Pape • Immigration • Pouvoir d'achat : Le face à face sur RMC-BFMTV de N. Dupont-Aignan • 22/09/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse partielle
On commence par parler de ce qui se passe à Marseille.
- 0:17RelanceÉludée
Un petit peu quand même.
- 1:47RelanceÉludée
Vous choisissez les propos à géométrie variable.
- 1:58OuverteRéponse directe
Elle commence où l'humanité ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais que vous écoutiez les propos de Alima.
- 6:26OuverteRéponse directe
Vous avez Alima face à vous, vous lui dites quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueFait
« Quand le pape dit que les migrants et les réfugiés doivent respecter le pays d'accueil, on n'en parle jamais de ça. »
- 2:06Invité politiqueChiffre
« 28 000 morts ou 27 000 morts en 10 ans en Méditerranée. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Si on avait été ferme, comme je l'avais recommandé il y a 10 ans, on n'aurait pas eu 28 000 morts. »
- 2:56Invité politiqueFait
« L'Australie n'a pas eu 28 000 morts. »
- 3:37Invité politiqueFait
« Le directeur de Frontex qui luttait contre les mafias a été débarqué par la Commission européenne. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Ce sont des escravagistes. »
- 6:11Invité politiqueFait
« La France est le pays au monde qui a le plus accueilli. Qui soigne gratuitement. »
- 10:16Invité politiqueChiffre
« Les frontières sont ouvertes, nous avons eu le record migratoire en 2022, 300 000 légaux, 150 000 demandes d'asile, nous sommes à 500 000, en 5 ans c'est la ville de Paris, 2 500 000. »
- 11:31Invité politiqueFait
« Il fait semblant, il gesticule. »
- 11:49Invité politiqueChiffre
« Sur les 150 000 demandes d'asile de 2022, vous pouvez vérifier, il y a eu 50 000 acceptées, ce qui est déjà trop, et sur les 100 000 qui n'ont pas été acceptées, 80% n'ont pas été expulsés. »
- 13:12Invité politiqueFait
« Il y a une TVA sur la taxe. »
- 15:44Invité politiqueChiffre
« Un tiers des Français se privent de nourriture. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan66 %
- Présentateur20 %
- ?11 %
- Auditeur3 %
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de l'Essonne, on va parler manifestation contre la police,
on
va parler pouvoir d'achat, carburant, SMIC régional, mais je dirais qu'on commence par parler aussi de ce qui se passe à Marseille. Les enfants, ils disent cap ou papa ? Pas cap. Et moi, j'ai envie de vous dire justement pape ou papap
? Mais
ce n
'est
pas dans ces termes que se posent...
Un petit peu quand même.
Pas du tout. Le pape est une autorité spirituelle. Je suis fier qu'il vienne en France, à Marseille. Il lutte contre l'indifférence, il prône la fraternité, c'est bien.
Et
puis après, il y a les hommes d'État qui sont chargés pour leur peuple de concilier tous les principes. Et je ne voudrais pas qu'on instrumentalise la venue du pape. Il y a tellement de problèmes graves
au pays. Il faut qu'on en fasse un peu, mais pas
trop, quoi.
Non, ce n
'est
pas ça. C'est qu'on ne se situe pas sur le même plan. C'est tout. Et moi, vous savez, quand j'entends le pape depuis des années dire qu'il y
a
une mondialisation de l'indifférence, je m'en réjouis. Quand je vois le pape dire... Parce qu'on cite les propos
du pape à
géométrie variable.
Oui,
enfin, c'est vous qui les citez
avec géométrie variable. Non, pas du tout. J'entends à
la télévision. Quand le pape dit que les migrants et les réfugiés doivent respecter le pays d'accueil, on n'en parle jamais de ça. Et puis, il y a les papes, en général. Quand Jean-Paul II dit que le premier devoir, c'est de pouvoir rester dans son pays, dans sa patrie, dans la dignité, et d
'y
vivre correctement, ce n
'est
pas d'émigrer. Donc, vous savez, ce que je vois aujourd'hui, c'est une grande opération de communication, d'instrumentalisation des paroles du pape. Je crois qu
'aujourd
'hui...
