas. Tout est de la faute à Mélenchon et euh nous serions les responsables de toutes les situations négatives. Bref, vous [grognement] êtes assez intelligent, je pense, pour comprendre à quel point tout cela du flanc et puis à quel point aussi il y a une différence désormais de plus en plus évidente entre d'un côté la direction du Parti socialiste qui essaie de faire une synthèse entre l'aile. C'est c'est très banal entre l'aile, il faut faire des alliances avec la France insoumise et l'aile, il faut pas faire d'alliance avec la France insoumise.
Et du coup, la synthèse du Parti socialiste, c'est il faut pas faire d'alliance avec la France insoumise, sauf peut-être localement dans les endroits où vraiment il faut il faut bref tout ça est illisible. Ils se font d'ailleurs beaucoup moquer. Euh, j'ai euh des petites souris qui m'informment du fait que du côté du Parti socialiste, ils sont assez déçus du résultat parce qu'ils s'attendaient pas à ce que la France insoumise soit aussi haut. Mais globalement, on peut être nous satisfaits de ce qu'on a fait parce queon a construit la France insoumise. Je salue nos candidates et nos candidats. Je salue nos militantes et nos militants qui savent très bien ce qu'ils étaient en train de faire.
Ils étaient en train de construire la France insoumise bien sûr pour l'élection municipale mais aussi de préparer l'élection présidentielle. dans plein de villes, on a des groupes d'actions qui se sont créés, qui vont se redéployer parce que on a d'un seul coup beaucoup de monde. Donc, on va aussi peut-être se réorganiser par quartier de des grandes villes. Donc tout ça est très bon. Euh il y a beaucoup de leçons à tirer de ces élections municipales, on va le faire petit à petit, mais je voudrais euh pointer l'attention sur deux trois choses qui n'ont, je crois, pas été euh forcément mis en avant à l'issue de ces élections municipales.
Pour ce qui est du bilan chiffré d'une certaine manière, je vous renvoie à la note de blog de Manuel Bompart. On va mettre le lien en commentaire et en description. Je vous renvoie à la note de bloc de Clémence Geté qui a aussi fait un travail de fond sur ce sujet là. Puis je vous renvoie aux deux notes de blog de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet où il tire une analyse euh politique à l'issue de ces élections municipales. Ça fait beaucoup de lecture mais à l'issue d'une élection bah c'est toujours bien d'essayer de se faire un petit bilan. Moi je veux me concentrer sur quelques points qui me semblent être ceux qui n'ont pas forcément été le plus mis en avant.
Bon, d'abord celui qui est effectivement mis en avant et sur lequel je veux revenir, c'est la violence raciste qui s'exprime contre les mains insoumis et en particulier en ce moment contre Bali Bagayoko mais pas seulement euh puisque Omar Yakoub qui est notre maire dans la ville de Cray, lui aussi il s'en prend plein la tête donc [grognement] et c'est et c'est pas fini, on sait très bien. Et je veux d'abord apporter un soutien très fort, très ferme à tous nos camarades qui ont été élumères et qui subissent le double coup de fouet d'être des insoumis et de subir le racisme traditionnel des médias de l'extrême droite.
Bali Bagayoko, il s'en prend plein la tête parce que c'est trop pour eux les médias d'extrême droite que il y ait un maire insoumis et en plus qui assume une ligne insoumise notamment en disant qui va enlever les LBD à la police municipale.
Vous avez peut-être vu que ça fait des polémiques puisque du coup lui il a dit ça puisque c'était son programme que l'extrême droite a dit oh là là mon dieu ça va faire augmenter l'insécurité pardon mais en l'occurrence il y a une insécurité qui est le fait de la police ce sont les violences policières et en l'occurrence dans certaines villes et bien ce sont des violences qui ont été constatées parfois avec l'usage de LBD voire de grenades lacrymogène ou de désencerclement. Il y avait un cas très récent à Noisiel où vous avez pu le voir, donc où les armes de la police provoquent de la violence et de la brutalité.
