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Podcast / conversationChaîne officielle TVL· 2 juillet 2023 65 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sportSolidarités & famille

La jeunesse de François Asselineau (partie 1/4) - Les Conversations n°27 - TVL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi une conversation plutôt qu'une interview ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    On ne sait pas grand-chose de vos débuts, de vos racines, de votre enfance avant HEC et l'ENA. Quels sont ces éléments ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué votre enfance, mais comment l'avez-vous vécue ?

  • 17:36FerméeRéponse directe

    Vos parents travaillaient-ils ?

  • 23:17OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué votre famille, mais comment décririez-vous votre enfance dans le 19e arrondissement ?

  • 25:26OuverteRéponse directe

    Vous avez parlé de votre arrière-grand-père, quels souvenirs en gardez-vous ?

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

nous sommes encore loin du compte vite participé au financement de TVL chaque ton compte financer TBM c'est essentiel

0:11
Non speech

[Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]

0:55
Locuteur

bonjour à tout le monde deux petites mises au point pour commencer d'abord vous l'observez autour de moi nous sommes nous avons déménagé le nouveau conservateur s'installe désormais non loin de l'Académie française en sortie rejoint d'ailleurs le conservateur de Châteaubriand qui était installé à deux encablures d'ici dans le sixième arrondissement de Paris et ensuite je voudrais dire une fois pour toutes que ce à quoi vous voulez les anciens qui regardent ces émissions le savent j'espère pour les nouveaux je dis qu'il ne s'agit pas du tout d'interview mais si on veut bien prendre faire attention au sens des mots de conversation c'est à dire que j'invite mes amis à converser avec eux sur le sujet qui est certainement le plus intéressant leur vie leur manière de voir le monde leur façon de d'apprendre leur façon de dire leur façon de vivre et j'ai souhaité pour que pour cela que la conversation au sens ancien ait lieu soit chez eux soit au siège du conservateur où vous êtes ici et je commence par l'un de mes plus anciens amis que je reçois aujourd'hui avec grand plaisir qui inaugure ce nouveau lieu François Asselineau à tous seigneur tout honneur je voulais quelqu'un de marquant pour commencer cette cette émission cher Françoise nous connaissons depuis longtemps nous sommes rencontrés à la table de Charles Pasqua en 1998 et je vous ai retrouvé multiple multiples périodes de l'année chers François Asselineau en nous connaît pas tout à fait si je puis dire en chair et en os c'est-à-dire on ne sait pas très bien où vous êtes né si vous avez une maison de campagne quels sont vos racines quelle est l'origine du voisino comment vous avez partagé votre vie dans les 20 ou 25 premières années avant d'entrer à HEC puis Alena et puis faire la carrière administrative et politique que l'on sait que l'on sait bien mais ce qu'on ne sait pas c'est ce qui s'est passé avant oui les débuts qu'est-ce que je peux vous dire je suis né le 14 septembre le jour de la Sainte Croix 14 septembre de Gaulle de toutes les croix que j'ai porté dans ma vie la plus lourde a été la croix blanche alors là ça le croit je finis le 14 septembre 1957 sous la présence du conseil de Félix Gaillard et donc en fait la même année que le traité de Rome qui a été signé le 27 mars 1957 je suis né dans une famille très très française en fait mon nom de famille à ce Lilou alors je sais pas très bien d'où ça vient quand on regarde sur internet quand on googleisse quand on fait des recherches sur le nom mastic et ce genre de choses il semble c'est un nom qui est très ancien qui remonte au moins au Moyen-Âge mais qui serait un diminutif macronymique d'un nom d'origine noble germanique qui serait et idole qui aurait donné dolcine etc d'où à cela à deux slim ou Ascelin et à ce lit nous le a eu sur un diminutif notamment dans la région d'où vient en fait ce nom c'est-à-dire le centre de la France quels le nom de la loi il y a beaucoup de noms en eau tout au long du cours de la Loire par exemple voilà il y a beaucoup de noms de de famille qui se terminent en eue très précisément c'est de la Nièvre ou le ou le Loiret et donc mon père avait fait des réparer par la loi voilà mon père avait fait des recherches comment dirais généalogique il était remonté quand même jusqu'aux années 1680 et pour ceux qui concerne non parce que évidemment c'est toujours très arborescent puisque on a deux parents quatre grands-parents 8 à ré 8 arrières grands-parents etc mais pour se limiter au seul nom à Solino il est remonté donc jusque plus loin que que 1780 il faut savoir il faut savoir ça m'avait amusé d'apprendre que le 20 avril 1789 un certain François Asselineau qui semble être mon ancêtre direct avait signé le cahier de doléances du village de Saint-Denis de l'hôtel face à Jargeau dans le Loiret et semble-t-il mon ancêtre direct et donc ça veut dire que d'abord au passage il s'agit-il et il se plaignait de quoi d'ailleurs dans ce petit village qui fasse à Jargeau Jargeau libéré par Jeanne d'Arc d'ailleurs dans son dans sa avant d'aller ensuite à Compiègne aujourd'hui dans le Loiret alors jarjo est dans le Loiret mais c'est un petit village qui s'en orgueilli justement d'avoir été libéré par Jeanne d'Arc des Anglais et il se plaignait de quoi mais comme dans tous les cahiers de doléances on découvre quoi que les gens se plaignent de ne pas avoir assez à manger de pas vouloir manger de viande en 1788 il y a eu des dizaines 1789 aussi il y avait un château qui existe toujours qui est le château de Chenail qui était entouré de murailles qui existent toujours et au-delà duquel les paysans qui avait du gibier des lapins des gares il pouvait pas aller et vous ne pouvez pas aller voilà et deuxièmement il payait des impôts alors que les nobles du coin ne payait pas d'impôts donc c'est ce qu'on va retrouver d'ailleurs dans tous les résultats France voilà donc ça m'amuse parce que c'est un ancêtre dont on a perdu évidemment le la tradition familiale mais ça veut dire que d'abord il savait écrire ce qui était pas si fréquent quand même à l'époque il y a peut-être 5% des gens qui savaient créer et il savait et puis c'était le semble-t-il une forte tête parce qu'il a des gens qui signent et ce qui m'amuse ou pas non non mais ce qui est assez étonnant c'est qu'on retrouve des fondamentaux puisque aujourd'hui c'est toujours le tiers état qui paye ses classes moyennes qui payent les impôts et les plus riches échappent à l'impôt on a encore vu récemment dans des nouveaux des statistiques qui sont sortis les très très grandes fortunes depuis quasiment plus d'impôts ils organisent leur optimisation fiscale et donc ils ont été défensifs et puis deuxièmement il y a aussi cette espèce de de recherche de la viande de la viande carnée etc qui a fait le mouvement Chasse Pêche Nature et tradition d'ailleurs qui était assez corrélé à la il y a une idée entre la la Révolution française manger de la viande voilà la libération du peuple vous faire chasser c'est très ancien rappelez-vous quand même la fameuse phrase qui est apocryphe mais que l'on attribue à Henri IV qui voulait donner qui permettra tous les Français de mettre la poule au pot tous les dimanches ça veut dire quoi ça veut dire justement de la viande carnée c'est assez intéressant il y a toujours une espèce de lien très ancien dans très ancré dans l'ADN comme on dit maintenant des Français c'est comment manger de la barbaque manger de la bonne viande gagner son bifteck vécu votre enfance alors moi je suis né à Paris parce que donc ça je parlais d'un instant de mon grand-père paternel qui était né donc dans ce village où j'ai de Saint-Denis de l'hôtel au bord de la Loire qui ensuite d'ailleurs est devenu la grande banlieue d'Orléans a été dénaturée c'est un petit village qu'on peut dire c'est devenu un truc un peu industriel suburbain c'était dans le même village qui avait Maurice genevois d'ailleurs quand j'étais petit je croisais je ne vois qu'il y avait une ville là au bord de la Loire alors donc vous avez connu Maurice Genevoix ou c'est un connu c'est ça serait exagéré je l'ai vu plusieurs fois ce vieux monsieur vous savez quand vous avez 7 ans 8 ans quand vous voyez des personnes âgées toujours un peu impressionné surtout que mon grand-père me disait c'est