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Discours / meetingBenoît Hamon· 29 mars 2017 139 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Meeting à Lille.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 24 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Benoît AmontFait
    « C'est tout simplement un peuple qui se détourne de la France, sort de l'euro et fabrique aujourd'hui de l'injustice, du désordre. »
  • 6:00Benoît AmontPromesse
    « Nous voulons permettre aux jeunes de conquérir leur autonomie, leur dignité et donc leur liberté avec le revenu universel d'existence. »
  • 8:00Benjamin LucasChiffre
    « Il faut que la sécurité des revenus existe. Il faut aussi, comme tu l'as proposé, augmenter le pouvoir d'achat de ceux qui gagnent moins de 2800 € par mois. »
  • 10:00Damien CaremChiffre
    « 24 % de chômage, 33 % des foyers sous le seuil de pauvreté, 9600 € annuels de revenus moyens. »
  • 16:00Martin AubryFait
    « La sécurité sociale ne doit rembourser que les maladies lourdes. Le reste, c'est l'assurance privée. »
  • 18:00Martin AubryChiffre
    « Il faut dénoncer les projets funestes de certains candidats. Pour Fillon, c'est 500000 fonctionnaires en moins et 40 milliards d'économies sur la sécurité sociale. »
  • 24:00Benoît AmontPromesse
    « Cette dette, je vous le dis pour toutes ces raisons-là. Je n'entends pas la laisser à mes filles et je n'entends pas laisser la laisser aux enfants de mes filles. »
  • 0:15Benoît HamonFait
    « la seule manière de lutter contre le Front National, c'est de propulser face à lui un imaginaire politique puissant »
  • 1:00Benoît HamonChiffre
    « Marine Le Pen devait être à 15 16 %. Elle est maintenant peut-être à 26 27, on l'annonce parfois même à 30 »
  • 3:00Benoît HamonFait
    « Le Pen et son parti sont visés par une triple enquête judiciaire. Emploi fictif, financement illégal des campagnes électorales et sous-évaluation de son patrimoine »
  • 5:00Benoît HamonFait
    « La candidate du Front National voudrait nous faire croire qu'elle a rénové son parti »
  • 6:00Benoît HamonFait
    « Le Pen se nourrit de la misère des champs. Sa défense des agriculteurs est une imposture »
  • 8:00Benoît HamonPromesse
    « Je veux que d'ici 2050, la France devienne 100 % renouvelable »
  • 9:00Benoît HamonPromesse
    « Je créerai un service public de la petite enfance avec 250000 nouvelles places d'accueil »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Allez, cette fois-ci, on commence. Bonsoir. Bonsoir Lil.

Bonsoir à toutes et à tous. On peut taper dans les mains, on peut agiter les drapeaux. On peut faire du bruit ce soir avec notre candidat Benoît Amont.

Chers amis, on a pris beaucoup de retard. Alors, je vais vous proposer sans plus tarder de commencer cette soirée en visionnant une vidéo réalisée par la génération Amon, les jeunes avec Amon au cœur de cette campagne. On commence cette soirée avec ce film sous vos applaudissements.

C'est tout simplement un peuple qui se détourne de la France, sort de l'euro et fabrique aujourd'hui de l'injustice, du désordre. À vous génération européenne, à vous génération citoyennes, décidez le peuple que vous voulez être. Décidez si vous voulez être simplement un peuple qui se détourne de la France, sort de l'Euro et fabrique aujourd'hui de l'injustice, du désordre, vous décidez si vous voulez être un peuple européen, un peuple solidaire, un peuple qui s'inscrit dans un destin partagés avec les autres européens. qui refuse qu'on lui dise que son ambition, son futur est irréalisable par principe.

Décider de faire bouger les lignes, décider de faire bouger les frontières, décider de sortir des carcans, de doctérité. Choisissez la gauche, choisissez le progrès, choisissez la justice sociale, choisissez l'Europe. Je vous le dis à vous jeunesse de France, vous êtes la plus belle promesse européenne, la plus belle promesse pour la gauche.

Décidez d'être un peuple nouveau, un peuple solidaire, un peuple européen. Vive la République, vive la France. [Applaudissements] Il porte la voix de la jeunesse dans cette campagne notre candidat Benoît Amont et il peut s'appuyer dans cette campagne sur le président du mouvement des jeunes socialistes.

Je vous demande de l'accueillir très chaleureusement Benjamin Lucas. [Applaudissements] Quelle journée ! Chers amis, merci.

Quelle émotion ! Quelle émotion d'être ici parce que cette salle est pour moi et pour beaucoup de jeunes socialistes qui sont là lourdes de souvenirs mêlés. C'est ici que nous étions avec les jeunes socialistes à l'occasion de notre 12e congrès un certain 13 novembre 2015.

C'est ici que nous avons vécu l'horreur de cette soirée où notre pays, notre génération était frappée sauvagement. C'est ici aussi que nous avons vécu l'espérance du lendemain. Nos larmes coulaient encore, mais nous nous sommes réunis dans cette salle et nous avons parlé parlé du sens que nous voulions donner à cette vie de liberté si tragiquement arrachée à d'autres.

Alors que les vautours de l'extrême droite tournaient déjà sur les plateaux de télévision pour inquiéter et répandre la haine alors que certains qui étaient à l'époque encore formellement de gauche se lancer dans la légitimation des tests de l'extrême droite et fracturer abaisser la République avec la déchéance de nationalité. Nous nous avions décidé de consacrer les années qui viendraient au combat pour l'égalité. L'égalité c'est l'aspiration première de la gauche.

C'est son identité. Et moi, comme vous dans cette salle, je n'accepte pas les raccourcis de monsieur Macron qui explique avec une légèreté stupide que la gauche, c'est l'égalité qui oublie la liberté et que la droite, c'est la liberté à laquelle il faudrait parfois ajouter quelques légères dosees d'égalité. Voilà ce qui nous différencie.

Nous, nous savons particulièrement dans cette région que l'égalité est la condition de la liberté. Nous nous savons qu'une femme qui cumule les temps partiels subis et se voit moins bien payé qu'un homme à travail égal n'est pas réellement libre. Nous nous savons qu'un enfant qui chez moi aelui en Picardie à 2h de Paris et à 30 minutes de la mer n'a jamais vu ni les merveilles du Louvre à Lance bien sûr ni les belles plages de la B Som n'est pas réellement libre.

Nous nous savons qu'un jeune de couleur noire qui est contrôlé sep fois plus qu'un autre par la police et qui subit le racisme n'est pas réellement libre. Nous nous savons qu'un étudiant qui doit cumuler les petits boulots pour se nourrir et renonce à ses études n'est pas réellement libre. C'est pour cela qu'avec Benoît Amont, nous voulons permettre aux jeunes de conquérir leur autonomie, leur dignité et donc leur liberté avec le revenu universel d'existence.

C'est pour cela et je le dis ici à Lille dans la ville de Martin Aubri que nous voulons partager le travail, mieux protéger les salariés, augmenter le SMIC et abroger la loi travail de Macron et Vals. C'est pour cela qu'avec Benoît Amont, nous défendons les services publics. Ceux du camp d'en face ne les aiment pas parce que leur privilège font qu'ils n'en ont pas besoin.

Nous, nous savons ce que les plus fragiles attendent de l'école de la République ou de l'hôpital public. C'est pour cela aussi qu'avec Benoît Amandon, nous voulons lutter contre le sexisme et combattre les discriminations. [Applaudissements] C'est cela la gauche et je le dis à ceux qui s'égarent et qu'il me soit permis ici une parenthèse.

Comment peut-on encore se dire socialiste et soutenir un candidat qui a dit hier, c'était rappelé tout à l'heure qu'il ne voulait ni de la gauche de 80 ni la droite de 1934 rejeter l'héritage de mai 81 et le mettre sur le même plan que les ligues fascistes de 34 dont on sait ici à Lille à quoi elles ont conduit avec le sucide de Roger Salingro. C'est insulter tous ces militants qui ont donné leur vie à la cause du socialisme et de l'égalité. C'est insulter mes grands-parents qui ont voté pour François Amiteran le 10 mai et m'ont transmis cet attachement à la gauche.

C'est insulter la mémoire de Pierre Moroi à qui nous devons temps. Comme d'habitude, monsieur Macron veut brouiller pour mieux embrouiller cette confusion, ce brouillard du cynisme de Macron et de Vals. Il nourrit l'extrême droite et l'extrême droite même avec une rose bleue et des sourires polices ou de jolis costumes, ça reste l'extrême droite.

Marine Le Pen croire qu'elle n'est pas à la tête du même parti que celui de son père. Mais à qui va-t-elle faire croire qu'elle n'avait pas la télévision, qu'elle ne lisait pas les journaux, qu'elle n'écoutait pas la radio ? quand elle a adhéré au Front National il y a plus de 30 ans, quand elle y a pris des responsabilités pendant que son affreux paternel vomissait sa morgue antisémite, raciste, négationniste, homophobe et sexiste.

Et même récemment à quelques dizaines de mètres d'ici, c'est au cri de "On est chez nous que des fanatiques imbibés de haine ont accueilli ces propositions racistes comme la suppression de l'aide médicale d'État pour les étrangers pour les laisser crever ou cette volonté de priver les enfants dont les parents sont sans papier du droit à l'école de la République." Oui, Marine Le Pen est raciste. Raciste comme les son père, raciste comme les sa niestes, raciste comme le sont ses amis. raciste comme le sauraient tous les hauts dirigeants du pays si un jour elle venait à l'emporter.

Certains à notre droite prétendent être la meilleure arme contre le Front national mais s'ils se mettent en marche c'est bien sur le chemin de la résignation des inégalités des injustices et donc du désordre et du chaos qui font le lit de l'extrême droite. Nous nous combattons l'extrême droite en mettant face à elle un projet solide, un projet cohérent. qui répond aux urgences et aux injustices et qui pense l'avenir qui transforme le réel pour une société bienveillante et solitaire.

Solidaire pardon. Solitaire, ce sont les autres. Ils veulent combattre Alexandre droite mais pratique.

On l'a vu aujourd'hui cette vieille politique, ces petites combines, cette politique consanguine avec le monde du fric, des intérêts des privilégiés, de l'opacité sur les dons qui financent leur campagne. Ils font la prospérité de la famille Le Pen. Nous, nous la combattons par la sincérité, par l'honnêteté, par la probité. [Applaudissements] Nous nous ne nous résignons pas et nous n'avons pas peur.

Nous ne nous résignerons jamais. Alors soyons fiers fier d'avoir un candidat porteur de ses qualités. Fier d'un candidat qui veut rassembler par l'intelligence collective et pas par le mythe de l'homme providentiel.

Fier d'un candidat qui rassemblera le 23 avril et le 7 mai cette majorité sociale qui veut faire battre le cœur de la France et qui a soif d'égalité. Chers amis, il sera là dans quelques minutes. Montrons-lui ce soir par notre enthousiasme, par notre mobilisation et dès demain sur le terrain que nous répondons à l'appel solennel qu'il nous a lancé cet après-midi.

Ensemble avec Benoît Amont, faisons gagner la gauche. Chers amis, encore plus de bruit pour Benjamin Lucas, président du MJS. [Applaudissements] Après le MJS, je voulais que vous réserviez un tonner d'applaudissement au prochain intervenant.

Il est maire de Grande Sainte. C'est un élu écologie les verts et au-delà de lui, je vous demande d'applaudir l'ensemble des élus et des militants d'Europe écologie les vert du Flot est avec nous ce soir et je vous demande maintenant d'accueillir Damien Carem, maire de Grande Saint pour Europe écologie les vers. Merci merci à toutes et à tous.

Merci à Europe écologie les verts de me donner l'occasion d'intervenir ce soir devant vous ici et merci à Benoît Amont de nous accueillir. Je suis vraiment très heureux d'être ici ce soir dans ma famille, ma famille de gauche, une famille respectueuse, une famille une famille qui renit pas ses valeurs. Celle qui partage ces valeurs que je défends dans ma ville au quotidien. des valeurs d'humanité, des valeurs de solidarité, des valeurs de fraternité, des valeurs de dignité humaine.

Celle qui prend soin de son prochain et de son environnement. Cette gauche qui ose cette gauche audacieuse, celle résolument tournée vers l'avenir. Merci à toi Benoît de dire qu'il ne peut y avoir de projets socialistes sans fondement écologiste.

J'ai fait le même chemin il y a quelques années. Merci de le rejoindre. Merci à toi Benoît pour ce projet que tu portes et dans lequel nous retrouvons complètement.

Mire d'une commune marquée comme beaucoup de communes dans cette région par la désindustrialisation et la difficulté sociale. 24 % de chômage, 33 % des foyers sous le seuil de pauvreté, 9600 € annuels de revenus moyens. Je m'attache chaque jour avec les élus de ma majorité municipale à trouver des solutions afin que chaque habitant garde conserve sa dignité.

Les élus locaux peuvent faire beaucoup quand ils ont le courage de le faire mais ils ne peuvent pas tout. Alors oui, le revenu universel d'existence est la solution qui nous manquait, la solution d'avenir, celle que doit porter l'État parce qu'elle est de sa responsabilité. Et tu es le seul Benoît à porter cette solution, cette révolution indispensable à notre avenir à tous.

