La censure de la promotion du livre de J. Bardella est honteuse ! - Laurent Jacobelli (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:02OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est de la censure ?
- 2:06OuverteRéponse partielle
Pourquoi est-ce que Média Transport a pris cette décision ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez, M. Delaporte ?
- 3:08RelanceRéponse directe
Mais là, sur cette affaire, je réponds déjà à ceux qui se disent garants de la démocratie et de la liberté de la presse ?
- 4:21RelanceRéponse partielle
Répondez au fond de la question.
- 4:46OuverteRéponse directe
Alors nous avons un autre élu avec nous. Martin Garnier, qu'est-ce que vous en pensez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Locuteur 5Fait
« Je crois qu'il y a aujourd'hui, chez une partie de la gauche et chez une partie notamment des syndicats d'extrême-hauche, une nostalgie des régimes totalitaires. »
- 0:50Locuteur 5Fait
« Je trouve que la manière dont l'extrême-gauche brutalise le débat, empêche le bon fonctionnement de la démocratie est un scandale. »
- 1:06Locuteur 7Fait
« Ah ben ça y ressemble beaucoup. »
- 1:12Locuteur 7Fait
« Oui, moi, je suis très inquiet, très inquiet de voir dans notre pays que la liberté d'expression est à ce point attaquée, voire que dans notre pays, des syndicats d'extrême-gauche... »
- 1:33Locuteur 7Fait
« C'est pas la CGT qui dirige normalement la SNCF. »
- 1:42Locuteur 7Fait
« D'autres leaders politiques ont écrit des livres et ils ont eu leur affichage à la SNCF. »
- 1:51Locuteur 7Fait
« Mais vous savez, on a aujourd'hui une gauche qui se radicalise, qui voit la démocratie pratiquement comme un danger. »
- 2:10Locuteur 7Fait
« Quand on veut aller faire un meeting dans une salle, eh bien vous avez toujours des nervis d'extrême-gauche maintenant qui nous empêchent d'entrer. »
- 2:30Locuteur 7Fait
« Je suis absolument persuadé qu'ils ont éveillé la curiosité de dizaines de milliers de Français qui vont vouloir lire ce que l'extrême-gauche veut les empêcher de lire et que ce sera un grand succès pour le livre de Jordan Bardella. »
- 2:42Locuteur 4Fait
« Moi, je trouve toujours ça curieux d'entendre le Rassemblement national crier à la censure et au déni de démocratie quand c'est les premiers à refuser l'entrée à certains journalistes, à leurs meetings, à leurs réunions publiques, à refuser de répondre aux différentes questions, à répondre aux débats publics. »
- 3:29Locuteur 4Fait
« On a un problème aujourd'hui avec l'extrême-droite en France et qu'il se croit tout permis. »
- 3:37Locuteur 4Fait
« La neutralité dans les affiches, Jordan Bardella, c'est pas neutre, non. Je suis désolé. Un visage de Jordan Bardella dans toutes les gares de France, c'est pas neutre. »
- 3:55Locuteur 4Fait
« L'affichage public, et M. Jacobi comme moi, est interdit, en fait. Quand on a une affiche dans l'espace public, depuis les années 90, vous n'en verrez plus. »
- 13:17Locuteur 2Fait
« Les chiffres ne montrent pas ça. Et je trouve que les arguments de M. Casbarian sont des arguments vulgaires, faux, qui visent à dresser les Français les uns contre les autres comme s'il y avait des profiteurs. »
- 13:24Locuteur 2Chiffre
« Honnêtement, ce dont on parle, c'est de 11% dans le privé d'arrêt maladie, de 14% dans le public, donc 3% de différence. »
- 14:12Locuteur 3Chiffre
« Lorsque vous constatez que le nombre de journées d'absence a augmenté de 80% en l'espace de 10 ans »
- 16:21Locuteur 4Fait
« Qu'est-ce qu'il dit, le rapport de l'INSEE ? C'est que 95% du différentiel qu'on a évoqué qui est de 3 jours s'explique par différents critères. »
- 18:00Locuteur 4Fait
« Certes, on a réduit le nombre d'arrêts maladie d'une journée. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? On a augmenté le nombre d'arrêts maladie de deux jours, de trois jours. »
- 18:30Locuteur 7Fait
« Il y a un principe d'égalité. Ce principe d'égalité entre les travailleurs du secteur public et les travailleurs du secteur privé peuvent passer aussi par le fait que tout le monde ait trois jours de carence. »
- 19:01Locuteur 7Promesse
« Le milliard ou le milliard 2 que l'on gagne sur cette mesure dans la fonction publique doit être réintroduit dans le pouvoir d'achat dans la fonction publique. »
- 23:50Locuteur 7Chiffre
« On faisait une économie supplémentaire de 15 milliards, vous voyez. »
Temps de parole
- Locuteur 322 %
- Locuteur 420 %
- Locuteur 717 %
- ?14 %
- Présentateur13 %
- Locuteur 110 %
- Locuteur 22 %
- Locuteur 52 %
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On va s'intéresser au Rassemblement national, ou plutôt à un livre, celui de Jordan Bardella, qui doit sortir et qui doit faire l'objet d'une campagne publicitaire, comme on les voit régulièrement, dans les gares. Sauf que là, la publicité n'aura pas lieu pour le livre de Bardella. L'entreprise qui gère les parnaux publicitaires de la gare SNCF a dit que ce livre, qui s'appelle « Ce que je cherche », aux éditions Fayard, convient au principe de neutralité. Écoutez Jordan Bardella.
