Mathilde Panot : conférence de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale - 17/06/2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour le point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France insoumise. D'abord, je veux dire au nom du groupe parlementaire insoumis, notre inquiétude face au risque de guerre généralisée à l'ensemble du Proche-Orient, puisque Netanyahou, après avoir frappé le Liban, la Syrie, évidemment poursuivi le génocide à Gaza et la colonisation en Cisjordanie, a maintenant frappé l'Iran. Je veux commencer par dire notre compassion à l'ensemble des victimes civiles touchées par ces bombardements.
Que ce soit en Iran ou en Israël, je rappelle qu'en droit international, la guerre préventive n'existe pas, d'autant plus avec des motifs fallacieux, puisque même la CIA dit qu'il n'y a pas de militarisation du programme nucléaire iranien. Je vous renvoie à l'évaluation annuelle des menaces du renseignement américain de 2025, qui disait exactement « Nous continuons à considérer que l'Iran ne construit pas de bombes nucléaires ».
Donc c'est la dernière évaluation qui le redit, et avec une escalade qui est d'abord le résultat de la dénonciation unilatérale des États-Unis de l'accord sur le nucléaire, conclu avec l'Iran en 2018, qui le respectait scrupuleusement selon l'AIEA, mais aussi évidemment pour faire échouer de la part de Netanyahou les négociations qui devaient reprendre autour de la non-prolifération. Nous ne sommes pas dus possibles sur le fait que Netanyahou fait cela pour se maintenir au pouvoir, et vous avez sûrement vu qu'il vient d'échapper de justesse à une motion de censure, et évidemment pour détourner les regards de Gaza.
Dans ce contexte-là, la position de la France est selon nous scandaleuse, avec Emmanuel Macron qui a fait le choix de se placer du côté de l'agresseur, et pas du côté du droit international, puisque je le rappelle, et il semble qu'il est important de le rappeler au vu des débats politico-médiatiques, c'est bien Israël et Netanyahou qui a frappé l'Iran et non l'inverse. J'ai donc demandé au nom du groupe parlementaire un débat 50-1 de la Constitution suivi d'un vote, et j'insiste sur l'importance d'un vote.
J'en ai reparlé encore ce matin en conférence des présidents, et le ministre en charge des relations avec le Parlement m'a indiqué que le Premier ministre nous répondrait dans la journée, donc nous serons dans la journée si cette demande a été acceptée, puisque je veux réaffirmer ici que la question posée n'est pas celle du soutien au régime iranien auquel nous sommes fermement opposés, et je rappelle que nous avons été, nous, nombreux insoumis à être dans les différentes manifestations de soutien au mouvement Femmes, Vie, Liberté, et que nous sommes dans le groupe parlementaire nombreuses et nombreux à parrainer et à marrainer des citoyens qui sont toujours condamnés à mort par le régime iranien.
La question n'est pas celle-ci, la question est de savoir si la France sera du côté de la guerre totale ou du côté du combat pour la paix, voilà la question qui est posée, et je le redis, il est insupportable qu'en France, ce soit le président tout seul qui puisse décider que nous pourrions entrer dans une guerre généralisée telle que celle-ci, et donc il est fondamental que nous puissions avoir un débat et un vote à l'Assemblée nationale. Si Netanyahou peut se lancer dans cette guerre sans limite, c'est parce qu'il bénéficie d'une impunité quasi totale, et la France y a participé par sa non-condamnation de l'arrestation et de la détention illégale de la Flottie de la Liberté.
J'en profite pour dire au nom du groupe que nous sommes soulagés d'avoir appris hier la libération des trois derniers membres de l'équipage de la Flottie, dont deux Français, Yanis Mamedi, qui est votre collègue journaliste, et Pascal Morieras, qui donc se trouve actuellement en Jordanie. Et je veux redire que l'annulation de la conférence qui devait reconnaître l'état de Palestine à New York est une nouvelle humiliation pour notre pays.
Je rappelle qu'hier encore, 50 personnes ont été tuées à Gaza, que la moitié d'entre elles ont été à des points de distribution alimentaire qui sont faits à la fois par Israël et les États-Unis, et que maintenant, ces pièges mortels de la distribution alimentaire, alors que la famine est utilisée comme arme de guerre, se répètent quasiment quotidiennement. Et je veux donc saluer les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté partout en France ce samedi pour redire que nous exigeons des sanctions contre Netanyahou, d'autant plus à l'heure où cette guerre totale est lancée.