Merci de résister, Benoît. Merci de résister à celui qui a quelques temps voulait la déchéance de nationalité et qui aujourd'hui est l'incarnation même de la déchéance totale. C'est ce type C'est ce type de comportement de reniement dont les Français ne veulent plus.

Celui qui décrédibilise la politique et qui pousse les Français dans les bras de l'extrême. Le projet que tu incarnes est l'unique projet qui apportera des réponses concrètes aux françaises et aux Français. Oui, il était temps de passer à un autre modèle de développement.

Celui duquel nous sortons nous a conduit dans des crises multiples que nous connaissons. Crise climatique, crise énergétique, crise agricole, crise sociale, crise démocratique, crise migratoire et j'en sais quelque chose. Crise de la biodiversité, crise des ressources naturelles, crise financière, crise économique, crise écologique.

Et malgré ça, tous les autres candidats font comme s'ils n'en étaient rien. Tous proposent les mêmes recettes que celles du passé. Leur les françaises et les Français, il nous appartient à toutes et à tous ici de dénoncer ces impostures, démonter ses mirages.

En politique, il faut de la cohérence. Tu l'as construit, Benoît en construisant ta campagne autour d'un projet, non pas en rallant les uns et les autres dans des artifices qu'on ne comprend pas. Il appartient maintenant à chacune et à chacun d'entre nous de convaincre tous les Français que le seul projet pour un avenir désirable est ce projet que nous portons collectivement.

Le seul le seul vote utile dans cette élection, quoi qu'on en dise, quoi qu'on essaie de nous faire croire, le seul vote utile dans cette élection est le vote d'avenir pour nous, pour notre planète. Le seul vote utile est celui d'un choix de société du 21e siècle. Et le seul vote utile, c'est le vote Benoît Amont mobilisation générale à partir de ce soir.

Merci. Il est à l'entrée de la salle. Il va être avec nous dans quelques instants.

Il est au côté de la maire de l'île, Martine Aubri. C'est notre candidat. Le candidat désigné par plus de 2 millions d'électeurs lors de la primaire.

Le candidat qui porte la volonté d'un futur désirable. Le candidat qui rassemble les socialistes, les écologistes et au-delà tous ces citoyens de gauche mobilisés, il sera avec nous dans quelques instants. Nous serons avec lui jusqu'au bout, jusqu'à la victoire.

Notre candidat Benoît Amont [Applaudissements] you know think I could for you slly I'm not wasting no [Musique] Allez, on peut faire encore plus de bruit pour la mère de l'île Martin notre candidat Benoît Amont. And when will be no more don't think you can for you. [Musique] [Musique] Reno Amont et Martine Aubri qui salue les élus présents qui vous salue qui nous salue notre candidat le candidat des socialistes des écologistes de la gauche pour gagner Penoir Bravo! [Applaudissements] Beno ! [Musique] Chers amis, nous sommes aujourd'hui dans sa ville.

Je vous demande de faire un tonner d'applaudissement à une grande femme de gauche. Elle était première secrétaire du Parti socialiste maire de Lille. Elle est avec Benoît Amond dans cette campagne.

Beaucoup d'applaudissements pour Martin Aubri. [Applaudissements] Descendez, descendez Allez, mes chers amis, nous sommes [Musique] Nous sommes là, nous sommes là ce soir pour Benoît. Et si vous le voulez bien, je vous demande d'avoir une pensée tous ensemble pour Henry Emmanuelli, ce grand socialiste, cet homme d'état, ce grand militant qui n'a jamais oublié ses convictions et ses valeurs qu'il ne les a jamais trahi et aujourd'hui c'est Benoît qui remplit ses fonctions comme candidat à la présidence de la République.

Donc je vous demande d'applaudir une fois de plus Henry Emmanuelie. [Applaudissements] Cher Benoît, cher Benoît et d'abord cher vous tous, moi aussi je vous aime parce que vous êtes là autour de Benoît. [Applaudissements] Tout d'abord, tout d'abord vous dire vous dire combien je suis heureuse que vous soyez aussi nombreux ce soir, tellement nombreux que d'autres sont encore par centaines devant la porte.

Je voudrais aussi saluer, je ne pourrais pas saluer tous ceux qui sont là, mais je voudrais saluer tout particulièrement deux anciens ministres et une ancienne secrétaire nationale d'Europe écologie les verts, Cécile DFLot. Nous avions beaucoup travaillé pour faire réussir la gauche. Merci Cécile.

Et François Lami, ancien ministre de la ville, député parmi nous aujourd'hui. Je voudrais dire aussi le bonheur de retrouver beaucoup d'amis bien sûr qui travaillent aujourd'hui autour de Benoît, Jean-Marcin, Mathieu Anotin, David Assouine, je ne peux pas tous les citer mais je citerai aussi Stéphane Troussel. Nous avons mené tant de combats ensemble.

Ce n'est jamais facile des combats au sein du Parti socialiste, nous le savons. Mais quand on garde le cap, et bien on y arrive et je crois qu'on l'a déjà montré. Je voudrais saluer nos parlementaires.

Serge Jeanquin, Anlise Dufour, Audré Line Kel, Rémy Pvros, Bernard de Rosier, ancien député qui est avec nous. notre député européen Gilles Pargnot qui est là. Je veux saluer les premiers secrétaires du Parti socialiste parce que leur tâche n'est pas facile, n'est-ce pas ma chère Martine ? notre première secrétaire dans le nord, Martine Fillol, Jean-Jacques Thomas dans l'INE, Philippe Casier dans la Somme.

Je voudrais saluer évidemment le président du MJS, Benjamin Lucas et tous les élus de l'île autour de notre premier adjoint Pierre de Saintignon et tous les autres élus que je vois et que je ne peux pas tous bien évidemment citer. Alors mon cher Benoît, tu sais combien je suis heureuse que tu sois là à Lille. D'abord parce que je suis enfin debout et que je n'ai pas pu être là pour te soutenir lors de la primaire.

J'enrageais, j'enrageais. Mais tu le sais, mon cœur était auprès de toi. Et je crois qu'on est tous heureux de te recevoir aujourd'hui à Lille, toi qui reprends le flambeau des combats socialistes après François Mitteran, Lionel Jospin, Ségolen Royal et François Hollande.

Tu es le candidat du Parti socialiste. C'est aujourd'hui des ver aussi. Je le dis, ton succès à la primaire vient de loin.

Et moi qui te connaît depuis tant de temps, mais je vais pas vous parler là affection, tendresse, gens passent des meilleurs. Je vais vous parler comme si je parlais à l'extérieur de Benoît Amont. Tout le monde connaît ses qualités humaines.

Le goût des autres, c'est tellement rare aujourd'hui. Le sens du commun, l'amour du travail bien fait et une très grande curiosité sur le monde. Et puis et c'est majeur quand on veut retrouver la vraie politique, une exigence intellectuelle qui l'amène à essayer de comprendre le monde sans jamais céder à la pensée dominante.

C'est majeur cela. Et ce n'est pas hasard si Benoît tu as su si bien parler alors que peu d'autres pour ne pas dire pas d'autres ne les fait des mutations du travail de l'écologie et de la crise démocratique pendant ces primaires qui ont été organisés. Je veux te dire aussi que nous sommes fiers de la campagne que tu mènes.

Ce n'est pas facile aujourd'hui. Vous imaginez la démagogie, le populisme, les trahisons, l'afférisme, tout ça pollue la campagne. Et les Français quand ils voient les affaires Fillon et autres, et bien ils sont écœurés.

Ils sont écœurés. Mais lui Benoît, il est là, il parle politique, il parle valeur, il parle vision, il parle démocratie. Alors, on est fier effectivement de ta campagne.

Tu fais honneur à la politique. C'est quoi la politique ? C'est d'abord d'être fidèle à des valeurs et à des principes.

Et le beau discours que tu as prononcé à Ber, je peux te dire combien il nous a fait chaud au cœur. Tu as remis le socialisme dans son histoire et tu as préparé l'avenir. Tu y as dit tout ce qui forge nos convictions.

Donner plus à ceux qui ont moins. Être plus dur avec les forts et plus doux avec les faibles. vouloir l'égalité car il n'y a pas de liberté sans égalité.

Faire vivre la fraternité et défendre la laïcité sans laquelle il n'y a pas de République bienveillante et humaniste. Tu aimes ce terme de bienveillance et pourtant on ne peut pas dire qu'on en a beaucoup autour de toi. Mais nous ici nous en avons beaucoup à te donner. ses valeurs et ses principes, ce sont nos racines et je le dis très clairement ce soir, y renoncer c'est perdre notre âme.

J'ai bien entendu la semaine dernière, il y avait du nouveau depuis mais quand même un ministre qui fut l'un des nôtres déclaré "Je soutiens monsieur Macron mais je reste socialiste." J'ai aussi j'ai aussi entendu ce matin Manuel Vals. Je crois qu'il faut qu'il faut que nous évitions ça parce que nous justement nous parlons politique, nous parlons aux français de la France que nous voulons construire mais cela ne nous ne empêche pas d'expliquer d'expliquer Macron Vals.

Certains sont surpris pas moi. qui se ressemble s'assemble quand la parole donnée ne compte pas quand les valeurs sont oubliées, quand on préfère les carrières personnelles et le pouvoir garder garder le pouvoir plutôt que les valeurs, et bien voilà pour tout cela, je dis quel renoncement ultime que de tourner le dos aux 2 millions de Français qui ont voté à la primaire, à ces milliers de militants socialistes vous êtes qui font campagne à notre qui t'a choisi, cher Benoît. Alors à tous ceux qui nous disent "Je vais ailleurs mais je rêche socialiste." Moi je leur dis clairement si j'étais premier secrétaire du Parti socialiste, je leur aurais dit depuis longtemps.

On n'est pas socialiste par déclaration. On est socialiste parce qu'on défend des valeurs qui sont les nôtres. [Applaudissements] Et bien être socialiste, ce n'est pas comme le font tout cela soutenir en 2012 François Hollande, le candidat qui disait "J'aime les gens et pas l'argent et en 2017 le candidat qui aime l'argent et pas les gens." et on le voit en permanence.

En effet, il n'hésite pas à taxer d'illétré des femmes licenciées chez Gad d'alcoolique quand on habite à Noléine de Mals. Ah non non, on fait des on on rappelle des faits et on en tire des conclusions et de malsper ces militants CGT à qui il conseille d'aller s'acheter un costume sans doute pas à 1300 € comme monsieur Fillon pour trouver un emploi. Quel mépris !

Et puis hier, comme si la coupe n'était pas assez pleine devant le MDEF, bien sûr, il faut faire plaisir à son auditoire et peut-être surtout à celui-là. Et bien, il nous dit que le mot compte de pénibilité ne lui plaît pas, je le cite, car il induit que le travail est une douleur. Je me demande dans quel monde il vit moi, c'est l'occasion pour moi de répondre au faux procès que l'on fait à Benoît sur le travail.

Ce n'est pas parce que il a travaillé et qu'il a compris que le travail et que les emplois ne se créeraient pas comme cela dans l'avenir, qu'il est contre le travail ou qu'il est pour la fin du travail. Benoît, comme nous tous, nous savons que le travail ce n'est pas seulement le moyen de gagner sa vie, c'est aussi le moyen de s'épanouir. C'est aussi le moyen d'être utile socialement.

Mais cela, mais cela à deux conditions. Que les conditions de travail soient bonnes et que l'on puisse évoluer professionnellement. C'est justement ce que propose Benoît.

Lui, il connaît et nous en l'avons vu encore tout à l'heure des salariés qui travaille en posté de nuit, le dimanche, les tâches répétitives, il sait ce que c'est que le travail pénible et il comprend pourquoi il faut leur donner une retraite anticipée. Voilà, dans le fond, ce sont deux mondes différents. Je reprends, si vous le voulez bien, la réponse à tous ceux qui aujourd'hui font des choix qui, je l'ai dit, ne me surprennent pas vraiment, mais m'étonne quand ils disent qu'il reste socialiste.

Car quand on est socialiste, on ne défend pas la suppression de l'impôt sur la fortune pour les plus riches. On ne pressure pas les chômeurs. être socialiste, ce n'est pas non plus baisser les retraites des plus précaires.

Je cite là ce candidat : "1 € cotisé égale un point de retraite. Il faut décoder cette ce langage technocratique. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que les retraites ça sera chacun pour soi et tant pis si vous avez travaillé à temps partiel. Tant pis. Si vous avez eu une carrière hachée, vous devrez avoir une retraite de 20 30 % moins cher, moins ou alors vous travaillerez jusqu'à 69 et 70 ans.

Voilà ce qu'il appelle 1 € cotisé égal un point de retraite. Il faut que l'on le sache. Et puis être socialiste, ce n'est pas bazarder le code du travail.

Là aussi, je le cite, décentraliser la vie économique dans les entreprises et dans les blanches. Derrière ces bons mots, quelle réalité ? Très simplement, je traduis là aussi le petit Larousse illustré du macronisme.

Si tu ne veux pas travailler le dimanche, si tu veux une augmentation de salaire, si tu veux des heures supplémentaires rémunérées, si tu es discriminé, va voir ton patron ou demande à ton syndicat d'aller le voir. Il va t'arranger les choses au niveau de l'entreprise. Pas de problème.