Pardon, mais
chacun a son pape, quoi.
Quand vous disiez pape ou
pas pape, on sent bien, il y a une partie de ce qu'est le pape, et d'ailleurs, vous avez tout de suite précisé, il s'agit d'une autorité spirituelle.
Mais heureusement,
ce n
'est
pas le pape
qui gouverne. Mais moi
aussi, vous choisissez les propos à géométrie variable.
Non, ce que je veux dire... Quand ce même
pape dit, les 2060 morts de migrants en mer Méditerranée sont une plaie ouverte dans notre humanité.
J
'offre mes encouragements aux hommes politiques qui cherchent à les guérir dans un esprit de solidarité.
Eh
bien oui,
je vous réponds là-dessus. Et
il a choisi Lampedusa pour son tout premier voyage de pape.
Eh bien, je vais vous raconter quelque chose. 28 000 morts ou 27 000 morts en 10 ans en Méditerranée. 27 000 morts.
Quand
on parle d'humanité, est-ce que le fait d'avoir accueilli à Lampedusa depuis des années
des
migrants a réglé le problème ? On a accueilli des millions de réfugiés et de migrants en Europe
qui
sont dans des ghettos en Europe. On a privé les pays d'origine de main d'œuvre, de capacités intellectuelles. On a affaibli les pays d'origine. On a troublé les pays d'accueil. Il y
a
eu 28 000 morts. Si on avait été ferme, comme je l'avais recommandé il y a 10 ans,
on
n'aurait pas eu 28 000 morts. Alors les leçons d'humanité, attention. La vraie humanité, c'eût été d'être ferme, de dire on sauve les migrants en Méditerranée et on les raccompagne. Il n'y
en
a pas un qui ira sur le sol européen. Et si on avait fait cela, comme l'Australie l'a fait, l'Australie n'a pas eu 28 000 morts. C'est la faiblesse.
C'est
le chantage émotionnel. C'est le chantage, madame
Apolline de Malherme, c'est le chantage émotionnel. La fausse générosité qui aboutit au désastre migratoire. Alors, moi j'ai un plan très simple, parce que les Français attendent
d'un même
politique des solutions. Moi je ne suis pas pape. Je ne
suis
pas là pour les grands principes. Je suis là pour mettre en pratique les principes, les concilier. Un, on rétablit nos frontières nationales. Parce que chaque pays est responsable de son peuple et de son pays. Deuxièmement, on lutte vraiment contre les mafias. Et avec Frontex, on avait la possibilité de le faire. Le directeur de Frontex qui luttait contre les mafias a été débarqué par la Commission européenne. Et nous avons une Commission européenne immigrationniste. Madame van der Leyen,
le
15 septembre,
La présidente de la Commission européenne.
C'est pas
longtemps, 15 septembre, a dit « Nous avons besoin de migrants.
Tout
est fait pour qu
'il y ait
des migrants en Europe. Économiquement, pour faire baisser les salaires, pour appauvrir les Européens. C'est dramatique. » Vous
dites, je suis là, van der Leyen, qu
'elle est immigrationniste.
Mais bien
évidemment. Et la commissaire aux affaires intérieures suédoise a cassé Frontex. Il y a des mafias derrière. Il y a des trafics d'êtres humains. C'est une
forme de complicité pour vous de l'Europe. C'est une complicité, oui. Avec les mafias. Avec les mafias, avec les trafics d'êtres humains. Pour faire venir de la
main-d'œuvre bon marché, de
l
'exploitation humaine.
Ce sont des escravagistes. Ce sont des
escravagistes. Et troisième point, Apolline de Malherme. Parce qu'on ne peut pas
proposer
la fermeté comme je le propose. Contrôle les frontières nationales. Lutte contre les mafias. Si par ailleurs, on n'a pas une grande politique de développement en Afrique. Et reconnaissez au moins une chose. C'est que depuis des années, 10 ans, 15 ans, j'écris dans tous mes livres sur des propositions pour le développement de l'Afrique. Payer les matières premières correctement pour fixer les agriculteurs africains. Aider les pays du Maghreb qui sont dans une crise terrible. Si on ne comprend pas
qu
'on peut être ferme pour défendre l'identité européenne. Le droit de vivre chez nous. Et en même temps de développer l'Afrique, on va au chaos.