—
Je crois qu'il y a aujourd'hui, chez une partie de la gauche et chez une partie notamment des syndicats d'extrême-hauche, une nostalgie des régimes totalitaires.
C
'est-à-dire qu'on considère qu'il y
a
des livres qu'on peut lire,
il
y
a
des livres qu'on peut vendre, et puis il y a des livres qu'on ne peut pas lire et qu'on peut vendre. Qui sont ces syndicats d'extrême-gauche ? Quelle est leur légitimité pour venir dire à une grande entreprise publique comme la SNCF que mon bouquin ne devrait pas être vendu, en tout cas qu
'on
ne devrait pas en faire la publicité ? Je trouve que la manière dont l'extrême-gauche brutalise le débat, empêche le bon fonctionnement de la démocratie est un scandale.
Alors, c'est un scandale. — Est-ce que c'est de la censure ? Bonsoir, M. le député.
— Bonsoir.
— C'est de la censure ? — Ah ben ça y ressemble beaucoup. Oui, moi, je suis très inquiet, très inquiet de voir dans notre pays que la liberté d'expression est à ce point attaquée, voire que dans notre pays, des syndicats d'extrême-gauche...
— Le
syndicat de la SNCF avait dit que la campagne de publicité au service d'un parti politique d'extrême-droite n'a pas sa place dans les gares. Et on a même la CGT Cheminot qui a dit que
c
'est une très bonne nouvelle. C'était une véritable provocation. Voilà. Comme ça, tout le monde est remis à sa place. Le RN n'est pas un parti comme les autres. C'est ce que dit la CGT Cheminot.
—
Oui, mais la CGT ne fait pas la loi en France. C'est pas la CGT qui dirige normalement la SNCF. D'autres leaders politiques ont écrit des livres et ils ont eu leur affichage à la SNCF. Donc soit on l'interdit pour tout le monde, c'est une mesure, et elle s'applique à tout le monde en pleine égalité, et c'est acceptable. Soit on ne
l
'applique à personne, mais on ne peut pas l'appliquer simplement à un seul parti politique. Mais vous savez, on a aujourd'hui une gauche qui se radicalise, qui voit la démocratie pratiquement comme un danger. Quand on ne pense pas comme elle, alors on doit être exclu. Quand une chaîne de télévision leur paraît suspecte, il faut l'exclure. Quand un leader politique écrit un livre qui ne correspond pas à leurs opinions, alors il faut l'exclure.
—
Mais pourquoi est-ce que
Média
Transport a pris cette décision
? — Quand on veut aller faire un meeting
dans une salle, eh bien vous avez toujours des nervis d'extrême-gauche maintenant qui nous empêchent d'entrer. C'est très grave pour la démocratie. Respectons la démocratie. On est libre de lire ou pas le livre de Jordan Bardella, mais on est libre aussi d'afficher comme d'autres. Vous savez, au fond, c'est tellement primaire comme réaction, c'est tellement dénué d'esprit démocratique que je suis absolument persuadé qu'ils ont éveillé la curiosité de dizaines de milliers de Français qui vont vouloir lire ce que l'extrême-gauche veut les empêcher de lire et que ce sera un grand succès pour le livre de Jordan Bardella.
— Qu'est-ce que
vous en pensez, M. Delaporte ?
Vous dénoncez la
censure ou vous
trouvez
que c'est normal, en fait
?
— Moi, je trouve toujours ça curieux d'entendre le Rassemblement national crier à la censure et au déni de démocratie quand c'est les premiers à refuser l'entrée à certains journalistes, à leurs meetings, à leurs réunions publiques, à refuser de répondre
aux différentes
questions, à répondre aux débats publics. Vous savez, moi, dans mon département, au niveau des législatives, aucun candidat n'a accepté de répondre aux questions de la presse. —
Mais là, sur cette affaire, je
réponds déjà à ceux qui se
disent garants de la démocratie et
de la liberté de la presse et qui sont les premiers à mettre des dix de journalistes interdits.
— Qu'est-ce que vous en pensez ?
— Ça, c'est le premier point. C'est extrêmement factuel. Ça peut se vérifier.
—
La gauche radicale,
dans toute sa splendeur. — Le
deuxième point, moi,
je
suis socialiste, vous savez.
— Oui,
oui,
on a une demande d'extrême-gauche, maintenant.
— Voilà. On a un problème aujourd'hui avec l'extrême-droite en France et qu'il se croit tout permis. Et que quand on fait une campagne d'affichage qui ne respecte pas le principe de neutralité, je dois respecter que c'est quand même la loi de 2021...
— Ce que je cherche, c'est pas de la neutralité ? — La
neutralité dans les affiches, Jordan Bardella, c'est pas neutre, non. Je suis désolé. Un visage de Jordan Bardella dans
toutes les gares de France, c'est pas neutre. — Comme tout responsable politique, c'est pas neutre. — Et pour les
autres,
c'est visable.