Bah quand on enlève ces armes-là et bien ça peut créer au contraire de la sécurité. Mais toujours est-il que du coup Bali, Bagayoko et Omarakub subissent des campagnes de diabolisation. Je pense que nos autres camarades et Lumè ça va pas tarder aussi. Et je veux donc d'abord leur apporter mon soutien et puis dire ce que ça révèle parce que il y a beaucoup de gens qui dans l'élection de Bali se sentent représentés. Je veux dire pas seulement les habitants de Saint-Denis Pierrefit, c'est beaucoup plus large que ça. C'est un sentiment qui est celui de l'exclusion permanente de la nation, c'est-à-dire vous êtes mis à distance de la nation. Parce que c'est ça que fait le racisme.
Le racisme trace une ligne, trace une distance, une ligne de démarcation, une barricade entre ceux qui ferait partie du collectif national d'un côté et les autres qui sont renvoyés de l'autre. Mais ce n'est pas le sentiment qu'ont les gens. Des gens se sentent français, se sentent parties prenant de la nation, se sentent partie prenant du pays. Quand il voit écrit liberté, égalité, fraternité sur le fronton des écoles et des mairies, ça parle à tout le monde et d'ailleurs pas seulement au français. Ça parle plus largement que ça.
Et le racisme, ce qu'il provoque, c'est une mise à distance, une mise à l'écart permanente de la nation, mais qu'on ressent dans tous les domaines de la vie, qu'on ressent dans l'accès à l'emploi, qu'on ressent dans l'accès au logement, queon vit de manière très concrète quand on croise une voiture de police et que on se dit qu'il va falloir faire un détour parce que soit on va finir en garde à vue sans raison, soit on peut subir des agressions, des violences qui ne sont pas normales ou ou simplement simplement je mets des guillemets des contrôles d'identité qui sont des contrôles d'identité répété. Tout ça c'est euh un vécu qui est un vécu permanent.
Et il y a d'une certaine manière dans l'idée des gens le fait que quand on est élu de la République et que on porte à l'épaule charpes tricolore de mer et bien ça devrait s'arrêter. Dire il y a un moment où qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour que vous compreniez que on est des Français comme les autres et que on a droit au même niveau de respect.
Et ben quand même ça c'est pas suffisant, il y a plein de gens qui se disent "Mais où est-ce que ça va s'arrêter ?" Et donc nos adversaires, parce qu'il faut bien appeler un chat un chat, nos adversaires médiatiques, le parti médiatique d'extrême droite qui tape sans arrêt sur Bali Bagayoko et bien ils sont en train en faisant cela de faire la démonstration que finalement quoi que vous fassiez ils considéreront toujours que une partie de la population ne fait pas réellement partie de la nation et ne peuvent pas ne peut pas être réellement compris comme faisant partie de la nation. Ça c'est dramatique pour ce que ça dit euh vraiment de ces médias d'extrême droite.
Mais il y a plein de gens qui retiennent la leçon qui retiennent la leçon en se disant "OK, donc quoi qu'on fasse de toute façon on ne sera jamais accepté par ces gens-là euh de manière euh comme si on on sera jamais considéré normalement quoi. Et ça renforce la détermination à s'engager pour changer le monde je pense j'en suis convaincu. Je veux dire, c'est quelque chose que je je pense on a vécu dans le premier dans le deuxème tour des élections municipales, mais désormais tout le monde a compris qu'il y avait l'élection présidentielle.
Et quand par exemple Jean-Luc Mélenchon dit que il va euh euh démanteler l'empire Bolloré, tout le monde comprend ce que ça veut dire aujourd'hui démanteler l'empire Bolloré, ça veut dire démanteler un des empires du racisme médiatique dans notre pays. Et bien quand il tape sur quelqu'un comme Bali Bagayoko, je pense qu'il renforce la détermination politique de toutes les personnes qui se sentent solidaires de Bali Bagayoko face au racisme crass vraiment qu'il subit dans cette période là. Donc d'abord, ça c'est le premier élément que je voulais noter.