Quelle méconnaissance quand même du rapport de force dans les entreprises. Comment peut-on proposer cela ? [Applaudissements] Il faut dire que le même candidat a été l'inspirateur majeur de la loi commerie.

Donc plus rien ne doit nous étonner. La politique, c'est la fidélité à nos valeurs, mais c'est ensuite analyser le monde, fixer des buts et tracer le chemin. Et je pense que Benoît Amont est le seul candidat qui a fait ce travail politique et intellectuel de dire aux Français voilà où je veux vous mener.

Voilà la société que je veux construire. Voilà comment chacun y trouvera sa place avec effectivement un cheminement démocratique autre que celui-là. Alors, je me rappelle cette phrase de François Mitteron : "Gardez la nuque raide lorsque ce lorsque ce que l'on croit que ce que l'on fait est juste." Quand on croit que ce que l'on fait est juste, on garde la nucredide.

Alors, nucred, ça fait un peu droit dans ses bottes. C'est pas ça. Mais on garde le cap, on garde les valeurs, on garde C'est ça que tu fais aujourd'hui, Benoît ?

Dès qu'il y a eu des grandes réformes, les congés payés du Front populaire, l'abolition de la peine de mort de Mitteran et Badinterre, la 5è semaine de congé payé si cher à Pierre Moroi qui s'il était encore là serait assis à tes côtés. Le RMI de Michel Rocard, la CMU et les 35 he de Lionel Jospin, le mariage pour tous et le tiers payant généralisé de François Hollande. Toutes les grandes conquêtes sociales se sont heurées à de grandes résistances.

Ce n'est pas nouveau, mais il faut garder la détermination. Et d'ailleurs toutes ces conquêtes sociales sont encore critiquées. Et mes chers amis, va-t-on laisser ces gens-là revenir au pouvoir pour remettre en cause tout cela ?

Non, je suis d'accord avec vous. Alors Benoît, garde le cap et je sais que tu le gardes sur le revenu euh universel d'existence dans un monde où l'emploi avis n'est pas assuré. Il faut que la sécurité des revenus existe.

Il faut aussi, comme tu l'as proposé, augmenter le pouvoir d'achat de ceux qui gagnent moins de 2800 € par mois. Quand on sait qu'un tiers des agriculteurs gagne 350 € par mois, on voit le chemin qui reste à faire. Je le dis parce que c'est aussi nécessaire économiquement.

François Hollande et il a eu raison de le faire a rétabli les marges des entreprises mais à un moment donné il aurait fallu des contreparti et il aurait fallu contrebalancer pour qu'il y ait une demande publique des collectivités locales qui auraient pu créer des emplois et pour qu'il y ait une demande privée, c'est-à-dire la consommation des ménages. Même le fond monétaire international reproche à la France de ne pas avoir relancé cette demande pour créer des emplois. Alors oui, il faut le faire.

Tu as raison. Et puis tu l'as dit, il faut prélever une contribution sociale. On a résumé ça sur les robots, on veut dire sur les investissements technologiques.

Pourquoi ? Parce que quand ce sont les salaires qui créent la richesse, et bien ils sont taxés. Quand ce sont les machines, les équipements, les nouvelles technologies, il faut les taxer.

C'est normal. Ça permettra de former les salariés, de créer d'autres emplois et d'aider à régler ce problème du chômage qui est quand même un des plus importants. Donc je ne reviens pas sur toutes les propositions de Benoît.

Peut-être un mot quand même pour dire combien la recherche sur lequelle il met un accent particulier l'aide au PME et au au TPI est importante et et j'en suis ravi. Comment finance-t-on tout ça me dira-t-on ? et bien en prenant l'argent là où il est et notamment par un meilleur usage du CICE et par la lutte contre l'évasion fiscale.

Vous savez, vous savez, nul besoin de faire appel aux classes moyennes ou aux plus modestes comme le font monsieur Fillon et monsieur Macron. L'un en augmentant la TVA et l'autre la CG. Il y a beaucoup de gens qui n'ont pas été malheureux pendant cette crise.

Il y a des moyens de financer ce que propose Benoît. Et puis garde le cap sur l'Europe. Je n'ai pas l'habitude de citer le pape, mais lors du 60e anniversaire du traité de Rome, le pape François a eu cette phrase très juste.

Elle aurait pu être de Benoît Amont. L'Europe peut mourir si elle ne retrouve pas sa valeur cardinale, la solidarité. cette valeur faire applaudir le pape c'est quand même pas mal hein.

Et cette valeur, c'est celle que Benoît est allé défendre en allant voir madame Merkel hier en lui disant qu'il fallait arrêter avec l'austérité et en allant avec Martin Schulz, main dans la main avec notre camarade social-démocrate qui va, j'espère gagner les élections dans quelques semaines pour faire cette autre Europe. Et vous avez vu combien le SPD, ce parti frère social-démocrate est aujourd'hui dans la par la voie de son président, de son candidat est aujourd'hui derrière Benoît Amont. un soutien formidable par rapport à cette campagne.

Je ne reviens pas sur toutes ces propositions sur l'Europe. Un projet de démocratisation de la zone euro extrêmement importante, une base commune pour éviter le dumping fiscal et social et puis une défense commune. Quand on voit Poutine, Trump Erdogan qui aujourd'hui peut penser qu'il n'y a pas urgence à relancer une Europe de la défense, une Europe de la défense.

Et comme il n'y a plus la Grande-Bretagne avec le Brexit dans l'Europe, la France est la seule grande puissance militaire qui peut lancer effectivement cette Europe de la défense comme l'Europe de l'énergie d'ailleurs qui serait un peu la nouvelle CK de l'Europe. Effectivement, nous devons lancer cette Europe de l'énergie. Et puis je le dis ici, ça n'a jamais plu quand je l'ai dit mais je continuerai à le dire.

Comme le dit Benoît, la solidarité à l'Europe, nous la devons aussi à ceux qui viennent d'ailleurs. Nous ne laisserons pas ceux qui sont persécuté à la porte de la France, nous n'érigerons pas des murs, des digues. Je le dis ici parce que la ville de Lille avec la ville de Paris ont été les deux villes qui ont accueilli les réfugiés avant que l'on trouve ce petit garçon qui a enfin ému l'opinion publique.

Ils sont ici à Lille et ils nous disent tous les jours la France n'est plus le pays des droits de l'homme. Quelle tristesse avec Benoît Amont. Faisons revenir la France pays des droits de l'homme.

Garde aussi le cap Benoît sur euh la transition écologique car comme tu le dis si bien il n'y a pas de planète B. Et bien si notre génération ne revoit pas ses modes de consommation, de production de mobilité, et bien nous n'aurons pas rempli notre travail. Oui, il faut sortir progressivement du nucléaire.

Oui, il faut investir les énergies renouvelables et cetera et cetera. Et puis garde la cape pour préserver le modèle social français. Les services publics, nous devons les protéger car c'est notre bien à tous.

Les protéger ne veut pas dire qu'il ne faut pas les faire évoluer. Il faut aussi montrer aux Français que chaque euro qu'il nous qu'il nous confie est bien effectivement dépensé dans les services publics. Benoît fait de multiples propositions pour qu'il soit dans la proximité notamment dans des zones rurales qui aujourd'hui ne voi plus la couleur des services publics et dans les quartiers de nos villes.

Et je pense que c'est le moment de dire qu'il faut dénoncer les projets funestes de certains candidats. Pour Fillon, c'est 500000 fonctionnaires en moins et 40 milliards d'économies sur la sécurité sociale. Il faut le dire ici, il n'a pas abandonné l'idée qu'il avait déjà avancé.

La sécurité sociale ne doit rembourser que les maladies lourdes. Le reste, c'est l'assurance privée. Voilà ce qu'il veut faire, la privatisation de la sécurité sociale.

Et bien euh je suis désolé de le dire que quant à l'autre candidat, vous imaginez de qui je parle, ce sont 1200 fonctionnaires qui seraient supprimés dont 70000 dans les collectivités locales et une baisse de 60 milliards d'euros des dépenses publiques. Si on veut étrangler l'investissement public et ne pas créer d'emploi, il faut continuer comme cela. Alors cher Benoît et mes chers amis, j'en termine.

Nous avons tous l'angoisse et peut-être encore plus aujourd'hui avec Marine Le Pen, avec une droite qui avec Fillon n'a plus beaucoup de frontières avec le Front National et je ne parle pas des affaires qui je le dis écœurent les Français comme il nous écœurent nous-même et qui nous empêche de parler des problèmes des Français et des vrais sujets de la campagne présidentielle. Il faut dire aux Français parce que c'est à nous maintenant de leur dire l'avenir l'avenir est dans leurs mains. Qu'est-ce que nous propose Benoît ?

De retrouver l'idée du progrès. L'ADN des socialistes, l'ADN des gens et des hommes et des femmes de gauche demain doit être meilleur qu'aujourd'hui ? Moi, j'entends dire qu'il y aurait un vote utile, celui qui nous permettrait de battre Marine Le Pen.

Tous les candidats peuvent battre Marine Le Pen, Benoît, y compris surtout si on sortait tous les sondages. Alors, c'est quoi le vote utile ? C'est quoi le vote utile ? est utile, je veux bien.

Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pour trahir ce à quoi nous croyons, choisir Macron pour éviter Fillon comme si le premier n'était pas n'était dans le fond qu'un moindre mal.

Mais je vous le dis, ce qui unit Fillon et Macron, ce n'est pas qu'une question de curseur. C'est aussi, il faut bien le dire, des idées économiques et sociales qui sont communes. Et bien moi, je ne suis pas d'accord avec cela et Benoît non plus.

Et nous n'accepterons pas ce soit-disant votre utile qui nous amène accepter de voter des cadeaux fiscaux pour les riches, les vieilles recettes du passé dont on a vu les résultats dans tous les pays. Il faudrait aussi voter pour la défiscalisation du capital, la fin du code du travail, la généralisation de la loi du plus fort. Et bien non, nous disons tout simplement non.

On nous dit de voter utile. Il faudrait donc en finir avec l'école de la République. Là, un petit mot quand même sur ce candidat dit du vote utile qui à ma grande stupéfaction après tout le reste nous a expliqué il y a quelques jours que chaque ville en fonction de ses moyens pourrait organiser l'école comme elle le voudrait.

Les rythmes scolaires. Alors là avec la France du vote utile, c'est l'école à deux vitesses. Voilà ce qu'on nous propose.

Et certains socialistes trouvent ça bien. C'est incroyable. C'est incroyable.

Et je ne parle pas aussi pour soutenir soi-disant les entreprises l'idée qu'il faut continuer avec le vieux totem du productivisme, celui qui épuise nos sols, contamine notre production agricole et fait peser une lourde hypothèque sur la santé de chacun. Voilà. Alors sérieusement, qu'on arrête avec ce soit-disant vote utile pour faire battre Marine Le Pen, on ne choisira pas la régression économique et sociale.

Certainement pas. Pour voter utile et bien il faut voter pour quelqu'un qui est compatible avec les idéaux de la gauche. Alors choisissons le véritable vote utile, le vote pour Benoît Amont.

Non à l'extrême droite sinistre rance et xénophobe de Madame Le Pen, non à la droite archaïque, ultra libérale et rétrograde de monsieur Fillon. Non, un monsieur Macron qui se dit est de gauche et de droite mais qui n'est ni de gauche ni de gauche. Non.

Non à la gauche qui ne veut pas gouverner, oui à une gauche fidèle à ses valeurs. Et je le dis très simplement aux amis de Mélenchon, de la France insoumise, à tous ces militants engagés dans les associations qui sont des hommes et des femmes de gauche. Benoît Amont est le seul aujourd'hui à pouvoir assembler la gauche.

Le problème n'est pas de savoir qui est le plus fort. Le peuprême n'est pas de savoir mais le seul problème qui qui peut rassembler la gauche pour gagner Benoît Amont est central dans la gauche. Les radicaux, les citoyens, le centre gauche qui ne peut pas supporter combien la droite se droitise aujourd'hui.

Le Parti communiste, les verts sont déjà avec nous largement. la France insoumise et bien qu'elle vote utilement pour que demain le progrès est à nouveau un sens pour nos enfants et pour nos petits-enfants. Alors voilà, je vous propose de vous lever pour que Benoît Amont soit le président de la République.

Moi, mes amis, je ne crois pas au sondage. Il pensait que Madame Clinton allait gagner. Il pensait que le Brexit ne passerait pas.

Il pensait que Baladur allait gagner. Il n'avait pas prévu ce que nous avons vécu en 2002. Alors moi je vous dis si vous allez dire au français on peut retrouver le progrès, on peut retrouver un avenir pour nos enfants, voter Benoît Amont et bien nous gagnerons.

Vive l'île, vive la République, vive la France. Chers amis, encore plus de bruit pour Martin Aubry. Ce soir à Lille, nous sommes plus de 5000 autour de lui.

Plus de 5000 ici au palais des sports Saint Saauveur avec notre candidat. Je vous demande de lui réserver un tonner d'applaudissement, le candidat de la gauche et les écologistes. Nous serons avec lui jusqu'à la victoire.