— Et je crois que quand ils ont pris cette décision, ils ont bien analysé juridiquement les conséquences et le niveau de la loi. Je rappellerai également que l'affichage public, et M. Jacobi comme moi, est interdit, en fait. Quand on a une affiche dans l'espace public, depuis les années 90, vous n'en verrez plus. Jusqu'à l'année 90, vous pouvez voir des affiches, des grandes affiches partout, de responsables politiques, etc., parce qu
'on
pouvait se payer de la pub comme ça. Aujourd'hui, un parti politique ne peut plus se payer de
la pub dans l'espace. — Mais enfin, excusez
-moi,
c'est une maison d'édition, c'est faillard. — Tous les autres politiques qui ont fait la livre ont eu le droit. — Allez-vous, je pensez, on n'a pas ce qu'on veut,
mais
je suis désolé. — Ne soyez pas méprisant dans vos gestes. Répondez au fond de la question. — C'est pas une question de gestes,
c'est une question juste d'être un peu sincère. Vous
savez très bien que quand vous avez le visage de
Jordan Bardella qui est affiché partout en 4x3, c'est une campagne de propagande politique. C'est rien d'autre.
— Et quand c'est un autre politique, non, alors ? — Mais comment ça ? Qui, par exemple
? — Parce que d'autres ont écrit des
livres et
ont eu le visage affiché.
Nicolas Sarkozy, par exemple. — Oui, ancien
président de la République.
—
Ségolène Royal.
— Voilà, elle n'était pas candidat à l'élection. — François Hollande,
qui n'a pas
quitté la vie politique, même si on ne le voit pas à l'Assemblée, il est toujours actif. — Ce que je peux vous dire, c'est qu'au moment où les personnes... — Vous allez plus loin que ça, parce
que vous dites avec la maison d'édition Fayard,
c'est ce que... —
Alors
moi,
c
'est pas ce que je dis.
— Quand je vous ai dit Fayard, vous dites on est dans la
campagne. Parce que Fayard, il faut rappeler que c'est Vincent Bollon. — Non, non,
je parlais de l'affiche de
quelqu'un
qui est en campagne. Bien sûr, il est en campagne. —
Et là, c'est une maison d'édition
qui
veut faire la promotion d'un livre.
—
Il est en campagne,
il
est
élu actuel. — Non, mais c
'est une maison d'édition qui veut faire la promotion d'un livre. — Pour les anciens
présidents de la République ou pour Ségolène Royal, il n'était pas élu. Donc là, on a un élu qui se fait une campagne de communication politique. C'est, pour
moi, extrêmement
problématique. Et ça contrevient au
d'un nationalité
de l'affichage dans le secteur public.
— Alors nous avons un autre élu avec nous. Martin Garnier, qu'est-ce que vous en pensez
? —
En un mot, on voit bien qu'une fois de plus, l'extrême-gauche se met au service de l'extrême-droite. Avec cette décision, les syndicats, finalement, assurent la plus belle des promotions au livre de M. Bardella. Donc si c'est leur objectif, c'est très bien joué. Si c'est pas le cas, ça permet de polariser et de cliver une nouvelle fois la société française. C'est-à-dire qu'on ne peut être finalement que d'accord avec le refus d'une censure a priori. Ce qui est le cas pour M. Bardella devrait être le cas pour tous les hommes politiques qui écrivent des ouvrages. Et Jean
-Luc
Mélenchon en fait partie aussi. Donc soit il y a une loi qui s'applique aux mêmes égards à tout le monde. Mais en aucun cas, c'est un syndicat qui doit décider ce qui, oui ou
non, doit être publié. — Alors
c
'est pas un
syndicat qui a décidé. — Enfin, on a bien vu qu'il y
avait
une pression qui était extrêmement forte. Moi, ce qui me gêne, c'est qu'effectivement, la seule règle,
et
c'est pareil pour la démocratie, c'est la pluralité de l'offre. Et c'est après le choix des Français. Rien n'oblige les gens à acheter un livre de Bardella s'ils veulent le lire ou s'ils veulent pas le lire. Mais de décider a priori ce qui, oui ou non, doit être offert aux Français, c'est une forme, je trouve, de mépris. Et c'est une fois de plus ce qu'on a tous payé collectivement, des 11 millions d'électeurs de ce parti. Et en faisant ça, ce syndicat les stigmatise encore plus et les renforce encore plus dans leur
identité. — Oui, parce que la CGT
Cheminot se félicie de l'addition. C'est une bonne nouvelle. Tout le monde est remis à sa place. On peut toujours affirmer que le RN n'est pas un parti comme les autres. Donc la CGT Cheminot
prend
position en disant, voilà, nous sommes fiers
d'avoir empêché... — Oui, mais moi, je suis pas le
représentant de la CGT
Cheminot. Je suis représentant... — Vous le cautionnez aussi. Vous dites la même chose que...
— Non,
mais
attendez. Vous avez écouté ce que j
'ai
raconté. —
Bah oui.