Le deuxième élément que je voulais noter, c'est que il y a pas que les insoumis qui ont fait des très bons résultats dans ces élections municipales. Il y a aussi tout un tas de listes citoyennes. Je pense par exemple à ce qui s'est passé à Mantel la jolie, je pense à ce qui s'est passé à Crosswald, je pense à ce qui s'est passé dans ma circonscription à Fleur mes registres où c'est une liste citoyenne qui l'a emporté. Qu'est-ce qu'on constate dans ces endroits-là ? On constate une augmentation de la participation, une surmobilisation en particulier dans les bureaux de vote qui sont les bureaux de vote des quartiers populaire qui est dû à mon avis à plusieurs choses.
D'abord une adéquation entre un programme et les aspirations d'une population, ça j'en ai la certitude. Les gens votent pour des idées. Ensuite une forme de confiance dans les candidats qui sont présentés. Je dis bien les candidats qui sont présentés et par là, j'entends à la fois la tête de liste, mais aussi les gens qui sont sur la liste qui souvent participent à donner confiance dans la politique.
Parce que quand vous avez quelqu'un sur une liste qui pendant des années a été membre d'une association, a été au service de la population, a fait tout ce qu'il a pu pour aider alors même que et bien il n'était pas aux responsabilités politiques dans sa ville, tout ça produit des effets sur la confiance que on peut avoir dans les gens qui se présentent effectivement aux élections.
Donc il y a tout ça qui s'est passé et je pense qu'il faut regarder ça avec attention parce que une augmentation de la participation qui dans certains bureaux de vote très populaires fait que il y a la participation qui passe à 60 % ou 65 % alors que d'habitude dans les bureaux de vote populaire on est plutôt à des 65 % d'abstention et pas à des 65 % de participation.
Tout ça à mon avis doit être regardé avec beaucoup d'attention, beaucoup d'intérêt et il y a des leçons à prendre de choses qui ont été faites par des candidates et des candidats dans ces élections municipales par des listes citoyennes, des leçons à prendre donc pour euh améliorer y compris ce que nous faisons nous avec la France insoumise. Troisème élément que je veux vous signaler, c'est ce qu'on a vu dans soit les victoires, soit l'installation des conseils municipaux parce que ce sont des moments populaires et par populaire, j'entends où il y a beaucoup de monde qui participe. Ça aussi c'est quelque chose d'extrêmement nouveau.
Vous avez par exemple, moi j'étais à l'installation du conseil municipal de Fleur et Rogis. Honnêtement, je pense que au BAM, il y avait 500 ou 600 personnes avec une ambiance très très politique, très de suivi de ce qui se passe dans le conseil municipal. c'est l'élection du maire. Mais dans les victoires, dans euh l'installation des conseils municipaux, on voit qu'il y a beaucoup beaucoup de monde. Ce qui signale un suivi de la vie politique municipale qui est en augmentation par rapport à ce qu'on a vécu avant.
Et à l'intérieur de ces moments, je veux signaler des choses qui me semblent euh comment dire qui me semblent la confirmation d'élément que j'ai pu essayer d'analyser euh dans certains euh dans certains écrits ou ou dans ces vidéos que je fais avec vous qui est la mobilisation des symboles nationaux et notamment de la Marseillaise et du drapeau français. Il y a plein d'endroits dans lesquels à la fin du conseil municipal ou au moment de la victoire, les gens chantent la Marseillaise l'hymne national. On peut se dire c'est étrange dans une élection municipale. Pourquoi est-ce que on vient chanter l'hymne national ?
signale une victoire qui est une victoire à mon sens qui est une victoire multiple à la fois celle de la joie de cette victoire pour l'élection municipale de cette victoire locale donc mais en même temps une revendication qui est une revendication justement par rapport à ce que je disais à l'instant une revendication d'appartenance à la nation et en disant que il est fini le temps où une partie de la population sera exclue en raison du fait que ce sont des villes populaires ou que les personnes subissent le racisme ou qu'elles subissent des discriminations à l'emploi, au logement et cetera.