Chers amis, du bruit pour Benoît Amont. [Musique] Boniram sous vos applaudissements. [Applaudissements] Président président président président président président président président président président président merci président merci à tous.

Merci, merci, merci 1000 fois. Merci à à toi Martine. Euh Martine a eu à l'instant des mots forts et a utilisé un mot que j'ai moi-même beaucoup utilisé pendant cette campagne et un mot qu'on n pas beaucoup entendu en dehors de celles et ceux qui se battent comme vous pour un futur désirable, bienveillant.

Et je peux vous assurer une chose, c'est que je ne vous demande pas d'être bienveillant vis-à-vis de moi. J'avais anticipé bien des épreuves que je connais aujourd'hui et vous les aviez anticipé aussi. Vous saviez que la bataille que nous menons serait difficile parce qu'elle heurte des privilèges, des habitudes, des rentes économiques et politiques et qu'elle serait donc difficile.

Je vous demande non pas d'être bienveillant avec votre candidat, je vous demande d'être bienveillant avec la démocratie, bienveillant avec la République, [Musique] bienveillant avec la République, bienveillant avec la France, bienveillant avec vos concitoyens, celles et ceux qui vont aller aux urnes, inquiets, parfois perplexe. parfois en colère, c'est vis-à-vis d'eux que vous devez être bienveillant. Et réhabiliter ou restaurer cette idée de bienveillance dans la politique, je te la dois en partie Martine ou grandement quand tu avais il y a de cela 5 ans toi-même évoquer la nécessité d'accorder du soin à la France, du soin au Français.

On parlait en anglais de politique du qu mais qu'est-ce que ça veut dire le C sinon le soin ? c'est-à-dire de se préoccuper tout simplement des autres et de vouloir faire la politique pour une seule et bonne raison d'ailleurs la seule bonne raison vouloir faire du bien à notre pays et aux Français améliorer simplement leur vie. La politique française, mes chers amis, la politique française, elle désenchante parce que beaucoup ont compris qu'elle faisait du bien aux candidats, qu'elle faisait du bien aux responsables politiques et assez peu aux français. et ce avec quoi nous voulons rompre et je l'assume complètement c'est cette idée-là selon laquelle finalement un programme politique il sert d'abord à faire du bien aux politiques eux-mêmes avant de se préoccuper des Français et merci à toi Martine d'avoir utilisé ce mot.

Je commence par celui-là parce que c'est un merveilleux mot que de parler de bienveillance. Je voulais vous dire que je suis vraiment très heureux d'être à Lille pour mon deuxè meeting. Il y en aura un troisè entre les deux tours.

Très heureuse, très heureux. B président président président président président président président président président ça n'est pas parce que Martine a parlé du pape que je fais je joins mes deux mains comme cela mais encore que elle a parfaitement raison d'avoir évoqué le le le pape François je rappelle que son prédécesseur s'appelait Benoît Mais je ne postule pas. Je ne postule pas.

Je voulais vous dire que j'étais particulièrement heureux d'être parmi vous dans cette ville, dans cette région qui représente tant pour notre histoire collective, tant pour vous bien sûr, mais tant nous aussi qui ne sommes pas du nord, qui ne sommes pas du nord pas de calé, l'ancienne région, qui ne sommes pas de la région des Haut de France car c'est une région cruciale dans l'histoire du socialisme. Ce socialisme c'est celui et je veux lui rendre hommage de Pierre Morois sensible. J'ai eu l'immense l'immense privilège de le connaître, de le croiser, qu'il m'accorde un peu de temps, qu'il me parle, qu'il me conseille même à certains moments où la vie du Parti socialiste était en jeu et je m'en souviens encore et je me souviens que sensible à chaque moment de sa vie politique et militante à la destinée des travailleurs, des ouvriers qu'il n'oubliait jamais de de citer dans aucun de ces discours des employés.

Il porta une attention particulière à l'éducation populaire et fonda d'ailleurs en 1950 la Fédération Léo Grange qui compte aujourd'hui. Ce n'est pas le moindre de ses lèges dans une société traversée par les inégalités, par les injustices qui compte aujourd'hui plus de 50000 adhérents, 400 associations affiliées au service d'une belle idée, l'éducation populaire. Sa devise sa devise pourrait être la mienne aujourd'hui pour un temps libre utile au service du progrès social.

Pierre Moroi valorisait le temps libre parce qu'il savait ce qu'était le travail. Il savait qu'il pouvait être parfois difficile et rintant et que jamais la vie ne pouvait se résumer au seul travail. En un mot, en un mot, comme l'a dit Martin Aubri, s'il savait que par le travail on trouvait une utilité, s'il savait qu'à travers le travail, on pouvait aussi avoir l'estime de soi, la reconnaissance de la société, à ses yeux, il savait où il affirmait que la valeur travail, ce n'était pas la valeur du toujours plus, toujours plus intensément, toujours plus dur. et du toujours plus longtemps.

Pierre Monoi était un de ces géants du socialisme qui, comme tu l'as salué Martine, Henri Emmanuelli nous quitte toujours trop tôt. Ce soir, j'ai une pensée émue pour chacun d'entre eux et ce soir, ils sont avec nous et dans ma parole raisonne la leure. Pierre Monoi le disait lui-même : "Les hommes passent avec le reste.

Les justes causes, elles ne meurent pas." Alors, celle qui lui a succédé à la mairie de Lille, celle qui a succédé à Pierre Moroi lui a donné raison. Elle a porté avec la même fidélité, les mêmes causes et les mêmes valeurs.

Et je veux dire en cet instant que la fidélité à notre histoire, ça n'est pas juste de se rendre à des commémorations. Ça n'est pas simplement de célébrer un souvenir. Ça n'est pas de rappeler l'histoire glorieuse de ceux qui ont conquis les congés payés, la réduction du temps de travail.

C'est transmettre. La fidélité à notre histoire, c'est prendre un témoin que l'on a reçu des générations glorieuses qui nous sont précédés et de le transmettre aux générations qui viennent. C'est ça la fidélité.

La fidélité n'est pas oublier ce qu'on vous a donné qu'il s'appelle François Mitéran, Pierre Monroi ou Michel Rocard pour se jeter dans je ne sais quelle aventure dès le mauvais vent venu. Voilà ce qu'est la fidélité. Et c'est pourquoi j'ai placé cette campagne sous les hospices d'un futur désirable parce qu'il me revient aujourd'hui comme il revient à Martine, comme il revient à chacun d'entre nous de passer un témoin, de dire aux générations qui viennent notre confiance notre confiance dans leur capacité à bâtir la démocratie à sauvegarder la République, une République fraternelle, bienveillante et à construire la justice. sociale.

Alors, je veux te saluer Martine, toi et tout ce que tu représente parce que tu es, on t'appelle ainsi et je trouve que tu le mérites bien, la grande dame des 35 heures. La grande dame. Et lequel ?

Lequel des candidats à l'élection présidentielle ? Lequel d'entre eux ? peut se targuer d'avoir un bilan et un héritage laissé à la nation, aux ouvriers cher à Pierre Moroi, aux employés, au aux travailleurs.

Lequel peut revendiquer un héritage qui pèse le quart de ce que tu as laissé au français ? Je veux le dire ici et à travers ton action, tu es fidèle là encore à Pierre Moroi toujours lui qui affirmait avec force face au chômage la solution de la sagesse, c'est que les travailleurs travaillent moins. Cette sagesse, sagesse ancienne, sagesse nouvelle, je veux la faire mienne contre tous ces dogmes libéraux et surtout contre cette idéologie paresseuse et réactionnaire qui refuse systématiquement toute perspective de progrès social. [Musique] Cher Martine, je t'ai soutenu sincèrement hier.

Tu me soutiens sincèrement aujourd'hui. Je crois que c'est le plus beau des liens et il me réchauffe le cœur. Il réchauffe le cœur aussi des Français la tous ceux qui foulent au pied nos principes démocratiques au nom d'un cynisme froid.

Ce cynisme, c'est celui du Front National. Mais alors, je crains que vous risquiez de me siffler souvent, vu à qui j'ai décidé de consacrer mon discours aujourd'hui. Non, mais je vais continuer hein.

Mais à l'heure où noircit la campagne, il ne faut justement pas montrer de faiblesse au moment de respecter et défendre la démocratie. Et je vais le dire simplement parce que notre pays voit aujourd'hui ces grands principes démocratique menacé. Menacé par qui ? par une classe politique corrompue, deux mises en examen aujourd'hui.

Candidat à l'élection présidentielle par un parti antidémocratique, le Front National par une fascination pour des dirigeants à l'extérieur peu démocratique également parce que effectivement cette démocratie aujourd'hui est fragile. seule et bonne manière de lutter contre ce parti antidémocratique qui est le Front National et de respecter scrupuleusement nous-même la démocratie, de respecter scrupuleusement la parole donnée, l'engagement et le serment pris devant les électeurs, la démocratie tout simplement. Car si nous ne sommes pas démocrates pour deux, pour 3, pour 1000, qui le sera notre place ?

Qui sera démocrate à la place des socialistes, des écologistes de la gauche ? Pas de faiblesse. Pas de faiblesse.

Pas de faiblesse, pas de confusion non plus. Et de ce moment de tous les possibles. Le meilleur vous comme le pire.

Ce que je ne veux pas pour mon pays, c'est la victoire des héritiers de 34, des ligues facuses d'extrême droite. Ce que je veux, c'est la victoire des héritiers de Pierre Moroi. J'en parlais, de Badinter et du 10 mai 1981.

Et je veux vous dire, ce sera ma seule référence ce soir à une déclaration récente d'Emmanuel Macron. J'ai été stupéfait, abasourdi d'entendre dans sa bouche. Hier, Emmanuel Macron déclarait : "Nous n'avons pas besoin de la gauche de 1981, ni de la droite de 1934." Ce qui me désole le plus pour un aspirant à la présidence de la République, c'est qu'on puisse rejoindre dans un discours et un projet qui efface toute notre histoire, salisse ces heures de gloire, banalise les heures sombres et haineuses de la pire des extrêmes droites.

Comme si les croix de feu, c'était la même chose que les socialistes. comme si Moras c'était la même chose que Mori. C'est inacceptable.

Inacceptable. [Musique] Comment dans la même phrase Comment dans la même phrase associer les faxieux d'extrême droite Badinter et la peine de mort Moroi et et les 39hes et les 5è semaines de congé payé ? Comment faire cela ?

Par quel prodige du marketing ? Par quel oubli de notre histoire arriver à réunir 81 et 34 dans la même phrase ? Oui, on peut vouloir tout renouveler.

Oui, on veut pouvoir on peut vouloir aujourd'hui régénérer la vie politique mais on n' pas le droit, je le dis, on n' pas le droit de faire un parallèle comme celui-là. c'est se montrer fondamentalement indigne de l'histoire de la gauche. Et cette histoire de la gauche, c'est l'histoire de la République.

Alors simplement simplement pour qu'ils sachent que nous leur sommes nous fidèles pas à leur visage seulement mais à leur combat à leurs valeurs, à leur conviction qui sont les nôtres. avec vous. Moi je dis ici, vive 1981, vive François Mitteran, vive Pierre Moroi, vive Robert Badinter, vive le gouvernement d'union de la gauche.

Vive cette histoire glorieuse. vive cette histoire glorieuse parce qu'elle est la nôtre. Elle est la nôtre, que nous ne ferons pas de la politique en 2017 comme on en faisait en 81, que nous ne pensons pas le monde aujourd'hui tel qu'il le pensait hier, car ce monde a changé, que le travail a évolué, que le réchauffement climatique est venu perturber les convictions que nous pouvons nous avoir sur notre modèle de développement.

Et je veux dire ici ma fierté puisque Damien en a parlé Carem d'avoir ici à nos côtés non seulement Damien Carem mais Cécile Duflot et toute l'écologie politique. Oui, c'est une fierté. Et on me dit on me dit "Monsieur Amon, vous avez passé trop de temps à discuter avec monsieur Jade, mais c'est pas fini.

Non seulement je vais vous dire que je n'ai pas passé assez de temps à discuter avec lui, mais je vais encore discuter longtemps avec Yannick Jad, avec Cécile Duflot, avec les écologistes, non pas non pas avec un parti politique mais avec l'écologie parce que l'écologie elle est au cœur du projet politique que nous devons à nos enfants. Quiconque aujourd'hui méprise cette question méprise les générations futures. Et je le redis là encore avec beaucoup de force.

Quand j'entends une partie de la classe politique n'évoquer les générations futures qu'au moment d'évoquer la dette de la France et de l'estimer en part du PIB qui ne voit pas qu'une partie de cette dette que nous laissons à nos enfants, ils ne pourront pas la rembourser parce que c'est la planète qui brûle parce que c'est la planète qui se meurt. Président [Applaudissements] c'est la raison pour laquelle je vous le dis cette dette cette dette pas comme père de la nation ce à quoi je ne prétends pas moi, mais comme père de famille, citoyen, responsable politique, homme qui se tourne vers la nation et mon peuple et lui dit "Nous avons de grands combats à mener. Cette dette, je vous le dis pour toutes ces raisons-là.

Je n'entends pas la laisser à mes filles et je n'entends pas laisser la laisser aux enfants de mes filles. Alors, à cause de Tu fais chaud à Lille, hein ? Il fait très chaud à cause de cette confusion.