Maurice genevois je sais pas qui était Maurice genevois mais c'est un grand écrivain non c'était un mais il était très français il s'enorgueillissait qu'on parlait très bien de français dans le Val de Loire et quelque chose qui me frappe à la réflexion c'est que il roulait beaucoup les r mon grand-père comme le Québec aujourd'hui oui exactement donc ça quand j'étais un peu plus un peu plus grand quand j'étais adolescent avec mon frère on se moquait un peu de lui dans son dos parce qu'il roulait les r comme ça mais en fait j'ai découvert que effectivement c'est d'ailleurs au début du 20e siècle encore tous les Français tous les discours officiels on roulait des choses blanches de Berthe Sylva c'est assez étonnant en parlant du roi c'était le Québec on dit toujours le bruit oui donc on allait faire dans les péchés dans la Loire évidemment comme j'étais petit avec ma canne à pêche j'ai envoyé le fil dans les dans les dans les arbres derrière dans les peupliers donc moi mon grand-père se fâchait et puis vous pêchez toujours non mais je regarde pour moi c'est vraiment les souvenirs vous savez quand on regarde une vie qui commence à s'écouler on repense à des souvenirs quand on avait 6 ans 7 ans ça se part toujours des petits une petite ça se passait souvent au début du mois de septembre et donc mon père avait repris le travail et puis ma mère laissait ses enfants pour 15 jours chez parce qu'on reprenait le travail en général c'était toujours moi ma date de naissance était quasiment toujours le rouleau et donc les 15 premiers jours de septembre on est passé souvent chez mes grands-parents et donc je garde des souvenirs vous savez quand l'été commence à avancer c'est plus la lumière est plus dorée le ciel est un petit peu plus blanc plus doré et puis il y a des couleurs dans le Val de Loire que vous connaissez qui sont quand même très douces et donc je garde des souvenirs comme ça c'est une espèce d'enfance un petit peu lumineuse bon évidemment avec toutes ces drames enfantins toutes ces mais il y avait il y avait ça quand même et ça c'est vraiment quelque chose qui m'a beaucoup marqué et puis mon père et tradition décidément et mon grand-père non et puis mon grand-père avait aussi d'abord il avait beaucoup beaucoup de personnalités il est écrasait ça ça sa femme si j'ose dire qui était alors elle était elle venait de Haute-Saône attention parce que vous avez votre aplomb il vient de votre grand-père grand-mère paternel son père était mort dans la guerre de 14 et donc elle avait été élevées en 1901 quelque chose comme ça donc là leur mère c'était retrouver veuve elle avait 4 enfants je crois et donc elles avaient fait ensuite je disais parce que j'étais avec sa sœur elle avait été élevé chez les chez les soeurs alors c'est une famille catholique alors pas vraiment mon grand-père lui était devenu totalement agnostique mais sa femme était quand même avait été élevée chez les bonnes soeurs et on avait gardé quelque chose très très c'est un mélange assez d'étonnant ça c'est du côté de mon père alors ça c'était de ça venait de d'autres endroits donc ça venait du Tarn pour ma grand-mère pour ma pour maternelle pour mon grand-père maternel et de savonnette de la Bretagne pour ma grand-mère du coup de darmor comme on dit maintenant des côtes du nord ma grand-mère et c'est toute la France le Tarn le Loiret un peu la Bourgogne oui c'est ce que je dis d'ailleurs souvent une fois j'avais dit avec j'étais je discutais vécu une radio en Bretagne sur les autonomies de Breton et quelqu'un me disait oui les Bretons aussi les Bretons ça évangélique mais c'est quoi pour vous un breton en fait avec un Breton ils m'ont dit c'est un Breton qui m'attendais moi j'ai un quart de 100 breton suis-je breton et je dis c'est important parce que quand vous parlez des Bretons à partir de quel moment on devient breton j'avais poussé un peu le bouchon j'avais fait un point Goodwin j'avais dit est-ce qu'il va falloir faire des lois de Nuremberg comme les lois de nurember pour savoir qui était Juifs en 1935 en Allemagne nazie il fallait je crois qu'il fallait avoir au moins trois grands-parents il faut chercher donc là est-ce que est-ce que si on a quatre grands-parents breton on est breton trois grands-parents et bretons alors attendez je termine mon histoire parce que j'adore la Bretagne qui est un souci légitime de sa culture c'est vrai je suis oui mais ça va souvent au-delà quand même bon marcheur le créateur du du drapeau du gwadou vous savez que gwenadues a été fait dans les années 20 et Morvan Marchal était frappé l'indemnité nationale la Libération il y avait l'Allemagne nazi qui est derrière oui oui et quelquefois ils sont récupérés soit par l'Allemagne aujourd'hui oui pour les Alsaciens par des puissances extérieures qui ont de l'influence en France donc il faut faire attention bien sûr je suis assez favorable malgré tout à l'idée de retrouver les racines parce que c'est un travail de Racine quand même alors il y a le cinéma le meilleur et puis là je reviens de Corse on fait tout un tas de toi en ce moment enfin on en parle beaucoup dans les informations nationales mais vu de corps si un projet de faire de la co-officialité de la langue corse c'est personnellement je trouve ça extraordinairement dangereux parce que s'il y a co-officialité de la langue corse dans la Constitution la Constitution c'est la langue de la République c'est le français si on fait le coup officialité là encore pourquoi est-ce qu'on ferait pas le reste on met le doigt dans un engrenage qui celui de charte avec l'anglais c'est la charte des longues régionales des minoritaires tellement poussé par l'Allemagne poussé par l'Allemagne que l'Allemagne que l'Espagne a signé puis ratifié et que la France sous Jospin a signé mais n'a jamais ratifié vous savez ce qui est passé en deux en 96 la liste des langues à protéger en Espagne ils ont réussi à réaliser des langues à protéines nous en ont trouvé 9 à part le castillano ce qu'on appelle l'espagnol il y avait l'Andalou le gallicien le basque la langue de la communauté de Navarre le catalan l'arabe aussi puisque les deux encad es de ce taille millilitien à l'époque en Espagne ils ont dit non ça ne menace pas l'unité nationale il faut voir maintenant où est-ce qu'on en est en Espagne avec les référendum à répétition pour l'indépendance de la Catalogne lorsque Jospin signé conformément son programme de 97 il a signé la langue des chats qui est né dans le la mouvance de la Cour européenne des droits de l'homme avec derrière et en dessous et bien à ce moment-là vous savez qu'il y a un aréopage de de scientifiques de linguiste qui se sont réunis et qui ont dressé la liste des langues régionales et minoritaires à protéger en France au nom de cette convention et de mémoire je me trompe peut-être à une ou deux unités près il y avait quand même 76 idiots 76 Go officialités simplement à Mayotte ou plusieurs au moins une quinzaine en Nouvelle-Calédonie parce que les pays Mélan vous savez quasiment un idiome par balai mais enfin pour ce qui concerne la seule France métropole il y avait quand même je crois 30 à 35 ans et donc ça c'est un engrenage extraordinairement dangereux parce que par exemple on parle de la co-officialité de la langue corse moi je n'avais pas d'idées je reviens de Corse avec un chiffre à l'esprit et à peu près 280000 habitants en Corse il y en a 60 000 qui parle de Corse mais s'il y a 60 000 c'est le tiers de la ville de Montreuil mais à Montreuil vous savez quel est le quels sont les langues quels sont les langues les plus utilisées je vous connais assez pour connaître votre vertigineuse érudition quel que soit le sujet vous savez tout sur tout à l'heure ici vous me parlez de du porphyre par exemple c'était très détente vous savez avant deux choses calculables mais donc votre enfance vos études c'est Paris quand même oui je suis né à Paris que faisait vos parents travailler l'un et l'autre alors ma mère ne travaillait pas elle s'est dévouée à ses trois enfants qui est le fruit de la de la République en fait puisque mes arriments parents étaient des pauvres des pauvres gens enfin des paysans des migrants-parents sont des sont montés à Paris au début du 20e siècle c'est là qu'ils sont rencontrés d'ailleurs et mon père qui était fils unique quand il était né en 1927 donc c'est l'époque où il y avait essentiellement des enfants uniques et donc il avait été remarqué par des instituteurs qui avaient dit à mes grands-parents qui étaient des employés qu'ils avaient