— Donc moi, je vous ai dit, c'est une campagne politique. Et moi, j'ai pas envie de voir une campagne politique gratuite du RN. —
Oui, mais c
'est
exact. Vous voyez
bien que c'est pas
la
même chose. C'est du travail de presse. Et moi, je ne critique pas la presse et le travail éditorial. —
Là, c'est un travail de propagande. Voilà. C'est un travail de
propagande. Voilà.
— Alors,
Avandine Atalaya, quelle histoire
! —
Oui, mais quelle publicité, en effet, pour le RN avant tout.
C
'est-à-dire que mieux vaut avoir celle-ci tous les jours sur les plateaux plutôt que d'avoir des affiches auprès de la SNCF. Après, il est vrai qu'il y
a
un principe d'égalité. Soit c'est pareil pour tous, soit pas. Donc là, c'est complètement absurde que la SNCF cède face à ce syndicat. Et Jordan Bardella ne va avoir de cesse de le répéter. En plus, souvent, les syndicats comme la CGT font
une
erreur, là aussi, au sens où beaucoup de leurs propres militants sont de toute façon des électeurs ou des soutiens ou des sympathisants du Rassemblement national. Donc vouloir,
a
priori...
— Très largement, même. —
Il y en a chez eux comme ailleurs.
— Oui, voilà. — Donc vouloir, a priori, en tout cas,
les ostraciser, c'est assez idiot parce qu'on sait qu'il y a beaucoup d'électeurs, notamment, mais des classes populaires qui estiment qu'ils ne sont plus aujourd'hui suffisamment représentés par la gauche, qui se sont tournés vers le Rassemblement national et qui vont se sentir, une fois de plus, méprisés.
Et ça va à contre-un bio. — Vous faites la campagne du RN en fait. Non, je fais pas la campagne du RN du coup. — C'était
légitime alors qu'il
y a
un truc qui s'appelle la loi de 2021 et qu'elle explique qu'il faut de la publicité. C'est neutre dans les gares et que là,
il
n'y a pas de réponse à l'obligation de neutralité. Et je pense qu'on aurait pu aller...
— Oui, l'absence de neutralité. — Oui, l'absence de neutralité. — Vous êtes dans la
couverture d'un livre qui s'appelle « Ce que je cherche ».
—
Oui, avec la tête de Jordan Bardella.
— Et alors on va se lâcher, quand même. — Non, non, mais le jour où il y a eu... — Il a le droit d'écrire un livre, vous
aussi.
— Il a le droit d'écrire un livre. — Bien sûr, mais j'ai écrit des livres et j'ai pas
eu de campagne d'affichage dans
les gares en 4.
—
C'est peut-être pas pour les mêmes raisons. Interrogez-vous. — En effet, je ne suis pas
ami avec M. Bolloré, qui m'a servi une campagne sur un plateau en argent. Mais ça, c'est le sujet...
— Peut-être que vous êtes moins connu que Jordan Bardella aussi. — Peut-être aussi. C'est peut
-être un autre sujet. Mais le... — Mais pourquoi est
-ce
que la SNCF a
sédé ? —
Moi, je vous le dis. Je vais vous le redire encore une fois. Il y a un principe de neutralité
de l'espace public. — C'est la loi de 2021. Mais ça va... — Il y
a d
'un
côté la loi de 2021 et de l'autre le
fait que les partis politiques
n'ont pas le droit de faire des campagnes d'affichage hors campagne électorale en dehors de l'affichage libre qui est réservé à cela. Et donc ça, c'est la loi.
—
Mais c'est pas un parti
politique, M. Bolloré, derrière. — Est-ce qu'on dérange beaucoup ? —
Est-ce que du côté de la SNCF et de Média Trans, d'ailleurs, puisque c'est Média Transport, pardon, et comme c'était la CGT Cheminot, notamment, qui portait le dossier, on s'est dit « Aïe, aïe, aïe, on va avoir droit à du conflit.
On va avoir un problème. Il peut y avoir des actions
sociales.
» — Évidemment qu
'il
y a
eu des pressions très fortes en interne. Moi, ce qui me dérange dans votre discours, monsieur, c'est que finalement, vous m'obligez à prendre la défense de la promotion du livre de Bardella, ce qui m'embête beaucoup. Mais la règle est la même pour tous.
Enfin, c'est... — Je viens de vous rappeler la loi. On est députés avec M. Lecovelli. Deux lois différentes. — Vous avez un
propos qui a gémeutrie variable. Parce que déjà, quand vous dites que
c
'est une campagne d'affichage gratuite, c'est faux, puisque ce sont des achats d'espaces publicitaires
par les auditions. — Oui, mais en fait, ça
bénéficie pour le parti. Qui
bénéficie pour ça ? — Alors en ce moment-là, un tiers disait à tous les autres politiques
d'écrire des ouvrages et de mettre leur... — C
'est
un tiers qui paye,
là.
—
C'est un tiers qui
paye. Et bien justement, c'est un tiers privé qui paye pour un parti politique
une campagne d'affichage pour Bardella. — Le RN n'aurait pas
le droit de faire une campagne d'affichage dans les gares. D'accord ? C'est interdit. Le RN ne pourrait pas le faire. La Fayard paye une campagne avec la tête de Bardella. Et là, on se dit « ça passe ». Vous voyez bien qu'il y
a
un problème. Il y
a
un
problème dans la loi. — Vous auriez dit la même
chose pour une
personnalité de gauche ? Exactement pareil. — Bien sûr.