Et la France peut et doit agir, notamment en saisissant le Conseil de sécurité de l'ONU, mais aussi en reconnaissant immédiatement l'état de Palestine, en décidant de sanctions à l'encontre de Netanyahou, en décidant d'un embargo sur les armes, ce qu'elle n'a toujours pas fait, et évidemment en agissant pour suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
Je continue en vous disant que je reviens tout juste de Martinique, où j'étais avec différents députés ultramarins pour des assises populaires contre la vie chère, qui se sont tenus du 12 au 14 avril, à l'initiative du député qui siège dans le groupe insoumis, Jean-Philippe Nylor, mais aussi du député Marcelin Nadeau, et à l'initiative du Airprague, vous savez, ce mouvement citoyen qui était dans les mobilisations qui ont lieu pendant six semaines en Martinique, avec une vie chère qui est incolérable pour la vie des gens.
Je rappelle que c'est en moyenne sur l'alimentaire plus 40% de différentiel des prix, et pendant deux jours, nous avons donc auditionné à la fois des experts, des économistes, des sociologues, des professionnels, des associations et des élus, et que l'ensemble des recommandations qui en ont été faites vont nous servir pour alimenter le travail parlementaire autour du projet de loi qui a été annoncé par M.
Sovalz contre la vie chère et qui devrait être examiné en septembre, mais aussi à faire différentes propositions de loi sur les sujets qui ont été abordés, évidemment, avec la question des oligopoles, d'un service public de transport, de la fiscalité, et donc tout cela nous servira à nourrir le travail parlementaire. Et je le dis, c'était aussi un beau moment populaire, puisque à la fois pendant les auditions, il y avait des centaines de citoyens qui étaient là, et nous avons fait un meeting final pour donner les conclusions de ce à quoi nous étions arrivés pour le moment, où il y avait plus de 1000 personnes qui étaient présentes.
Ensuite, cette semaine, nous allons avoir, juste après les questions au gouvernement, la loi simplification qui va être votée. Et il ne vous a pas échappé que les macronistes ont annoncé qu'ils allaient voter contre leur propre texte. Donc maintenant, vous avez une nouvelle manière de faire. Lorsque vous avez un projet de loi, vous avez un 49.3. Lorsque vous avez une proposition de loi, puisque maintenant c'est la règle, c'est-à-dire il n'y a plus de projet de loi qui vient du gouvernement, vous demandez à un sénateur de faire une proposition de loi. Pourquoi ? Parce que ça permet de ne pas avoir d'études d'impact.
Lorsque le texte vient au Sénat, vient à l'Assemblée nationale, pardon, à ce moment-là, soit le texte est rejeté dès le début, c'est la motion de rejet utilisée comme un 49.3 déguisé, soit à la fin, c'est ce qui va se passer là.
Et puisque nous, nous voterons contre ce texte, nous serons fiers de dire, puisque les Insoumis ont été en première ligne contre ce texte, de dire que c'est notamment grâce à nous que la loi Trump-Millay, je ne sais pas comment vous voulez l'appeler, qui permet d'accélérer des projets industriels, d'affaiblir le droit des salariés, qui évidemment supprime des dizaines et des dizaines d'agences, notamment le Haut Conseil de la Recherche, la politique de la ville, ou encore l'Observatoire des espaces agricoles, et qui met fin aux âmes zéro artificialisation net, et bien que ce sera notre victoire que de permettre que ce texte soit rejeté.
Mais je reviens sur la méthode antidémocratique qui est utilisée pour piétiner l'Assemblée nationale. Et je veux alerter solennellement, pour savoir que c'est notamment de la part d'un gouvernement qui décide d'utiliser une majorité sénatoriale pour faire passer en force ces textes. Est-ce qu'aujourd'hui, être sénateur, c'est uniquement défendre l'ordre néolibéral ? Est-ce qu'aujourd'hui, être sénateur, c'est s'opposer au vote populaire des Français ?