un fils qu'il fallait et qu'il fallait pousser et donc c'est son des instituteurs puis des professeurs du lycée qui ont poussé mon père à faire des Nike a été le premier de la famille à voir son bac ensuite qui l'ont poussé comme il était bon en maths ils l'ont poussé à présenter les concours des grandes écoles mon père a été n'a pas obtenu polytechnique il a eu l'École Centrale de Paris qui était la deuxième c'était pas ah oui mais vous ne connaissez pas la mentalité des ingénieurs voilà rater Polytechnique c'est une souffrance centrale et magnifique c'est très bien mais donc mon père a été jusqu'au jour il a fini par s'en faire une à la maison mais son rêve était plein de ses enfants fasse Polyte pour faire mieux que lui vous avez fait HEC pour commencer vous oui mais alors donc mon frère bien sûr mais non mais c'est pour vous montrer le milieu familial donc j'étais né dans un milieu familial à l'ascension et puis surtout surtout ce qui est un très très important il fallait bien travailler à l'école voilà et puis les grands trucs du Décalogue elle fait pas mentir fallait pas voler faillir la vérité fallait bien travailler il fallait donc c'est très très classique aujourd'hui j'y vais j'y vais plus qu'à l'époque non j'y vais je vais à la messe que j'étais que j'étais j'avais fait preuve des tours de risque quelque chose qu'on pouvait me reprocher donc j'ai été vraiment indiqué dans un univers où quand on travaille bien ont réussi on est récompensé c'était d'ailleurs ça avait marché pour mon père en fait qui a fait sa carrière ensuite à Gaz de France puis EDF et qui a été ensuite chef de centre régional en France donc il allait à terminer sa carrière comme ça donc qui a été cadre supérieur mais bon qui il ruminait le fait que par exemple dans cette grande j'ai été élevée dans la dévotion de de Marcel Boiteux grand commis de l'État et d'EDF et du nucléaire donc ça ça ait des services publics de façon plus générale voilà qui est toujours vivant d'ailleurs qui a plus de 100 ans constituer cette première entreprise d'électricité au monde qui est en si grand danger aujourd'hui vous savez qu'on disait ce qui est assez extraordinaire c'est que EDF était a été la seule société soviétique au monde qui marchait très bien grâce à Marcel datté bien de citer des grands noms qui ont fait la France justement au moment où elle se défait donc moi j'ai fait aussi la même oui location clairement que moi ce que j'ai j'avais tempérament d'être plutôt travailleur un peu polar j'ai toujours beaucoup travaillé dans ma vie alors que lui était plus il avait plus de facilité peut-être que moi il était plus enfin il est toujours vivant pas beaucoup de sortes familiaux vous savez comme il y a toujours des mythes voilà c'est à dire que lui allait il avait marché j'ai pas dix mois moi j'ai dû marcher à 15 mois il avait il avait comment dire il y avait dû parler à plutôt que moi il avait une grande facilité de mémorisation alors que moi oui mais à l'époque vous savez en plus de ça il était plus grand que moi donc il y avait il y avait toute une espèce de de mythe qui était apparu sur le thème que voilà que votre sœur avait moins de ces vérités étaient moins oui parce qu'elle est née elle est née ils sont après quand même donc c'était déjà mes parents étaient plus Amélie voilà c'est ça donc et moi je voudrais vraiment les choses très très au sérieux dans le 19e arrondissement je crois non non j'ai été dans plusieurs lycée mais dans c'était à Paris il s'agit vraiment c'était très important pour j'ai dans mon enfance c'était c'était la chose la plus importante quasiment c'était d'apporter à mes parents des bonnes notes alors on peut distractions quand même il y avait du sport on faisait du sportif bon j'ai appris la natation de maigrir parfois vous savez je fais le yoyo donc parfois quand je reviens au mois de septembre on fait des vidéos les gens dire ah tiens il a maigri voilà ici après ça ça les grandes passions de comme c'était les voyages et ça c'est aussi mes parents parce que depuis que quand nous étions enfants mon père qui aimait beaucoup vous vivez genre l'époque l'avion c'était pas enviégeable c'est très cher c'était beaucoup moins répandu voilà en revanche mon père nous a beaucoup fait circuler en voiture dans toute l'Europe en fait je garde un souvenir d'enfance en 1963 donc j'avais j'avais en juillet 63 je n'avais même pas six ans et je regardais souvenirs pourtant c'était il nous avait nous étions du passé de vacances au Portugal je vous dis en 63 c'était c'était pas de route non il y avait je garde des souvenirs ça faisait ça faisait un peu peur parce que c'était vraiment très pauvre qui dit femme était tout en noir elles avaient des elles avaient des vins sur la tête portaient des cruches célèbre moi je regardais ça c'était vraiment c'est des choses qui m'ont beaucoup beaucoup frappé il y a des choses qui m'ont frappé comme ça c'est aussi ce qui m'a beaucoup frappé c'est que j'ai connu mon arrière-grand-père qui était donc le père de mon du grand-père dont je parlais celui qui me faisait rencontrer Maurice Genevoix donc j'ai connu mon arrière-grand-mère mais elle est morte en 1963 donc je garde un souvenir d'une dame fut une vieille dame toute ratatinée habillée tout en noir elle s'appelait Gabriel de son prénom et son mari donc on a la grand-père elle s'appelait Frédéric et il était né en 1870 et il est mort en 1965 donc il est mort je me rappelle très bien j'avais j'avais 7 ans et il me faisait très peur parce qu'il était il avait 95 ans quand il est mort ce qui était un âge vénérable qui est toujours un âge vulnérable d'ailleurs mais un petit peu plus rare à l'époque plus rare à l'époque et alors il était comme mon arrêt grand-mère ils étaient habillés tout en noir et il avait il avait la moustache de Bismarck ou de Clémenceau si vous voulez et donc moi je voyais ce très vieux monsieur qui était vieux qui était c'est vraiment il me faisait très très peur quand j'avais 5-6 ans et que voilà c'était on lui devait le respect je savais pas très bien qu'ils étaient et j'ai des souvenirs il avait quand même connu lui-même en 1870 donc en 75 en 1875 il avait connu des gens qui étaient nés sous la Révolution française vous voyez ce que je veux dire finalement c'est l'épaisseur des siècles est assez justement c'est ce que nos contemporelles savent pas un siècle c'est pas grand-chose et ma grand mon arrière-grand-mère une fois où c'était lui qui avait dit une fois je comprenais pas je m'étais fait expliqué ce que ça voulait dire il avait dit il y avait quelqu'un qui allait vomir ou ce qui était qui avait des nausées et c'était mon arrière-grand-mère qui avait dit mais tu vas quand même pas rendre les canons comme c'est une expression des années 1880 les 1990 alors pour ceux qui ne seraient pas parmi nos auditeurs c'est celui qui a rendu le mauvais général le mauvais général pendant la guerre de 70 qui a capituler face à face ou plus hein voilà donc c'est ça et c'était une famille très française et mon grand-père très mon grand-père m'a vraiment appris beaucoup de choses par exemple politiquement très national droite ou plutôt oh c'était compliqué si on met dans tout si je mets un petit peu non il y avait de tout en fait dans la famille c'est surtout si je prends du côté de ma mère j'avais j'avais un grand ton un des frères de mon grand-père donc pour si je résume il y avait il y avait à peu près tous les tous les tous les cas de figures j'avais une partie de ma de l'autre côté de ma grand-mère maternelle c'était quand même très très à droite et assez pétainiste mais ils avaient même pas vous interrompre c'est pas la même chose non mais c'était en les spectacle en l'espèce c'était ça mais il y avait une j'avais une grande tante qui elle était alors ultra gaulliste et alors elle avait jamaillé oui et alors à l'âge de 17 ans elle avait essayé de passer la ligne de démarcation sans autorisation parce qu'elle devait un baptême je sais pas quoi puis elle était très Tati Daniel bon mais alors à 17 ans bon et je l'aimais bien mais elle avait quand même il était également très très confite quand même aussi en dévotion c'était vraiment un personnage et à 17 ans il avait été arrêté à la ligne de démarcation par les Allemands et elle avait été mis au trou pendant cinq six jours avec des avec des prostituées je me rappelle quand j'étais en 1960 c'est 68 j'avais 10 ans 11 ans c'est-à-dire donc c'est d'ailleurs finalement pas si loin ça faisait une entre 42 1 41 oui c'était la guerre