Cette région, votre région à l'histoire sociale et politique si grande et si glorieuse est aussi aujourd'hui saisi par le doute. Et ce doute a un nom, un nom lui aussi chargé d'histoire. Une histoire que nous aurions voulu à jamais révolu.

Ce nom cette histoire, je vais en parler ce soir. Ce sont ceux des Le Pen. On dit souvent, et c'est une faute, que le Front National pose les bonnes questions mais apporte les mauvaises réponses.

La vérité, c'est que le Front National n'a jamais posé les bonnes questions. La vérité, c'est que le Front National colonise la société française nous abreuve de questions répétitives, obsessionnelles. Face au ce chômage, le Front National demande qui occupe vos emplois ?

Réponse les immigrés qu'il faut chasser, qu'il faut laisser mourir de froid et de faim. Laisser se noyer dans la Méditerranée. Le Front National fait quoi ?

Il transforme une inquiétude légitime, celle de celui qui n'a pas de travail, celle qui a de celui qui ou de celle qui a un petit salaire, qui s'inquiète de la manière dont il nourrira ses enfants, dont il lui permettra ou leur permettra d'avoir une bonne éducation. Il prend cette colère, l'oriente, la transforme et veut justement la modifier pour qu'elle se transforme en haine de l'autre en rejet de ce qui est différent. Face à l'austérité mortifère imposée par l'Union européenne, le Front National demande de qui devons-nous nous séparer pour que cela change ?

Réponse : l'Union européenne de l'Europe que nous avons pourtant bâti nous comme un projet de coopération, comme un projet qui fondait la paix. Mais oui, disons-le, à l'heure où aujourd'hui on engage le Brexit, à l'heure où aujourd'hui un peuple immense se sépare de l'aventure européenne, l'inquiétude nous étint. L'inquiétude nous étint quand nous avons le sentiment qu'un dogme s'est imposé, que ce dogme c'est l'austérité dont je parlais hier avec Angela Merkel à Berlin.

Et je le lui ai dit, nous pouvons avoir nous pouvons avoir des points d'accord, je n'hésite pas à le dire sur les migrants. Elle a été un grand exemple dans l'Europe. Elle a été une référence.

Nous pouvons parler Nous pouvons parler de la défense commune là où les Américains veulent se désengager. Nous pouvons même parler de transition écologique pour peu que vous acceptiez demain que justement il faille investir de l'argent public davantage. Mais nous avons un désaccord fondamental, l'austérité.

Parce que l'austérité est un dogme et que tous les dogmes échappent à la raison. Aujourd'hui, l'Europe n'est plus gouvernée selon la raison. Elle est gouvernée de manière déraisonnable.

Et c'est cela qu'il faut combattre. les politiques en Europe, pas l'Europe elle-même. Et là encore, le Front National fait tout pour saisir l'inquiétude légitime de celui qui dit "Mais regardez mon entreprise, nous perdons des marchés parce que la directive détachement des travailleurs permet aujourd'hui de salarier un autre salarié d'un autre pays avec des cotisations patronales qui sont celles du pays d'origine et pas du pays d'accueil.

Alors que faire par rapport à cela ? Sans prendre nos roumains ? sans prendre au hongrois en pensant que eux aujourd'hui veulent que notre SMIC baisse.

Mais c'est pas ça qu'ils veulent. Ils veulent travailler comme les travailleurs français. Ce que nous devons faire nous, c'est rappeler toujours que non seulement l'Europe c'est la paix mais que nous devons maintenant engager convergence sociale et harmonisation fiscale, coopération, intégration démocratique et réjouissons-nous.

Réjouissons-nous l'Allemagne. [Applaudissements] Réjouissons-nous. Je reviens de Berlin, j'ai discuté avec Martin Schulz.

Merci au SPD de m'apporter son soutien. Merci à ce grand parti social-démocrate. Ce grand parti social-démocrate qui se souvient que dans social déémocrate, il y a social et démocrate et que ces principes là où les mots ont un sens et qu'on ne peut pas se revendiquer social-démocrate quand on ne respecte pas le verdict de la démocratie et quand on se rallie à la loi travail.

Alors merci au SPD, merci au groupe socialiste au Parlement européen aujourd'hui par la voix de Janny Pitella d'avoir apporté le soutien des socio-démocrates et socialistes européens à ma candidature. soutien là. Ce soutien là, croyez-vous qu'il soit le fruit d'un rythme, d'une habitude ?

Il est le résultat d'une discussion, d'un choix libre, assumé, réfléchi de la part de celles et ceux qui ont bien compris en Europe à gauche que si nous continuons les programmes austéritaires de réduction idiote de la dépense publique, quand cela se traduit par moins d'éducation, moins de protection sociale et plus de chômage, qu'allions-nous préparer des fronts du Front National partout, donc de la dislocation du projet européen. Et oui, ça bouge en Europe. Ça bouge en Europe aussi au sein de la gauche européenne.

Et je le dis à ceux qui dans la gauche française, non pas de plan A et de plan B, mais non qu'un plan B au bout du compte. Celui de nous faire sortir de l'Europe, il ne le faut pas. Il y a toujours eu dans la gauche française des Européens exigeants, même s'ils étaient des hommes de gauche exigeants.

Et je le dis à ceux qui ont fait le choix d'être insoumis, soyez insoumis au dogme austéritaire. Mais s'il vous plaît, restez en Europe. Nous avons besoin de vous.

On a besoin de toute la gauche en Europe. On a besoin de votre force pour changer les règles, pas pour ériger des murs. Voilà ce qui peut changer.

Autre question du Front National. Face au terrorisme, face aux attentats barbares commis par le fanatisme totalitaire de Daesh, le Front National demande : "Notre identité est-elle compatible avec l'Islam ?" Réponse : "Oui, pour nous.

Mais pour eux non, parce que ce que veut le Front National, ce sont des musulmans sans rites, sans foi, sans culture. En un mot des musulmans qui ne seraient pas musulmans. Or la laïcité, mes chers amis, la laïcité c'est la liberté de conscience.

Personne n'a le droit de m'empêcher de ne pas croire. Si je veux ne pas croire, personne n'a le droit de m'en empêcher. aussi personne personne personne mais personne.

Si je ne veux pas croire, si je ne veux pas croire, personne ne doit m'imposer son dogme. Mais si je veux croire librement en respectant la loi de la République, personne n'a le droit de m'empêcher d'être catholique, juif, musulman, bouddhiste. Personne. personne.

Là encore, le Front National transforme ce qui est l'inquiétude de toute famille face au terrorisme. Pensez donc, je le dis souvent, qu'aujourd'hui dans nos écoles, nos enfants apprennent à pousser des bureaux contre les portes, à se cacher sous leur table de classe au cas où la mort pour ferait irruption dans les écoles de la République. Nous n'avons pas grandi comme eux.

On leur apprend même aujourd'hui à ne pas courir dans la cour de récréation quand il y a des épisodes de pollution atmosphérique de la peur qu'il tombe très malade. Nous n'avons pas encore grandi comme et cette angoisse là qui est celle des parents, cette angoisse là qui est celle des enfants, mais d'abord celle des parents, là encore le Front National cherche à la transformer. De toute angoisse, de toute peur, il cherche à faire un commerce électoral.

Et la vérité c'est que le Front National cherche comme l'a dit d'ici justement Amin Malouf, pour chaque problème, il cherche non pas une solution mais un coupable pour chaque problème. Et ce faisant Ce faisant il aspire l'indignation des travailleurs, les montre les autres, français contre étranger, salarié contre chômeurs, travailleurs pauvres contre bénéficiaires des minimats sociaux et tous contre les musulmans. Voilà ce que fait le Front National aujourd'hui et il faut lutter contre cela. avec beaucoup de force, beaucoup d'énergie et c'est pour ça que je le dis à mes amis parce qu'ils reste mes amis.

Ne soyez pas faible sur la question démocratique. Rappelez-vous d'où l'on vient. Rappelez-vous ces combats là.

Vous n'êtes pas d'accord avec moi aujourd'hui. Je l'ai compris. J'avais déjà compris.

Je ne suis pas tout à fait surpris mais mais vraiment je vous le dis, cette question démocratique est trop fondamentale pour que nous laissions le Front National enfoncer des coins entre nous. La bataille, elle va être terrible et elle ne peut pas se contenter pour nous de choisir le moyen de retarder l'échéance de 5 ans en continuant les mêmes politiques libérales qui expliquent qu'en Europe, le Front national est monté. le Front National ou les partis d'extrait droite.

Je vous le dis, la seule manière de lutter contre le Front National, c'est de propulser face à lui un imaginaire politique puissant, des solutions pour ne pas avoir comme seul objectif de battre Marine Le Pen dans les urnes, mais pour arracher les idées nausées à bondes de l'esprit de celles et ceux qui sincèrement ont peur. peur mais se trompent de colère. Mais se trompent de colère quand ils retournent leur colère contre ceux qui ont peur comme eux.

Qui peut croire aujourd'hui Qui peut croire aujourd'hui qu'une famille Qu'une famille française ou étrangère ne partage pas la même peur pour ses enfants ? La peur du déclassement, la peur de l'échec. Et je le dis à tous ces Français qui pourraient aller aux urnes en ayant peur et en choisissant Marine Le Pen.

Ceux que vous visez ont peur comme vous. Ils n'ont peut-être pas la même couleur de peau que vous, la même religion que vous. Mais en toute chose, ils sont comme vous.

Des parents aimants. Des parents aimants, des citoyens respectueux, des lois. Ils veulent travailler, ils travaillent comme vous.

Dur. Et moi je leur dis et je vous dis je veux parler pour vous pour vous qui avez peur qui que vous soyez où que vous soyez qui avez peur parce que cette peur me touche. Elle me touche comme citoyen français.

Elle me touche comme candidat à l'élection présidentielle parce que durant toute cette campagne, je n'ai vu que cela, de la peur autour de moi, pas que cela. J'ai tort. J'ai vu aussi beaucoup d'enthousiasme mais j'ai vu beaucoup de peur et j'ai vu ce commerce de la peur.

J'ai vu celles et ceux qui s'envergognent attisent cela, alimentent cela et vous disent "Vous avez raison d'avoir peur. Vous avez raison de vouloir marcher sur la tête de votre voisin. Moi, je vous dis vous ne vous en sortirez pas comme cela parce que il y aura toujours quelqu'un pour vous marcher sur la tête à vous et ce quelqu'un ce sera Le Pen. peine.

Alors, je vous l'ai dit, j'ai croisé cette peur. J'ai même eu et je voudrais le dire parce que je pense à elle souvent dans cette campagne un dialogue avec une femme qui m'avait beaucoup frappé. J'en ai parlé, je veux en reparler devant vous.

Là, je vais parler de deux personnes et après je reviendrai à mon discours, mais de deux Français que j'ai croisé parce qu'au fond peut-être ces deuxlà naturellement ne se rapprocheraient pas. Au fond, ils sont si proches. La première personne, c'était une dame au RSA qui avait été auxiliaire de vie auparavant et qui dans le dialogue que j'avais avec elle, nous préparions un texte et je voulais l'interviewer.

Je parlais au terme de ce entretien. Je lui dis "Mais si vous étiez présidente de la République, c'est quoi la première chose que vous feriez ?" Et elle me dit "Baisse votre salaire." Et je lui dis "Mais si vous me baissez mon salaire, ça va pas augmenter le vôtre.

Et est-ce que aujourd'hui il y a pas quelque chose d'autre que vous voudriez faire avant ?" Et non, baissez votre salaire parce que c'est à vous que je veux faire mal d'abord. Ça veut dire qu'aujourd'hui sincèrement des électeurs vont aller aux urnes pour utiliser leur bulletin comme un moyen.

Si c'est de faire mal à Benoît Amont, c'est pas grave. Mais parfois de faire mal à d'autres, à des gens à Fuyon. Mon avis, il se fait mal tout seul.

Mais euh non mais bon d'ailleurs je suis même pas sûr. Non non d'ailleurs, j'enlève ça, je pense. Non non non, je suis même pas sûr.

Je suis même pas sûr qu'il se fasse mal. Il nous fait mal à la démocratie, il fait mal à la République. Je suis pas sûr qu'il se fasse mal d'ailleurs quand on voit aujourd'hui dans la presse étrangère que nous sommes le pays de la corruption.

Non, François Fillon, il ne se fait pas mal. Il fait mal à la France. Je le disais.

Cette femme, cette femme et je la respecte, veut utiliser son bulletin de vote peut-être pour faire du mal parce qu'elle ne croit plus que la politique puisse lui faire du bien. C'est une grande leçon pour les dirigeants que nous sommes parce que ça fait maintenant 10, 15, 20 ans qu'on fait de la politique, qu'on s'engage. Quand nous sommes arrivés aux responsabilités en 2012, Marine Le Pen devait être à 15 16 %.

Elle est maintenant peut-être à 26 27, on l'annonce parfois même à 30. Le pays est confronté à une crise politique et morale considérable et je la renvoie cette situation vécue par cette femme à un autre témoignage d'un homme qui me dit un père de famille qui me dit "Monsieur Amon, moi j'ai peur pour mes enfants. J'ai peur qu'il fasse une mauvaise rencontre.