Je veux dire, ces Marseillaises, elles ont un sens très politique, très intéressant et qui n'est pas relevé évidemment par les chaînes d'info en continu. Vous avez vu que ces news faisaient des polémiques à propos des maires qui se font huéser, des mes sortants qui se font hués à leur sortie par les gens qui sont présents à cet endroit-là. Mais il faut comprendre pourquoi les gens se font euer. Parce que ils sont détestés par la population. parce que pendant des années et des années, ils ont fait la politique de quelques personnes qui votaient et que tous ceux qui ne participaient pas aux élections, qui ne votait pas, eux, ils étaient laissés pour compte.
Voir ils étaient méprisés parce que des maires élus de villes populaires qui localement euh essayent de faire comme si ils apprécient tout le monde, mais qui sur les plateaux télé ou sur les chaînes nationales tiennent des propos racistes ou des propos de soutien aux policiers violents et racistes, tout ça fait ça crée de la détestation. par exemple à MTE la jolie, c'est pas étonnant que le maire soit détesté. Est-ce qu'il a dit quelque chose à propos des jeunes gens qui avaient été agenouillés par la police et où le policier filmait en disant voilà une classe qui se tient sage ? Bah non. Et s'il avait dit quelque chose sans doute était ce du soutien.
Donc tout ça c'est des choses qui restent gravées dans la tête des gens. Les gens n'oublient pas. Ils sont pas débiles, ils sont pas stupides, ils n'oublient pas. Donc c'est pas anormal que des gens se fassent chasser. Et puis par ailleurs, quand ça parle de violence, pardon euh mais c'est pas de la violence que de huer quelqu'un. Ou alors il va falloir dire ça au députés qui euh quand euh Thomas Porte avait pris la parole dans l'Assemblée nationale avait hué. Il va falloir dire ça aux militants socialistes qui ont eué Rashidati à son local de campagne.
Il va falloir dire ça à ceux qui ont eué François Picmal et Adrien Clouet dans l'hommage qui était fait aux personnes qui avaient été victimes de l'attentat antisémite à Toulouse. Bref, le la UE, c'est une action politique et je trouve personnellement que c'est plus légitime de un M sortant que de un hommage des élus qui participent à cet hommage lors d'un des hommages aux victimes d'un attentat antisémite. Mais tout ça, ça donne une lecture des événements.
Pareil, j'ai vu un une autre chose qui m'a vraiment ça me marque, je crois que c'est à Creusval, ça s'appelle, ils sortent des des gens du RN, c'est-à-dire ils ont réussi à défaire une liste qui est une liste d'extrême droite et les gens, on les voit passer avec un drapeau tricolore se moquer du Rassemblement national. Le drapeau ici est utilisé pour dire bah voilà, vous vouliez pas qu'on le prenne le drapeau et ben vous vouliez pas qu'on la prenne la ville et ben il va falloir vous y faire. On est là, c'est notre pays et on va pas bouger, on va pas rester et même on fait mieux que ça, on gagne les élections et c'est vous qui avez perdu les élections.
Tout ça c'est des symboles, c'est des moments qu'il faut bien graver dans son esprit parce que ils ont un sens politique extrêmement puissant, extrêmement fort et qui porte dans la durée qui va porter bien plus loin que la seule élection municipale, qui porte y compris dans l'élection présidentielle et qui dit beaucoup aussi quand on parle de Nouvelle-France, vous voyez il les médias sont sont nuls dans leur manière de travailler, les politiques sont nules dans leur manière de travailler. Ils écoutent même pas ce qu'on dit. Quand on parle de Nouvelle-Fance, on parle du peuple qui est présent aujourd'hui. Ça inclut l'intégralité de la population. On décrit juste notre pays tel qu'il est.