29:28
Non speech

[Musique]

29:33
Locuteur

et alors elle parlait elle ne pouvait pas dire le mot allemand c'était les moches débauche débauche elle me faisait une fixation et elle doit raconter toujours toujours qu'elle avait été elle elle l'avait mis avec les [ __ ] de l'autre côté oui si on se parle vous n'avez toujours pas maintenant je sais pas si il fait pas vous demander deux émissions Jean-François et alors du côté de mon père alors là c'était il y avait c'était j'avais un de mes oncle qui était tout parti communiste français et j'étais plutôt à gauche et mes parents étaient plutôt on dirait des bobos aujourd'hui des bobos de gauche voilà ils étaient plutôt de gauche mais en fait de Gauche socialiste pas des communistes voilà donc ça pour dire que le dimanche on dit gauche républicaine le dimanche midi il y a de la famille si vous voulez avec le gigot flageolet il y avait vraiment des discussions parfois homiriques polyoliques ça pouvait monter dans les dans les octaves parce que ils étaient souvent donc c'était vraiment une famille enfin c'était la France d'avant quoi où les gens ça existe toujours ça existe toujours alors je sais pas si ça existe toujours mais le repas de famille il y a quelque chose qui m'a beaucoup frappé beaucoup beaucoup frappé c'est que ils étaient assez volontiers comme étaient les Guinée comme sont souvent les Français c'est à dire très critiques de tout bon et ils étaient à part ma grand-angle qui voit une admiration absolument extraordinaire en général les autres membres de ma famille au niveau des parents des grands-parents et tout ça ils étaient quand même souvent très critiques de De Gaulle c'est pas content n'était pas content voilà mais non il y avait quand même des choses qui me surprenaient c'est que tout en étant critique quand il parlait de De Gaulle il y avait une espèce de sa baissait dans les octaves comme si on parlait de quelque chose de quand même on est toujours pas comme ça voilà c'était quand même quelque chose de même dans les critiques il y avait quelque chose de feutré même lorsqu'il avait été opéré dans ce qui avait été opérée d'un adénome de la prostate en 66 67 moi j'avais 10 ans j'avais souvent aux critiquer de Gaulle mais là

32:01
Non speech

[Musique]