J'ai peur qu'il croise un jour quelqu'un qui veuille les détourner de ce qui devrait être une vie normale d'adolescents épanoui. Parce que sur internet, on sait jamais sur qui on tombe, au détour d'une rue, on sait jamais sur qui on tombe. Mais il m'a dit "Mais aujourd'hui, j'ai une peur que vous n'avez pas, vous Benoît Amont une peur pour mes enfants qui est lié à ma couleur de peau.

Je suis noir. Je suis noir et j'ai peur demain que mon fils fasse à l'occasion d'un contrôle d'identité. Qu'est-ce qui se passe ?

Je sais pas ce qui se passe. Bah, dites-moi, attention, l'histoire est pas drôle. Non, mais il me dit "J'ai peur que mon fils fasse à l'occasion d'un contrôle d'identité, une mauvaise rencontre." Il me dit sincèrement hein et je ne mets pas en cause la police mais il m'a dit moi j'ai peur aujourd'hui de la police.

Et bien quand dans la République aujourd'hui on a ces situations là qui existent la responsabilité pour politique qui est la nôtre elle est de saisir ses peurs et d'offrir à ces Français un futur désirable. De ne pas prendre ses peurs et de dire écoutez à Lune vous avez raison. Il faut se débarrasser de tout ce que compte la politique de parlementaires, d'élus, les balayer, les dégager tous et y installer à la place quoi ?

Un nouveau pouvoir qui sera un pouvoir fondé lui aussi sur la peur. Il ne faut pas dire cela. pas d'avantage qu'il ne faut dire à ce père de famille qui a peur.

Ce qui est en cause, c'est seulement l'État, une police qui serait raciste là où en réalité certains policiers comme il existe des citoyens sont racistes et ce livre a des actes qui sont des actes d'autant plus inacceptables là qu'il procède de décision de personnes dépositaires de la force publique. Et à l'une comme à l'autre, notre responsabilité, elle est de réparer, de recoudre, de recréer des liens plutôt que d'opposer les Français les uns aux autres. Alors, je veux vous le dire dès à présent.

Je ne prononcerai pas aujourd'hui le prénom de la candidate du Front National. Elle en a fait un objet de communication, un objet de marketing et pourtant elle a irrité de son père un patrimoine et un statut social. C'est une grande bourgeoise qui se prétend femme du peuple.

Et moi qui sait d'où je viens et moi qui sait d'où je viens dans cette région en particulier, je redis, c'est une grande bourgeoise qui se prétend femme du peuple. Alors, elle a hérité de son père des idées, des réseaux et des méthodes. Et tout cela, malgré tous les maquillages, malgré toutes les dissimulations, fait une cohérence.

On n'efface pas un nom Le Pen sous un prénom. On n'efface pas un héritage politique sous un slogan. Alors cette candidate, je l'appellerai Le Pen.

Madame Le Pen parce que je respecte tous mes adversaires. Madame Le Pen parce qu'elle était héritière totale de son père. Je l'appellerai Madame Le Pen parce que je ne veux pas tomber dans le piège de son imposture.

Et madame Le Pen, c'est d'abord l'imposture démocratique. L'imposture démocratique. Les Le Pen Le Pen cessent d'en appeler au peuple contre le pouvoir, au peuple contre les forces de l'argent, au peuple contre les élites corrompes.

Les affaires fill étaient l'occasion rêvée pour elle de brocarder encore et toujours le système, de se dresser en majesté, de dénoncer une fois encore le tous pourri. Je note pourtant un silence écrasant. D'où lui vient cette soudaine pudeur ?

Elle qui a pour l'habitude de hurler plusquelle ne parle est soudain devenue muette. Le Pen et son parti sont visés par une triple enquête judiciaire. Emploi fictif, financement illégal des campagnes électorales et sous-évaluation de son patrimoine.

Alors, on comprend fort bien son embarras. D'ailleurs, vous remarquerez le même silence dans le camp de François Fillon qui ne voit pas que les corrompus se protègent entre eux. Les discours de Le Pen a fait du lit le lit du populisme et François Fillon si vôtre.

Le Pen n'a d'ailleurs aucun respect pour la loi. Il n il est donc naturel qu'elle n'ait aucun respect pour les juges. Elle refuse de se rendre à leur convocation et préfère leur envoyer une lettre pleine de menaces.

Et qui ne se souvient pas des menaces qu'elle a adressé aussi aux fonctionnaires de police ? Celle qui prétend être demain garante de l'indépendance de la justice, méprise l'institution judiciaire et s'attaque sans retenu au magistrat. Ces menaces, elle les prononce aussi, je le disais, contre les forces de police.

Le Pen a promis, si elle était élue, de demander des comptes aux policiers et au juges en guise de représaille. Voilà la France que nous prépare le Front National. Une France aux ordres, une France au garde à vous, une France muselée.

Qui qui croyez-vous qu'elle nommera au poste clé dans la police, dans l'armée ou la justice ? Des obligés sans le moindre scrupule. Demandz d'ors et déjà aux fonctionnaires municipaux des villes Front National s'ils se sentent libres, s'ils ne sont pas menacés dans leur travail au quotidien.

Comment appelle-t-on un groupe de femmes et d'hommes qui veulent imposer la loi du silence aux voix divergentes par l'intimidation permanente ? Comment appelle-t-on un groupe dont la dirigeante mise en examen se joue de la justice et refuse de se présenter devant elle ? Comment appelle-t-on un groupe dont la colonne vertébrale est une dynastie familiale entourée d'hommes sans scrupule ?

Dans d'autres pays, on appelle cela la mafia. En France, on appelle cela le Franc national. Président président président président président président président président président avec plaisir avec plaisir.

Pour vous en convaincre, un mot sur les villes dirigées par le Front National. Hier, le mépris de la démocratie s'étalé en mot. Aujourd'hui, le mépris de la démocratie s'étale en acte.

La démocratie, ce n'est pas un mot que l'on brandit. La démocratie, elle s'incarne quotidiennement dans ceux qui la font vivre et respirer. Je pense au syndicat, aux associations, à l'ensemble des corps intermédiaires sans qui la démocratie est une fausse promesse et une parole creuse, un mot qui chante plusqu'il ne parle.

C'est à cela d'abord que le Front National s'attaque. Les exemples, il suffit de s'y pencher pour en trouver. À un beaumont, la municipalité supprime les locaux et les subventions de la Ligue des droits de l'homme à Villaire Cotré.

La ville n'a pas renouvelé les subventions à la FCPE. À Frégus, la collectivité a mis un grand nombre d'abonnements de titres de presse à la bibliothèque municipale comme libération à la poubelle. Et je ce soir une pensée forte pour le secours populaire que j'ai rencontré ici aujourd'hui même et qui se bat sans relâche contre le Front National et sa bêtise.

Cela n'a rien de risible. Cela n'a rien de risible. Cela n'a rien d'anodin ou d'anecdotique.

Car s'attaquer à une parcelle même toute petite de la démocratie, c'est de s'attaquer à toute la démocratie. Mario Maréchal Le Pen manifeste avec les anti IVG et c'est demain la Hongrie de Victor Orban qui cherche à interdire l'avortement. Je vous je vous le dis ce soir, la gauche ne se laissera pas endormir.

Nous ne nous laisserons pas endormir. Je ne laisserai pas la France s'endormir. Car de quel peuple parle-t-elle ?

De quel peuple parle-t-elle ? puisse utiliser président président président président président président [Applaudissements] de quel peuple parle-telle qu'elle puisse utiliser ce ce terme m'a toujours indigné la gauche d'ailleurs a commis une erreur laisser trop souvent madame Le parler au nom du peuple La Martine disait qu'un grand peuple sans âme est une vaste foule. Marine Le Pen parle à l'instinct des foules.

Nous parlons à la conscience et à l'intelligence du peuple français. Elle ne sait rien Elle ne sait rien de l'âme du peuple français. L'âme de la France, ce n'est pas la préférence nationale.

Ce n'est pas la division des Français. Ce n'est pas la haine de l'étranger, la haine du musulman, la haine du juif, la haine de tout ce qui est différent. Il faudra expliquer au Le Pen que le peuple français ne craint pas l'étranger parce qu'il parle à tous les peuples et à tous les hommes.

Il ne craint pas Il ne craint pas la diversité parce qu'il s'est construit avec elle. Il ne il ne craint pas le mélange parce qu'il en est le produit et vous en êtes le meilleur témoignage. Le peuple français est celui qui a proclamé les hommes libres et égaux en droit.

La liberté, l'égalité. Elles n'ont pas de couleur, elles n'ont pas d'origine. Et déjà les du 3 juillet 1315 1315 proclamait une première fois le sol de la France affranchi l'esclave qui le touche.

Le sol de la France affranchi l'esclave qui le touche. Plus tard l'assemblée 1791 puis la loi de Schulcher de 1848 débarrassait une fois pour toutes l'histoire de France de l'immondde traite négrière et de l'esclavage. La liberté et l'égalité, elles n'ont pas de passeport, elles sont universelles.

Qui qui peut imaginer un seul instant les révolutionnaires réservaient l'égalité, la liberté au seul citoyen français ? La France serait-elle ce qu'elle est si elle n'avait pas parlé si elle n'avait parlé qu'à elle-même ? Recrogevillé sur ses craintes, recroquviller sur ses peurs.

Le peuple de France, il est ouvert, il est fraternel, il est ce peuple que nous sommes et que nous voulons continuer à être. Bravo ! Bravo !

Bravo ! En fait, il fait il fait chaud à l'île parce que il y a déjà un petit parfum du 7 mai 2017. Non.

Le Pen d'ailleurs montre une certaine cohérence, elle qui est fascinée par les dirigeants autoritaires qui méprisent et dominent leur propre peuple. Après cette félicité de la victoire de Donald Trump aux États-Unis, la voilà donc affable et admirative soumise à Vladimir Poutine. Il y a encore quelques jours à peine, la police moscovite a arrêté plus de 700 opposants au régime d'une manifestation antiorruption.

Poutine ne menace pas seulement les libertés dans son propre pays. Il veut désormais renégocier les frontières dans l'Union européenne ou aux frontières de l'Union européenne. Disons-le simplement.

De tous les dirigeants qui'estiment Le Pen, aucun n'est véritablement aujourd'hui démocratique. Et un mot sur ces frontières. Un mot sur ces frontières dont je parlais hier avec Martin Schulz et Angela Merkel.

Si demain Si demain le futur président de la République ou la future présidente de la République acceptait le désir du Kremelin de remettre en cause ce qui a été le mémorandum de Budapest, l'accord signé par la Russie de l'époque au moment du démantellement de l'URSS, pensé par François Mitteran et Elmoukol, signé par les britanniques, validé par les autres. et qui disait le pire risque qu'il soit c'est de réouvrir la question des frontières en Europe parce que reparler des frontières c'est la guerre et on proclamait donc l'intangibilité des frontières intangibilité remise en cause aujourd'hui parine en Ukraine comme en Crimée. Si nous acceptons cela pour la Crimée et pour l'Ukraine, qui sera le prochain ?

Qui sera le prochain la Frontière orientale de l'Europe ? Qui peut dire Qui peut dire qu'il n'y aura pas à nouveau des morts et des guerres en Europe ? 10000 morts déjà sur le sol européen rien qu'en Ukraine ?

Et on voudrait ouvrir cela, ouvrir cette discussion là, tourner le dos à ce qui avait été justement la conscience profonde de François Mitteran et Elmou Col que la paix en Europe reposait sur ce principe fondamental de ne pas remettre en cause le tracé des frontières sauf à faire ressurgir des revendications minoritaires, sauf à faire ressurgir de vieilles disputes historiques et des disputes historiques dont se mêleront d'autres que que les Européens puisqu'on nous parle de la Crimée qui effectivement a été donnée en quelque sorte par Crouche chef à l'Ukraine qui ne se souvient pas que la Crimée entre le 16e et le 18e siècle était dans l'Empire ottoman. Jusqu'où cela va-t-il remonter si nous ouvrons ces questions là ? C'est une folie, je le dis aujourd'hui.

C'est une folie d'ouvrir le dossier des frontières avec monsieur Poutine et aux Européens. à ceux qui en France sont des citoyens européens croient en l'Europe de gauche comme de droite. Détournez-vous de cette perspective, s'il vous plaît.

Détournez-vous de cette perspective car c'est une perspective là encore dangereuse. Qui ne voit pas que l'agenda de la Russie, je comprends que Vladimir Poutine défend les intérêts de son pays, mais l'intérêt de la Russie n'est pas l'intérêt de l'Europe. L'intérêt de la Russie n'est pas l'intérêt de la France et nous sommes là pour défendre les intérêts de la France face ceux du Kremelin.

Les idoles de Le Pen ne sont donc pas les nôtres. Et je le dis, la gauche ne laissera pas le Front National transformer la France de Zola en la Russie de Poutine. La gauche ne laissera pas le Front National transformer la France de Condorsé en l'Amérique de Trump.

Imposture démocratique. Président président président président imposture démocratique imposture historique. Mario Maréchal Le Penis que je la cite, elle va être contente accusé hier la gauche d'avoir organiser l'amnésie historique dans nos écoles.