Et c'est ce
chaos qui
est tragique.
Elle commence où l'humanité ? Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais que vous écoutiez les propos de Alima. Alima, c'est la maman d'un enfant de 6 mois. Elle est originaire de Côte d'Ivoire. Elle a quitté son pays il y a 2 mois parce que son pays est malade. Son enfant est malade. Il a des problèmes respiratoires. Elle est passée par la Tunisie. Elle est arrivée à Lampedusa. Elle a quitté Lampedusa.
Elle
est arrivée à 28 000 qui est donc à la frontière entre l'Italie et la France. Et c'est là que Nicolas Ropère, notre reporter d'RMC, l'a rencontré.
À Menton, à la frontière, c'est l'enfant qui est malade. L'enfant dit qu
'il
s'en fout de la santé de l'enfant. Un bébé mineur de 6 mois. Je voulais seulement passer par la France pour aller assurer sa santé. Ils disent que non, ils ne veulent pas que les migrants rentrent sur leur territoire. Je suis passée par Tunisie. Au moment où mon bébé avait 4 mois, nous avons fait 3 jours sur l'eau. Sans manger, sans boire. Nous sommes arrivés à Lampedusa. Dites au président Macron, vraiment, il n'a qu'à prendre ses responsabilités. Même si les autres pays européens refusent de prendre les gens. Mais la France n'a pas raison de faire ça.
Est
-ce que la France n
'a
pas de cœur
?
Non. La France est le pays au monde qui a le plus accueilli. Qui soigne gratuitement. Les Français payent, payent. Sont accablés d'impôts. Vous
ne voulez pas supprimer l'aide médicale d'État. Ça fait partie de vos propositions. Je veux la transformer.
Vous avez Alima face
à vous, vous lui dites quoi ?
Arrêtez ce chantage émotionnel.
Non, ce n'est pas un chantage émotionnel. C'est l
'humanité.
Arrêtez la
mort de l'Europe. La mort de l'Europe.
Il faut soigner ces
personnes. Il faut soigner ce bébé en Côte d'Ivoire. Et il peut être soigné, ce n
'est
pas vrai. Sinon, vous aurez des flux migratoires considérables qui déstabiliseront l'Europe.
On
ne pourra plus vivre en Europe. Et donc, le rôle d'un homme politique, ce n'est pas de faire du cinéma. Ça, c'est pour les films de cinéma. Le rôle d'un homme politique, c'est de protéger son pays et d'assurer un avenir à cette femme et à son enfant dans son pays. Vous n'allez pas déménager 2 milliards d'êtres humains. La population africaine va passer d'un milliard 5 à 2 milliards 5 en 30 ans. Vous n'allez pas accueillir un milliard d'habitants en Europe. Donc, arrêtez avec cette espèce de fausse générosité qui a abouti à un désastre. Le désastre, il est là. Il est sous les ponts. Venez, Apolline, dans nos banlieues. Venez, Porte de la Chapelle. Parce que le destin de cette femme,
c'est d'être sous un
pont,
Porte de la Chapelle.
C'est ça le destin de cette femme ? Arrêtez avec tout ça. C'est fatigant. C
'est injuste.
Qui s
'est
arrêté, c'est fatigant ?
Mais
c'est
un
suicide médiatique. C
'est
un suicide médiatique. En fait, vous
ne voulez pas les voir,
vous ne voulez pas savoir
?
Au
contraire, je les vois davantage que vous. Parce que moi, je veux qu'on s'occupe d'eux dans leur pays. Parce que ça fait des années qu'au lieu de donner des armes, par exemple en Ukraine, 50 milliards, je préférerais qu'on fasse la barrière verte au Sahel. Pardon ?