Je crois que c'est ça la question qui est posée quand nous savons que l'Assemblée nationale est la seule assemblée directement élue, et donc qu'aujourd'hui, le Sénat joue le rôle d'un frein à la démocratie aux côtés d'un gouvernement autoritaire.
Enfin, puisque nous avons contribué à faire que les ZFE ne soient pas rétablis, je rappelle que notre position est un moratoire total sur l'ensemble des ZFE, tant qu'il n'y a pas d'alternatives de transport qui sont mises en place, nous battrons pour que la proposition de loi déposée par mon collègue Sylvain Carrière, qui a fait un tour de France sur la question des ZFE, puisse être examinée et adoptée au plus vite pour poursuivre ce combat qui est, je crois, un combat d'écologie populaire. Enfin, vous le savez, là aussi aujourd'hui, ça doit être la fin du conclave, le fameux conclave sur la question des retraites.
Je commence par dire que Bayrou a sorti du chapeau une proposition dont personne n'a jamais discuté dans les plusieurs mois où ont lieu ce conclave, où sont sortis organisation après organisation, syndicales, avec donc une prime pour les seniors qui ne seraient pas si mis à cotisation, c'est-à-dire que ce que propose le Premier ministre, c'est de prendre de l'argent de la sécurité sociale pour, du coup, créer un déficit en retour, puisque ça sera sans cotisation sur la sécurité sociale pour, du coup, une proposition qui est complètement ubuesque et auquel nous nous opposons, évidemment, extrêmement fermement.
Évidemment, nous n'avons aucun doute et nous n'avons jamais eu aucun doute que ce conclave n'aboutirait pas à l'abrogation de la retraite à 64 ans. Et je rappelle qu'une réforme rejetée par l'ensemble du peuple français, rejetée par l'Assemblée nationale, puisqu'elle a été passée en force par 49.3 et nous avons prouvé encore il y a quelques jours qu'il y avait une majorité large à l'Assemblée pour abroger cette réforme de la retraite à 64 ans et rejetée par l'ensemble des syndicats, eh bien, une réforme, une telle réforme ne s'amende pas, elle s'abroge.
Et donc, s'il n'y a pas d'abrogation de la retraite à 64 ans, nous proposons à l'ensemble des groupes de gauche de déposer une motion de censure du gouvernement, puisque vous avez là très clairement le vol de l'élection démocratique qui a été fait, du résultat de l'élection qui a été fait en juin et en juillet dernier, puisque les Français et les Françaises ont massivement voté contre la politique de malheur d'Emmanuel Macron, mais surtout contre la retraite à 64 ans. Et je vais laisser Mathias Savet continuer sur la loi dite Grémillet.
Merci Mathilde. Bonjour à toutes et à tous. On a, avec la loi Énergie, la loi dite Grémillet, une nouvelle illustration de ce que vient de dire ma présidente Mathilde Panot, du caractère profondément autoritaire et assez mesquin, il faut le dire, de la pratique gouvernementale en matière d'agenda parlementaire. Depuis 2023, le gouvernement est hors la loi en matière énergétique. C'est un gouvernement délinquant en matière énergétique, puisqu'il devait déposer au plus tard, en 2023, un projet de loi de programmation énergie-climat. Il ne l'a pas fait. Ni celui-ci, ni celui d'avant, ni encore celui d'avant.
Et hier, nous avons eu le ridicule de voir un ancien ministre devenu rapporteur du texte, M. Armand, reprocher à l'actuel ministre, M. Ferracci, de ne pas avoir déposé ce texte sous la présidence de séance de l'ancien ministre de l'énergie, M. Lescure. Trois ministres et anciens ministres et aucun projet de loi. C'est donc une faillite totale.
Et à la place, on nous présente une proposition de loi sénatoriale comme base de discussion, ce qui n'est pas acceptable, parce qu'il n'y a pas d'études d'impact, parce qu'il n'y a pas d'études du Conseil d'État et du Conseil d'État, et parce que le contenu de la proposition est en gros tout pour le nucléaire, rien pour les renouvelables, et tout par le marché, rien pour le service public. C'est donc inacceptable sur la méthode comme sur le fond. Et la semaine que nous sommes en train de vivre marque une nouvelle étape de Trumpisation de la Macronie.
