Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAlexandre Ouizille· 22 septembre 2024 12 min

« Michel Barnier veut taxer les riches ? Nous attendons de voir. » - Alexandre Ouizille sur BFM TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nouveau deux nouveaux invités Albert Zenou merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef du service politique du Figaro et Alexandre wiouizy bonsoir bonsoir sénateur Parti socialiste de de looise d'abord ces annonces donc pas d'impôts pour les plus modestes pas d'impôts pour les classes moyennes pas d'augmentation d'impôts plutôt bonne nouvelle bah si c'est le cas si c'est le cas c'est une très bonne nouvelle mais ce que il il y a la parole et puis il y a les actes et puis il y a ce qui se prépare dans les ministères moi ce que je lis et ce que je vois c'est que visiblement sur la question de l'impôt sur le revenu il y a une question sur le barê de l'impôt et que le barê de l'impôt serait gelé si tel est le cas vous pouvez avoir 300000 personnes qui rentrent à l'impôt sur le revenu et par ailleurs chaque personne qui est dans l'impôt sur revenu qui passe certains seuils et certaines tranches donc il va falloir attendre un petit peu le contenu pour l'instant on a des discours on a quelque chose en pointiller qui se dessine mais moi j'attends de voir exactement dans les fait ce qui se passe les taxés les plus riches les Français les plus riches les grosses entreprises vous êtes acccord avec oui ça fait 7 ans qu'on le dit au macronis tous les tous les ans lorsquon on est au moment du budget on leur explique que c'est la politique qu'il faut conduire parce que on y arrivera pas autrement et lorsqu'on regarde ce que font les Américains par exemple ils font de la dette oui mais ils font de la dette non pas pour faire des baisses d'impôts sur les plus riches mais pour bah investir dans la transition énergétique investir dans leur classe moyenne enfin changer de politique économique Virgine Martin est-ce que ce soir les personnes qui nous regardent les personnes les plus modestes les personnes de la classe moyenne peuvent dire je vais y échapper c'est sûr oui certainement parce que il a employé le mot les plus fortunés donc bon je pense qu'on est assez peu nombreux en France à se sentir fortuné qu'est-ce que ça veut dire où est-ce qu'il place après la barre je n'en sais absolument rien évidemment mais après aussi je pense qu' une chose importante qui peut aussi rassurer les gens d'une manière générale ou en tout cas la très grande majorité c'est l'AX enfin l'axe aussi sur le travail le cap et le respect du travail c'estàdire voilà ne pas trop décourager les gens qui travaillent ne pas trop les écraser sous l'impôt et garder sous-entendu ce consent à l'impôt ça aussi c'est extrêmement important parce qu'à un moment donné s'il y a pas de consentement à l'impôt et bien on va trouver des scénarios ici ou là ou pour y échapper ou pour travailler moins pour travailler différemment ou alors pour les plus fortunés pouvoir éventuellement partir et échapper à l'impôt à la française s'il y a des impôts pour les plus riches et pour les grosses entreprises Albert Zenou concrètement ça peut prendre quelle forme alors ça je ne sais pas du tout puisque ça va dépendre de de ce que va proposer le le Premier ministre moi ce qui m'inquiète un peu c'est cette augmentation des des impôts on est le pays le plus taxé bon on le dit toujours he 48 % de de de prélement obligatoire c'est la c'est le record quasi mondial en tous les cas d'Europe euh et quand on quand Barnier on sent bien que quand il quand il dit que il veut taxer les plus riche il veut donner un gage un peu à la gauche pour dire regardez je je suis aussi capable de de de de faire des choses dans le sens d'une plus grande justice il avait dit fiscale bientôt il va dire sociale et après qu'est-ce que que c'est que quelqu'un de riche alors François Hollande pendant la campagne 2012 il avait dit que riche c'était 4000 € par mois alors tout le monde ne gagne pas 4000 € mais c'est est-ce que à 4000 € on est vraiment riche alors est-ce que dans la tête de Michel Barnier est-ce que cette cette cette barre est là et puis souvent vous savez on part de de très haut et puis parce que ça rapporte pas assez parce queil faut il faut agrandir l'assiette et et et et ça descend et et et là le je reviens sur le conscentement là ça devient difficile parce que vous avez et vous avez politiquement ça va pas être facile à vendre aussi à ses alliés de droite Benjamin oui alors il faut revenir si on veut comprendre à peu près ce qui se passe au discours de politique générale mais de Gabriel Atal Gabriel Atal son discours de politique générale a comme architecture principale la question des classes moyennes tout bêtement parce que bah c'est la base