Alors,
attendez, là, le rapport, donc vous
ne voulez pas aider les... Le rapport, il est très simple. C'est que les Européens se
saignent pour alimenter une guerre en Ukraine et ne font rien pour aider le Sahel.
Voilà la réalité. Vous êtes en
train de nous dire ce matin que vous, au pouvoir, vous n'auriez pas donné...
Ah, je n'aurais
pas livré des armes comme ça. J'aurais exigé un plan de paix pour un compromis entre la Russie et l'Ukraine. Parce
que la mort de l'Europe, c'est ce conflit. C
'est un compromis,
un compromis, c'est
quoi ? C
'est
une capitulation ? Non,
pas du tout. C'est un compromis.
D
'ailleurs, ça
finira comme un compromis. La Pologne vient de me demander. Mais
bien évidemment, parce qu'il fallait faire une pression, mais arrêter la surenchère.
Donc oui, il y a un rapport. Je vous
interroge sur une femme qui attend à la frontière. Oui,
il y a un rapport, madame. Et vous me répondez ce qu'on est très mal
gouverné. Ce
qu'on donne à l'Ukraine,
c'est que les Français comprennent que les priorités ne sont pas les bonnes, que le défi humain d'humanité, c'est le développement de l'Afrique,
c
'est la stabilité du Maghreb. C'est ça le défi de l'humanité. Quand je vois la gauche européenne,
refuser
l'aide à la Tunisie,
c'est
criminel. Parce qu'on a besoin d'aider le président tunisien.
Ah
bon ?
Oui.
On a besoin d'aider
le président tunisien ?
Oui, qui est un grand président et qui bloque l'immigration.
C'est un grand président pour vous, le président tunisien. Vous avez écouté ses derniers propos
sur la tempête d'Agnel
? Vous
avez vu ce qu'il a dit, le président tunisien
? Je ne sais pas ce qu'il a dit. Je vais vous le dire, moi, ce qu'il a dit, le président tunisien. Le président
tunisien, Nicolas Dupont-Aignan, a dit de la tempête d'Agnel, qui a donc ravagé une partie de la Libye, que c'était un signe des sionistes,
parce
que ça s'appelait Daniel comme le prophète Daniel.
C'est
un grand président. Est-ce que vous diriez
toujours que
c
'est un grand président, Nicolas
Dupont-Aignan ? Pas sur cette
déclaration, bien sûr. En attendant, je vous le dis très clairement. Si on fait avec la Tunisie ce qu'on a fait avec la Libye,
on
aura un déferlement migratoire.
Mais si la
gauche européenne refuse des dés-pays, on s'est fâchés avec le Maroc, on est incapables de mener une belle politique en Afrique,
il
faut traiter la cause des problèmes, Apolline de Malherbe. Enfin traiter la cause des problèmes.
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez dit que vous n'auriez pas livré d'armes et que vous refusez l'argent que l'on dépense
dans l'aide à l
'Ukraine. Auriez-vous également refusé les femmes et les enfants ukrainiens qui sont arrivés pour fuir la guerre ? Non,
pas du tout. Et ils venaient provisoirement, et d'ailleurs beaucoup repartent, parce que c'était une migration d'urgence. Ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas.
Je veux
traiter les problèmes à la cause. Et je veux dire aux Français que notre gouvernement ne traite rien. Les frontières sont ouvertes, nous avons eu le record migratoire en 2022, 300 000 légaux, 150 000 demandes d'asile, nous sommes à 500 000, en 5 ans c'est la ville de Paris, 2 500 000. La France et les Français n'ont pas l'argent pour accueillir dignement ces réfugiés et ces migrants. Il est temps de dire stop, il est temps de changer de politique, il est temps, Apolline de Malherbe, pour trancher, d'avoir un référendum. Pourquoi les Français n'auraient pas le droit de trancher cette question migratoire ? Faisons un référendum.
Vous faites
partie de ceux qui demandent à
changer la Constitution pour qu'il puisse y avoir un
référendum
sur ces questions.
C'est un sujet majeur. Si je suis désavoué par
les Français, excusez-moi, si je suis désavoué par les Français et qu'on me dit il faut accueillir 2 millions de personnes et on va se débrouiller, mais les Français le décideront.