32:04
Locuteur

ça vous a des choses comme ça ça vous a marqué la sortie de l'OTAN 66 non ça franchement pour vous c'est important d'ailleurs il y avait des conversations dans ma famille et il y avait quelque chose qui était à la fois écrite et puis c'était quand même secrètement admiratif aussi de devoir que de Gaulle il envoyait bouler les Américains c'était quand même pas mal honnêtement ça serait j'avais j'avais j'avais même pas 10 ans mais 68 quand même ah oui alors mai 68 là oui là j'ai eu beaucoup beaucoup de de oui ça c'était parce que c'était vraiment la fille à 12 ans vous étiez partisans de ce qui se passait à Paris mes parents étaient mes parents étaient mon père et mon père était penser que le régime allait s'effondrer que de Gaulle avait partir faut dire que rappelez-vous les il y a une chanson de je crois de Michel Delpech qui s'appelle justement sur 60 c'est pas 1966 un truc comme ça il dit est toujours le même président donc il y avait une ambiance qui avait été créée à l'époque c'était que voilà c'était il y en avait marre que c'était plus la modernité il y a 10 ans ça suffit c'est exactement ça il y a un grand souvenir sur De Gaulle je me permets de le lire c'est vraiment ce qui me tient le plus à cœur c'est que mes parents ont voté on voter NON référendum 69 oui et puis donc de Goulding dans le goal s'en va bon Pompidou c'était pas forcément la tasse de thé de mes parents mais enfin bon bref et puis arrive le 9 novembre 1970 la mort et je reviens du lycée il y avait pas de téléphone portable il y a rien donc je reviens du lycée il y avait pas de téléphone portable il y avait pas de France Info il y avait pas de donc je rentre à la maison et je vois ma mère complètement consterné et qui dit tu sais que tu sais ce qui est arrivé je dis ben non elle me dit mais de Gaulle est mort et moi j'étais donc c'était 9,70 j'avais 12 ans j'avais 13 ans et donc dans ma tête je me dis ah bon bah oui enfin bon d'abord pour moi quelqu'un de très très âgé deuxièmement ils avaient voté non donc ils étaient bien contents qu'il soit parti les obsèques et puis les émissions de télé et moi je me suis dit c'est quand même incroyable pourquoi ils ont l'alarme je suis il y a quelque chose que je comprends pas mais c'est quelque chose c'est-à-dire comme si c'est ça que j'ai compris c'est qu'en fait c'était quelque chose de vraiment un personnage hors du commun et que vous l'avez fait ça sans doute j'ai toujours alors j'ai un grand souvenir aussi avec de quoi si vous êtes c'est des trucs de gosse ça vous me fait dire l'école communale comme on disait en primaire je devais sauter une classe ça se faisait beaucoup à l'époque donc les autres j'étais bonne et ça devait être je devais avoir 8 ans il y avait de la gymnastique dans le préau de l'école à Paris et puis je vais se mettre en rang et puis il y avait dans le préau de l'école la photo officielle de et moi je savais pas qui c'était en fait j'avais 8 ans ou 7 ans et demi et donc j'étais avec un petit copain ou un petit je sais pas quoi à l'époque c'était séparé garçon et fille et donc admis camarades de classe j'ai dit c'est qui et l'autre était plus dégourdi que moi il dit mais c'est de Gaulle et j'ai dit mais c'est qui parce que c'était tellement majestueux je sais qui ce monsieur qui est habillé comme ça comme vous aviez spontanément de l'affection à 10 15 18 ans de l'affection j'ai découvert avec les contradictions du comportement de mes parents et mes grands-parents qui à la fois critiqué de Gaulle mais au grand moment de la ville de Gaulle n'arrivait pas à cacher soit leur admiration secrète avec le Québec libre avec les Américains etc soit pleurer quand ils ont été c'était bizarre je les ai voir ses parents pleurer c'est toujours très très oui c'est quand même et je ne comprenais pas j'ai voulu comprendre voilà et puis après ça avec la maturité venant j'ai j'ai commencé j'ai fait des choses que je ne pensais jamais faire j'ai lu les mémoires de guerre de De Gaulle j'ai dit après j'ai tout lu j'ai vu le film de l'épée etc vous aviez des opinions politiques un peu ou oui j'étais pour l'Europe ah mon Dieu ben oui avez-vous jamais avoué l'avez-vous avoué jamais François je suis toujours dit mais oui moi j'étais le bon élève c'est ça donc j'apprenais vraiment j'étais bon j'étais très conformiste j'étais très conformiste pas toujours parce que j'avais aussi un petit coup j'ai un petit côté chez moi vous savez parfois un petit peu un petit peu un petit dissipé même en bien bien parfois un petit peu rigoler et faire des faire des blagues des trucs comme ça ça fait partie aussi de ma personnalité donc je n'étais pas le j'étais parfois un petit peu éventuellement parfois un peu indiscipliné ça je le sais parce que beaucoup d'années plus tard vous faites voir vos Durif donc j'étais président pour des péchés que je n'avais pas commis et vous n'étiez vous étiez vice-présidents et vous n'étiez pas le le plus sage de la classe c'est que quand j'ai l'impression de de mieux connaître les choses ça m'énerve donc j'ai un peu tendance à envoyer tout le boulet il faut que je me calme maintenant revenons-en à ses 18 ans c'est 20 ans j'ai un petit problème et on va le résoudre François si vous voulez bien la moitié de l'émission s'est passée et vous avez à peine 20 ans bon donc il va falloir faire deux émissions si vous le voulez bien si vous voulez bien revenir en deuxième semaine mais je pense que ça intéressera beaucoup de nos auditeurs pourquoi HEC après tout ça alors c'est toujours pour parce que j'étais pas dans le commerce du tout non mais pour une raison très simple c'est que mon père vous voulez que je fasse Matsu manspect Polytechnique ça c'était son rêve et en fait j'étais moins en maths mais j'étais pas génial mais en revanche j'étais vraiment bon dans toutes les matières et je vais particulièrement attirer par l'histoire le français les questions internationales voilà quand j'étais qui sont cardinal aujourd'hui encore la pensée petit le programme de l'UPR part d'une conception de la France dans le monde c'est-à-dire d'une politique étrangère merde toutes les politiques c'est une des choses qui nous a beaucoup et ça c'est le jeu aussi à mes parents puisque mon père comme je vous l'ai dit nous avait les souvenirs des souvenirs devenant de personnes de notre génération à 5 ans au Portugal c'est quand même assez rare à cette à huit ou neuf ans nous avait emmené en Angleterre pour les vacances de Pâques et moi j'avais découvert que on pouvait avoir au petit déjeuner boire du jus d'or c'était pour moi incroyable en fait j'avais on avait vu la reine d'Angleterre c'est en 1967 tout ça donc ça m'a très jeune formaté j'ai eu un immense goût pour les voyages et ça c'est continué parce qu'après vraiment je dois beaucoup de beaucoup de choses à mon père de ce point de vue là vous avez été aussi les affaires étrangères au cabinet de chaleur du Trésor l'Asie je crois vous avez le monde dans la tête et bien je sais il y avait un classement et ils ont les 350 et en deuxième année on devait faire un stage obligatoirement à l'étranger c'est un petit peu important ce que je raconte de façon minuscule c'est joli mais dans le développement de ma vie c'est que on fait un classement il y a un classement afin de la deuxième année on doit faire un stage à l'étranger et je suis deuxième de la promo comme je suis sorti le Poulidor à chaque fois et à ce moment-là prendre la direction dans le général d'Air France puis là il a été brûlé il a fait des des devenus lorsque il y a eu ce stage en deuxième année il y avait des poignée de stage 10 ou 12 qui était proposée par HEC dans des services commerciaux dans des ambassades de France à l'étranger qui était extrêmement demandée parce que si le stage se passait bien on pouvait demander à retourner comme volontaire du service national actif pour le service pour le service militaire qui était obligatoire pour les garçons et donc ça faisait une espèce d'année pré professionnel qui durait plus longtemps j'étais deuxième dans ma promo DC premier était une jeune fille qui elle a pris ce stage mais elle voulait aller au Canada donc elle Montréal et moi j'ai pris un pays qui m'attirait depuis que je suis petit c'est le Japon et c'est comme ça que vous avez appris le japonais oui c'est pour ça que je comprenais pas pourquoi vous parliez japonais c'est ça remonte encore une autre histoire encore une histoire c'est que LoL j'avais eu 7 ou 8 ans lorsqu'il y a une amie humaine mes parents qui étaient venus et qui m'avait offert un cadeau et le cadeau c'était un 45 tours illustré et c'était l'histoire d'un petit garçon qui avait mon âge 7 ans à qui on offrait un poisson rouge et l'histoire c'est que le poisson rouge en fait l'emmenait dans un pays étrange qui était le Japon alors je vais pas si ça devient de là mais ce qui est vrai c'est que j'ai toujours rêvé d'aller au Japon et après j'ai pu y aller c'était donc j'ai fait mon stage de deuxième année je vais auprès du à l'ambassade de France à Tokyo ça se passe très bien avec le conseiller commercial et qui me dit si vous voulez je vous prends pour faire votre service national donc ça durait un an et demi ce n'est pas comme le service militaire un an et demi dans un contexte en 81 c'est un contexte très différent d'aujourd'hui il y avait pas d'internet pas téléphone portable il y avait on avait interdiction de téléphoner à l'étranger ça coûtait très cher mon père mes parents m'appelaient depuis la France mais à l'époque une minute depuis une pleine nuit d'autre Paris et Tokyo c'était une tête de 15 euros c'est arrivé donc j'y suis retrouvé pendant l'année 80 j'ai été réveillé sans faire l'aller-retour Tokyo Paris c'était vraiment le et donc le 10 mec le 11 mai 80 dans la nuit vers 4h du matin j'ai reçu un appel téléphonique de mon père qui m'appelait il était 8h 8h du soir heure de Paris et donc il m'appelait Mitterrand était un petit studio avec des tatamis par terre à répondre dans l'hyper centre de Tokyo c'était pas loin de des services commerciaux et là j'ai été réveillé en pleine nuit et puis et mon père était très il avait le sentiment de vivre un truc historique et un Tokyo c'était la nuit et quel futur c'est à dire que j'étais aussi oui mais j'étais ma réaction ça faisait depuis le mois de novembre que j'étais au Japon donc ça faisait déjà plus de 6 7 mois je m'étais habitué à ce que la France on en parle très très peu dans les journaux japonais c'était des schémas c'était il y avait c'était Catherine Deneuve Alain Delon et Mathieu ouais c'était vraiment des trucs très schématiques immense immense prestige de la France culturel en terme de toutes les japonaises rêvaient d'aller se marier de m'avoir exactement bon c'était c'est vraiment très très impressionnant un peu déstabilisant d'ailleurs puisque je me rappelle moi j'ai donné les services commerciaux un jour il y a un Japonais un importateur qui vient et qui me demande si on produit alimentaire il me demande tout à trac mais en anglais il me demande de où est-ce que c'est roquefort pour le fromage je ne savais pas où était roquefort je ne savais pas et je suis revenu de là en me disant enfin d'abord mon rêve c'était je me suis dit je vais préparer les nains mon rêve c'était de sortir au Quai d'Orsay pour devenir un jour ambassadeur de France au Japon à l'époque c'était occupé par l'ancien chef de cabinet de Gaulle qui était Xavier dauphin de la chevalerie et donc c'était vraiment le mon rêve ambassadeur mais aussi qu'avec mais j'étais tout petit moi j'étais un mais j'étais un petit club et puis je me suis dit en français qu'est-ce que c'est qu'être français finalement pourquoi dès que je dis enfin ce gynda c'est à dire je suis français les gens Anthony