Moi, ça m'aurait jaunie si c
'était un chef de
parti. Bien sûr. — Mais écoutez,
vous avez bien compris. Vous n'êtes pas naïf. — Je n'ai pas de position à
géométrie variable.
—
Mon cher collègue,
vous n'êtes pas naïf. —
Je considère aujourd'hui que les gares sont des espaces de neutralité politique et qu'on n'est pas là. Parce que c
'est
ce qui a présidé aux règles qui ont fait qu'on a limité la communication politique dans l'espace public dans les années 90. C'est pas ceux qui
ont
de l'argent qui ont le moyen de s'acheter des espaces des gares. Sinon, on se retrouve comme dans des pays... Quand vous voyagez, par exemple, en Europe de l'Est, où vous vous retrouvez, avec des énormes placards de 4 mètres par
5... — C'est vrai que vous préférez une autre Europe de l'Est que vous,
celle des années
70, apparemment. —
Vous arrivez. Vous avez des énormes pancartes électorales.
— Mais ça n'a aucun rapport. Pour moi, ce n'est pas le pays que je suis. — Si on peut répondre quand même à cette géométrie verbale, je ne pense pas que ce soit légal. D
'abord, il ne s'agit pas d'un livre politique. Dans ce livre,
Jordan Bardella, ce livre, il explique notamment
sa jeunesse, pourquoi il a voulu entrer aux politiques. Donc il
y a
un côté biographie.
— Il y a
évidemment un
peu de politique dedans. Mais il n'est pas le premier à se livrer... — Ça m'a d'ailleurs
coûté la place à un journaliste, à un confrère.
— Il n'est pas le seul à se livrer à cet exercice. Et je ne comprendrai pas pourquoi, dans notre pays, ce n'est pas la même loi qui s'appliquerait à tout, mais qui aurait la loi du plus fort, celui qui peut bloquer, la CGT notamment, celle qui fait qu'à Noël, pour payer un billet de train, on doit accepter de passer sous les fouches codines des exigences de la CGT. La CGT qui le dit d'ailleurs. C'est parce que c'est le RN. La CGT, elle, au moins, est beaucoup plus franche que vous.
Eh bien c'est
honteux. Ces
gens
qui représentent 1% des salariés, dont une large majorité, en tout cas dans ma circonscription, votent pour le Rassemblement national, devraient être un peu plus dans leur temps
et ne devraient pas être
figés dans l'URSS des années 80, où il y a une seule voix qui peut parler. Et si on parle en dehors de cette voix, alors on est voué aux jomonnies et aux interdictions. C'est grave pour la démocratie.
Alors permettez qu'on laisse de côté le livre de Jordan Bardella,
pour vous emmener là où vous avez l'habitude
d'aller, c'est-à-dire au Palais Bourbon, pour examiner le budget. Là,
ça
va être le tour de la Sécurité sociale, parce que ce qui
nous intéresse,
c'est ce qui se passe en ce qui concerne les jours de carence. Dans le cadre du budget, le gouvernement veut récupérer 1 milliard, 1 milliard 200 millions d'euros. Le délai de carence des fonctionnaires en cas d'arrêt maladie, il souhaiterait, c'est un souhait, le faire passer de 1 à 3 jours en 2025, une rémunération qui ne serrait plus à 100% du traitement, mais de 90%. Et on dit, voilà, comme ça, les fonctionnaires participeraient eux aussi à l'effort national. Cet après-midi, au Palais Bourbon, le député Alexis Corbière disait, ça va monter les Français les uns contre les autres. Il ne faut surtout pas de ça. Écoutez.
C
'est bon honteux. M. Casbarian utilise des méthodes de voyous, de voyous politiques, en voulant faire croire que les fonctionnaires seraient plus absents que dans le privé. Les chiffres ne montrent pas ça. Et je trouve que les arguments de M. Casbarian sont des arguments vulgaires, faux, qui visent à dresser les Français les uns contre les autres comme s'il y avait des profiteurs. Honnêtement, ce dont on parle, c'est de 11% dans le privé d'arrêt maladie, de 14% dans le public, donc 3% de différence. Et quand même, on arrivera à démontrer qu'il y aurait quelques-uns qui profiteraient, tout le monde est puni. Il
y a
100% de punis.
–
Alors, M. Caragnon, ça va être compliqué de défendre quelque chose qui est en train de mettre tout le monde en
ébullition. – Ce qui est compliqué, c'est que c
'est
toujours l'arroseur arrosé. On entend ce député France Insoumise, enfin ex-France Insoumise, qui nous explique qu'il ne faut pas diviser les Français. C'est bien eux qui le font, justement. Il ne s'agit aucunement de faire des fonctionnaires, les boucs émissaires de quoi que ce soit. Cette réforme-là, elle est aussi attendue par un certain nombre de fonctionnaires qui constate au quotidien un certain nombre de dérives et d'abus d'un système qui est censé les protéger et qui, par moment, est dévoyé. Enfin, je vous vois sourire,
M. Caragnon. – Bah oui, je souris. – Excusez-moi, mais comment
est-ce que c'est
dévoyé ? – Mais c'est dévoyé parce que lorsque vous constatez que le nombre de journées d'absence a augmenté de 80% en l'espace de 10 ans, lorsque vous constatez, parce que là, M. le député qui s'exprimait à
l'instant… – 3 jours dans le privé, 14
dans la fonction publique.