Mais Nicolas Dupoignan, vous vous êtes présenté
devant les Français ?
Vous
avez été
désavoué
par les Français ?
Eh bien, faisons un référendum sur l'immigration et vous verrez
le
résultat. Et pourquoi Emmanuel Macron ne veut pas le faire ? Parce qu'il serait totalement désavoué. Il est en train de mener le pays à la ruine migratoire. Sans parler de la ruine économique puisque les deux
sont liés. Gérald
Delmanin a annoncé hier matin le renforcement d'un certain nombre de points d'accueil au niveau des frontières et notamment probablement dans la région de Vintimil. Est-ce que c'est malgré tout une des solutions ?
Il ne fait rien puisque les frontières sont ouvertes. Il fait semblant, il
gesticule. Alors quand on dit
point d'accueil, d'ailleurs il faut bien préciser les choses, ça s'appelle point d'accueil, mais c'est en réalité un guichet pour leur dire qu
'ils
ne seront pas accueillis.
Ce n'est
pas
vrai parce qu'en fait c'est un guichet qui va trier, soi-disant, les réfugiés des migrants. Et comme les demandes d'asile ne sont pas traitées dans des centres fermés, sur les 150 000 demandes d'asile de 2022, vous pouvez vérifier, il y
a
eu 50 000 acceptées, ce qui est déjà trop, et sur les 100 000 qui n'ont pas été acceptées, 80% n'ont pas été expulsés. Donc tous les Français qui vivent dans la réalité savent que la submersion migratoire n'est plus tenable dans un pays qui s'appauvrit. Voilà, donc il faut prendre des mesures et puis il faut prendre d'autres mesures pour le pouvoir d'achat des Français et
des étrangers qui
sont en situation régulière, qui eux ont respecté les règles d'accueil et qui eux aussi sont au chômage et ont des difficultés
sociales. Alors Nicolas
Dupont-Aignan, le pouvoir d'achat, il y a eu une proposition en début de semaine qui a fait flop, qui était l'idée lancée par Elisabeth Borne de pouvoir vendre le carburant
à
perte.
Ridicule,
grotesque, mais grotesque. Enfin, même qu'un Premier ministre ose ça, c'est pathétique. Il y a deux mesures que je propose, soyons concrets.
Il
y a la marge de raffinage qui a explosé, vos confrères du Parisien l'ont expliqué très bien, multiplié par 5...
La marge
des raffineurs, c'est-à-dire, en effet, non pas la question de la distribution du carburant, mais en amont, ce
que fait
Total.
Multiplié par 5, c'est 20 centimes par litre. Et ça, il faut le bloquer et le rendre offensé. C'est du vol.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire
une taxe exceptionnelle sur
les raffineurs ? Ça veut dire une taxe exceptionnelle, mais même un blocage des prix, un blocage des
prix, un blocage des prix. Pas besoin de créer des taxes, des usines à gaz, un blocage des prix et taper du poing sur la table. Premier point, on rend 15 centimes, c'est pas mal 15 centimes. Et puis ma deuxième mesure que je propose depuis des années, c'est la suppression de la taxe sur la taxe. Vous savez qu
'il
y
a
une TVA sur la taxe. Et si on supprime cette TVA sur la taxe,
ça
coûte 6 milliards au budget et ça baisse de 15 centimes. 15 centimes, plus de 15 centimes, ça fait 30. Et on revient au prix espagnol, au prix portugal, l'ensemble de l'Europe. Pourquoi les Français ne peuvent plus travailler ? Pourquoi ils sont écrasés par ce prix de l'essence ? Il faut agir vite. Il faut agir vite. Je remarque que ces 6
milliards...
Ça,
ça
pourrait se faire tout de suite, quoi. Tout de suite, demain matin. Et ces 6 milliards...
On enlève
une ligne, en fait,
dans ce qui constitue
le
prix du carburant. Vous
remarquerez, le gouvernement l'a fait parce qu'il n'avait pas de majorité à l'Assemblée l'automne dernier.