électorale des macronistes et également parce que et ben il y a le sentiment que cette classe moyenne aujourd'hui fuit vers un vote RN tout bêtement parce que en se popérisant et bien elle part RN et donc l'objectif des macronistes c'était d'angler sur leur électorat d'ù le fait qu'aujourd'hui Gabriel Atal bah tient à justement garantir le qu'il n'y ait pas de hausse d'impôt sur ces classes moyennes mais il y a un dilemme stratégique Alexandre wiouisi a raison quand il dit il y a malgré tout aujourd'hui des rumeurs de gel du barem ça peut paraître très technique mais si vous gelez le barem vous avez plus de gens qui franchissent les seuils sur l'impôt sur le revenu et ça c'est 4 milliards est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement veut renoncer à 4 milliards pour faire plaisir à Gabriel à la tale et au classe moyenne c'est tout sa évident et c'est le début d'un dilemme qu'on va avoir sur le budget qui ne touchera pas que ça mais qui touchera beaucoup d'autres mesures il y a besoin de faire des économies et ça implique forcément bah de taper sur une partie l'électorale la macronie tu dual à 22h on se posa la question est-ce qu'il y aura un retour de l'ISF l'impôt de solidarité sur la fortune s'il fait ça il va se mettre toute la droite à dos non bah écoutez je pense qu'il est déjà en train de de se mettre une partie de de la droite à dos puisque si la question c'est de savoir si c'est les plus modestes qui vont être con é par cette d'impôt les plus modestes déjà ils payent pas d'impôt il y a 44 % des 44 % des foyers fiscaux en France qui payent de l'impôt sur revenu donc il y a énormément de gens qui échappent et après dans ceux qui payent des impôts 10 % des gens qui payent des impôts payent 75 % de ce qui est est récolté donc je rejoins tout à fait ce qu'a dit Albert Zenou le le grand flou c'est de savoir où Michel Barnier va placer sa définition du mot fortuné et je crains malheureusement que il ne la place pas que directement pour les gens qui gagnent 10 millions d'euros 10 millions d'euros par an donc ça va une fois de plus pressuriser des gens qui certes ont des bons revenus mais déjà travaillent pour cela et sont déjà quand même énormément énormément taxés dans les pistes aussi évoquées pour pour augmenter les les recettes de l'État plutôt d'ailleurs que de chercher à en réduire les dépenses il y avait aussi la question des emplois à domicile ça ça va être terrible comme signal envoyé à la droite parce que déjà à la fois c'est pour des gens les gens qui exercent ces emplois ilà bah c'est si s'il y a pas d'aide pour les les gens qui font appel à eux pour utiliser ces ces niches fiscales beaucoup de ces gens-là vont perdre leur emploi et c'est découragé aussi ceux qui qui il il fait des appel sur l'ISF honnêtement ça a été prouvé je crois enfin je je crois pas être un afro ultralibéral en disant cela mais que évidemment c'est parmi les bonnes choses qu'avait fait Emmanuel Macron ça avait quand même permis de garder un certain nombre de capitaux chez nous et au-delà des capitaux de euh donc je trouais ça très déprimant dans un pays qui est quand même quand même déjà très gourmand en argent public dépensé de ne s'attaquer que à la question des prélèvements plutôt que à la baisse des des dépenses ISF ISF est pas très rentable était pas très rentable dans sa version ancienne il coûtait aussi cher à récolter qu'à qu'à qu'à enfin récolter enquêter que de d'avoir le de prever les infos donc c'était pas c'était pas une c'était pas une une manne incroyable et et puis surtout vous vous adressez à des populations qui ont la capacité de de d'optimiser fiscalement tout leur venu de d'éventuellement partir de France et il y en a eu beaucoup qui sont partis de France et et c'est dommage de voir des les forces vives parfois quitter quitter le pays Alexandre Louy je voulais vous faire réagir sur ce qu'a dit le Premier ministre aussi sur la réforme des des retraites il ouvre la voie à ce qu'il appelle une amélioration de la réforme des retraite on va regarder ce qu'il a dit ce soir tout en laissant entendre que le cadre financier ne ne changerait pas donc sans doute pas l'âge de de départ à la retraite mais qu'on pourrait jouer par exemple sur la pénbilité ou les carrières longues écoutez oui en fait le fait de dire à cadre financier constant montre qu'il y a pas de volonté et je pense que c'était dans le PACT entre guillemets qui le lit aujourd'hui avec les macronistes il y a pas de volonté de de de de renverser la table sur la question de la réforme de donc faut voir ce qui met derrière le paramétrique encore une fois on eff face un discours qui pour l'instant reste très éteréré moi je sais pas exactement vous dire il est pr à rvoyer aux partenaires sociaux ça va pas très loin quand même he à cadre financier