– Exactement. Ce ne sont pas des pourcentages, comme il a été dit dans le reportage, ce sont des journées. Donc comment vous expliquez qu'il
y
a 3 jours d'écart d'absence par an entre les salariés du public et du privé ? Soit vous faites le constat que les salariés du public ont une espèce de prévalence à la maladie que le privé n'aurait pas. Et à ce moment-là,
il
faut se poser des questions sur les conditions de travail des fonctionnaires de la fonction publique. Et ce qui est aussi un des sujets de réflexion, parce que peut-être qu'il y a aussi plus d'arrêts parce qu'il y
a
un problème de management, parce qu
'il
y
a
un problème de conditions de travail. Moi, je pense notamment aux fonctionnaires qui sont en prise directe avec les usagers et qui, pour certains, font l'objet de violences accentuées de la part des usagers. Donc eux, il faut aussi mieux les protéger. Ça pose, vous voyez, un certain nombre de questions sur lesquelles il faut aussi qu'on réfléchisse et qu'on apporte des améliorations de confort dans les conditions
de travail des fonctionnaires. – Donc vous allez tenir bon
par la majorité
? – Mais à
partir du moment où vous faites le constat, ce qui est plutôt très partagé en ce moment, d'une rigueur budgétaire à avoir sur des postes de dépense qui, parfois, ont pu être excessifs… – Parce
que les syndicats appellent à
ce que vous reveniez là-dessus, sinon vous allez vous exposer
des actions.
–
Oui,
mais ça,
c
'est le sujet des syndicats.
C
'est-à
-dire
que ça a déjà été le cas il y
a
plus de 10 ans, lorsque le premier jour de cohérence a été introduit. Moi, j'ai retrouvé des articles du Parisien, notamment, ou de certains de vos confrères, qui avaient les mêmes propos des syndicats, les mêmes d'ailleurs pour certains, puisqu'il n
'y a
pas de turnover massif dans ces postes-là, visiblement, mais enfin bon, qui montaient au crélo en disant « la France va être bloquée », etc. Le constat, c'est que par souci d'équité, lorsque vous devez faire un effort, il faut que cet effort soit réparti de manière à peu près équitable et équilibrée. Or, là, s'il y a effectivement 1,2 milliard, parce qu'en gros, ce sont les calculs qui ont été faits, que l'on peut récupérer sur cette réforme de passer de 1 à 3 jours de carence et de baisser à 90% le
taux
d'indemnisation au-delà de 3 jours de carence, ça ne me paraît pas non plus un effort insurmontable, et cet alignement ne devrait pas non plus susciter… – Au nom de
la solidarité nationale, on demande des efforts à tout le monde. – Mais le
but n'est pas de stigmatiser les fonctionnaires dans leur ensemble, parce qu'on a un pays qui compte beaucoup de fonctionnaires et qui font un excellent travail, et les Français sont attachés au service
public, il y a plusieurs fonctions
publiques, il
y a
la territoriale,
l
'hospitalière…
– Mais dans la
fonction publique, comme dans d'autres métiers, il y a aussi des abus.
– La
fonction d'État. – Donc, moi, je ne m'explique pas ces augmentations, cette inflation
de jour d'absence. – Eh bien,
tout simplement, il faut regarder le rapport de l'INSEE. Qu'est-ce qu'il dit, le rapport de l'INSEE ? C'est que 95% du différentiel qu'on a évoqué qui est de 3 jours s'explique par différents critères. Les critères d'âge, la fonction publique est plus âgée que la population
générale dans le
secteur privé. Il y a plus de femmes, il y a plus de familles monoparentales. Donc, on doit s'arrêter pour garder ses enfants. Ce n
'est
pas simplement soi-même. –
Oui, mais
à
ce
moment-là,
ce ne
sont
pas des arrêts
maladie. À
ce
moment-là,
qu'on en font autrement. – Du coup, quand on a des enfants, on peut faire passer des arrêts maladie pour ces questions de travail, c'est ça qui est
problématique. – Laissez-moi finir. Et par ailleurs, donc, à toute chose égale par ailleurs, au niveau sociodémographique, âge, sexe, profession,
on
est à peu près au même niveau dans le secteur privé que dans le secteur public. Quelle est la différence ? C'est qu'il y a en effet trois jours de carence dans le secteur privé, sauf que deux tiers
des
salariés bénéficient d'un contrat qui leur permet que leurs jours de carence soient repris par leur mutuel. Deux tiers. Ça veut dire que vous n'avez qu'un tiers des salariés du secteur privé qui ont vraiment à payer cette carence de trois jours. Et pour autant,
malgré
cette quasi-absence de carence pour deux tiers des salariés, on a des taux qui sont différents. Donc, ça veut dire que ce n
'est
pas la question du niveau d'indemnisation qui va faire que les gens sont plus malades ou moins malades. Puisque dans le secteur privé, la carence n'existe pas vraiment pour deux tiers d'entre eux. Vous voyez bien qu'en fait, c'est un faux problème. Et c'est une fausse mise en accusation des fonctionnaires qui est gratuite. Il suffit d'ouvrir le rapport de l'INSEE. – Il
n
'y a pas de
mise en accusation des fonctionnaires. – Alexis Corbière a raison. – Oui, mais il y a le rapport de l
'IGAS et le rapport de l'Inspection Générale des
Affaires Sociales aussi. – Et bien ces rapports, c'est ce
que je viens d'évoquer.