D'ailleurs, j'aimerais bien savoir dans quelle école elle a été. Si c'est une école privée sous contrat, Si c'est une école privée sous contrat, elle aura appris les programmes de l'éducation nationale. Mais est même possible qu'elle ait été dans une école privée hors contrat.

Il en existe dans la République. J'aimerais savoir dans quelle école elle a été. Ça, on doit en dire assez long à connaître ses professeurs sur ce qu'elle porte aujourd'hui.

Elle serait en tout cas plus crédible si sa tante n'avait pas cherché à organiser l'amnésie historique dans nos urnes. La candidate du Front National voudrait nous faire croire qu'elle a rénové son parti. Elle nous assomme de déclarations faussement empathiques, d'émissions faussement intimistes, de vidéos YouTube faussement pédagogique.

Et pourtant, je veux lui dire ceci, on ne peut pas effacer l'histoire comme une page web. C'est ce qu'affirmait Angela Davis. Angela Davis, pardon, c'est un tropisme depuis hier.

Il y a Angela Merkel et Angela Davis. C'est ce qu'affirmait Angela Davis en janvier dernier lors de la marche des femmes à Washington. Notre responsabilité, c'est de rétablir la vérité du front, de faire une brève histoire de son imposture.

Marine Le Pen serait donc la candidate de la laïcité, dit-elle. Elle serait le seul rempart contre les religions qui menacent de bouleverser notre espace public. Elle serait, tenez-vous, la garante de la République universaliste.

Qui ne peut voir immédiatement le ridicule de ces affirmations ? Pour le Front National, laïcité est une idée qu'il découvre. Il s'opposait encore en 2004, je le rappelle, à l'interdiction des signes religieux à l'école, au mépris de l'intérêt de nos enfants et du principe selon l'un laquelle l'école devait donc être un sanctuaire privé de tout signe religieux.

Aujourd'hui, rien n'a changé. Et c'est même Robert Ménard qui disait "être français, c'est être blanc et catholique." La réalité c'est que c'est aux franges du FN où le voile de la dédiabilisation partant lambau qu'il faut chercher la vérité de Marine Le Pen.

Cette vérité, c'est que le FN se moque des principes de notre République s'il ne lui servent pas à nourrir ses obsessions, chasser les immigrés, faire la guerre aux musulmans. Les principes de Le Pen sont toujours rétrogrades et réactionnaires. Elle dit "La laïcité, c'est un héritage chrétien, un outil contre l'invasion.

Je dis la laïcité, c'est ce qui oblige au respect des différences et nous aide à vivre ensemble dans les respects des lois de la République. L'autre preuve que maame Le Pen ne comprend rien à nos principes, c'est la manière dont elle instrumentalise constamment la question des femmes dans ce pays. Elle se voudrait disciple de Simone de pouvoir et rejeter le nouveau patriarcat qui nous menace.

Mais dès qu'il est question de la liberté des droits des femmes, plus rien. Dans ce programme, trois lignes, une proposition sont consacrées aux femmes. Les premiers mots, lutter contre l'islamisme.

Ne soyons pas dupe. Sous ce mot, je le redis, c'est tout l'islam et au fond tout ce qui est différent que Le Pen rejette. Les femmes ne sont qu'une bûche de plus sacrifié dans la flamme de ces obsessions nationalistes et xénophobes, elle veut les embrigader sans jamais rien leur donner.

Sur les violences faites aux femmes, rien dans la bouche de madame Le Pen. J'aimerais pourtant connaître la vie de celle-ci quand la Russie de Poutine qu'elle chéritant vient de dépénaliser les violences domestiques. Dépénaliser les violences domestiques sur l'éducation à l'égalité femme homme.

Rien d'autre qu'une vieille rangaine sur le meilleur ennemi imaginaire de tous les réactionnaires. La théorie du genre sur l'égalité face au travail, moins que rien, la fin du partage du congé parental entre les parents. sur la libre disposition du corps des femmes.

Bien pire que rien, des propos calomnieux, insultants, ignobles, les IVG qualifié d'IVG de confort, les centres de planning familial qualifiés de centre d'incitation à l'avortement ou d'instrument de sa banalisation. Là encore, sa niè s'appelait récemment les plannings familiaux des associations politisées. Elle proposait aux dernières élections régionales de cesser de les subventionner.

Et c'est précisément ce que ce qu'a fait le maire de Haïange, monsieur Engelman, là encore non pas avec le planning familial mais avec le secours populaire. Imaginez donc pour les femmes ce que représenterait un Front national au pouvoir. Les distances prises par l'attente avec la niè ne se que poudre aux yeux.

Le FN au pouvoir, c'est un renforcement des discriminations, des préjugés à l'encontre des femmes et une diminution de leurs droits. C'est une instrumentalisation des libertés des femmes contre l'islam. Mais voter pour cette femme en réalité c'est voter contre toutes les femmes.

Vous le voyez cher amis chers amis sur la laïcité sur les femmes, le constat est le même. Le Pen fait semblant de croire au grands principes que nous aimons tous. Elle voudrait se couler dans le moule de la République mais ne parvient jamais tout à fait à gommer son cynisme, jamais tout à fait à effacer son père de la photo de famille.

Tous les moyens sont bons pour stigmatiser, toujours les mêmes, pour les faire responsables de toutes nos divisions, alors qu'en fait celles qu'elles cible sont toujours les premières victimes. Je veux poser à Le Pen les questions d'Olympe de Gouge. Comment est-il possible de prêcher avec véhémence ce qu'on ne pense pas ?

Comment peut-on avec autant d'audace tromper le peuple et mettre sur le compte d'autrui les résultats de ses propres crimes ? La division du peuple français, c'est Le Pen qui en est coupable et c'est elle qui veut la renforcer en faisant de l'inégalité la règle entre les femmes et les hommes, entre les étrangers et les Français, entre les immigrés et les Français d'une souche fantasmée. Le Pen dit "L'histoire de France c'est moi." Nous disons l'histoire de France c'est nous.

Et je veux le redire ici dans le nord, vous le savez bien, qui êtes venu ici en masse. Volontaires enthousiaste. Volontaires enthousiastes.

Quels sont ceux qui ont protégé ce territoire ? Quels sont ceux qui ont protégé la France ? Quels sont ceux qui l'ont fait vivre ?

Italien, grec, américains, polonais, turc, syrien, roumains, espagnol, tchèqu, arménien, russe, belges ? anglais, Serbe, Breton, Auvernia, Provenceu, Corse, Picar, tous répondirent présent. L'aurait-il fait si l'histoire de France n'avait pas été mondiale ?

Si elle n'avait pas été aussi leur histoire ? Et lorsque les ouvriers des bassins houillés s'unirent en juin 36 pour résister à un patronat qui voulait renvoyer les étrangers et les anciens pour faire des économies, ne furent-ils pas victorieux parce qu'ils étaient français, polonais, italien et de toutes les nationalités ? Dun unis.

Dun unis, ils auraient été vaincus. Désunis auraient-ils pu résister par la grève à l'occupant en 41 ? est la leçon qu'il nous laisse et c'est cette leçon là encore que je veux porter contre le mensonge et l'imposture historique du Front National.

Et puis j'en terminerai par la dernière imposture, l'imposture sociale. De père en fille, la vitrine a changé mais l'arrière boutique est restée à l'identique. La brutalité sociale, il s'en accommode pourvu qu'elle soit patriote.

Le Pen veut casser l'euro, notre monnaie. Elle dit vouloir redonner de la liberté à l'économie française. Je dis qu'elle lui attachera de nouvelles chaînes.

Celle de l'inflation galopante des produits importés, le pétrole, le gaz, des dizaines de produits de notre quotidien connecté, celle du prix de la dette publique, mais aussi privée à la mer mais aussi privée à la mercie de tous les spéculateurs. À chaque fois, c'est le porte-monnaie des plus modestes qui en fera les frais. À chaque fois, ce sont les revenus des travailleurs qui seront attaqués.

Et je ne parle même pas des répliques qui seraient du séisme parce que Marine Le Pen, madame Le Pen pardon, nous dit "L'exemple, c'est l'Angleterre, c'est la Grande-Bretagne, mais à ce que je sache, la Grande-Bretagne est sortie de l'Europe mais pas de l'euro. Elle avait déjà la livre et on ne peut pas comparer la situation de la Grande-Bretagne à ce qui serait celle de la France. Parce que si nous sortons de l'euro, la déferlande s'abattra par vague successive sur les récits fragilisé de notre tissu économique et industriel.

Et comme toujours, ce seront les travailleurs qui les premiers boiront la tasse. Tout ce que je dis, la famille Le Pen le sait très bien. Elle est bien éduquée, elle sait comptée, elle ne elle sait que la sortie de l'euro inquiète, mais elle est prêt à tout pour duper les Français.

Elle a donc bricolé une nouvelle monnaie. qui aurait tous les avantages du franc sans ses défauts. Le mensonge est aussi grossier mais il en dit long sur le cynisme familial.

Après tout, je veux le dire, que connaît la fille Le Pen à notre pays ? Moi, je ne mens pas sur mes racines. Je suis un enfant d'une famille française des classes moyennes.

Je sais ce qu'a été la trajectoire de mes grands-parents, de mes parents. Les efforts qu'ils ont fait pour s'élever dans la hiérarchie sociale, les efforts qu'ils ont fait pour que leurs enfants soient à la place qui est la leure aujourd'hui. fierté qu'il tire du mérite républicain qui a été le leur et du travail qui a été le leur, je sais comme à mon père et à ma mère que rien ne nous a été offert, que nous n'avons pas nous hériter hérité d'une rente économique et politique.

Je ne suis je ne suis pas le fils d'une dynastie. Je suis le fils d'une famille française qui a travaillé paysan ouvriers employés des femmes et des hommes qui ont travaillé pour être ce qu'ils sont et faire de moi ce que je suis aujourd'hui. Et je veux le dire parce que je sais d'où je viens parce que je sais d'où je viens parce que nous savons d'où nous venons.

Nous sommes les enfants de la République sociale et nous inscrivons nos pas avec fierté. Là encore, je le redis, dans les pas d'un homme parti cette semaine, mort cette semaine et à qui je dédie ce meeting. à toi Henri, toi aussi fils d'ouvrier, enfant du Sud-Ouest, tout entier, tout entier en bloc, qui savait justement faire la différence entre ces usurpateurs et celles et ceux justement qui témoignent de la réalité ouvrière, de la modestie de notre héritage, de la modestie de ceux qui nous ont précédé et qui savait parce que c'est un bien précieux que l'unité de la gauche est la condition des victoires pour les plus fragiles, nous inscrivons dans tes pas et pas dans cette imposture parce que nous sommes aussi les héritiers d'un autre homme qui lui non plus n'avait pas hérité.

Nous sommes les héritiers de Pierre Bergovois dont le nom a été sli par François Fillon. Un homme honnête, un homme honnête. Un homme honnête avec un diplôme de CAP devenu premier ministre.

Le contraire. Le contraire de tout ce que nous propose madame Le Pen, de tout ce que nous propose monsieur Fillon, un homme du peuple, preuve que le mérite n'a pas d'adresse ni de compte en Suisse. Il avait lui aussi servi les travailleurs rien que les travailleurs, tous les travailleurs jusqu'au bout.

Voilà, Le Pen a pris les mots de la gauche. Elle a pris certains accents de la gauche. Mais ne laissons pas prendre l'avenir des travailleurs de ce pays.

Avec vous, je veux lui opposer la plus vive des résistances. Avec vous, je veux faire face, faire front. Avec vous, je veux faire mienne la colère des Français, non pour les diviser, mais pour les rassembler.

Il y a dans ce pays une majorité sociale que nous devons transformer en majorité politique, compacte, puissante, porteuse d'espérance. Le Pen, c'est la candidate des rentiers de la Vieille France. Comme son père, elle ménage à tout prix les grands argentiers.

La finance, elle ne veut pas la réguler. Le changement climnamatique, elle renonce à le combattre. Moi, je suis nous sommes les candidats des emplois de la France de demain.

Nous ne flattons aucune nostalgie et nous serons demain libre de tout lobby. Le Pen veut isoler notre pays et en faire payer le prix au consommateurs, aux français via des taxes sur les importations. Moi, je veux placer le durable et le local au cœur de notre économie.

Je veux que 50 % de la commande publique ailleent au PME et au TPE de nos territoires local qui font le choix de la qualité, qui font le choix d'embaucher ici. Le Penerche des bouc émissaires. Moi, je propose des solutions au problèmes des Français.

Les logements mal isolés sont une atteinte grave au pouvoir d'achat et la santé de millions de Français. Je lancerai donc un plan de 100 milliards d'euros dans la rénovation thermique des bâtiments. L'énergie l'énergie la moins chère est encore celle que l'on n'est pas obligé de consommer.

Ce plan est aussi un plan pour l'emploi. 180000 emplois seront créés sur le quinquena dans le BTP nouvelle génération. Le Pen, c'est la candidate du nucléaire Advitam Ethernam.

Moi, je veux que d'ici une génération, je veux que d'ici 2050, la France devienne 100 % renouvelable. Je veux dire à nos ingénieurs que leurs compétences seront indispensables pour faire advenir un monde postncléaire, que nous avons besoin de ces compétences là. Mais aujourd'hui, qui peut ignorer que les énergies renouvelables sont plus compétitives, moins dangereuses et que surtout elle crée près de six fois plus d'emplois sur l'ensemble des territoires ?