Et nous allons voir si au bout de la semaine, nous avons, comme politique énergétique, une forme de Trumpisme énergétique, où, pour faire adopter un texte, le gouvernement est obligé de s'aligner sur le Rassemblement national, qui considère que les objectifs de changement climatique sont une opinion comme les autres et non pas un fait scientifique, qui considère qu'on pourrait faire 40 réacteurs nucléaires, alors qu'on n'est même pas sûr qu'EDF arrive à en faire 6 d'ici 2050, qui propose d'extraire les gaz de schiste et les pétroles nouveaux en France, comme ça a été dit encore hier soir, et qui a même proposé en commission d'inonder des vallées entières pour construire de nouveaux barrages à hauteur de 42 gigawatts, c'est-à-dire presque les deux tiers de la puissance nucléaire installée aujourd'hui.
Vous voyez bien le délire dans lequel le Rassemblement national aborde ces questions. Alors, nous avons pour notre part décidé d'essayer d'ouvrir un chemin pour une politique énergétique et climatique qui soit à la hauteur des enjeux. Nous sommes en quelque sorte les seuls responsables au milieu de ce débat entre RN et Macroni, qui est bien souvent plutôt un dialogue. Pour cela, nous avançons avec des idées claires. La première, c'est qu'on ne fait pas de planification énergétique sans respecter l'accord de Paris, les objectifs de changement climatique que nous devons à tout prix essayer de limiter et d'atténuer.
La deuxième, c'est qu'on ne fait pas de la planification énergétique avec des outils de marché et c'est tout le débat qu'on a eu hier où nous avons conservé les victoires acquises en commission sur leur établissement des tarifs réglementés de vente de l'électricité et du gaz, sur le statut d'établissement public pour EDS. Ce sont des marqueurs absolument fondamentaux si on veut avoir demain une puissance publique et non pas une impuissance publique. Troisièmement, nous voulons de la sobriété et la suspension de ma prime rénov' est de ce point de vue-là absolument scandaleuse.
Si le gouvernement ne sait pas où trouver de l'argent pour financer ma prime rénov', il regarde dans ses déclarations de patrimoine. Il y verra plusieurs millions d'euros qui ne demandent qu'à être taxés pour être mis au service de l'intérêt général et de la bifurcation écologique.
Et troisième, quatrièmement, c'est évidemment la défense des énergies renouvelables qui sont les moins chères, les plus rapides à déployer, les seules qui peuvent nous permettre de remplacer rapidement le pétrole, le gaz, le charbon et donc nous défendrons de mort en plus le fait qu'il y ait des objectifs chiffrés de développement des énergies renouvelables dans ce texte et non pas un fumeux programme de nouveaux nucléaires dont la Cour des comptes nous dit qu'il présente tous les risques d'un échec à l'avenir. Être sérieux et responsable, c'est faire le choix des énergies renouvelables et non pas des EPRD.
Vous et tous, je viens simplement vous annoncer ce que vous savez déjà, à savoir que la commission des affaires culturelles et de l'éducation va reprendre l'examen du texte sur la fusion de l'audiovisuel public donc de Radio France et de France Télévisions notamment, que évidemment vous savez que cet examen avait été suspendu du fait du comportement en partie publié de la ministre.
Voilà, donc pour ce qui est du fond, vous le connaissez, il s'agit d'affaiblir le service public de l'audiovisuel, de réduire les coûts, de le mettre aussi dans une situation de dépendance renforcée à l'égard de l'exécutif et du pouvoir politique, toute chose que nous ne pouvons pas accepter donc cette semaine aura lieu l'examen en commission et à partir du 30 juin et au 1er juillet également pour le 1er jour de la session extraordinaire probablement l'examen du texte en séance. On va continuer donc notre bataille qui a été entamée de façon plutôt efficace jusqu'à présent pour empêcher l'adoption de ce texte ou en tout cas le rejet de ce texte. Voilà.
Bonjour, alors moi je viens vous présenter le colloque que j'organise demain sur la psychiatrie qui, hasard du calendrier, tombe en même temps que les annonces d'un plan santé mentale et psychiatrie présentée par le ministre de la Santé en marge d'un sommet européen en ministère avec l'OMS sur la santé mentale. Et vous n'êtes pas sans savoir que la santé mentale est censée être la grande cause du gouvernement. Alors j'ai lu ce plan et on peut se dire que les constats sont plutôt bons.