constant de dire qu'on est prêt à aller avec les partenaires sociaux juste pour revenir quand même sur ce qui a été dit sur l'ISF pardon mais c'est une légende urbaine de dire que l'ISF pe coûte aussi cher à collecter qu' aussi cher mais rapporte pas énormément ça rapporte plusieurs milliards aujourd'hui plusieurs milliards par an et nous sommes dans une situation et moi j'aimerais revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure sur la situation politique et économique que nous vivons on est quand même après 7 ans de macronisme dans une situation où les baisses d'impôts devaient per mettre aux riches de pouvoir investir plus pour relancer la croissance et donc la croissance et la croissance permettait de nouveaux impôts qui limitaient l'endettement vous voyez bien qu'on en est pas du tout là en fait on est dans un moment d'endettement maximal avec un taux de pauvreté maximal avec aujourd'hui une situation du pays qui est donc et une croissance qui est en fait molle et assez faible en fait par rapport au rese de l'Union européenne donc en fait on n'est pas dans une bonne situation donc ce qui s'est jouer c'est quoi c'est l'échec d'une politique économique c'est ça la vérité en fait regardez les choses un petit peu en face les politiques de baisse d'impôt elles n'ont pas d'ffet elles n'ont pas eu d'ffets économiques sérieux pour la France donc il faut changer de pied il faut il faut collecter aujourd'hui si si vous me permettez mais quand je regarde quand je regarde ce qui s'est passé ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique c'està-dire des gens qui n'hésitent pas à faire du déficit public mais pourquoi pas pour organiser des baisses d'impôts pour investir on a besoin d'investir dans ce pays on a besoin d'investir dans une transition écologique américain comparerous les domaines en TER de char de possibilité de vir G en 3 minutes enfin et si vous voulez en 3 minutes ex là on prend tout quoi non mais mais non parce qu'en fait la vie c'est pas on prend tout la vie c'est on regarde ce qui fonctionne est ce qui fonctionne pas en fait et le fait d'avoir des salariés protégés en modèle social fort ça permet par exemple d'avoir une espérance de vie bien supérieure à celle des ÉtatsUnis enfin regardons tout si vous voulez mais à ce momentl on regarde vraiment tout donc en fait on est dans une situation où on est face à l'échec d'une politique économique le Premier ministre va en changer mais sans adopter vraiment d'autres doctrines en fait on est dans un entre deux assez incompréhensible en fait il nous reste une minute juste ce gouvernement vous lui donnez quelle durée de vie c'est la bonne question le budget pour l'instant on verra bien la vraie le budget c'est le mois prochain Lee P c'est le budget hein c'est ça la vér y a une très bonne formule dans dans l'éditorial de Liv trèsard du Figaro de demain mais que le Figaro a gracieusement déjà mis en ligne ce soir il dit tous les T tous les fusils sont sortis et c'est c'est vrai honnêtement et ça s'est vu dans la composition de ce gouvernement ça va être une boucherie honnêtement il y a personne à part Michel Barnier lui-même qui est dans la classe politique a envie que ce gouvernement réussisse il n'a que des ennemis aujourd'hui personne n'a intérêt non plus à le faire tomber dans sa majorité c'estàd que les macronist sont pris au piège du côté de LR ils ont quand même Matignon et ça c'est bien pour eux et de l'autre côté le RN en plein procès Le Pen avec qui pluser une comment ça va se passer le budget la gauche va déposer une motion de censure je pense que vous pouvez nous l'affirmer ce soir en disant que ça ça ça et ça c'est en effet diriiment Marine Le Pen va faire ses courses elle va dire ça et ça je veux pas que ça figure dans le budget enlevez-le si vous l'enlevez je ne voterai pas la censure résultat le budget elle pourra dire c'est grâce à moi et le fait que les points d'ériment ne soient pas dans le budget elle pourra dire également que c'est grâce à elle si elle joue ce jeu elle a pas intérêt à sensur toute façon ceux qui sont à l'extérieur aujourd'hui n'ont effectivement aucun intérêt l'agenda pour beaucoup beaucoup beaucoup trop court et pour l'instant ils ont d'autres chat à fouetter que d'aller tout de suite censurer ce gouvernement le faire tomber et tout de suite quoi d'autres législatives d'autres gouvernements d'autres la destitution qui est une illusion absolue et cetera chacun pour l'st part content que mich barnierit all allez on va poursuivre ce débat ce sera juste après la pub je vous donnerai la parole bien sûr Albert vous restez avec nous on se retrouve dans un tout petit instant

« Michel Barnier veut taxer les riches ? Nous attendons de voir. » - Alexandre Ouizille sur BFM TV — Alexandre Ouizille · Pourquijevote