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un succès énorme dès qu'on sait qu'on était français mais pourquoi on fête qu'est-ce qui avait donc dans ce pays alors que alors que par ailleurs je savais pas où était roquefort ou la Bible de Sénanque la médecine vacam donc ici c'était assez déstabilisant mais est-ce que François est-ce que il faut être je le crois d'ailleurs rompu au regard lointain sur son pays pour le connaître l'aimer et le servir je crois profondément aussi je crois profondément que vivre à l'étranger et en plus un pays comme le Japon c'est c'était c'est vraiment c'est vraiment le monde à l'envers c'était cet écossais là qui a écrit beaucoup sur sur 19e siècle sur sur le Japon c'est assez c'est un pays qui est c'est une autre totalement de civilisation j'en suis revenu aussi avec cette conviction c'est que les Français à l'intérieur du de France de se rendre pas compte de ce qu'est la France de ces vrais caractéristiques de cette originalité de sonicité de de c'est presque c'est presque une oeuvre d'art en fait dont nous sommes redevables et et les Français et aussi ce que j'ai découvert au Japon alors j'étais déjà formé par un peu si du moins le terrain avait été prédisposé par mon mes parents qui nous avaient fait beaucoup en Europe mais cette idée aussi de l'altérité de regard des autres et de comprendre que ça c'est très très éthiques des unes aux autres et puis comprendre l'extrême ignorance en fait de nos dirigeants aujourd'hui si on veut un ce qui est ce qui me frappe le plus dans le discours politique à scène politique c'est qu'en règle générale ça veut rien ils ne savent rien voilà moi aussi ce que je répète ils savent rien ils croient que les cette espèce de de bonne foi comment dirais-je les Français même des gens très très à gauche ici en droit de dire l'ensemble du monde ce qu'il faut penser alors qu'il vit dans un bocal et qui même les champs de gauche sur la question des droits de l'homme je me rappelle que les internationalistes c'est incroyable par exemple que j'ai vu j'avais accompagné Chirac en Chine on avait été reçu par président alors plus tard c'est la façon dont les Français viennent venaient de dire aux dirigeants chinois alors voilà on est très préoccupé par des dissidents je vais vous remettre une liste il faudrait c'est incroyable en fait on est absolument convaincu donneur qui est l'autre et sans connaître l'histoire parce que vu de Chine si vous voulez la France a commencé à des exections épouvantables avec les Anglais au 19e c'était friand donc c'est affreux c'est un peu je pense que les gens comprendront mieux mon propos si je leur disais par exemple imaginons que l'Allemagne aujourd'hui donne des leçons de morale à Israël mais Israël alors Israël en Palestine c'est pas c'est pas toujours très très génial c'est moins qu'on puisse dire mais l'Allemagne ne peut pas dire un mot sur Israël le passé ma condamne au silence au silence mais c'est pareil lorsque les pays occidentaux donnent des leçons qu'on le voit d'ailleurs avec la Russie en ce moment en Afrique lorsqu'on donne des leçons à la Russie alors que alors que Vladimir Poutine dans cette affaire ukrainienne l'opposition à Poutine en fait c'est une opposition les gens beaucoup de gens Russie considèrent que Poutine est trop mou il considère comme centriste et Poutine fait je suis pas là je sais qu'on va encore dire que j'ai des valises de Poutine que je reçois des valises François les vérité la vérité oblige à dire que Poutine dans cette affaire ukrainienne a pris des mesures pour essayer d'avoir le non loin de mort possible des deux côtés a commencé par les Russes mais aussi de l'autre côté alors que les américains ils vont bombarder des centaines de milliers de morts pour rappeler Madeleine dans le bright qui avait dit que les 500 000 morts en direct ça valait enfants morts en Irak ça valait la peine enfin c'est des trucs incroyables et il y a toujours toujours cette cette espèce de suffisance occidentale alors ça ça m'a beaucoup frappé aussi que de même que quand les Français ne sont pas exemples c'est pas occidentalisme c'est un vieux un vieux travers français ça aussi alors c'est vrai c'est encore que du temps de l'ancien régime qui pour moi ma préférence vous le savez il viendra peut-être dans une conversation à venir la France était très tournée avec charité avec curiosité vers le monde Louis XIV formant vous savez la création de les de l'école des grandes eaux formant des des jeunes Français à l'usage de l'arabe du chinois etc pour que les Français puissent essayer dans le monde et connaître le monde ou bien même la fameuse la fameuse expédition lancée je crois par Philippe le Bel pour découvrir les Chinois et adresser un salut au chinois enfin c'était une grosse vieille paradoxalement après la Révolution française elle avait raison surtout non et ça c'est quelque chose qui est en train de nous retourner contre l'Occident en général de la France en particulier comme un énorme moment en ce moment parce que je pense que l'évolution le monde bascule l'évolution des PIB le pourcentage respectif des Pays-Bas des populations de la démographie fait que l'ensemble ce qu'on appelle maintenant le sud global l'Orient global etc supporte de moins en moins c'est Françoise nous avons à peu près le même âge la France avait le quatrième 5e 6e PIB par habitant on est à 35e rang oui qu'est-ce qu'on compte si on met le kata les Émirats effectivement je suis une anecdote mais enfin c'est pas une anecdote c'est une petite remarque comme ça en passant moi j'aime bien ces petites remarques c'est que quand vous prenez la liste des pays du monde en PIB par habitant ce sont soit les plus petits pays qui sont les plus qui ont les meilleurs pays par exemple alors que ce sont les mastodontes qui souvent sont en bas de l'échelle c'est le contraire si vous voulez de la construction européenne vous voyez que non c'est pas vrai cette conférence de Lisbonne de 2000 l'Agenda 2000 européen je t'ai député européen à ce moment-là nous étions déjà puisque on s'est rencontré je crois en 98 chez Charles Pasqua ok vous reviendrons dans une conversation à venir mais au sommet de la sommet de Lisbonne c'était pas celui de 2007 et 2000 a décrété que l'Europe devait être dans 20 ans le centre de la croissance mondiale la zone de plus forte