Il
y
a
eu cette ristourne. Donc, quand il veut, il peut. Simplement, là, il ne veut pas. Et ce qui révolte, et qui révolte les Français, c'est que parallèlement, M. le maire, emprunte à taux variables la dette de l'État auprès des banques et des marchés financiers pour leur faire un cadeau de 12 milliards. C'est-à-dire que vous savez qu'il
y a
90% de notre dette qui est empruntée à taux fixe, 3%, 4%, ce qui est normal. Et puis, comme par hasard, il y
a
chaque mois une émission à taux variables indexées sur l'inflation qui est un cadeau financier au
bord.
C'est un cadeau à court terme, mais c'est peut-être récupéré à long terme.
Ça
permet les taux variables
aussi
que, quand ces taux redescendront,
la France puisse renégocier à la baisse. Mais sauf que
l'inflation est supérieure au taux fixe. C'est un cadeau
au marché financier qui nous a coûté en 2022.
Oui, mais on ne prend pas le risque. Vous ne vous emprunterez pas pour votre maison, votre voiture à taux variables.
Je sais, personne, il n'y a pas un Français qui m'écoute. Aujourd
'hui, il faut pouvoir renégocier ses taux. Vous vous dites à la France, non ?
Mais on ne fait plus d'émission. Ça a coûté 12 milliards. Alors, vous comprenez la géométrie variable. D'un côté, on dit aux Français, on ne
peut
pas. Mais c'est le prix d'essence,
ça
coûte 6 milliards.
Et
puis de l'autre, on fait des cadeaux aux banques de 12 milliards. On laisse les sociétés d'autoroutes raqueter les Français. On laisse les pétroliers raqueter les Français avec la marge de raffinage.
Moi,
je n'aime pas cette société
injuste
où on a un gouvernement.
Ce
n
'est
jamais possible pour les Français les plus pauvres. C'est toujours possible pour les oligarques, si je puis dire. C'est insupportable. Il faut faire quelque chose, Apolline de Malherbe. Ça va péter. Les Français ne peuvent plus vivre.
On
peut baisser le prix de l'électricité demain matin. Sortir du marché européen. Réduire par deux la facture. On
peut le faire. Est-ce que
vous en êtes à dire, comme Fabien Roussel, qu'à un moment,
il
va falloir envahir les
stations d'essence ? Ça va finir comme ça.
Je ne le souhaite pas parce que je ne
suis
pas comme ça. Mais ça va finir comme ça. Quand un pouvoir est aussi injuste, méprisant, arrogant, qu'il sert des intérêts d'une classe qui se gave d'argent, au moment où jamais autant le pays n'a été appauvri, où un tiers des Français se privent de nourriture. Je ne comprends pas, je ne comprends pas qu'ils ne comprennent pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Au-delà des luttes politiques gauche-droite, je ne comprends pas qu'ils ne comprennent pas la souffrance des Français.
Ça va péter. Mais
ça veut dire que
vous... Il y a urgence. Il y a le feu. Pardonnez-moi, il y a le feu. Ça veut dire, Nicolas
Dupont-Aignan, que vous ne condamnez pas vraiment les propos de Fabien Roussel, qui a
dit...
Du tout,
je ne le condamne pas.
Il faudrait aller envahir les stations
d'essence, les
supermarchés et les préfectures.
Et qu'est-ce qu'on attend ? Que le pays explose ? Qu'on perde du temps
? Vous
savez, moi, j'aime l'histoire. Regardez l'histoire de France. Quand on tire sur la corde, elle pète. Je ne le souhaite pas. J'aimerais qu'on puisse réformer avant, qu'on puisse avoir une justice. Vous savez, le général de Gaulle, je suis gaulliste. J'ai été très choqué de l'humoriste avant, qui m'a fait passer pour l'extrême droite. C'est scandaleux. Parce que même le Conseil d'État a reconnu que je n'étais pas extrême droite et a condamné l'État pour
ça.