–
Et des Affaires Économiques. –
Ils
disent tous la même chose.
–
Non,
mais
il dit qu'il y
a
cette distorsion de
deux jours. – Et ils disent
également que quand on a mis en place le jour de carence dans la fonction publique, parce que c'est très simple, on n'a qu
'à
regarder quand il y avait le jour de carence et quand il n'était pas présent. Qu'est
-ce
qui s'est passé ? Certes, on a réduit le nombre d'arrêts maladie d'une journée. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? On a augmenté le nombre d'arrêts maladie de deux jours, de trois jours. Et on a même augmenté le nombre de longs arrêts maladie. Pourquoi ? Parce que quand on est malade, on ne
va
pas s'arrêter le premier jour.
On
va dire, sinon je perds ma journée de travail. Par contre, on va attendre d'être vraiment très malade pour s'arrêter. Et là, on s'arrête plus longtemps. Et finalement, le coût pour les finances publiques de ces longs arrêts maladie, parce que les gens ne s'arrêtent pas dès qu'ils sont malades et ils contaminent par ailleurs leurs collègues, il est bien plus important pour les finances publiques.
–
Il
y
a
un principe d'égalité. Ce principe d'égalité entre les travailleurs du secteur public et les travailleurs du secteur privé peuvent passer aussi par le fait que tout le monde ait trois jours de carence. En revanche, il y a une spécificité, merci de m'aider, de la fonction publique. Il y a un package qui est donné à ceux qui veulent devenir fonctionnaires. Le salaire est parfois plus faible, mais il y a d'autres conditions à côté qui viennent compenser. Donc je pense qu'il faut avoir une mesure raisonnable, faire un gagnant-gagnant. Gagnant, premier point, c'est que tout le monde est sur trois jours de carence, public et privé.
C'est un principe d'égalité et on ne peut pas imaginer que tout le monde n
'est
pas traité pareil. En revanche, le milliard… – Alors on met
tout le monde sur un jour, ça peut marcher dans l'autre chose aussi. – Oui, on
ne fait pas d'économie à ce moment-là. – J'ai peur qu'on n'ait pas les moyens. – Mais le
milliard ou le milliard 2 que l'on gagne sur cette mesure dans la fonction publique doit être réintroduit dans le pouvoir d'achat dans la fonction publique. Il y a aujourd'hui des personnels pénitentiaires, il y a aujourd'hui des membres des forces de l'ordre qui ne touchent pas des primes auxquelles ils ont droit.
–
Vous ne
faites
pas
d'économie
là ! – Mais il faut leur verser
et
ça doit être incitatif. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quelqu'un qui ne se met pas systématiquement en arrêt maladie mais qui travaille beaucoup dans la fonction publique pourra être récompensé, c'est-à-dire avoir un surcroît de pouvoir d'achat tout en faisant que ce milliard reste dans la fonction publique. Donc alignons tous les régimes et faisons en sorte que le milliard soit réinvesti dans la motivation des personnels et la reconnaissance des personnels de la fonction publique. –
On va voir si le gouvernement tient bon sur cette histoire parce que là, ça met,
je
disais, le palais Bourbon en ébullition, les syndicats aussi, attention, danger, Amandine Attalaya.
–
Oui, à vrai dire, ils ne sont plus à sa prête parce qu'il y
a
déjà tellement de mesures qui, soit concernent les retraités ou d'ailleurs les petits retraités seront finalement épargnés, les Français sur les taxes d'électricité, sur les malus et autres à faire passer que finalement, ça en est une qui s'ajoute à la pile mais qui, oui, est très symbolique et éruptive. Et on sait que, par exemple, quand François Hollande était arrivé au pouvoir, il avait mis fin à ce jour de carence décidé par Nicolas Sarkozy avant qu'Emmanuel Macron finalement le remette en place. Donc, en général, c'est une mesure symbole pour beaucoup de gouvernements. Bon, là, il faut faire des économies.
Il y aura peut-être à la fin un compromis qui sait au lieu de trois jours, par exemple, deux jours. La Macronie elle-même, de toute façon, ne va pas être très satisfaite. On peut imaginer que l'aile gauche des macronistes, par exemple, va certainement protester, comme elle a pu le faire d'ailleurs sur d'autres amendements jusque-là. Quant au Rassemblement national, c'est une position assez surprenante parce qu'il y a beaucoup de fonctionnaires au sein de l'électorat du Rassemblement national. On aurait pu penser que le FN, en tout cas d'avant, Front national, n'aurait pas soutenu cette mesure.