croissance sous prétexte que l'Union faisait la force et comme vous dites c'est exactement l'inverse de mastodonte et fragile mais si il s'est passé avec la construction européenne la même chose que ce qui s'est passé avec la construction du socialisme parce qu'il y avait effectivement la stratégie de Lisbonne qui prévoyait je crois que c'était à horizon 2010 2000 2020 après après il y a eu un autre truc ça a été après ça a été ça a été l'horizon 2020 comme le parti de Monsieur Édouard Philippe horizon qui a passé je vous assure en 1930 la preuve d'art annonce que parce qu'on annonçait aux gens l'arrivée du l'édification du communisme qui avait des gens qui disaient en 1930 ça faisait quand même déjà 13 ans depuis la Révolution d'Octobre on allait avoir les grandes périodes de découles l'acquisition la collectivité dans le cas des gens qui disent où est-ce qu'on va et donc la Pravda annonce en 1930 que la Russie fallait que l'URSS atteindra le stade du communisme en 1950 voilà c'est pareil puis en 1950 c'est choucroute chauffe annonce qu'en fait ça sera en 1980 c'est vrai tout ce que je dis c'est absolument certain et en ça doit être aux alentours de 79 par là Andropov est interrogée et il dit non c'est un processus complexe et on ne donne plus de l'Union européenne d'ailleurs c'est pas mal de mes collègues au Parlement européen appelé Bruxelles c'est exactement le truc qui trouvaient que c'est le même c'est terrifiant alors revenons à vous parce que vous êtes quand même le sujet mais tout ce que vous dites est très intéressant vous revenez du Japon plein de plaisir de connaître le Japon de connaître le monde de voir la France telle qu'elle est magnifique il faut bien le dire dans le regard des Japonais et le désir de mieux connaître la France et de la servi de devenir ambassadeur de France au Japon donc je prépare les noms en fait j'ai énormément travaillé et donc ça a marché donc je suis entré à je suis en train d'énorme vous êtes toujours vu travailler comme une bête pardon de l'expression mais je le savais que je dois travailler la nuit vous travaillez le jour vous travaillez comment faites vous savez vous isoler ne pas avoir trop d'enfants dans les pattes parce qu'il faut dire que vous avez une famille malgré tout et j'ai une capacité de fortes concentration je suis quand je suis dans mon truc vraiment et je pense c'est ce que me dit ma femme ce que me dit de mes amis que il des gens qui physiquement ne peuvent pas par exemple je suis capable de travailler quand j'ai préparé des nains j'avais un rythme ça veut dire que j'étais arrivé j'avais fait un le tout par le Pacifique Sud j'avais passé le janvier février mars en Nouvelle-Calédonie à tout Nouvelle-Zélande Polynésie et puis au mois j'arrive début avril à Paris et le concours était au mois de septembre mais là j'ai des quatre mois de bossage avril mais juin juillet août 5 mois c'est en septembre et là j'ai effectivement ça c'était typique de demain c'est-à-dire que je me levais tous les jours à 7h30 je pré démonter et je commençais à travailler je ferai une douche je commence à travailler vers 8h15 je m'arrêtais à 13h pour manger d'être capable de voir une heure je recommençais à 14h je travaille jusqu'à 22h et tous les jours toujours pendant 5 ans non c'est vrai vous êtes capable oui je suis capable et là c'était où alors c'était des amis qui m'avait prêté un petit studio sur la [ __ ] Montmartre et je non mais je suis très très polar comme on disait à l'époque la hantise de mal sortir et si j'avais toujours mon objectif mon objectif c'était toujours sorti je savais que pour sortir ok alors ça fait quand même sortir plutôt très bien classé et donc et donc j'ai beaucoup non non j'ai vraiment beaucoup beaucoup travaillé ça c'est vrai un inspect il faut revenir à Michel Debré tout simplement non le problème qu'il y a je vous la prends pas puisque vous êtes un ancien de l'ENA aussi c'est que c'est plutôt pour nos auditeurs le problème qui a eu de goût pendant la Seconde Guerre mondiale il a lancé son appel du 18 juin et puis il s'est rendu compte que ça marchait pas en fait la vérité c'est que à la fin de l'année il y avait comme il a eu à la fin de l'année comme il avait dit il avait avec lui quelques juifs quelques poètes les aristocrates et puis les pêcheurs de l'île de césarisme et ce qui avait beaucoup choqué de Gaulle c'est de s'apercevoir que les hauts fonctionnaires manquaient à la paix donc de Gaulle à la fin de la guerre dit avec de briques comment ça se fait en fait et le diagnostic quand ça se fait se fait-il qu'il est temps de haut fonctionnaires français qui ont lieu de se battre pour la souveraineté l'indépendance de la France ce sont pliés d'où l'état étrangers le diagnostics c'était que il y avait pas Léna et donc pour entrer dans les grands corps de l'État c'était les concours séparés qui étaient parfois extraordinairement confidentiel et qui n'était connu que c'était de l'endogamie où c'était vraiment de la reproduction sociale à la Bourdieu par exemple pour entrer l'inspection générale des finances grand corps de l'État créé par le le baron Louis je crois en 1815 après la Restauration il y avait un concours de l'Inspection Générale des Finances qui se passait déjà il fallait inscrit nulle part il fallait le savoir il fallait être arrivé en habit en habit donc avec la queue de pie etc donc un fils d'ouvriers a supposé qu'il est su ce qui était l'inspection générale des finances qu'il y avait un concours qu'elles en étaient les dates etc il fallait qu'il sache aussi qu'il devait venir en habit et puis il y avait une espèce de conversation mondaine où l'on vérifié que le jeune impétrant utilisait convenablement les imparfaits du subjonctif etc ça c'était il y avait le concours de la carrière ce qu'on appelle donc ça c'était le calors c'est et là il y avait une Surre représentation d'aristocrate jusque dans les années en tout cas c'est un litigé par De Gaulle comme un comme explicatif du fait que les hauts fonctionnaires français ne représentaient pas la population française en tous les cas d'où soit pas attaché à la souveraineté on a fusionné tous les concours et où il y avait n'oubliez jamais dans les épreuves d'entrée comme de sortie une part très importante donnée aux épreuves physiques et le courage physique ça représente jusqu'à 25%.