Et on dit tandis que vous vous nous dites qu'une partie de la population euh je ne sais quoi serait communautariste ou sombrerait dans je ne sais quoi mais en tout cas se mettrait à l'écart de la nation. On vous dit nous que c'est vous qui êtes en train de mettre une partie des gens à l'écart de la nation et que bien au contraire les gens ont une revendication qui est une revendication de traitement égalitaire. Il demande pas des choses exceptionnelles, il demande juste à être traité normalement. pas être traité mieux, à être traité normalement, à être pas traité différemment en moins bien. C'est une revendication qui est une revendication puissamment républicaine.
Mais ça, pour le comprendre, pour l'entendre, il faut juste ouvrir les yeux et ouvrir son cœur peut-être et arrêter de mettre de la distance avec les gens comme ça. Bref, sans doute peut-être un jour certains arriveront à utiliser leur neurones, à les connecter entre eux puis à comprendre ce qu'on essaie de dire. Ou bien il y a beaucoup de mauvaise foi, mais si [grognement] c'est de la mauvaise foi, que voulez-vous ? On ne peut rien pour les gens qui sont de mauvaise foi.
Par contre, on peut essayer de continuer à expliquer tout cela aux personnes qui sont de bonne foi, qui essayent de comprendre ce qu'on fait, qui s'interroge honnêtement sur tiens, bah alors là, il y a quelque chose que j'ai pas vu passer. La France insoumise a réussi quelque chose. Ah, je m'y attendais pas. C'est intéressant, je regarde ça. Bref, tout ça, c'est des éléments que [grognement] on voit se mettre en place. Et puis il y a un dernier élément sur lequel je veux revenir, c'est justement euh les insoumis qui entrent dans les conseils municipaux. Mais c'est incroyable.
Ils sont pas prêts hein les gens les gens de des majorités municipales, ils sont pas prêts pour ce que ça veut dire d'avoir des insoumises dans les conseils municipaux. Moi, j'ai relevé trois exemples qui me semblent assez euh assez marquants de cette entrée des élus insoumis dans les conseils municipaux, même quand ils sont pas dans les majorités, c'est-à-dire quand ils sont dans l'opposition et que ils prennent la parole dans des conseils municipaux qui sont filmés et ils le font d'une manière qui est une manière insoumise.
Et je vais vous dire, j'ai un peu l'impression de revivre ce que j'ai vécu en 2017 quand nous avons fait sortir l'Assemblée nationale des murs de l'Assemblée et que nous avons utilisé les réseaux sociaux pour mettre les interventions des députés insoumis sur les réseaux sociaux. Il y a eu une première étape en 2017, on avait 17 députés et de 2017 à 2022, bah on a essayé de faire sortir des discours mais c'était pas forcément ça marchait pas forcément toujours.
C'est-à-dire, il y avait quelques interventions qui marchaient, quelques moments qui marchaient, mais c'était pas aussi puissant que ce qui s'est passé après 2022 où on a eu plus de d'une soixantaine de députés et après [grognement] 2024 pareil, on a 71 députés où chacun fait un usage des réseaux sociaux qui a un usage pour informer sur son travail parlementaire et ses interventions à l'Assemblée. voit aujourd'hui que il y a des interventions à l'Assemblée qui font des millions de vues et qui font que plein de gens se sentent représentés et ça faisait longtemps que c'était pas arrivé se sentre représenté par les députés et s'intéresse à la politique via ce moyen-là.
Et ben, il va se passer exactement la même chose avec les conseils municipaux. Il y a déjà au moins trois interventions qui fonctionnent bien. Il y en a une de Chama Zari à Villeneuve Lagaren qui fait 1 million de vues. Alors ça commence tape direct, tu vois. a dit "Hop, vous monsieur le maire, première décision que vous prenez, c'est d'augmenter votre salaire et plutôt que de mettre des moyens dans tel tel quartier de la ville, euh vous décidez de vous augmenter vos sous à vous." Donc symboliquement, c'est une mauvaise une mauvaise décision. Bah voilà, ça cartonne mais c'est normal.