Là, aujourd'hui, Marine Le Pen veut se présenter comme plus responsable et donc elle fait un peu duer en même temps à son tour,
c
'est-à-dire à la fois responsable et généreuse, mais donc ce qu'elle gagne d'une main, elle le redonne de l'autre. Donc ça a assez peu de sens, au final, cela dit.
Vous allez essayer de trouver un entre-deux, en fait ? On va
surtout
essayer de trouver un budget pour notre pays, un budget le plus proche de l'équilibre possible. Je crois que c'est la priorité. Alors on
vient d'apprendre que le
déficit, ce serait 6%,
donc
plus 5%. Il y
a des champions
du monde des prévisions aussi. C'est peut-être vers eux qu'il faut se tourner aussi, monsieur le député. Moi, ce qui m'interpelle toujours, c'est les expositions des mécontentements des uns et des autres. Tel ministre n
'est
pas content de son budget, tel syndicat n'est pas content de cette mesure, tel parti n'est pas content de cette mesure parce que ça touche son hectoire. Moi, je vais vous dire honnêtement, c'est un peu ça qui m'afflige. Parce qu'on est dans une situation, ça a été quand même dit assez larve et largement, qui est relativement grave, qui n
'est
pas aussi catastrophique que certains pourraient le dire quand on nous parle de la Grèce, de faillite imminente, etc. On en est très très loin, heureusement. Mais enfin bon, on est quand même à un tournant où en fait, se joue à l'heure actuelle la maîtrise de notre avenir budgétaire, financier, économique. Si on
ne recrée pas des marges de manœuvre,
demain, ce sera
beaucoup plus compliqué. C'est-à-dire que si vous l'instauriez, ce sera
pérenne. Vous allez tenir bon sur les trois jours de carence. Alors, je pense que c'est nécessaire. Peut-être que des compromis peuvent être retrouvés. Peut-être qu'il
y
a aussi des réformes, des propositions à faire dans le cadre du privé. Parce qu'il n
'y a
pas de raison. Et il ne faudrait pas donner le sentiment que c'est la fonction publique qui est stigmatisée, qui est finalement une espèce de bouc émissaire. Et le petit discours un peu lancinant de M. Corbiard, c'est de dire que justement, la fonction publique, en fait, c
'est
un peu un corps de feignasse. Et qu'il faut prendre là où il
y
a du gras. C'est un petit peu ce discours-là qui vise justement à stigmatiser la fonction publique et à dire, voyez
ce que fait le gouvernement, il pointe du doigt la fonction
publique,
c'est
là-dessus qu'on a à récupérer. Ce n
'est
pas tout à fait vrai. Il peut y avoir des abus. Il faut effectivement pouvoir
considérer que lorsqu'on fait
des réformes et des réformes qui vont dans le sens d'une économie générale, il faut prendre un peu chez tout le monde. Mais il ne
faut
pas uniquement s'en prendre aux fonctionnaires. Parce qu'une fois de plus, je rappelle l'attachement viscéral des Français pour les services publics. Donc il
faut
aussi regarder ce qui se passe ailleurs.
Alors
en tout cas, vous prenez un milliard aux fonctionnaires, vous réduisez 4 000 postes dans l'éducation nationale,
vous réduisez 500 postes pour les services publics de l'Emport. Je suis désolé, vous réduisez le budget de l'hôpital. J
'ai conscience que ce n'est pas
mon projet d'abord. Mais
est-ce qu'on peut sortir de ce débat stérile où ceux qui ont emmené la France dans le mur aujourd'hui contemplent ça en le déplorant, excusez-moi de le dire mais c'est le cas de ceux qui nous ont gouvernés depuis 7 ans qui trouvent maintenant «
Ah
mais mon Dieu, c'est incroyable, on a un déficit, il faut serrer la ceinture, il faut tout revoir. Qui a pu faire ça ? » Ben c'est vous. Donc voilà, merci de ne pas en faire souffrir les Français et notamment les classes moyennes. Et d'une gauche...
Vous avez un programme
que
vous avez présenté, il avait un coût aussi pour les finances
publics. Non, non, on faisait une
économie supplémentaire de 15 milliards, vous voyez. Et on a une gauche qui elle se dit « Tout va bien à la marquise, on va sortir la taxe, il y
a
un problème, allez hop, une taxe, on respire de l'air, une taxe, 30, 40, 50 milliards de taxes supplémentaires, plus rien ne les arrête par
pure démagogie. » Et en fait, la
gauche est devenue l'idiot utile du bloc gouvernemental aujourd'hui. Ils sont tellement extrêmes dans leurs propositions loufoques que le gouvernement va nous dire « Vous voyez, pour éviter le pire, on va sortir le 49-3 et donc vous les aurez aidés à faire ça et vous
aurez stérilisé le débat. On l'a revu ce soir. » Peut-être
que le gouvernement Barnier tombera aussi. Ah,
s'il ne change rien à ce budget, c
'est très possible. Merci messieurs, merci madame
d
'avoir été avec nous.