Le Pen se nourrit de la misère des champs. Sa défense des agriculteurs est une imposture. Rappelons qu'en 2013 au Parlement européen, elle n'a pas soutenu le plafonnement des aides aux exploitants les plus riches pour aider les plus fragiles.

Moi, je veux redonner un avenir à notre adic culture. Je veux que le choix de la qualité de la conversion au bio, le passage à une agriculture sans pesticides, la remise en cause des intermédiaire de l'agrobiness assure un prix juste la reconnaissance que méritent toutes ces femmes et ces hommes qui nous nourrissent, que l'on tire un revenu de son travail au champ qui soit à la hauteur de l'effort que l'on fait. Le Pen n'aime ni la solidarité ni les fonctionnaires.

Et là encore, moi je veux instaurer une garantie service public universel. Les principaux services publics seront accessibles à moins de 30 minutes à la ville comme à la campagne. Qu'il s'agisse d'une crèche, d'une école, d'une gare, d'un accueil de jour Alzheimer, d'un centre de soins, nous devons garantir cet accès universel à des services fondamentaux.

Je veux également augmenter le nombre d'aides soignantes en ÉPAD parce que quelques minutes quelques minutes d'humanité en plus sont un investissement et pas une dette. Je veux faire en sorte d'augmenter de 30 % la pas, de 10 % le minimum vieillesse. Je veux faire en sorte demain que nous créons une allocation bien vivre en ÉPAD qui réduise le reste à charge pour ces familles, ces personnes, ces résidents qui n'ont pas les moyens aujourd'hui, sauf à demander à leurs enfants de pouvoir vivre et finir leur vie parfois souvent dans des maisons de retraite.

Enfin, je créerai un service public de la petite enfance avec 250000 nouvelles places d'accueil à horaire adapté pour que chaque puisse mener de front vie privée et vie professionnelle. Au total, c'est plus de 220000 postes qui seront créés pour s'occuper des autres. Alors, en ce qui me concerne, entre les actionnaires et les salariés, j'ai fait mon choix.

La famille Le Pen aussi, mais ce n'est pas le même. Les AT-on jamais vu soutenir les PSA, les cont, les whpol, les écoplat où était-il pour d'où Arcelor Mital et maintenant antioxyde à Calais ? Jamais nous ne les avons vu sur ces batailles là.

élu président de la République, je le dis solennellement ici, les entreprises qui délocalisent devront rembourser les sommes publiques indument perçu et j'instaurerai et j'instaurerai la règle selon laquelle les salariés seront représentés à hauteur de 50 % des voix du conseil d'administration comme en Allemagne. Parce que moi je crois dur comme faire à la cogestion et à la démocratie sociale. Enfin, ma stratégie pour l'emploi, elle s'accompagne du stratégie pour le pouvoir d'achat.

Le Pen là encore s'oppose à l'augmentation du SMIC, mais se garde bien de proposer autre chose. Moi, je défends le revenu universel d'existence. J'ai rendu public sa première étape.

J'ai rendu public sa première étape. Dès le premier janvier 2018, l'ensemble des personnes à partir de 18 ans, travailleur, au chômage ou étudiant, percevra le revenu universel. Ce revenu universel sera dégressif selon que l'on touche un autre revenu ou pas.

Très concrètement, une personne au SMIC à mi-temps qui gagne aujourd'hui moins de 600 € par mois percevra 350 € supplémentaires sur sa feuille de paye. Une personne qui n'a rien, rien d'autre, rien d'autre pour vivre. Président président un jeune à partir de 18 ans président bénéficiera de 600 € minimum par mois.

Une personne au SMIC temps plein percevra 200 € de plus par mois sans que cela ne touche au SMIC brut, c'est-à-dire sans que cela n'affecte le coût du travail et la compétitivité de nos entreprises. Le seul candidat de la feuille de paye, le seul candidat du pouvoir d'achat, c'est Benoît Amon dans cette élection. Il n'y en a qu'un.

Le seul qui revalorise le travail, le seul qui se préoccupe des petits salaires, le seul qui se préoccupe de savoir de quoi l'on vit quand on travaille dur, c'est Benoît Amont dans cette campagne présidentielle. Et je l'assume, oui, je veux l'augmentation de la feuille de paye. Oui, je veux augmenter le pouvoir d'achat.

Prép et ce ne sera pas prédic et ce ne sera pas, j'en termine un passeport pour loisiveté qui ne voit pas et ça me fatigue, je vais vous dire tous ceux qui parlent de la valeur travail mais n'y connaissent rien. Sauf à être très heureux eux d'aller au travail et de gagner 10000 €. Mais oui, tout le monde aime la valeur travail quand il s'agit de gagner 10000 € par mois.

Tout le monde serait content d'aller travailler dans ces conditions-là. Mais que savent-ils de ceux qui ont une famille à la maison, un seul salaire dans le foyer, se lèvent tôt, parfois très très tôt, ne parviennent pas à concilier vie professionnelle, éducation des enfants et vie privée ? Que dire ?

Il n'y a même plus de vie privée. Et pour qui le travail est dur, pénible. pénible.

Oui, parce qu'il y a de la douleur parfois, pas toujours, mais il y a de la souffrance. Il y a de la souffrance. Et je le dis, j'avais dit que je n'en parlerai qu'une fois, mais je le dis à Emmanuel Vincron, je te le dis ou je vous le dis, je ne sais plus si je lui dis tu ou d'ailleurs parce que il y a des fois, on a envie de le tutoyer par parce qu'il se trompe et de le ramener un petit peu à la raison.

Emmanuel Macron quand on a parlé du compte pénibilité. Oui, on a parlé du compte pénibilité. Vous avez raison parce qu'il y a parfois de la douleur au travail, parce qu'il y a parfois de la souffrance au travail. pas tout le temps, mais quand on vit 5 ans de moins qu'un autre parce qu'on a été en travail de nuit, travail posté, travail courbé, parce que quand on part à la retraite, son espérance devient en bonne santé et plus réduite.

Oui, cela veut dire qu'on a eu un travail plus pénible parce qu'il y avait plus de douleur et de souffrance et que si on a fait le compte pénibilité, c'est justement pour que demain les entreprises travaillent à une organisation du travail plus bienveillante, qu'elle se préoccupe d'améliorer les conditions de travail des salariés. Quand le MEDEF vous demande quand le MEDF vous demande de remettre en cause le compte pénibilité, mais résister une seconde. Au moins au nom des milliers de travailleurs qui attendent de partir plus tôt.

Résistez une seconde, une petite seconde. Ne leur donnez pas cela parce que si vous leur donnez déjà cela aujourd'hui, vous leur donnerez ça, ça, ça. Vous ne pouvez pas le faire.

Peu importe que vous ne soyez pas de gauche, peu importe, peu importe, je vais même vous dire, je vais même vous dire, il est possible il est possible cher Emmanuel Macron, que dans les ralliments de droite qui vous ont rejoint, il ait quelques responsables politiques de droite plus éclairé que vous sur les questions sociales qui vous disent que ça a été une erreur. Donc ne faites pas la politique que vous demande le MEDF sur ces questions-là. Il y a aujourd'hui trop de souffrance chez un certain nombre de Français au travail pour qu'on se désintéresse des conditions dans lesquelles ils vont partir à la retraite.

Ils ont le droit plus que tous de jouir d'une retraite en bonne santé d'un moment où ils se reposent où ils profitent tout simplement de la vie de la vie dont ils n'ont pas profité assez avant. Voilà. Ne le prenez pas ça.

Alors oui, le revenu universel sera un moyen pour ceux qui ont un travail difficile de renégocier, de renégocier un temps plein pour le transformer en temps partiel. Et parce qu'ils savent qu'avec ce temps partiel, plus le revenu universel, ils ne perdront pas en pouvoir d'achat. Ils réorganiseront leur vie et ce ne sera pas un luxe.

Et ce ne sera pas un luxe pour ces vies modestes, pour ces Français qui vivent de peu. Ce sera même aujourd'hui une mesure de justice que de leur permettre justement de vivre plus correctement. Et moi, je vis ce double objectif là, améliorer la vie des Français, leur rendre la vie meilleure, notamment pour ceux et celles pour qui la vie a été plus dure que pour tous les autres.

Voilà, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup parlé des Le Pen, de madame Le Pen parce que je considère que finalement Le Pen plus d'inégalité sous un même drapeau, quel qu'on soit finalement ce pays de la manière radicalement opposée à la manière dont nous le vivons et l'imaginons. Moi, je le redis, je suis le candidat du travail. Je veux réconcilier les Français par le travail.

Je veux les réconcilier par le pouvoir d'achat. Je veux améliorer leur vie. et pour commencer la vie de celles et ceux qui sont les plus modestes.

Alors présidentés alors face à Le Pen, nous lui devons de nous rassembler et je le dis, je me suis exprimé ce matin pour regretter qu'une partie de ma famille politique a fait le choix de nous quitter parce que je pense que dans un moment comme celui-là, il est important de faire mle, d'être compact. Vous êtes là, merci. C'est le meilleur d'ailleurs, la meilleure réponse qu'on peut leur faire.

Mais ce rassemblement, il doit déborder les appareils. Il doit déborder les appareils. Il doit aller au-delà.

Il doit aller au-delà des discussions entre les partis politiques et d'une négociation. Je me suis tourné vers le reste de la gauche par arrogance parce que je viendrai du Parti socialiste et qu'il faudrait que je sois celui autour duquel naturellement tout le monde se rassemble. Je connais les campagnes électorales.

Il y a des bons moments, il y a des mauvais moments et en ce moment objectivement la vie politique française est pleine de convulsion. Mais dans ce moment un peu ératique de notre vie politique, si je me suis tourné vers toute la gauche, les socialistes, les écologistes, les radicaux, les citoyens, les socio-démocrates, ceux qui appartiennent à une gauche plus radicale, les insoumis, les communistes, c'était pour leur dire "Je crois aujourd'hui que la centralité qui est la mienne à gauche, ma capacité à pouvoir parler à toute la gauche, à renouer les liens entre nous à réparer ce qui a été brasé par le passé, à refuser de permettre finalement que cette élection ne soit qu'une affaire de revanche des uns sur les autres, mais la possibilité pour nous d'être utile. Il me revient de vous dire que je pense comme beaucoup de Français que si je respecte toutes les démarches, toutes les candidatures à gauche, ma candidature aujourd'hui est à mes yeux la mieux placée pour incarner cette centralité et rassembler toute la gauche.

Parce que sans rassemblement sans rassemblement [Applaudissements] [Musique] sans rassemblement la victoire au second tour la qualification dès le premier tour sera plus difficile. Et je regrette puisque Jean-Luc a répondu ce soir qu'il a dit qu'il ne voulait pas négocier. Tout le monde lui reconnaît de grande qualité.

Mais je regrette, je le dis qu'une fois de plus, finalement un certain caractère l'empêche d'être plus utile à la gauche qu'il ne pourrait l'être. En réalité, il pourrait l'être et ce ne serait pas simplement d'être utile à un autre candidat. Ça n'est pas ça la question. c'est d'être utile à notre famille politique, au peuple français, à la gauche toute entière.

C'est de cela dont je voulais parler puisque c'est à nouveau pas possible, puisqu'il préfère continuer, qu'il continue, je le regrette profondément car à mes yeux, nous avons là aujourd'hui une occasion. Il n'y a au fond plus de prétexte ou de mauvaises excuses à ne pas se rassembler derrière ma candidature. Chacun mesure qu'elle est plus centrale dès lors que d'autres ont fait le choix de nous quitter, d'autres ont fait le choix d'Emmanuel Macron au moment où justement ma candidature pouvait rassembler tout le monde.

Il n'y a plus donc cette excuse là et ce prétexte pour ne plus se rassembler derrière moi et je le redis aux électeurs, aux citoyens puisque les appareils ne le veulent pas. Je leur dis aux électeurs et aux citoyens, face au Le Pen, réunissons toutes nos forces. Réunissons toutes nos forces autour de ma candidature.

Faisons en sorte de nous lever, de convaincre des milliers d'autres citoyens que nous pouvons être au second tour de l'élection présidentielle et que si nous y sommes, la meilleure manière de battre Le Pen, ça n'est pas de reproduire un projet libéral, c'est de propulser un imaginaire puissant, un futur désirable, des convulsions de gauche, un autre projet politique. Nous sommes la France et nous en faisons ici le serment, le serment de l'île. Par nous, Le Pen ne passera pas.

Par nous et par vous, en dépit des calculs, en dépit des aventures individuelles, la gauche se relèvera. Par nous, nous en faisons le serment à Lille. La République remettra et la victoire sera non seulement au rendez-vous de mai, mais ce qui sera au rendez-vous du prochain quinquenar.

C'est le fait de relever la France, c'est le fait de relever la République, c'est le fait de redonner l'espoir à des millions de nos concitoyens. Mes chers amis, de toute la gauche, de toute la gauche évolue de tout le nord et de tout le Pascalem, au nom de ce très beau combat, ce soir, une fois encore et avec plus de force que partout ailleurs. Vive la République et vive la France. [Musique] H [Musique] [Musique] [Musique]