Certains axes de proposition vont même dans la bonne direction mais comme d'habitude il y a un beau paquet cadeau mais l'intérieur est vide car rien ne se fera sans un budget à la hauteur des besoins et de ce que nous avons compris aucun budget n'est prévu pour ce plan alors que la psychiatrie est sous-dotée depuis des années. Alors je suis éducatrice spécialisée en pédopsychiatrie et depuis que je suis élue il n'y a pas eu une seule mesure efficace pour les collègues et les patients et je peux même dire qu'en trois ans la situation s'est dégradée et tout le monde peut le constater.
Ce sont bien des choix politiques qui sont responsables de la situation que nous vivons aujourd'hui et donc ce colloque à contre-courant des discours sur la santé mentale et la psychiatrie s'inscrit dans une réflexion sur la psychiatrie d'aujourd'hui et demain en répondant à l'urgence et en partant sur tous les besoins. Avec notamment la présence de François Gonon neurobiologiste qui apportera un regard critique sur les neurosciences dont il démontre qu'elle favorise une conception neuroessentialiste des comportements humains et ce discours contribue à renforcer un idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité où la personne seule est responsable et doit trouver des ressources en elle.
Ce qui est bien pratique parce que ça nous dédouane collectivement nos responsabilités de celles de la société notamment vers les enfants et les familles défavorisées qui sont les plus confrontées à un besoin de prise en charge en psychiatrie. Et ce discours sur les neurosciences fait que les politiques publiques ne prennent pas en compte l'environnement psychosocial familial dans les réponses apportées. Seront également présents ce colloque des professionnels mais aussi des personnes concernées qui témoignent des difficultés qu'elles rencontrent dans l'accès aux soins mais aussi dans leur quotidien.
Nous aurons également en point sur la santé mentale des jeunes qui est un enjeu de santé publique essentiel l'actualité nous le démontre avec ma collègue Anne Stambacter-Noir qui actuellement réalise une mission d'info sur ce sujet. Alors là où je rejoins le ministre de la Santé et l'OMS c'est que la santé mentale et la psychiatrie sont l'affaire de tous et ne doivent pas se limiter à la seule politique sanitaire.
Revenons donc sur les choix politiques de ces dernières années qui ont détruit la médecine scolaire la médecine du travail les CHSCT l'inspection du travail la prévention les choix politiques qui favorisent la précarité qui éloignent les personnes des soins les choix politiques qui ont provoqué les fermetures de lits qui ont dégradé les conditions de travail et donc en effet le miroir dégradé les prises en charge les choix politiques qui stigmatisent et n'ont comme seule réponse à un tout sécuritaire qui enferme les personnes dans un parcours de vie.
J'en profite pour évoquer un rapport que je vais présenter le 10 juillet au comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur la prise en charge des troubles psy chez les personnes placées sous notre justice et la situation est dramatique. Nous ne sommes clairement pas à la hauteur de l'humanisme qui nous porte. Alors pour remettre cet humanisme au cœur de nos réflexions de nos politiques publiques rendez-vous demain après-midi dans un premier temps puis évidemment rendez-vous au PLFSS pour enfin sortir la psychiatrie de son sous-financement chronique. Merci à vous.
J'en profite juste pour annoncer que mercredi il y a un autre colloque qui est organisé par le député insoumis Aurélien Taché qui s'intitule « Francophonie, langue commune
au service des causes communes ». Il est là. Sur le texte de simplification vous avez voté pardon Thierry Furté France 2 sur le texte de simplification vous avez voté pour la suppression des ZFE et pourtant vous voterez contre le texte. Vous pouvez nous expliquer ?
Alors du coup puisqu'il n'y a qu'une question je vais répondre c'est ce que il y a quelqu'un d'autre ? Oui ?
Oui bonjour Frédéric Delpech pour TF1-LCI vous parliez de la position de la France sur le conflit en Iran on a vu Emmanuel Macron évoquer un cessez-le-feu qui serait proposé par Donald Trump et se fait recadrer ensuite par le président américain en disant qu'il n'avait jamais des questions à cela comment vous appréciez ce qui s'est passé cette petite altercation entre Emmanuel Macron et Donald Trump ?