Les gens, on est en train de parler de leur ville, on parle de leur maire, le maire s'augmente et il y a des besoins dans les quartiers et vous avez la liste des quartiers. Les gens se sentent représentés. Ah bah il y a quelqu'un qui est dans le conseil municipal qui dit ce que je pense et ça et ben ils sont pas prêts pour ça parce que ça va être partout pareil. Donc il y a Chamazari, il y a Mouna Benamar à Montreuil pareil qui a fait une intervention incroyable. Alors elle elle avait fait plein de vidéos avant sur le maire de Montreuil qui était vraiment très très drôle.
vraiment vous, je vous invite à aller regarder ce qu'elle a fait sur les réseaux sociaux parce que c'est génial et donc c'était des vidéos un peu marrantes sur le maire de Montreuil est pas là et cetera et cetera et là pamève dans le conseil municipal pareil ça cartonne et de même Lenirboto à Valdeuil a fait une intervention pareil ça cartonne. Et là, on est on est même pas avec l'installation des conseils municipaux de deuxème tour parce que ça va être ça va être mais tous les jours il va y avoir une vidéo de tel ou tel conseil municipal où il y a un insoumis qui dit quelque chose et qui redonne [grognement] confiance dans la politique. Et c'est ça qu'on essaie de faire depuis le début.
C'est ça qu'on essaie de faire, c'est de dire "Vous voyez, ça sert à quelque chose de voter parce que quand on vote, on a des élus qui nous représentent. Quand on a des élus qui nous représentent, on sent que la politique ça sert à quelque chose et que c'est pas je sais pas quoi une blague ou des gens qui sont là pour leurs intérêts personnels. Non non, ils sont là pour représenter les habitants ou d'une ville ou d'un département ou d'une région ou de la nation tout entière quand ils sont députés.
Donc c'est utile d'avoir des élus comme ça parce qu'au moins vous avez des gens qui parlent qui disent ce que vous aimeriez dire vous dans les instances municipales, départementales, régionales ou nationales. Mais c'est précisément ça qu'on essaie de faire. Donc je suis ravi puisque la pratique colle à la théorie et que donc bah écoutez, on en est qu'au début. Donc bon courage à nos adversaires politiques car nous nous n'en sommes qu'au début. Une fois Jean-Luc il a dit il a dit avec la jeune génération vous en prenez pour un siècle mais c'est exactement ce qui va se passer. Donc vraiment, c'est un plaisir de de voir ça. Bon, voilà pour mon petit bilan des élections municipales.
Autre sujet dont je voulais vous parler pour en dire au moins quelques mots, c'est de la guerre qui continue et qui continue dans des des proportions qui sont des proportions dramatiques puisque en particulier au Liban, on en est à 800000 personnes déplacées, c'est-à-dire près d'un million de personnes qui ont été déplacées de force, plus de 1000 personnes qui ont été tuées par les bombardements de l'armée israélienne. Et parmi ces 1000 personnes, 118 enfants au moment où je vous parle qui ont été tués par les bombardements israéliens. Donc cette situation, c'est d'abord une situation qui est une situation dramatique.
De même en Iran, euh la la guerre continue avec des installations civiles qui sont visées, pétrolières euh notamment, gazières aussi euh qui sont visées et puis euh là encore euh euh plusieurs milliers de personnes qui se sont fait tuer en Iran. Et euh il faut donc aller au plus vite vers un cesser le feu pour que cesse ces massacres qui ont lieu en Iran, au Liban et plus largement dans cette région du monde. Et tout cela a des conséquences qui sont des conséquences très directes sur la vie dans notre pays puisque ces attaques à la fois contre les installations pétrolières sur le D3 d'Ormous dont tout le monde a appris à le situer sur une carte désormais.