les premières les premières comment dirais-je promotion France combattante etc c'était ça il y avait 40 personnes et c'était vraiment prolonger la génération et alors ce qui est il faut maintenant la reprendre c'est de s'apercevoir qu'en fait les fondamentaux de la société française ont phagocité ce truc et que désormais c'est vrai que dans les années 50 du 20e siècle il y avait beaucoup de fils d'ouvriers enfin beaucoup il y avait une proportion significative de fils d'ouvriers ou de fils de petits employés qui entraide à l'ENA et que c'est allé des crescendo comme d'ailleurs c'est le cas en Polytechnique polytechnique en 1950 il y avait 27% de fils d'ouvris ou journée c'est 2% voilà donc il y a eu il y a ce phénomène de reproduction sociale donc c'était de belles années pour vous Lena peur des moines de vous un peu à 25 ans 28 ans il y a quelque chose que je trouve qui me frappe chez Elena c'est que d'abord c'est devenu pour un certain nombre de personnes le symbole même de la France qu'il faut abattre c'est à dire une certaine morgue des élites il ne se rendent pas bien compte souvent que Lena ils ne connaissent il y a qu'une centaine d'anciens élèves de l'ENA sur plus de 4000 qu'ils connaissent tels que le gros les gros bataillons de l'ENA travaillent ce sont des gens qui sont sous préfets préfets de bureau chef de but à rédacteur aux Affaires étrangères qui sont dans un tribunal administratif une chambre régionale des comptes donc ce sont des fonctionnaires dont il entendront jamais parler et qui tiennent l'état ce dont ils entendent parler ce sont effectivement ceux qui font carrière mais qui eux souvent malheureusement verse dans le péché mignon des politiques des de la politique c'est de se transformer en politique car plus ou moins véreux plus ou moins baratineur grande carrière administrative numéro 2 le Quai d'Orsay pourquoi vous avez pris l'Inspection des finances vous avez fait quand même qu'il y ait international ça a été un vrai un vrai cas de conscience pour moi d'une certaine façon j'aurais presque préféré sortir moins bien si j'étais sorti 8e ou neuvième j'aurais pris le Quai d'Orsay et là j'étais deuxième et donc j'ai pris l'inspection générale des finances voilà nous sommes rendus à une étape de votre vie vous entrez dans la vie active vous allez devenir inspecteur puis inspecteur général des finances vous allez un peu faire de la politique ne serait-ce que vous serez élus conseillé de Paris et que on finira par vous connaître de mieux en mieux j'espère que cette notoriété de cessera de croître François Asselineau en attachant votre vie à des combats et on dit toujours contre l'Union européenne en fait c'est pour le rétablissement de la dépendance de la France aussi bien contre l'Union européenne que contre l'OTAN ce qui prêtera de nombreuses conversations nous n'avons pas du tout atteint le terme de ce à quoi je m'attendais nous allons donc couper notre conversation en deux et je vous remercie de votre faconde et de votre gentillesse pour vous prêter à cet exercice je suis très heureux j'espère que nous serons très heureux de vous connaître un peu mieux l'autre François Asselineau celui qui a été jeune et celui qui est derrière celui que nous connaissons il nous connaîtrons mieux après notre prochaine conversation à bientôt François à bientôt et la prochaine fois je vous expliquerai finalement pourquoi j'ai été finalement conduit à créer l'UPR ah vous nous expliquerez beaucoup de choses d'ailleurs merci de m'avoir à bientôt Françoise lino merci

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