Ok. Alors sur la première question c'est ce que j'indiquais au début sur le texte simplification d'abord je crois que nous avons un gros problème démocratique avec le fait que l'Assemblée nationale par la minorité présidentielle va rejeter ce texte nous nous votons contre fidèles au combat que nous avons mené tout au long du texte mais qu'ils votent contre leur propre texte pour que tout se joue ensuite dans un huis clos qui est celui de la commission mixte paritaire sur lequel personne ne peut voir ni ce qui est dit ni ce qui est voté par les uns et les autres ce qui est évidemment un grand problème démocratique.
Il y a des choses qui sont inacceptables dans ce texte l'attaque qui est faite contre le zéro artificialisation net alors que nous savons que c'était un des grands enjeux écologiques de notre période donc le détricotage de l'ensemble des droits environnementaux je parlais des projets industriels qui sont accélérés des agences qui sont supprimés dont le Haut Conseil pour la Recherche dont l'Observatoire des espaces agricoles etc.
la politique de la ville donc des choses qui sont inacceptables et qui sont là aussi une loi Trump une loi Millet avec une tronçonneuse et donc nous nous ne pouvons pas accepter de voter sur un texte sur lequel par exemple il y a des attaques sur les droits des salariés qui sont faits donc nous évidemment nous voterons contre ce texte ensuite vous avez raison de dire que ce texte présentait la suppression des ZFE et nous nous avons voté pour ne pas rétablir les ZFE ce qui est logique à ce que nous avons dit depuis le début puisque nous avions voté contre les zones à faible émission d'abord parce que nous considérons que c'est contraire à ce que nous portons c'est à dire l'écologie populaire et qu'aujourd'hui elle crée des zones d'exclusion de notamment de toute une catégorie de nos concitoyens notamment les plus populaires et que c'est inacceptable quand vous voyez que par ailleurs les transports ne sont ni gratuits ni publics ni en assez grande quantité à aussi haute fréquence et donc nous avons déposé une proposition de loi c'est celle de Sylvain Carrière qui a fait un tour de France des ZFE donc avec plusieurs réunions publiques qui ont eu lieu depuis maintenant plusieurs semaines et nous nous nous battrons autour de cette proposition de loi pour qu'elle soit adoptée et qu'on arrive à quelque chose je le dis d'autant plus que puisqu'il y a une commission mixte paritaire qui va se faire à huis clos de toute façon cette suppression des ZFE aurait été levée à un moment puisque vous avez sûrement remarqué que nous avons quelque chose de nouveau dans cet hémicycle les macronistes ne viennent même plus et donc nous nous battons pour pouvoir gagner des choses nous en avons gagné beaucoup hier soir dans la loi dite Grémy et la loi énergie mais ensuite derrière dans une CMP ils annulent tout avec le rapport de force qu'ils ont dans la commission mixte paritaire ça aussi c'est un problème démocratique qui est majeur encore une fois avec le Sénat qui est utilisé comme un frein pour la démocratie ensuite la deuxième question qui était posée était sur les propos de monsieur Trump qui a dit du président de la république que de toute façon il ne comprenait j'en ai rien je reprends les termes qu'a utilisé Trump qui sont ces termes exacts je crois que tout ça contribue à une nouvelle humiliation de notre pays et que plutôt que de dire des choses le président de la république ferait mieux de prendre des initiatives qui sont à la hauteur de notre histoire et notamment de demander une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU de prendre enfin des sanctions contre Netanyahou et son gouvernement bref de mettre fin à l'impunité de Netanyahou et je crois que la seule limite qui est mise à Netanyahou c'est celle que les différents états lui mettront et donc le rappel du droit international qui doit constamment être fait et je crois que les mots qui sont prononcés par Emmanuel Macron régulièrement avec des tergiversations comme on l'a vu sur la reconnaissance de l'état de Palestine contribuent à ce que Emmanuel Macron nous fasse honte à l'international même si je n'approuve absolument pas le fait que nous ayons un président des Etats-Unis dont la brutalité et le mode de fonctionnement et qui déstabilise le monde et donc il est d'autant plus important que la France se situe du côté du droit international et du côté de la paix je vous remercie
Mathilde Panot