Mais [grognement] c'est cette situation de guerre a des impacts très directs sur l'augmentation des prix dans notre pays, des prix à la pompe, des prix du gaz et potentiellement bientôt puisque le marché européen de l'énergie désormais est euh indexé sur les prix du gaz et du pétrole et de la production énergétique faite par le gaz et le pétrole. Encore une bêtise de l'Union européenne contre laquelle nous sommes battus. Mais bon, apparemment le marché libre et non faussé était censé faire baisser les prix. Bah, vous avez le résultat sous les yeux.
Mais tout ça fait que il y a une augmentation des prix de l'énergie et malheureusement encore une fois on n'écoute pas les solutions proposé par la France insoumise. Cette solution elle est simple, c'est le blocage des prix et le blocage des marges. Blocage des prix pour dire bah non on va pas vendre à plus de tel niveau l'essence, le gaz, l'électricité. Je signale que ça existe sur l'île de la Réunion. Ce sont des prix qui sont fixés par la préfecture. Donc là, par exemple, dans la période et bien la Réunion, ils sont en train d'encaisser le choc parce que pour l'instant les prix n'ont pas augmenté.
Ils vont augmenter de toute évidence le 30 mars puisque c'est renouvelé tous les mois le le niveau des prix. Donc ils vont augmenter parce qu'il y a un suivi qui est fait des tendances inflationnistes pour éviter qu'il y ait des pénuries parce que forcément si les gens vendent à perte bah il y aura pas de gens qui vont vendre de l'essence. Ça semble assez logique, mais au moins le niveau des prix est fixé en disant bah il y a un niveau de vente qui permet que il y ait un petit peu de bénéfice dessus pour que les gens vendent et qu'il y ait pas de pénuerie mais où en même temps on protège les intérêts des citoyennes et des citoyens de la Réunion.
Je serais curieux de voir à combien la préfecture de la Réunion va fixer le prix de l'essence la prochaine fois parce que ça pourrait nous dire aussi à nous combien on pourrait le fixer en France hexagonal ce prix de l'essence sans que les industriels y perdent et sans que les citoyens soient obligés de tout donner de leur poche. Mais vous voyez aussi quelles sont les situations proposées par les uns et les autres. Nous, on propose blocage des prix, blocage des marges. Blocage des marges, ça veut dire on dit au pétrolier, bah vous allez pas faire plus de temps de marge parce que là, il y a une situation de crise.
Donc, on bloque les marges en disant vous faites pas plus de 5 % ou plus de 10 % de bénéfices sur la vente. Mais on voit aussi quelles sont les solutions enfin les solutions les absences de solutions de ceux qui défendent le marché. Le Rassemblement national, les macronistes et compagnie, ils ont tous qu'une seule proposition, c'est la baisse des taxes. Alors, c'est très sympa comme ça. A priori, tout le monde est plutôt d'accord avec la baisse des taxes. Mais si vous baissez les taxes sur l'énergie, ceux qui payent à la fin, c'est nous avec nos impôts. Alors que si vous baissez les prix, vous continuez à prélever des taxes sur les carburants, vous en prélevez y compris sur les industriels.
Mais surtout vous dites que ceux qui doivent payer l'addition, c'est pas l'ensemble des citoyens par leurs impôts, ce sont les industriels des grands groupes. Et je rappelle que Total a fait des bénéfices records dans les années précédentes. Donc au bout d'un moment, ça va, tu vois, on peut taper à l'endroit où il faut, je pense, pour que on puisse lutter efficacement contre cet emballement des prix d à la guerre lancée par Donald Trump. Il y avait plein d'autres sujets dont je voulais vous parler, mais je vous en parlerai la semaine prochaine parce que je ne veux pas être trop long. J'espère que cet actu de la semaine vous a plu.
C'est le cas, je vous invite encore une fois à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche, à mettre dans les commentaires ce que vous en avez pensé, à partager la vidéo sur les réseaux sociaux et je vous dis à la semaine prochaine pour l'actu politique de la semaine. À bientôt.
Antoine Léaument