Puisque
c'est
le Conseil d'État désormais qui dit oui ou non si le Conseil
d'État... À la fin, on
va dans la
justice. Le Conseil d'État qui a dit... Alors, c
'est
des histoires de couleurs. Je précise pour ceux qui écoutent. En gros, quelles couleurs on attribue à quelle partie,
notamment sur les chaînes de
télévision. Il a reconnu que je n'étais pas d'extrême droite. Il a dit du RN, en revanche, qu'il était d'extrême droite.
C'est le rôle. Moi,
en tout cas, je suis un gaulliste social. Vous vous prenez pour avoir l'encontent ce
que dit le Conseil d
'État. Donc, le RN est d'extrême droite.
Écoutez, moi, je suis le gaulliste social. Non,
mais le RN est d
'extrême droite. Je
ne le considère pas d'extrême droite.
Donc, ça vous
arrange quand le Conseil d'État
est détaillé ? Moi, je parle pour
moi, écoutez, madame. En tout cas, ce que je veux dire,
c
'est que dès qu'une personne veut remettre de l'ordre en France, veut aider les Français,
on
le traite d'extrême droite. Alors, vous savez, c'est insupportable. Ce qui est beaucoup plus grave, c'est que moi, je voudrais des solutions. Je dis aux Français aujourd'hui que contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, il y a des solutions concrètes, immédiates, qui permettraient d'alléger la souffrance des Français, d'apaiser le pays, de réconcilier. Le gaullisme social, j'en étais là tout à l'heure. Le gaullisme social, c'est quoi
?
La grandeur de la France, la force de la France, relocaliser, aider nos entreprises, nos PME, mais la justice, la participation. Aujourd'hui, vous le voyez bien quand même, vous en êtes conscient, Apolline de Malherbe, la société devient tellement inégalitaire. Tellement inégalitaire.
Précisément sur cette question d'inégalité, une dernière question sur le SMIC régional. C'est Valérie Pécresse qui propose cette idée. Il y a un écart de pouvoir d'achat entre les différentes régions. Elle dit au fond que le SMIC en Ile-de-France devrait être 9% plus élevé que dans les autres régions parce que le coût de la vie est 9% plus
élevé en Ile-de-France. Elle a raison
sur le fond. Maintenant, après, en termes pratiques, je n'ai pas assez étudié concrètement, et moi quand je ne sais pas, je le dis, comment ça peut se former. Ça n'a pas été facile, donc il faut étudier la question. Mais en vérité, au-delà du SMIC, c'est le problème des salaires en France qui sont trop bas. Pendant la présidentielle, j'avais proposé d'augmenter 10% en réduisant les charges salariales pour ne pas peser sur le chef d'entreprise. Je crois que l'enjeu aujourd'hui, c'est de récompenser le travail en baissant les dépenses, les gaspillages.
Nicolas Dupont-Aignan, ces manifestations contre les violences policières, demain, il y en a 80 qui sont prévues partout en France. Est-ce qu'il faut qu'il y ait une liberté de manifester et que tout le monde puisse aller manifester, y compris sur ces questions-là, ou est-ce que vous estimez que ces manifestations devraient être
interdites ? Écoutez, moi je ne suis contre l'interdiction des manifestations. Nous sommes en un pays de droit. En revanche, je suis très choqué par ces manifestations, et les Français jugeront. Je suis révolté que le syndicat de la magistrature, qui est censé juger,
est
au-dessus du peuple. aille manifester. C'est indécent.
Ce n'est pas
son lieu, ce n
'est
pas
son rôle. Mais c'est
indigne. C'est indigne. Après, je crois que ce serait tombé dans un piège que d'interdire des manifestations. Elle doit se dérouler dans le respect des lois. En tout cas, moi j'apporte tout mon soutien à la police qui fait un métier difficile, et à la gendarmerie. Voilà, après nous sommes dans un pays de liberté. Et
les Français
ne sont pas dupes.
Et
vous respectez donc cette liberté de manifester. Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être venu dans ce
studio. Je
rappelle que vous êtes le président de Debout la France et député de l'Essonne. Il est 8h52 sur RMC BFM TV. Merci, Apolline de Malherbe. Dans quelques heures. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan